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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 86
Vendredi 7 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE L'IFCS IV:
MERCREDI 5 ET JEUDI 6 NOVEMBRE 2003
Le Groupe de travail spécial s'est réuni
mercredi 5 novembre, pour procéder à l'examen de la question
du trafic illégal. Le jeudi 6 novembre, le Forum s'est réuni
en plénière tout le long de la journée pour examiner le
résultat des délibérations des groupes de travail spéciaux
officieux, tel que présenté dans le projet de rapport final (IFCS/FORUM
IV/16w) nouvellement distribué. Le matin, les délégués se sont
penchés sur les thèmes: enfants et sécurité chimique;
production et mise à disposition des données concernant les
dangers; les pesticides à toxicité aiguë; le traitement du
problème du fossé grandissant; le système général harmonisé (SGH)
de classification et d'étiquetage des produits chimiques; et
l'aide dans le domaine du renforcement des capacités. L'après-midi,
les délégués ont examiné la question trafic illégal et ont
débattu du développement de l'approche stratégique ayant trait
à la gestion internationale des produits chimiques (SAICM).
GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL
LE TRAFIC ILLEGAL: Mercredi 5 novembre, le
Groupe de travail spécial, présidé par Abiola Olanipekun
(Nigeria) s'est réuni pour débattre du projet de résolution
concernant le trafic illégal, proposé par le Groupe régional
AFRICAIN et le GRULAC. Quelques délégués ont fait état de la
lente progression de la mise en œuvre des recommandations de
Forum III, et ont suggéré que le FSC traite de ce problème.
Des délégués de pays en développement ont appelé à
l'identification des raisons derrières la lenteur de la
progression. D'autres ont plaidé pour une focalisation plutôt
sur la perspective à venir. Se référant au rapport du PNUE sur
l'état d'avancement des travaux concernant ce sujet (9 INF),
le PNUE a mentionné le manque de volonté politique et la
faible priorité accordée à cette question au sein du Conseil
d'administration du PNUE, comme étant les principales raison
de la lenteur de la progression.
Les délégués ont débattu du point de savoir si
l'organisation d'un groupe de travail par le PNUE doit, oui ou
non être "sujette à la disponibilité des ressources," et ont
examiné le besoin de prise de mesures et d'évaluation des
capacités et des activités, à l'échelon national, l'un des
participants suggérant la conduite d'études pilotes, à cette
fin.
PLENIERE
ENFANTS ET SECURITE CHIMIQUE: Jenny
Pronczuk, OMS, a guidé les participants à travers les
recommandations du groupe de travail. L'IPEN a évoqué la
signification de l'exposition au plomb. CHYPRE a souligné la
nécessité d'inclure dans la législation régissant les produits
chimiques, des normes tenant compte de la vulnérabilité des
enfants. La THAILANDE a suggéré que la recommandation appelant
à la promotion de l'éducation et de la formation soit adressée
aussi bien aux organisations intergouvernementales pertinentes
qu'aux gouvernements. Le COSTA RICA a plaidé pour l'insertion
d'une référence à l'UNICEF. La CHINE a recommandé que les pays
de chacune des régions bénéficiant de l'aide de l'OMS, soient
placés à des niveaux différents de développement économique.
Après avoir encouragé l'insertion des armes chimiques, en tant
que sources d'exposition, l'EGYPTE a accepté la suggestion de
Pronczuk que le Rapport final fasse plutôt référence au
travail de l'Organisation chargé de la Prohibition des Armes
Chimique (OPCW).
PRODUCTION ET MISE A DISPOSITION DES DONNEES
CONCERNANT LES DANGERS: Gunnar Bengtsson (Suède) a
introduit le résultat des discussions du groupe de travail
spécial. Il a parlé des modifications de fonds apportées au
document, notamment le placement d'un accent plus prononcé sur:
les documents des données relatives à la sécurité; l'équilibre
entre le droit de savoir du public et la nécessité de protéger
les données commerciales confidentielles valides; le libre
accès au centre d'information international; l'introduction de
cadres temporels; et l'invitation de l'IPCS à mettre en place
les mécanismes nécessaires à la collecte, à la dissémination
et à l'utilisation des données cliniques tirées de
l'observation humaine.
PESTICIDES A TOXICITE AIGUË: Cathleen
Barnes (Etats-Unis) a présenté le résultat des délibérations
du groupe de travail spécial. Elle a noté qu'aucun accord n'a
été atteint sur la question de l'imputabilité et le
dédommagement, et a demandé à la plénière de recommander le
forum le plus approprié pour le traitement de ce sujet.
