Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 16 No. 08
Mardi 30 mai 2000

LES FAITS MARQUANTS DU FORUM MINISTERIEL MONDIAL SUR L'ENVIRONNEMENT
LUNDI 29 MaI 2000

Les délégués près du premier Forum Ministériel Mondial sur l'Environnement (le Forum) se sont réunis en séance Plénière, le matin, pour la cérémonie d'ouverture et une série de déclarations. L'après-midi, ministres et délégués ont pris part à des consultations ministérielles et aux travaux de la Grande Commission (GC) et d'un groupe de travail sur la Déclaration Malmö.

LA CEREMONIE D'OUVERTURE

Le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, exprima, par vidéo interposé, son espoir de voir le Forum s'élever à la hauteur des défis du nouveau millénaire. Il affirma que nonobstant nombre de cas de réussite, les êtres humains continuaient à piller l'environnement et que les pratiques non viables restaient ancrées dans nos activités quotidiennes. L'orateur décrivit quatre domaines nécessitant davantage d'efforts, notamment: le domaine des médias et de la sensibilisation du grand public aux fins de s'assurer que les entreprises et les consommateurs reconnaissent les conséquences environnementales; celui des politiques et des lois qui se doit de considérer les ramifications des subventions et de promouvoir des mesures incitatives en faveur de l'environnement; celui de l'intégration d'objectifs environnementaux dans les politiques; et celui de l'exactitude des données scientifiques permettant d'établir la plate-forme de l'action.

Le Président des CM, László Miklós (République Slovaque), souligna que le Forum se dévait de réfléchir sur les échecs tout en essayant de tracer la voie à venir. Il affirma que les problèmes environnementaux ne pouvaient être résolus en dehors des cadres politiques et nota que la réalité déconcertante de la pauvreté persistante. Il suggéra de repenser les règles du village mondial, les forces du marché s'étant avéré insuffisantes, ajoutant qu'une assistance de la part de la communauté internationale était requise.

Ingvar Carlsson, ancien Premier Ministre Suédois, déclara que le Forum offrait l'occasion d'envoyer un message fort au Sommet du Millénaire de l'Assemblée Générale. Il appela à des actions plus vigoureuses dans la mise en œuvre des obligations inscrites dans le cadre des conventions environnementales. Il mit en exergue: l'impératif d'une solidarité à travers les frontières; la nécessité de nouveaux partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile; l'importance des nouvelles technologies d'information; et le rôle de l'éducation et de la conscientisation. Il réitéra le concept "penser mondialement, agir localement."

Yvonne Maingey (Kenya) et Philip Tinker (Royaume-Uni), représentant la Conférence Internationale du Millénaire des Enfants sur l'Environnement, engagèrent les délégués: à mettre en application des lois environnementales; à fournir de l'eau propre à tous d'ici 10 ans; à accroître les dispositifs de recyclage; à remplacer les sacs plastics d'ici 2004; et à promouvoir l'utilisation de l'énergie propre. Ils demandèrent aux délégués de se mettre à l'écoute des jeunes parce qu'ils sont les futurs ministres et dirigeants.

Massumeh Ebtekar, Vice-Présidente de l'Iran, donna lecture à un message du Président iranien, déclarant en substance que les approches basées sur l'aliénation de la nature ne sauraient constituer des solutions valables. Elles mit en relief les valeurs religieuses et l'harmonie entre les humains et la nature. Elle appela

le Forum à envisager un discours remplaçant l'approche matérialiste par une approche spirituelle et l'attitude arrogante qui règne aujourd'hui par une attitude d'humilité.

Victoria Tauli-Corpuz, représentante de 45 ONG opérant dans les domaines de l'environnement et du développement, déclara que les années 90 avaient formé la décennie des accords environnementaux mais pas de la mise en œuvre des solutions. Elle parla d'une paralysie au niveau de la pensée et de l'action et affirma que les modèles économiques basés sur le laisser faire étaient la cause de nombre de fractures sociales et de la dégradation environnementale. Elle ajouta que Rio+10 ne devait pas se contenter d'être une évaluation de la mise en œuvre du Plan d'action 21, mais une conférence mondiale sur le développement durable et l'éradication de la pauvreté. Elle suggéra au PNUE d'inviter la société civile à présenter ses commentaires quant à l'utilisation créative de ses produits et de formaliser les liens avec les ONG, d'une manière générale, et pour les préparatifs de Rio+10, d'une manière particulière.

