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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 96
Jeudi 20 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA PIC-10:
MERCREDI 19 NOVEMBRE 2003
Les délégués se sont réunis en sessions
plénières du matin et de l'après-midi, pour poursuivre leurs
délibérations autour: de la mise en œuvre de la procédure
intérimaire du PIC; des préparatifs de la CdP-1; des activités
du Secrétariat et de l'évaluation de la situation des fonds
extrabudgétaires; et des questions émanant de la Conférence
des Plénipotentiaires intéressant, en particulier, le soutien
de la mise en œuvre et l'assistance technique. Un groupe de
travail sur les règles de gestion financière, s'est réuni dans
l'après-midi.
PLENIERE
MISE EN ŒUVRE DE LA PROCEDURE INTERIMAIRE DU
PIC: L'Inclusion des Substances Chimiques: La Présidente
de Azevedo Rodrigues a introduit le document comportant une
introduction modifiée sur les DOD consacrés aux asbestes et le
DNOC (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.4). Le document a été adopté
sans objection. Se référant à l'introduction modifiée
consacrée aux DOD des formes de pesticides très dangereuses (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.6),
le délégué des ETATS-UNIS a noté qu'une action de régulation
nationale par une Partie est la condition requise pour le
listage d'un pesticide très dangereux proposé au Secrétariat.
Jim Willis, Secrétaire exécutif associé, du
Secrétariat Intérimaire, a introduit le projet de décision (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.5)
recommandant que l'ICRC-5 parachève les travaux sur les DOD
concernant le plomb tetraethyl et le plomb tetramethyl, et le
parathion, et les transmette à la CdP-1, pour considération.
Il a indiqué que le DOD concernant l'asbeste au chrysotile
devrait faire également l'objet du processus décrit dans le
projet de décision.
La FEDERATION DE RUSSIE a suggéré que le DOD
sur le chrysotile soit retourné à l'ICRC, pour permettre la
collecte de nouvelles données scientifiques. La NOUVELLE
ZELANDE et l'AUSTRALIE ont déclaré qu'il a été convenu que le
Secrétariat produirait un DoD séparé pour le chrysotile. La
Présidente de Azevedo Rodrigues a confirmé que le DOD ne
retournerait pas à l'ICRC, et a souligné qu'il n'existe aucune
référence à des études additionnelles dans l'Annexe II. Elle a
également rappelé aux délégués que la Convention ne prend pas
en ligne de compte les considérations économiques et
commerciales.
L'UE a apporté son soutien au projet de
décision, avec l'inclusion du chrysotile. Il a suggéré, pour
éviter les retards, que la décision d'inclure les produits
chimiques pertinents dans l'Annexe III, soit prise à la CdP-1,
avec une entrée en vigueur dépendant de sa ratification par
les pays consignateurs de la notification. Le CHILI a fait
part de ses réserves concernant le risque de voir le
chrysotile être inclus dans la procédure sans examen du DOD
et, avec l'ARGENTINE, a posé la question de savoir si un autre
CNI est prévu avant la CdP-1. Le CANADA, les Etats-Unis et la
FEDERATION DE RUSSIE se sont déclarés en faveur de la tenue
d'un autre CNI. La SUISSE a déclaré que l'éventuel CNI-11
devra être encastré dans le même créneau temporel que la
CdP-1. La discussion de ce sujet a été suspendue en attendant
la révision du projet de décision.
PREPARATIFS DE LA CdP-1: Rapport du Groupe de
travail sur le respect des obligations: Le délégué des
PAYS-BAS, au nom de la Présidente, a rapporté que le groupe de
travail a complété la première lecture du projet de décision
de la CdP, du Président.
Projet de Règlement Intérieur: Masa Nagai,
du Secrétariat intérimaire, a introduit le projet de règlement
intérieur (UNEP/FAO/PIC/INC.10/17). L'AUSTRALIE a souligné son
soutien en faveur d'un processus décisionnel consensuel. Le
délégué des ETATS-UNIS a déclaré qu'il peut accepter un
processus décisionnel par majorité des voix, sur certains
sujets, mais pas là où la décision risque d'avoir un impact
sur les obligations juridiques des Parties ou d'une Partie
particulière, ou risque d'établir des cadres relevant de la
Convention, en particulier, pour l'adoption des procédures
applicables aux cas de non-respect des obligations, la
Commission de conciliation, et les attributions de la
Commission chargée de l'évaluation des produits chimiques. La
Présidente a invité les délégués à mener des consultations
informelles, notant qu'à moins de réaliser des progrès, le
projet de règlement intérieur disponible serait transmis à la
CdP-1.