CROPLIFE INTERNATIONAL (CI) a proposé de
scinder la clause consacrée à l'interdiction ou restriction de
la disponibilité des pesticides, en deux parties. Il a
expliqué que cela permettrait d'appliquer l'approche de
précaution de manière à restreindre la disponibilité des
pesticides sur la base de la classification des dangers, et à
permettre du même coup, l'interdiction des pesticides ayant
provoqué des incidents d'empoisonnement prouvés. L'AUSTRALIE a
fait part de ses réserves concernant le risque de voir une
référence à l'incidence de l'empoisonnement, restreindre
l'action des gouvernements. Soulignant que CI a approuvé le
libellé au cours des débats du groupe, La CE, le BRESIL, la
THAILANDE, PAN, la FAO et d'autres intervenants ont souligné
que CI a approuvé le libellé au cours des discussions du
groupe, et ont fait objection aux amendements proposés.
La CE, appuyée par la SUEDE, l'IPEN et
l'OUGANDA, ont déclaré que la référence à l'imputabilité et au
dédommagement est utile et qu'elle devrait être maintenue dans
le document. L'AUSTRALIE a argué que la formulation est trop
générale. Le KENYA a proposé la prise en considération les
travailleurs industriels informels, servant de la production
des pesticides. MADAGASCAR a souligné la nécessité de
divulguer au public l'information concernant les risques de
ré-utilisation des conteneurs de pesticides. La FEDERATION DE
RUSSIE, appuyée par la SUISSE, a suggéré d'interpréter le
concept des pesticides à toxicité aiguë de manière plus large,
en vue d'englober d'autres substances toxiques. Le texte a été
approuvé, avec la référence à l'imputabilité et au
dédommagement.
TRAITEMENT DU PROBLEME DU FOSSE GRANDISSANT:
Rashid Bayat Mokhtari (Iran) a mis en relief les amendements
introduits: élaborant sur le rôle du Groupe d'experts spécial
proposé; soulignant le processus du profilage national; et
améliorant le rôle du FCS en matière de suivi. Plusieurs
participants ont souhaité davantage d'éclaircissements sur les
activités du groupe d'experts proposé. Mokhtari a expliqué que
le Groupe ne viendra pas créer un nouveau système, mais qu'il
viendra plutôt pour conseiller les pays ayant des problèmes
avec la mise en œuvre des accords chimiques existants. La
SUISSE a souligné la nécessité d'éviter la double emploi avec
le processus de la SAICM et a suggéré que le Groupe d'experts
soit de composition non-limitée. La MOLDAVIE a souligné
l'importance de mobiliser des ressources domestiques et
régionales. La FEDERATION DE RUSSIE a proposé l'élaboration
d'une ressource d'information fournissant un aperçu sur la
compréhension des stratégies internationales ayant trait à la
sécurité chimique. TONGA a souhaité accorder la priorité à la
mise en œuvre par rapport à la collecte des données.
PLAN D'ACTION DU SGH: Kim Headrick
(Canada) a présenté les conclusions du groupe informel. Elle a
mis en relief, entre autres, le libellé du préambule,
reconnaissant l'importance de réduire au minimum la période
transitoire de la mise en œuvre du SGH, et le libellé consacré
à l'expansion de la liste des organisations devant être
sollicitées pour la fourniture de ressources financières et
techniques. L'ALLEMAGNE et la SUISSE ont réitéré leur appui
aux activités de renforcement des capacités pour la mise en
œuvre du SGH. La CHINE a souligné le besoin de prendre en
considération les systèmes nationaux de classification et
d'étiquetage, disponibles, et a proposé la mise en place d'une
banque de données permettant un accès rapide à l'information.
Plusieurs délégués, dont ceux de la FEDERATION DE RUSSIE et du
BRESIL, ont fait part de leurs réserves concernant la date
butoir 2008.