Klaus Töpfer, Directeur Exécutif du PNUE, nota que le Forum avait été établi par le Secrétaire Général de l'ONU et mit en exergue la réunion comme étant le plus grand rassemblement de ministres de l'environnement dans l'histoire du PNUE. Il décrivit les deux principales menaces mondiales pesant sur l'environnement, notamment, les modes non viables de production et de consommation dans les pays industrialisés et la pauvreté dans les pays en développement. Des institutions et des législations témoignant de l'engagement en faveur de la lutte contre ces menaces existent, mais, affirma-t-il, le leadership en la matière traîne derrière.

Les délégués devaient passer ensuite à l'adoption de l'ordre du jour puis élirent Hossein Moeini Meybodi (Iran) au poste de Rapporteur. Les délégués s'accordèrent sur la poursuite des délibérations dans des consultations ministérielles, l'établissement d'une Grande Commission (GC) sous la présidence de Leandro Arellano (Mexique) et d'un groupe de travail, de composition non limitée, sur la Déclaration de Malmö sous la présidence du ministre suédois de l'environnement, Kjell Larsson.

LES CONSULTATIONS MINISTERIELLES

LES PRINCIPAUX DEFIS POSES AU NOUVEAU SIECLE: Klaus Töpfer présenta le modérateur de la séance, le Professeur Konrad von Moltke, de Dartmouth College. Le Professeur Mario Molina, de l'Institut de Technologie du Massachusetts, parla de l'interface science et politique. Il déclara que face à un problème environnemental, trois questions doivent être posées: de quel problème s'agit-il; découle-t-il de l'activité humaine; et, y a-t-il quelque chose à faire pour le résoudre? S'agissant de l'appauvrissement de la couche d'ozone, les réponses sont oui, mais pour ce qui est du problème des changements climatiques, les réponses ne sont pas évidentes. S'adressant aux ministres en les qualifiant de "Ministres de la Sécurité Environnementale," M.S. Swaminathan, de la M.S. Swaminathan Research Foundation, déclara que nous avons besoin d'une "révolution verte" intégrée dans le contexte écologique. Il souligna que la biodiversité se trouvait concentrée dans les pays en développement, foyer de la majorité de la population mondiale. Il précisa que les connaissances traditionnelles sont cruciales.

Le KOWEIT déclara que la législation existait bien, mais que peu de mesures étaient prises lorsque les règles sont bafouées. Le NIGERIA encouragea la prise en considération d'une annulation de la dette pour les pays africains. L'ETHIOPIE avança le terme "évolution verte" car il s'agit plutôt de retourner aux racines de certaines pratiques agricoles. La TANZANIE nota que la révolu

tion verte enregistrait des succès en Asie, mais pas en Afrique. La NOUVELLE ZELANDE déclara que le public n'est pas toujours assez formé du point de vue scientifique, soulevant la question de confiance concernant les OGM. CUBA reconnut le rôle de la science dans le développement. L'EGYPTE présenta des réflexions sur l'incertitude scientifique dans les domaines de l'évolution climatique et de disponibilité de l'eau.

Le DANEMARK appela à une mondialisation des politiques, notant que les riches du Nord se sont accrus mais que la générosité a diminué. L'ARABIE SAOUDITE requit la mise en application du Traité de Kyoto. La TUNISIE souligna la nécessité d'un transfert des technologies à portée de bourse. La COLOMBIE déclara que la résolution des problèmes nécessitait une coopération interministérielle. La NORVEGE mit en relief la nécessité de découpler la croissance économique et la dégradation environnementale et d'établir des interconnexions entre les différents processus environnementaux.

Parlant des changements climatiques comme étant le plus grave défi posé, l'OUGANDA mit l'accent sur l'importance du renforcement des capacités pour les pays en développement. Le délégué des PAYS-BAS attira l'attention sur à la fois la pauvreté et la richesse induites par la dégradation environnementale. CHYPRE déclara que l'élévation du niveau du bien-être des populations doit être une priorité. Le délégué des ETATS-UNIS affirma que la science et la technologie faisait partie intégrante de la solution. L'INDE souhaita voir la lutte contre la pauvreté occuper une place centrale. Le ROYAUME-UNI appela à l'élaboration d'une stratégie mondiale de développement durable. MALTE mit l'accent sur la nécessité d'adopter des méthodes préventives plutôt que réactives.

La SUEDE appela à de nouvelles institutions chargées de traiter des crises environnementales, à un financement plus important en faveur du PNUE et à de nouveaux accords Nord-Sud. La SYRIE mit en exergue l'eau et la dette comme étant les défis majeurs. Le CAMEROUN plaida pour l'application des accords internationaux et celle du principe pollueur payeur. La CHINE appela à une assistance pour la réalisation de modes de production et de consommation durables.

