|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 95
Mercredi 19 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CNI-10 POUR LE PIC:
MARDI 18 NOVEMBRE 2003
Les délégués se sont réunis dans des sessions
plénières du matin et de l'après-midi, pour poursuivre leurs
délibérations sur l'inclusion de produits chimiques dans la
procédure intérimaire du PIC, en l'occurrence: les formes en
poudre des benomyl, carbofuran et thiram; et les cinq formes
d'asbestes. La plénière s'est également penchée sur: les
questions émanant de l'ICRC-4, y compris celle concernant le
produit hyrdazide maleic, les accomplissements de l'ICRC et
les incohérences figurant dans l'Annexe III de la Convention;
l'assignation d'un système harmonisé particulier de codes de
douanes; l'état d'avancement de la signature et de la
ratification de la Convention; et le budget du Secrétariat
pour l'exercice 2004. Le groupe de travail, de composition
non-limitée, sur le respect des obligations, s'est réuni le
matin et l'après-midi, pour poursuivre ses délibérations sur
le projet de décision de la CdP-1, concernant le respect des
obligations.
PLENIERE
MISE EN ŒUVRE DE LA PROCEDURE INTERIMAIRE DU
PIC: Inclusion des produits chimiques: les formes très
dangeureuses de pesticides, les formules en poudre des benomyl,
carbofuran et thiram: En réponse à une question posée
par l'Argentine, sur le commerce des formes très dangereuses
de pesticides et les formulations en poudre des benomyl,
carbofuran et thiram, le représentant de PESTICIDE ACTION
NETWORK (PAN) a confirmé l'existence d'un commerce informel de
ces produits en Afrique de l'ouest. Les délégués ont décidé
d'inclure ces formules dans la procédure intérimaire du PIC et
ont approuvé le DOD qui s'y rapporte, en y précisant que cela
concerne uniquement les formules contenant une combinaison de
ces trois substances, à des taux particuliers.
Les Asbestes: Jim Willis, Secrétaire
exécutif associé, a introduit la communication de l'ICRC sur
l'amosite, l'actinolite, l'anthophyllite, le tremolite et les
formules d'asbestes au chrysotile (UNEP/FAO/PIC/INC.10/7). La
SUISSE, l'UE, le CHILI, l'ARGENTINE, la NORVEGE, la GAMBIE et
le CONGO ont appuyé l'inclusion des cinq formes d'asbestes
dans la procédure intérimaire du PIC. Le CANADA a requis que
la décision concernant l'asbeste au chrysotile soit reportée,
aux fins de permettre le parachèvement de ses consultations
nationales sur ce sujet. La FEDERATION DE RUSSIE, appuyée par
l'UKRAINE, la CHINE, le ZIMBABWE, l'INDE, l'INDONESIE,
l'AFRIQUE DU SUD, l'EGYPTE et le MAROC, a affirmé que les
données scientifiques disponibles sur le chrysotile ne sont
pas suffisantes pour justifier son inclusion dans la procédure
intérimaire du PIC.
Le BRESIL, l'URUGUAY et le VENEZUELA ont
suggéré l'octroi d'une approbation à quatre formes d'asbestes,
et de reporter la décision concernant l'insertion de l'asbeste
au chrysotile dans la liste. Le délégué des ETATS-UNIS, avec
l'AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE, a plaidé pour l'inclusion
des cinq formes à la fois, mais ne s'est pas opposé au report
de la décision concernant le chrysotile. Notant que la
Convention vise à doter les pays importateurs d'un système
d'alerte précoce, WWF INTERNATIONAL et PAN ont apporté leur
appui à l'inclusion des cinq formes ensemble. La Présidente
Azevedo Rodrigues, appuyée par le Secrétaire exécutif Willis,
a fait part de ses réserves, affirmant que le débat autour de
la certitude scientifique relative à l'asbeste au chrysotile,
est "allé au-delà" de ce qui est demandé pour l'insertion des
substances dans la procédure intérimaire du PIC. Les délégués
ont décidé d'inclure les quatre formes d'asbstes - amosite,
actinolite, anthophyllite et tremolite – dans la procédure
intérimaire du PIC, et de reporter le débat sur l'inclusion de
la formule au chrysotile. Les délégués ont approuvé une
proposition avancée par le Canada d'insérer séparément, dans
la liste, les quatre formes mentionnées, précédées par le mot
asbeste. Ils ont demandé au Secrétariat de modifier le DOD, de
manière à y séparer ces quatre formes de celle au chrysotile,
et ont décidé d'accepter les chapitres portant sur les quatre
formes listées et de reporter le chapitre restant consacré au
chrysotile, à la prochaine session.
