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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 83
Lundi 3 Novembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE L'IFCS IV:
DIMANCHE, 2 NOVEMBRE 2003
Les délégués près de Forum IV se sont réunis,
le matin, pour traiter les questions organisationnelles et les
points d'ordre administratif. Les délégués ont également
entendu lecture du rapport du Président sur l'état
d'avancement des travaux et du rapport concernant les rejets
des polluants et les registres des transferts (RPRT)/
inventaires d'émission. Les Groupes régionaux se sont réunis
dans l'après-midi, pour élaborer leurs contributions aux
discussions sur les questions de: l'engendrement et de la
disponibilité des données concernant les dangers posés; des
pesticides éminemment toxiques; l'aide dans le domaine du
renforcement des capacités; du traitement du fossé grandissant
entre les pays; et des nominations des Vice-présidents et des
membres du Comité permanent du Forum (CPF).
LES QUESTIONS D'ORGANISATION
Le Président de l'IFCS, Henrique Cavalcanti (Brésil)
a ouvert la Plénière, mettant en exergue le document intitulé
La conduite des travaux dans les sessions plénières du
forum, les réunions des groupes régionaux et les groupes de
travail spéciaux (IFCS/ FORUM IV/8 INF). Après la
désignation de Miroslav Cikrt (République tchèque) au poste de
Rapporteur, le Secrétariat a édifié les délégués sur le
processus d'élaboration des documents, notant qu'il s'agit
d'un processus à caractère collectif et participatif.
Le Président Cavalcanti a présenté les
documents ayant trait à l'ordre du jour provisoire proposé
(01w, 02w, 03w et 04w), et a requis du Forum d'examiner la
possibilité de les adopter. Le Nigeria, au nom du GROUPE
AFRICAIN et appuyé par la THAILANDE, le BANGLADESH, plusieurs
pays d'Amérique Latine et le RESEAU INTERNATIONAL POUR
L'ELIMINATION DES POP (IPEN), a appelé Forum IV a traiter de
question du transit illicite. Le PROGRAMME INTER-ORGANISATIONS
POUR LA GESTION RATIONNELLE DES PRODUITS CHIMIQUES (IOMC) a
noté que davantage de consultations avec les organisations
participant à l'IOMC sont nécessaires. Le Président Cavalcanti
a suggéré l'établissement d'un groupe de travail spécial et a
indiqué que les détails de la réunion seront annoncés lundi 3
novembre.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES DE L'IFCS
Le Président Cavalcanti a décrit les grandes
lignes des amendements proposés pour les Lignes directrices
et les procèdures de l'IFCS (15w). Les discussions se sont
focalisé sur les amendements proposés pour les Lignes
directrices devant encadrer les correspondants nationaux.
L'AUSTRALIE et la SUEDE ont déclaré que l'élaboration de
rapports bi-annuels constituerait un gros fardeau pour, à la
fois, le Secrétariat et les correspondants. L'IRAN, appuyé par
de nombreux pays, a suggéré de prévoir plutôt des rapports
annuels que des rapports bi-annuels. Le délégué des
PHILIPPINES a affirmé que l'élaboration de rapports bi-annuels
faciliterait, en revanche, une identification rapide des
problèmes posés à l'échelon régional. La SUISSE et LA
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ont déclaré qu'il est
inapproprié d'assigner le travail d'identification des
correspondants aux Ministères des affaires étrangères.
L'ARGENTINE a souligné que cette décision est du ressort des
gouvernements. L'EGYPTE a requis des orientations concernant
les mécanismes nécessaire à la dissémination de l'information
au sein des pays. Le BURUNDI a requis davantage d'orientations
concernant les fonctions des correspondants. Le Président
Cavalcanti a indiqué qu'un document révisé sera examiné en
Plénière, plus tard dans la semaine.
Le Secrétariat a présenté les Lignes
directrices et les critères de sélection des hôtes (05w).
