Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 16 No. 33
Mardi, 30 March 2004
 

LES FAITS MARQUANTS DE LA SECA-8/FMME:

LUNDI 29 MARS 2004

La huitième Session Extraordinaire du Conseil d'Administra­tion du PNUE/Forum Mondial des Ministres de l'Environnement (SECA-8/FMME), s'est ouverte lundi 29 mars, au Centre des Conventions Internationales, à Jeju, en République de Corée. Le matin, les délégués se sont réunis en Plénière pour entendre les déclarations d'ouverture et traiter des questions d'organisation. L'après-midi, les délégués se sont réunis dans des séances parallèles du CA/FMME: les consultations ministérielles se sont focalisées sur le thème “dimension environnementale de l'eau, de l'assainissement et des établissements humains;” et la Grande Commission (GC) a mené des délibérations autour des questions ayant trait à la gouvernance environnementale internationale (GEI), le plan stratégique devant être appliqué dans le domaine du soutien technologique et de la création des capacités, le renforce­ment de la plate-forme scientifique du PNUE, le Groupe sur la Gestion de l'Environnement (GGE), et les accords environnemen­taux multilatéraux (AEM).

PLENIERE

Kyul-Ho Kwak, ministre de l'environnement de la République de Corée, a déclaré que le SMDD a été un tournant important dans l'établissement des objectifs et des plans ayant trait à la protection de l'environnement mondial, au 21ème siècle. Anna Tibaijuka, directrice exécutive de l'UN-HABITAT, a livré un message du secrétaire général de l'ONU, soulignant l'importance de la pour­suite du développement de la GEI, à travers, en particulier, le trait­ement de la question de l'adhésion universelle au CA, le renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE, et la mise en œuvre d'un plan stratégique intergouvernemental pour le soutien technologique et la création des capacités. Le directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a mis l'accent sur la nécessité de re-focaliser l'attention sur les fondements du développement durable, qui, a-t-il affirmé, constituent l'unique politique sûre pour le future.

Gun Goh, Président en exercice de la République de Corée, a mis en exergue l'importance de la coopération internationale, dans le traitement des questions environnementales. Ryutaro Hash­imoto, ancien Premier ministre nippon, a exprimé l'espoir de voir les pays tirer des enseignements des expériences antérieures du Japon, de manière à ce que les erreurs commises ne soient pas répétées. Anna Tubaijuka, de l'UN-HABITAT, a souligné le besoin d'un mécanisme efficace permettant de cibler les pauvres et de s'assurer de l'implication active des communautés locales, dans le traitement des questions ayant trait aux établissements humains. Børge Brende, ministre norvégien de l'environnement et Président de la CDD-12, a présenté un rapport sur les progrès accomplis dans la réalisation des cibles fixées par les ODM et par le SMDD, dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et des établissements humains. Il a mis en relief l'importance du rôle de chef de file du PNUE et la pertinence de la CDD-12 dans le maintien de la dynamique politique nécessaire à la concrétisation des objectifs dans les domaines de l'eau et de l'assainissement. Le Pakistan, au nom du G-77/CHINE, a souligné le rôle du soutien technologique et de la création des capacités, en tant qu'aspects centraux de la GEI. Amos Masondo, maire de Johannesburg, a parlé de l'impor­tance de travailler avec les collectivités locales, aux fins de s'assurer des communautés durables. Hak-Su Kim, de la Commis­sion économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), a mis en relief les programmes régionaux consacrés à l'eau, de la CESAP, et la collaboration avec le PNUE. Annik Dollacker, de la Chambre Internationale du Commerce, a noté que le secteur des affaires est une importante source de tech­nologies et de systèmes de gestion, pour le soutien du développe­ment durable.

Camila Gidinho, représentante des Jeunes auprès du PNUE, a appelé au soutien des projets et des programmes impliquant les Jeunes. Elle a mis en exergue la coopération entre le secteur des affaires, les Jeunes et l'ensemble des citoyens, et a demandé que les autorités veillent à la promotion des groupes marginalisés.

