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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 57
Vendredi, 25 Mai 2001
RESUME DE LA CONFERENCE DES
PLENIPOTENTIAIRES AUTOUR DE LA CONVENTION DE STOCKHOLM SUR LES
POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS:
22-23 MAI 2001
La Conférence des
Plénipotentiaires autour de la Convention de Stockholm sur
les Polluants Organiques Persistants (POPs) s'est déroulée
les 22 et 23 mai 2001, à Stockholm, en Suède. Les ministres
et autres officiels qui y prenaient part ont procédé à
l'adoption de l'Acte Final de la Conférence, de la Convention
de Stockholm et de sept résolutions. Un total de 91 pays et
organisations régionales d'intégration économique (ORIE)
ont signé la Convention de Stockholm et 115 pays et une ORIE
ont signé l'Acte Final de la Conférence. La Convention de
Stockholm restera ouverte à la signature, au siège des
Nations Unies, à New York, jusqu'au 22 mai 2002, et entrera
en vigueur 90 jours après réception du 50ème
instrument de ratification.
Le lundi 21 mai, une
Réunion Préparatoire de la Conférence des
Plénipotentiaires s'est tenue à Stockholm pour le
parachèvement de l'élaboration des résolutions qui avaient
été soumises, mais non encore approuvées, à la cinquième
session du Comité de Négociation Intergouvernemental (CNI-5)
à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les délégués devaient y
procéder à l'approbation de quatre résolutions, lesquelles
ont été transmises à la Conférence des Plénipotentiaires.
(Pour le résumé complet de la Réunion Préparatoire,
consulter le Bulletin des Négociations de la Terre,
Vol. 15 No. 56.)
La Convention de Stockholm
vient établir des mesures de contrôle couvrant la
production, l'import, l'export, le stockage et l'utilisation
d'une première liste de douze POPs groupés en trois
catégories: 1) les pesticides: l'aldrine, le chlordane, le
DDT, la dieldrine, l'endrine, l'heptachlore, le mirex et le
toxaphène; 2) les produits chimiques industriels:
l'hexachlorobenzène (HCB) et les biphényles polychlorinated
(PCBs); et 3) les sous-produits non intentionnels: les
dioxines et les furans. Les dispositions de contrôle
appellent: à l'élimination de la production et de
l'utilisation des POPs produits de manière intentionnelle; à
l'élimination des POPs produits de manière non
intentionnelle, là où c'est faisable; et à une gestion et
un stockage écologiquement rationnels des déchets des POPs.
Les Parties de la Convention sont requises de promouvoir les
meilleures techniques et pratiques disponibles pour le
remplacement des POPs existants tout en prévenant la mise au
point de nouveaux POPs. Le traité appelle à une substitution
impliquant l'utilisation de produits chimiques plus sûrs et
de processus évitant l'engendrement non intentionnel de POPs.
La Convention décrit également la procédure et les
critères à prendre en considération dans l'identification
des nouveaux POPs devant être ajoutés à la liste assujettie
au traité. Le principe de précaution est mis en opération
tout au long de la Convention de Stockholm, avec des
références spécifiques dans les chapitres consacrés au
préambule, aux objectifs et à la disposition concernant
l'identification de nouveaux POP. Les pays industrialisés
sont requis de mettre à disposition des ressources
financières nouvelles et supplémentaires, et un mécanisme
de financement viendra aider les pays en développement et les
pays en transition économiques à s'acquitter des obligations
qui sont les leurs dans le cadre de la Convention. Le traité
englobe aussi des dispositions portant, entre autres:
sur l'échange de données; sur les plans de mise en
application; sur l'information, la conscientisation et la
sensibilisation du public; et, sur la recherche, le
développement et le suivi.
BREF HISTORIQUE DE LA CONVENTION DE
STOCKHOLM
Au cours des années 60 et
70, l'utilisation de certains produits chimiques, tels que les
pesticides, s'est accrue de manière considérable. Bon nombre
de ces produits chimiques sont importants pour la société
moderne mais peuvent également constituer une menace
sérieuse à la santé humaine et à l'environnement. De
manière particulière, une certaine catégorie de produits
chimiques connus comme étant des polluants organiques
persistants (POPs) devait récemment retenir l'attention
internationale en raison des preuves accumulées indiquant que
l'exposition à des doses très faibles de certains POPs peut
donner lieu à un cancer, à des dégâts au niveau des
systèmes nerveux central et périphérique, à l'atteinte du
système immunitaire, à des désordres au niveau de la
procréation et à des interférences dans le développement
du nourrisson et de l'enfant. Les POPs sont des substances
chimiques qui persistent, s'accumulent et présentent le
risque de causer des effets nocifs à la santé humaine et à
l'environnement. La preuve ayant été également établie
quant à la longue portée du transport de ces substances et
de
leur introduction dans des régions où elles n'avaient jamais
été utilisées ou produites auparavant, et quant à la
menace qu'elles posent désormais à l'environnement partout
dans le monde, la communauté internationale a appelé à une
action mondiale urgente pour la réduction et l'élimination
de leurs rejets dans l'environnement.
Avant 1992, l'action
internationale dans ce domaine porta principalement sur
l'élaboration d'outils d'échange d'information et
d'évaluation des risques. A titre d'exemples, en 1985,
l'Organisation de l'Alimentation et de l'Agriculture (FAO)
établit le Code de Conduite International devant régir la
Distribution et l'Utilisation des Pesticides et, en 1987, le
PNUE mit en place les 'Directives de Londres devant encadrer
l'Echange d'Information sur les Produits Chimiques dans le
Commerce International. En 1992, La Conférence des Nations
Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED) adopta
le Plan d'Action 21. Le Chapitre 19 du Plan d'Action 21,
"Gestion Ecologiquement Rationnelle des Produits
Chimiques Toxiques, y compris la Prévention du Commerce
Illicite International des Produits Toxiques et
Dangereux," appela à la création d'un Forum
Intergouvernemental sur la Sécurité Chimique (IFCS). Le Plan
d'Action 21 appela également à la mise en place d'un
Programme Inter-Organisations de Gestion Rationnelle des
Produits Chimiques (IOMC) pour promouvoir la coordination
entre les organisations internationales impliquées dans la
mise en application du Chapitre 19.