L'AIDE EN MATIERE DE RENFORCEMENT DES
CAPACITES: Matthias Kern (Allemagne) a présenté les
recommandations à insérée dans le Rapport final. CHYPRE a
recommandé que le rapport encourage l'IFCS à établir une
structure chargée de la promotion d'un dialogue continu entre
les institutions d'aide au développement international. La
BANQUE MONDIALE a suggéré que la référence particulière au
PNUD soit supprimée. La SUISSE, appuyée par la CE, a suggéré
que les recommandations soit adressées plutôt à "tous les
participants à l'IFCS," étant donné que l'IFCS elle-même n'est
pas en mesure d'entreprendre toutes les activités. La FAO a
noté que les recommandations devraient être transmises à
l'organe qui administre l'IOMC. Le KENYA a suggéré que le
rapport encourage l'OIT à traiter de la question des
mécanismes d'assurance et de dédommagement au profit des
travailleurs victimes d'empoisonnement chimique. La CHINE a
mis en relief la valeur de la coopération bilatérale entre les
pays industrialisés et les pays en développement, dans le
domaine du renforcement des capacités. L'OPCW a suggéré
l'insertion d'une référence à l'OPCW en sa qualité
d'organisation internationale œuvrant pour la promotion de
l'intégration des questions des produits chimiques dans toutes
les activités pertinentes. Le délégué des PHILIPPINES a
encouragé l'insertion de l'élaboration des mesures de
précaution, comme l'un des domaines des activités de
formation. Kern a indiqué que tous les amendements pourraient
être accommodés et a noté que la contribution d'INFOCAP sera
mentionnée dans le rapport final.
LE TRAFIC ILLEGAL: Dlanipekun a pr�sent�
le projet de r�solution concernant le trafic ill�gal,
soulignant que le document: invite le PNUE � jouer un r�le de
chef de file, dans le traitement de cette question; appelle �
des ressources financi�res et techniques; invite les organes
administrant l'IOMC � prendre en consid�ration la d�cision
pertinente; et requiert du PNUE, la soumission d'un rapport
sur l'�tat d'avancement des travaux, au Forum V. Plusieurs
intervenant ont apport� leur appui en faveur de la r�solution.
L'ALLEMAGNE a mis en relief la n�cessit� de ratifier et de
mettre en �uvre les Conventions de Stockholm et de Rotterdam.
Le SENEGAL a not� que la pr�vention du trafic ill�gal d�pend
de la disponibilit� des ressources. L'AFRIQUE DU SUD a d�clar�
qu'aucune avanc�e n'a �t� enregistr�e sur la question du
trafic ill�gal, depuis Forum III. Dlanipekun a not� que
certains progr�s ont �t� r�alis�, comme indiqu� dans le
rapport du PNUE. La SUISSE et le ZIMBABWE ont propos� de
souligner l'importance du travail accompli par l'Organisation
mondiale des douanes, dans ce domaine. La THAILANDE a soulign�
que les pays membres doivent soutenir activement les
recommandations du Forum, au sein des organes administrant
l'IOMC, notamment au sein du Conseil d'administration du PNUE.
LA SECURITE ET LA SANTE PROFESSIONNELLES:
Patabendi Abeytunga (Canada) a indiqu� que le document
d�cisionnel consacr� aux questions de s�curit� et de sant�
professionnelles et au travail de l'IFCS (8w), a �t� amend�
sur la base des discussions de la pl�ni�re et du groupe de
travail officieux, et annex� au Rapport r�vis� de Forum IV
adress� � la PrepCom 1 de la SAICM (13w revised). La POLOGNE a
appel� � une r�f�rence aux besoins des travailleurs auto-employ�s,
et PAN a encourag� la promotion de la formation de tous ceux
qui sont directement ou indirectement impliqu�s dans
l'utilisation des pesticides. Le Vice-pr�sident Gy�rgy Ungv�ry
(Hongrie) a recommand� l'insertion d'une r�f�rence � la
gestion des produits chimiques dangereux, dans le secteur de
la sant�. Les d�l�gu�s ont d�cid� que la d�cision concernant
la s�curit� et la sant� professionnelles, ne sera pas port�e
en annexe, mais mentionn�e dans le rapport adress� � la
PrepCom 1 de la SAICM.
SAICM: Introduisant le document r�vis� de
Rapport de Forum IV adress� � la PrepCom 1 de la SAICM (13w
revised), William Sanders (Etats-Unis) a expliqu� que le
rapport r�vis� ou D�but de r�flexion, n'est pas un texte
n�goci� mais une compilation qui int�gre les points de vue
exprim�s au cours de la pl�ni�re du mardi.
Au sujet de l'appel au "traitement des lacunes
constat�es dans la mise en �uvre, plut�t qu'� l'adjonction de
nouvelles priorit�s � la liste actuelle," l'IPEN et d'autres
intervenants ont demand� si traiter simplement les lacunes
constat�es dans la mise en �uvre, serait suffisant pour la
r�alisation de l'objectif 2020 du SMDD. Outre le traitement
des lacunes constat�es dans la mise en �uvre et
l'�tablissement d'objectifs concrets assortis de calendriers,
pour la r�alisation de l'objectif 2020 du SMDD, La NORVEGE a
mis en exergue la n�cessit� de traiter des lacunes dans
l'int�gration et la coordination des politiques. Appuy� par
d'autres, il a propos� la suppression du membre de phrase "
plut�t qu'� l'adjonction de nouvelles priorit�s � la liste
actuelle."