Le BANGLADESH nota un déficit dans les ressources consacrées au développement durable. Le PORTUGAL souligna la nécessité de déterminer les priorités et d'accroître l'efficacité à Rio +10. Le PAKISTAN déclara que les vieux problèmes environnementaux persistaient encore. L'ALLEMAGNE nota que l'an 2002 doit marquer le démarrage d'un processus axé sur l'action. La SUISSE souligna l'importance de l'intégration d'objectifs environnementaux dans tous les secteurs. L'IRAN affirma que l'écart grandissant entre les riches et les pauvres témoignait d'une mauvaise gestion à divers niveaux. Le BHUTAN attira l'attention sur la baisse des niveaux de l'aide au développement. Le JAPON appela à une économie fondée sur les cycles de vie. La MALAISIE suggéra que le 21�me si�cle marque le temps de l'action.

LA GRANDE COMMISSION

RAPPORT DU DIRECTEUR EXECUTIF SUR LES ACTIVITES DU PNUE: Shafqat Kakakhel, Directeur Ex�cutif Adjoint du PNUE, introduisit le "Rapport du Directeur Ex�cutif sur les activit�s du PNUE" (UNEP/GCSS.VI/6). L'orateur mit en relief les domaines prioritaires retenue par le PNUE: (a) l'information, l'�valuation et la recherche environnementales; (b) l'am�lioration de la coordination entre les conventions environnementales; (c) l'eau douce; (d) le transfert des technologies et l'industrie; et (e) le soutien en faveur de l'Afrique. Il nota la r�-impulsion de la Conf�rence Minist�rielle Africaine sur l'Environnement (CMAEN) et la D�claration d'Abuja qui en a �man� en 1999 comme autant d'�tapes importantes franchies. Il r�it�ra le suivi probant de l'�volution environnementale par le PNUE � travers le "Global Environmental Outlook report (GEO 2000)".

L'INDE, avec plusieurs autres Etats, f�licita le PNUE pour ses excellents rapports. Le d�l�gu� indiqua par ailleurs que son pays n'apportait pas son appui aux processus multilat�raux int�ressant les rivi�res et affirma que les probl�mes environnementaux ne devaient pas servir de barri�res commerciales. L'OUGANDA, appuy� par le NIGERIA et la ZAMBIE, encouragea la mise en �uvre de la D�claration d'Abuja. Le JAPON mit en relief l'importance des bases de donn�es pour une bonne gestion de l'environnement au Centre Environnemental International du PNUE.

Le PORTUGAL, au nom de l'UE, apporta son appui au r�le du PNUE dans la coordination des activit�s int�ressant Rio +10. Le repr�sentant, soutenu par son coll�gue de la NOUVELLE ZELANDE, proposa que le PNUE produise un document d�crivant les liens entre les d�cisions de la CM, les activit�s du PNUE et le budget du PNUE. L'ARABIE SAOUDITE reconnut le r�le du PNUE dans le suivi de la mise en application de la convention. Le CANADA appuya le renforcement des liens gouvernementaux avec le PNUE. La CHINE sugg�ra d'aider les gouvernements � mettre en place des politiques appropri�es dans le domaine de l'eau et argua en faveur de l'implication du bureau r�gional dans les pr�paratifs de GEO 2002.

L'AUSTRALIE sugg�ra au PNUE d'�laborer un document consacr� aux options politiques offertes pour les situations d'urgence environnementale. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS proposa l'�laboration d'un rapport sur la coordination entre les conventions, pour pr�sentation � Rio +10. Le VENEZUELA sugg�ra au PNUE d'instituer des syst�mes de bonne gestion environnementale des ressources naturelles. La ZAMBIE encouragea le PNUE � poursuivre ses travaux sur les synergies des conventions � tous les niveaux.

CHYPRE souligna l'importance d'accorder une attention � l'aspect demande dans la gestion de l'eau. La TURQUIE fit part de ses r�serves concernant le fait que le rapport sur la question de l'eau refl�te une implication du PNUE dans des questions ayant des implications politiques. La TUNISIE mit en relief le r�le du PNUE dans la mise en application des conventions des Nations Unies, en particulier, celles de la lutte contre la d�sertification et les changements climatiques. Le NIGERIA encouragea le PNUE � fournir davantage de soutien au renforcement des capacit�s. Le RWANDA d�clara que les efforts de conscientisation se devaient de mettre en relief la d�gradation des sols en Afrique. Le MALAWI souligna que la pauvret� croissante entravait la mise en application des conventions en Afrique. En r�ponse, Kakakhel assura que ce feedback positif ne fera pas asseoir le PNUE dans la satisfaction de soi.