Projet de Règles de Gestion Financière:
Masa Nagai a introduit le projet de règles de gestion
financière (UNEP/FAO/PIC/INC.18). L'UE a introduit sa
proposition (UNEP/FAO/PIC/INC/CRP.8) d'établir un fonds
fiduciaire complémentaire consacré à l'assistance technique et
à d'autres fins appropriées, et financé sur une base
volontaire. Le CHILI, la CHINE, la GAMBIE, le KENYA, le MAROC,
la NORVEGE et l'OUGANDA ont apporté leur appui à la
proposition, tandis que le JAPON y a fait objection. Le CANADA
a proposé des amendements au projet de règles de gestion
financière (UNEP/FAO/PIC/INC.10/INF.5), et a suggéré que la
période de l'exercice financier soit définie de manière à
permettre la tenue de la CdP-1 dans une année paire. Il a fait
objection à l'établissement d'un fonds fiduciaire additionnel.
Le délégué des ETATS-UNIS a fait part de ses réserves
concernant le risque de voir une ventilation des objectifs du
fonds fiduciaire, susciter un débat inutile. La plénière a
ensuite établi un groupe de travail sur les règles de gestion
financière, pour l'examen de ce sujet.
Règlement des différends: Masa Nagai a
parlé du besoin, pour la CNI-10, d'examiner la note de bas de
page en rapport avec l'Article 16, qui figure dans le projet
des règles d'arbitrage, inclus dans le chapitre consacré au
projet de règlement des différends, dans le rapport de la
CNI-9 (UNEP/FAO/PC/INC.9/21). L'Article 16 traite de la
question de savoir, si oui ou non, les Parties intervenantes
tierces sont assujetties à la décision finale du Tribunal
Arbitral. La note de bas de page énonce le point de vue d'une
délégation, selon lequel une telle disposition est unique en
son genre dans le contexte des règles d'arbitrage appliquées
dans les AEM, mais qu'un précédent existe dans le cadre de la
Court de Justice Internationale, où la décision de la Court
n'avait pas de caractère contraignant pour la partie
intervenante. Le JAPON a déclaré que la décision ne doit pas
être contraignante et a suggéré de jeter un œil sur la
formulation utilisée pour un sujet similaire, discuté à la
CNI-7. La CHINE a requis un éclaircissement de la définition
du terme "Partie" dans les différents articles. La Présidente
de Azevedo de Rodrigues a requis que le projet de texte des
règles soit transmis à la CdP-1 pour la poursuite de l'examen.
ACTIVITES DU SECRETARIAT ET EVALUATION DE LA
SITUATION DES FONDS EXTRABUDGETAIRES: Au sujet des
dépenses et des projections budgétaires de l'exercice 2003 (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.9/Rev.1),
Willis a apporté des correctifs aux chiffres concernant les
ateliers et aux déplacements officiels de la FAO.
Au sujet du budget des exercices 2003 et 2004
(UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.10), il a indiqué que la note de bas
de page appelant à la facilitation de la mise en œuvre et de
la ratification, devrait être placée entre crochets, pour un
nouvel examen. L'UE a requis que le Secrétariat produise un
projet de décision concernant le budget, dans les meilleurs
délais possibles.
LES QUESTIONS EMANANT DE LA CONFERENCE DES
PLENIPOTENTIAIRES: Soutien de la mise en œuvre: Sheila
Logan, du Secrétariat intérimaire, a introduit le document
portant sur l'établissement d'un centre d'échange
d'information électronique pour le partage des données
concernant l'évaluation des risques chimiques autres que ceux
figurant dans les DOD (UNEP/FAO/PIC/INC.10/22). L'UE a
recommandé l'inclusion des données collectées dans le cadre de
l'Article 14 (Echange d'information), et a mis en garde contre
la duplication du travail du Réseau d'échange d'information
sur le renforcement des capacités en matière de gestion
rationnelle des produits chimiques (INFOCAP). Le MAROC a fait
part de ses réserves concernant le risque de voir les
considérations de confidentialité, obstruer les flux
d'informations, et la CHINE a requis que le centre d'échange
d'information utilise toutes les langues officielles des
Nations Unies.
