|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 16 No. 31
Vendredi 16 Janvier 2004
COMPTE RENDU DE LA CONSULTATION
INTERGOUVERNEMENTALE SUR LE RENFORCEMENT DE LA PLATE-FORME
SCIENTIFIQUE DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR
L'ENVIRONNEMENT:
14-15 JANVIER 2004
La consultation intergouvernementale sur le
renforcement de la plate-forme scientifique du Programme des
Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) s'est tenue les 14
et 15 janvier 2004 au complexe de Gigiri, siège du PNUE, à
Nairobi, au Kenya. La réunion de deux jours fait partie du
programme de mise en application du PNUE, des décisions prises
à la 22ème réunion de son Conseil d'Administration
(CA), tenue à Nairobi, du 3 au 7 février 2003, et en
particulier, de la décision 22/1/IA concernant le renforcement
de la plate-forme scientifique du PNUE, qui demande au
Directeur exécutif de faciliter une consultation
intergouvernementale, en préparation à la huitième Session
extraordinaire du Conseil d'administration du PNUE (SECA-8)/cinquième
Forum mondial des ministres de l'environnement (FMME-5),
prévue en mars 2004. Plus de 195 participants, représentant
gouvernements, agences et organes des Nations Unies,
organisations intergouvernementales (OIG) et organisations non
gouvernementales (ONG), y ont enregistré leur présence.
Au cours de cette consultation, les
participants se sont réunis en Plénière pour débattre des
trois questions posées dans la décision 22/1/IA, à savoir:
-
Quelles sont les lacunes éventuelles et
les types de besoins, en matière d'évaluation de
l'environnement et des changements environnementaux?
-
Comment le PNUE et d'autres organisations,
sont-ils, actuellement, en train de répondre aux besoins en
matière d'évaluation?
-
Quelles sont les options offertes,
permettant de répondre aux besoins non-satisfaits éventuels,
relevant du rôle et du mandat du PNUE?
La réunion a également examiné des
questions transversales portant sur: la crédibilité, la force,
la légitimité et la pertinence scientifiques des processus
d'évaluation; l'interaction entre la science et l'élaboration
des politiques; le rôle des institutions existantes; les
options possibles, notamment celles du renforcement des
institutions et des mécanismes disponibles et de
l'établissement d'un groupe intergouvernemental sur les
changements environnementaux mondiaux; les liens et
l'intégration sectorielle; la duplication, la coopération, la
complémentarité et la valeur ajoutée au travail des autres
processus d'évaluation, les agences internationales et les
accords environnementaux multilatéraux; le rapport
coût-efficacité et l'utilité; et la participation des pays en
développement et le renforcement des capacités.
La CIG a adopté des conclusions et des
recommandations qui seront utilisées par le Directeur exécutif
du PNUE dans l'élaboration de son rapport destiné à la SECA-8,
concernant le renforcement de la plate-forme scientifique du
PNUE.
BREF HISTORIQUE DU RENFORCEMENT DE LA PLATE-FORME
SCIENTIFIQUE DU PNUE
La complexité et l'impact accrus des
tendances enregistrées dans la dégradation environnementale,
ont nécessité une amélioration des capacités en matière de
suivi et d'évaluation scientifique et un recours à l'alerte
précoce. Lorsque le Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE) a été établi, sur recommandation de la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement Humain, qui
s'est tenue à Stockholm en 1972, l'une des principales
fonctions qui lui a été conférée était de maintenir la
situation environnementale de la planète, sous contrôle, à
travers des travaux de suivi et d'évaluation. Depuis 1972, le
PNUE agit en tant que Secrétariat du système des Nations Unies
de surveillance de la planète et a établi:
-
le Système mondial de suivi
environnemental/Programme des ressources en eau (1978), pour
fournir des données scientifiques et qui font autorité, sur
la situation et sur l'évolution de la qualité des eaux
intérieures mondiales;
-
la Base de données et d'information sur
les ressources mondiales (GRID) (1985), réseau mondial de
centres de données environnementales, facilitant
l'engendrement et la divulgation des renseignements
environnementaux importants;
-
le Groupe intergouvernemental sur
l'évolution climatique, avec l'Organisation météorologique
mondiale (1988), pour évaluer l'information scientifique,
technique et socioéconomique pertinente à la compréhension
des changements climatiques, leurs effets potentiels et les
options offertes en matière d'adaptation et d'atténuation;
et,
-
le Centre mondial du PNUE pour le suivi
de la conservation (CMSC-PNUE) (2000), en guise de centre
d'information et d'étude de la biodiversité de la planète.
Le PNUE a également entrepris plusieurs
études mondiales, dont trois éditions de l'Evaluation de la
situation de l'environnement mondial (depuis 1995), cinq
éditions de l'Evaluation de la situation de la couche d'ozone
(depuis 1998), l'Evaluation de la biodiversité mondiale
(1995), l'Evaluation des valeurs culturelles et spirituelles
de la biodiversité (1999), l'Evaluation des écosystèmes du
millénaire (depuis 2001), l'Evaluation des zones marines
mondiales (depuis 2001), l'Evaluation mondiale des eaux
internationales (2003) et l'Evaluation mondiale axée sur le
mercure (2002).
CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR
L'ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT: En 1992, la
Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le
Développement (CNUED) a réaffirmé le mandat du PNUE en tant
que programme pilote en matière d'environnement au sein du
système des Nations Unies et a apporté son appui à
l'amélioration et au renforcement du rôle du PNUE et de son
Conseil d'Administration (CA). Le CA a été appelé à poursuivre
son rôle en matière d'orientation et de coordination politique,
en tenant compte d'une perspective de développement. La CNUED
a également adopté le Plan d'action 21, un plan d'action pour
la mise en œuvre du développement durable, qui dresse la liste
des 14 domaines prioritaires sur lesquels le PNUE doit se
concentrer, à savoir: le renforcement de son rôle catalytique
dans la promotion des activités environnementales à travers
l'ensemble du système des Nations Unies; la promotion de la
coopération internationale; la coordination et la promotion de
la recherche scientifique; la dissémination de l'information
environnementale; l'amélioration de la prise de conscience
générale; et la poursuite du développement du droit
environnemental international.
19e SESSION DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION: En 1997, le Conseil d'administration a
tenu sa 19ème session (CA-19),dont la première
partie a eu lieu du 27 janvier au 7 février, et la seconde,
les 3 et 4 avril, au siège du PNUE, à Nairobi. A la CA-19, les
délégués ont adopté la Déclaration de Nairobi concernant le
Rôle et le Mandat du PNUE. Dans la Déclaration de Nairobi, le
mandat du PNUE a été revitalisé et élargi à l'analyse de
l'état de l'environnement de la planète et à l'évaluation des
tendances mondiales et régionales, fournissant des avis
politiques et des données d'alerte précoce sur les menaces
environnementales, et catalysant et promouvant la coopération
internationale et l'action basée sur les meilleures capacités
scientifiques et techniques disponibles.
SIXIEME SESSION EXTRAORDINAIRE: Le
premier Forum mondial des ministres de l'environnement
(FMME-1)/sixième session extraordinaire du Conseil
d'administration du PNUE (SECA-6) a eu lieu à Malmö, en Suède,
du 29 au 31 mai 2000. Les ministres de l'environnement y ont
adopté la Déclaration ministérielle de Malmö, qui a décidé que
le Sommet mondial pour le développement durable, prévue en
2002, examinera les besoins d'une structure institutionnelle
grandement renforcée, pour la gouvernance environnementale
internationale (GEI). Dans la déclaration, les ministres ont
noté que la science constitue la plate-forme des prises de
décision concernant l'environnement et ont souligné
l'impératif d'une intensification de la recherche, d'un
engagement plus entier de la communauté des scientifiques, et
d'une coopération scientifique accrue sur les questions
environnementales émergeantes, ainsi que d'une amélioration
des voies de communication entre la communauté scientifique,
les décideurs politiques et les diverses parties prenantes.
PROCESSUS DE LA GOUVERNANCE
ENVIRONNEMENTALE INTERNATIONALE: La 21ème
session du CA, tenue du 5 au 9 février 2001, à Nairobi, a
établi le Groupe intergouvernemental, de composition non
limitée, des ministres ou de leurs représentants (GIM), pour
entreprendre une étude exhaustive des faiblesses
institutionnelles existantes en matière de politiques, ainsi
que les besoins futurs et les options offertes pour le
renforcement de la GEI, y compris le renforcement de la plate-forme
du PNUE. Le GIM s'est réuni à cinq reprises, et soumettre un
rapport à la septième session extraordinaire du Conseil
d'administration (SECA-7)/troisième Forum mondial des
ministres de l'environnement (FMME-3).
SEPTIEME SESSION EXTRAORDINAIRE: La
SECA-7/FMME-3 s'est déroulée à Carthagène, en Colombie, du 13
au 15 février 2002. La SECA-7 a adopté le rapport du GIM, a
recommandé que le CA/FMME prenne en ligne de compte les
évolutions environnementales émergeantes, et a procédé à
l'examen de questions ayant trait à l'évaluation et au suivi
environnemental, à l'alerte précoce et aux thèmes émergeants (UNEP/GCSSVII/6,
Annex I). La décision recommande que davantage de
considération soit accordée au renforcement de la plate-forme
scientifique du PNUE, à travers l'amélioration de sa capacité
de suivi et d'évaluation des changements environnementaux
mondiaux, y compris, entre autres, à travers l'établissement
d'un groupe intergouvernemental sur les changements
environnementaux mondiaux. Elle décide également qu'une plus
grande priorité soit accordée à l'élaboration d'une étude
scientifique indépendante et faisant autorité, et aux
capacités de suivi des questions émergeantes, dans les pays en
développement.
SOMMET MONDIAL POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le Sommet mondial pour le développement durable (SMDD)
s'est déroulé du 26 août au 4 septembre 2002, à Johannesburg,
en Afrique du Sud. Le SMDD a adopté le Programme de mise en
application de Johannesburg (PMAJ), qui souligne la nécessité
de développer les capacités en matière de science et de
technologie, pour le développement durable. Le PMAJ a appelé à
l'amélioration de la base scientifique des processus
décisionnels politiques, à tous les niveaux, en vue:
d'accroître l'utilisation du savoir local et autochtone; de
s'assurer d'un recours plus important aux évaluations
scientifiques intégrées, à l'évaluation des risques et à
l'adoption d'approches interdisciplinaires et
intersectorielles; d'aider les pays en développement à
élaborer et à mettre en œuvre des politiques scientifiques et
technologiques; et de promouvoir et d'améliorer la base
scientifique des processus décisionnels. Le PMAJ appelle
également à l'établissement de canaux réguliers entre les
décideurs politiques et la communauté scientifique pour la
requête et la réception des avis scientifiques et
technologiques nécessaires à la mise en œuvre du Plan d'action
21, et à la création et au renforcement de réseaux d'éducation
scientifique pour le développement durable.
22e SESSION DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION ET FMME-4: La 22ème session du
Conseil d'Administration (CA-22)/ quatrième Forum mondial des
Ministres de l'environnement (FMME-4) a eu lieu du 3 au 7
février 2003, au siège du PNUE à Nairobi. La CA-22 a conclu
ses travaux par l'adoption de plus de 40 décisions, dont une
sur le renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE et
l'établissement d'un groupe intergouvernemental sur les
changements environnementaux mondiaux. La Décision 22/ 1/IA
établit un processus, connu aujourd'hui sous l'appellation
de"l'Initiative scientifique," qui invite à des soumissions au
Directeur exécutif du PNUE, focalisées sur les lacunes et les
types d'évaluations, la manière dont le PNUE et d'autres
organisations sont en train de répondre aux besoins de leurs
évaluations, et les options offertes permettant de répondre
aux besoins non-satisfaits éventuels, relevant du rôle et du
mandat du PNUE (UNEP/GC.22/
11). La décision demande également au Directeur exécutif de
solliciter les points de vues concernant, entre autres, la
crédibilité scientifique, l'interaction entre la science et
l'élaboration des politiques, le rôle des institutions
existantes, et l'évitement des duplications. Le CA a également
requis du directeur exécutif, la facilitation d'une
consultation intergouvernementale (CIG) en préparation de la
SECA-8. Le CA demande enfin au Directeur exécutif de rendre
publics les résultats et d'élaborer un Rapport de synthèse sur
les consultations, pour la SECA-8.
MISE EN ŒUVRE DE L'INITIATIVE SCIENTIFIQUE:
Dans la mise en œuvre de l'initiative scientifique, le PNUE a
contacté 627 institutions, dont 197 gouvernements, 186 OIG,
101 ONG et 143 institutions scientifiques, les invitant à
soumettre leurs vues sur les questions posées dans la décision
22/1/IA. Une analyse indépendante des réponses et
l'élaboration d'un rapport de Synthèse ont été menées durant
octobre et novembre 2003, sous l'égide du Comité scientifique
chargé des problèmes de l'environnement (SCOPE), du Conseil
international sur les sciences (CIS). Avant la CIG, la
Division du PNUE, chargée de l'alerte précoce et de
l'évaluation (DAPE) a organisé une réunion de deux jours,
d'experts scientifiques et techniques, parmi ceux les plus en
vue, y compris des représentants issus d'une sélection d'ONG,
les 12 et 13 janvier 2004, pour débattre du renforcement de la
base scientifique du PNUE, dans le contexte du Rapport de
Synthèse et des activités d'évaluation menées actuellement par
le PNUE.
COMPTE RENDU DE LA CONSULTATION
INTERGOUVERNEMENTALE
Le Directeur exécutif adjoint du PNUE,
Shafqat Kakakhel, a ouvert la réunion le mercredi 14 janvier
2004, mettant en relief le processus et les décisions
pertinentes au conseil d'administration du PNUE qui ont mené à
la CIG. Il a affirmé que les pressions humaines exercées sur
l'environnement peuvent y donner lieu à des changements
soudains irréversibles, et s'est demandé si la communauté
internationale comprend pleinement la manière dont les
systèmes terrestres sont en train de réagir à ces changements.
Il a indiqué qu'il est besoin de traiter du rôle de
l'environnement, en tant que pourvoyeur de services qui
allègent la pauvreté et soutiennent les efforts de
développement. Il a souligné que l'une des principales
questions soumises à la considération de la CIG, est celle de
l'établissement d'un groupe intergouvernemental sur les
changements environnementaux mondiaux, et a fait part de son
espoir de voir la consultation préparer le terrain à la
décision devant être prise à la SECA-8.