En mars 1995, le Conseil
d'Administration du PNUE (CA) adopta la Décision 18/32
invitant l'IOMC, l'IFCS et le Programme International sur la
Sécurité Chimique (IPCS) à entamer un processus
d'évaluation portant sur une première liste de 12 POPs. En
réponse à cette invitation, l'IFCS convoqua un Groupe de
Travail Spécial sur les POPs, lequel devait élaborer un plan
de travail pour l'évaluation de ces substances. Les études
inclurent les données disponibles concernant la composition
chimique, les sources, la toxicité, la dispersion
environnementale et l'impact socio-économique des 12 POPs
recensés à ce jour.
En juin 1996, le Groupe de
Travail Spécial tint une réunion d'experts à Manille, aux
Philippines, et conclut que des données suffisantes
existaient pour démontrer qu'une action internationale est
nécessaire pour minimiser les risques posés par les 12 POPs,
y compris l'élaboration d'un instrument juridique
contraignant. La réunion envoya au Conseil d'Administration
du PNUE et à l'Assemblée Mondiale de la Santé (WHA) une
recommandation stipulant qu'une action internationale doit
être entreprise immédiatement. En février 1997, le Conseil
du PNUE adopta la Décision 19/13C endossant les conclusions
et les recommandations de l'IFCS. Le Conseil requit que le
PNUE, en collaboration avec les organisations internationales
pertinentes, prépare et organise un comité
intergouvernemental de négociation (CNI) ayant pour mandat,
l'élaboration, d'ici l'an 2000, d'un instrument juridique
international contraignant pour la mise en application de
l'action internationale, en commençant par les 12 POPs
spécifiés. La première réunion du CNI fut également
requise d'établir un groupe d'experts chargé de
l'élaboration de critère scientifiques et une procédure
d'identification d'autres POPs pour l'action internationale
future. En février 1997 également, la seconde réunion de
l'IFCS décida que le Groupe de Travail Spécial du IFCS
poursuive ses travaux pour aider aux préparatifs des
négociations. En mai 1997, l'Assemblée Mondiale de la Santé
(WHA) entérina les recommandations de l'IFCS et requit de
l'OMS de participer activement aux négociations de
l'instrument international.
Le CNI-1:
La première session du Comité Intergouvernemental de
Négociation se tint du 29 juin au 3 juillet 1998 à
Montréal, au Canada. Le CNI-1 établit également le Groupe
d'Experts chargé de l'élaboration des Critères (GEC), ainsi
que le groupe de travail chargé des aspects ayant trait à la
mise en application du futur instrument, tels que ceux
touchant à l'assistance technique et financière. Le CNI-1
établit le GEC sous forme de groupe de travail technique à
composition non limitée, chargé d'élaborer des propositions
pour des critères de base scientifique et une procédure
d'identification d'autres POPs pour l'action internationale
future, à présenter au CNI lors ou avant sa quatrième
session. Le CNI-1 demanda au GEC d'inclure les critères ayant
trait à la persistance, à la bio-accumulation, à la
toxicité et à l'exposition dans différentes régions en
tenant compte des potentialités du transport régional et
mondial
Le GEC-1:
La première session du Groupe d'Experts chargé de
l'élaboration des Critères se tint du 26 au 30 octobre 1998
à Bangkok, en Thaïlande. Au GEC-1, les délégués devaient
considérer également l'élaboration d'une procédure
d'identification de POPs additionnels, y compris les données
requises aux différentes étapes de la procédure et
l'entité chargée de la désignation et de l'évaluation de
la substance candidate potentielle.
Le CNI-2 :
La seconde session du Comité Intergouvernemental de
Négociation se déroula du 25 au 29 janvier 1999 à Nairobi,
au Kenya. Les délégués de plus de 100 pays s'y réunirent
pour examiner les éléments pouvant être incorporés dans
l'instrument juridique contraignant. Les discussions du CNI-2
furent largement basées sur une esquisse étendue de
l'instrument juridique, préparée par le Secrétariat. Après
un débat général sur ce document, les délégués se
répartirent en Groupes de Négociation et de Mise en
Application. Le Groupe de Négociation examina le texte de
l'esquisse et paracheva les discussions préliminaires sur :
les mesures de réduction ou d'élimination des mises en
circulation; les plans nationaux de mise en application;
l'échange des données; l'information, la conscientisation et
la sensibilisation du public, et la recherche, le
développement et le suivi. Le Groupe de Mise en Application
tint des discussions générales sur les activités possibles
en matière de renforcement des capacités nécessitant une
assistance technique et financière. Un groupe de contact sur
les annexes devait également se réunir pour commencer à
placer dans les annexes les 12 POPs interdits à la production
et à l'utilisation, les produits chimiques dont la production
et l'utilisation doivent être restreintes, et les produits
chimiques devant être assujettis à des rapports
d'utilisation et à des mesures de réduction ou
d'élimination.
Le GEC-2 :
La seconde session du Groupe d'Experts chargé de
l'élaboration des Critères se déroula du 14 au 18 juin 1999
à Vienne, en Autriche pour poursuivre le travail entamé par
le GEC-1 dans l'élaboration des critères scientifiques et la
procédure d'adjonction de POPs additionnels à la liste
initiale des 12 substances identifiées pour l'action
internationale. Le GEC réussit à terminer ses travaux en
deux sessions au lieu de trois, l'accord ayant pu être
réalisé sur la plupart des questions importantes. La
procédure proposée prévoit l'établissement d'un comité ou
de comités d'évaluation pour l'application des critères et
l'élaboration d'un descriptif des risques et d'une
évaluation de la gestion des risques pour les substances qui
seront proposées. Le rapport final fut transmis au CNI-3.
LE CNI-3:
Le CNI-3 se réunit du 6 au 11 septembre 1999, à Genève, en
Suisse. Il adopta le rapport du GEC et approuva les
recommandations du GEC comme plate-forme pour la suite des
négociations. Dans le Groupe de Négociation, les délégués
avancèrent un certain nombre de propositions textuelles pour
les articles portant sur: les mesures visant à réduire ou à
éliminer les mises en circulation; les plans nationaux de
mise en application; la liste des substances dans les annexes;
et l'échange d'informations. Dans le GEC, les délégués
devaient poursuivre leurs discussions autour des questions
touchant à l'assistance technique, et aux ressources
financières et mécanismes de financement, et plusieurs
gouvernements et groupes régionaux soumirent des projets de
texte pour les articles qui s'y rapportent.
