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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 85
Mercredi 5 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE L'IFCS IV:
MARDI 4 NOVEMBRE 2003
Le matin, les participants se sont réunis en
séance plénière pour examiner: la sécurité et la santé
professionnelles; les enfants et la sécurité chimique; le
système mondial harmonisé (SMH) pour la classification et
l'étiquetage des produits chimiques; et le rapport du
Président sur l'état d'avancement des travaux. Les délégués
ont entendu également lecture des contributions régionales
concernant l'approche stratégique devant être adoptée dans la
gestion internationale des produits chimiques (SAICM), au
cours de la matinée, et ont poursuivi leurs discussions autour
de ce sujet , au cours de la plénière de l'après-midi. Les
groupes de travail sur l'engendrement des données, les
pesticides éminemment toxiques, et, les enfants et la sécurité
des produits chimiques, se sont réunis dans la soirée, alors
que des groupes officieux se sont réunis sur les thèmes de la
sécurité et de la santé professionnelle, et du SMH.
LA PLENIERE
SECURITE ET SANTE PROFESSIONNELLES:
Patabendi Abeytunga (Canada) a présenté le document de la
décision concernant les questions de sécurité et de santé
professionnelles et le travail de l'IFCS (IFCS/
FORUM-IV/08w). Intervenant au nom du GROUPE AFRICAIN, le Ghana
a parlé de la fragmentation de la législation régissant la
sécurité chimique, dans nombre de pays, et l'absence de lois
dans certains secteurs, notamment celui de l'agriculture.
Commentant le document de la décision, l'oratrice a proposé
que les centres anti-poison soient inclus, que le
dédommagement des travailleurs soit pris en considération, et
que la vulnérabilité des femmes soit soulignée. Le Groupe de
L'EUROPE DE L'OUEST ET AUTRES (GEOA) et le Groupe de l'EUROPE
CENTRALE ET DE L'EST (ECE) ont apporté leur appui u papier,
l'ECE notant l'ampleur de l'exposition professionnelle, dans
les petites et les moyennes entreprises, et la nécessité de
prendre en ligne de compte, les immigrés illégaux. L'ASIE ET
LE PACIFIQUE ont requis l'insertion d'une référence à l'âge
minimum exigé à l'emploi, imposé par l'OIT. Le groupe des pays
d'AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES (GRULAC) a recommandé le
placement d'un accent plus prononcé sur le droit de savoir des
travailleurs. Un groupe informel restreint s'est également
réunis dans l'après-midi, pour poursuivre l'examen de ce point
de l'ordre du jour.
LES ENFANTS ET LA SECURITE CHIMIQUE: Jenny
Pronczuk, de l'OMS, a présenté le document de la décision
concernant la Protection des enfants des expositions
nocives aux produits chimiques (14w), qui a reçu le
soutien de nombreuses délégations. Les questions abordées au
cours du débat qui a suivi, ont englobé, la nécessité de
poursuivre la recherche pour: l'approfondissement de la
recherche sur les effets de l'exposition aux produits
chimiques sur les femmes enceintes et sur les fœtus; le bon
étiquetage des produits de consommation et des produits
pharmaceutiques; le suivi biologique, en utilisant un
équipement à la portée de la bourse; l'impératif pour les
gouvernements de considérer l'exposition des enfants, en
établissant les critères écologiques et sanitaires et les
limites juridiques; les tests de toxicité; et le suivi de
l'exposition. Les délégués ont également identifié la
nécessité: de former des professionnels de la santé pour le
diagnostic et de soumettre des rapports sur les maladies de
l'environnement; de traiter les causes sous-jacentes de la
vulnérabilité des enfants; et de sensibiliser les parents
quant à l'utilisation sûre des produits chimiques domestiques.
Parmi les questions soulevées par les délégués: les risques
posés par les détracteurs de l'endocrine et le tabac;
l'empoisonnement chronique par le plomb et l'arsenic; et le
rôle des centres de contrôle des poisons, dans la
dissémination de l'information. Plusieurs délégués ont
recommandé que l'OMS apporte, à trois pays par région, au lieu
d'un pays par région, son assistance dans élaboration de leurs
rapports sur la santé des enfants et la sécurité chimique.
LE PLAN D'ACTION DU SMH: Kim Headrick
(Canada) a présenté le projet de plan d'action du SMH, mettant
en relief le libellé reflétant le besoin de réduire au minimum
la période de transition. Elle a décrit les recommandations du
plan d'action, mettant en relief, entre autres, les objectifs
devant être atteints, dans les activités axées sur le
renforcement des capacités, les appels pour la mise à
disposition de ressources financières et techniques, et
l'élaboration d'un fichier d'experts du SMH.