Dans son allocution, le Directeur exécutif
du PNUE, Klaus Töpfer, a souligné l'importance du renforcement
de la plate-forme scientifique du PNUE et a affirmé que
l'Initiative scientifique a été une composante clé du
processus de la GEI, entrepris par le CA du PNUE. Mettant en
exergue le rôle central des Secrétariats des divers accords
environnementaux multilatéraux (AEM) et du Groupe sur
l'évaluation scientifique et technique (GEST) du Fonds pour
l'environnement mondial (FEM), il a noté l'importance de la
collaboration avec d'autres agences et organes des Nations
Unies, dans la conduite des évaluations. Il a mis en relief le
besoin d'une meilleure divulgation des données, à travers
l'utilisation des techniques d'information modernes, et a
souligné l'importance du renforcement des capacités dans les
pays en développement.
ORGANISATION DES TRAVAUX: Tanja Van
Gool (Pays-Bas) a été élue Présidente de la CIG, par
acclamation. Petr Kopiva (République tchèque) a été élu
Rapporteur. Les délégués ont adopté l'ordre du jour (UNEP/SI/IGC/1
and Add.1) sans amendement. Faisant état de grandes
différences dans les approches proposées par les gouvernements
quant à la manière de renforcer la base scientifique du PNUE,
le délégué des Etats-Unis a fait part de ses réserves
concernant le fait que l'organisation des travaux englobe
l'adoption de conclusions et de recommandations, arguant qu'il
est possible qu'on ne parvienne pas à s'accorder sur les
sujets examinés. La Présidente Van Gool a répondu que les
conclusions et les recommandations engloberont toutes les vues
exprimées par les délégués et que le rapport de la réunion ne
sera pas forcément un rapport consensuel. La Présidente Van
Gool a proposé, et les délégués ont approuvé, l'établissement
d'un comité des Amis du Président du groupe, de composition
non limitée, sous la présidence d'Andrew Kiptoon (Kenya).
Ce compte rendu résume les questions
examinées durant la CIG.
EXAMEN DES PRINCIPALES QUESTIONS CONCERNANT
LE RENFORCEMENT DE LA PLATE-FORME SCIENTIFIQUE DU PNUE
Ivar Baste, de la DAPE du PNUE, a introduit
les documents pertinents (UNEP/SI/IGC/2 and Add.1, and UNEP/SI/IGC/INF/1).
Résumant les principales conclusions du Rapport de Synthèse,
il a souligné le besoin d'évaluer les défis environnementaux
existants et émergeants. Il a fréquemment mentionné les
lacunes constatées en matière d'évaluation, en rapport avec la
biodiversité, les implications sociétales de la dégradation
des écosystèmes, et des dangers chimiques. Il a noté le besoin
de considérer les interconnexions entres les défis posés dans
les domaines de l'environnement et le développement et a
souligné qu'il est urgent de s'assurer de la crédibilité
scientifique, de la légitimité et de la pertinence des
processus d'évaluation, à travers la garantie de
l'indépendance du processus scientifique et de la revue
extensive par des pairs. Il a mis en exergue l'importance de
s'assurer du bon rapport coût-efficacité et de l'utilité des
processus d'évaluation, et a souligné la nécessité de
s'assurer de la participation des pays en développement, aux
fins de garantir la crédibilité, la propriété et l'autorité du
processus d'évaluation. Au sujet du groupe intergouvernemental
sur les changements environnementaux mondiaux, il a fait état
d'une divergence des points de vue, sur son établissement.
Le secrétaire exécutif du CIS, Thomas
Rosswall, a présenté les conclusions de la réunion
scientifique et technique sur le renforcement de la base
scientifique du PNUE, tenue les 12 et 13 janvier 2004, à
Nairobi. Il a signalé que la réunion a recommandé la
compilation d'un rapport lié au processus de la Perspective
environnementale mondiale (PEM), qui doit:
-
intégrer l'environnement dans l'ordre du
jour du développement;
-
fournir un aperçu général sur le "Paysage"
des évaluations;
-
réaliser les objectifs des AEM;
-
bâtir sur les autres rapports
d'évaluation ayant traité de la question des interconnexions;
et
-
intégrer les besoins en matière de
renforcement des capacités en tant que composante
essentielle.
Il a également mis en exergue le besoin de
réaliser le renforcement recommandé de la crédibilité
scientifique de la PEM, à travers l'accroissement des liens
avec d'autres évaluations et avec la communauté scientifique
internationale, et de s'assurer de l'implication d'un nombre
suffisant de centres de collaboration dotés d'une crédibilité
scientifique.
Le délégué des Etats-Unis a noté qu'une
étude traitant des interconnexions entre les questions
environnementales, économiques et sociales aboutirait à une
analyse d'ordre général qui serait "insignifiante," et a
souhaité être édifié sur l'utilité d'une telle étude. Rosswall
a clarifié que la proposition comprend une suggestion que le
Directeur exécutif du PNUE désigne un groupe d'experts pour la
conduite d'un tel processus, de manière à s'assurer qu'il se
focalise et qu'il bâtisse sur les travaux disponibles portant
sur la question des interconnexions.
QUESTION 1: QUELLES SONT LES LACUNES
EVENTUELLES ET LES TYPES DE BESOINS EN MATIERE D'EVALUATION DE
L'ENVIRONNEMENT ET DES CHANGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX? En
réponse à cette question, les délégués ont examiné les quatre
types de besoins en matière d'évaluation, identifiés dans le
Rapport de Synthèse: l'évaluation des défis environnementaux
existants; l'évaluation des interconnexions; la crédibilité,
la légitimité et la pertinence scientifique dans le processus
d'évaluation; et la participation des pays en développement et
le renforcement de leurs capacités.Le Nigeria, avec l'Ouganda
et le Bénin, a souligné la nécessité de fournir un soutien aux
pays en développement et d'y renforcer les capacités, pour
l'utilisation de leur communauté scientifique et le
renforcement de leur rôle dans les processus décisionnels aux
échelons national, régional et international. La République
CentrAfricaine a parlé du besoin de traiter des liens entre
environnement et conflits. Le Canada a appelé à la conduite
d'une étude axée sur la revue des évaluations complétées et
celles planifiées, pour déterminer le rôle que le PNUE
pourrait jouer dans ce "paysage." Le Pakistan a demandé si la
réunion scientifique et technique devait traiter de la
proposition d'établir un groupe intergouvernemental sur les
changements environnementaux mondiaux. Rosswall a indiqué que
la communauté scientifique est divisée sur ce sujet, et a
signalé que sa priorité est la question des interconnexions et
le traitement des lacunes et des besoins figurant dans les
accords existants. L'Egypte a déclaré que le processus de la
PEM doit être orienté plutôt vers l'évaluation scientifique,
que vers l'évaluation environnementale.
Evaluation des défis environnementaux
existants: Au sujet de l'évaluation des défis
environnementaux existants, l'Egypte a appelé à
l'établissement de codes pour la collecte, la normalisation et
l'harmonisation des données, et a souligné la nécessité
d'évaluations portant sur les changements environnementaux,
sur la correction des dégâts environnementaux, et sur les
coûts des dégâts environnementaux. L'Irlande, au nom de l'UE,
a souligné le besoin d'évaluations portant sur les modes de
consommation et de production, sur les services offerts par
les écosystèmes, sur les produits chimiques, et sur le rôle de
l'environnement, du commerce, de la lutte contre la pauvreté
et du transport, dans le soutien du développement durable. La
Norvège a mis l'accent sur les lacunes en matière
d'information concernant la biodiversité, y compris l'absence
de données concernant les avantages que la biodiversité offre
à la société, et a déclaré que la poursuite de l'évaluation
des produits chimiques dangereux est indispensable.
