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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 79
Jeudi 17 Juillet 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CNI-7 SUR LES POP:
MERCREDI 16 JUILLET 2003
Troisième journée de la Septième Session du
Comité de Négociation Intergouvernemental (CNI-7), les
délégués se sont réunis en séances plénières du matin et de
l'après-midi, pour procéder à l'examen des questions ayant
trait au non-respect des obligations, à l'établissement des
rapports, au registre des exemptions particulières et au DDT.
Le Comité de Rédaction Juridique (CRJ) s'est réuni toute la
journée pour débattre des questions de l'arbitrage et des
règles de conciliation, et du projet de l'attribution des
tâches (AT) de la Commission d'Evaluation des Polluants
Organiques Persistants (CEPOP).
LA PLENIERE
La Présidente du CRJ, Anne Daniel (Canada),
a présenté un rapport sur l'état d'avancement des travaux du
CRJ. Elle a annoncé l'imminente émission de papiers de salle
de conférence (PSC) portant sur le règlement intérieur de la
Conférence des Parties (CdP), les règles financières et,
l'arbitrage et la conciliation. Daniel a noté qu'une réunion
de groupe de contact sur le thème du non-respect des
obligations est programmée pour l'après-midi, et que le CRJ
tiendra, au besoin, une séance nocturne.
Le Président de la Commission du Budget,
Fernando Lugris (Uruguay), a présenté à la Plénière un rapport
sur la réunion tenue mardi sur le thème du budget. Faisant
état de l'absence d'accord sur le format du budget, il a
expliqué que le Secrétariat est en train d'élaborer deux
alternatives possibles. Il a précisé que la première
alternative est basée sur un modèle issu du Traité de Montréal
et de la Convention de Bâle, qui établi une comparaison entre
les budgets des exercices 2003-2005; la seconde suit le format
budgétaire de la CNI-6, présenté à la CNI-6. IL a indiqué que
la Commission du Budget se réunira de nouveau pour considérer
ces deux options.
S'agissant du CEPOP, le VENEZUELA, parlant
au nom du Groupe des pays d'Amérique Latine et des Caraïbes (GRULAC),
et appuyé par le NIGERIA, intervenant au nom du Groupe
Africain et d'autres Etats, a indiqué que pour avoir un
caractère légitime, le débat autour des questions de la
représentativité géographique et de la gestion de la
participation des observateurs aurait dû être mené en Plénière
et non au sein du CRJ. Le Président du CNI, John Buccini
(Canada), a souligné que le CRJ n'est pas en mesure de
résoudre des questions politiques et que le projet
d'attribution des tâches du CEPOP sera transmis à la Plénière,
pour discussion.
Au sujet de la création du groupe de
contact sur la question du non-respect des obligations, le
GRULAC, avec la CHINE, a requis que la CNI-7 se concentre
plutôt sur des questions telles que celles du mécanisme de
financement, de l'assistance technique et du transfert des
technologies. La CHINE, avec CUBA, l'EGYPTE et d'autres Etats,
a souligné que débattre du non respect des obligations avant
l'entrée en vigueur de la Convention, serait prématuré et,
avec le CHILI et d'autres Etats, a attiré l'attention sur le
démarrage tardif des débats autour de la question de
non-respect des obligations relevant de la Convention de bâle.
La SUISSE, avec l'ITALIE, parlant au nom de
l'UE, a mis en relief, les avantages offerts par l'échange des
vues sur la question du non-respect des obligations dans un
débat ouvert. Rappelant aux délégués, l'accord conclu lundi,
stipulant que le thème du non-respect des obligations sera
examiné si le temps imparti le permet, le Président Buccini a
expliqué que le groupe de contact proposé soit ouvert et
puisse servir de forum d'échange. Il a ajourné le débat
jusqu'à la plénière de l'après-midi. Au cours de cette
plénière, le MAROC, au nom du G-77/Chine, a signalé que la
discussion de la question de non-respect à la CNI-7 est liée à
des questions telles que celle de l'assistance technique et
qu'elle doit être reportée en attendant la CdP-1. La GEORGIE,
au nom des pays de l'Europe de l'Est, a mis en exergue
l'importance de la mise en place de mesures d'encouragement du
respect des obligations. Le CANADA a souligné que le
non-respect est souvent dû au manque de capacité, et qu'il est
une question prioritaire pour la CNI-7 et au-delà. Faisant
état de l'absence de consensus autour de ce sujet, le
Président du CNI a suggéré que les délégations individuelles
poursuivent les échanges de vues autour du non-respect des
obligations, sur une base informelle.
LES PREPARATIFS DE LA CdP: L'Etablissement
des rapports: Le Secrétariat a présenté les soumissions
reçues en réponse aux demandes d'information figurant dans
nombre de décisions de la CNI-6 (UNEP/ POPS/INC.7/INF/16) et
sa note concernant le format et le calendrier de la soumission
des rapports par les Parties (UNEP/POPS/INC.7/19). L'oratrice
a expliqué que la note renferme, entre autres, un projet de
format des rapports et un essai sur le terrain. Elle a proposé
que les Parties soumettent le premier rapport à la CdP-3 et à
partir de là, une fois tous les quatre ans.
Plusieurs délégués ont apporté leur appui
au format et au calendrier des rapports, suggérés, certains
soulignant la nécessité de s'assurer de la compatibilité, de
l'efficacité et de la concision dans l'élaboration des
rapports. L'UE a recommandé que la conduite d'essais sur le
terrain ne doit pas avoir des implications financières par
trop importantes. La GAMBIE a souligné la nécessité des essais
sur le terrain. L'EGYPTE a mis en relief l'impératif d'une
assistance technique dans la mesure des rejets de dioxine et
de furans. Le MAROC a proposé de traiter les obligations ayant
trait aux meilleures Techniques Disponibles (MTD) et aux
meilleures Pratiques Environnementales (MPE). Le JAPON a fait
part de ses réserves concernant les éléments des rapports
relevant de l'Article 5 (Mesures propres à réduire ou à
éliminer les rejets dus à la production non-intentionnelle).
Le Secrétariat a clarifié que ces éléments ne donnent pas lieu
à de nouvelles obligations dans l'établissement des rapports,
mais qu'ils aident à mesurer les progrès accomplis vers la
réduction au minimum des POP produits de manière non-intentionnelle,
à condition que l'information pertinente soit disponible.
Le Président Buccini a noté l'existence
d'un soutien général en faveur du calendrier et du format des
rapports, proposés. Il a invité les Parties à présenter
davantage de soumissions au sujet de la note du Secrétariat,
et a clarifié que les rapports des essais sur le terrain et
les révisions apportées au projet de format, sur la base du
résultat des essais sur le terrain, seront soumis à la
considération par la CdP-1.
Le Registre des exemptions particulières:
Le Secrétariat a introduit sa note concernant le registre des
exemptions particulières (UNEP/POPS/INC.7/5), avec des annexes
contenant: le format éventuel des rapports des requêtes
d'exemptions particulières; le processus d'évaluation éventuel
des entrées dans le registre des exemptions particulières; et
le projet de format révisé du registre.
Au sujet du projet de format des rapports
des pays, la SUISSE et d'autres Etats, ont apporté leur appui
au projet et se sont accordés sur son utilisation sur une base
intérimaire. Le JAPON a suggéré, et les délégués ont approuvé,
que l'information concernant les stocks empilés doit se
référer aux substances chimiques ainsi qu'aux pesticides. Au
sujet de l'information concernant la production de POP, le
représentant a mis en relief, la nécessité de protéger la
confidentialité des données dans le commerce. Le délégué des
ETATS-UNIS a déclaré qu'il ne voit pas de requête appelant à
présenter un rapport sur les données confidentielles, dans le
format proposé.
