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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 77
Mardi 15 Juillet 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CNI-7 SUR LES
POPS:
LUNDI 14 JUILLET 2003
Première journée de la Septième Session du
Comité de Négociation Intergouvernemental (CNI-7), les
délégués se sont réunis en séances Plénières du matin et de
l'après-midi. Le matin, Ils ont entendu des déclarations
d'ouverture, procédé à l'examen des questions d'organisation
et présenté des rapports concernant les activités
internationales en cours, ayant trait au travail du Comité.
L'après-midi, ils ont entamé les délibérations autour des
activités du Secrétariat, des fonds extrabudgétaires et des
préparatifs de la Conférence des Parties (CdP).
LA SEANCE D'OUVERTURE
Philippe Roch, Directeur de l'Agence Suisse
de l'Environnement, des Forêts et des Paysages, a souhaité aux
délégués la bienvenue à la CNI-7 et a souligné qu'il reste
beaucoup à faire avant la première Conférence des Parties
(CdP-1). Il a noté l'importance de la collaboration entre les
organes des Nations Unies et autres. Il a mis en relief la
nécessité d'établir un lien entre le travail de la Convention
de Stockholm et celui ayant trait au thème de la consommation
durable. Il a, enfin, fait état de la récente décision prise
par la Suisse, de ratifier la Convention.
Ahmed Djoghlaf, du Programme des Nations
Unies pour l'Environnement (PNUE), au nom du Directeur
Exécutif, Klaus Töpfer, a souligné l'impératif d'une prompte
entrée en vigueur de la Convention, mettant en exergue
l'importance accordée à la problématique des polluants
organiques persistants (POP), au Sommet Mondial pour le
Développement Durable (SMDD) et à la 22ème session
du Conseil d'Administration du PNUE. Djoghlaf a fait état des
accomplissements du Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM)
dans le domaine des POP et a souligné l'impératif de mesures
concrètes.
LES QUESTIONS D'ORGANISATION
Les délégués ont adopté l'ordre du jour de
la CNI-7 (UNEP/ POPS/INC.7/1) moyennant quelques amendements
mineurs. Le Président John Buccini (Canada) a présenté
l'organisation des travaux (UNEP/POPS/INC.7/INF/1), soulignant
l'importance du travail du Comité de Rédaction Juridique (CRJ)
pour l'avancement de la CNI-7.
Jim Willis, Secrétaire Exécutif du
Secrétariat intérimaire de la Convention de Stockholm, a
présenté un rapport sur les progrès réalisés par le
Secrétariat dans les travaux requis à la CNI-6. Il a noté
qu'en raison de contraintes financières, le Secrétariat n'a
été en mesure ni de procéder à l'étude de faisabilité des
centres régionaux et sous-régionaux chargés de la Convention
Stockholm ni de mener des études de cas.
La CNI-7 a élu ensuite Mearle Barrett (Jamaïque),
membre permanent du Bureau, représentant le Groupe d'Amérique
Latine et des Caraïbes (GRULAC) et Bayat Mokhtari (Iran),
membre temporaire, représentant le Groupe d'Asie-Pacifique,
pour la
CNI-7.
REVUE DES ACTIVITES INTERNATIONALES EN
COURS AYANT TRAIT AUX TRAVAIL DU COMITE
Le Secrétariat a introduit la cinquième
édition de la liste des mesures de réduction et/ou
d'élimination des rejets de POP (UNEP/POPS/INC.7/INF/15),
faisant état d'un accroissement dans le nombre de pays ayant
présenté un rapport. Jim Willis, de la Division du PNUE
chargée des Substances Chimiques, a parlé des activités du
PNUE, soutenues par le FEM et d'autres bâilleurs de fonds,
visant à faciliter une ratification et une application
précoces de la Convention.
Le délégué des Etats-Unis a mis en exergue
le projet de son pays visant à aider les pays à accéder aux
données concernant les POP par le biais de l'internet. La
GAMBIE et le GHANA ont fait état de leur ratification de la
Convention. L'ALGERIE, le BENIN, le CAMEROUN, l'EGYPTE, HAITI,
le KENYA, le MALAWI, la MALAISIE, le MALI, la MONGOLIE, le
NIGER, le NIGERIA, les PHILIPPINES, la SYRIE, les ETATS-UNIS,
et le VENEZUELA ont, chacun, noté le travail accompli en vue
de la ratification. L'ALLEMAGNE a parlé de l'atelier organisé,
au profit de la région du sud-est asiatique sous le thème des
PCB et des réseaux d'échange des données concernant le
renforcement des capacités en matière de gestion rationnelle
des substances chimiques, lancés par le Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité Chimique (FISC). Le
NICARAGUA a donné un aperçu sur son travail visant à éliminer
les stocks de POP. Le MEXIQUE a noté le parachèvement de son
premier inventaire des POP. La THAILANDE a décrit ses
réussites en matière de surveillance et de compilation des
inventaires de POP.
Le CANADA a souligné l'importance: du
mécanisme de financement, des orientations concernant les
plans d'exécution nationaux (PEN), de l'étude de l'efficacité,
des Meilleures Techniques Disponibles – Meilleures Pratiques
Environnementales (MTD-MPE), de la Commission d'Evaluation des
POP (CEPOP), et du mécanisme de mise en conformité aux
obligations. Le CAMEROUN a parlé de son travail visant à
déterminer les solutions de rechange. La CÔTE D'IVOIRE a
appelé à la mise à disposition de fonds supplémentaires pour
l'aider dans la mise en place de son PEN. Le KENYA a encouragé
la fourniture de financements additionnels pour ses recherches
en matière d'alternatives aptes à maîtriser les vecteurs des
maladies. Le délégué des PHILIPPINES a fait part de son
intérêt pour devenir membre du Groupe d'Experts, chargé des
MTD-MPE. L'EGYPTE a souhaité avoir des éclaircissements sur
les mesures visant à interdire le trafic illicite et sur le
coût financier du remplacement des POP. L'Italie, au nom de
l'UE, a mis en relief le projet de proposition de la
Commission Européenne concernant la mise en œuvre de la
Convention de Stockholm, susceptible de mener à une prompte
ratification de la Convention par l'ensemble des Etats membres
de l'UE et des Etats y accédant.
La FEDERATION DE RUSSIE a déclaré être en
train de renforcer sa gestion des substances chimiques
dangereuses, à l'échelon national. Le NIGERIA a noté ses
efforts visant à accroître la prise de conscience des parties
prenantes. Le TOGO a souligné l'importance de la Convention de
Bamako. La TANZANIE a parlé de sa participation dans le
Programme de Gestion des Stocks Entreposés en Afrique. Le
GHANA et l'ALGERIE ont souligné le besoin de promouvoir les
synergies entre les conventions ayant trait aux substances
chimiques. La ZAMBIE a parlé du travail accompli à l'échelon
national, dans le domaine de l'entreposage des PCB et celui
des échanges d'informations. La COLOMBIE a parlé de ses
accomplissements dans le domaine de la gestion des POP périmés.
La MAURITANIE a souligné la nécessité de procéder à l'étude
des effets sociaux et environnementaux des POP. La REPUBLIQUE
DOMINICAINE a donné un aperçu sur ses consultations nationales
autour des POP. Le MAROC a souligné le besoin de se focaliser
sur le financement et le transfert des technologies. SAMOA a
fait état des résultats importants de l'atelier régional
organisé sous le thème des POP dans la région du Pacifique.
L'AFRIQUE DU SUD, la JAMAIQUE et la CHINE ont parlé de leurs
efforts nationaux respectifs en matière de renforcement des
capacités. Le SENEGAL a souligné l'importance de
l'établissement de centres régionaux utilisant les cadres
existants. Le BOTSWANA a affirmé que sa législation nationale
relative aux POP est en cours d'élaboration.
Le VENEZUELA a parlé de son inventaire des
PCB. Le NIGER a déclaré qu'il est en train de chercher des
moyens alternatifs pour la lutte contre le paludisme. HAITI a
fait part de son intérêt pour le renforcement de sa
coopération avec les pays francophones africains. La MALAISIE
et la MONGOLIE ont parlé des préparatifs en cours pour la mise
en place de leurs PEN. La SYRIE a appelé à une assistance dans
l'élimination des stocks de POP en décharge. Le MALAWI a
annoncé les préparatifs de son inventaire et de son PEN. Le
BENIN a remercié le PNUE pour son aide financière et technique
dans le domaine de la gestion environnementale des POP. La
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO a parlé des difficultés
rencontrées par les pays africains dans la ratification de la
Convention. Le MALI a parlé de l'atelier sous-régional
organisé sous le thème des effets des POP. La BIELORUSSIE a
évoqué le problème des pesticides périmés. Le délégué
d'ANTIGUA ET BARBUDA a appelé la communauté internationale à
apporter son assistance aux Petit Etats Insulaires en
Développement dans le renforcement de leurs capacités en
matière de traitement des questions ayant trait aux POP.
Mettant en relief sa focalisation sur le
renforcement des capacités et la formation, l'INSITITUT DES
NATIONS UNIES POUR LA FORMATION ET LA RECHERCHE a parlé de son
travail visant à soutenir la Convention, y compris les
initiatives de formation et de développement des aptitudes.
L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
INDUSTRIEL a donné un aperçu sur ses activités visant à mettre
en application la Convention et sur sa collaboration avec le
FEM dans les activités de mise en œuvre et de conscientisation.
La BANQUE MONDIALE a décrit son travail en tant qu'agence
d'exécution, dans le Programme de Gestion des Stocks
Entreposés en Afrique. L'ORGANISATION POUR L'ALIMENTATION ET
L'AGRICULTURE a parlé de ses accomplissements dans le domaine
des POP, notamment les révisions apportées à son Code de
Conduite International relatif à la Distribution et à l'Emploi
des Pesticides, et ses projets et directives concernant
l'élimination des POP. L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE a
parlé de ses travaux qui portent, entre autres sur: les
mesures de contrôle des vecteurs des maladies; les
alternatives du DDT; et la surveillance de l'emploi des
pesticides.
Le FEM a introduit la note de son
Secrétariat concernant les activités menées par le FEM en
soutien � une application pr�coce de la Convention (UNEP/
POPS/INC.7/INF/11). Le PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE
DEVELOPPEMENT a pr�sent� un rapport sur ses r�alisations en
tant qu'agence d'ex�cution du FEM. Le PROGRAMME
ENVIRONNEMENTAL REGIONAL DU PACIFIQUE SUD a parl� de ses
activit�s visant � faire avancer la mise en application de la
Convention.
Le SECRETARIAT DE LA CONVENTION DE BALE a
d�crit les domaines de coop�ration entre les Secr�tariats des
Conventions de B�le et de Stockholm, et la Division du PNUE
charg�e des Substances Chimiques, et a appel� � un soutien
financier au profit des activit�s ayant trait aux POP.
Le FONDS MONDIAL POUR LA NATURE a mis en
exergue sa fiche de scores en mati�re de ratifications et a
parl� de son travail dans le cadre du Programme de Gestion des
Stocks Entrepos�s en Afrique. CROPLIFE INTERNATIONAL et le
CHLORINE CHEMISTRY COUNCIL ont parl� des activit�s de
l'Industrie en mati�re d'application. Le RESEAU INTERNATIONAL
POUR L'ELIMINATION DES POP a donn� un aper�u sur ses activit�s
pertinentes et s'est f�licit� du soutien accord� par le FEM et
le PNUE � l'implication des ONG dans les activit�s de la
Convention de Stockholm.
ACTIVITES DU SECRETARIAT ET REVUE DE LA
SITUATION DES FONDS EXTRABUDGETAIRES
Le Secr�taire Ex�cutif, Willis, a introduit
le projet de programme de travail (PdT) et le budget du
Secr�tariat (UNEP/ POPS/INC.7/2), faisant �tat d'un d�ficit de
778.947,00 dollars et mettant en relief les contributions
apport�es au Club des POP (UNEP/POPS/INC.7/INF/13) et le
Projet de Renforcement des Capacit�s en mati�re de POP, lanc�
par le PNUE (UNEP/POPS/ INC.7/INF/29). Il a soulign� les
priorit�s du PdT pour 2004, notamment le fonctionnement
effectif de la CdP et l'entreprise d'activit�s visant � aider
les pays dans l'application de la Convention.
Le JAPON, la NOUVELLE ZELANDE, la SUISSE et
les ETATS-UNIS ont apport� leur appui � l'id�e d'�tablir un
groupe sur le budget. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a soulign�
l'importance du Secr�tariat dans le soutien du Groupe
d'Experts sur les MTD-MPE. La SUISSE a annonc� sa contribution
de 60.000 dollars, pour les �tudes de cas int�ressant les
synergies, et a mis en exergue la n�cessit� d'une certaine
souplesse dans le budget. Le MAROC et l'URUGUAY ont appel� �
une aide financi�re permettant de couvrir la participation des
pays en d�veloppement. L'UE a soulign� le besoin de proc�der �
un classement des priorit�s dans le budget. La NORVEGE a
pr�cis� que le classement des priorit�s doit s'effectuer de
mani�re transparente.
Le Secr�tariat a introduit sa note
concernant le projet de r�glement int�rieur de la CdP et de
ses organes subsidiaires (UNEP/ POPS/INC.7/25). L'intervenant
a soulign� le besoin de d�cisions politiques sur les questions
non r�solues, notamment celles ayant trait: � la participation
des agences sp�cialis�es et des non-parties; � l'�lection des
membres du Bureau; au vote, dans les organes subsidiaires; et
� l'ordre des voix dans le vote sur les propositions. Le
Pr�sidente du CRJ, Anne Daniel (Canada) a propos� que le CRJ
travaille � r�duire le nombre des questions en suspens.
Soulignant l'importance du r�glement int�rieur quant � la
prise des d�cisions, les ETATS-UNIS et l'EGYPTE ont sugg�r�
que les d�cisions de la CdP soient prises par consensus. Le
JAPON a mis en relief l'importance du traitement: de la
question des m�canismes de financement et de celle des r�gles
devant r�gir les prises de d�cisions.
Le Secr�tariat a introduit les notes
concernant le projet de texte des r�gles financi�res (UNEP/POPS/INC.7/26)
et le projet de texte des r�gles devant r�gir l'arbitrage et
la conciliation (UNEP/POPS/ INC.7/27), applicables � la CdP, �
ses organes subsidiaires et au Secr�tariat. La Pr�sidente du
CRJ, Anne Daniel, a recommand�, et les d�l�gu�s ont accept�,
de r�f�rer cette question directement au CRJ.
Le Secr�tariat a introduit une synth�se des
points de vue sur la question du non-respect des obligations (UNEP/POPS/INC.7/21)
et un aper�u sur les r�gimes retenus en mati�re de
non-respect, dans les divers accords environnementaux
multilat�raux (UNEP/POPS/ INC.7/22). Le CANADA, la SUISSE et
l'UE, ont apport� leur appui � l'�laboration du m�canisme de
mise en conformit� aux obligations, dans les meilleurs d�lais.
La NOUVELLE ZELANDE, appuy�e par l'AUSTRALIE, l'ARGENTINE, le
CHILI, la COLOMBIE et l'EGYPTE, ont sugg�r� que le sujet soit
trait� apr�s l'entr�e en vigueur de la Convention. La
repr�sentante a �galement soulign� que le m�canisme du respect
des obligations doit avoir un caract�re volontaire et
mod�rateur. Les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE ont recommand�, et
les d�l�gu�s ont accept�, que le GRJ examine la question du
respect des obligations si le temps le permet, mais qu'il doit
se focaliser sur les questions prioritaires, notamment celles
des r�gles financi�res et du r�glement int�rieur.
DANS LES COULOIRS
La CNI-7 s'est ouverte avec beaucoup
d'optimisme dans les rangs des d�l�gu�s, dont quelques-uns ont
confi� qu'� leurs yeux, ce CNI, qu'on esp�re le dernier,
repr�sente "le moment le plus croustillant" du processus des
pr�paratifs de la CdP-1. Certains d�l�gu�s ont exprim� une
certaine confiance de voir les questions en suspens, �tre
r�solues dans le CRJ et dans le Groupe sur le Budget. D'autres,
� l'oppos�, ont confi� qu'ils se pr�parent � d'�ventuelles
dissensions sur la question du CEPOP. Dans l'intervalle, les
ONG entendent se servir de l'occasion, pour travailler dans
les couloirs, bien qu'elles semblent r�server le gros de leur
�nergie, � la r�union sur l'Approche Strat�gique dans la
Gestion Internationale des Substances Chimiques (SAICM),
pr�vue en novembre 2003, et � la CdP-1 de la Convention de
Stockholm.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unit � 10 h
dans la Salle 2, pour entamer les d�bats autour de l'�lection
de domicile du Secr�tariat, du CEPOP, des PEN, de l'assistance
technique, des ressources financi�res et des m�canismes de
financement, et des m�canismes de financement int�rimaires.
GRJ: Le Comit� de R�daction Juridique
se r�unit � 10 h dans la Salle 17, pour entamer les
discussions autour du r�glement int�rieur, des r�gles
financi�res et du r�glement des diff�rends.
COMMISSION DU BUDGET: La Commission du
Budget se r�unira dans le courant de la journ�e du mardi pour
examiner le budget et le programme de travail. |