Les questions émanant de l'ICRC-4:
Questions diverses: Bill Murray, du Secrétariat
intérimaire, a introduit le document de l'ICRC qui renferme
les données qui doivent être fournies par les pays utilisant
une évaluation des risques établie par un pays tiers, pour
soutenir la notification de l'action de régulation finale (UNEP/FAO/PIC/INC.10/14).
Il a également introduit: un document portant sur
l'élaboration de "résumés focalisés" des données concernant
les risques posés, fournies en soutien des notifications (UNEP/FAO/PIC/INC.10/15),
un second document portant sur d'autres travaux de l'ICRC (UNEP/FAO/PIC/INC.10/16),
qui décrit l'élaboration du formulaire à remplir en cas
d'incident écologique, et un papier de travail portant sur
l'élaboration des DOD. Au cours du débat qui a suivi,
plusieurs délégués ont pris note des trois papiers et ont
invité les DNA à fournir, à titre volontaire, des résumés
focalisés, en soutien aux notifications des actions de
régulation finales.
Les accomplissements de l'ICRC: Le
Président de l'ICRC, Reiner Arndt, a introduit le document
portant sur les accomplissements de l'ICRC (UNEP/FAO/PIC/INC.10/13).
Il a mis en relief trois catégories de travaux de l'ICRC:
évaluation des produits chimiques, élaboration des procédures,
et les questions d'ordre politique. Les délégués ont pris note
du papier, et plusieurs d'entre eux ont exprimé leur
appréciation du travail de l'ICRC et de son Président.
L’Hydrazide Maleic: Faisant référence
au document portant sur l'état d'avancement de la mise en
œuvre de la décision INC-8/3 concernant le produit hydrazide
Maleic (UNEP/FAO/PIC/INC.10/11), Bill Murray a noté que
CropLife International entend fournir, vers la mi 2004, la
méthode analytique devant être utilisée pour la détermination
des ingrédients actifs et l'hydrazine libre, requise pour la
spécification de la FAO, applicable au sel de potassium tiré
de l'hydrazide maleic. Les délégués ont décidé de proroger la
date butoir de la mise en conformité avec les spécifications
de la FAO concernant cette substance chimique, jusqu'au
dernier jour de la CdP-1. Attirant l'attention sur le document
(UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.7), qui fournit des données
concernant l'hydrazide maleic, Murray a noté que le sel
choline de l'hydrazide maleic était manufacturé au Japon et
commercialisé vers la Corée, pour usage domestique, et a
affirmé que ce sel est instable. Le délégué du JAPON a déclaré
que son pays ne produit plus, n'utilise plus et n'exporte plus
le sel de choline, et que même s'il reste encore des stocks
d'acide, ils ne sont pas destinés à durer. La COREE a déclaré
que le sel de choline ne sera à l'avenir ni manufacturé ni
importé en Corée.
Les incohérences dans l'Annexe III de la
Convention: Jim Willis a introduit le document (UNEP/FAO/PIC/INC.10/12),
qui recommande des amendements dans le listage de l'Annexe III
et dans les descriptifs des substances figurant dans les DOD
des quatre produits chimiques. La SUISSE a suggéré d'inclure
dans les DOD, les chiffres figurant dans les registres du
Service des extraits chimiques. Les délégués ont décidé que le
Secrétariat devrait formuler, à la CdP-1, une recommandation
appelant à l'amendement de la liste. L'AUSTRALIE a demandé des
éclaircissements sur la décision de l'ICRC de ne pas
introduire des amendements sur les autres produits chimiques.
ASSIGNATION D'UN SYSTEME HARMONISE DE CODES DE
DOUANES: Erik Larsson, du Secrétariat intérimaire, a
introduit le document (UNEP/FAO/PIC/INC.10/INF/1) décrivant
les progrès réalisés dans l'élaboration d'un système harmonisé
de codes de douanes, en coopération avec l'Organisation
mondiale des douanes.
ETAT D'AVANCEMENT DE LA SIGNATURE ET DE LA
RATIFICATION DE LA CONVENTION: Elena Sobakina, du
Sécretariat intérimaire, a introduit le document concernant
l'état d'avancement des processus de signature et de
ratification de la Convention (UNEP/FAO/PIC/INC.10/INF/2).
