|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 87
Dimanche 9 Novembre 2003
RESUME DE LA QUATRIEME SESSION DU FORUM
INTERGOUVERNEMENTAL SUR LE SECURITE CHIMIQUE:
1-7 NOVEMBRE 2003
La quatrième session du Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité Chimique (FISC IV) a eu
lieu du 1er au 7 novembre 2003, au Centre des
Conférences des Nations Unies, à Bangkok, en Thaïlande. Près
de 630 participants, représentant plus de 100 gouvernements,
organisations intergouvernementales (OIG), organisations non
gouvernementales (ONG) et l'industrie, y ont pris part.
Convoqué sous le thème "La Sécurité Chimique dans un Monde
Vulnérable," Forum IV a fait le point des progrès accomplis
dans la mise en application des engagements pris et
recommandations faites à Forum III, en 2000, en se focalisant
sur les sujets: les enfants et la sécurité chimique; la santé
et la sécurité professionnelles; l'engendrement et la mise à
disposition des données concernant les dangers posés; les
pesticides à toxicité aiguë; et le renforcement des capacités.
Les délégués ont également examiné et pris des décisions sur
l'harmonisation du système mondial de classification et
d'étiquetage des produits chimiques, et sur le transit illégal
de ces produits.
En réponse aux décisions SS.VII/3 et 22/4
IV du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies
pour l'Environnement (CA du PNUE), Forum IV a débattu de
l'élaboration de l'approche stratégique internationale pour la
gestion des produits chimiques (ASIGC), en vue de présenter le
résultat de ses délibérations, à la première réunion du Comité
Préparatoire pour l'élaboration de l'ASIGC, prévue du 9 au 13
novembre 2003, à Bangkok.
Forum IV a eu le niveau de participation le
plus élevé, jamais enregistré par une réunion du FISC, et
continue à jouer un rôle précieux dans le placement de
nouveaux thèmes importants à l'ordre du jour de la
problématique des produits chimiques, fournissant des
directives pour l'élaboration des accords liés aux produits
chimiques, et établissant la voie à suivre dans le traitement
de nouvelles substances chimiques dangereuses, par delà le
champ d'exercice des AEM disponibles.
BREF HISTORIQUE DU FISC
Le concept d'un forum intergouvernemental
consacré au traitement de la question de la sécurité chimique
a vu le jour durant les préparatifs de la Conférence des
Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED),
tenue en de 1992, à Rio de Janeiro, au Brésil, lorsque le
Comité préparatoire de la CNUED a déterminé que les efforts de
collaboration fournis par le PNUE, l'Organisation
internationale du travail (OIT) et l'Organisation mondiale de
la santé (OMS), dans le cadre du Programme international pour
la sécurité chimique (PISC), constituaient le noyau de la
coopération internationale dans le domaine de la gestion
écologiquement rationnelle des produits chimiques toxiques. Le
Comité préparatoire a invité le PISC à procéder à
l'identification des mécanismes intergouvernementaux éventuels
nécessaires à l'évaluation des risques et à la gestion des
produits chimiques. En réponse, le PNUE, l'OIT et l'OMS ont
convoqué, à Londres, au Royaume-Uni, en décembre 1991, une
réunion d'experts, pour l'examen des domaines prioritaires
d'une stratégie internationale et les propositions d'un
mécanisme intergouvernemental, consacré à la gestion
écologiquement rationnelle des produits chimiques. La réunion
devait aboutir à une recommandation appelant à l'établissement
d'un forum intergouvernemental sur l'évaluation et la gestion
des risques chimiques, recommandation transmise à la CNUED.
A la CNUED, les délégués ont adopté le Plan
d'action 21, un programme d'action pour le développement
durable. Le Chapitre 19 du Plan d'action 21 traite de "La
gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques
toxiques, y compris la prévention du transport illicite
international des produits toxiques et des produits dangereux."
Il contient également une stratégie d'action internationale de
la sécurité chimique, assortie de six domaines programmatiques
prioritaires: l'expansion et l'accélération de l'évaluation
internationale des risques chimiques; l'harmonisation de la
classification et de l'étiquetage des produits chimiques;
l'échange d'informations sur les produits chimiques toxiques
et des risques chimiques; l'établissement de programmes de
réduction des risques; le renforcement des aptitudes
nationales et des capacités en matière de gestion des produits
chimiques; et la prévention du transport illicite
international des produits toxiques et des produits dangereux.
Le Chapitre 19 appelle également à l'établissement d'un forum
intergouvernemental sur la sécurité chimique.
FORUM I: En avril 1994, le PNUE, l'OIT
et l'OMS ont convoqué la Conférence internationale sur la
sécurité chimique, à Stockholm, en Suède. La Conférence a
établi le FISC et a constitué la première réunion du Forum
(FORUM I). La Conférence a adopté les termes de référence du
FISC, établissant le Forum en tant que mécanisme au service de
la coopération entre les gouvernements, les organisations
intergouvernementales (OIG) et les organisations non
gouvernementales (NGO), pour la promotion de l'évaluation des
risques chimiques et pour la gestion écologiquement
rationnelle des produits chimiques.
FORUM II: FORUM II, tenu en février
1997, à Ottawa, au Canada, a formulé des recommandations sur
les thèmes émergeants, tels que celui des substances chimiques
préjudiciables à l'endocrine, et sur les rejets de polluants
et les registres des transferts (RPRT). Les délégués ont
réussi à s'accorder sur un certain nombre d'actions
intéressant la structure et la fonction du FISC. Le comité
permanent du Forum (CPF) a été établi, en tant que mécanisme,
aux fins de répondre aux nouveaux développements et de fournir
ses avis dans la préparation des réunions à venir.
FORUM III: FORUM III s'est déroulé du
15 au 20 octobre 2000, à Salvador de Bahia, au Brésil, sous le
thème "En Partenariat pour la sécurité chimique mondiale." Les
délégués y ont mené une revue des progrès réalisés par le FISC
et une évaluation de l'état d'avancement de la mise en œuvre
du Chapitre 19 du Plan d'action 21. La réunion est parvenue à
s'accorder sur les Priorités d'action pour l'après 2000, et a
émis la Déclaration de Bahia sur la sécurité chimique. La
Déclaration de Bahia dresse une liste des six priorités devant
être examinées au cours des FORUMs à venir, ainsi que des
principaux objectifs, assortis du calendrier de leur
réalisation. Les Priorités d'action retenues pour l'après 2000
englobent des recommandations en rapport avec ces objectifs,
organisées dans l'ordre des six domaines programmatiques
établis dans le Plan d'action 21. FORUM III s'est également
penché sur: la prévention du transport illicite international
des produits toxiques et des produits dangereux; les barrières
entravant l'échange d'informations; l'échange d'informations
au service du processus décisionnel de la production chimique;
les RPRT et les inventaires d'émissions; la mise en place d'un
réseau consacré au renforcement des capacités en matière de
gestion rationnelle des produits chimiques; l'amélioration de
la prise de conscience et le classement prioritaire des thèmes
du renforcement des capacités en matière de gestion
rationnelle des produits chimiques, au niveau politique; et la
mise en place du Système mondial harmonisé de classification
et d'étiquetage des produits chimiques (SMH).
LE SOMMET MONDIAL POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE (SMDD): Le SMDD s'est réuni du 26 août au 4
septembre 2002, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le Sommet a
adopté deux documents majeurs: le Plan de mise en application
de Johannesburg (PMAJ) et la Déclaration de Johannesburg sur
le développement durable. Le PMAJ est un cadre d'action pour
la mise en œuvre des engagements de la CNUED, englobant un
certain nombre de nouveaux engagements. La question de la
gestion des produits chimiques est traitée principalement dans
le Chapitre III consacré à la modification des modes non
durables de production et de consommation, qui renferme un
engagement renouvelé en faveur de la gestion rationnelle des
produits chimiques. Les objectifs ayant trait à la
problématique des produits chimiques, retenus dans le PMAJ,
comprennent: la réalisation, d'ici 2020, d'un mode de
production de produits chimiques, menant à la minimisation des
effets adverses importants, sur la santé humaine et sur
l'environnement; l'élaboration, d'ici 2005, d'une SAICM basée
sur la Déclaration de Bahia et sur les Priorités d'action
retenue par le FISC pour l'après 2000; et la mise en place du
nouveau SMH , au niveau national, en vue de le rendre
entièrement opérationnel, d'ici 2008.
LES RESOLUTIONS DU C.A. DU PNUE: A sa
21ème session, en 2001, le Conseil d'administration
du PNUE a adopté la décision 21/7 qui requiert du Directeur
exécutif du PNUE, en consultation avec les gouvernements, le
Programme inter-organisations pour la gestion écologiquement
rationnelle des produits chimiques (IOMC), le FISC et d'autres,
de procéder à l'examen des besoins de l'ASIGC.
En février 2002, à sa septième session
extraordinaire /forum ministériel mondial sur l'environnement,
le Conseil d'administration du PNUE a décrété dans sa décision
SS.VII/3 qu'une telle approche est nécessaire, et a requis de
son Directeur exécutif, d'élaborer l'ASIGC, en utilisant comme
plate-forme de travail, la Déclaration de Bahia et les
Priorités d'action retenues pour l'après 2000, du FISC. Ce
processus a donné lieu à "une réunion consultative ouverte,
impliquant des représentants de tous les groupes parties
prenantes" organisée conjointement par le PNUE, le FISC et
l'IOMC.
A la 22ème session du Conseil
d'administration du PNUE, qui s'est déroulée en février 2003,
les délégués se sont accordés sur un certain nombre de points
ayant trait aux produits chimiques. Ces points englobaient des
décisions portant sur le plomb, l'ASIGC, les Conventions de
Rotterdam et de Stockholm, et sur l'Etude mondiale sur la
pollution au mercure. S'agissant de l'ASIGC, la décision
endosse l'idée d'une conférence internationale, assortie de
réunions préparatoires, comme plate-forme pour l'élaboration
de l'ASIGC.
LES GROUPES DE TRAVAIL DU PCF: Compte
tenu des recommandations de FORUM III, des groupes de travail
de CPF ont été établis et se sont réunis durant la période
intersessions pour procéder: à l'examen de la sécurité et de
la santé professionnelles dans le contexte de la sécurité
chimique; à l'évaluation de l'aide accordée aux pays dans le
domaine du soutien du renforcement des capacités en matière de
gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques; au
traitement des questions de cohérence et de collaboration dans
le domaine de l'engendrement et la mise à disposition des
données concernant les dangers posés; et, à la fourniture des
premières contributions concernant le problème des pesticides
éminemment toxiques. Des groupes de travail ont également été
formés pour traiter de la question du fossé grandissant entre
les pays, en matière de politique de sécurité chimique; pour
examiner la question des enfants et de la sécurité chimique;
et pour élaborer un début de réflexion sur l'ASIGC.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
Forum IV a commencé ses travaux samedi
après-midi 1er novembre 2003, par une session
d'ouverture et un groupe de discussion sur le thème "la
Sécurité chimique dans un monde vulnérable. Ouvrant la réunion,
le Président du FISC, Henrique Cavalcanti (Brésil) a décrit la
manière dont la question de la sécurité chimique a été traitée
dans l'arène internationale, et a souligné que c'est là, la
première fois que le Forum se tient en Asie.
Keiko Okaido, Secrétaire exécutif adjoint
de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour
la région Asie-Pacifique (CESAP), a informé les participants
que la CESAP a établi une nouvelle unité consacrée aux
questions de santé et de développement. L'oratrice a présenté
Forum IV comme étant une occasion cruciale pour le
renforcement de la coopération entre les pays et entre les
parties prenantes.
Sudarat Keyuraphan, ministre de la santé
publique de Thaïlande, a souhaité aux participants la
bienvenue en Thaïlande, et les a encouragés à élaborer des
stratégies pour la gestion efficace des produits chimiques.