L'ECE et L'ASIE-PACIFIQUE ont apporté leur
appui aux recommandations. Le GEOA et le GRULAC ont fait part
de leurs réserves concernant la courte période de transition,
et le Groupe AFRICAIN a proposé que l'UNITAR élabore et mette
à disposition des outils de formation pour les pays en
développement et les pays en transition économiques. Il a
exprimé le besoin d'un engagement plus fort, par les pays
industrialisés, pour le développement du système, et de la
mise en place de projets régionaux et sous régionaux
impliquant le Nouveau Partenariat pour le Développement de
l'Afrique (NEPAD).
Le délégué de TRINITE ET TOBAGO a fait part de
ses réserves concernant la manière dont le SMH traitera de la
question de confidentialité. La THAILANDE a appelé à la tenue
davantage d'ateliers régionaux et de projets pilotes. Tout en
se déclarant d'avis que le SMH est important pour la
facilitation de la sécurité chimique, l'ARGENTINE a réitéré le
problème du transit illégal et a appelé à un soutien financier
et technique, destiné au traitement de ce sujet. Un groupe
informel s'est réuni dans l'après-midi pour finaliser le
projet de Plan d'action.
LE RAPPORT DU PRESIDENT SUR L'ETAT
D'AVANCEMENT DES TRAVAUX: Plusieurs délégués ont félicité
le Président Cavalcanti pour son rapport. La SUISSE et la
REPUBLIQUE TCHEQUE, ont soulevé des réserves quant au risque
de voir les recommandations concernant la SAICM, présentées
dans le rapport, venir prédéterminer les discussions devant
être menées à la prochaine réunion du Comité Préparatoire de
la SAICM (PrepCom), ce à quoi le Président Cavalcanti a
suggéré aux délégués de se focaliser sur la SAICM du Forum
IV (13w).
LA SAICM: Le matin, les Groupes régionaux
ont présenté leurs contributions concernant la SAICM. Le GEOA
a affirmé que le document de réflexion de la SAICM,
sur l'identification des lacunes de Déclaration de Bahia et
les Priorités d'action pour l'après 2000 (13w) accorde peu
de reconnaissance aux avantages offerts par les produits
chimiques, et a recommandé d'examiner les questions de
gouvernance et de la détermination des priorités, au PrepCom
de la SAICM. L'ECE a recommandé: que la SAICM traite du cycle
de vie des produits chimiques, de préférence à travers un
instrument juridique contraignant, et encourage les échanges
d'informations sur les risques posés par les produits
chimiques, tout le long de leur cycle de vie.
Le GRULAC a souligné la nécessité: de
synergies entre les conventions chimiques; l'application du
principe de précaution; et des mesures permettant de traiter
du trafic illicite des produits chimiques. La porte-parole a
recommandé de traiter le problème du trafic illicite, et a
encouragé la fourniture d'une aide financière et technique, et
la détermination des profils nationaux et des priorités.
Le Groupe AFRICAIN a appelé: à l'élargissement
de la portée du transfert des technologies et à une aide
financière; à la mise au point de technologies propres; à la
responsabilisation des entreprises; et à l'application du
principe de précaution et du principe pollueurs - payeurs. Il
a également recommandé l'élaboration d'un cadre juridique pour
le traitement du trafic illégal.
Le délégué de l'ASIE/PACIFIQUE a recommandé
que les priorités d'action traitent la nécessité de prévenir
la migration des industries polluantes vers les pays en
développement, et a recommandé la prise de mesures préventives
et des mécanismes de régulation.
L'après-midi, Le Président Sanders (Etats-Unis)
a invité les participants à répondre aux questions posées dans
le document de réflexion préliminaire sur l'identification des
lacunes dans la Déclaration de Bahia, les priorités
d'action pour l'après 2000 et leur mise en œuvre.
Au sujet des lacunes dans la Déclaration de
Bahia et les prioritiés d'action pour l'après 2000,
la SUEDE, appuyée par de nombreux pays, a encouragé
l'intégration de la gestion des produits chimiques dans les
objectifs de développement et de réduction de la pauvreté.