Les questions d'organisation: Suk Jo Lee, Président en exer­cice du CA (République de Corée), a présenté l'ordre du jour provi­soire (UNEP/GCSS.VIII/1/Add.1), qui a été adopté sans amendements. S'agissant de l'élection du Président du CA, le Nigeria, au nom du GROUPE AFRICAIN, a nominé Arcado Ntag­azwa, ministre d'Etat chargé de l'environnement, comme nouveau représentant africain au sein du Bureau. Le ministre Ntagazwa a ensuite été élu nouveau Président du CA, par acclamation. Tania Van Gool (Pays-Bas) a été élue Présidente de la GC.

En réponse à la mise en circulation, par le Bureau, d'une propo­sition contenant les éléments du projet de décision consacré à la mise en application de la décision SS.VII/1 concernant la GEI (UNEP/GCSS/VIII/CW/CRP.2), le délégué des ETATS-UNIS a indiqué avoir des difficultés avec le projet de décision mis en circu­lation sans préavis suffisant. Le directeur exécutif adjoint du PNUE, Shafqat Kakakhel, a  expliqué que le projet a été élaboré par le Secrétariat, en réponse aux souhaits exprimés au sein du Comité des Représentants Permanents, et a précisé que le projet de décision a un caractère procédural. Il a souligné également que le projet est soumis à la session, de sorte que les décisions de fond puissent être adoptées par la prochaine Assemblée Générale de l'ONU. Il a fait référence aux requêtes informelles, adressées au Secrétariat, par les gouvernements, de prévenir la soumission des nombreux projets, pour favoriser l'adoption d'une décision omnibus. Le Président du CA, Ntagazwa, a confirmé la nature procédurale du projet, et n'a enregistré aucune objection à son trait­ement.

CONSULTATIONS MINISTERIELLES: Les consultations ministérielles ont traité le thème de la “dimension environnemen­tale de l'eau, de l'assainissement et des établissements humains,” en tant que partie intégrante du suivi, par le PNUE, du Sommet Mondial pour le Développement Durable, et sa contribution à CDD-12. Les délégués ont mené des délibérations autour des ques­tions touchant: à la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), à la gouvernance, aux institutions, à la finance, à la création des capacités, et aux mesures pratiques à prendre.

Les consultations ministérielles ont entendu 56 intervenants, représentant 47 pays. Les délégués: ont procédé à un échange d'expériences vécues, dans le domaine de la gestion de l'eau et de l'assainissement; et ont présenté des exemples nationaux et régionaux, illustrant des initiatives de bonne gestion de l'eau. Les interventions ont porté sur des sujets englobant: la participation active des administrations nationales et régionales, des femmes, du secteur des affaires, et de la société civile, dans le traitement de la gestion de l'eau et de l'assainissement; la gestion des lignes de partage des eaux; les partenariats au sein des pays et entre eux; la nécessité de la création des capacités et de la Formation en matière de GIRE; les questions financières et techniques de la GIRE; la nécessité de créer des institutions; et le besoin d'évaluations d'impact environnemental. Le modérateur a souligné que les inter­ventions rendaient compte du point de vue selon lequel l'eau est un bien public et une ressource commune, mais qu'elle a besoin d'être gérée de manière efficace, à la manière d'une entreprise, aux fins de s'assurer du recouvrement de l'ensemble des coûts.

Après les interventions des représentants, Børge Brende, ministre norvégien de l'environnement et Président de la CDD-12, a souligné la nécessité de placer les stratégies de GIRE dans le programme national de tous les pays, et de faire en sorte qu'ils considèrent la GIRE comme un domaine budgétaire prioritaire. Il a indiqué: que les plans de GIRE doivent être élaborés par les gouv­ernements qui doivent s'en sentir propriétaires, et qu'ils doivent intégrer l'ensemble des parties prenantes, en particulier, les femmes, et que l'eau doit être intégrée dans les stratégies nationales de développement.

Klaus Töpfer, PNUE, a clôturé les consultations ministérielles en mettant en exergue l'ODM-7, qui traite du besoin de s'assurer de la durabilité environnementale. Il a noté que la concrétisation de l'objectif sera difficile, mais que la GIRE offrait un bon appui pour le labeur nécessaire. Il a souligné, enfin, l'importance des exemples pratiques fournies par les représentants des pays.

