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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 80
Vendredi 18 Juillet 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CNI-7 SUR LES POP:
JEUDI 17 JUILLET 2003
Quatrième journée de la CNI-7, les délégués
se sont réunis en sessions plénières et en séances de groupe
de contact et de Commission du Budget. Au cours de la séance
plénière du matin, les délégués ont procédé à l'examen des
questions intéressant les directives ayant trait aux
meilleures techniques disponibles (MTD) et celles ayant trait
aux meilleures pratiques environnementales disponibles (MPE),
l'évaluation des rejets actuels et projetés des substances
chimiques portées sur la liste figurant dans l'Annexe C
(production non-intentionnel), et l'échange d'informations. Au
cours de la séance plénière de l'après-midi, les délégués ont
débattu des questions intéressant les ressources financières
et les mécanismes de financements, et les accords financiers
intérimaires. La Commission du Budget s'est réunie, le matin,
pour plancher sur
les projets de format budgétaire élaborés
par le Secrétariat, et un groupe de contact sur le thème des
mécanismes de financement s'est réuni dans la soirée.
LA PLENIERE
La Présidente du Comité de Rédaction
Juridique (CRJ), Anne Daniel (Canada), a présenté un rapport
sur l'état d'avancement des travaux du Comité, notant qu'il a
parachevé l'ensemble des tâches qui lui sont assignées sur les
questions du règlement intérieur (UNEP/POPS/ INC.7/CRP.14 and
Add.1), du projet des règles financières (UNEP/POPS/
INC.7/CRP.16), du projet des règles du règlement des
différends ayant trait à l'arbitrage et à la conciliation (UNEP/POPS/INC.7/CRP.17),
et du projet de texte des attributions de tâches (AT) du
Comité chargé de l'Evaluation des Polluants Organiques
Persistants (CEPOP) (UNEP/POPS/INC.7/ CRP.22).
LES PREPARATIFS DE LA CdP: Les lignes
directrices devant encadrer les MTD et celles devant encadrer
les MPE: Le Secrétariat a passé en revue le rapport de la
première session du Groupe d'Expert sur les MTD-MPE, tenue en
mars 2003, en Caroline du Nord, aux Etats-Unis (UNEP/POPS/INC.7/6).
Le Coprésident Sergio Vives (Chili) a présenté un rapport sur
la première session du Groupe, faisant état des progrès
réalisés dans l'élaboration des recommandations quant à la
structure éventuelle et aux éléments susceptibles de figurer
dans les lignes directrices devant encadrer les MTD et les MPE.
L'intervenant a indiqué que la deuxième session du Groupe est
prévue en décembre 2003, au Chili.
Le CANADA a noté qu'il est important de
relever les défis relatifs à la portée des substances
chimiques devant être traitées et au calendrier de la
préparation des documents pour la CdP-1. L'ALLEMAGNE et la
SUISSE ont l'une et l'autre souligné qu'elles apporteraient
leur assistance dans le parrainage de la deuxième session du
Groupe. L'IRAN, le CAMEROUN et d'autres Etats ont fait part de
leurs réserves concernant la représentation géographique dans
les réunions du Groupe. Le MAROC, au nom du G-77/Chine, a
requis que le Secrétariat aide à s'assurer que toutes les
régions soient représentées au sein du Groupe d'Experts. Le
Président du CNI, John Buccini (Canada), a demandé au
Secrétariat de travailler avec les groupes régionaux, pour
désigner les membres qui remplaceraient ceux qui ne pourront
pas assister à telle ou telle réunion particulière. L'EGYPTE
et d'autres Etats ont noté la nécessité d'une assistance
technique et financière pour l'application des MTD-MPE, dans
les pays en développement. Le TOGO a ajouté le besoin d'une
approche de dimension régionale dans le traitement du problème
de l'utilisation des carburants au plomb, en Afrique. Le
délégué des PHILIPPINES a suggéré que le Groupe doive traiter
de technologies nécessitant moins de capitaux, telles que
celles basées sur la séparation des sources, le recyclage et
le compostage. L'ARGENTINE a noté l'impératif de mieux définir
les MPE. La CHINE a mentionné la nécessité de tenir compte des
différences entre les pays dans leurs aptitudes à appliquer
les MTD-MPE.