Elle a souligné le besoin d'envisager des calendriers concrets
pour la réalisation de l'horizon 2020 du SMDD; Les
carcinogènes, les métaux lourds, les perturbateurs de
l'endocrine et autres produits chimiques; et les alternatives
plus sûres. Mettant en relief l'approche fondée sur les cycles
de vie, l'IPEN a souligné la nécessité de traiter du problème
des déchets. Le SENEGAL a encouragé la promotion de la
formation et de la recherches dans les universités; le
renforcement des capacités en matière de réactivité aux
situations d'urgences chimiques; et, appuyée par la Belgique,
à ajouté, le traitement des questions des produits chimiques
et des déchets chimiques, en fonction de l'approche basée sur
les cycle de vie. Le MEXIQUE, le KENYA et d'autres pays ont
appelé à la considération des synergies entre les conventions
ayant trait aux produits chimiques.
La REPUBLIQUE TCHEQUE a plaidé pour
l'élaboration de mécanismes favorisant la suppression de la
majeure partie des produits chimiques les plus dangereux. La
NORVEGE, appuyée par la SUISSE, a appelé à des délibérations
sur: l'implication des diverses parties prenantes; l'approche
de précaution; la substitution chimique; l'approche basée sur
les cycles de vie; et la responsabilit� de l'industrie dans le
domaine de la s�curit� chimique. La THAILANDE a sugg�r� de
traiter de l'harmonisation de la classification et de
l'�tiquetage, de la pr�vention du trafic illicite, et de
l'aide financi�re et technique. L'IRAN a propos� de traiter de
la migration des industries polluantes vers les pays en
d�veloppement et des dangers chimiques pos�s par les guerres,
et de la cr�ation d'un m�canisme mondial pour r�pondre aux
catastrophes chimiques. L'ARGENTINE a not� que le SAICM doit
se baser sur les m�canismes disponibles pour la r�alisation de
la s�curit� chimique. Le CONSEIL INTERNATIONAL SUR LES
ACTIVITES MINIERES ET LES METAUX a r�it�r� le besoin de
consid�rer les avantages offerts par les produits chimiques.
Au sujet des lacunes de la mise en �uvre,
l'AUSTRALIE a recommand� de se focaliser plut�t sur la mise en
�uvre que sur les lacunes des priorit�s actuelles. La SUISSE a
d�clar� que la volont� politique est inad�quate et a fait �tat
d'un manque de coop�ration institutionnelle et d'une absence
de synergies entre les conventions pertinentes.
Au sujet des voies et moyens d'am�liorer
l'aide, le SENEGAL a r�it�r� l'importance de la formation et,
avec le MEXIQUE, a recommand� la conduite d'une �valuation des
efforts actuels en mati�re d'aide. L'ALLEMAGNE a not�
l'absence des donateurs � Forum IV et a soulign� la n�cessit�
de traiter ce probl�me. L'ICCA a plaid� pour une focalisation
sur la mise en �uvre et l'�laboration d'indicateurs permettant
de mesurer les taux de r�ussite. La SUEDE, avec d'autres, a
appel� � l'int�gration de la gestion des produits chimiques
dans les divers domaines politiques de mani�re �, entre autres,
favoriser les financements provenant des donateurs. La
repr�sentante a �galement recommand� la consid�ration des
possibilit�s d'am�liorer la prise de conscience quant aux
effets pr�judiciables des produits chimiques, � tous les
niveaux. L'AUSTRALIE a recommand� d'explorer les possibilit�s
d'un financement de la part du FEM.
Au sujet des strat�gies applicables � la
gestion des produits chimiques, la REPUBLIQUE DOMINICAINE a
appel� � des changements dans les pratiques de production et,
avec 'PESTICIDE ACTION NETWORK', � la mise � disposition des
donn�es concernant la toxicit� des produits. La SUEDE a
d�clar� que des initiatives ax�es sur la responsabilit� des
entreprises pourraient aider � la pr�vention de la migration
des industries polluantes vers les pays en d�veloppent.
MADAGASCAR a propos� de d�finir les crit�res internationaux de
s�lection des pays n�cessitant une aide financi�re. La
JAMAIQUE a sugg�r� d'�tablir un lien entre la s�curit�
alimentaire et la gestion des produits chimiques.
L'IPEN a propos� un r�le potentiel pour l'IFCS
dans l'�laboration, le suivi et l'�valuation des progr�s
r�alis�s vers la concr�tisation de l'objectif 2020 du SMDD. La
SUISSE et la CE se sont oppos� � cette suggestion, arguant
qu'elle pr�d�termine le r�sultat des d�lib�rations du PrepCom,
et a indiqu� que l'IFCS a un r�le clair � jouer dans
l'�laboration de la SAICM. Le Pr�sident Sanders a d�clar� que
les recommandations et contributions pertinentes seront
int�gr�es dans une compilation, qui sera circul�e le jeudi.