L'ARGENTINE a requis l'élargissement des conditions en vertu
desquelles un Forum pourrait être annulé. Le BANGLADESH a
répondu qu'une telle décision doit être prise en coopération
avec le pays hôte. La SUISSE s'est opposé à la désignation du
ministère devant être chargé de la communication de la
proposition d'accueil d'une réunion du Forum. Après une
référence au besoin de poursuivre de la discussion autour de
la sélection des pays hôtes des réunions régionales, le
Secrétariat a présenté L'Etat financier de l'IFCS
(06w), mettant en relief la situation budget et l'estimation
des besoins budgétaires.
Le Vice-président Ndiaye Cheikh Sylla (Sénégal)
a présenté le document intitulé Les ressources consacrées
au soutien des Vice-présidents (07w), qui reconnaît que de
nombreux pays en développement ne sont pas en mesure de mettre
à disposition les ressources nécessaires au soutien des Vice-présidents
dans les missions qui sont les leurs, et a appelé à une aide
bilatérale pour la couverture des fais de secrétariat, de
communication et de voyage, des régions respectives. La
THAILANDE a suggéré d'appeler plutôt à un soutien de la part
des pays donateurs, qu'à une aide bilatérale spécifique. La
FEDERATION DE RUSSIE a proposé l'insertion d'une référence aux
pays en transition économique. L'OUGANDA et le BURUNDI ont
appelé à une aide en faveur des correspondants. Les délégués
ont adopté la proposition, avec les amendements introduits par
la FEDERATION DE RUSSIE et la THAILANDE.
Le Président Cavalcanti a ensuite informé les
participants des détails du processus d'élection des membres
du Bureau et du CPF, et a indiqué que chaque pays peut voter
pour lui-même au CPF, précisant toutefois que les pays se
doivent bien considérer leur aptitude à remplir de manière
efficace les devoirs qui seront nécessaires.
RAPPORT DU PRESIDENT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT
DES TRAVAUX
Le Président Cavalcanti a présenté le Rapport
du Président sur l'état d'avancement des travaux, décrivant
brièvement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des
Priorités d'action de l'IFCS, pour l'après 2000, adoptées à
Forum III. Il a suggéré la création de sites français et
espagnol sur la toile, aux fins d'améliorer la dissémination
et l'échange d'information, et a souligné l'importance d'une
participation accrue des pays en développement, en particulier
dans l'établissement des programmes de réduction des risques
et dans la prévention du transit international illégal des
produits toxiques et des produits dangereux. Il a présenté les
propositions ayant trait à la contribution de l'IFCS au
processus de la SAICM, figurant dans le rapport.
Les discussions autour du thème 'les enfants
et la sécurité chimique' ont été reportées au mardi 4 novembre.
RAPPORT C ONCERNANT LES RPRT/INVENTAIRES DES
EMISSIONS
Georg Karlaganis, du Groupe consultatif de
l'IOMC sur les RPRT, a présenté un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre des objectifs de Forum III
concernant les RPRT/ inventories des émissions. Il a parlé de
la mise en place de nouveaux RPRT nationaux dans deux régions
et de l'établissement et de l'amélioration des RPRT
disponibles. Karlaganis a indiqué que l'instauration d'un
cadre exigeant la soumission de rapports obligatoires
constitue la manière la plus efficace d'organiser les travaux
sur les RPRT. Il a précisé que le Groupe chargé de la
coordination a proposé la poursuite de l'amélioration de la
prise de conscience concernant les RPRT à l'échelon
international, et la promotion de l'établissement d'un centre
d'échange d'information pour le soutien des activités
relatives aux RPRT.
LES REUNIONS DES GROUPES REGIONAUX
L'AFRIQUE: Le Groupe régional africain,
présidé par le Vice-président Sylla, a procédé à l'examen des
questions du transit illégal des produits toxiques et des
produits dangereux, et de la SAICM. Notant que le groupe de
travail sur le transit illégal, établi à Forum III ne s'est
jamais réuni, en raison du manque de ressources, les
participants ont examiné les besoins permanents de ce groupe.
Il a été décidé que des représentants du groupe africain
élaborent une position commune sur la question du transit
illégal, puis se réunissent avec le Groupe des pays d'Amérique
Latine et Caraîbes (GRULAC), avant de transmettre le sujet au
Forum.