Attirant l'attention sur les objectifs de
la Convention, l'UE a souligné que les extensions aux
exemptions ne doivent être accordées que dans des cas
exceptionnels. Affirmant que le format proposé comprend des
éléments inutiles, le délégué des ETATS-UNIS a apporté son
soutien, plutôt, à un sous-ensemble minimal, indiquant que le
format doit faciliter l'établissement des rapports. La GAMBIE
a suggéré d'accorder davantage de proéminence au chapitre
consacré aux alternatives et aux substituts des POP, proposant
que les pays, expliquent dans leurs demandes d'exemption, les
motifs pour lesquels les substituts ne sont pas acceptables.
L'UE et les Etats-Unis ont suggéré, et les
délégués ont approuvé, d'amender l'intitulé de manière à
clarifier qu'il s'agit du format applicable aux rapports des
pays, avant la demande d'extension. Le Président Buccini a
indiqué que le format des rapports sera révisés et distribué,
à titre de PSC.
Au sujet du processus éventuel d'évaluation
des entrées dans le registre, l'UE a suggéré, et les délégués
ont approuvé, que les Parties, doivent soumettre leurs
rapports sur les demandes d'extension, au moins 12 mois,
plutôt que 10, avant la CdP, aux fins de permettre une
évaluation exhaustive, et parce que la coopération pourrait
éliminer la nécessité de l'extension. La CHINE, appuyée par le
Mexique et l'EQUATEUR, a déclaré qu'il n'y a pas besoin
d'établir un nouveau groupe d'experts pour la revue de
l'information. L'UE a proposé que la décision concernant le
point de savoir si la question de l'établissement du groupe
d'experts ne devrait pas être reportée à la CdP-1.
L'AUSTRALIE a proposé, et les délégués ont
accepté, de supprimer le libellé qui stipule que les décisions
sur les extensions doivent être prises par consensus ou, si
cela n'est pas possible, par une majorité des voies aux trois-quarts.
L'IRAN a indiqué que le Secrétariat se doit
de faire circuler les rapports concernant les demandes
d'extension à l'ensemble des Parties, mais pas aux
observateurs. Le KENYA, appuy� par le MAROC, le MEXIQUE,
l'EGYPTE et la CHINE, a demand� l'imposition d'une restriction
sur les observateurs �ventuels, dans le processus. R�pondant
aux r�serves exprim�es par le Maroc concernant le statut des
membres non-Parties, le Pr�sident Buccini a clarifi� que ces
derniers seront consid�r�s comme observateurs, au m�me titre
que les organisations non gouvernementales et
intergouvernementales, et les d�l�gu�s ont accept� d'inclure
une note de bas de page, � cet effet.
L'EGYPTE et d'autres Etats se sont oppos�s
au libell� qui stipule que, dans la mesure du possible,
l'information doit �tre soumise en anglais. Le Secr�tariat a
sugg�r�, et les d�l�gu�s ont approuv�, le maintien des
crochets figurant dans ce libell�. Les d�l�gu�s ont �galement
accept� que le Secr�tariat aide la CdP-1 � prendre une
d�cision sur ce sujet, en fournissant l'information concernant
le temps et les co�ts des soumissions concernant la traduction
re�ue dans d'autres langues.
Le Pr�sident Buccini a indiqu� qu'une
version r�vis�e de l'�ventuel processus d'�valuation des
entr�es dans le registre, int�grant les commentaires des
d�l�gu�s, sera pr�sent� plus tard dans la semaine.
Au sujet du projet de format du registre
des exemptions pr�liminaires, la COLOMBIE a propos� une
publication des noms des compagnies autorisant la production
des substances. Le Secr�tariat a d�clar� que ces informations
pourraient �tre incluses dans la rubrique "remarques".