Evaluation des rejets des substances
chimiques listées dans l'Annexe C: Le Secrétariat a
introduit le document révisé concernant le kit-outil standard
servant à l'identification et à la quantification des rejets
de dioxines et de furans (UNEP/POPS/INC.7/7). L'ARGENTINE,
l'EQUATEUR et l'ITALIE, au nom de l'UE, ont indiqué que le
kit-outil doit être élargi à l'ensemble des substances
chimiques listées dans l'Annexe C. Le délégué des ETATS-UNIS a
appelé à l'éclaircissement du processus de mise à jour du kit-outil.
Le CHILI a affirmé que le kit-outil ne reflète pas, de manière
adéquate, les conditions particulières des pays en
développement. Plusieurs délégués ont noté le besoin d'une
mise à jour systématique du kit-outil, de manière à y refléter
les nouveaux développements scientifiques et les expériences
spécifiques des pays en développement. L'EGYPTE, le TOGO et
l'URUGUAY ont requis des essais sur le terrain et des projets
pilotes pour le développement du kit-outil. Le Secrétariat a
exhorté les Parties à fournir des ressources financières pour
la mise en place de davantage de projets nationaux et
régionaux. Le VIETNAM, le GHANA, la ZAMBIE et la TANZANIE ont
souligné l'utilité du kit-outil pour l'élaboration des
inventaires préliminaires des rejets de dioxines et de furans.
La TANZANIE a ajouté que le kit-outil n'est pas capable de
faire la différence entre les rejets contrôlés et ceux non-contrôlés,
et que l'information requise pour l'estimation des rejets
émanant de certaines sources n'est pas disponible dans les
pays en développement.
L'échange d'informations: Le
Secrétariat a introduit sa note concernant le plan de travail
et le budget de l'initiation et du maintien du mécanisme
d'échange d'information (MEI) sur les POP (UNEP/POPS/INC.7/12).
Le CANADA a appelé à l'ouverture d'un débat, à la CdP-1,
autour de la question des niveaux de duplication et de
chevauchement entre les activités relevant de l'assistance
technique et celles relevant de l'échange d'information.
L'EGYPTE a requis que le MEI fonctionne dans toutes les
langues des Nations Unies. La CHINE a souligné le besoin de
soutenir les pays en développement dans l'établissement de
leurs MEI nationaux. Le CHILI a plaidé pour l'insertion des
sources de l'assistance financières et techniques.
Les ressources financières et les
mécanismes de financement: Le Secrétariat a introduit sa
note concernant l'information émanant des institutions
financières pertinentes, sur la manière dont elles peuvent
apporter leur soutien à la Convention de Stockholm (UNEP/POPS/INC.7/18).
L'intervenant a signalé qu'aucune soumission n'est parvenue au
Secrétariat et qu'aucun suivi n'a été fait en raison du manque
de ressources.
Le Secrétariat a introduit également, sa
note portant sur les lignes directrices régissant le mécanisme
de financement (UNEP/ POPS/INC.7/17). L'UE a accueilli
favorablement la décision du Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) de désigner les POP comme nouveau domaine de
focalisation et a appelé à la mise en place d'un partenariat
solide entre la Convention de Stockholm et le FEM. Le
G-77/CHINE a souligné que l'application de la Convention reste
tributaire de la mobilisation de ressources financières
nouvelles et supplémentaires. La porte-parole a appelé à un
mécanisme de financement crédible et souple.
Au sujet de l'établissement d'un processus
habilitant la CdP-1 à fournir des orientations au FEM, l'UE,
appuyée par les ETATS-UNIS et d'autres Etats, a proposé que le
Secrétariat tienne des consultations avec le Secrétariat du
FEM et produise un papier sur les lignes directrices devant
être élaborée davantage par un groupe de contact, à la CdP-1.
A l'opposé, le G-77/CHINE a proposé la tenue d'un groupe de
travail intersessions sur ce thème. L'AUSTRALIE a suggéré un
compromis dans lequel le Secrétariat ferait circuler plusieurs
projets de texte de son papier et chercherait à obtenir des
commentaires à leur propos.
Le Président du CNI, Buccini, a fait état
d'un accord général autour de la nécessité d'établir un
processus consultatif pour l'élaboration des orientations
devant être fournies au mécanisme de financement. Il a suggéré,
et les délégués ont approuvé, l'établissement d'un groupe de
contact coprésidé par des représentants des pays donateurs et
des pays en développement, pour l'exploration des modalités du
processus consultatif.