S.A.R. Chulabhorn, Princesse de Thaïlande,
a fait l'éloge du FISC pour avoir mis en place un mécanisme
permettant de s'assurer de la collaboration entre les
gouvernements, les OIG et les ONG qui œuvrent activement pour
la réalisation de la sécurité chimique. Elle a présenté le
Prix du Mérite du FISC à György Ungváry, Vice Président du
FISC pour l'Europe Centrale et de l'Est (ECE), et le Prix de
reconnaissance spéciale au Réseau International pour
l'élimination des POP (RIEP). Après la cérémonie inaugurale,
les participants ont été invités à un spectacle de
vidéo-musique "rap" sur le thème de la sécurité chimique.
L'ALLOCUTION HONORAIRE: Dans son
allocution honoraire, SAR Chulabhorn a présenté la
problématique de la sécurité chimique telle qu'elle est posée
en Asie du Sud-est, expliquant que si certains pays de la
région ont connu une industrialisation rapide et réalisé des
progrès dans le domaine de la sécurité chimique, d'autres n'en
sont qu'au début de leur développement. Elle a appelé à
l'amélioration des ressources humaines et du renforcement des
capacités en matière de toxicologie, à tous les niveaux, dans
les pays en développement, et a donné un aperçu sur les
contributions apportées à cette fin, par l'Institut Chulabhorn
pour la Recherche.
LE GROUPE DE DISCUSSION SUR LA SECURITE
CHIMIQUE DANS UN MONDE VULNERABLE: Dans sa
déclaration-thème, le Président du Groupe de discussion, Carl
Djerassi, de l'Université de Stanford, a proposé
l'établissement d'un "corps de service social technique"
impliquant de jeunes experts chimistes issus des pays
industrialisés et souhaitant travailler, à titre volontaire,
sur des projets de détection et de réhabilitation, dans le
domaine chimique, dans les pays en développement, en
coopération avec les populations locales.
Rappelant la catastrophe chimique de 1984 à
Bhopal, Satinath Sarangi, du 'Sambhavna Trust', a appelé à
l'instauration de régimes internationaux de responsabilité
pénale et civile assortis de mécanismes de dédommagement, pour
le traitement des conséquences des accidents chimiques. Omara
Amuko, de l'Union Internationale des travailleurs des secteurs
de l'alimentation, de l'Agriculture, de l'Hôtellerie, de la
Restauration, du Catering, des Tabacs et des Associations
alliées (IUF), a appelé le Forum à aider les travailleurs
agricoles à se protéger de l'empoisonnement chimique.
Laurraine Lotter, de l'Association des industries chimiques et
industries alliées sud-africaines, a appelé à des actions
visant: à fournir un soutien technique et financier pour le
renforcement des capacités; à mettre en application le Système
Harmonisé Mondial (SHM); et à divulguer l'information
concernant l'utilisation des produits chimiques. Guilherme
Santana, de l'Agence nationale brésilienne du pétrole, a
appelé à l'adoption d'une nouvelle approche dans la gestion
des crises et à un renforcement des capacités dans le domaine
de traitement des lacunes organisationnelles qui mènent aux
crises. Yun-Joo Lee, de l'Université des Nations Unies, a mis
en exergue la nécessité d'un changement d'attitude et d'un
passage de l'approche basée sur la valorisation économique de
l'environnement à une approche où la dignité humaine est
reconnue. Elle a parlé de l'existence de liens entre la
corruption politique et la pollution.
Le Débat: Après les exposés, les
panélistes ont débattu de questions portant sur l'incident du
Bhopal et sur les travailleurs agricoles. Quelques
intervenants ont mis en exergue, entre autres, le "principe de
pollueurs payeurs," et le besoin de sensibiliser les
dirigeants. Les participants ont également débattu des voies
et moyens de promouvoir les sans pouvoirs, y compris à travers
l'information et la conscientisation. Un panéliste a fait
remarquer qu'information n'est pas la même chose que
promotion, et a encouragé l'élaboration de mécanismes de mise
en œuvre et de mise en application.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Le
Président Cavalcanti a ouvert la Plénière dimanche 2 novembre,
introduisant les Vice-présidents du FISC représentant chacune
des régions: Ndiaye Cheikh Sylla (Sénégal), pour l'Afrique;
Sadao Nakao (Japon) pour l'Asie-Pacifique; György Ungváry (Hongrie)
pour l'Europe Centrale et de l'Est; Mercedes Bolaños (Equateur)
pour l'Amérique Latine et les Caraïbes; et Gunnar Bengtsson (Suède)
pour le Groupe Europe de l'Ouest et Autres (GEOA). Après la
désignation de Miroslav Cikrt (République tchèque) comme
Rapporteur, le Secrétariat a informé les délégués du processus
de préparation des documents.
Le Président Cavalcanti a présenté les
documents relatifs à l'ordre du jour provisoire proposé,
nommément: l'ordre du jour provisoire proposé, l'ordre du jour
provisoire proposé annoté, le calendrier général des travaux,
et le calendrier détaillé des travaux (IFCS/FORUM-IV/01w, 02w,
03w and 04w), et a requis du Forum, de procéder à leur examen
en vue de leur adoption.
Durant cette réunion de six jours, les
participants se sont réunis en séances Plénières, en Groupes
régionaux, en groupes de travail spéciaux et en Groupes de
travail informels, pour procéder à l'examen des thèmes
suivants: les enfants et la sécurité chimique; la sécurité et
la santé professionnelles; les pesticides à toxicité aiguë;
l'assistance en matière de renforcement des capacités,
notamment dans le domaine des écarts grandissants entre les
pays; le transport illicite; et le plan d'action relatif au
SHM. Les participants ont également examiné l'élaboration de
l'ASIGC dans l'objectif de transmettre leur contribution à la
PrepCom1 consacrée à l'ASIGC. Le Forum a été clôturé vendredi
après-midi 7 novembre, après l'adoption du procès verbal de la
réunion et du rapport destiné à la PrepCom1 sur l'ASIGC. Ce
compte rendu présente les discussions qui ont eu lieu durant
Forum IV, dans l'ordre des points de l'ordre du jour. Toutes
les décisions finales sont contenues dans le résumé du Rapport
Final (16w), à moins d'une indication contraire.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES RELATIVES AU
FISC
LES LIGNES DIRECTRICES ET LES PROCEDURES DU
FISC: Dimanche, le Président Cavalcanti a présenté, à la
Plénière, les amendements proposés, contenus dans les Lignes
directrices et les procédures du FISC (15w), expliquant qu'ils
portent sur les Rôles et Responsabilités Régionales des
Vice-présidents (15w Annex 1) et sur les Lignes
Directrices devant encadrer les Points focaux Nationaux
(15w Annex 2). La question a été réexaminée en Plénière,
vendredi, lorsque les délégués ont procédé à l'examen et à
l'adoption de la révision des amendements proposés.
Rôles et responsabilités des Vice-présidents:
Dimanche, les délégués ont requis des éclaircissements
concernant la phrase "en ayant à l'esprit, les traits
particuliers" des régions ou sous-régions. Les délégués ont
également débattu de la manière dont les Vice-présidents
organiseront les efforts régionaux concernant l'élection des
membres du Bureau du Forum et les membres du PCF. Vendredi, le
Secrétariat a présenté les révisions apportées aux amendements
proposés et le document a été agréé moyennant quelques
modifications textuelles mineures.
La Décision Finale: La Décision
finale renferme les amendements apportés aux lignes
directrices régissant les rôles et responsabilités des Vice-présidents.
Les amendements englobent ce qui suit:
-
Avoir à l'esprit le cadre institutionnel
et administratif particulier de chacun des pays au moment du
renforcement des bons contacts intersectoriels existant à
travers la région/sous-région;
-
Organiser les efforts régionaux visant
l'élection des membres du Bureau du Forum et les membres du
PCF, conformément aux termes de référence du FISC et de
l'orientation générale émanant du Président; et
-
Travailler en étroite collaboration avec
les Points Focaux Nationaux, dans la région, avec l'aide du
Secrétaire exécutif selon les besoins.
Au cours de l'examen du document révisé,
vendredi, Madagascar et le Burundi ont signalé que cette
révision de texte ne précise pas la fréquence des rapports. Le
Sénégal et l'Egypte ont proposé des rapports annuels. La Suède,
appuyée par la Chine, a suggéré que le format des rapports
soit proposé en concertation avec les gouvernements. Les
lignes directrices ont été approuvées, moyennant quelques
modifications textuelles mineures.
Les Lignes Directrices régissant les Points
Focaux Nationaux: Dimanche, nombre de délégués ont fait
part de leurs réserves quant à la fréquence des rapports
concernant les priorités nationales, et quant à la précision
que les communications doivent être orientées vers le
ministère des affaires étrangères, et que les Points focaux
nationaux doivent être déterminés par ce même ministère.
L'Australie et la Suède ont affirmé que la soumission de
rapports bisannuels constitue un fardeau, à la fois, pour le
Secrétariat et les Points focaux. L'Iran, appuyé par plusieurs
pays, a suggéré de prévoir plutôt des rapports annuels que
bisannuels. Le délégué des Philippines a déclaré que des
rapports bisannuels pourraient faciliter une rapide
identification des problèmes posés à l'échelon régional. La
Suisse et la République démocratique du Congo ont affirmé
qu'il est inapproprié de confier la détermination du Point
Focal, de manière particulière, au ministère des affaires
étrangères. L'Argentine a souligné que cette décision revient
aux gouvernements.
La Décision Finale: Cette décision
contient les amendements introduits dans les lignes
directrices devant régir les Points Focaux Nationaux. Les
amendements stipulent que:
-
Chaque gouvernement doit disposer d'un
seul Point Focal National, déterminé à travers le ministère
des affaires étrangères ou, au cas échéant, agir en tant que
voie de communication sur les activités du FISC et, le
Président et le Secrétaire exécutif du FISC doivent rester
en contact avec les gouvernements, pour s'assurer de leur
position à l'égard de la nomination;
-
Le Point focal National doit, au moins
une fois par an, soumettre un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre des Priorités d'Action et
autres sujets pertinents, et le Secrétariat doit proposer le
format à observer, en concertation avec les gouvernements;
-
Le Secrétariat doit être avisé de toute
modification apportée par le ministère ou département
respectif où a été placé le Point focal national ou par le
ministère des affaires étrangères; et
-
Les représentants gouvernementaux prenant
part à chacune des sessions du Forum sont requis d'informer
le Secrétariat, dès l'enregistrement, de toute nouvelle
désignation de point focal national.
ACCUEIL DES REUNIONS DU FORUM: Dimanche,
le Secrétariat a présenté à la Plénière les Lignes directrices
et les Critères de sélection des hôtes (05w). L'Argentine a
requis l'élargissement des conditions en vertu desquelles une
réunion du Forum peut être annulée. Le Bangladesh a fait
remarquer qu'une telle décision doit être prise en coopération
avec le pays hôte. La Suisse s'est opposée à la précision du
ministère chargé de communiquer la proposition d'accueillir
une réunion du Forum.
Une révision de texte intitulée 'Accueil
des réunions du Forum' a été distribuée jeudi, et présentée à
la Plénière, pour considération, vendredi. La Suisse, appuyée
par la Suède, a suggéré de supprimer le libellé stipulant que
la sélection du pays hôte relève de la prérogative du seul PCF.
Le document a été approuvé avec cet amendement.
La Décision Finale: Cette décision
fournit les lignes directrices devant encadrer: la sélection
du pays hôte; la soumission des propositions d'accueil d'une
réunion future du Forum; et le comité d'organisation local.
Elle décrit également le rôle du Secrétariat du FISC et
présente la liste des critères à prendre en ligne de compte
par le FSC au moment d'accorder le droit d'accueillir une
réunion.
RESSOURCES POUR LE SOUTIEN DES
VICE-PRESIDENTS: Dimanche, le Vice-président Sylla a
présenté la proposition émanant des Vice-présidents et
figurant dans le document intitulé Ressources pour le soutien
des Vice-présidents (07w). La Thaïlande a suggéré d'appeler
plutôt à un soutien de la part des donateurs, qu'à une aide
bilatérale, de manière particulière. La Fédération de Russie a
proposé d'insérer une référence aux pays en transition
économique (PTE). L'Ouganda et le Burundi ont appelé à une
aide au profit des Points Focaux.