Bill Murray a introduit les documents
renfermant les résultats des ateliers régionaux (UNEP/FAO/PIC/INC.10/21)
et fournissant les données concernant l'assistance technique
en cours (UNEP/FAO/PIC/INC.10/INF/7). Il a noté que les pays
n'ont pas tous assuré le suivi, en formulant des demandes
d'assistance technique précises, et que sans de telles
requêtes, il serait difficile de procéder à la mobilisation
des fonds. La JAMAIQUE, l'OUGANDA et l'EGYPTE ont déclaré
qu'ils n'étaient pas au courant du processus de demande,
d'assistance technique du Secrétariat. La GAMBIE, appuyée par
la SUISSE et le CANADA, a souligné le besoin d'établir un lien
entre les stratégies nationales d'éradication de la pauvreté
et la gestion rationnelle des produits chimiques. L'ARGENTINE
a souligné la nécessité d'un renforcement des capacités en
matière de gestion des produits chimiques. Le MAROC a souligné
le besoin d'ateliers domestiques et a proposé l'élaboration de
stratégies nationales et de programmes d'action axés sur la
sécurité chimiques. Le CANADA a proposé une focalisation sur
des ateliers consacrés à la "formation des formateurs".
Jim Willis a introduit le document portant sur
les besoins en matière d'assistance technique et sur les
opportunités offertes pour la réalisation des synergies,
devant servir de plate-forme à l'éventuelle approche
stratégique dans le domaine de l'assistance technique (UNEP/FAO/PIC/INC.10/23),
soulignant le besoin de stratégies à la fois de court et �
long termes. Il a propos� plusieurs options pour consid�ration
� la CNI-10 et � la CdP-1, notamment: b�tir sur
l'infrastructure mise en place, � l'�chelon r�gional, par le
PNUE et la FAO; renforcer la coop�ration avec d'autres AEM
portant sur les produits chimiques; accro�tre la coop�ration
avec les organisations r�gionales; et demander � la CdP-1
d'envisager un fonds fiduciaire consacr� � la coop�ration
technique. Le VENEZUELA a soulign� la n�cessit� d'examiner le
lien entre le commerce et l'environnement. Le SALVADOR, appuy�
par l'ARGENTINE, a appel� � l'�valuation de l'assistance
technique et des mesures de suivi. Le GHANA a mis en exergue
l'utilisation des technologies d'information et de
communication et de la gestion des donn�es. La THAILANDE a
identifi� la n�cessit� d'apporter un soutien � l'�valuation et
� la gestion des risques et � la surveillance des effets des
produits chimiques.
Au sujet de la proposition d'�tablir un fonds
fiduciaire, la SUISSE a appel� � un fonds volontaire et a
requis que le Secr�tariat �labore les attributions, pour
consid�ration � la CdP-1. L'AFRIQUE DU SUD a d�clar� qu'il y a
besoin urgent d'aider les pays en d�veloppement, � se mettre
en conformit� avec leurs obligations relevant de la
Convention. L'UE a introduit le projet de d�cision concernant
l'assistance technique (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.15). La CHINE
a sugg�r� que le Secr�tariat conduise une �tude de faisabilit�
sur l'assistance technique, avant la CdP-1. L'UNITAR a not�
l'existence de nombreux nouveaux programmes consacr�s �
l'assistance technique, notamment un prochain atelier sur les
synergies entre les accords multilat�raux ax�s sur les
produits chimiques. L'OMS a fait part de sa volont� de
coop�rer avec le Secr�tariat sur des questions telles que
celles des empoisonnements chimiques. Willis a expliqu� que la
liste des besoins en mati�re d'assistance technique figurant
dans le document du Secr�tariat n'est pas exhaustive, et a
not� que de nombreuses suggestions ont des implications
budg�taires.