Au sujet de la fourniture au FEM,
d'orientations intérimaires concernant les questions
d'éligibilité, de priorités et de calcul des coûts, le
G-77/CHINE a affirmé que la Déclaration de Bahia du Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité des Substances Chimiques,
pourrait être utile. L'UE et d'autres Etats ont signalé que le
fait que le CNI fournisse, de manière officielle, au FEM, des
directives intérimaires, serait juridiquement inapproprié, et
a recommandé que le CNI se contente de transmettre ses vues
sur les mesures prises et celles proposées. La porte-parole a
souhaité voir la CNI-7 se focaliser sur les critères
d'éligibilité et sur les priorités programmatiques.
S'agissant des priorités, le CANADA a
encouragé le FEM à focaliser ses efforts sur les obligations
relevant de la Convention de Stockholm. L'UE a appelé à la
considération des priorités retenues dans les PEN. Le délégué
des ETATS-UNIS a identifié l'élaboration des PEN et les
activités d'habilitation, comme étant des priorités.
Au sujet de l'éligibilité, le délégué des
ETATS-UNIS a indiqué que le FEM dispose de bons critères
d'éligibilité. Il a recommandé de déférer la discussion des
détails de la question d'éligibilité, à la CdP-1. L'UE a
indiqué que les pays en développement et les pays en
transition économique, Parties, doivent être éligibles aux
financements, et que les PVD et les PTE Signataires de la
Convention doivent �tre �ligibles aussi au soutien de leurs
activit�s d'habilitation. Le Secr�tariat a clarifi� que, dans
l'int�rim, les Signataires seront �ligibles au soutien s'ils
sont �ligibles aux financements de la Banque Mondiale et du
PNUD.
Le Secr�tariat a introduit le projet de
texte des attributions de t�ches concernant l'�valuation du
m�canisme de financement (UNEP/POPS/INC.7/24), notant qu'en
vertu de l'Article 13 de la Convention (ressources financi�res
et m�canismes de financement), l'�valuation doit avoir lieu
d'ici la CdP-2, au plus tard. L'UE et d'autres Etats ont
recommand� de traiter de cette question � la CdP-1. Le d�l�gu�
des ETATS-UNIS a encourag� le Secr�tariat � collaborer avec le
Secr�tariat du FEM sur ce sujet. Les d�l�gu�s ont d�cid� de
soumettre au Secr�tariat, leurs commentaires sur le projet de
texte des attributions des t�ches, d'ici fin 2003 et de
reprendre le sujet, � la CdP-1.
Les accords financiers int�rimaires: Le
Secr�taire Ex�cutif de la Convention de Stockholm, Jim Willis,
a introduit le projet de texte du M�morandum d'Entente (ME)
conclu entre le Secr�tariat int�rimaire de la Convention de
Stockholm et le Conseil du FEM (UNEP/POPS/INC.7/16).
Le G-77/CHINE a souhait� voir un accent
plac� sur le caract�re int�rimaire du FEM, en tant que
m�canisme de financement. La CHINE, au nom du Groupe des pays
d'Asie et du Pacifique, a sugg�r� que le FEM consid�re la
possibilit� d'une souplesse plus importante dans le
financement des projets et d'une simplification des proc�dures
d'approbation des projets. Le repr�sentant a sugg�r� que la
CdP proc�de � une �valuation p�riodique des besoins des pays
en d�veloppement et les soumette � l'Assembl�e du FEM pour
consid�ration. Les d�l�gu�s ont d�cid� de soumettre leurs
commentaires d'ici le 31 d�cembre 2003, de sorte que le ME
r�vis� puisse �tre �labor� et soumis � la consid�ration de la
CdP-1 et au Conseil du FEM.
LE GROUPE DE CONTACT SUR LE MECANISME DE
FINANCEMENT
Dans le d�bat autour du processus
consultatif sur les orientations devant �tre fournies au
m�canisme de financement, les d�l�gu�s ont d�cid� que le
produit des consultations doit consister en un document
politique de deux pages et que le Secr�tariat �labore, avec
l'aide du FEM, le document de fond devant servir de plate-forme
aux discussions. Les d�l�gu�s ont d�cid� �galement de
soumettre, par voie �lectronique, leurs premiers commentaires
sur le document du Secr�tariat, et de mener des
t�l�conf�rences et des r�unions de face � face, avant la
CdP-1. Ils ont d�battu du point de savoir si les consultations
doivent �tre ouvertes ou restreintes aux participants d�sign�s
par les r�gions et � une s�lection d'organisations non
gouvernementales (ONG) et inter-gouvernementales. Les
propositions d�taill�es concernant les modalit�s du processus
consultatif seront pr�sent�es � la Pl�ni�re.