Halifa Omar Drammeh (PNUE) introduisit le document "La strat�gie et la politique du PNUE dans le domaine de l'eau" (UNEP/ GCSS.VI/6/Add.1/Rev.1). Les discussions autour de ce document commenceront le mardi

LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LA DECLARATION DE MALM�

Les d�l�gu�s d�battirent du pr�ambule du projet de texte de la D�claration (UNEP/GCSS.VI/CRP.1) pr�sent� par le Pr�sident Kjell Larsson. L'INDE, appuy�e par la CHINE, le NIGERIA et le KENYA, appela � une formulation plus forte sur la pauvret�. L'INDE, la CHINE et le BRESIL soulign�rent le principe des responsabilit�s communes mais diff�renci�es. La CHINE mit l'accent sur les in�galit�s cr��es par le processus de la mondialisation. Le d�l�gu� des PAYS-BAS, appuy� par son coll�gue des ETATS-UNIS, s'opposa � la r�it�ration de la formulation onusienne pr�c�dente et appuya l'examen des questions de la pauvret�, des menaces pos�es, des valeurs spirituelles et des jeunes. Les ETATS-UNIS et d'autres Etats r�it�r�rent que la D�claration devait refl�ter l'�change minist�riel. L'OUGANDA d�clara que le pr�ambule doit tracer le cours de l'action future et, avec le NIGERIA, mit en exergue le fardeau de la dette. La NOUVELLE ZELANDE souligna l'importance de voir les populations se sentir concern�es par ces probl�mes. La SUISSE d�clara que le Forum doit envoyer un message clair � l'Assembl�e du Mill�naire.

DANS LES COULOIRS

La journ�e inaugurale du Forum a d�marr� dans l'inspiration avec une chorale et un film sur les d�fis environnementaux. Certains d�l�gu�s devaient ensuite d�clarer avec enthousiasme que cette r�union pouvait �tablir l'ordre du jour environnemental du 21�me si�cle. D'autres, cependant, se sont d�clar�s incertains quant aux objectifs de la r�union, une session ordinaire de la CM ayant pu suffire � aborder les m�mes sujets. La volont� de donner � la session une chance �tait �vidente, car une pareille r�union n'avait jamais eu lieu auparavant. Les attentes sont importantes pour ce qui est de la D�claration de Malm�, qui constituera un produit cl� de la r�union, mais les n�gociations autour du texte final ne seront probablement pas ais�es, en vue de sa pr�sentation � l'AGNU du Mill�naire.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

CONSULTATIONS MINISTERIELLES: Les consultations reprendront ce matin � 10h sur le th�me "Le Secteur Priv� et l'Environnement." Dans l'apr�s-midi, c'est le th�me "Le R�le et la Responsabilit� de la Soci�t� Civile � l'�gard de l'environnement, dans un monde globalis�" qui sera abord�.

GRANDE COMMISSION: La GC se r�unira � 10h dans la salle de conf�rence G�teborg, pour conclure les d�bats sur la strat�gie et les politiques du PNUE dans le domaine de l'eau, la "Contribution du PNUE dans le Plan d'Action 21 et le Programme de la Suite de la Mise en Oeuvredu Plan d'Action 21" et "l'ordre du jour provisoire du second Forum et de la 21�me session de la CM du PNUE."

GROUPE DE TRAVAIL SUR LA DECLARATION DE MALM�: Ce groupe se r�unira � 9h dans la salle 17, pour d�battre du texte concernant les questions �mergeantes.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Emily Boyd <E.Boyd@uea.ac.uk>, Leanne Burney <leanne@iisd.org>, Elisabeth Corell, Ph.D. <ecorell@mit.edu>, Jonathan Krueger, Ph.D. <jkrueger@iisd.org>, Hernan Lopez LL.M., <hlopez@law.pace.edu>, and Leila Mead <leila@interport.net>. Edition Num�rique: David Fernau <david@iisd.org>. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur de la Publication: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID) et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, le Minist�re Autrichien de l'Environnement, les Minist�res Norv�gien de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien, le FEM et BP Amoco. Un soutien Sp�cifique pour la couverture de cette r�union a �t� fourni par le PNUE. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF, avec le soutien du Minist�re Fran�ais des affaires Etrang�res. Le Bulletin est joignable � <enb@iisd.org> et au tel: +1-212-644-0204; fax: +1-212-644-0206. L'IIDD peut �tre contact� par � <info@iisd.ca> et par courrier au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Des versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca/