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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 76
Lundi 14 Juillet 2003
SEPTIEME SESSION DU COMITE DE NEGOCIATION
INTERGOUVERNEMENTAL CHARGE D'ELABORER UN INSTRUMENT
INTERNATIONAL JURIDIQUEMENT CONTRAIGNANT AUX FINS DE
L'APPLICATION DE MESURES INTERNATIONALES A CERTAINS POLLUANTS
ORGANIQUES PERSISTANTS:
14-18 JUILLET 2003
La Septième Session du Comité de
Négociation Intergouvernemental (CNI-7) chargé d'élaborer un
Instrument International Juridiquement Contraignant aux fins
de l'Application de Mesures Internationales à Certains
Polluants Organiques Persistants (POP), s'ouvre aujourd'hui au
Centre des Conférences Internationales de Genève, en Suisse.
Le principal objectif de la réunion consiste à encourager la
poursuite de l'action internationale concernant les POP et la
préparation d'un "démarrage rapide" du processus de la
Conférence des Parties (CdP), à travers l'avancement des
préparatifs de la première CdP (CdP-1) de la Convention de
Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (Convention
de Stockholm).
La Convention de Stockholm a été adoptée et
ouverte à la signature, le 22 mai 2001. Le traité appelle à
des mesures internationales sur 12 POP, regroupés en trois
catégories: 1) les pesticides: l'aldrine, le chlordane, le
DDT, la diéldrine, l'endrine, l'heptachlore, le mirex et le
toxaphène; 2) les substances chimiques industrielles:
l'hexachlorobenzène (HCB) et les bi-phényles poly-chlorés
(PCBs); et 3) les sous-produits non-intentionnels: les
dioxines et les furanes. Les gouvernements se doivent de
promouvoir les meilleures techniques et pratiques disponibles
en matière de remplacement des POP existants, tout en
prévenant la mise au point de nouveaux POP. Les dispositions
prévoient également une procédure permettant la détermination
de POP additionnels, ainsi que des critères à prendre en
considération dans ce faire.
Parmi les principaux éléments du traité:
l'exigence appelant les pays industrialisés à mettre à
disposition des ressources financières supplémentaires; des
mesures de contrôle visant à l'élimination de la production et
de l'emploi des POP produits intentionnellement et, là où
faisable, à l'élimination des POP produits de manière non-intentionnelle,
ainsi qu'à la gestion des déchets des POP de manière
écologiquement rationnelle; et, un processus de substitution
impliquant l'emploi de substances et de processus chimiques
plus sûrs permettant d'éviter les sous-produits. La précaution
est opérationnelle à travers la Convention de Stockholm, avec
des références spécifiques dans le préambule, le paragraphe
consacré à l'objectif et la disposition concernant
l'identification de nouveaux POP.
Parmi les principaux éléments du traité:
l'exigence appelant les pays industrialisés à mettre à
disposition des ressources financières supplémentaires; des
mesures de contrôle visant à l'élimination de la production et
de l'emploi des POP produits intentionnellement et, le cas
échéant, à l'élimination des POP produits de manière non-intentionnelle,
ainsi qu'à la gestion des déchets des POP de manière
écologiquement rationnelle; et, un processus de substitution
impliquant l'emploi de substances et de processus chimiques
plus sûrs permettant d'éviter les sous-produits. La précaution
est opérationnelle à travers la Convention de Stockholm, avec
des références spécifiques dans le préambule, le paragraphe
consacré à l'objectif et la disposition concernant
l'identification de nouveaux POP.
La Convention de Stockholm est signée par
151 pays, dont 33 l'ont déjà ratifiée. La Convention entrera
en vigueur 90 jours après la réception du 50ème
instrument de ratification.
BREF HISTORIQUE DE LA CONVENTION DE
STOCKHOLM
Les Polluants Organiques Persistants (POP)
sont des substances chimiques qui persistent, se bio-accumulent
et posent le risque de causer des effets adverses à la santé
et à l'environnement. Il est scientifiquement prouvé que
l'exposition à de très faibles doses de POP peut causer des
cancers, des dégâts dans les systèmes nerveux central et
périphérique, des maladies du système immunitaire, des
désordres au niveau de la procréation et des interférences
dans de développement normal des nouveau-nés et des enfants.