LE CNI-4:
Le CNI-4 se réunit du 20 au 25 mars 2000, à Bonn, en
Allemagne. Les questions contentieuses intéressèrent les
mesures visant à réduire ou à éliminer les mises en
circulation, l'assistance technique, et les ressources
financières et les mécanismes de financement. Bien que le
CNI-4 ait réussi à élaborer les articles consacrés au
thème de l'assistance technique et à celui des ressources
financières et des mécanismes de financement, le libellé
est demeuré lourdement crocheté et les positions des pays
industrialisés et des pays en développement sont restés
divergentes sur plus d'un point. Les délégués consacrèrent
un temps considérable au traitement des mesures de contrôle
et parvinrent à faire quelques avancées sur le libellé
préconisant l'élimination des sous-produits. Le CNI-4 devait
enregistrer également quelques progrès dans les articles
consacrés: aux plans nationaux de mise en application; à la
liste des substances; à l'échange d'information; à
l'information, conscientisation et sensibilisation du public;
et à la recherche, au développement et au suivi. Le CNI-4
n'eut pas le temps de débattre du préambule, des objectifs
et des définitions, et dût reporter la considération de ces
articles au CNI-5.
LE CNI-5:
Le CNI-5 se réunit du 4 au 10 décembre 2000 à Johannesburg,
en Afrique du Sud. Près de 525 participants issus de 122 pays
et d'instances intergouvernementales et d'organisations non
gouvernementales devaient prendre part à ses travaux. On
attendait du CNI-5 la conclusion des négociations de la
convention sur les POPs et cet objectif fut atteint dans les
premières heures du matin du samedi 10 décembre. Se rendant
au CNI-5, les pays étaient encore divisés sur les questions
touchant: aux ressources financières et mécanismes de
financement; aux mesures visant à réduire où à éliminer
les mises en circulation; et au principe de précaution. Tout
au long de la semaine, les délégués se réunirent dans
divers groupes de contact et de manière encore plus
informelle pour essayer de résoudre ces questions, et des
consultations officieuses autour des questions financières et
du principe de précaution devaient être tenues toute la nuit
du dernier jour de la conférence. Les délégués
approuvèrent des résolutions portant sur les arrangements
financiers de la période intérimaire et sur les questions
ayant trait à la Convention de Bâle, lesquels seront
examinés par la Conférence Diplomatique. Un certain nombre
d'autres résolutions fut également traité. Elles portent,
entre autres, sur les arrangements devant régir la période
intérimaire, sur le réseau d'assistance en matière de
capacités, et sur la responsabilité et la réparation, mais
comme le manque de temps n'a pas permis leur discussion, ces
points seront examinés à Stockholm.
COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE
Le mardi 22 mai 2001, le
Directeur Exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, ouvrit la
Conférence des Plénipotentiaires (Conférence Diplomatique).
Il souhaita la bienvenue aux participants et introduisit la
Chorale de la Quatrième Classe de l'Ecole de Musique Adolf
Fredriks, laquelle donna un court spectacle.
Intervenant au nom du
Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, Töpfer déclara
que la Convention de Stockholm visait à protéger la santé
humaine, à aider au maintien de la biodiversité et à
renforcer l'arsenal juridique international de la protection
environnementale. L'orateur devait indiquer, par ailleurs, que
la Convention allait engendrer une dynamique favorable pour le
Sommet Mondial sur le Développement Durable prévu à
Johannesburg en septembre 2002, et appela les pays à
procéder à la signature et à la ratification du traité
pour permettre son entrée en vigueur dans les meilleurs
délais possibles.
Töpfer présenta ensuite
son allocution de bienvenue. Il nota que les dispositions de
la Convention présentaient un bon équilibre et qu'elles
ouvraient une large voie à la pleine participation des pays
en développement et des pays en transition économique (PTE).
Il indiqua que la mise à disposition de ressources
financières nouvelles et supplémentaires allait aider les
pays à faire face à l'ensemble des coûts marginaux de la
mise en application des mesures. Il souligna que la Convention
faisait partie intégrante du cadre plus large des instruments
juridiques et des organisations oeuvrant pour la résolution
du problème des produits chimiques dangereux et des déchets
toxiques et des menaces qu'ils posent à notre planète.
L'orateur mit en exergue le
Mémorandum d'Entente conclu entre le PNUE et la Banque
Mondiale concernant leur coopération dans le domaine des
POPs. Il attira également l'attention sur le travail accompli
par d'autres organisations intergouvernementales, telles que
l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Institut des
Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR) et
l'Organisation des Nations Unies pour le Développement
Industriel (ONUDI), qui jouent des rôles importants dans le
domaine de l'élimination des POPs. Encourageant la mise en
application de mesures intérimaires à travers des actions
concertées par les gouvernements et les organisations
internationales pertinentes, Töpfer nota qu'un certain nombre
de pays commencent à accorder à la question des POPs une
place prioritaire dans l'assistance bilatérale. Il affirma
que le Forum Mondial des Ministres de l'Environnement de
l'année prochaine se penchera sur la question de l'approche
stratégique devant être adoptée dans le domaine de la
gestion internationale des produits chimiques. Le Premier
Ministre Suédois, Göran Persson, souhaita aux participants
la bienvenue à Stockholm, puis souligna que le combat pour un
développement économique et social écologique est l'un des
plus importants pour l'humanité, et qu'il s'agit d'un combat
de tous les jours qui doit être mené tant dans l'arène
internationale qu'à l'intérieur de tous les pays, au sein de
chaque entreprise et dans tous les foyers. L'orateur affirma
que si le combat sur le front environnemental devait échouer,
toutes les autres actions politiques seraient vaines. Il
déclara qu'il est impératif pour nous d'apprendre à
satisfaire nos besoins quotidiens sans détruire
l'environnement vital des générations à venir, mettant
l'accent sur l'importance d'un accroissement du recours au
recyclage, de l'utilisation des sources d'énergie
alternatives, de la protection de la biodiversité et de la
suppression des produits chimiques les plus dangereux.