Au sujet de la SAICM, l'IPEN a mis en exergue
l'objectif approuvé au Sommet mondial pour le développement
durable, et appelant à réaliser, d'ici 2020, une utilisation
et une production chimique, à travers des processus réduisant
au minimum les effets adverses sur la santé humaine et sur
l'environnement. Il a recommandé que les gouvernements à
utiliser la SAICM pour concrétiser cet objectif, et a appelé
les pays africains à embrasser cette idée au prochain PrepCom
de la SAICM.
LE GRULAC: Les participants à cette
réunion, présidée par la Vice-présidente Mercedes Bolaños (Equateur),
ont examiné les questions ayant trait à l'élaboration du
rapport final du GRULAC, au transit illégal, au correspondants,
et aux élections. S'agissant du transit illégal, quelques
délégués ont apporté leur appui à la proposition du Groupe
africain d'inclure cette question comme point de l'ordre du
jour, d'autres ont plaidé pour la poursuite des travaux autour
de ce sujet.
Au sujet de l'engendrement des données
concernant les dangers posés, un délégué a suggéré que le
centre international des données concernant les risques soit
gratuit pour les usagers. Au sujet des pesticides éminemment
toxiques, un délégué a déclaré qu'il est possible que des
alternatives non-chimiques et plus sûre ne soient pas
disponibles. Au sujet du fossé grandissant entre les pays,
quelques délégués ont souligné que des mécanismes financiers
sont essentiels pour la mise en œuvre des mesures requises
pour la réduction des écarts.
L'ASIE-PACIFIQUE: Cette réunion était
présidé par le Vice-pr�sident Sadao Nakao (Japon). Au sujet
des pesticides �minemment toxiques, les participants ont
d�cid� d'envisager des m�canismes d'att�nuation des risques
tels que la mise en place d'un syst�me de suivi et de
surveillance de l'utilisation de ces pesticides et de leur
impact sur la sant� de l'�tre humain, des animaux et de
l'environnement. Les participants ont �galement d�battu du
besoin d'encourager et de faciliter l'�change d'information et
le transfert des technologies pour la r�duction et
l'att�nuation des risques, et de transf�rer les technologies
permettant la promotion des alternatives non-chimiques. Les
d�l�gu�s ont soulign� la n�cessit�: de coop�rer pour la
suppression des pesticides �minemment toxiques interdits;
d'accorder une priorit� au stockage s�r des d�chets des
pesticides �minemment toxiques obsol�tes; et de pr�venir
l'engendrement de stocks. Au sujet de l'aide en mati�re de
renforcement des capacit�s, les participants ont soulign�
l'importance de l'�laboration de profils nationaux en mati�re
de gestion des produits chimiques. Au sujet du foss�
grandissant entre les pays, l'IRAN a d�crit les causes de ces
�carts et les raisons pour lesquelles ils doivent �tre trait�s,
notant que les menaces chimiques ont un caract�re
transfrontalier et qu'elles exigent la conjugaison des efforts
internationaux. Le d�l�gu� a mis en relief la n�cessit�
d'�tablir un �quilibre entre �laborer de nouvelles politiques
et aider les pays qui tra�nent derri�re, dans le domaine de la
s�curit� chimique, et a propos� de d�gager une voie
syst�matique permettant d'aller de l'avant dans ce domaine.
L'EUROPE CENTRALE ET DE L'EST: Cette
r�union �tait pr�sid� par le Vice-pr�sident Gy�rgy Ungv�ry (Hongrie).
Au sujet de l'engendrement des donn�es concernant les dangers
pos�s, les participants ont d�battu, entre autres, des co�ts
de l'�laboration de ces donn�es par rapport aux co�ts de la
sant�. Un participant a sugg�r� de se focaliser sur les
substances dangereuses connues, et d'am�liorer l'acc�s aux
bases de donn�es commerciales disponibles relatives aux
produits chimiques dangereux. Au sujet des pesticides
�minemment toxiques, les participants ont not� que le probl�me
des empoisonnements aigu est moins important, dans la r�gion,
que celui des stocks de pesticides obsol�tes, et a soulign� la
n�cessit� de solutions r�gionales et de financements accrus.