La Conférence des Nations Unies sur
l'Environnement et le Développement (CNUED) de 1992, a adopté
le Plan d'Action 21 qui appelle à la création d'un Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité Chimique (FISC) et à
l'établissement du Programme Inter-organisations pour la
Gestion Rationnelle des Substances Chimiques (PIOGSC). En mars
1995, le Conseil d'Administration (CA) du PNUE a adopté la
décision 18/32 invitant le PIOGSC, le FISC et le Programme
International sur la Sécurité Chimique, à mettre en place un
processus d'évaluation axé sur une première liste de 12 POP.
En réponse à cette invitation, le FISC a convoqué le Groupe de
Travail Spécial sur les POP, lequel a élaboré un plan de
travail consacré à la détermination de ces substances.
En juin 1996, le Groupe de Travail Spécial
a convoqué une réunion d'experts à Manille, aux Philippines.
Il y a conclus qu'il existait suffisamment de données
démontrant la nécessité de mesures internationales visant à
réduire au minimum, les risques posés par 12 POP. Parmi ces
mesures, il y a lieu de citer celle consistant en l'adoption
d'un instrument international juridiquement contraignant. La
réunion a transmis au CA du PNUE et à l'Assemblée Mondiale de
la Santé (AMS) une recommandation que des mesures
internationales immédiates soient entreprises. En février
1997, le CA du PNUE a adopté la décision 19/13C avalisant les
conclusions et les recommandations du FISC. Le CA a requis que
le PNUE, en collaboration avec les organisations
internationales pertinentes, se prépare à la convocation d'un
comité de négociation intergouvernemental (CNI) ayant pour
mandat, l'élaboration, avant fin 2000, d'un instrument
international juridiquement contraignant aux fins de
l'application de mesures internationales, en commençant par 12
POP spécifiés.
LA CNI-1: La première session du Comité
Intergouvernemental de Négociation (CNI-1) s'est tenue du 29
juin au 3 juillet 1998, à Montréal, au Canada. La CNI-1 a
établi le Groupe sur les Aspects de l'Application (GAA) pour
traiter de la question de l'assistance technique et financière
et a demandé au Secrétariat d'élaborer, pour la CNI-2, un
document portant sur les matériaux susceptibles d'être inclus
dans l'instrument international juridiquement contraignant. La
CNI-1 a établi, également, le Groupe d'Experts sur les
Critères (GEC), chargé d'élaborer des propositions concernant
les critères scientifiques et de mettre en place des
procédures à suivre pour que d'autres POP soient visés dans la
convention.
LA CNI-2: la CNI-2 s'est déroulée du 25
au 29 janvier 1999, à Nairobi, au Kenya. Les débats y ont été
largement basés sur le descriptif de l'instrument juridique
contraignant, élaboré par le Secrétariat. Le Groupe de
Négociation y a complété les discussions préliminaires sur:
les mesures visant à réduire ou à éliminer les rejets de POP
dans l'environnement; les plans d'exécution nationaux (PEN);
l'échange de données; l'information, la conscientisation et la
sensibilisation du public; et, la recherche-développement et
la surveillance. Pour sa part, le GAA a mené des discussions
d'ordre général sur les éventuelles activités de renforcement
des capacités nécessitant une aide financière et technique.
LA CNI-3: La CNI-3 s'est réunie du 6 au
11 septembre 1999, à Genève, en Suisse, et a adopté les
propositions du GEC concernant la procédure établissant la
commission d'évaluation, chargée de l'examen de l'application
des critères choisis et d'élaborer le profil des risques et
l'évaluation de la gestion des risques associés aux substances
proposées, comme plate-forme pour les négociations à venir.
Les délégués y ont enregistré des avancées dans les libellés
portant sur: les mesures visant à réduire ou à éliminer les
rejets; les PEN; la liste des substances dans les annexes; et
l'échange d'informations. Dans le GAA, les délégués ont
poursuivi les discussions autour du thème de l'assistance, des
ressources financières et des mécanismes qui s'y rapportent.
LA CNI-4: La CNI-4 a eu lieu du 20 au
25 mars 2000, à Bonn, en Allemagne. Bien que la CNI-4 ait
réussi l'élaboration des articles portant sur l'assistance
technique, les ressources financières et les mécanismes, le
texte est resté lourdement crocheté et les positions des pays
industrialisés et des pays en développement sont restées
divergentes. Les délégués y ont consacré beaucoup de temps au
traitement des mesures de contrôle et y ont enregistré une
certaine avancée dans le libellé concernant l'élimination des
sous-produits. La CNI-4 a également traité et réussi à
enregistrer des progrès dans les articles portant sur: les
PEN; la liste des substances; l'échange de données;
l'information, la conscientisation et la sensibilisation du
public; et, la recherche-développement et la surveillance.