GRANDE COMMISSION

La Présidente Tania Van Gool a informé la Commission qu'un comité de rédaction, de composition non-limitée, sera établi pour élaborer les projets de décisions devant être soumis à la Plénière, et a invité chacun des groupes régionaux à nominer trois représen­tants pour le comité de rédaction. La Présidente Van Gool a ensuite présenté les trois points de l'ordre du jour, devant être examinés par la GC: l'évaluation, le suivi et l'alerte précoce; les conclusions des réunions intergouvernementales, de pertinence pour CA/FMME; et la GEI. Shafqat Kakakhel, PNUE, et d'autres membres du Secré­tariat ont introduit les documents pertinents, pour discussion.

L'ensemble des orateurs ont fait part de leur appui au processus de la GEI et au renforcement du PNUE, dans ce cadre.

Au sujet de l'adh�sion universelle au CA, l'UE a apport� son soutien � l'id�e, tout en sugg�rant l'�tablissement d'un comit� ex�cutif pour la prise de d�cision, au sein d'un CA �largi. La SUISSE a argu� que l'adh�sion universelle est indispensable pour le PNUE. Le CANADA, avec le MEXIQUE et la NOUVELLE ZELANDE, a �galement apport� son appui � l'adh�sion universelle. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a mis en relief, plut�t la participation universelle, que l'adh�sion universelle, notant que les d�cisions du CA sont prises par consensus. Le Pakistan, au nom du G-77/CHINE, a not� qu'il n'y a pas de consensus sur la question de l'adh�sion. La REPUBLIQUE DE COREE, avec le KENYA, l'EGYPTE, le KENYA et la CHINE, a appel� � l'adoption d'une approche prudente dans le traitement de la question. Le JAPON a argument� contre l'adh�sion universelle, et la FEDERATION DE RUSSIE a mis en garde contre son introduction h�tive, qui risquerait d'entraver le travail du CA.

Au sujet des propositions avanc�es par le Secr�tariat pour le plan strat�gique du soutien technologique et de la cr�ation des capacit�s, le G-77/CHINE, la SUISSE, la FEDERATION DE RUSSIE, le NIGERIA et le KENYA, ont apport� leur appui aux propositions, la NORVEGE sugg�rant l'�laboration d'un plan d'action pour la mise en �uvre de la future strat�gie. L'UE a d�clar� que le PNUE devrait collaborer avec le FEM et le PNUD, pour la d�termination des besoins nationaux et r�gionaux. Le CANADA a apport� son soutien au plan strat�gique et a soulign� la n�cessit�, pour le PNUE, de coop�rer avec le FEM et le PNUD, tout en �vitant la duplication et le chevauchement des travaux. L'AUSTRALIE a d�clar� que le plan doit avoir un bon rapport co�t-efficacit�. Le MEXIQUE a soulign� que le plan strat�gique devrait disposer d'indicateurs clairs qui soient rattach�s au budget et de r�sultats � long terme r�alistes. OMAN a mis en relief la n�cessit� de la divul�gation des donn�es internationales. L'EGYPTE, la CHINE, l'INDONESIE et d'autres ont appuy� l'�tablissement d'un groupe de travail, de composition non-limit�e, sur ce th�me.

Plusieurs intervenants ont accueilli favorablement les efforts visant � renforcer la plate-forme financi�re du PNUE. Le G-77/ CHINE a soulign� la n�cessit� de davantage de  contributions de la part des pays industrialis�s, notant que le principe des responsabil�it�s communes mais diff�renci�es devrait �tre respect�, et que le nouveau m�canisme ne doit pas placer de fardeaux suppl�men�taires sur les pays en d�veloppement. La SUISSE a appel� � l'adop�tion de l'�chelle indicative des contributions volontaires devant �tre apport�es au Fonds pour l'Environnement. Le JAPON, appuy� par les ETATS-UNIS, a indiqu� qu'il a d�cid� de ne pas utiliser l'�chelle. La FEDERATION DE RUSSIE a soulign� la nature volontaire des contributions et a appel� � la mobilisation d'autres  sources. La REPUBLIQUE DE COREE a d�clar� qu'elle a d�cid� de doubler le montant promis au Fonds pour l'Environnement. 