Une révision de texte a été distribuée
jeudi, et présentée à la Plénière vendredi. Les délégués ont
décidé de déplacer ce libellé de l'annexe vers le texte du
rapport.
La Décision Finale: Figurant dans
le résumé du Rapport Final (16w), cette décision reconnaît que
plusieurs pays en développement et de PTE ne disposent pas de
la capacité de fournir les ressources nécessaires au soutien
des Vice-présidents dans leurs tâches, et appelle à un soutien
de la part des donateurs pour la couverture des frais de
secrétariat, de communication et de voyage devant être engagés
dans les régions respectives.
SITUATION FINANCIERE DU FISC: Dimanche,
le Secrétariat a présenté la Situation Financière du FISC
(06w), mettant en relief l'état du budget et les exigences
budgétaires prévisionnelles.
RAPPORT DU PRESIDENT SUR L'ETAT
D'AVANCEMENT DE LA MISE EN ŒUVRE
Dimanche, le Président Cavalcanti a
présenté son Rapport sur l'état d'avancement de la mise en
œuvre, décrivant les progrès accomplis dans la mise en
application des Priorités d'action du FISC, après 2000. Il a
mis en relief les propositions figurant dans le Rapport
concernant le processus de l'ASIGC, qui englobent:
l'adjonction de nouveaux produits chimiques et de nouveaux
groupes vulnérables; la définition du concept du cycle de vie;
la considération des interfaces avec d'autres organes, comme
la Convention sur les armes Chimiques; et la révision de la
Priorité F concernant le transport illicite, pour y englober
le commerce et le transport de drogue. Il a suggéré de créer
des sites français et espagnols sur la toile, aux fins
d'améliorer l'échange d'informations, et a appelé à une
participation plus importante des pays en développement, en
particulier dans les programmes de réduction des risques et de
prévention du transport illicite des produits toxiques et
dangereux.
Mardi, la Plénière a examiné le rapport du
Président Cavalcanti et nombre de délégués ont félicité ce
dernier pour ce travail. La Suisse et la République tchèque
ont fait part de leurs réserves quant au risque de voir les
recommandations concernant l'ASIGC, prédéterminer les
discussions du prochain PrepCom 1 de l'ASIGC.
LE RAPPORT CONCERNANT LES REJETS DE
POLLUANTS ET LES REGISTRES DES TRANSFERTS/INVENTAIRES DES
EMISSIONS
Dimanche, Georg Karlaganis, du Groupe de
coordination du PRTR de l'IOMC, a présenté à Forum IV, comme
requis par Forum III, un rapport sur l'état d'avancement de la
mise en œuvre des objectifs arrêtés par Forum III concernant
les PRTR/inventaires d'émission. Il y a fait état de la mise
en place de nouveaux PRTR nationaux dans deux régions et de
l'amélioration des PRTR disponibles ailleurs. Karlaganis a
indiqué qu'un cadre juridique exigeant la soumission de
rapports obligatoires constitue la manière la plus efficace
d'organiser les travaux ayant trait aux PRTR. Il a précisé que
le Groupe de coordination a proposé la poursuite du travail de
conscientisation concernant les PRTR, à l'échelle
internationale, et l'établissement d'un centre d'échange
d'informations sur les activités de soutien au profit des PRTR.
LES ENFANTS ET LA SECURITE CHIMIQUE
Ce thème a été placé à l'ordre du jour de
Forum IV, en réponse à la requête formulée par la CEE, le RIEP
et le Réseau international pour la santé, l'environnement et
la sécurité des enfants. Un groupe de travail du PCF, présidé
par le Vice-président Ungváry, s'est réuni au cours de la
période intersessions pour l'élaboration du papier décisionnel
de Forum IV.
Forum IV a abordé ce thème en Plénière,
mardi matin, dans un groupe de travail spécial, mardi soir,
puis de nouveau en Plénière, jeudi matin. La décision finale a
été adoptée vendredi matin.
Mardi, en Plénière, Jenny Pronczuk, de
l'OMS, a présenté le projet de décision concernant la
Protection des enfants contre les expositions aux produits
chimiques nocifs (14w), lequel projet a reçu le soutien de
plusieurs délégations. Les délégués ont mis en relief la
considération des expositions aux substances chimiques qui
peuvent avoir lieu durant la préconception et au cours de la
gestation, et ont souligné l'importance de l'étiquetage
approprié des produits de produits de consommation et des
produits pharmaceutiques. Les délégués ont également identifié
le besoin: de former des professionnels de la santé dans les
domaines du diagnostic et de l'élaboration des rapports sur
les maladies environnementales; de traiter les causes
sous-jacentes de la vulnérabilité des enfants; et de
sensibiliser les parents sur l'utilisation dans des conditions
sûres des produits chimiques domestiques. Parmi d'autres
sujets soulevés par les délégués: les risques posés par les
perturbateurs de l'endocrine et par le tabac; l'empoisonnement
chronique par le plomb et par l'arsenic; et le rôle des
centres anti-poison dans la divulgation de l'information.
Mardi soir, un groupe de travail spécial,
présidé par Michael Firestone (Etat-Unis), a débattu des
propositions d'actions décrites dans le projet de décision, et
notamment sur le besoin: d'élaborer des évaluations nationales
aux fins de s'en servir comme plates-formes pour l'élaboration
de plans d'action; d'élaborer des mécanismes de facilitation
de la collaboration dans le domaine de la recherche; et de
procéder à des échanges d'information sur les voies et moyens
de protéger les enfants des risques chimiques, là où il existe
des incertitudes. Le projet de décision a été amendé de
manière à inclure la contribution apportée par les discussions
de la Plénière et des groupes de travail.
Jeudi matin, la révision de texte a été
examinée par la Plénière et des amendements ont été proposés
et insérés dans le texte. Vendredi matin, la décision contenue
dans le résumé exécutif du Rapport Final (16w) a été adoptée
sans amendement.
La Décision Finale: La décision
finale identifie la nécessité de procéder à l'examen des
expositions aux produits chimiques qui ont lieu au cours de la
préconception, tout le long de la gestation, de la petite
enfance, de l'enfance et de l'adolescence. Elle recommande que
les gouvernements élaborent, à travers des consultations avec
l'ensemble des parties prenantes, de premières évaluations
nationales portant sur la santé environnementale et la
sécurité chimique des enfants, et soumettent un rapport sur
les progrès accomplis à Forum V. Elle demande à l'OMS d'aider,
dans chacune des régions, au moins, trois pays à des stades
différents de leur essor économique, dans l'élaboration de
leurs évaluations et de leurs plans d'action, d'ici 2006.
Le texte recommande également que les
gouvernements doivent, entre autres:
-
promouvoir l'éducation et la formation
dans le domaine de la sécurité chimique des enfants, avec le
soutien des parties prenantes;
-
s'engager à prendre des mesures visant à
prévenir ou à réduire l'exposition;
-
considérer l'utilisation d'indicateurs et
la soumission d'un rapport à Forum V; et
-
examiner, au moment d'établir des seuils
ou des critères acceptables en rapport avec les produits
chimiques, les voies et moyens d'améliorer les situations
d'exposition potentielles et / ou les situations de
vulnérabilité des enfants.
Le texte demande à l'OMS d'apporter aux
organisations de recherche son soutien dans l'élaboration de
mécanismes visant à faciliter la collaboration dans le domaine
de la recherche nationale et internationale, et le partage des
technologies. Il recommande que les gouvernements et les
parties prenantes s'engagent à partager l'information
concernant les options offertes pour la protection des enfants
contre les menaces chimiques établies et contre les risques
chimiques là où il existe un degré d'incertitude, et demande à
l'OMS de convoquer une réunion des parties prenantes consacrée
à l'exploration de la possibilité de mettre en place des
mécanismes pour la collecte des données et la divulgation de
l'information pouvant servir à la réduction de l'incertitude
dans les évaluations des risques.
Le Président du FISC est requis de convoyer
ces recommandations à d'autres réunions instances.
LA SECURITE ET LA SANTE PROFESSIONNELLE
L'examen de ce thème en venu en réponse aux
recommandations de Forum III concernant la sécurité des
travailleurs. Forum IV s'est penché dessus, mardi, jeudi et
vendredi, en Plénière, et mardi, dans un groupe informel.
Mardi, Patabendi Abeytunga (Canada) a
présenté le document de la décision concernant les Questions
ayant trait à la sécurité et à la santé professionnelle et le
travail du FISC (08w). Le Groupe africain a proposé de traiter
des questions des centres anti-poison, du dédommagement des
travailleurs, et de la vulnérabilité des femmes. La CEE a
encouragé la considération des immigrants illégaux. Le Groupe
d'Asie-Pacifique a proposé l'insertion d'une référence à l'âge
minimum de l'OIT, pour l'accès à l'emploi. Un groupe informel
restreint s'est réunion ce jour-là pour l'étude du document.
Jeudi, Abeytunga a présenté le document
révisé à la Plénière. La Pologne a appelé à l'insertion d'une
référence aux besoins des travailleurs auto-employés, et le
PAN a encouragé la prévision d'une formation à toutes les
personnes impliquées dans l'utilisation des pesticides. Le
Vice-président Ungváry a recommandé l'insertion d'une
référence à la gestion des produits chimiques dangereux dans
le secteur de la santé.
Vendredi, les délégués ont adopté la
décision contenue dans le résumé du Rapport Final (16w).
La Décision Finale: La décision
exhorte l'OIT, l'OMS et la FAO à renforcer la collaboration
dans le domaine de la sécurité professionnelle, et les
participants prenant part au Forum, à entreprendre des actions
dans les domaines du programme A (évaluation des risques
chimiques); B (harmonisation de la classification et de
l'étiquetage), C (échange d'information), D (programmes de
réduction des risques) et E (renforcement des capacités). Les
Recommandations englobent:
-
La mise en place de mesures de suivi des
lieux de travail et de surveillance des travailleurs;
-
L'établissement des rôles et
responsabilités des employeurs, des employés et des
gouvernements, dans le rapport, l'enregistrement, la
collecte et l'évaluation des données émanant des lieux de
travail;
-
La fourniture d'une assistance pour la
mise en place du SHM sur les lieux de travail;
-
L'établissement, par les OIG, des moyens
nécessaires au développement et à la mise à jour des sources
d'information internationales axées sur les produits
chimiques sur les lieux de travail;
-
L'établissement de nouveaux mécanismes
pour l'expansion et la mise à jour des Conventions de l'OIT
relatives aux produits chimiques et leur rattachement à
d'autres actions; et
-
La mise en application des Directives de
l'OIT concernant les systèmes de sécurité et de santé
professionnelles, avec une attention particulière à la
question de la sécurité chimique.
ENGENDREMENT ET DISPONIBILITE DES DONNEES
CONCERNANT LES DANGERS POSES
Ce point de l'ordre du jour a été inclus en
réponse à la recommandation de Forum III appelant à
l'amélioration de l'harmonisation et de collaboration mondiale
dans le domaine de l'engendrement des données concernant les
dangers posés. Forum IV a procédé à l'examen de ce sujet, en
Plénière, le lundi, le jeudi et le vendredi, et dans un groupe
de travail spécial, le lundi et le mardi.
Lundi, le Vice-président Bengtsson a
présenté une proposition appelant à une Priorité d'action
additionnelle, et à un ensemble de propositions en faveur des
actions concrètes figurant dans les documents de décision et
d'information consacrés au thème de l'Engendrement et de la
disponibilité des données concernant les dangers posés (09w et
Annexe 09w). La CE a mis en exergue sa nouvelle réglementation
applicable à l'Enregistrement, l'évaluation et l'autorisation
des produits chimiques (EEAPC). Le Groupe africain a souligné
l'importance des documents des données ayant trait à la
sécurité, renfermant l'information concernant le dépôt des
déchets dans des conditions sûres, et a suggéré que la mise à
disposition, par l'industrie, des données concernant les
dangers posés, devienne une obligation juridique. La Suède et
l'Allemagne ont requis l'élaboration d'un calendrier pour la
mise en application des actions proposées. L'OMS a proposé de
reconnaître les travaux pertinents de l'IPCS. L'OCDE a fait
part de sa volonté de travailler sur la question de
l'engendrement des données concernant les dangers posés. La
représentante du RIEP a fait part de ses réserves quant à
l'utilisation de la Liste de l'OCDE des données non-confidentielles
relatives aux produits chimiques, qui, a-t-elle affirmé,
n'établit pas un équilibre entre le droit de savoir du public
et les intérêts commerciaux. L'Argentine a souligné la
nécessité pour le site en ligne d'être gratuit et disponible
en plusieurs langues. Le PAN a identifié le besoin de mettre à
disposition l'information concernant les ingrédients actifs
des produits. Les délégués ont décidé d'établir un Groupe de
travail spécial sur ce thème.