Recommandant aux différents
pays d'œuvrer pour la prévention, à l'avenir, de la mise en
circulation des substances toxiques, l'orateur déclara que
des produits chimiques sans effets nocifs doivent remplacer
ceux présentant un danger quelconque. Il souligna que la
lutte contre les POPs n'est pas une considération
environnementale et sanitaire uniquement, mais touche
également aux notions de justice et de développement social
durable. Soulignant que les substances dangereuses ne
respectent pas les frontières internationales, il indiqua
qu'elles ne pouvaient être combattues que dans le cadre de
stratégies communes.
Mohamed El-Ashry, Directeur
Exécutif du Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM), se
félicita de la signature de la Convention, notant toutefois
qu'il ne s'agissait là que d'une première étape de franchie
vers le traitement de la menace posée par les POPs. L'orateur
indiqua que le FEM, honoré d'être désigné en qualité de
mécanisme de financement intérimaire du traité, est prêt
à jouer un rôle de valeur pour une mise en application
effective, ponctuelle et efficace du point de vue coût. Il
mit en relief l'expérience acquise par le FEM qui sert de
mécanisme de financement à bon nombre d'autres conventions.
El-Ashry présenta ensuite
un rapport sur les conclusions des réunions du Conseil du FEM
consacrées au thème de la reconstitution des fonds, qui ont
abouti, entre autres: à la mise à disposition de
ressources financières nouvelles et supplémentaires
destinées à la couverture des activités liées aux POPs et
autres produits chimiques; à la considération de la
possibilité d'une reconstitution des fonds globaux du FEM
dans une fourchette entre 2.5 et 4.5 milliards de dollars; à
l'approbation des premières lignes directrices devant régir
les activités d'habilitation éligibles au financement de la
totalité des coûts agréés par le FEM, et à l'ouverture
d'un accès direct, en faveur de la FAO et l'ONUDI, aux
financements du FEM destinés à la couverture de ces
activités; et à l'approbation de 150 millions de dollars
pour le programme de travail, dont 6 millions de dollars
affectés à l'élaboration des plans nationaux de mise en
application. L'orateur précisa également que la désignation
des POPs et de la dégradation des sols comme domaines de
focalisation pour le FEM pourrait être transmise à titre de
recommandation à la deuxième assemblée du FEM qui se
tiendra en octobre 2002 à Pékin. Il indiqua que le FEM a
déjà entamé l'organisation d'une série d'ateliers sur les
exigences en matière d'élaboration des rapports devant être
soumis dans le cadre de la Convention. En guise de conclusion,
il souligna que le FEM restait ouvert "à tous les
marchés" et qu'il est déjà en train de collaborer avec
un certain nombre de pays en développement et de pays en
transition économique dans le domaine des POPs.
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES
La Conférence passa ensuite
aux questions organisationnelles. Appliquant le règlement
intérieur provisoire, les délégués élirent le Ministre
Suédois de l'Environnement, Kjell Larsson, Président de la
Conférence. Le Président Larsson remercia les délégués
pour leur soutien et fit part de son souhait de voir la
Convention être dûment ratifiée avant le Sommet Mondial sur
le Développement Durable qui se tient en 2002 à
Johannesburg. Les délégués devaient ensuite élire les
membres du Bureau comme suit: Bozo Kovacevic (République de
Croatie); Rejoice Mabudafhasi (Afrique du Sud); Ali Abal
Hasani (Iran); et Adriana Hoffmann (Chili). Kovacevic fut élu
en qualité de Rapporteur.
La Conférence adopta
ensuite, mutatis mutandis, le règlement intérieur du
CNI tel que figurant dans le document UNEP/POPS/
CONF/PM/INF/1. Les délégués adoptèrent également l'ordre
du jour et le calendrier des travaux (UNEP/ POPS/CONF/1), puis
décidèrent que le Bureau de la Conférence servira aussi de
Comité d'Accréditation. Le procès-verbal du Comité
d'Accréditation fut présenté et approuvé par la
Conférence, le mercredi 23 mai.
ADOPTION DE LA CONVENTION DE
STOCKHOLM
Jim Willis, Directeur du
Département chargé des Produits Chimiques au sein du PNUE,
introduisit le document de la Convention (UNEP/POPS/CONF/2),
notant que le Secrétariat y a apporté quelques modifications
textuelles mineures. Le Président du CNI, John Buccini,
présenta pour sa part, le texte de la Convention de
Stockholm, en donnant un aperçu sur les évolutions qui ont
marqué la convention depuis la Décision 18/32 par le Conseil
d'Administration du PNUE prise en 1995 jusqu'à la cinquième
réunion du CNI qui s'est déroulée à Johannesburg en
décembre 2000. L'orateur remercia le Bureau du CNI, les
gouvernements des pays hôtes du CNI, les contributeurs du
Club des POPs et l'ensemble des parties prenantes. Indiquant
que l'ouverture, la transparence, le caractère inclusif et la
redevabilité de comptes qui avaient été encouragés tout au
long du processus de négociation ont donné leurs fruits, il
invita les représentants des parties prenantes à échanger
leurs vues et les expériences vécues à travers le
processus.
Romeo Quijano, du Réseau
International pour l'Elimination des POPs (IPEN), déclara que
les POPs constituent un problème urgent nécessitant une
action immédiate et appela les pays à accélérer la mise en
œuvre et la ratification de la Convention de Stockholm et des
conventions en rapport. Il souligna que l'action contre les 12
premiers POPs retenus n'est qu'un point de départ et que
l'expansion de la liste, tenant compte de l'approche basée
sur le principe de précaution, reste un élément crucial
pour la réussite de la Convention. L'orateur appela les pays
à mettre à disposition une assistance financière et
technique de manière à ce que les pays en développement et
ceux en transition économique puissent réaliser les
objectifs qui sont les leurs dans le cadre de la Convention.
Il suggéra que nombre de problèmes d'ordre politique,
économique et structurel constituaient des obstacles majeurs
entravant le succès de la Convention, signalant toutefois,
que tout un chacun avait la latitude "d'être assez
créatif et assez hardi pour dépasser ces contraintes."
