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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 78
Mercredi 16 Juillet 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CNI-7
SUR LES POP:
MARDI 15 JUILLET 2003
Deuxième journée de la Septième Session du
Comité de Négociation Intergouvernemental (CNI-7), les
délégués se sont réunis en séances plénières du matin et de
l'après-midi et en une séance du matin de la commission du
budget. Au cours de la plénière, les délégués ont entendu des
exposés sur l'élection de domicile du Secrétariat, débattu de
l'attribution de tâches (AT) du Comité d'évaluation des
polluants organiques persistants (CEPOP), délibéré autour de
la question de l'orientation, de la mise à jour et de
l'évaluation intérimaire du plan d'exécution national (PEN),
et procédé à l'examen des questions ayant trait à l'assistance
technique. Le Comité de Rédaction Juridique (CRJ) s'est penché
tout au long de la journée sur les questions transmises par la
plénière.
LA PLENIERE
Le Secrétaire Exécutif de la Convention de
Stockholm, Jim Willis, a présenté des certificats aux
contributeurs du Club des POP (UNEP/ POPS/INC.7/INF/13).
AUTRES QUESTIONS DEVANT ETRE EXAMINEES PAR
LA CdP-1: Eléction de domicile du Secrétariat: Au sujet de
l'élection de domicile du Secrétariat permanent (UNEP/POPS/
INC.7/23), les délégués ont entendu des exposés présentés par
les pays offrant d'accueillir le Secrétariat, à savoir:
L'Allemagne (UNEP/POPS/INC.7/INF/3 and CRP.7); l'Italie (UNEP/
POPS/ INC.7/INF/5); et la Suisse (UNEP/POPS/INC.7/INF/4 and
CRP.4). Les délégués ont décidé de renvoyer ce sujet à la
première Conférence des Parties (CdP-1) et ont requis du
Secrétariat, l'élaboration d'un tableau comparatif des offres.
LES PREPARATIFS DE LA CdP: LE CEPOP: Le
Secrétariat a présenté un rapport sur le projet de cahier des
charges du CEPOP (UNEP/POPS/INC.7/11) et sur le travail
accompli par le groupe de contact sur le CEPOP à la CNI-6 (UNEP/
POPS/INC.6/ 22), faisant état d'un certain nombre de questions
restées en suspens, portant sur la composition du Comité, les
membres du bureau, et les finances. S'agissant de la
composition du CEPOP, le délégué des ETATS-UNIS a recommandé
d'utiliser le modèle de représentativité, retenu par
l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture;
L'ARGENTINE et l'IRAN y ont fait objection. Nombre de délégués
ont souligné l'importance d'une représentation géographique
équitable et l'ARGENTINE, l'AUSTRALIE, la CHINE, le KENYA, la
MOLDAVIE et d'autres Etats ont mis l'accent de manière
particulière sur la nécessité d'une représentation équitable
des pays en développement et des pays en transition économique
(PTE).
Le CANADA a souligné l'importance d'une
formulation claire des dispositions portant sur la question
des conflits d'intérêts. L'ALLEMAGNE a mis en relief le besoin
d'élaborer les règles devant régir les conflits d'intérêts,
avant la CdP-1. L'ITALIE, au nom de l'UE, a demandé des
détails supplémentaires sur les coûts de la réunion du CEPOP,
et a recommandé que le CRJ procède à l'examen des décalages
entre l'attribution des tâches et le projet de règlement
intérieur. Le JAPON a noté la nécessité de considérer la
question de la participation des experts pertinents.
L'AUSTRALIE a mis en exergue le rôle des experts de la gestion
des substances chimiques. L'EGYPTE a appelé à une expertise
industrielle, outre celles sanitaire et environnementale. Le
KENYA a recommandé de ne pas préciser le type d'expertise.
L'INDE a suggéré que le CEPOP considère la possibilité
d'inviter des experts issus des pays produisant lu polluant
examiné.
La CHINE a souligné la nécessité de
s'entendre sur la méthode de détermination de la
représentation, et a attiré l'attention sur les modèles
émanant des organisations intergouvernementales. La REPUBLIQUE
TCHEQUE a noté les difficultés rencontrées dans la définition
des PTE. L'ALLEMAGNE a rappelé aux délégués que les Parties
prenant part à la CdP-1 doivent être prêtes à y désigner leurs
experts.