Présidé par le Vice-président Bengtsson, le
Groupe de travail spécial s'est réuni le lundi et le mardi. Au
sujet de l'obligation juridique imposée à l'industrie de
soumettre des rapports axés sur les données concernant les
dangers posés, Bengtsson a expliqué que le document de
décision prévoit un éventail d'instruments et notamment des
interventions réglementaires. Mentionnant les coûts élevés de
l'opération, certains délégués ont fait objection à une
proposition appelant à traduire les bases de données de
l'Internet, mais ont été d'accord pour dire que le site
international doit être gratuit. Au sujet de l'équilibre entre
le droit de savoir et les intérêts commerciaux, un participant
a suggéré de recommander que des compléments d'information
puissent être accessibles "en fonction du besoin de protéger,
à la fois, le droit de savoir des communautés et la
revendication de l'industrie de protéger l'information
commerciale." D'autres ont déclaré que l'insertion d'une
référence à la validité des droits de confidentialité, serait
suffisante. Diverses propositions faites en Plénière ont été
intégrées dans le document du projet de décision.
Bengtsson a présenté le document révisé, à
la Plénière, jeudi, et le Forum a adopté la nouvelle Priorité
d'action, en Plénière, vendredi.
La Décision Finale: Contenue dans
le résumé exécutif du Rapport Final (16w), la Priorité
d'action dans le domaine de l'Engendrement et de la
disponibilité des données concernant les dangers posés,
stipule que pour tous les produits chimiques commercialisés,
les renseignements appropriés concernant les dangers qu'ils
posent, doivent être mis à disposition du public, et les
autres renseignements doivent être accessibles en fonction de
l'équilibre entre le droit de savoir du public et la nécessité
de protéger les données commerciales confidentielles.
La Priorité d'action encourage, par
ailleurs, les gouvernements à établir des priorités nationales
dans le domaine de l'engendrement de données concernant les
substances chimiques qui ne sont pas produites en grandes
quantités, et à utiliser des mesures appropriées visant à
promouvoir l'engendrement des données concernant les dangers
posés, en temps voulu.
Elle invite également l'OCDE à s'assurer,
d'ici Forum V de:
-
la mise en place du programme détaillé
nécessaire au site d'information international sur les
dangers posés;
-
l'accord sur les délais dans lesquels
l'industrie doit engendrer ou doit rendre accessibles les
données concernant les dangers posés par les substances
chimiques produites en grandes quantités;
-
l'établissement de lignes directrices
applicables, de manière générale, aux rôles respectifs des
diverses parties prenantes;
-
l'harmonisation des formats de
présentation des données concernant les dangers posés;
-
la formulation de recommandations pour
des approches étagées dans l'affichage des données
concernant les substances chimiques qui ne sont pas
produites en grandes quantités; et
-
la détermination des approches
éventuelles susceptibles d'être adoptées pour le classement
prioritaire de ces substances chimiques.
La Priorité d'action invite aussi l'IPCS et
l'OCDE à harmoniser les terminologies devant être dans
l'évaluation des dangers et des risques posés, et encourage
l'utilisation de l'Internet, comme outil d'identification et
de divulgation des données concernant les dangers posés.
LES PESTICIDES A TOXICITE AIGUË – GESTION
ET REDUCTION DES RISQUES
Ce thème a été abordé en réponse à la
demande adressée au PCF, par Forum III, de fournir une
première contribution quant à l'étendue du problème des
pesticides à toxicité aiguë. Forum IV s'est penché sur ce
point de l'ordre du jour, en Plénière, le lundi, le jeudi et
le vendredi, et dans un Groupe de travail spécial, qui s'est
réuni lundi et mardi.
Dans le Groupe de travail spécial, les
délégués se sont accordés sur l'insertion d'une clause
suggérant que les gouvernements et les parties prenantes se
penchent sur "les questions de responsabilité et de
dédommagement." Les opinions ont toutefois divergé sur son
emplacement dans le texte. Les délégués ont décidé de renvoyer
cette décision à la Plénière.Le lundi, en Plénière, Cathleen
Barnes (Etats-Unis) a présenté le rapport intitulé 'Pesticides
à toxicité aiguë – Première contribution sur l'étendue du
problème et directives concernant la gestion de risques (10w).
Elle a décrit les principales recommandations du rapport,
appelant notamment: à l'interdiction de certains pesticides en
guise de mécanisme d'atténuation des risques; à l'expansion de
la recherche sur les alternatives plus sûres; et à
l'amélioration de l'information, des soumissions de rapports
et des systèmes sanitaires. Le Groupe des pays d'Amérique
Latine et des Caraïbes (GRULAC) a encouragé l'imposition d'une
interdiction sur l'utilisation des pesticides extrêmement
dangereux. Le Groupe des pays d'Asie et du Pacifique a proposé
le soutien des méthodes non-chimiques de contrôle des
nuisibles et le traitement des stocks disponibles. Le Groupe
des pays de la CEE a évoqué le problème du sous-signalement
des cas d'empoisonnements dus aux pesticides. L'OMS, le Brésil
et le PAN ont déclaré que le sous-signalement ne doit pas
servir à sous-estimer le problème des empoisonnements aigus.
Affirmant que CropLife International (CI) a sous-signalé les
cas d'empoisonnement en Thaïlande à travers une mauvaise
interprétation des données, le délégué thaïlandais a remis en
question la crédibilité scientifique de CI.
Jeudi, Barnes a présenté le projet de texte
révisé à la Plénière. Au sujet de l'interdiction ou de la
restriction de la disponibilité des pesticides, CI a proposé
de scinder la clause en deux, arguant que cela permettrait:
d'une part, l'application d'une approche de précaution, à
travers laquelle la restriction de la disponibilité des
pesticides se ferait en fonction des dangers posés, et d'autre
part, l'imposition d'une interdiction sur les pesticides
signalés comme étant à l'origine d'incidents d'empoisonnement
prouvés. L'Australie a fait part de ses réserves concernant le
risque de voir l'exigence de preuves démontrant le lien avec
les cas d'empoisonnement signalés, venir restreindre l'action
gouvernementale. La CE, le Brésil, la Thaïlande, le PAN, la
FAO et d'autres intervenants ont souligné que CI avait accepté
le libellé durant les discussions du Groupe de travail, et ont
fait objection aux amendements proposés.
Au sujet de la responsabilité et du
dédommagement, la CE, appuyée par la Suède, le RIEP et
l'Ouganda, a indiqué que les références à ces deux sujets sont
utiles et qu'elles doivent être maintenues dans le document.
Le Kenya a proposé de mentionner les travailleurs du secteur
industriel et du secteur informel de la production des
pesticides. Madagascar a proposé d'améliorer la prise de
conscience du public sur les risques posés par la
réutilisation des containers de pesticides. La Fédération de
Russie, appuyée par la Suisse, a suggéré une large
interprétation du concept des pesticides à toxicité aiguë. Le
texte a été approuvé avec la référence à la responsabilité et
au dédommagement.
Vendredi, la Plénière a adopté la décision
révisée contenue dans le Résumé du Rapport Final (16w).
La Décision Finale: La décision
recommande que les gouvernements prennent diverses mesures
pour la réduction des incidents d'empoisonnement par
pesticides, incluant des mesures politiques, réglementaires et
de communication. Les mesures politiques recommandées
englobent:
-
la mise en application des accords
pertinents;
-
l'octroi d'une priorité à la gestion des
nuisibles dans les stratégies de développement nationales;
et
-
la prise des décisions nationales
concernant les pesticides sur la base des risques
intrinsèques qu'ils posent, de l'exposition locale anticipée
et des conditions d'utilisation.
Les mesures réglementaires englobent:
-
la promotion de la gestion intégrée des
nuisibles et de la recherche sur les alternatives;
-
l'octroi d'une priorité à l'utilisation
de formules pesticide adaptées aux conditions d'utilisation;
-
la substitution des pesticides à toxicité
aiguë par des alternatives plus sûres;
-
la garantie d'un étiquetage, équipement
d'application et d'un packaging appropriés;
-
l'encouragement de l'intendance de
l'industrie;
-
l'établissement ou l'amélioration des
systèmes nationaux de surveillance et d'information sur les
cas d'empoisonnements;
-
l'évitement de l'accumulation de stocks
de pesticides périmés; et
-
l'interdiction ou la restriction de la
disponibilité des pesticides à toxicité aiguë et/ou des
pesticides associés à de graves incidents d'empoisonnement.
Les mesures de communication englobent:
l'amélioration de l'accès à l'information concernant les
pesticides et les alternatives plus sûres; l'amélioration du
travail de conscientisation, d'éducation et de formation
appropriées au profit du public et de la communauté des
usagers; et l'évaluation de l'efficacité des programmes
actuels de réduction des risques liés aux pesticides et des
méthodes alternatives de contrôle des nuisibles.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES
Les délégués ont examiné puis adopté les
décisions concernant les deux sujets constituant ce point de
l'ordre du jour: l'aide en faveur du renforcement des
capacités; et le traitement du fossé grandissant entre les
pays dans le domaine de la poursuite de politiques de sécurité
chimique.
L'AIDE EN FAVEUR DU RENFORCEMENT DES
CAPACITES: Ce sujet a été examiné en réponse à la
recommandation de Forum III appelant le PCF à procéder à
l'évaluation de l'aide accordée aux pays pour le soutien du
renforcement des capacités. Forum IV a abordé ce sujet, en
Plénière, le lundi, le jeudi et le vendredi.
Le lundi, Matthias Kern (Allemagne) a
présenté le document intitulé 'Réseau d'échange d'information
sur le renforcement des capacités dans le domaine de la
gestion rationnelle des produits chimiques (INFOCAP) – Rapport
à l'adresse de Forum IV (3 INF). Kern a décrit les étapes
suivantes identifiées dans le rapport, y compris le besoin
d'améliorer le travail de conscientisation et de faciliter la
participation, de réviser la stratégie promotionnelle et de
mettre en place des sites électroniques français et espagnol.
La Thaïlande a proposé l'inclusion des profils nationaux dans
le site d'INFOCAP.
Intervenant au nom de Roy Hickman,
Président du Groupe de travail du PCF sur l'aide en faveur du
renforcement des capacités, Kern a présenté, lundi, à la
Plénière, le document de la décision portant sur le Rapport
concernant l'aide en faveur du renforcement des capacités,
établi pour Forum IV (11w). Le GRULAC et le Groupe
Asie-Pacifique ont souligné l'importance de l'élaboration de
profils chimiques nationaux en guise de plate-forme d'action.
Plusieurs pays ont encouragé l'intégration de la sécurité
chimique dans les stratégies de réduction de la pauvreté, et
la Suède a souligné l'importance de la propriété des projets.
La liste révisée des recommandations devant
être incluses dans le Rapport Final (16w) a été débattue en
Plénière, jeudi matin. La Chine a mis en relief la valeur de
la coopération bilatérale dans le domaine du renforcement des
capacités et le Kenya a souligné le besoin d'encourager l'OIT
à élaborer des mécanismes de dédommagement des travailleurs
qui ont subi un empoisonnement chimique. Le texte amendé,
inclus dans le Résumé exécutif et dans l'annexe du Rapport
Final (16w), a été approuvé, en Plénière, le vendredi.
La Décision Finale: Les
recommandations figurant dans le Résumé exécutif invite le
secteur privé et la société civile à participer dans les
efforts et encouragent: la reconnaissance de l'importance de
la gestion rationnelle des produits chimiques dans les
programmes d'éradication de la pauvreté; la promotion du
dialogue avec les institutions internationales d'aide au
développement; et l'intégration des questions chimiques dans
toutes les activités pertinentes.