LA COMMISSION DU BUDGET
Le Secr�taire Ex�cutif, Willis, a pr�sent�
un rapport sur les lignes budg�taires, bas� sur les formats du
Trait� de Montr�al et de la Convention de B�le, et un budget
ventil� des activit�s, bas� principalement sur le format
approuv� � la CNI-6.
Plusieurs d�l�gu�s se sont f�licit�s de la
transparence et du niveau de d�tail du rapport. Nombre d'entre
eux ont soulign� la n�cessit� de mettre � disposition les
donn�es concernant l'utilisation d'une �chelle indicative des
contributions et concernant les r�serves dont dispose le
Secr�tariat, aux fins de permettre une meilleure planification
des activit�s des donateurs.
Au sujet de la distinction entre les
activit�s centrales et celles qui ne le sont pas, l'UE a
introduit une proposition sp�cifiant dans les r�gles
financi�res, une structure budg�taire articul�e sur trois
fonds diff�rents et int�grant des fonds fiduciaires �
caract�re g�n�ral, sp�cial et suppl�mentaire, pour, entre
autres, reconna�tre les implications financi�res des nouvelles
activit�s propos�es. Quelques d�l�gu�s ont not� que les r�gles
financi�res �labor�es par le CRJ fournissent d�j� un certain
nombre d'options pour ce qui est de la structure. Beaucoup ont
recommand� que la proposition de l'UE soit trait�e en Pl�ni�re.
Les d�l�gu�s ont d�battu �galement: de la
n�cessit� de s'assurer d'une certaine souplesse dans la
planification du budget, compte tenu des incertitudes
concernant les contributions projet�es et la programmation de
la CdP; des besoins du Secr�tariat en mati�re de personnel,
durant l'exercice 2003 et de l'�tablissement du rapport des
d�penses li�es � la rubrique 'personnel'; des frais de voyage
des participants; et du financement des �tudes de cas et des
faisabilit� des centres r�gionaux.
Les d�l�gu�s se sont accord�s sur la
proposition, � la CNI-7, d'une d�cision int�grant un budget
bas� sur les activit�s pr�vues et une estimation des
contributions projet�es, et approuvant le budget, articul� sur
des lignes restructur�es, de l'exercice 2004-2005.
DANS LES COULOIRS
Les couloirs ont connu une nouvelle
effervescence, refl�tant l'�volution marqu�e constat�e dans
les rangs des t�nors de la r�union, alors que cette derni�re
s'approche de son terme et que les d�saccords entre les pays
en d�veloppement et les pays industrialis�s sont expos�s. Les
d�l�gu�s gouvernementaux et les repr�sentants des ONG sont, de
mani�re g�n�rale, satisfaits des discussions men�es autour du
Groupe d'Experts sur les MTD-MPE et des versions r�vis�es du
kit-outil devant servir � l'identification et � la
quantification des rejets de dioxines et de furans. Il se
trouve, toutefois, que certains participants ont fait part de
leurs r�serves concernant le risque de voir les questions
juridiques en suspens, donner lieu � des discussions complexes
en Pl�ni�re.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unit � 10h,
dans la Salle 2 pour: poursuivre les discussions autour des
accords financiers int�rimaires, des ressources financi�res et
des m�canismes de financement, et de l'�change d'informations;
proc�der � l'examen des progr�s r�alis�s par le CRJ dans ses
travaux sur le r�glement int�rieur, les r�gles financi�res, le
r�glement des diff�rends, et l'AT du CEPOP; et traiter des
points en suspens de l'ordre du jour, notamment ceux de
l'�valuation de l'efficacit� et des lignes directrices devant
r�gir la gestion des d�chets des POP.
GROUPE DE CONTACT: Le groupe de contact
sur les m�canismes de financement se r�unit � 9h, dans une
Salle qui sera annonc�e ce matin, pour parachever ses
discussions sur l'�tablissement d'un processus consultatif sur
les orientations devant �tre fournies au m�canisme de
financement. |