Le Secrétariat a souligné que le projet de
cahier des charges approuvé à la CNI-6 doit être étudié par le
CRJ. Au sujet de la composition du CEPOP, l'intervenant a
suggéré l'utilisation d'une formulation tirée de l'Article 19
de la Convention, stipulant que les membres du CEPOP "soient
désignés sur la base d'une représentation géographique
équitable."
Après discussion dans un groupe restreint,
le CANADA a introduit un projet de texte révisé au cours de la
plénière de l'après-midi (UNEP/POPS/INC.7/ CRP.11),
éclaircissant, entre autres, la distinction entre "les experts
désignés" et "les experts invités" du CEPOP.
Le CANADA a souligné la nécessité:
d'élaborer le projet des lignes directrices devant encadrer
les procédures à suivre en cas de conflit d'intérêts, qui
doivent être examinées à la CdP-1; d'élaborer la procédure à
suivre dans le remplacement des membres du CEPOP qui ne seront
pas en mesure d'assister aux réunions; et de s'assurer que les
Parties prenant part à la CdP-1, présentent les curriculums
vitæ des experts désignés. L'IRAN a suggéré de tirer des
enseignements de la procédure retenue par la Convention de
Rotterdam en matière de conflit d'intérêts. Le CHILI, avec
l'AFRIQUE DU SUD, a fait part de ses réserves concernant le
nombre d'observateurs qui pourraient prendre part aux réunions
du CEPOP et a proposé qu'un plafond soit établi. Le MAROC a
appelé à une répartition géographique équitable dans la
sélection des coprésidents du CEPOP et a souligné l'importance
de la traduction simultanée au cours des réunions du CEPOP. Le
Président Buccini a rappelé aux délégués, leur accord à la
CNI-6, que l'anglais soit la langue de travail du CEPOP. Les
délégués ont décidé de renvoyer leurs questions et le projet
de texte révisé du cahier des charges, au CRJ.
Les directives intérimaires régissant
l'élaboration des PEN: Le Secrétariat a donné un aperçu
sur les derniers développements survenus dans les directives
intérimaires régissant l'élaboration des PEN (UNEP/POPS/INC.7/
9 and INF/20). Le délégué des ETATS-UNIS a noté que certains
aspects des directives actuelles caractérisent mal les
obligations de la Convention et a plaidé pour une révision de
ces directives. L'UE, la CHINE, le NIGERIA, au nom du Groupe
africain, et d'autres Etats ont souligné la nécessité d'une
certaine souplesse dans la mise en œuvre des PEN. La SUISSE,
le GROUPE AFRICAIN, et d'autres intervenants ont souligné que
les directives doivent constituer un "document vivant" pouvant
faire l'objet de révisions. Le VENEZUELA, au nom du Groupe des
pays d'Amérique Latine et des Caraïbes, a mis en relief le
besoin de disposer de plus de temps pour l'étude des
directives. GREENPEACE INTERNATIONAL a souligné le besoin
d'insérer dans les PEN, la prévention des POP non-intentionnels.
Le RESEAU D'ACTION D'AMERIQUE LATINE CONTRE LES PESTICIDES a
encouragé la transparence et la participation de la société
civile, à toutes les étapes de l'élaboration des PEN. Les
délégués ont décidé que les commentaires concernant les
directives doivent être soumis au Secrétariat avant le 30
septembre 2003.
La Revue et la Mise à Jour des PEN: Le
Secrétariat a requis des directives concernant l'enclenchement
de la revue et de la mise à jour des PEN (UNEP/POPS/INC.7/10),
faisant état de l'option périodique et de celle "en fonction
des besoins ". L'AUSTRALIE, la CHINE, le BRESIL et d'autres
Etats ont souhaité voir la mise à jour et la revue s'effectuer
"en fonction des besoins." Le CHILI et la NOUVELLE ZELANDE ont
souligné que les calendriers des PEN doivent dicter le moment
où les revues sont nécessaires. L'UE a indiqué que les
modifications apportées aux obligations relevant de la
Convention en doivent constituer le facteur enclenchant.
L'ARGENTINE a appelé à la poursuite de l'analyse du besoin de
réviser les PEN. La SUISSE a encouragé le Secrétariat à
reconsidérer la question lorsqu'une expérience pratique aura
été acquise. Le Secrétariat élaborera un projet de décision
pour considération à la CNI-7.