Cuba, le Kenya et le Togo ont fait part de
leur soutien en faveur de l'optimisation des organisations et
des structures existantes chargées de l'évaluation des défis
environnementaux internationaux. Le délégué des Etats-Unis a
identifié la collecte et l'utilisation des données aux niveaux
national et régional comme étant les principales lacunes et a
souligné le besoin de technologies innovantes et à coût modéré,
pour la collecte, l'évaluation et le partage des données. La
France a souligné l'importance des évaluations transversales
et interdisciplinaires. Le Kenya a mis l'accent sur la
nécessité de la participation des scientifiques, des décideurs
et des parties prenantes locales, et a indiqué que les
évaluations doivent être écrites dans un langage simple et
facile à comprendre.
Le Zimbabwe a appelé à une implication plus
importante des communautés locales dans la compilation des
rapports environnementaux. Le Panama a déclaré qu'il est
besoin d'harmoniser les politiques environnementales avec les
politiques macro-économiques. Le Bénin a souligné la nécessité
d'inclure l'évaluation des coûts des changements
environnementaux. Le Cameroun a appelé à l'évaluation du rôle
du savoir traditionnel dans la promotion de la conservation de
la biodiversité. La Chine a parlé du besoin de procéder à un
classement prioritaire des activités, dans le traitement des
lacunes et d'évaluer les besoins décrits dans le rapport de
Synthèse de la CIG. La République tchèque a évoqué le besoin
d'indicateurs crédibles applicables aux modes de consommation.
Evaluation des interconnexions: Au
sujet de l'évaluation des interconnexions, la Norvège a
souligné l'importance de l'examen des interconnexions entre la
biodiversité et les changements climatiques. La Tanzanie et
l'Ouganda ont souligné le besoin d'examiner les
interconnexions entre l'environnement et le commerce, et, avec
la République centrafricaine et l'Iran, a encouragé
l'évaluation des interconnexions entre l'environnement et les
conflits. L'Ouganda a mis en relief la nécessité d'évaluer la
qualité de l'eau, et avec la Gambie, le rapport entre pauvreté
et environnement. L'UE a appelé à une évaluation du rapport
entre environnement et santé. La Gambie a souligné le besoin
d'évaluer le rapport entre l'environnement et les rôles des
femmes. L'Italie a mis en exergue la nécessité d'inclure les
questions de la dégradation des sols et désertification, dans
la considération des interconnexions, ainsi que dans le
processus de la PEM-4.
La Hongrie a déclaré que l'interface entre
les questions économiques, sociales et environnementales et
requiert une analyse approfondie, en particulier, dans les
domaines des produits chimiques, de la sécurité
environnementale, de la santé et du commerce. Le Kenya a
suggéré d'examiner les interconnexions entre les effets subis
par l'environnement, la santé humaine et les écosystèmes, en
résultat de la pollution des eaux et des sols. Le Niger a
souligné l'importance des interconnexions entre pauvreté et
dégradation des sols, le Zimbabwe, entre pauvreté et
environnement, et le Cameroun, entre forêts et pauvreté. Le
Brésil a souligné l'importance de l'examen des aspects
économiques et sociaux de l'environnement et du développement.
La Gambie a souligné l'impératif de renforcer la qualité de la
collecte des données, et, avec l'Autriche, a mis en relief
l'importance d'évaluer les interconnexions entre l'eau et
l'agriculture, et de traiter la vulnérabilité environnementale
et sociale. Le Pakistan a souligné la nécessité d'évaluer les
interconnexions entre l'environnement et le développement, et
a souligné l'importance d'une approche coordonnée au niveau
intergouvernemental. Le délégué des Etats Unis a exprimé le
besoin d'observer une certaine prudence dans l'évaluation des
interconnexions.
Crédibilité, légitimité et pertinence
scientifiques des processus d'évaluation: Au sujet de la
crédibilité, la légitimité et la pertinence scientifique dans
le processus d'évaluation, Cuba et l'Iran ont souligné
l'importance de la participation accrue des scientifiques des
pays en développement. La Hongrie a déclaré que des
méthodologies inadéquates, des lacunes dans le domaine du
suivi et des données inadéquates ont souvent donné lieu à de
mauvaises évaluations. Le Kirghizstan a mis l'accent
sur le besoin d'améliorer la base méthodologique et
d'harmoniser les approches scientifiques. Le délégué a
souligné aussi l'importance de l'utilisation des ressources et
des institutions scientifiques disponibles.
L'Australie a déclaré qu'il est nécessaire
de traiter du rôle du processus de la PEM, dans la fourniture
d'orientations claires sur les questions politiques, aux
échelons national et régional. L'Uruguay a parlé du besoin de
l'accès aux données scientifiques pertinentes. Le Kazakhstan a
appelé à l'élaboration de systèmes d'information et de bases
de données aux échelons national, sous-régional et régional.
L'Autriche a déclaré que des progrès doivent être accomplis
vers la concrétisation des Objectifs de développement du
millénaire (ODM), et a noté que le manque de données ne doit
pas servir d'excuse à l'inaction. L'UE a appelé à l'adoption
d'une approche interdisciplinaire, plus exhaustive et plus
équilibrée que les approches utilisées dans les évaluations
existantes.
Participation et renforcement des capacités
des pays en développement: Au sujet de la participation et
du renforcement des capacités des pays en développement, le
Nigeria a appelé à une focalisation sur les efforts pratiques
devant être fournis à l'échelon national. La Gambie a évoqué
la nécessité d'inclure davantage de scientifiques des pays en
développement dans les processus d'évaluation, et Guam et la
Papouasie Nouvelle Guinée ont souligné l'importance de la
participation régionale. La Tanzanie a mis en relief le besoin
de faire avancer le développement technologique et, avec la
République CentrAfricaine et le Suriname, a souligné
l'importance du transfert des technologies vers les pays en
développement. La Tanzanie a mis en exergue l'importance de la
gestion des données, en vue d'améliorer la mise à disposition
de l'information à l'échelon national et local. Le Togo a
encouragé le soutien de schémas d'évaluation pilotes nationaux,
pour le renforcement des capacités institutionnelles des pays
en développement, et l'Ile Maurice a appelé à procéder à un
classement prioritaire des besoins des PEID dans le domaine du
renforcement des capacités en matière d'évaluation. La Zambie
a appelé à l'établissement de centres de télédétection dans
les pays en développement, et au renforcement des capacités
dans le domaine de la recherche en biotechnologie. Cuba a
évoqué le besoin d'élargir les centres de collaboration de la
PEM, dans les pays en développement.
QUESTION 2: COMMENT LE PNUE ET D'AUTRES
ORGANISATIONS SONT-ILS EN TRAIN DE REPONDRE AUX BESOINS EN
MATIERE D'EVALUATION? En réponse à cette question,
plusieurs délégués ont souligné l'importance du renforcement
du rôle des groupes régionaux et sous-régionaux dans les
évaluations. D'autres ont évoqué l'importance des évaluations
régionales, de la collaboration entre les centres d'excellence,
et du renforcement des capacités régionales et sous-régional
en matière de collecte et d'évaluation des données.
Plusieurs délégués ont fait l'éloge du
processus de la PEM du PNUE, et ont évoqué le besoin
d'améliorer la coordination et la coopération inter-agences,
au sein des Nations Unies, dans le domaine des besoins en
matière d'évaluation, y compris le renforcement des capacités
et le transfert des technologies.
L'UE a souligné l'importance des travaux du
PNUE sur l'alerte précoce et l'évaluation, et a suggéré
d'accroître la coopération entre la PEM et le FMME. Le porte-parole
a indiqué que davantage de travail reste à faire pour parvenir
à l'opportunité et à l'efficacité des évaluations multi-agences,
tout en évitant la duplication des efforts. Le Pérou a appelé
à passer de la parole à l'action, et a proposé de se focaliser
sur le thème de l'eau et sur les questions transversales qui
s'y rapportent. L'Arabie Saoudite a exprimé son soutien en
faveur de l'amélioration de la gestion environnementale dans
les pays en développement. La Suède a suggéré que le PNUE
poursuive l'examen des liens entre l'abondance et la
dégradation environnementale, et a proposé que les options
politiques découlant de la PEM, soient expressément affirmées.
L'Ouganda a déclaré que le PNUE devrait aider les pays en
développement, dans l'élaboration des rapports d'évaluation
nationaux, et a appelé au renforcement des capacités des
bureaux régionaux du PNUE dans le domaine de l'évaluation. La
Norvège a noté que le renforcement des systèmes d'observation
mondiaux devrait bénéficier d'une priorité, et a encouragé le
PNUE à coopérer de manière plus étroite avec d'autres agences
intergouvernementales et AEM. Le délégué des Etats-Unis a
indiqué que la PEM-3 est trop générale et contient des
"conjectures" et des "opinions non-fondées scientifiquement."
Le Royaume-Uni a indiqué que le travail
entrepris à travers l'Approche stratégique dans la gestion
internationale des produits chimiques et dans le Processus
mondial d'évaluation des ressources marines, va aider à
l'identification des lacunes actuelles en rapport avec ces
sujets. Le délégué a également souligné l'importance des
évaluations entreprises par le CMSC du PNUE. Il a accueilli
favorablement la proposition appelant à l'analyse du "paysage"
des évaluations. La Gambie a déclaré que le PNUE devrait
inclure la composante du renforcement des capacités dans son
processus d'évaluation, et le Ghana a souligné que le PNUE
devrait jouer un rôle central dans toutes les évaluations
entreprises par les agences et organes des Nations Unies.
Le Togo a noté que l'établissement d'une
liste des évaluations existantes aiderait le PNUE à déterminer
les besoins des pays en développement en matière de
renforcement des capacités. La Finlande a encouragé le
renforcement des activités de suivi et de la collaboration
avec les institutions scientifiques. Au sujet des synergies,
le délégué a indiqué que le PNUE devrait jouer un rôle
catalytique dans le traitement de ce sujet. Faisant état d'un
manque d'intérêt à l'égard des questions ayant trait à
l'observation, la France, avec l'UNESCO, a attiré l'attention
sur les travaux de l'Observation mondiale de la planète Terre,
et a appelé le PNUE à jouer un rôle actif dans ce processus.
L'UNESCO a parlé des activités d'évaluation entreprises par sa
Commission Océanographique Intergouvernementale et son
Programme Hydrologique International, et a souligné la
nécessité d'une coordination et d'une coopération inter-agences
dans le domaine des évaluations environnementales.
Le Nigeria a suggéré que les agences
nationales impliquées dans des activités de recherche soient
impliquées dans les activités scientifiques du PNUE. La Chine
a suggéré que le PNUE fournisse aux centres de collaboration
régionaux de la PEM une aide additionnelle, renforce son rôle
de chef de file, et coordonne avec d'autres institutions
internationales. Le Canada a exprimé une certaine prudence à
l'égard de l'évaluation des interconnexions. L'organisation
météorologique mondiale (OMM) a parlé de l'impératif d'une
plus grande coordination entre les agences des Nations Unies,
les ONG et les gouvernements.
QUESTION 3: QUELLES OPTIONS EXISTE-T-IL
POUR REPONDRE A D'EVENTUELS BESOINS NON SATISFAITS, RELEVANT
DU ROLE ET DU MANDAT DU PNUE? En réponse à cette question,
les délégués ont débattu du rôle de la PEM, de l'établissement
de bureaux sous-régionaux, du groupe intergouvernemental sur
l'évolution environnementale mondiale, et d'autres sujets en
rapport.
Rôle de la PEM: Le Canada a proposé de
renforcer la PEM à travers: l'amélioration des liens entre les
évaluations et les processus internationaux disponibles; le
renforcement de son processus d'évaluation; l'implication des
centres de collaboration bénéficiant d'une haute crédibilité
scientifique; la collaboration avec les institutions
pertinentes dans le domaine du renforcement des capacités; et
l'amélioration de la collecte, du suivi, de la qualité, de
l'accessibilité et du traitement des données. Avec l'Ouganda,
le délégué a fait part de son soutien en faveur de
l'établissement d'un comité consultatif sur le processus de la
PEM, et, avec l'UE, a souligné l'importance de la
détermination, par le PNUE, des grandes lignes du "paysage"
des évaluations. Le Japon a proposé que le PNUE fasse meilleur
usage des structures existantes, en procédant à une
amélioration de la PEM, à travers une plus grande
participation des pays en développement, un accent plus
prononcé sur le renforcement des capacités, et une meilleure
utilisation de l'expertise régionale.
Etablissement de bureaux sous-régionaux:
La Jordanie a déclaré que les capacités humaines et
financières du PNUE doivent être accrues de manière à lui
permettre de renforcer les liens avec les institutions
académiques locales et internationales. Le délégué a souligné
le besoin d'intégrer les aspects socioéconomiques dans les
évaluations, et, avec l'Ouganda, a mis en relief l'importance
du renforcement des bureaux régionaux du PNUE. L'Ouganda a
appelé à l'amélioration des systèmes d'information
environnementale, et en particulier, des réseaux d'information
environnementale, à travers l'accroissement du soutien
financier. Le délégué a indiqué que les interconnexions entre
le PNUE et les entités sous-régionales doivent être améliorées,
et, avec le Kirghizstan, a appelé à une plus grande
implication des experts régionaux dans les processus
d'évaluation. Il a noté le besoin d'une formation, d'un
soutien logistique et de technologies efficaces, du point de
vue coût, dans le renforcement des capacités.
L'Ile Maurice, au nom du Groupe africain, a
proposé l'établissement d'un forum pour permettre à l'Afrique
de déterminer ses besoins. Le délégué a souligné le besoin
d'accroître les capacités financières du PNUE de manière à lui
permettre de traiter ces sujets. Le Tadjikistan, avec le
Kazakhstan, la République CentrAfricaine et le Panama, a
appelé le PNUE à renforcer son rôle dans leurs régions
respectives, à travers l'établissement de bureaux
sous-régionaux. Le Tadjikistan a proposé que le PNUE coopère
de manière plus étroite, avec le Comité pour la Protection de
la Mer d'Aral.
Le Kazakhstan a souligné l'importance des
réseaux d'information régionaux et sous-régionaux. La
Slovaquie a souligné l'importance de l'éducation scientifique,
de la formation et des ressources humaines locales pour la
concrétisation d'un transfert durable des technologies, et a
suggéré que cela pourrait être accompli à travers la
vulgarisation des sciences et la promotion de la diplomatie
scientifique. Le délégué a indiqué que le PNUE devrait
réorienter une partie de ses activités vers cet objectif.
Le Ghana a souligné la nécessité, pour les
bureaux régionaux du PNUE, de fournir un soutien scientifique
et technique, notamment pour les domaines de la collecte, du
suivi et de l'évaluation des données environnementales, de
l'analyse et de la synthèse des données, et de la
détermination des technologies. Citant des exemples, tels que
ceux du Programme environnemental de la région Pacifique-sud
et de la Convention sur la Mer Caspienne, le Directeur
exécutif du PNUE, Töpfer, a souligné l'importance de la
détermination des priorités et des approches sous-régionales.
Groupe intergouvernemental sur les
changements environnementaux mondiaux: L'Argentine, le
Brésil, les Etats-Unis, l'Ouganda, la Tanzanie, le Venezuela,
le Japon, Cuba et l'Australie ont parlé contre l'établissement
d'un groupe intergouvernemental. L'Argentine a suggéré, en
guise d'alternative, que le PNUE procède à l'évaluation de ses
activités dans le domaine de l'engendrement et du transfert
des connaissances environnementales, et au renforcement de
celles réussies. Le délégué des Etats Unies a signalé que le
groupe a suggéré que le groupe sera contre-productif, compte
tenu du fait qu'il va politiser la question des évaluations
scientifiques, et a suggéré que le CA procède à la
détermination des priorités et à l'orientation du PNUE vers
l'entreprise d'évaluations ciblées. Il a indiqué que les
programmes au sein du PNUE, qui ont besoin d'être renforcés
sont la DAPE, le GRID et la Division chargée du commerce, de
l'industrie et de l'environnement.
Cuba a mis en exergue le besoin d'accorder
une priorité à l'utilisation des institutions existantes, au
renforcement de la coordination, ainsi qu'aux bureaux
régionaux et aux programmes mis en place à l'échelon national.
L'Australie a encouragé "l'aiguisage" de l'information fournie
à travers les évaluations existantes. La République de Corée a
déclaré qu'il est prématuré de prendre une décision sur le
groupe intergouvernemental. Le délégué a indiqué qu'il est
nécessaire de se focaliser sur le renforcement des mécanismes
disponibles, l'amélioration de la coordination et l'évitement
de la duplication.
Le Kirghizstan, la Hongrie, la Norvège,
l'Allemagne, la France et l'UE ont fait part de leur soutien
en faveur de l'établissement d'un groupe intergouvernemental
sur les changements environnementaux mondiaux. La Norvège a
proposé que le PNUE explore l'utilisation des membres du GEST
du FEM, comme point d'entrée pour l'établissement du groupe
intergouvernemental, et que durant la phase pilote, les
réunions du groupe pourraient être tenues à la suite de celles
du GEST. L'Allemagne a recommandé que le groupe
intergouvernemental établisse des passerelles avec les
activités des AEM, et a souligné l'importance du classement
prioritaire des questions posées. La France a indiqué que les
avantages tirés de l'évaluation multidisciplinaire devant être
menée par le groupe, seront probablement plus importants que
les coûts impliqués dans son établissement. L'UE a déclaré que
l'établissement d'un groupe intergouvernemental et le
renforcement des structures existantes ne sont pas
mutuellement exclusifs. Le délégué a proposé qu'un groupe
d'experts délibère des prérogatives éventuelles du groupe
intergouvernemental.
Se référant à l'absence de consensus autour
de la proposition d'établir un groupe intergouvernemental, la
Chine a suggéré de commencer d'abord par développer les
structures existantes puis mener une étude sur l'utilisation
d'un tel groupe. La représentante a proposé que le PNUE
fournisse un soutien plus important aux centres de
collaboration régionaux de la PEM, et a appelé la communauté
internationale à mettre à disposition un soutien financier et
technique supplémentaire pour le renforcement des capacités
dans les pays en développement.
La Tanzanie a suggéré que le PNUE fournisse
des orientations sur la coordination dans les domaines de
l'évaluation et du suivi, et établisse des priorités pour la
recherche. Le représentant a appelé au renforcement des
interconnexions avec les AEM, ainsi qu'avec les centres et les
bureaux régionaux et sous-régionaux.
Autres questions en rapport: La Norvège
a suggéré que le PNUE élabore les grandes lignes d'une étude
sur les interconnexions, comprenant une proposition pour la
création d'un groupe consultatif chargé de soutenir l'étude, à
soumettre pour examen à la SECA-8. L'Egypte a proposé de
renforcer et d'améliorer la coordination avec les
organisations existantes, et d'accompagner cela avec l'option
d'un centre d'échange d'information axé sur le suivi et
l'évaluation. L'Italie a appelé le PNUE à traiter des
synergies entre la CCD, la CDB et la CCCC. Le Suriname a
appelé le PNUE à soutenir les programmes de formation dans le
domaine des méthodes de recherche et d'analyse.
L'Argentine a souligné que le PNUE devrait
se focaliser sur le renforcement des capacités dans les pays
en développement, sur l'accroissement de la coopération avec
d'autres organisations, et sur le travail de normalisation des
systèmes d'information et de classification. Le Pérou a
souhaité une focalisation sur les efforts fournis sur le thème
de l'eau, et a souligné l'importance de l'établissement de
réseaux d'information et, avec le Panama, de l'implication du
secteur privé. L'Iran a proposé de mettre en œuvre les
réformes institutionnelles pertinentes au sein du PNUE, y
compris celles considérées comme étant mineures, et d'établir
des liens avec les institutions environnementales disponibles.
Le Sénégal et d'autres ont parlé de la
nécessité d'établir des liens, dans le domaine du renforcement
des capacités, entre le PNUE et l'initiative environnementale
du NEPAD. Le Cameroun a déclaré que le PNUE pourrait coopérer
dans les évaluations identifiées dans la Déclaration
ministérielle de la conférence sur l'application des
législations forestières et la gouvernance, qui s'est déroulée
du 13 au 16 octobre 2003, à Yaoundé, au Cameroun. La
Zambie a déclaré que le PNUE devrait apporter son appui aux
pays africains dans l'obtention et l'utilisation des données
satellitaires. Le Togo a suggéré que lorsqu'il aura déterminé
les priorités en matière d'évaluation, le CA devrait apporter
son soutien aux pays africains, dans l'identification des
priorités régionales. L'Algérie et le Ghana ont souligné la
nécessité de poursuivre le dialogue autour de la question du
renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE, sous
l'égide de la Conférence ministérielle africaine sur
l'environnement.
La Suède a déclaré que le PNUE devrait se
focaliser sur les approches stratégiques devant être adoptées
dans le domaine de la gestion des produits chimiques, sur les
liens entre les AEM et le commerce, et sur les besoins en
matière de renforcement des capacités. Le délégué a affirmé
que les gouvernements ne s'acquittent pas convenablement de
leurs responsabilités d'agir sur la base de l'information
disponible. Le Kenya a déclaré que le PNUE devrait améliorer
les liaisons avec les initiatives et les institutions
nationales et régionales existantes. Le Togo a fait part de
son appui en faveur d'un renforcement des mécanismes et des
efforts existants.
Mettant en relief le besoin d'accroître la
coordination inter-agences, le Pakistan a proposé que le
Groupe sur la gestion environnementale coordonne l'ensemble
des travaux liés à l'évaluation, menés au sein des Nations
Unies, et présente des rapports réguliers au FMME. Le
Royaume-Uni a plaidé pour le renforcement de la DAPE et du
CMSC du PNUE, et a exhorté les gouvernements à s'acquitter de
leurs contributions financières au PNUE. Appuyant
l'implication du PNUE dans le renforcement des capacités, le
délégué a précisé que ce sujet devrait être traité dans le
cadre de la stratégie du PNUE pour le renforcement des
capacités et le transfert des technologies qui sera débattue à
la SECA-8. La Finlande a déclaré que la coopération avec les
institutions scientifiques devrait être basée sur le principe
de l'offre et de la demande. Le Nigeria a souligné la
nécessité d'une pleine implication des instituts scientifiques
et de recherche, et des diverses agences pertinentes, dans les
travaux du PNUE. Le Bénin a souligné le besoin de synergies et
d'une meilleure coordination entre le PNUE, la FAO et le
Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale,
dans les travaux sur les questions touchant à l'agriculture et
à la sécurité alimentaire.