LES GROUPES DE TRAVAIL
ENGENDREMENT ET MISE A DISPOSITION DES DONNES
CONCERNANT LES DANGERS POSES: Ce groupe de travail sp�cial,
pr�sid� par Gunnar Bengtsson (Su�de), a finalis� la
d�cision fond�e sur les propositions avanc�es par les d�l�gu�s,
notamment celles portant sur: les papiers consacr�s �aux
donn�es sur la s�curit�; aux r�clamations de confidentialit�;
et � la cr�ation d'un d�p�t international, pour l'information
concernant les dangers pos�s, o� elle serait accessible �
titre gracieux; et � des calendriers pour la r�alisation de
l'acc�s aux donn�es. Un document r�vis� sera examin� par la
pl�ni�re, jeudi.
LES PESTICIDES EMINEMMENT TOXIQUES: Ce
groupe de travail sp�cial a �t� pr�sid� par Cathleen Barnes (Etats-Unis).
Les participants ont examin� le projet de d�cision r�vis�, qui
prend en ligne de compte, les contributions des Groupes
r�gionaux et d'autres participants. Elle a not� que" les
dispositions consacr�es aux stocks et � l'imputabilit� et � la
compensation, sont importantes mais qu'elles peuvent
outrepasser le mandat du Groupe, qui consiste � traiter des
pesticides �minemment toxiques causant des empoisonnements.
Les participants se sont accord�s sur une r�vision de texte
incluant, entre autres, une r�f�rence � l'enfouissement s�r
des stocks de pesticide. Une suggestion appelant les
gouvernements et les parties prenantes � prendre en ligne de
compte, "les questions d'imputabilit� et de compensation ," a
�t� approuv�e. Le document r�vis� sera pr�sent� � la Pl�ni�re,
jeudi.
LES ENFANTS ET LA SECURITE CHIMIQUE: Ce
groupe de travail sp�cial, pr�sid� par Michael
Firestone (Etats-Unis) a fait �tat de l'accord r�pandu dans
les rangs des participants, sur la n�cessit� de pr�voir un
projet pour les enfants. Le Groupe a d�battu des actions
propos�es et d�crites dans le document de d�cision, notamment
de la n�cessit� de: pr�parer des �valuations nationales,
pouvant servir de plate-formes pour l'�laboration des plans
d'action; de mettre en place des m�canismes pour la
facilitation de la recherche et la collaboration; proc�der �
des �changes d'information sur les voies et moyens de prot�ger
les enfants des risques chimiques l� o� il existe des
incertitudes; et de transmettre ces recommandations � d'autres
fora. Le texte r�vis� sera pr�sent� � la Pl�ni�re, jeudi..
LE SMH: Pr�sidant le groupe de
travail informel, Headrick a fait �tat de l'existence d'un
grand soutien en faveur du projet de plan d'action du SMH. Le
groupe a d�battu des questions financi�res, de l'horizon 2008,
pour la mise en �uvre, et des activit�s du renforcement des
capacit�s. Un projet de texte r�vis� a �t� �labor� pour
consid�ration par la Pl�ni�re, jeudi.
DANS LES COULOIRS
Les d�l�gu�s ont report� le d�bat sur la SAICM,
au jeudi. La majeure parties des participants a apport� son
appui � la n�cessit� d'une approche strat�gique applicable �
la gestion des produits chimiques, mais comme certains l'ont
not�, les interventions n'ont pas �t� tr�s �difiantes quant �
la forme que rev�tirait cette approche et quant � la
trajectoire que devrait suivre le d�bat, au prochain PrepCom
de la SAICM. Quelques d�l�gu�s ont �t� surpris par le fait que
les discussions se sont focalis�es sur la r�ponse au document
de r�flexion pr�liminaire. Une divergence est apparue
concernant la contribution devant �tre apport�e par ce Forum �
la SAICM, certains estimant que c'est l� l'occasion pour le
Forum et ses parties prenantes, d'am�liorer leur r�le dans le
r�gime international de la gestion des produits chimiques,
d'autres, pr�f�rant maintenir le Forum dans son mandat pr�sent.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL: Le Groupe
de travail sur le trafic illicite se r�unira de 9h � 12h, dans
la Salle de Conf�rence 2. Un document de travail sur ce th�me
sera& mis � disposition. |