Au sujet du renforcement des capacit�s, plusieurs participants
ont soulign� la n�cessit� d'harmoniser les efforts fournis
dans le domaine du renforcement des capacit�s et d'am�liorer
la coop�ration inter-minist�rielle. Les participants ont
apport� leur appui au document de la d�cision concernant le
foss� grandissant entre les pays et ont proc�d� � l'examen des
lignes directrices et des proc�dures.
L'EUROPE DE l'OUEST ET AUTRES PAYS: Cette
r�union �tait pr�sid� par le Vice-pr�sident Gunnar Bengtsson (Su�de).
Au sujet de l'engendrement et de la disponibilit� des donn�es
concernant les dangers pos�s, les participants ont examin� une
suggestion de l' OCDE d'�laborer d'un portail �tablissant une
liaison entre les bases de donn�es disponibles, notamment
celles de l'UE et de l'Agence am�ricaine de la protection
environnementale. Un participant a mis en garde contre un
d�veloppement pr�matur� du r�le de l'OCDE. Au sujet des
pesticides �minemment toxiques, les participants ont not� que
les pays en d�veloppement pourraient ne pas �tre en mesure de
mettre en �uvre les mesures d'att�nuation des risques. Ils ont
fait �galement r�f�rence � la proc�dure du consentement
pr�alable, en connaissance de cause, de la Convention de
Rotterdam, pour l'identification des probl�mes que posent les
pesticides utilis�s dans les pays en d�veloppement. Au sujet
de l'aide dans le domaine du renforcement des capacit�s, les
d�l�gu�s ont mis l'accent sur l'imp�ratif d'int�grer la
s�curit� chimique dans les autres questions environnementales
et de d�veloppement, dans les pays en d�veloppement et de
placer la s�curit� chimique � l'ordre du jour des agences
donatrices. Au sujet du foss� grandissant entre les pays, les
participants ont soulign� le besoin d'une coop�ration entre
les pays voisins et ont consid�r� les possibilit�s offertes
pour le lancement d'un projet pilote en Asie du Sud-est.
DANS LES COULOIRS
Le Forum a entam�, aujourd'hui, ses travaux
sur les questions de fond avec un ordre du jour ambitieux
consistant � prendre des d�cisions sur un �ventail de
questions ayant trait � la s�curit� chimique. Quelques
d�l�gu�s ont not� la pr�sence bien visible de l'industrie,
cherchant � emp�cher une interdiction pure et simple de
certains pesticides. Au cours d'un expos� donn� � l'heure du
d�jeuner, un groupe industriel a d�clar� que des pr�judices
professionnels s�rieux dus � une exposition aux pesticides ne
pas chose courante et a conclu que ce n'est pas une simple
interdiction des pesticides �minemment toxiques qui
permettrait d'aboutir � une am�lioration importante de la
sant� professionnelle � commentaire qui a provoqu� de fortes
r�actions de la part de certains participants.
Un certain nombre de d�l�gu�s de pays en
d�veloppement ont fait part de leur frustration d'avoir eu �
constater que le groupe de travail sur le transit ill�gal,
�tabli � Forum III, n'a jamais pu se r�unir, en raison du
manque de financements. Certains ont laiss� entendre que la
raison profonde en est, la faible priorit� accord�e � ce sujet,
par les pays donateur. Ces d�l�gu�s estiment que les donateurs
devraient pendre en consid�ration de mani�re s�rieuse le
probl�me du transit ill�gal, compte tenu du fait qu'il
constitue une grande pr�occupation pour les pays en
d�veloppement. Un d�l�gu� africain a d�clar� que les pays
africains pourraient �tre amen�s � d�gager les ressource
n�cessaires du sein de la r�gion si les financements escompt�s
ne viennent pas, mettant en relief le r�le �ventuel du nouveau
partenariat pour le d�veloppement de l'Afrique (NEPAD).
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront dans
la Salle ESCAP de 8h � 11h, pour entendre des expos�s sur:
l'engendrement et la disponibilit� des donn�es concernant les
dangers pos�s; les pesticides �minemment toxiques; l'aide dans
le domaine du renforcement des capacit�s; et la SAICM.
GROUPES REGIONAUX: Les groupes r�gionaux
se r�uniront de 13h � 16h pour l'�laboration de la
contribution des discussions autours de la s�curit� et de la
sant� professionnelles, et de la SAICM. |