CONCLUSIONS DE LA CIG
La Présidente Van Gool a présenté les
projets de conclusions des principales questions concernant le
renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE. Elle a
indiqué que ces projets de conclusions reflètent les vues
exprimées par les délégués, durant la CIG, et que les
conclusions englobent des recommandations adressées au
Directeur exécutif du PNUE, pour intégration dans son rapport
sur le renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE,
qui sera présenté à la SECA-8. Elle a fait également le
constat que les points soulevés dans la CIG, convergeaient
largement avec les conclusions du Rapport de Synthèse, et que
nombre de besoins ont été réitérés.
LE DEBAT: Plusieurs délégués ont
proposé des amendements mineurs. Ces derniers ont été adoptés.
Les délégués ont ensuite débattu longuement de la
recommandation concernant le groupe intergouvernemental sur
les changements environnementaux mondiaux, qui fait état d'une
divergence des points de vue quant à l'établissement du groupe.
L'UE, contrée par les Etats-Unis, a requis l'insertion d'une
formule indiquant que "pour le moment" il y a divergence des
points de vue sur l'établissement du groupe. Le délégué des
Etats-Unis, avec l'Egypte et la Fédération de Russie, a
déclaré qu'il n'est pas nécessaire d'élaborer les motifs pour
et contre l'établissement du groupe, étant donné que le texte
actuel reflète la divergence d'opinion. Le Ghana a proposé un
libellé notant la "nécessité de poursuivre la consultation."
Le Pakistan, appuyé par le Brésil, a proposé "de maintenir le
sujet en étude." L'UE, contrée par les Etats-Unis, a suggéré
de faire référence au besoin d'une étude d'experts sur
l'établissement du groupe. Les délégués se sont finalement
accordés sur un libellé notant la divergence actuelle des
points de vue sur l'établissement du groupe.
LES CONCLUSIONS: Question 1: Dans les
conclusions concernant l'évaluation des défis environnementaux
existants, la CIG note la nécessité d'établir des priorités à
long terme, applicables aux échelons international et
national, en soutien au suivi et à la gestion adaptés de
l'évolution environnementale, et à la détermination des
méthodologies de collecte et de suivi des données, y compris
l'amélioration du rapport coût –efficacité, la normalisation
et la formation d'ensembles de données, pour la facilitation
de l'échange des informations environnementales. La CIG
souligne la nécessité d'évaluer les interconnexions, notamment
des principaux défis environnementaux, et note qu'on a besoin
de ces études pour étayer l'intégration des préoccupations
environnementales dans les politiques et les plans sectoriels,
et leurs implications socioéconomiques. La CIG accueille
favorablement les recommandations de la réunion scientifique
et technique, qui appellent le PNUE à mener une étude
scientifique sur les interconnexions, en coopération avec les
AEM et d'autres institutions, et à tracer la carte du "paysage" actuel des évaluations.
Au sujet de la crédibilité, légitimité et
pertinence scientifiques des processus d'évaluation, la CIG
confirme que la crédibilité scientifique sera améliorée, à
travers l'engagement de la meilleure expertise scientifique,
pour entreprendre des évaluations indépendantes et revues par
les pairs. Notant que les études fiables ne peuvent
s'effectuer que sur la base de données crédibles, la CIG note
que le principal défi à relever par les pays en développement,
consiste à améliorer la collecte, la gestion, l'analyse et
l'échange des données environnementales, à travers des
approches innovantes et de bon rapport coût-efficacité. La CIG
recommande également que l'interaction entre la science et la
politique est essentielle, pour s'assurer de la légitimité et
de la pertinence du processus d'évaluation, et que le savoir
autochtone et local soit protégé, géré et intégré dans les
évaluations.
Au sujet du rapport coût-efficacité, de la
coopération et du renforcement des institutions existantes, la
CIG souligne que le rapport coût-efficacité, la coopération et
le renforcement des institutions et des AEM disponibles, ont
besoin d'être améliorés.
Au sujet de la participation et du
renforcement des capacités des pays en développement, la CIG
identifie la nécessité d'une plus grande implication des
institutions scientifiques et de recherche des pays en
développement, dans les études environnementales
internationales. La CIG fait également état d'un soutien en
faveur de l'amélioration des capacités nationales en matière
de collecte, d'analyse et de suivi des données et d'évaluation
environnementale intégrée.
Question 2: Dans les conclusions, la
CIG se félicite du rôle joué par le PNUE dans l'entreprise des
évaluations environnementales. La CIG note que le PNUE
pourrait fournir une couverture à la coordination, en faisant
périodiquement le point des activités menées dans le domaine
de l'évaluation environnementale. La CIC recommande également
que la compétence et l'expertise des agences des Nations Unies,
des OIG et autres organisations et parties prenantes
pertinentes soient pleinement utilisées dans les études
environnementales. La CIG reconnaît le rôle important joué par
le PNUE dans le domaine du renforcement des capacités, et note
que cela devrait être rattaché au plan stratégique
intergouvernemental pour le renforcement des capacités et le
transfert des technologies. La nécessité d'accroître les
capacités qualitatives et quantitatives des bureaux régionaux
et autres avants-postes du PNUE, est également reconnue comme
étant une composante du renforcement de la plate-forme
scientifique du PNUE.
Question 3: Dans les conclusions, la
CIG note que les options offertes pour le renforcement de la
plate-forme scientifique du PNUE pourraient s'apporter un
soutien mutuel, mais ne sauraient être mises en œuvre dans le
cadre des affectations budgétaires actuelles. La CIG identifie
les mesures susceptibles de renforcer la crédibilité
scientifique du processus de la PEM, englobant: le
renforcement des liens avec d'autres travaux d'évaluation et
avec la communauté scientifique internationale; l'amélioration
de la quantité, de la qualité et de l'accessibilité des
données environnementales; la poursuite du renforcement du
processus de revue par les pairs; et le renforcement et
l'expansion du réseau des centres de collaboration avec
davantage d'institutions bénéficiant d'une haute crédibilité
scientifique, dans toutes les régions. La CIG note également
que les efforts fournis par le PNUE dans le domaine du
renforcement des capacités en matière de recherche, de suivi
et d'évaluation, pourraient être améliorés à travers, entre
autres, un renforcement:
-
des capacités du PNUE en matière de
recherche environnementale et de collecte et d'analyse des
données;
-
des capacités et de l'expertise du PNUE
dans le domaine de l'évaluation et du suivi;
-
de la coopération et du soutien du PNUE
au profit des institutions nationales, sous-régionales et
régionales;
-
de la coopération du PNUE avec les
organes régionaux chargés de l'alerte précoce et de
l'évaluation des questions environnementales émergentes, et
de son soutien en leur faveur;
-
de la présence régionale et
sous-régionale du PNUE; et
-
de la promotion par le PNUE d'approches
cohérentes en matière de partenariat, dans le domaine du
renforcement des capacités.