LA CNI-5: La CNI-5 s'est tenue du 4 au
10 décembre 2000, à Johannesburg, en Afrique du Sud, parvenant
à clôturer les négociations autour de la convention dans les
premières heures de la journée du samedi 10 décembre. Les
délégués y ont débattu des questions ayant trait: aux
ressources financières et aux mécanismes de financement; aux
mesures visant à réduire ou à éliminer les rejets; et au
principe de précaution. Des consultations informelles ont été
menées autour des questions financières et du principe de
précaution, tout au long de la dernière nuit de la conférence.
LA CONFERENCE DES PLENIPOTENTIAIRES SUR LA
CONVENTION DE STOCKHOLM: La Conf�rence des
Pl�nipotentiaires s'est tenue les 22 et 23 mai 2001, �
Stockholm, en Su�de. Au cours de la Conf�rence Diplomatique,
les d�l�gu�s ont adopt�: la Convention de Stockholm; les
r�solutions adopt�es par la CNI-4 et la CNI-5, portant sur les
accords financiers int�rimaires et sur les questions ayant
trait � la Convention de B�le; les r�solutions transmises par
la R�union Pr�paratoire; et l'Engagement Final.
LA CNI-6: La CNI-6 s'est d�roul�e du 17
au 21 juin 2002, � Gen�ve, en Suisse. Les d�l�gu�s y ont
adopt� des d�cisions portant sur le DDT et sur le Registre des
exemptions particuli�res; la mise en place d'une commission
charg�e de l'�valuation des POP; le m�canisme d'�change
d'informations; l'assistance technique; les ressources
financi�res et les m�canismes de financement, et le m�canisme
de financement int�rimaire; les centres r�gionaux et
sous-r�gionaux de renforcement des capacit�s et de transfert
des technologies; l'�valuation de l'efficacit�; et le
non-respect des obligations. La CNI-6 a �galement �tabli le
Groupe d'Experts sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD)
et les Meilleures Pratiques Environnementales (MPE).
LES FAITS MARQUANTS DE LA PERIODE
INTERSESSIONS
LES ATELIERS REGIONAUX ET SOUS-REGIONAUX DU
FEM: Dans le cadre de son Projet de Taille Moyenne, pour
le Soutien de l'Application de la Convention sur les POP, le
FEM a convoqu�, dans les pays en d�veloppement et les pays en
transition �conomique, une s�rie d'ateliers sous-r�gionaux et
inter-r�gionaux consacr�s au traitement des questions ayant
trait aux obligations relevant de la Convention et � la
promotion d'une ratification et d'une application pr�coces.
Depuis la CNI-6, des ateliers ont �t� ainsi organis�s: � Kiev,
en Ukraine, du 21 au 25 octobre 2002, � Livingstone, en Zambie,
du 25 au 27 novembre 2002, et � St. John�s, en Antigua et
Barbuda, du 7 au 10 avril 2003.
LE SMDD: Au Sommet Mondial pour le
D�veloppement Durable (SMDD), tenu � Johannesburg, en Afrique
du Sud, du 26 ao�t au 4 septembre 2002, les d�l�gu�s ont
�tabli des objectifs stipulant que d'ici 2020, les substances
chimiques seront produites et
utilis�es de mani�re permettant de s'assurer d'une
minimisation des
effets adverses important sur la sant� humaine et sur
l'environnement. Les d�l�gu�s ont apport� leur appui � l'id�e
de voir la Convention de Stockholm entrer en vigueur d'ici
2004 et se sont engag�s � �laborer davantage l'approche
strat�gique internationale dans le domaine de la gestion des
substances chimiques, d'ici 2005.
L'ATELIER SUR LE THEME DE LA RESPONSABILITE
ET DU DEDOMMAGEMENT: Cet atelier, qui s'est tenu du 19 au
21 septembre 2002, � Vienne, en Autriche, s'est pench� sur le
besoin d'�laborer des r�gles internationales en mati�re de
responsabilit� et du d�dommagement d�coulant de l'emploi et de
la production intentionnelles des POP. L'atelier a englob� des
expos�s d'experts portant sur les d�veloppements juridiques
internationaux, les donn�es concernant les r�gimes de
responsabilit� existants, et les aspects techniques des POP.