Au sujet du renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE, l'UE a affirm� qu'il n'est pas besoin d'explorer davantage l'utilisation des organes disponibles, et a soulign� l'importance du suivi des r�sultats de la Consultation Intergouvernementale. L'AUSTRALIE a indiqu� que le principal consiste plut�t � cher�cher davantage de ressources qu'� cr�er de nouveaux organes. Le CANADA a mis l'accent sur l'acc�s � l'information et sur les capac�it�s en mati�re de suivi, comme �tant les domaines n�cessitant un renforcement. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a encourag� le PNUE � accro�tre la coop�ration avec les soci�t�s acad�miques. CUBA a d�clar� que la duplication et le chevauchement des travaux, devraient �tre �vit�s. En vue d'�viter la duplication, la NOUVELLE ZELANDE a encourag� le PNUE � �tablir un lien entre son travail et celui des diverses agences pertinentes.

Au sujet des AEM, l'UE a sugg�r� la tenue d'une s�rie de sessions de formation, en soutien � la mise en application des AEM et au respect de leurs dispositions. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a d�clar� que les interconnexions entre les AEM devraient �tre d�ter�min�es par les Secr�tariats des AEM. La CHINE a indiqu� que l'�tablissement de liens entre les AEM ne doit pas servir � r�duire le soutien destin� aux travaux de mise en �uvre des pays en d�vel�oppement.

Au sujet du GGE, le d�l�gu� des ETATS-UNIS a d�clar� que la coordination entre les organes des Nations Unies devrait �tre au centre des activit�s du GGE. La CHINE a d�clar� que le GGE devrait rendre compte de ses travaux � la CDD, au PNUE et aux AEM. Le KENYA a propos� que le GGE soit bas� � Nairobi.

DANS LES COULOIRS

L'�lection du nouveau Pr�sident du Conseil d'Administration du PNUE s'est effectu�e sans incident majeur. L'interpr�tation souple du r�glement int�rieur, fournie par l'office juridique des Nations Unies a suffi � r�primer les pr�occupations de nombre de pays du Groupe JUSCANZ, qui, � l'issue d'une r�union interne tenue, tard, dimanche, a d�cid� de ne pas faire objection � cette d�cision proc�durale, qui �tablit un pr�c�dent. Vu les consultations minist�rielles en cours, plusieurs d�l�gu�s ont fait observer le chev�auchement important avec la session attendue de la CDD, qui a amen� certains � sugg�rer que cette composante de la SECA donne davantage l'image plut�t d'une mini-r�union pr�paratoire de la CDD qu'une session minist�rielle du CA/FMME.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

CONSULTATIONS MINISTERIELLES: Les consultations minist�rielles se poursuivront dans la Salle Halla, de 9h � 13h et de 15h � 19h, pour l'examen du th�me de la �dimension environne�mentale de l'eau, l'assainissement et les �tablissements humains.�

GRANDE COMMISSION: La GC se r�unira de 10h � 13h et de 15h � 18h, dans la Salle Tamna, pour le traitement: de l'�valua�tion, du suivi et de l'alerte pr�coce: l'�tat de l'environnement et les r�sultats des r�unions intergouvernementales de pertinence pour le CA/FMME.

COMITE DE REDACTION: Un comit� de r�daction, de composition non-limit�e, se r�unira � partir de 10h, tout le long de la journ�e, pour des d�lib�rations autour du projet de d�cision omnibus concernant la GEI.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Changbo Bai <changbo@iisd.org>; Robynne Boyd <robynne@iisd.org>; Kaori Kawarabayashi <kaori@iisd.org>; Richard Sherman <rsherman@iisd.org>; et Andrey Vavilov, Ph.D. <andrey@iisd.org>. Edition num�rique: David Fernau <david@iisd.org>. Version fran�aise: Mongi Gadhoum <mongi@iisd.org>. Editrice en chef: Pam Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IISD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d'Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), l'agence suisse de l'environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), et le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2004, par: le PNUE, le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux, les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res, le minist�re norv�gien des affaires �trang�res, Swan International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le Minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). Un financement compl�mentaire particulier � la couverture de cette r�union a �t� fourni par le d�partement australien de l'environnement et du patrimoine et par le d�partement canadien des Affaires �trang�res et du commerce international. La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD, � <kimo@iisd.org>, +1-212-644-0217 or 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.