Dans le débat qui a suivi, plusieurs pays ont fait part de
leur intention de ratifier. Ces pays sont: le BRESIL, le JAPON,
l'OUGANDA, la FRANCE, la ZAMBIE, le KENYA, l'AUSTRALIE, HAITI,
les ETATS-UNIS, le CONGO, la FEDERATION DE RUSSIE, la
REPUBLIQUE EQUATORIALE, le BURUNDI, l'INDONESIE, le TCHAD, le
MAROC, la FINLANDE, MADAGASCAR et le ZIMBABWE. L'EGYPTE a
déclaré que leur ratification a été empêchée par le manquement
à la fourniture des principaux documents en langue arabe. La
NAMIBIE et l'IRAN ont noté l'importance des ateliers régionaux,
en tant que voie d'accès à la ratification, et la REPUBLIQUE
EQUATORIALE a annoncé qu'elle compte ratifier la Convention
dans les quelques prochains jours.
BUDGET: Willis a introduit les documents
portant sur: les engagements financiers et les contributions (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.3);
les dépenses et les projections budgétaires relatives à
l'exercice 2003 (UNEP/FAO/PIC/INC.10/CRP.9); et le budget des
exercices 2003 et 2004 (UNEP/FAO/PIC/INC.10/ CRP.10).
L'OUGANDA et le ZIMBABWE ont remis en question les faibles
coûts prévus pour la CdP-1, et Willis a indiqué que ces
chiffres sont provisoires et que la Suisse pourrait choisir
d'accroître son soutien, pour permettre la participation aussi
bien des non-Parties, que des Parties. La CHINE et le MAROC
ont encouragé la mise à disposition d'un soutien financier
pour la participation des pays en développement dans les
travaux de la CdP-1, y compris ceux non-Parties. Le KENYA a
annoncé sa volonté d'accueillir la CdP-2.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LA MISE EN CONFORMITE
Le groupe de travail, de composition non-limit�e,
sur la mise en conformit�, s'est r�uni le matin et l'apr�s-midi,
pour poursuivre ses travaux sur le projet de d�cision de la
CdP, du Pr�sident. Le CANADA, appuy� par le JAPON, la COREE et
les ETATS-UNIS, a soulign� la n�cessit� d'�tablir une
distinction entre les sujets ayant rapport avec les Parties,
dont les donn�es doivent �tre fournies par les Parties
elles-m�mes, et les sujets syst�miques, dans lesquelles la
Commission sur le respect des obligations peut requ�rir des
donn�es aupr�s d'autres sources d'information. Le NIGERIA et
l'AFRIQUE DU SUD ont not� que les pays en d�veloppement sont
tributaires des sources d'information ext�rieures. La CE a
d�clar� que le filtre d'information mis en place par le
Secr�tariat est suffisant pour s'assurer de la qualit� de
l'information. S'agissant de la fr�quence de la soumission des
rapports de la Commission, � la CdP, le d�l�gu� des ETATS-UNIS
a fait part de ses r�serves concernant le risque de voir le
devoir de soumettre un rapport � chaque CdP, porter pr�judice
� la fr�quence des r�unions de la Commission. Le groupe de
travail s'est accord� sur un libell� appelant � la
facilitation de l'assistance technique, au renforcement des
capacit�s, � l'acc�s aux ressources financi�res et � la
confidentialit� des donn�es. Le LESOTHO a propos�, et le
groupe a adopt�, un libell� stipulant que la CdP peut orienter
la Commission � "consulter" d'autres organes subsidiaires. Au
sujet de l'interaction avec d'autres AEI, le d�l�gu� des
PAYS-BAS a propos� un texte r�vis� portant sur la
communication et "l'�change d'exp�rience avec les organes de
types similaires, appartenant � d'autres accords."
Le groupe a report� la discussion du texte
consacr� aux membres du bureau de la Commission et au quorum,
en attendant de parvenir � un accord sur la composition de la
Commission. Il a �t� convenu que la fr�quence des r�unions ne
doit pas �tre d�termin�e � l'avance. L'EGYPTE a propos� que
les r�unions soient ouvertes aux Parties mais ferm�es au
public. Plusieurs questions ont �t� laiss�es en suspens, en
attendant de parvenir � un accord sur le m�canisme
d'enclenchement qui m�nera � une action de la commission, y
compris la participation des Parties aux r�unions et la
transmission de l'information par le Secr�tariat.