L'annexe consacrée à la question de l'aide
en faveur du renforcement des capacités conseille les
participants aux travaux du FISC: de s'assurer de l'existence
de capacités adéquates pour la gestion rationnelle des
produits chimiques; de la divulgation des cas de réussite en
matière de gestion rationnelle des produits chimiques; et
l'intégration de la gestion des produits chimiques dans les
autres programmes de gestion environnementale. Elle conseille
aux pays et aux parties prenantes de tirer plein avantage des
opportunités de financement disponibles; de renforcer les
efforts bilatéraux dans le domaine du renforcement des
capacités; d'appliquer une approche impliquant l'ensemble des
parties prenantes; et d'envisager la définition des mécanismes
de financement. L'annexe conseille à l'IOMC et à d'autres OI:
d'utiliser la dynamique des accords environnementaux
multilatéraux (AEM) ayant trait aux produits chimiques; de
mettre en place des centres de formation et d'appliquer les
directives de l'OIT concernant le dédommagement des cas
d'empoisonnement, au profit des travailleurs; et de renforcer
l'intégration du développement durable et des questions
chimiques dans toutes les activités pertinentes. L'annexe
recommande en outre que la Commission de l'OCDE sur l'aide au
développement (CAD) intègre l'ensemble des accords liés à la
sécurité chimique dans l'édition 2002 des Lignes directrices
du CAD concernant l'Intégration des Conventions de Rio dans la
Coopération pour le Développement, d'ici 2004.
TRAITEMENT DE L'ECART GRANDISSANT ENTRE LES
PAYS DANS LA POURSUITE DE POLITIQUES DE SECURITE CHIMIQUE:
Ce sujet a été examiné en réponse à la proposition avancée par
l'Iran à la 44ème réunion du PCF et appelant au
traitement du fossé grandissant entre les pays dans la mise en
application des politiques de sécurité chimique. Les délégués
ont débattu de ce sujet, en Plénière, le lundi, le jeudi et le
vendredi, et dans le Groupe de travail spécial qui s'est réuni
lundi.
Au cours de la Plénière, lundi, Rashid
Bayat Mokhtari (Iran) a présenté le document intitulé 'Traitement
de l'écart grandissant entre les pays dans la poursuite des
politiques de sécurité chimique (12w), mettant en relief les
obstacles auxquels se trouvent confrontés plusieurs pays en
développement dans le domaine de la réalisation des exigences
de la sécurité chimique. Il a souligné la nécessité d'établir
un équilibre entre la poursuite de l'élaboration des
politiques et l'aide au pays qui ont un certain retard dans ce
domaine. Il a proposé que Forum IV demande au PCF d'établir un
Groupe d'experts spécial pour la promotion des manières
systématiques de renforcer la gestion rationnelle des produits
chimiques dans les pays confrontés à des difficultés dans la
mise en œuvre.
Lundi soir, le Groupe de travail spécial,
présidé par Mokhtari, a débattu de la proposition d'établir un
Groupe d'expert spécial, y compris des éléments éventuels du
système de renforcement de la gestion des produits chimiques
dans les pays ayant exprimé un tel besoin. Les participants au
Groupe de travail ont débattu du rôle du PCF dans
l'établissement du Groupe d'experts spécial, de l'évaluation
de la mise en œuvre du system, de l'encouragement des pays
donateurs à fournir des fonds, et de la soumission d'un
rapport à Forum V.
Jeudi matin, la proposition révisée a été
examinée par la Plénière. Mokhtari a mis en relief les
amendements introduits dans le texte. Ces amendements:
élaborent sur le rôle du Groupe d'experts spécial; place un
accent sur le processus d'élaboration des profils nationaux;
et renforce le rôle de suivi du PCF. Au sujet des activités du
Groupe d'experts proposé, Mokhtari a indiqué que le Groupe ne
serait pas chargé de créer quelque nouveau système, mais de
fournir des conseils aux pays qui ont des problèmes avec la
mise en application des accords chimiques existants. Vendredi
matin, la décision contenue dans le Résumé exécutif du Rapport
Final (16w), a été approuvée, moyennant un amendement mineur.
La Décision Finale: Le texte final
identifie la nécessité de réduire les grands écarts qui
existent entre les pays industrialisés et les pays en
développement quant à la capacité des uns et des autres de
poursuivre des politiques de sécurité chimique. Il explique
que le Forum établira un Groupe d'experts spécial, incluant
les observateurs intéressés, pour proposer une manière
systématique de renforcer la gestion rationnelle des produits
chimiques dans les pays ayant exprimé un besoin dans ce sens.
La décision requiert du PCF de décider des modalités du Groupe.
Elle charge le Groupe de proposer un
système permettant aux gouvernements de faire appel à
l'expertise disponible. Elle propose des éléments éventuels
pour ce système, notamment:
-
dresser la liste des pays confrontés à de
grandes difficultés dans la mise en œuvre des politiques de
sécurité chimique;
-
faire le point des capacités disponibles,
telles qu'identifiées, par exemple, à travers le Processus
d'élaboration des profils nationaux, et les demandes
formulées par les pays cherchant un soutien;
-
élaborer une étude indicative des
circonstances et des difficultés auxquelles se trouvent
confrontés les pays en développement et les pays en en
transition économique, dans la mise en œuvre des politiques
de sécurité chimique;
-
faciliter les visites aux pays; et
-
présenter aux gouvernement et/ou
organisations de l'IOMC, qui ont font la demande, des
recommandations concernant les actions à entreprendre en
matière de sécurité chimique.
Le texte indique que les pays sollicitant
une aide, les pays de l'OCDE, les ONG, diverses institutions,
et d'autres participants du FISC, notamment les organisations
de l'IOMC, devraient accorder une priorité à cet engagement et
à la mobilisation des ressources financières et de
l'assistance technique. Il demande au PCF de procéder à une
évaluation de la mise en application du système, au cours de
ses sessions régulières et de soumettre un rapport à Forum V.
SYSTEME HARMONISE MONDIAL DE CLASSIFICATION
ET ETIQUETAGE DES PRODUITS CHIMIQUES
Ce sujet a été d'abord abordé dans un
atelier-dîner organisé le dimanche autour des opportunités
offertes et des défis posés dans la mise en œuvre du SHM. Un
projet de Plan d'action relatif au SHM a été présenté à la
Plénière, mardi, et un groupe de travail informel, présidé par
Kim Headrick (Canada), s'est réuni dans le courant de la
semaine, pour traiter des révisions devant être apportées au
document.
Jeudi, les délégués ont examiné le projet
révisé en Plénière. Plusieurs délégués ont exprimé leur
soutien en faveur du projet de Plan d'action, bien que nombre
d'entre eux ont également fait part de leur réserves
concernant l'horizon 2008 et la période de transition fixée
pour la mise en œuvre globale. L'Allemagne et la Suisse ont
souligné leur soutien en faveur des activités de renforcement
des capacités prévues à cette fin. Le délégué de Trinidad et
Tobago a souhaité en savoir davantage sur la manière dont le
SHM traitera la question de confidentialité. La Thaïlande a
appelé à l'organisation davantage d'ateliers régionaux et de
projets pilotes, et la Chine a proposé la création d'une
banque de données, pour permettre un accès rapide à
l'information.
Vendredi, le Secrétariat a présenté le Plan
d'action relatif au SHM, signalant qu'il est attaché, à titre
d'annexe, au Rapport Final. Les délégués ont décidé que le
texte doit être contenu dans le Résumé exécutif du Rapport
Final (16w).
La Décision Finale: La décision
comprend une partie sous forme de préambule et une partie
opérationnelle. La partie consacrée au préambule, entre autres:
-
réaffirme la recommandation du SMDD
appelant à encourager tous les pays à mettre en œuvre du SHM
dans les meilleurs délais possibles, de manière à ce que le
système puisse être entièrement opérationnel en 2008;
-
note l'importance de réduire au minimum
la période de transition de la mise en application globale;
-
accueille favorablement le plan de
travail –cadre du Partenariat du SMDD pour le SHM;
-
souligne que la mise en œuvre du SHM est
devenue une haute priorité pour le renforcement des
capacités dans les pays en développement et dans les PTE; et
-
encourage les pays en développement à
intégrer la gestion chimique dans les programmes nationaux
de réduction de la pauvreté et dans les stratégies
nationales de développement durable.
La partie opérationnelle de la décision,
entre autres:
-
invite l'UNITAR et l'OIT à élaborer un
fichier d'experts du SHM, avant fin 2004;
-
encourage le Partenariat du SMDD pour le
SHM, à viser des objectifs précis dans le renforcement des
capacités en matière d'élaboration des matériaux de
conscientisation en faveur du SHM, et le renforcement des
capacités nationales et régionales en matière de SHM; et
-
invite le PCF à soumettre un rapport sur
les progrès accomplis, à Forum V.
PREVENTION DU TRANSPORT ILLICITE
INTERNATIONAL DES PRODUITS TOXIQUES ET DANGEREUX
Ce sujet a été d'abord abordé, dimanche, en
Plénière, au cours de l'examen de l'ordre du jour provisoire,
lorsque le Nigeria, au nom du Groupe africain, avec la
Thaïlande, le Bangladesh, plusieurs pays d'Amérique Latine et
le RIEP, a appelé Forum IV à se pencher sur le problème du
transport illicite. Le sujet a été ensuite débattu dans un
Groupe de travail spécial qui s'est réuni mercredi, et
considéré en Plénière, le jeudi et le vendredi.
Mercredi, un Groupe de travail spécial,
présidé par Abiola Olanipekun (Nigeria), a examiné un projet
de résolution sur le transport illicite avancé par le Groupe
régional africain et le GRULAC. Quelques délégués ont fait
état de la lente progression enregistrée dans le domaine de la
mise en œuvre des recommandations pertinentes de Forum III, et
ont suggéré que c'était au PCF de traiter de ce problème. Des
délégués de pays en développement ont appelé à la
détermination des raisons de cette lenteur, d'autres ont
plaidé pour une focalisation sur la voie à venir. Faisant
référence au rapport du PNUE sur la situation actuelle
concernant ce sujet (9 INF), le PNUE a qualifié le manque de
volonté politique de principale raison de la lenteur des
progrès. Les délégués ont également débattu du point de savoir
si, oui ou non, la convocation d'un groupe de travail, par le
PNUE doit être "assujettie à la disponibilité des ressources
," et ont examiné le besoin de prendre des mesures et de
procéder à une évaluation des capacités et des activités à
l'échelon national, l'un des participants suggérant la
conduite d'études pilotes à cette fin.
Jeudi, Olanipekun a présenté le projet de
résolution révisé, à la Plénière. Le Sénégal a noté que la
prévention du transport illicite dépend de la disponibilité
des ressources. La Suisse et le Zimbabwe ont proposé de
souligner l'importance des travaux de l'Organisation Douanière
Mondiale sur cette question. La Thaïlande a déclaré que les
pays membres devraient soutenir de manière active les
recommandations du Forum au sein des organes de gouvernance de
l'IOMC.
Vendredi en Plénière, les délégués ont
décidé de réitérer l'urgence qu'il y a, conformément aux
recommandations de Forum III, à prendre des mesures à
l'échelon national. La résolution a été adoptée avec cet
amendement.
La Résolution Finale: Dans sa
résolution, contenue dans le Résumé exécutif du Rapport Final
(16w), le FISC:
-
invite le PNUE à prendre la première
place dans l'initiation des actions requises à Forum III;
-
appelle les gouvernements et les
organisations à fournir des ressources financières et
techniques;
-
invite les organes de gouvernance de
l'IOMC, en particulier le CA du PNUE, à considérer
l'adoption d'une décision portant sur la prévention du
transport illicite international; et
-
demande au PNUE, au nom de l'IOMC, de
présenter à Forum V, un rapport sur la mise en œuvre de
cette décision.
L'ASIGC
Ce sujet a été examiné en réponse aux
décisions SS.VII/3 et 22/4 IV du CA du PNUE. Les délégués ont
examiné, en Plénière, tout le long de la semaine, la
contribution du Forum au PrepCom1 de l'ASIGC. Le rapport final
a été adopté le vendredi après-midi.