Faisant �tat d'un accord g�n�ral sur le
format du registre, le Pr�sident Buccini a indiqu� que,
moyennant quelques amendements mineurs, il sera soumis � la
CdP-1, pour examen.
LE DDT: Le Secr�tariat a introduit le
format de rapport �ventuel concernant le DDT (UNEP/POPS/INC.7/3
and /4). L'AFRIQUE DU SUD, au nom du Groupe Africain, a not�
la n�cessit� d'�claircissements, entre autres, sur les
questions de formation, de gestion, de respect des obligations
et de la surveillance. L'IRAN et le MEXIQUE ont fait part de
leurs r�serves concernant l'�tablissement de rapports sur les
obligations des pays qui n'utilisent pas actuellement le DDT,
et qui sont list�s dans le Registre du DDT.
Les d�l�gu�s ont accept� d'amender
certaines formulations dans le document de mani�re � y
indiquer les devoirs, relevant de l'�tablissement des
rapports, qui s'appliquent � l'ensemble des Parties figurant
dans le Registre, et pas uniquement ceux des Etats utilisant
ou produisant, actuellement, le DDT.
Plusieurs d�l�gu�s ont soulign�
l'importance de la promotion d'alternatives abordables et
efficaces au DDT. La CHINE a requis davantage de recherche
proactive dans le domaine des alternatives. La COLOMBIE,
appuy�e par la FEDERATION DE RUSSIE, a propos� que le
Secr�tariat fournisse des donn�es sur le co�t des
alternatives.
Exprimant un soutien g�n�ral en faveur du
format des rapports, propos�, du contenu des documents et des
essais sur le terrain, les d�l�gu�s ont encourag� un
parach�vement rapide des essais sur le terrain, et ont d�cid�
que les Parties doivent fournir l'information, utilisant le
projet de format r�vis�, six mois avant la CdP-1.
DANS LES COULOIRS
La CNI-7 ayant d�pass� son mi-parcours, la
progression des discussions men�es par les d�l�gu�s a ralenti
quelque peu, ces derniers ayant tourn� leur attention vers le
non-respect des obligations et le registre des exemptions
particuli�res. Plusieurs d�l�gu�s se sont dits surpris par la
"conviction soudaine" des pays en d�veloppement de la
n�cessit� du report de la consid�ration de la question du
non-respect des obligations. Dans l'intervalle, nombre de
d�l�gu�s de pays en d�veloppement ont d�clar� n'avoir pas �t�
en mesure de se pr�parer de mani�re ad�quate, en raison du
pr�avis insuffisant, avant la r�union, informant que le sujet
de non-respect, allait �tre examin�.
Certains ont fait part de leurs r�serves
concernant le risque de voir, qu'en r�sultat de la longueur du
d�bat autour de la question de registre des exemptions
particuli�res, il ne reste plus de temps pour d�battre des
questions en suspens et notamment de celle des ressources
financi�res et des m�canismes de financement. Quelques-uns ont
propos� qu'un groupe de contact aurait �t� un meilleur forum
pour ces d�lib�rations qui ont pris bien du temps.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La pl�ni�re se r�unira � 10h
dans la Salle 2, pour d�battre des ressources financi�res et
des m�canismes de financement, des accords financiers
int�rimaires, des directives concernant le MTD et celles
concernant le BEP, l'�valuation des rejets actuels et projet�s
des rejets de substances chimiques list�es dans l'Annexe C,
et, l'�change d'informations.
CRJ: Le CRJ pourrait se r�unir
aujourd'hui, � une heure et en une salle qui seront annonc�es
au cours de la pl�ni�re, pour examiner un certain nombre de
questions en suspens, dont celles de l'arbitrage et des r�gles
de conciliation et/ou des attributions des t�ches du CEPOP.
COMMISSION DU BUDGET: La commission
pourrait se r�unir aujourd'hui, � une heure et en une salle
qui seront annonc�es apr�s r�ception des projets de formats du
budget, �labor� par le Secr�tariat. |