L'Assistance Technique: Le Secrétariat
a introduit ses notes consacrées aux directives concernant
l'assistance technique (UNEP/POPS/INC.7/13), la faisabilité et
les études de cas relatives aux centres régionaux et
sous-régionaux (UNEP/POPS/INC.7/14 and 15), et les soumissions
faites en réponse aux décisions prises par la CNI-6 concernant
l'assistance technique (UNEP/POPS/ INC.7/16). L'oratrice a
noté par ailleurs que les fonds récemment promis, viendront
réactiver les travaux reportés sur les questions de
faisabilité et d'études de cas des centres régionaux et
sous-régionaux. Plusieurs délégués ont réitéré la haute
priorité devant être accordée à l'assistance technique et ont
fait l'éloge du Canada, de l'Italie et de la Suisse, pour
leurs contributions.
L'ARGENTINE, l'EGYPTE, l'ITALIE, la SUISSE,
le SENEGAL et d'autres Etats ont souligné la nécessité de
synergies avec les Centres Régionaux de la Convention de Bâle.
Le CANADA a recommandé, entre autres: de tenir une
consultation avec le Fonds pour l'Environnement Mondial sur
les directives devant encadrer l'assistance technique; de
considérer les possibilités de coopérer avec, non seulement,
les centres de la Convention de Bâle mais aussi avec d'autres
centres pertinents; et d'explorer la faisabilité de Réseaux
d'Assistance en matière de renforcement des capacités et des
liens avec d'autres réseaux.
L'Italie, le CHILI et l'EGYPTE ont mis en
exergue le rôle des PEN dans la détermination des priorités en
matière d'assistance technique. Le CHILI, appuyé par le MAROC
et d'autres Etats, a souligné l'impératif d'identifier les
mécanismes nécessaires à la fourniture de l'assistance
technique. Le délégué a précisé que les centres r�gionaux ne
sont qu'un parmi plusieurs autres m�canismes possibles en
mati�re d'assistance technique. Le Pr�sident Buccini a indiqu�
que les r�serves du Chili seront refl�t�es dans le
proc�s-verbal de la r�union.
Le GROUPE AFRICAIN a signal� que la
question des moyens d'ex�cution n'est pas bien trait�e dans la
note du Secr�tariat consacr�e aux directives concernant
l'assistance technique. Le porte-parole a sugg�r� la cr�ation
d'un groupe de travail charg� de commencer imm�diatement
l'examen de ce th�me et de continuer � y travailler durant la
p�riode intersessions. L'ARGENTINE, appuy�e par le VENEZUELA,
a not� la difficult� rencontr�e par les d�l�gations de petite
taille, d'assister � des r�unions additionnelles � la CNI-7 et
a recommand� la tenue de discussions informelles. La JAMAIQUE
a soulev� la question du financement de la mise en place du
nouveau groupe de travail. SAINTE LUCIE, appuy�e par ANTIGUA
ET BARBUDA, a not� le besoin de directives plus d�taill�es
concernant l'assistance technique attendue pour la r�gion des
Cara�bes et a appel� � des synergies avec les Centres de
Production Propre de l'Organisation des Nations Unies pour le
D�veloppement Industriel. SAMOA a not� l'importance des
centres sous-r�gionaux. Le CAMEROUN a appel� � un nouveau
partenariat dans le domaine du transfert des technologies en
Afrique sub-saharienne. Le MEXIQUE a appel� � une focalisation
sur le renforcement des capacit�s.
La COLOMBIE et d'autres Etats ont
recommand� l'utilisation des centres r�gionaux disponibles. Le
BRESIL a sugg�r� l'�largissement de l'�tude de faisabilit� �
de nouveaux centres. La CHINE a propos� d'ajouter
l'identification des barri�res entravant le transfert des
technologies � la liste des "quelques �l�ments communs des
besoins et des priorit�s en mati�re d'assistance technique "
qui figurent dans l'Annexe attach�e au rapport consacr� aux
directives r�gissant l'assistance technique. Le VENEZUELA a
sugg�r� de d�terminer les voies et moyens de lever ces
barri�res. La CHINE a propos� la conduite d'une �tude de cas
pour chacune des r�gions. Le GHANA et ANTIGUA ET BARBUDA ont
appel� au renforcement des centres r�gionaux. Le CHILI a
requis une �valuation transparente du r�le des centres,
notamment de leurs limitations et de leurs besoins.