Le lundi matin, William Sanders (Etats-Unis)
a présenté le document 'ASIGC Forum IV Premières Réflexions
sur les Lacunes dans la Déclaration de Bahia et les Priorités
d'action après 2000 (13w), expliquant que son objectif
consiste à stimuler le débat autour de la détermination des
lacunes dans les politiques appliquées dans la gestion des
produits chimiques et dans leur mise en œuvre. Les délégués
ont évoqué: l'importance, au plan national, de la coordination
inter-agences dans le domaine de la gestion des produits
chimiques; le besoin d'envisager des mécanismes de financement
et de transfert des technologies pour la mise en application
des accords pertinents; et le rôle potentiel de l'ASIGC dans
la mobilisation des ressources et dans la coordination des
activités régionales. Mettant en relief l'objectif approuvé au
SMDD et consistant à parvenir, d'ici 2020, à des modes
d'utilisation et de production des produits chimiques qui
minimisent les effets défavorables à la santé humaine et à
l'environnement, le RIEP a recommandé que les gouvernements
utilisent l'ASIGC comme outil pour atteindre cet objectif.
Mardi matin, les Groupes régionaux ont
présenté leurs contributions. Le GEOA a recommandé de débattre,
à PrepCom1 de l' ASIGC, de la gouvernance et des priorités à
arrêter. La CEE a recommandé que l'ASIGC traite la question du
cycle de vie des produits chimiques, de préférence à travers
un instrument juridiquement contraignant, et de renforcer
l'échange d'information sur les risques posés par les produits
chimiques tout le long de leur cycle de vie. GRULAC a souligné
la nécessité: de synergies entre les conventions chimiques; de
l'application du principe de précaution; et de mesures visant
à traiter du transport illicite des produits chimiques. La
représentante a encouragé l'accroissement de l'assistance
financière et technique et l'élaboration des profils nationaux
et des priorités nationales. Le Groupe africain a appelé: à
l'élargissement de la portée de la portée de l'assistance
financière et du transfert des technologies; à la mise au
point de technologies propres; à la responsabilité des
entreprises; et à l'application du principe de précaution et
du principe pollueurs-payeurs. Le porte-parole a également
recommandé la mise en place d'un cadre juridique pour le
traitement du transport illicite. Le Groupe Asie et Pacifique
a suggéré que l'ASIGC traite du besoin de prévenir la
migration des industries polluantes vers les pays en
développement, et a recommandé la mise en place de mesures de
prévention et de mécanismes de régulation.
Au sujet des voies et moyens d'améliorer
l'aide, le Sénégal a réitéré l'importance de la formation et,
avec le Mexique, a recommandé l'évaluation des efforts fournis
actuellement dans le cadre de l'aide. Le Conseil International
des Associations Chimiques (CIAC) a plaidé pour l'élaboration
d'indicateurs pour la mesure de la réussite. L'Australie a
recommandé l'exploration des potentialités de financement du
FEM. Au sujet des stratégies de gestion des produits chimiques,
la République dominicaine a appelé à des changements dans les
pratiques de production et, avec le PAN, a plaidé pour la
fourniture des données concernant la toxicité des produits.
Madagascar a proposé de définir des critères mondiaux pour la
sélection des pays nécessitant une aide financière. La
Jamaïque a suggéré de rattacher l'une à l'autre, la sécurité
alimentaire et la gestion chimique. Les commentaires des
délégués ont été intégrés dans le document de compilation.
Mardi après-midi, les délégués ont abordé la question des
lacunes constatées dans la Déclaration de Bahia et dans les
Priorités d'action du FISC pour l'après 2000. La Suède,
appuyée par plusieurs pays, a encouragé l'intégration de la
gestion des produits chimiques dans les objectifs de
développement et de réduction de la pauvreté. Mettant en
relief l'approche basée sur le cycle de vie, le RIEP et
d'autres ont souligné l'impératif de traiter le problème des
déchets. Le Sénégal a encouragé le renforcement des capacités
en matière de réactivité aux situations d'urgence chimique. Le
Mexique, le Kenya et d'autres pays ont appelé à la
considération des synergies entre les conventions sur les
produits chimiques. La République tchèque a plaidé pour la
mise en place de mécanismes pour la suppression graduelle de
la majeure partie des produits chimiques. La Norvège, appuyée
par la Suisse, a appelé à l'insertion de références à
l'implication des diverses parties prenantes, à l'approche de
précaution, à la substitution des produits chimiques, et à la
responsabilité des entreprises. La Thaïlande a suggéré de
traiter les questions de l'aide financière et technique, et de
l'harmonisation des classifications et des étiquetages des
produits chimiques. Iran a proposé de se pencher sur les
questions de la mise en place d'un mécanisme mondial pour la
réponse aux catastrophes chimiques, de la migration des
industries polluantes vers les pays en développement, et des
dangers chimiques découlant des guerres. L'Argentine a noté
que l'ASIGC doit s'appuyer sur les mécanismes disponibles pour
la réalisation de la sécurité chimique. Le Conseil
international des Activités Minières et des Métaux a souligné
la nécessité de considérer les avantages des produits
chimiques.
Le jeudi après-midi, Sanders a introduit le
Rapport révisé de Forum IV destiné à la PrepCom1 de l'ASIGC
(13w revised), et a souligné, de nouveau, que le rapport
révisé ou "Début de réflexion," n'est pas un texte négocié
mais un document de compilation englobant les points de vue
exprimés en Plénière, le jeudi.
Au sujet du "besoin de traiter les lacunes
actuelles de la mise en œuvre, au lieu d'ajouter d'autres
priorités à la liste existante," le RIEP et d'autres ont posé
la question de savoir si un simple traitement des lacunes sera
suffisant pour la réalisation de l'objectif 2020 du SMDD. La
Norvège a souligné la nécessité de traiter les lacunes en
matière d'intégration et de coordination politique et, appuyée
par d'autres pays, a mis en relief le besoin de considérer de
nouvelles priorités et de fixer des calendriers précis pour la
réalisation des objectifs, y compris l'objectif 2020 du SMDD.
Le WWF a souligné que le principe de précaution est la pierre
angulaire de la gestion des produits chimiques, et le Japon a
recommandé de souligner l'importance d'une approche fondée sur
la science. Le CIAC a suggéré de recommander aux gouvernements
de promouvoir les recommandations du FISC au sein des
différents organes pertinents de l'IOMC. Le PNUE a suggéré de
souligner l'importance de l'amélioration de la coordination à
l'échelon national.
Au sujet des lacunes dans le renforcement
des approches intégrées, le RIEP a fait état de l'absence d'un
cadre global pour les mesures de prévention et a appelé à une
articulation plus claire du principe de précaution. Au sujet
de l'établissement du programme de réduction des risques, le
Zimbabwe a suggéré une référence aux praticiens de la santé
publique et des programmes de gestion vectorielle intégrée. Au
sujet de l'évaluation des dangers et des risques, la Norvège a
identifié la nécessité de mener des investigations sur les
risques posés par les produits chimiques persistants et bio-cumulatifs
qui ne sont pas couverts par la Convention de Stockholm.
Le Kenya a recommandé de mettre en exergue
le rôle du journalisme responsable et des groupes de pression
dans l'échange d'informations. La Fédération de Russie a
appelé à une focalisation sur d'autres groupes de produits
chimiques, outre ceux des produits chimiques rencontrés sur
les produits chimiques, et sur les risques chimiques posés à
l'environnement. L'OMS a suggéré de souligner le besoin
d'établir et de renforcer les centres anti-poisons. La Suisse
et d'autres ont suggéré de supprimer le libellé consacré à la
question des métaux lourds dans les instruments politiques
disponibles, arguant que la formulation est trop limitée et
que de nouveaux instruments pourraient être nécessaires dans
le futur. Outre les métaux lourds, le Danemark, appuyé par la
Suisse et d'autres, a déclaré qu'une attention doit être
accordée aux substance perturbatrices de l'endocrine et aux
substances cancérigènes, mutagènes, repro-toxiques,
persistantes, bio-cumulatives et toxiques. La Norvège a
suggéré l'insertion d'une référence aux principes que la
responsabilité des entreprises, de l'implication des diverses
parties prenantes et de la substitution des substances
dangereuses par des alternatives posant moins de risques.
Le vendredi matin et après-midi, la
Plénière a planché sur le texte révisé du Rapport de Forum IV
destiné à la PrepCom1 de l' ASIGC. L'Allemagne, appuyé par le
Nigeria, l'Australie, la Suède, la Norvège et le CIAC, ont
encouragé l'attraction de davantage d'attention sur les
décisions de Forum IV, et notamment sur la décision concernant
le transport illicite. Le WWF, appuyé par le Danemark, la
Finlande, l'Australie et la Suède, a recommandé de maintenir
un équilibre entre le traitement des lacunes de la mise en
œuvre et l'adjonction de nouvelles priorités à la liste
actuelle. Le Danemark, appuyé par la Finlande, la Suède,
l'Autriche et l'Espagne, a encouragé les gouvernements à
identifier leurs priorités dans la gestion des cancérogènes,
mutagènes et des toxines reproductives, outre les
perturbateurs de l'endocrine, les métaux lourds, et les
produits chimiques persistants, bio-cumulatifs et toxiques.
L'Egypte a réitéré la nécessité de traiter du transport
illicite des substances, des produits et des déchets dangereux.
Au sujet du besoin d'établir un équilibre entre élaborer de
nouvelles politiques et aider les pays qui traînent derrière,
à rattraper ceux qui sont devant, le RIEP, appuyé par
l'Australie, l'Iran et d'autres, a suggéré de préciser dans le
texte que cette opinion est largement partagée. La Suède,
appuyée par la Norvège, la Suisse et le RIEP, a déclaré que
l'analyse du rapport coûts-bénéfices doit rendre compte des
déficits ainsi que des avantages sociétaux tirés de
l'utilisation des produits chimiques.
Au sujet des lacunes dans la prise de
mesures préventives efficaces en matière de santé, la Slovénie,
appuyée par le RIEP, et contrée par l'Australie et le Japon, a
appelé à l'insertion d'une référence au principe de précaution.
Les délégués ont adopté le Rapport révisé de Forum IV destiné
à la PrepCom1 de l'ASIGC (13w Revision 3), moyennant de
nombreux amendements.
Le Texte Final: Le Rapport contient
une préface, un résumé et des chapitres portant sur: le rôle
central des produits chimiques dans le monde moderne; la
gestion des cycles de vie des produits chimiques depuis le
Plan d'action 21; les nouveaux défis et les défis permanent;
les régimes de gestion des produits chimiques; les lacunes
dans la gestion des cycles de vie des produits chimiques; les
ressources pour le renforcement et la mise en œuvre des
capacités; et l'accroissement de la coordination et des
liaisons. Il contient également un aperçu général sur les
principaux points de discussion soulevés à Forum IV, et une
annexe qui renferme des tableaux identifiant les principaux
thèmes de la Déclaration de Bahia et des Priorités d'Action
de l'Après 2000.
Le résumé précise que le Rapport est une
compilation des sujets abordés et non un document négocié. Il
stipule que la nécessité, pour les pays en développement de "rattraper"
les nations industrialisées dans le domaine de la gestion des
produits chimiques, est fondamentale, et que le moment est
venu pour l'établissement d'un équilibre entre le besoin
d'élaborer de nouvelles politiques et celui d'aider les pays
qui traînent derrière, à rattraper ceux qui sont devant. Il
reconnaît que certains pays ont souligné qu'une préférence
doit être accordée plutôt au traitement des lacunes dans la
mise en œuvre des priorités actuelles, qu'à l'adjonction de
nouvelles priorités à la liste disponible, et que d'autres
pays ont souligné la nécessité de considérer de nouvelles
priorités et d'un nouveau calendrier pour la réalisation des
objectifs existants, tels que l'objectif 2020 du SMDD. Le
Rapport note que quelques délégués ont souligné l'impératif
d'un changement fondamental dans la manière dont les produits
chimiques sont traités, et de repères pour la mesure des
progrès accomplis vers la réalisation de l'objectif 2020 du
SMDD.