LA CNI-9 sur le PIC: La neuvi�me
session du CNI charg� d'�laborer un Instrument International
Juridiquement Contraignant pour l'Application de la Proc�dure
du Consentement Eclair� Pr�alable (PIC) � Certains Produits
Chimiques et Pesticides dangereux, dans le Commerce
International, s'est d�roul�e du 30 septembre au 4 octobre
2002, � Bonn, en Allemagne. Les d�l�gu�s y ont planch� sur les
questions relatives � la mise en �uvre de la proc�dure
int�rimaire de consentement �clair� pr�alable et ont r�alis�
des progr�s dans l'�laboration des projets de texte des r�gles
et des dispositions financi�res, des proc�dures relatives au
r�glement des diff�rends, des m�canismes relatifs au
traitement des cas de non-respect des obligations, et de la
discontinuation de la proc�dure int�rimaire du consentement
�clair� pr�alable.
DEUXIEME ASSEMBLEE DU FEM: La deuxi�me
assembl�e du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) s'est
tenue du 16 au 18 octobre 2002, � P�kin, en Chine. L'Assembl�e
a approuv�, entre autres, la d�signation des POP comme domaine
de focalisation, la disponibilit� du FEM � agir en qualit� de
m�canisme de financement de la Convention de Stockholm, et les
objectifs financiers pertinents dans la troisi�me
reconstitution de fonds du FEM.
LA RDP-14 DU TRAITE DE MONTREAL: La
14�me R�union des Parties (RdP-14) du Trait� de
Montr�al sur les Substances Nocives � la Couche d'Ozone et la
6�me Conf�rence des Parties (CdP-6) de la
Convention de Vienne pour la Protection de la Couche d'Ozone,
se sont r�unies � Rome, en Italie, du 25 au 29 novembre 2002.
les d�l�gu�s y ont pris des d�cisions couvrant, entre autres:
la reconstitution du Fonds Multilat�ral et son m�canisme de
taux de change fixe; les questions ayant trait au respect des
obligations; le commerce illicite; et la transition des
chlorofluorocarbones aux inhalateurs � doses m�tr�es.
LA CDP�6 DE LA CONVENTION DE BALE: La
CdP-6 de la Convention de B�le sur le Contr�le du Transit
Transfrontalier des D�chets Dangereux et de leur Stockage, a
eu lieu du 9 au 14 d�cembre 2002, � Gen�ve, en Suisse. La CdP
a examin� puis adopt� des d�cisions portant sur l'application
de la Convention, les amendements susceptibles d'�tre
introduits dans la Convention et ses annexes, le m�canisme de
mise en conformit� aux obligations, le Plan Strat�gique, et
l'accord-cadre relatif � l'�tablissement des Centres R�gionaux
de Formation et de Transfert des Technologies.
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DU PNUE: La
22�me session du Conseil d'Administration du PNUE a
eu lieu du 3 au 7 f�vrier 2003, � Nairobi, au Kenya. Les
d�l�gu�s y ont pris des d�cisions encourageant la ratification
de la Convention de Stockholm, confirmant la poursuite de la
participation du PNUE dans le Secr�tariat int�rimaire de la
Convention sur les POP, �tablissant le programme � suivre dans
domaine du mercure, et �laborant davantage l'approche
strat�gique dans le domaine de la gestion internationale des
substances chimiques.
LA REUNION DU GROUPE D'EXPERTS SUR LES MTD
ET LES MPE: Le Groupe d'Experts sur les MTD et les MPE
s'est r�uni du 10 au 14 mars 2003, � 'Research Triangle Park',
en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, pour entamer
l'�laboration des lignes directrices devant encadrer les MTD
et celles provisoires relatives aux MPE, relevant de l'Article
5 et de l'Annexe C de la Convention. Le groupe y a d�battu de
la port�e de ses travaux et de l'�valuation des conditions
requises en mati�re de lignes directrices, sur la base des
cat�gories sources.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront �
10 h, au Centre International des Conf�rences de Gen�ve. Des
d�clarations d'ouverture sont attendues de la part de Philippe
Roch (Suisse) et Ahmed Djoghlaf (PNUE), apr�s quoi, la
Pl�ni�re entamera probablement l'examen des questions
organisationnelles, des activit�s internationales int�ressant
les travaux du CNI, et, du programme de travail, du budget et
de l'�tat actuel des financements. |