Le Pr�sident du CNI, Buccini, a expliqu�
que l'�tude de faisabilit�: traitera du point de savoir si les
centres r�pondent bien aux besoins en mati�re d'assistance
technique et d�gagera la mani�re de r�pondre aux besoins non
satisfaits. Il a soulign� �galement que les "�l�ments communs"
ne sont que des exemples et ne constituent pas une liste
limit�e ou fixe. Il a sugg�r� de requ�rir du Secr�tariat,
l'�laboration des directives pr�liminaires devant r�gir
l'assistance technique, conform�ment � l'Article 12 de la
Convention, en tenant compte des commentaires et des documents
pertinents avanc�s par les d�l�gu�s. Le Pr�sident Buccini a
indiqu� que le projet de texte des directives et les
conclusions de l'�tude de faisabilit� et de l'�tude de cas,
seront soumis � la CdP-1.
LA COMMISSION DU BUDGET
La Commission du Budget, pr�sid�e par
Fernando Lugris (Uruguay), a proc�d� � l'examen du format des
rapports concernant le budget et le budget de l'exercice 2004.
Au sujet du format des rapports, les d�l�gu�s ont soulign� la
n�cessit� de la transparence, de la clart�, de la flexibilit�,
de niveaux de d�tails plus importants, et d'un classement des
priorit�s dans le budget. Plusieurs d�l�gu�s ont not�
l'importance de la budg�tisation en tant qu'outil de
planification. Le Secr�taire Ex�cutif, Willis, a soulign� la
n�cessit� de maintenir une certaine souplesse dans le format
des rapports de mani�re � refl�ter les incertitudes
budg�taires de la p�riode int�rimaire et a sugg�r� l'examen du
calendrier des rapports. Les d�l�gu�s ont �galement trait�:
des avantages d'un budget biennal par rapport � un budget
annuel; de l'option consistant � lister les priorit�s dans une
annexe attach�e au budget; et de la possibilit� d'avoir des
budgets s�par�s pour les d�penses centrales et les autres
d�penses.
Evoquant des exp�riences pertinentes v�cues
dans le cadre d'autres accords environnementaux multilat�raux,
les d�l�gu�s ont d�battu de la question de savoir si le
rapport doit lister les lignes budg�taires (approche "bas�e
sur les lignes") ou ventiler les d�penses en fonction des
domaines prioritaires (approche "programmatique"). Le Groupe a
d�cid� que le Secr�tariat �laborera un rapport bas� sur les
lignes budg�taires, pour l'exercice 2004 et un autre model�
sur le format retenu par la CNI �6, pr�sentant une ventilation
d�taill�e des principales cat�gories, en tenant compte des
conclusions du CRJ concernant les r�gles financi�res.
DANS LES COULOIRS
A la perception des progr�s limit�s
r�alis�s sur les questions ayant trait � l'assistance
technique, quelques d�l�gu�s de pays en d�veloppement ont
estim� qu'un groupe de travail serait utile � l'avancement de
ce sujet avant la CdP-1. D'autres se sont montr�s
enthousiastes quant aux avanc�es accomplies en Pl�ni�re.
Beaucoup ont toutefois confi�, craindre de voir la dynamique
enclench�e risquer d'accuser un ralentissement, lorsque les
questions examin�es par le CRJ retourneront � la Pl�ni�re. Sur
une note plus l�g�re, l'Allemagne a eu un choc lorsqu'on a
annonc� par erreur qu'elle offrait 500,000 millions d'Euros
pour l'accueil du Secr�tariat, � Gen�ve!
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unit � 10h
dans la Salle 2 pour proc�der � l'examen des ressources
financi�res et des m�canismes de financement, des accords
financiers int�rimaires, du DDT, du registre des exemptions
particuli�res, et sans doute de certains produits du CRJ.
CRJ: Le CRJ se r�unira dans la Salle 17
lorsque la Pr�sidente Anne Daniel (Canada) aura termin� la
pr�sentation de son rapport � la Pl�ni�re.
COMMISSION DU BUDGET: La Commission du
Budget se r�unit aujourd'hui. Le lieu et l'horaire seront
annonc�s dans le courant de la matin�e. |