Le Rapport contient un chapitre consacré au
Rôle Central des produits Chimiques dans le Monde Moderne, qui
stipule, entre autres, que face aux avantages offerts par les
produits, il y a les coûts non prévus.
Le chapitre consacré à la Gestion du Cycle
de Vie des Produits Chimiques, depuis le Plan d'Action 21,
stipule, entre autres, que la principale question posée à
toutes les nations est de s'assurer que les produits chimiques
soient produits, transportés, utilisés et mis en décharge,
dans un cadre de développement durable, tout le long de leur
cycle de vie.
Le chapitre consacré aux Défis Nouveaux et
permanents attire l'attention sur nombre de décisions de Forum
IV. Il comprend des sous-chapitres portant sur: la production
mondiale grandissante de substances chimiques; la part
grandissante du monde en développement dans la production et
la consommation de produits chimiques; et l'évolution de "l'assortiment"
des produits chimiques produits dans les pays en développement.
Le chapitre consacré aux Régimes de Gestion
des Produits Chimiques fait référence aux divers efforts
fournis à l'échelle internationale pour l'amélioration de la
gestion des produits chimiques.
Le Chapitre consacré aux Lacunes de la
Gestion du Cycle de Vie des Produits Chimiques, contient des
sous-chapitres portant sur: les lacunes communes aux pays
industrialisés et aux pays en développement; les lacunes des
pays en développement; les lacunes dans les instruments
juridiques internationaux et dans leur mise en application;
les lacunes au niveau des parties prenantes; et les obstacles
posés et les éléments favorables.
Le chapitre concernant les Ressources Pour
le Renforcement et la Mise en Œuvre des Capacités englobe des
sous-chapitres décrivant comment les sources de financement
actuelles relèvent largement des AEM, et comment un modèle de
ressource "rationnel" peut promouvoir des gains à large
spectre.
Le chapitre consacré à l'Accroissement de
la Coordination et des Liaisons, met en relief les
préoccupations des pays en développement concernant le nombre
des initiatives et des accords internationaux, et le fardeau
qui en découle, pesant sur les ressources humaines et
financières. Il stipule que la communauté internationale a
identifié la nécessité d'une coordination et de liens entre
les programmes de gestion des produits chimiques. Le Rapport
identifie la nécessité pour les gouvernements de transmettre
les recommandations du FISC aux organisations membres du
conseil d'aministration de l'IOMC pour une mise en application
efficace.
PLENIERE DE CLOTURE
REVUE DES CONCLUSIONS ET DES
RECOMMANDATIONS, ET ADOPTION DU RAPPORT DE LA REUNION:
Vendredi matin, les délégués ont procédé à l'examen du Rapport
Final (16w) qui englobe un résumé exécutif comprenant une
introduction dont la rédaction n'est pas encore terminée, et
des décisions portant sur:
-
les enfants et la sécurité chimique;
-
la sécurité et la santé professionnelles;
-
l'engendrement et la mise à disposition
des données concernant les dangers posés;
-
les pesticides à toxicité aiguë;
-
le renforcement des capacités;
-
le Plan d'Action SHM; et
-
la prévention du transport international
illicite des produits toxiques et dangereux.
Le Rapport Final englobe également des
annexes renfermant: les rapports des Réunions du Groupe
Régionaux; les amendements introduits dans les Lignes
Directrices et les Procédures du FISC; les lignes directrices
et les critères régissant l'accueil des réunions du Forum; et
la Liste des Participants.
Les délégués ont discuté du rapport, dans
l'ordre des points inscrits à l'ordre du jour, et ont adopté
le rapport après s'être accordés sur chacune de ses parties.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU DU FISC ET
DES MEMBRES GOUVERNEMENTAUX DU PCF: Les nominations des
Vice-présidents et des membres du PCF issus de chacun des
Groupe Régionaux ont été annoncées et acceptées, vendredi
matin:
-
GEOA: Etats-Unis, Vice-président;
Australie, Canada et Allemagne, membres du PCF;
-
ECE: Fédération de Russie, Vice-président;
Slovénie et Kazakhstan, membres permanents du PCF, et
Croatie et Pologne membres alternants;
-
GRULAC: Chili, Vice-président; Suriname
et Costa Rica, membres permanents du PCF, et Cuba et Bolivie,
membres alternants;
-
Afrique: Tanzanie, Vice-président;
Zimbabwe et Guinée, membres permanents du PCF, et Maurice et
Mauritanie, membres alternants; et
-
Asie et Pacifique: Philippines, Vice-président;
Fiji et Iran membres du PCF, et Japon et Chine partageant le
statut de membre du PCF.
Le Forum a accepté la nomination, faite par
la Thaïlande, de Suwit Wibulpolprasert, prochain Président du
FISC.
REUNIONS FUTURES: Le Président
Cavalcanti a fait état d'un document de salle de conférence
consacré au sujet de la Conférence Internationale de l'ASIGC
concernant la Gestion des Produits Chimiques (CIGPC): Futures
Réunions du FISC et de l'ASIGC Meetings – Options pour les
Dates et Lieux, contenant les options offertes pour la tenue
de la CIGPC, et ses incidences sur le FISC et la date de Forum
V. les délégués ont décidé de convoquer Forum V dans le
courant du second semestre 2006, en Hongrie, l'Allemagne
exprimant un soutien fort en faveur de ce calendrier, et la
Suisse affirmant que le cycle triennal du FISC a prouvé son
efficacité et que la tenue de la Forum V en 2006 permettra la
réalisation de progrès substantiels dans les négociations de
l'ASIGC.
Cavalcanti a fait état d'une lettre émanant
du Directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, invitant le Forum
à considérer la tenue de la CIGPC en conjonction avec la
neuvième Session Extraordinaire du CA du PNUE/Forum
Ministériel Mondial, prévus début 2006. Cavalcanti a souligné
que la CIGPC devrait être programmée en fonction du besoin
d'une haute représentation de l'ensemble des parties prenantes.
Le Sénégal a offert d'accueillir Forum VI,
et a demandé à être soutenu dans cette initiative. Cavalcantia
fait l'éloge de cette proposition qu'il a qualifiée de signe
de confidence dans l'avenir du FISC.
LES DECLARATIONS DE CLOTURE: A la
clôture, plusieurs délégués ont remercié le Président et le
Secrétariat pour leur travail, et le pays hôte pour son
hospitalité. La Suisse a souligné le rôle du FISC dans la
réunion des parties prenantes et dans l'exposition des sujets
de préoccupation concernant la gestion rationnelle des
produits chimiques.
Le Président Cavalcanti a identifié l'ASIGC
et l'objectif 2020 du SMDD, comme étant les deux "mouvements"
importants pour la gestion internationale des produits
chimiques et a fait part de son espoir de voir le FISC y
apporter des contributions.
S'adressant à la Plénière en sa qualité de
nouveau Président du FISC, Suwit Wibulpolprasert a déclaré
qu'il ne sera pas non-partisan, et qu'il apportera son soutien
à ceux qui se soucient des bonnes conditions de l'utilisation
des produits chimiques et qui sont dans le forum avec une
bonne foi et un esprit de partenariat. Il a affirmé qu'il ne
soutiendra pas ceux qui trompent autrui pour leur propre
intérêt, et a signalé l'importance de l'intégration. Il a
souligné que le FISC ne dispose pas de l'influence financière
et des prérogatives dont disposent d'autres organisations,
mais qu'il dispose d'un pouvoir spirituel. Mettant en relief
la nécessité de stratégies appropriées pour le traitement du
problème de la sécurité chimique, il a souligné l'importance
de "l'engendrement des connaissances, du mouvement social et
des liens politiques," affirmant que le FISC est doté de ces
trois éléments.
Le Secrétaire exécutif du FISC, Judy
Storber et le Président du FISC, Cavalcanti, ont reçu des
marques d'appréciation. La Réunion a été clôturée à 14h50.
BREVE ANALYSE DE LA FISC-IV
SUR LA VOIE DU NIRVANA DE LA SECURITE
CHIMIQUE?
Forum IV vient à un moment où les nouveaux
défis présentés par le SMDD et les nouvelles opportunités
offertes par l'entrée en vigueur anticipée des Conventions de
Rotterdam et de Stockholm, encouragent beaucoup d'intervenants
à réfléchir sur la manière dont l'ordre du jour international
relatif aux produits chimiques, devrait être développé. Cette
analyse examine le point de savoir si Forum IV a démontré que
le FISC est bien placé pour répondre à ces nouveaux
développements. Elle considère les points forts et les points
faibles du Forum, ainsi que les facteurs susceptibles
d'affecter son rôle futur dans l'arène internationale.
LES POINTS FORTS: EMBRASSER LA DIVERSITE
Beaucoup estiment que le Forum tient une
place unique dans le régime international consacré aux
produits chimiques, en tant que forum global souple, capable,
à la fois, d'avancer des propositions politiques et d'y réagir.
Depuis la création du Forum, beaucoup affirment qu'il est en
mesure de fournir l'occasion de soumettre de nouvelles idées,
pour être débattues par l'ensemble des parties prenantes, y
compris les ONG et des agences donatrices, en leur qualité de
partenaires. Comme dans les Forums précédents, plusieurs
participants, dont certains ne disposent que d'une voix
limitée au sein des autres processus internationaux sur les
produits chimiques, ont réitéré leur appréciation au FISC,
pour l'occasion offerte aux parties prenantes d'exprimer leurs
positions et pour la prise en compte de ces dernières, à la
fois dans l'établissement de l'ordre du jour du FISC et dans
ses recommandations. Les ONG et les agences donatrices ont,
les unes comme les autres, indiqué que le Forum est unique
dans la mesure où il leur permet de communiquer directement
avec les experts des produits chimiques et les officiels
gouvernementaux, et de travailler sur la question de
l'intégration des produits chimiques dans l'agenda plus large
du développement durable.
L'ouverture du Forum aux idées innovantes
reste un point fort important, comme l'a prouvé l'adoption de
l'initiative iranienne concernant le traitement du fossé
grandissant entre les pays dans le domaine de la mise en œuvre
de politiques de sécurité chimique. Plusieurs délégués ont mis
en exergue la signification d'un leadership des pays
industrialisés, dans cette initiative. Beaucoup ont affirmé
que cette initiative indique que les pays en développement
sont optimistes quant à l'avenir du Forum et qu'ils sont en
train d'assumer la responsabilité de l'avancement de leurs
questions prioritaires. En outre, cette initiative capitalise
sur la capacité du Forum de développer les synergies,
d'identifier les lacunes et de prévenir la duplication des
efforts entre les accords existants.
Le Forum a, également, un rôle chapeautant
précieux, dans le placement des nouvelles questions
importantes à l'ordre du jour des produits chimiques. A titre
d'exemple, Forum IV a traité des thèmes de: la santé et la
sécurité professionnelles, les enfants et la sécurité chimique,
et l'élaboration du plan d'action du SHM. De même, le FISC a
produit au sujet des pesticides à toxicité aiguë, des
recommandations qui vont au-delà du système d'information
fourni par la Convention de Rotterdam, vers un régime de
gestion plus exhaustif de ce type de pesticides. Des activités
pareilles, ouvrent des voies pour l'élaboration d'accords sur
les produits chimiques, et établissent des orientations pour
le traitement de nouvelles substances chimiques dangereuses,
par delà le champ d'exercice des accords environnementaux
multilatéraux disponibles.
LES POINTS FAIBLES: LES LIMITES DE LA
REALITE MATERIELLE
En dépit de l'optimisme suscité par ces
développements, plusieurs délégués ont affirmé que pour être
efficace à l'avenir, le Forum doit prendre en considération,
non seulement, ses points forts, mais également ses limites
actuelles, en particulier, dans le domaine de la mise en œuvre
des aspects touchant au renforcement des capacités et au
financement. La lente progression sur la question du transport
illégal des produits chimiques, démontre la nécessité de
reconnaître que les recommandations du Forum, quand bien même
progressives et innovantes, ont besoin d'un soutien politique
fort de la part des gouvernements et des institutions, dotés
d'un pouvoir palpable en matière de mise en œuvre. Un certain
optimisme a été suscité par la décision de Forum III
concernant le traitement du problème du transport illégal des
substances toxiques et dangereuses – une initiative innovante
très utile. Mais l'absence de progrès au cours de la période
intersessions, a déçu de nombreux délégués de pays en
développement qui ont estimé que les pays industrialisés ont
des ressources qui leur permettent d'accorder une priorité à
leurs sujets de préoccupation, mais que les priorités des pays
en développement sont marginalisées.