Le WWF a soulign� que le principe de
pr�caution est la pierre angulaire de la gestion des produits
chimiques. Le JAPON a recommand� de souligner l'importance
d'une approche fond�e sur la science. Le repr�sentant du
COUNCIL OF CHEMICAL ASSOCIATIONS a sugg�r� de recommander que
les gouvernements promeuvent les recommandations de l'IFCS au
sein des organes administrant l'IOMC. Le PNUE a sugg�r� de
souligner l'importance de l'am�lioration de la coordination au
niveau national.
Au sujet des lacunes constat�es dans le
renforcement des approches int�gr�es, l'IPEN a fait �tat de
l'absence du cadre g�n�ral permettant la prise de mesures
pr�ventives et a appel� � une articulation plus claire du
principe de pr�caution.
Au sujet des lacunes constat�es dans la
gestion du cycle de vie des produits chimiques, la NORVEGE a
sugg�r� l'�laboration d'une r�f�rence aux principes, tels que
ceux de substitution, de responsabilit� des entreprises, et
d'implication des diverses parties prenantes.
Au sujet de l'�tablissement de programmes de
r�duction des risques, le ZIMBABWE a sugg�r� l'insertion d'une
r�f�rence aux praticiens de la sant� publique et aux
programmes de gestion int�gr�e des vecteurs. Au sujet de
l'�valuation et de la gestion des dangers et des risques, la
NORVEGE a identifi� la n�cessit� d'effectuer des
investigations sur les risques pos�s par des produits
chimiques persistants et bio-cumulatifs, non-couverts par la
Convention de Stockholm.
Au sujet des �changes d'informations, le KENYA
a recommand� de souligner le r�le du journalisme responsable
et des groupes de pressions. La FEDERATION DE RUSSIE a appel�
� une focalisation sur d'autres groupes de produits chimiques,
outre les produits chimiques qui se trouvent sur les lieux de
travail, et sur les risques chimiques pos�s � l'environnement.
L'OMS a sugg�r� de souligner la n�cessit�
d'�tablir et de renforcer les centres de contr�le du poison.
La SUISSE et d'autres ont sugg�r� de supprimer le libell�
appelant au traitement du probl�me des m�taux lourds dans les
instruments politiques disponibles, indiquant que la
formulation est trop limitative et que de nouveaux instruments
pourraient s'av�rer n�cessaires dans le futur. Outre les
m�taux lourds, le DANEMARK, appuy� par la SUISSE et d'autres,
a d�clar� qu'une attention devrait �tre accord�e aux
perturbateurs de l'endocrine et aux substances carcinog�nes,
mutag�nes, repro-toxiques, persistantes, bio-cumulatives, et
toxique.
DANS LES COULOIRS
Forum IV approchant de sa fin, les
sp�culations vont bon train parmi les participants, pour ce
qui est du processus de la SAICM et la mani�re dont il sera
trait� la semaine prochaine, � son premier PrepCom. Les
attentes semblent partag�es, entre ceux qui pensent que la
SAICM devrait se focaliser sur la r�alisation d'une meilleure
application des conventions existantes, et ceux qui ont pour
la SAICM, une vision plus large, englobant l'adoption d'une
approche fond�e sur la prise en compte du cycle de vie, et la
contribution � la concr�tisation de tous les objectifs du Plan
d'action 21 et du SMDD, ayant trait aux produits chimiques. Un
d�l�gu� a mentionn� la possibilit� de prendre en main les
discussions autour de la question de l'approche de pr�caution,
qui a �t�, selon ses propos, n�glig� � Forum IV. Plusieurs
d�l�gu�s semblent d'avis, cependant, que la SAICM devrait
am�liorer la coh�rence entre les accords disponibles.
S'agissant du r�le de l'IFCS dans ce processus, un d�l�gu� a
fait part de son souhait de voir le Forum s'assurer de l'acc�s
participatif � la SAICM, et garantir que la SAICM adopte une
approche multi-sectorielles dans le domaine de la gestion
internationale des produits chimiques.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront � 9h,
pour �lire les membres du bureau et les membres du FSC,
d�cider des futures r�unions de l'IFCS, et examiner divers
points d'ordre administratif. Les d�l�gu�s examineront et
adopteront probablement le Rapport final de la r�union, qui
renfermera les recommandations et les amendements introduits
au cours des discussions de la pl�ni�re du jeudi. |