L'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS et le CHILI, se
sont d�clar�s oppos�s � tout libell� qui viendrait permettre
aux Parties autres que celle dont la conformit� aux
obligations est en question, d'enclencher une action. La CE et
les PAYS-BAS ont pr�f�r� un enclenchement de Partie � Partie.
Le CANADA a propos� une nouvelle formulation du r�glement
int�rieur qui permette de s'assurer que les d�cisions de la
Commission b�n�ficient du soutien de la majorit� de ses
membres. Le CHILI a sugg�r� de s�parer le processus
d�cisionnel du r�glement int�rieur. Les d�l�gu�s ont envisag�
d'�laborer des options indiquant que les soumissions � la
Commission doivent �tre faites � travers le Secr�tariat. Ils
ont d�battu du point de savoir si oui ou non, il faut pr�ciser
que les soumissions des Parties peuvent inclure des
suggestions concernant la r�ponse appropri�e � leurs besoins.
La plupart des d�l�gu�s ont appuy� la possibilit� d'un
enclenchement par le Secr�tariat, exprimant, toutefois, le
souhait de limiter la port�e de cet enclenchement.
Le groupe a adopt� un libell� portant sur la
transmission des soumissions � la Commission et la
participation des Parties dont la conformit� est en question,
dans les discussions de la Commission, et se sont accord�s sur
un libell� portant sur les soumissions que la Commission
consid�re comme �tant de minimis ou manifestement non
fond�es. Au sujet du projet de d�cision concernant la
soumission des rapports sur l'�tat d'avancement de la mise en
�uvre de la Convention (UNEP/FAO/PIC/INC.10/19), le groupe de
travail a exprim� son appr�ciation au Secr�tariat, pour la
fourniture d'un nouveau projet de texte. Le Pr�sident a requis
que les d�l�gu�s d�cident s'ils souhaitent poursuivre le
travail avec le projet de texte existant ou soumettre, de
nouveau, le mandat, au Secr�tariat, auquel cas le groupe de
travail devrait fournir des instructions pr�cises au
Secr�tariat.
DANS LES COULOIRS
La CNI-10 traversant sa deuxi�me journ�e � une
allure ferme, plusieurs observateurs ont not� le caract�re
relativement coll�gial rev�tu par le dialogue instaur�.
D'autres y ont vu "de gros nuages" s'amasser � l'horizon, en
particulier, par rapport � la question de la non-conformit�
des pays en d�veloppement et le l'insertion de davantage de
substances chimiques sujettes � controverse. Certains pays en
d�veloppement ont fait part de leurs r�serves concernant le
fait que les questions d'assistance technique et de
renforcement des capacit�s, qui ont �t� report�es � la CdP-1,
soient mises de c�t� dans la "course" vers l'entr�e en vigueur.
Ils ont d�clar� craindre que sans cette assistance, ils soient
forc�s d'affronter les cons�quences de leur non- conformit�
aux obligations, � la CdP-1.
Quelques d�l�gu�s ont estim� que les
controverses soulev�es autour de l'asbeste au chrysotile sont
un signe avant-coureur pr�figurant les divergences � venir,
lorsque les pays ayant des int�r�ts �conomiques li�s � des
substances chimiques particuli�res chercheront � s'opposer �
leur inclusion dans la proc�dure du PIC. Bien que ces
controverses ne soient pas inattendues, certains craignent de
voir des pays disposant de droit de veto, exercer une
influence n�gative sur l'efficacit� globale de la Convention.
Faisant des remarques dans ce sens, plusieurs d�l�gu�s ont
identifi� le d�fi �mergeant pos� � la CdP, consistant �
trouver un �quilibre entre les objectifs de la Convention et
les int�r�ts �conomiques vari�s des Parties.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira de 10h �
13h puis de 15h � 18h, pour entendre le rapport du Pr�sident
du groupe de travail sur le respect des obligations, et
poursuivre l'examen des pr�paratifs de la CdP-1 et des
questions �manant de la Conf�rence des Pl�nipotentiaires.
GROUPE SUR LE BUDGET: Le groupe de
travail, de composition non-limit�e, sur le budget, se r�unit
aujourd'hui pour entamer ses d�lib�rations autour du budget de
l'exercice 2004.
V�rifiez sur le monitor les horaires et
num�ros de salle. |