Une autre question qui nécessite un
traitement, est celle de l'audience du Forum. Il est vrai que
le FISC a une audience de plus en plus importante et qu'il
continue à recevoir des éloges, pour son caractère
participatif, mais est tout aussi vrai que la diversité des
délégations peut être encore améliorée. Plusieurs délégations,
en particulier, de pays en développement, comportaient en
prédominance, des officiels issus de la santé et de
l'agriculture, et manquaient de l'appui des officiels de
l'environnement, qui sont plus actifs dans les conventions
internationales sur les substances chimiques et qui peuvent
apporter une contribution importante aux tentatives du Forum
de créer davantage de cohérence et de synergies. Les agences
donatrices pourraient, elles aussi, être plus actives dans les
Forums à venir, et l'appel lancé aux donateurs, de s'engager
dans les débats du Forum a été réitéré par de nombreux
délégués. Le Forum parviendra-t-il à traduire ses
recommandations en actes concrets? Cela va dépendre
principalement des activités de suivi entreprises, de
l'existence de partisans animés d'une volonté de faire avancer
certaines questions, et de la priorité qui sera accordée à ces
questions par les donateurs. Certains arguent que la déception
des pays en développement ne doit pas être dirigée contre le
Forum lui-même, d'autant plus qu'il ne dispose pas de pouvoir
d'exécution. En revanche, il est nécessaire d'accorder, à la
question du transport illégal, une place de premier rang dans
l'ordre du jour des organes dirigeants de l'IOMC, qui
disposent des ressources financières et techniques nécessaires,
pour l'entreprise d'une action sur ce sujet.
L'AVENIR DU FISC: SUR LA VOIE DU NIRVANA DE
LA SECURITE CHIMIQUE?
Au moment où certains succès du Forum, tels
que les avancées enregistrées dans les initiatives de
renforcement des capacités, laissent prévoir la possibilité
d'un rôle important pour le Forum, dans l'arène internationale
consacrée à la question des substances chimiques, beaucoup
commencent à penser que si le Forum, sous sa forme actuelle,
pouvait exercer une influence sur l'évolution du paysage
chimique, où la réponse aux objectifs du SMDD et de l'ASIGC
est un facteur important, cela risque d'affecter la pertinence
de processus internationaux comme le FISC.
Il est indiscutable que l'avenir du FISC va
être étroitement lié au processus de l'ASIGC. Certains ont
estimé que la tenue de discussions sur le rôle du Forum par
rapport à l'ASIGC, pourrait être prématurée, les débats menés
à Forum IV ont donné à voir qu'un réexamen du mandant et du
rôle du Forum, pourrait s'avérer nécessaire dans un futur
prévisible. Certaines idées allant dans ce sens, ont déjà été
exprimées à Forum IV, signalant qu'il y a divergence de vues
sur la direction que doit suivre le FISC dans le futur. D'un
côté, les parties prenantes, qui utilisent le FISC comme un
forum unique et où elles sont représentées plutôt en tant que
partenaires que de simples observateurs, souhaitent voir le
développement d'un rôle plus fort et plus institutionnel pour
le Forum. D'un autre côté, plusieurs délégués ont argué que
l'ouverture et la souplesse du FISC risquent d'être entamées
par une institutionnalisation du FISC, et ont mis en garde
contre la tentative de vouloir "réinventer la roue." Ils ont
fait remarquer que beaucoup d'institutions existent déjà, mais
que le Forum reste unique en raison de sa forme informelle.
Le Forum pourrait avoir besoin de procéder
à une réévaluation de son rôle dans le contexte plus large de
la mise en œuvre des objectifs du SMDD. L'un des facteurs
déterminants les plus importants, pour l'avenir du Forum,
pourrait bien être le point de savoir si, oui ou non, le Forum
peut prendre les devants dans le mouvement vers l'objectif
2020 du SMDD, consistant à parvenir à une utilisation et une
production des produits chimiques de manière menant à une
minoration des effets défavorables significatifs sur la santé
humaine et sur l'environnement. Mais les discussions de Forum
IV autour de l'objectif 2020 du SMDD ont été jugées, par
certains délégués, comme étant plutôt limitées. Beaucoup ont
estimé que les délibérations autour de la manière d'avancer
vers la concrétisation des objectifs du SMDD, en particulier,
ceux ayant trait à l'adoption d'une approche basée sur le
cycle de vie, dans la gestion des produits chimiques et au
besoin de traiter le problème de la gestion des déchets,
auraient du être beaucoup plus proéminents dans l'ordre du
jour du Forum IV. Certains ont présenté l'absence de partisans
de taille, en faveur de cette cause, comme étant la raison
pour laquelle la considération de la question de calendriers
précis pour l'objectif 2020 du SMDD, n'a pas eu de suite. En
réalité, la suggestion avancée par une ONG, d'examiner la
possibilité, pour le FISC, de prétendre à un rôle de suivi et
d'évaluation des progrès accomplis vers la concrétisation de
l'objectifs 2020 du SMDD, a été écartée, après avoir été jugée
trop ambitieuse et très éloignée du mandat du Forum.
Comme Forum III, il y a trois ans, Forum IV
a clôturé ses travaux sur une note relativement optimiste,
après avoir réalisé quelques avancées sur certaines questions
importantes, dont celles du SHM, du traitement du fossé
grandissant, et des pesticides à toxicité aiguë. Mais le
manque de ressources financières et la timidité du Forum dans
le traitement de certains développements qui suscitent un
grand intérêt, y compris les objectifs du SMDD ayant trait aux
produits chimiques, font que beaucoup en sont à se demander
comment le Forum garder ses chances face aux avancées
accomplies dans d'autres forums internationaux. Le fait que
certains délégués aient gardé leurs cartes sous la table quant
au rôle éventuel du FISC dans l'ASIGC a été jugé décevant par
quelques-uns, qui estiment que le Forum a raté l'occasion de
servir d'espace à un dialogue plus dynamique et plus ouvert
avec les diverses parties prenantes, autour de l'ASIGC.
Néanmoins, d'une manière générale, Forum IV a démontré que le
FISC n'a pas de rôle unique à jouer mais qu'il peut exercer un
pouvoir politique, et même "spirituel", dans l'avancement du
dialogue international sur la question chimique.
A SUIVRE D'ICI LA FISC V
PREPCOM1 DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR LA GESTION DES PRODUITS CHIMIQUES POUR L'ELABORATION D'UNE
APPROCHE STRATEGIQUE POUR LA GESTION INTERNATIONALE DES
PRODUITS CHIMIQUES (ASIGC): Cette réunion aura lieu du 9
au 13 novembre 2003, au CCNU de Bangkok, en Thaïlande. Pour
plus d'information, contacter: UNEP Chemicals Unit; tel:
+41-22-917-8200; fax: +41-22- 797-3460; e-mail:
strategy@chemicals.unep.ch; Internet:
http://www.chem.unep.ch/SAICM/.
24e REUNION ANNUELLE DE SETAC:
Cette réunion de la 'Society of Environmental Toxicology and
Chemistry' se déroulera du 9 au 13 novembre 2003, à Austin,
Texas, aux Etats-Unis. Elle aura lieu sous le thème "Science
sans Frontières." Pour de plus amples renseignements,
contacter: SETAC Office in North America; tel:
+1-850-469-1500; fax: +1-850-469-9778; e-mail:
setac@setac.org;
Internet:
http://www.setac.org/austinmain.html.
CNI-10 SUR LE PIC: La dixième session
du Comité de Négociation Intergouvernemental (CNI) d'un
instrument international juridiquement contraignant pour
l'application de la procédure du PIC à certains produits
chimiques dangereux et pesticides, dans le commerce
international, est prévue du 17 au 21 novembre 2003, à Genève,
en Suisse. Pour plus d'informations, contacter: Rotterdam
Convention Interim Secretariat, UNEP Chemicals Unit; tel:
+41-22-917-8183; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
pic@unep.ch; Internet:
http://www.pic.int/en/ViewPage.asp?id=337.
REUNION DU CONSEIL DU FEM: La réunion
du Conseil du FEM se tiendra du 19 au 21 novembre 2003, à
Washington, DC, aux Etats-Unis. Des consultations avec les ONG
précèderont la réunion du Conseil. Pour les détails, contacter:
GEF Secretariat; tel +1-202-473-0508; fax: +1-202-522-3240;
e-mail:
secretariatgef@worldbank.org; Internet:
http://www.gefweb.org.
REUNION DE L'UE SUR LA GESTION DURABLE DES
PRODUITS CHIMIQUES: Cette réunion se déroulera les 24 et
25 novembre 2003, à Bruxelles, en Belgique. Elle examinera les
effets des politiques chimiques de l'EEAPC. Pour de plus
amples informations, contacter: EU Conferences Ltd; tel:
+44-1873-830-724; fax: +44-1873-830-692; e-mail:
info@euconferences.com;
Internet:
http://www.euconferences.com/frachemical.htm.
DEUXIEME REUNION DU GROUPE D'EXPERTS DE LA
CONVENTION DE STOCKHOLM SUR LES MTD-MPE: La deuxième
réunion du Groupe d'Experts sur les Meilleurs Techniques
Disponibles (MTD) et les Meilleures Pratiques
Environnementales (MPE), est prévue du 8 au 12 décembre 2003,
au Chili. Pour plus de renseignements, contacter: Stockholm
Convention Interim Secretariat, UNEP Chemicals Unit; tel:
+41-22-917-8191; fax: +41-22-797-3460; e-mail:
ssc@chemicals.unep.ch;
Internet: http://www.pops.int.
TROISIEME SESSION DU GROUPE DE TRAVAIL DE
LA CONVENTION DE BALE: Cette réunion aura lieu du 26 au 30
avril 2004, à Genève, en Suisse. Pour d'autres informations,
contacter: Basel Convention Secretariat; tel: +41-22-917-8218;
fax: +41-22-797-3454; e-mail:
sbc@unep.ch; Internet:
http://www.basel.int.
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES (CdP7) DE LA CONVENTION DE BALE: La CdP-7 de Bâle
est provisoirement prévue du 25 au 29 octobre 2004, à Genève,
en Suisse. Pour les détails, contacter: Basel Convention
Secretariat; tel: +41-22-917-8218; fax: +41-22-797-3454;
e-mail: sbc@unep.ch;
Internet: http://www.basel.int.
HUITIEME SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION DU PNUE/CINQUIEME FORUM MINISTERIEL MONDIAL:
Cette session extraordinaire est prévue du 29 au 31 mars 2004,
à Séoul, en République de Corée. Pour plus d'information,
contacter: Beverly Miller, Secretary for UNEP Governing
Council; tel: +254-2-623431; fax: +254-2-623929; e-mail:
beverly.miller@unep.org;
Internet: http://www.unep.org.
29e SESSION DE LA REUNION MIXTE
DU GROUPE D'EXPERTS DE LA FAO SUR LES RESIDUS DE PESTICIDES
DANS L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT ET DU GROUPE D'EXPERTS
SUR LES PESTICIDES RESIDUELS: Convoqu�e par la FAO et
l'OMS, cette r�union est pr�vue en septembre 2004, � Gen�ve,
en Suisse. Pour plus de d�tails, contacter: Amelia Tejada, FAO;
tel: +39-6-5705-4010; fax: +39-6-5705-6347; e-mail:
amelia.tejada@fao.org;
Internet: http://www.fao.org/.
FORUM V DU FISC: Cette r�union est
pr�vue en 2006 en Hongrie. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Judy Stober, IFCS Executive Secretary; tel:
+41-22-791-3650; fax: +41-22-791-4875; e-mail:
ifcs@who.ch; Internet:
http://www.ifcs.ch. |