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LES REGLES DE GESTION
FINANCIERE
Le groupe de travail sur les r�gles de gestion
financi�re, s'est r�uni dans l'apr�s-midi et a d�sign�
Alistair McGlone (Royaume-Uni) � sa pr�sidence. Le groupe a
adopt� un libell� s�parant les contributions non-d�termin�es
de celles � �chelle-d�termin�e, aux fins de permettre aux
donateurs de proc�der � des r�servations et au contr�le de
l'utilisation des contributions non-d�termin�es. L'UE a
pr�sent� sa proposition d'�tablir un fonds fiduciaire
compl�mentaire consacr� � l'assistance technique (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.8).
Le CANADA a exprim� sa pr�f�rence en faveur du maintien d'un
seul fonds fiduciaire non-d�termin�, et a sugg�r� de pr�ciser
que ses objectifs comprennent, l'inclusion de la facilitation
de l'assistance technique, de la formation et du renforcement
des capacit�s. Avec les Etats-Unis, il a not� qu'un fonds
fiduciaire a cibles pr�cises poserait probl�mes aux Parties
qui apportent des contributions non-r�serv�es.
Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a not� �galement
qu'un fonds fiduciaire suppl�mentaire impliquerait des co�ts
additionnels et a soulign� que toutes les contributions,
d�termin�e ou pas, sont volontaires. Erik Larsson, du
Secr�tariat int�rimaire, a sugg�r� qu'une d�cision concernant
le nombre de fonds fiduciaire soit prise � la CdP-1. La CHINE,
la MALAISIE, la NORVEGE et l'AFRIQUE DU SUD ont apport� leur
soutien � la proposition de l'UE, mais l'ARGENTINE s'est
d�clar�e en faveur du compromis canadien. La CHINE a demand�
un �largissement des objectifs, au-del� de la facilitation de
l'assistance technique.
Le groupe de travail a d�cid� de ne pas
d�terminer le d�marrage de la p�riode financi�re biennale; et
a accept� que le budget soit �tabli en dollars am�ricains et
d'afficher les recettes et les d�penses pr�vues pour chacun
des deux exercices de la biennale concern�e, ainsi que les
recettes et les d�penses r�elles de chacun des exercices de la
biennale �coul�e. Le groupe s'est accord� sur un libell�
limitant la cr�ation de nouveaux fonds fiduciaires � ceux
financ�s par des contributions volontaires, et sur une
proposition canadienne d'amender le libell� portant sur la
transmission des contributions, de mani�re � tenir compte de
la variance des dates entre ann�e calendaire et ann�e fiscale.
Apr�s les �claircissements du Secr�tariat, le groupe de
travail a d�cid� qu'il n'est pas besoin de pr�voir
l'�tablissement de sous-comptes. Il a �galement clarifi� que
la recette des contributions non requises imm�diatement, doit
�tre cr�dit�e au fonds qui l'a produite.
DANS LES COULOIRS
Avec de nombreux pays encourageant la tenue
d'une autre r�union du CNI avant la CdP-1, certains d�l�gu�s
ont sembl� tenir � faire durer la "partie" n�gociation, un
tour de plus. Compte tenu du nombre de produits chimiques qui
restent � ajouter � la liste, certains ont estim� qu'une
CNI-11, viendrait offrir l'occasion d'acc�l�rer le processus.
D'autres soup�onnent les quelques pays qui ne seront
probablement pas Parties signataires d'ici la CdP-1, de
vouloir une derni�re chance d'exercer une influence sur le
cours de la Convention et peut-�tre m�me de vouloir utiliser
le processus pour retarder la prise de mesure sur certains
produits chimiques. Mais vu que le statut juridique de
l'�ventuelle CNI-11 est en doute, il se pourrait que ce soit
les juristes qui auraient "un poids � supporter apr�s les
festivit�s."
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira de 10h �
13h et de 15h � 18h, pour poursuivre son examen des
pr�paratifs de la CdP-1, et des questions �manant de la
Conf�rence des Pl�nipotentiaires.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LE RESPECT DES
OBLIGATIONS: Le groupe de travail, de composition non-limit�e,
sur le respect des obligations se r�unira aujourd'hui dans la
Salle 17, pour commencer l'examen, en seconde lecture, du
projet de d�cision de la CdP, du Pr�sident. |