La CIG note aussi que le Directeur exécutif
du PNUE pourrait esquisser les grandes lignes des
caractéristiques de l'étude éventuelle des interconnexions, et
que l'évaluation des interconnexions pratiques doit être
focalisée. La CIG confirme qu'il existe actuellement des
divergences de vue sur la question de l'établissement d'un
groupe intergouvernemental sur les changements
environnementaux mondiaux. Elle décrit les options offertes
pour le renforcement de la plate-forme scientifique du PNUE,
qui englobent:
-
l'établissement des priorités dans le
cadre des ODM et de Plan de mise en application de
Johannesburg;
-
la promotion de la coopération et des
synergies entre les différentes OIG et, en particulier, les
AEM, ainsi que les forums ministériels régionaux;
-
l'exploration des conditions requises
pour la mise en place de mécanismes interactifs permettant
le renforcement de l'interface entre la science et la
politique;
-
le renforcement de la coopération avec
les organes des Nations Unies, les institutions financières
internationales, les OIG, les ONG, les institutions
scientifiques et académiques, le secteur privé et les
centres de réflexion; et
-
l'intégration du savoir local et
autochtone, et des experts locaux dans le processus de
collection des données.
La CIG note enfin que l'intégration et le
renforcement des perspectives féminines dans les évaluations
et les alertes précoces environnementales régionales et
sous-r�gionales doivent �tre am�lior�s.
SESSION DE CL�TURE
Dans ses remarques de cl�ture, le Directeur
ex�cutif du PNUE, Klaus T�pfer, a soulign� le fait que "par
�tapes successives," le PNUE a int�gr� les consid�rations
scientifiques dans son programme de travail, et que les
gouvernements ont �galement fait des progr�s dans
l'int�gration de la science dans les processus d�cisionnels.
Cl�turant les travaux, la Pr�sidente Van Gool a remerci� les
d�l�gu�s pour les contributions constructives apport�es aux
d�lib�rations. Elle a clos la r�union � 6:42.
A SUIVRE D�ICI LA SECA-8/FMME-5
REUNION PREPARATOIRE INTERREGIONALE POUR
L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION
DE LA BARBADE: La r�union pr�paratoire interr�gionale pour
l'�valuation de la mise en application du Programme d'action
de la Barbade aura lieu � Nassau, aux Bahamas, du 26 au 30
janvier 2004. Pour de plus amples renseignements, contacter:
Diane Quarless, UN SIDS Unit; tel: +1-212-963-4135; fax:
+1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CDB ET PREMIERE REUNION DES PARTIES DU PROTOCOLE
SUR LA BIOSECURITE: La CdP-7 de la CDB se tiendra du 9 au
20 f�vrier 2004, � Kuala Lumpur, en Malaysie. Elle sera suivie
par la premi�re R�union des Parties du Protocole de Carthag�ne
sur la Bios�curit�, qui se d�roulera du 23 au 27 f�vrier 2004.
Pour plus d'information, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
14e REUNION DU COMITE DE LA
CITES SUR LES PLANTES: Cette r�union, organis�e par le
Secr�tariat de la CITES, aura lieu du 23 au 27 f�vrier 2004, �
Windhoek, en Namibie. Pour les d�tails, contacter: CITES
Secretariat; tel: +41-22-917-8139; fax: +41-22-797-3417;
e-mail: cites@unep.ch;
Internet: http://www.cites.org.
ATELIER THEMATIQUE SUR LES SYNERGIES AU
SERVICE DU RENFORCEMENT DES CAPACITES DANS LE CADRE DES
ACCORDS INTERNATIONAUX TRAITANT DES PRODUITS CHIMIQUES ET DE
LA GESTION DES DECHETS: Organis� par l'UNITAR en
collaboration avec plusieurs organisations internationales,
cet atelier se d�roulera du 1er au 3 mars 2004, �
Gen�ve, en Suisse. Pour d'autres informations, contacter:
UNITAR Training and Capacity Building Programmes in Chemicals
and Waste Management; tel: +41-22-917-1234; fax:
+41-22-917-8047;
cwm@unitar.org; Internet:
http://www.unitar.org.
CIEPC-5: La cinqui�me session du Comit�
Int�rimaire sur l'Evaluation des Produits Chimique (CIEPC-5),
de la Convention de Rotterdam est pr�vue du 2 au 6 mars 2004,
� Gen�ve, en Suisse. Pour plus de renseignements, contacter le
Secr�tariat conjoint Int�rimaire: Niek van der Graaff, FAO;
tel: +39-6-5705-3441; fax: +39-6-5705-6347; e-mail:
niek.vandergraaff@fao.org;
or Jim Willis, UNEP Chemicals; tel: +41-22-917-8111; fax:
+41-22-797-3460; e-mail:
chemicals@unep.ch; Internet:
http://www.pic.int.
REUNION DES MINISTRES DES SCIENCES ET
TECHNOLOGIES DE LA CEAP: La r�union minist�rielle de la
Coop�ration Economique des pays d'Asie Pacifique, se d�roulera
sous le th�me de "Connecter la Science, la Politique et le
Commerce et l'industrie," du 8 au 12 mars 2004, � Christchurch,
en Nouvelle Z�lande. Pour de plus amples informations,
contacter le secr�tariat de la r�union: t�l: +64-3-962-2260;
fax: +64-3-962-2264; e-mail:
info@apecscience2004.org.nz; Internet:
http://www.apecscience2004.org.nz.
REUNION DE LA COMMISSION CHARGEE DE
L'EXAMEN DES OPTIONS TECHNIQUES RELATIVES AU BROMURE DE
METHYLENE: La Commission sur les options techniques, du
Protocole de Montr�al, traitant du bromure de m�thyl�ne
examinera les demandes d'exemptions � l'utilisation de cette
substance nocive � la couche d'ozone, et ce du 15 au 19 mars
2004, � Lisbonne, au Portugal. Pour plus d'informations,
contacter: Ozone Secretariat, UNEP; tel: +254-2-62-3850; fax:
+254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone/.
ETABLISSEMENT DE PASSERELLES ENTRE LES
ECHELLES ET LES EPISTEMOLOGIES: CONNECTER LE SAVOIR LOCAL ET
LA SCIENCE MONDIALE DANS DES EVALUATIONS A ECHELLES
MULTIPLES: Cette conf�rence, qui fait partie int�grante du
processus de l'Evaluation des Ecosyst�mes du Mill�naire, est
pr�vue du 17 au 20 mars 2004, � Alexandrie, en Egypte. Pour
les d�tails, contacter: Carolina Katz Reid; tel:
+60-4-626-1606 ext.507; fax: +60-4-626-5530; e-mail:
c.reid@cgiar.org;
Internet:
http://www.millenniumassessment.org/2/about.meetings.bridging.aspx.
REUNION EXTRAORDINAIRE DES PARTIES DU
PROTOCOLE DE MONTREAL: La R�union Extraordinaire des
Parties se d�roulera du 24 au 26 mars 2004, � Montr�al, au
Canada. Pour plus de renseignements, contacter: Ozone
Secretariat; tel: +254-2-62-3850; fax: +254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org;
Internet:
http://www.unep.org/ozone.
HUITIEME SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION DU PNUE/CINQUIEME FORUM MONDIAL DES MINISTRES
DE L'ENVIRONNEMENT: La huiti�me Session Extraordinaire du
Conseil d'Administration du PNUE/Cinqui�me Forum Mondial des
Ministres de l'Environnement aura lieu du 29 au 31 mars 2004,
� Jeju, en R�publique de Cor�e. Pour plus d'informations,
contacter: Beverly Miller, Secretary for UNEP Governing
Council; tel: +254-2-623431; fax: +254-2-623929; e-mail:
beverly.miller@unep.org;
Internet: http://www.unep.org. |