Sheila Watt-Cloutier, de
l'Inuit Circumpolar Conference, parla au nom de tous les
peuples indigènes qui ont pris part au processus qui a mené
à la Convention de Stockholm. Elle déclara que les Inuits
constituaient un système d'alerte précoce en matière de
POPs. L'oratrice mit en relief les relations nourries durant
le processus, à travers l'IPEN et avec l'industrie, et
souligna l'importance du dialogue pour la compréhension de
toutes les perspectives liées à ces questions. Elles affirma
que l'action visant les POPs n'est pas uniquement d'ordre
environnemental, mais qu'elle a également des dimensions
touchant à la santé publique et à la survie culturelle.
Elle adressa des remerciements à John Buccini, à Klaus
Töpfer et à Jim Willis. Elle indiqua que le véritable
travail commencera une fois l'accord signé et encouragea
l'utilisation du Sommet Mondial sur le Développement Durable
pour exercer des pressions en faveur de l'accélération de la
ratification et la mise en application de la Convention de
Stockholm.
Michael Walls, représentant
du Conseil International des Associations opérant dans le
domaine des Produits Chimiques, du Conseil Mondial sur la
Chlorine et de la Fédération Mondiale pour la Protection de
la Production Agricole (GCPF), déclara que l'industrie
continuait à mettre à contribution son expertise
scientifique et technique, par exemple à travers le travail
de la GCPF, pour aider à la solution du problème du stockage
des pesticides obsolètes. Il affirma que la Convention
constituait un équilibre et une approche pratique basée sur
la science, et exhorta l'ensemble des gouvernements à
procéder à la signature et à la ratification de la
Convention dans les meilleurs délais possibles.
John Buccini résuma ensuite
la Convention, abordant ses principaux points d'ordre
politique, et nota que l'objectif de la Convention
reconnaissait le principe de précaution. L'orateur mit
l'accent sur les dispositions traitant du contrôle des POPs
produits de manière intentionnelle, des POPs engendrés de
manière non intentionnelle et, des stocks et des déchets, et
sur la procédure d'identification et de l'enregistrement de
nouveaux POPs sur la liste, notant que la procédure en
question est dotée de dispositifs de vérification
équilibrés permettant de s'assurer que chaque nomination
aura l'occasion d'être dûment évaluée. Il mit également
en exergue les dispositions retenues dans le domaine de
l'assistance financière et technique.
La Conférence procéda
ensuite à l'adoption de la Convention de Stockholm. Le
Président Larsson déclara qu'il s'agissait là de la
première convention environnementale mondiale du siècle
nouveau et qu'elle constituait un tournant dans la quête du
développement durable à l'échelle globale. Il ajouta que la
science se devait de donner à la nature voix au chapitre et
que le programme international de recherche scientifique se
devait de soutenir les conventions environnementales. Il
remercia les scientifiques, les ONG environnementales, le
secteur privé, l'IFCS, l'OMC, la FAO et le FEM.
Le Canada déclara que la
Convention de Stockholm constituait une laisse pour la
coopération mondiale en matière d'environnement, un grand
démarrage pour le 21ème siècle et un exemple
dont les négociateurs tireront bien des enseignements. Il
qualifia la Convention de document clair, fort, exhaustif et
dynamique.
Le Bénin souligna la valeur
que revêt la Convention pour le Sud, compte tenu à la fois
de l'importance du sujet et des défis à relever dans ce
domaine. Le représentant appela à une ratification rapide de
la Convention et à s'assurer de la disponibilité des
ressources nécessaire à sa mise en application, et exhorta
l'industrie à participer dans le processus.
Les Etats-Unis et le Mexique
déclarèrent que le travail d'équipe effectué entre les
pays et les différentes parties prenantes durant la
négociation de la Convention constituait un modèle pour les
processus de négociations qui se dérouleront au 21ème
siècle.
ADOPTION DES RESOLUTIONS
Le Mardi 22 mai, John
Buccini, Président de la Réunion Préparatoire, expliqua que
la principale raison d'être des résolutions est de traduire
la Convention en action concrète immédiate, et recommanda
aux délégués d'adopter un ensemble de sept résolutions.
Les Résolutions approuvées aux CNI-4 et CNI-5 (UNEP/
POPS/CONF/3) portaient sur les arrangements financiers
intérimaires, la Convention de Bâle et le Secrétariat. Le
Président Buccini expliqua également que lors de la Réunion
Préparatoire de la Conférence Diplomatique tenue le lundi 21
mai, les délégués se sont accordés sur quatre résolutions
qui, par manque de temps, n'avaient pu être acceptées au
CNI-5 (UNEP/POPS/CONF/PM/3). Les résolutions portent sur les
arrangements intérimaires, sur le renforcement des capacités
et le réseau d'assistance devant être mis en place dans ce
domaine, sur la responsabilité et la compensation, et sur un
hommage rendu au gouvernement du Royaume de Suède. Les
délégués adoptèrent l'ensemble de ces résolutions, telles
que recommandées.
LES ARRANGEMENTS FINANCIERS
INTERIMAIRES: Cette résolution note
que l'Article 14 de la Convention de Stockholm, consacré aux
arrangements financiers intérimaires désigne le FEM, à
titre intérimaire, comme principale entité chargée des
opérations du mécanisme de financement. La résolution
requiert:
-
de l'Assemblée
Générale du FEM, la considération de la possibilité de
se fixer un nouveau domaine de focalisation à travers
l'amendement de l'Instrument consacré à l'Etablissement
du FEM Restructuré, aux fins de soutenir la mise en
application de la Convention;
-
du Conseil
d'Administration du FEM, l'élaboration et l'application
d'un programme opérationnel de lutte contre les POPs;
-
du FEM, la soumission à
la première Conférence des Parties (CdP) d'un rapport
sur les mesures qu'il aura prises pour s'assurer de la
transparence de son processus d'approbation des projets;
-
des donateurs du Fonds
Fiduciaire du FEM, une contribution adéquate de
ressources financières additionnelles à travers la
troisième reconstitution du Fonds Fiduciaire;
-
du Secrétariat
intérimaire, l'invitation des institutions financières
pertinentes à fournir l'information concernant les voies
et moyens à travers lesquels elles pourraient apporter
leur soutien à la Convention; et
-
de la première CdP, de
procéder à la revue de la disponibilité des ressources
financières outres celles disponibles à travers le FEM
et sur les voies et moyens permettant la mobilisation et
la canalisation de ces ressources.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT A
LA CONVENTION DE BÂLE: Cette
résolution:
-
accueille favorablement
le travail entrepris par les organes relevant de la
Convention de Bâle sur les questions ayant rapport avec
les POPs et encourage ces organes à continuer de faire de
ce travail une priorité;
-
invite les organes à
coopérer sur les points mentionnés dans l'Article 6 qui
portent sur le stockage et les déchets;
-
requiert du CNI et du
secrétariat intérimaire, de coopérer avec le
Secrétariat et les organes de la Convention de Bâle; et
-
invite le Secrétariat
de la Convention de Bâle à présenter au CIN un rapport
sur les questions touchant à la gestion des déchets de
POPs.
LA RESOLUTION CONCERNANT LE
SECRETARIAT: La résolution
concernant le secrétariat accueille favorablement les offres
reçues de la part de l'Allemagne et de la Suisse d'abriter le
secrétariat; note que la Convention prévoit pour le
Directeur Exécutif du PNUE la prise en charge des fonctions
du secrétariat; et appelle le Directeur Exécutif du PNUE à
fournir à la considération de la première CdP, une étude
analytique comparative des offres reçues concernant
l'élection de domicile du secrétariat.
LES ARRANGEMENTS
INTERIMAIRES: Le préambule de cette
résolution stipule que la Conférence considère que des
arrangements intérimaires sont requis pour une mise en oeuvre
diligente de l'action internationale visant à protéger la
santé humaine et l'environnement contre certains POPs, en
attendant l'entrée en vigueur de la Convention, et pour la
préparation à son opération de manière efficace, une fois
entrée en vigueur.
La résolution:
-
appelle les Etats et les
organisation régionales d'intégration économique à
envisager la signature, ratification, acceptation,
approbation ou l'accession à la Convention en vue de
permettre son entrée en vigueur dans les meilleurs
délais possibles;
-
appelle les Etats et les
ORIE dotés de programmes plus avancés, à fournir une
assistance financière et technique dans l'objectif
d'éliminer, là où c'est faisable, l'utilisation et la
mise en circulation des POPs le long de leur cycle de vie;
-
invite le Directeur
Exécutif du PNUE à réunir les futures CNI durant la
période intérimaire et à s'assurer des préparatifs et
des services nécessaires à la CdP jusqu'à la fin de
l'année fiscale de la tenue de la première réunion de
la CdP;
-
invite le CNI à
recommander le règlement intérieur, la composition et
les lignes directrices opérationnelles devant encadrer le
fonctionnement de l'organe subsidiaire qui sera établi en
vertu du paragraphe 6 de l'Article 19 (Conférence des
Parties), à la considération de la première CdP;
-
décide que le CNI doit
élaborer les lignes directrices provisoires devant régir
l'évaluation des mises en circulation actuelles et
projetées des POPs produits de manière non
intentionnelle en vue de faciliter le travail
intérimaire;
-
décide que le CNI doit
élaborer les lignes directrices provisoires favorisant
l'adoption des bonnes pratiques en matière
d'environnement;
-
encourage les Etats et
les ORIE à effectuer un travail préparatoire nécessaire
à l'établissement de la liste des nouveaux produits
chimiques devant être assujettis à la Convention après
son entrée en vigueur;
-
requiert du secrétariat
intérimaire, l'élaboration d'un document sur les points
mentionnés dans le sous-paragraphe consacré au thème de
la manipulation, collecte, transport et stockage des
déchets de manière écologiquement rationnelle;
-
invite le CNI à axer
ses efforts, durant la période intérimaire, sur les
activités requises ou encouragées par la Convention qui
visent à faciliter l'entrée en vigueur rapide et la mise
en application effective de la Convention, y compris
l'élaboration des lignes directrices devant encadrer la
mise en place des plans de mise en œuvre, celles devant régir
le mécanisme de financement et l'assistance technique, le
règlement intérieur et les règles financières, et les
lignes directrices concernant les bonnes techniques
disponibles, et le travail sur le DDT;
-
invite le CNI à
considérer la possibilité d'établir tout organe
subsidiaire susceptible d'être requis pour l'assister
dans son travail; et
-
appelle les Etats et les
ORIE à faire des contributions volontaires au fonds
fiduciaire établi par le PNUE, pour le soutien des
activités intérimaires, et à s'assurer de la
participation pleine et effective des pays en
développement et des pays en transition économique dans
la suite des travaux du CNI.
LE RENFORCEMENT DES
CAPACITES ET LE RESEAU D'ASSISTANCE EN LA MATIERE:
Les paragraphes du préambule de cette résolution énoncent
que la Conférence: est convaincue de la nécessité d'une
assistance technique pour le renforcement des capacités ayant
trait à la mise en application des obligations de la
Convention; reconnaît que de nouvelles lignes directrices
pour l'encadrement de l'assistance technique en matière de
renforcement des capacités doivent être fournies par la CdP;
et reconnaît la valeur du mécanisme de facilitation et de
coordination de l'accès à l'assistance financière et
technique devant être fournie pour aider les parties
signataires dans la mise en application de la Convention. Les
paragraphes consacrés à l'aspect pratique de la résolution:
-
invitent le CNI à
focaliser ses efforts, durant la période intérimaire,
sur les arrangements devant encadrer le renforcement des
capacités nécessaires à la mise en application de la
Convention dans les pays en développement et les pays en
transition économique signataires, et à les soumettre,
pour considération et adoption, à la première réunion
de la CdP; et
-
requiert du Directeur
Exécutif du PNUE, en sa qualité de chargé du
secrétariat intérimaire de la Convention, et au
Directeur Exécutif du FEM, agissant en coopération, à
élaborer les modalités nécessaires au fonctionnement du
réseau d'assistance en matière de renforcement des
capacités qui sera chargé des fonctions mentionnées
ci-après, et à présenter au CNI-6 un rapport sur ce
travail.
Les fonctions du réseau
d'assistance en matière de renforcement des capacités
englobent:
-
l'identification et
l'entretien d'un inventaire des sources d'assistance
autres que celles fournies par la principale entité du
mécanisme de financement de la Convention qui seraient
disponibles pour la mise en application de la Convention;
-
l'assistance des parties
signataires, sur leur demande, dans l'identification et
l'accès aux sources mentionnées dans le paragraphe
précédent;
-
la mise à disposition
des signataires, l'information concernant les catégories,
les sources et les conditions exigées pour l'accès à
l'assistance; et
-
l'encouragement de
l'implication du secteur privé et des ONG dans la
fourniture de l'assistance.
La résolution encourage
également les différentes entités fournissant une
assistance multilatérale, bilatérale, régionale et d'autres
susceptibles d'apporter une aide financière et technique à
la miseen oeuvre de la Convention de contribuer activement à
cet effort, et invite le FEM, en sa qualité de principale
entité chargée de l'opération du mécanisme de financement,
à prendre en considération les besoins en matière de
renforcement des capacités nécessaires à la mise en
application de la Convention par les pays en développement et
les pays en transition économique, pour l'amélioration de
l'élaboration de leur stratégie de renforcement des
capacités, et de soumettre au CNI-6 sur ce travail.
LA RESPONSABILITE ET LA
COMPENSATION DANS LE DOMAINE DE L'UTILISATION ET DE
L'INTRODUCTION INTENTIONNELLE DES POPS DANS L'ENVIRONNEMENT:
Les paragraphes du préambule de cette résolution stipulent
que la Conférence:
-
est consciente des
risques posés par les POPs à la santé humaine et à
l'environnement;
-
reconnaît que les POPs
sont transportés à travers les frontières
internationales et stockés loin de l'endroit de leur mise
en circulation;
-
reconnaît qu'il est
temps de poursuivre les discussions sur la nécessité
d'élaborer des règles internationales dans le domaine de
la responsabilité et de la compensation découlant de la
production, de l'utilisation et de la mise en circulation
intentionnelle des POPS dans l'environnement; et
-
accueille favorablement
la volonté de l'Autriche d'organiser un atelier sur le
thème de la responsabilité et la compensation.
Les paragraphes
opérationnels: invitent les gouvernements et les
organisations internationales pertinentes à fournir au
secrétariat l'information concernant les mesures et les
accords en vigueur aux niveaux national, régional et
international dans le domaine de la responsabilité et de la
compensation, et en particulier les données ayant rapport
avec les POPs; requiert du secrétariat, en coopération avec
un ou plusieurs Etats, l'organisation d'un atelier sur le
thème de la responsabilité et de la compensation dans le
contexte de la Convention de Stockholm; et décident de
procéder, à la première CdP, à l'examen du rapport de
l'atelier en vue de déterminer les actions à entreprendre.
HOMMAGE RENDU AU
GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE SUEDE: La
résolution stipule que la Conférence, appréciant
profondément la courtoisie et l'hospitalité que le
Gouvernement du Royaume de Suède et la ville de Stockholm ont
réservées aux membres des délégations, des instances
observatrices et du secrétariat du PNUE prenant part à la
Conférence, exprime sa sincère gratitude au Gouvernement du
Royaume de Suède, aux autorités de la ville de Stockholm et,
à travers eux, au peuple suédois, pour l'accueil cordial
accordé à la Conférence et à ceux qui sont venus prendre
part à ses travaux, et pour leur contribution à la réussite
de la Conférence.
ADOPTION DE L'ACTE FINAL DE
LA CONFERENCE
Le mardi 22 mai, Jim Willis
présenta l'Acte Final de la Conférence (UNEP/POPS/CONF/L.1),
indiquant que les résolutions adoptées et la Convention de
Stockholm seront attachées à l'Acte Final, et seront
certifiées par la signature des représentants des pays, du
Président de la Conférence Kjell Larsson, de Klaus Töpfer
et de lui-même. Les délégués adoptèrent ensuite l'Acte
Final.
SIGNATURE DE L'ACTE FINAL ET
DE LA CONVENTION
Le mercredi 23 mai, à
10h15, l'Acte Final et la Convention furent ouvertes à la
signature, et le restèrent tout au long de la journée. Les
91 pays suivants et la Commission Européenne ont signé à la
fois l'Acte Final et la Convention: Antigua et Barbuda,
l'Argentine, l'Arménie, l'Australie, l'Australie, le
Bangladesh, la Belgique, le Bénin, la Bolivie, la Bosnie
Herzégovine, le Brésil, la Bulgarie, le Burkina Faso, le
Cambodge, le Canada, le Chili, la Chine, la Colombie, les
Comores, la Côte d’Ivoire, la Croatie, Cuba, la République
Tchèque, le Danemark, la République Dominicaine, la
Finlande, la France, la Gambie, la Georgie, l'Allemagne, le
Ghana, la Grèce, la Guinée, Haïti, la Hongrie, l'Islande,
l'Indonésie, la République Islamique d'Iran, l'Irlande,
l'Italie, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Kenya, le Koweit, la
Lettonie, le Liban, le Liechtenstein, le Luxembourg, le Mali,
Malte, Maurice, le Mexique, Monaco, le Maroc, le Mozambique,
les Pays-Bas, la Nouvelle Zélande, le Nicaragua, le Nigeria,
la Norvège, le Panama, la Papouasie Nouvelle Guinée, le
Pérou, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la
République de Moldavie, la Roumanie, Samoa, le Sénégal,
Singapour, la Slovaquie, la Slovénie, l'Afrique du Sud,
l'Espagne, le Soudan, la Suède, la Suisse, l'ex-République
Yougoslave de Macédoine, le Togo, la Tunisie, la Turquie,
l'Ukraine, les Emirats Arabes Unis, la République Unie de
Tanzanie, les Etats-Unis, l'Uruguay, le Venezuela, le Vietnam,
la Zambie et le Zimbabwe.
Les 24 pays suivants ont
signé l'Acte Final uniquement: l'Algérie, l'Angola, le
Burundi, la République CentrAfricaine, le Tchad, l'Equateur,
le Salvador, le Honduras, l'Inde, Israël, le Japon, la
Malaisie, la Mauritanie, la Mongolie, Oman, le Paraguay, la
République de Corée, la République du Congo, la
Fédération de Russie, Sainte Lucie, le Sri Lanka, le
Swaziland, la République Arabe Syrienne et le Royaume-Uni.
CLOTURE DE LA CONFERENCE
Le Président Larsson invita
ensuite les représentants à présenter leurs adresses à la
Conférence. L'orateur présida la séance du matin et la
Vice-présidente Adriana Hoffman présida la séance de
l'après-midi. Le Président Larsson annonça que le Canada
s'apprêtait à déposer le premier instrument de
ratification, et David Anderson, Ministre Canadien de
l'Environnement soumit l'instrument au secrétariat. Le
Président Larsson donna ensuite la parole aux participants.
Plusieurs délégués
remercièrent John Buccini pour son dévouement et son
engagement tout au long du processus, le secrétariat pour le
travail accompli, et le gouvernement suédois pour l'accueil
de la Conférence.
L'IRAN:
Massoumeh Ebtekar, Vice-présidente de la Conférence et Chef
du Département Iranien de l'Environnement, déclara que
l'adoption formelle de la Convention de Stockholm témoigne de
la détermination du monde entier de chérir la valeur de la
vie et de la nature. Soulignant la nécessité de promouvoir
une approche éthique et non matérielle exigeant des
sacrifices, l'oratrice mit en relief les politiques de gestion
environnementale et de développement durable en vigueur dans
son pays.
Le CANADA:
David Anderson, Ministre de l'Environnement, se félicita de
la reconnaissance partagée des menaces posées par les POPs,
de l'engagement commun en faveur de l'action et de la
conviction partagée qu'une assistance financière et
technique est indispensable. Décrivant la menace posée à la
faune et à la flore, à l'environnement et à la santé
humaine dans l'écosystème arctique canadien, l'orateur
appela à l'entrée en vigueur de la Convention de Stockholm
d'ici le Sommet Mondial de septembre 2002.
L'UNION EUROPEENNE:
Kjell Larsson, Ministre Suédois de l'Environnement, parla au
nom de l'UE, des pays d'Europe Centrale et de l'Est, de Malte
et de la Turquie. Il appela les pays à agir avec force pour
rattraper les négligences du passé, et souhaita voir les
futures utilisations des produits chimiques être guidées par
les principes de précaution, de prévention et de
substitution. L'orateur encouragea les efforts visant à
éliminer la malaria et à réduire la dépendance vis-à-vis
du DDT en tant qu'agent de contrôle du fléau, et mit en
relief la pleine implication et le soutien total de
l'industrie, de la communauté scientifique et des ONG.
L'ALLEMAGNE:
Jürgen Trittin, Ministre de l'Environnement, de la
Conservation de la Nature et de la Sécurité Nucléaire,
déclara que la coopération entre les gouvernements et les
ONG a été cruciale pour la réussite des négociations. Il
remercia, en particulier, Greenpeace et le WWF pour leurs
efforts. S'adressant aux producteurs, l'orateur appela à
l'évitement de nouveaux POPs, et encouragea l'industrie
chimique à apporter son assistance dans la mise au point de
solutions alternatives au DDT, et dans le stockage des POPs
obsolètes. Il insista que les pays en développement ont
besoin de l'assistance financière et technique des pays
industrialisés. Il réitéra l'offre de l'Allemagne d'abriter
le futur secrétariat et souligna l'engagement de son pays à
ratifier la Convention avant le Sommet mondial sur le
Développement Durable.
La CHINE:
Zhu Guangyao, Ministre d'Etat chargé de l'Administration de
la Protection Environnementale, déclara que les pays en
développement doivent faire face à de sérieux défis pour
s'acquitter de leurs obligations, et mit en exergue le
principe de responsabilités communes mais différenciées.
L'orateur appela à des flux financiers stables, suffisants et
prévisibles et au transfert de technologies adaptées.
L'AFRIQUE DU SUD:
Rejoice Mabudafhasi, Vice-Ministre chargée du Département
des Affaires Environnementales et du Tourisme, mit l'accent
sur les problèmes sanitaires liés aux POPs, et fit part de
son espoir de voir la Convention venir aider à résoudre les
problèmes des pauvres et à améliorer la vie des citoyens.
L'oratrice souhaita aussi voir les projets entrepris dans le
cadre de la Convention servir de démonstration lors du Sommet
Mondial sur le Développement Durable. Elle indiqua que
l'Afrique du Sud se proposait d'initier dans le domaine des
POPs, un programme qui servira de démonstration durant le
Sommet.
LES ETATS-UNIS: Christine
Todd Whitman, Administratrice de l'Agence de la Protection
Environnementale, mit en relief l'endossement du traité par
le Président George W. Bush et affirma que son pays était
déjà en passe de mettre en application la Convention.
L'oratrice souligna l'engagement des Etats-Unis dans le
domaine de l'assistance financière et technique au profit des
pays en développement, indiquant que plus de 22 millions de
dollars avaient été alloués aux activités ayant rapport
avec les POPs au cours des cinq dernières années, et que 3.5
millions de dollars y sont alloués pour l'exercice 2001. Elle
évoqua l'intention des Etats-Unis de coopérer avec le FEM
dans la mise en application de la Convention et de poursuivre,
dans l'intérim, le travail de renforcement des capacités des
pays en développement.
L'ISLANDE:
Siv Fridleifsdottir, Ministre de l'Environnement, déclara que
la Convention est le premier accord mondial axé sur la
prévention de la pollution au lieu d'être focalisé sur les
solutions "après-coup". L'oratrice indiqua que dans
tous les pays, la mise en application pouvait commencer sans
outres délais, et accueillit favorablement le travail du FEM
en matière d'assistance financière et technique, ainsi que
le travail futur du CNI sur l'établissement d'une liste de
nouveaux produits chimiques devant être assujettis à la
Convention et sur la prévention de l'entrée de nouveaux POPs
sur le marché. Soulignant l'importance de la coopération
entre les Conventions de Rotterdam et de Stockholm, elle
proposa une cohabitation des deux secrétariats.
Le BANGLADESH:
Syeda Sajeda Chowdhury, Ministre de l'Environnement et des
Forêts, déclara que le Bangladesh attendait de la Convention
des actions concrètes, notamment dans les domaines du
renforcement des capacités nationales; du contrôle du
stockage des POPs dans les pays en développement; de la
promotion de la gestion intégrée des nuisibles; de la
satisfaction des besoins en matière d'assistance
internationale; et de l'exploitation des potentialités des
accords environnementaux multilatéraux pertinents.
Le CHILI:
Adriana Hoffmann, Ministre de l'Environnement, mit l'accent
sur l'importance de la conciliation des intérêts des pays
aux différents niveaux de développement économique et
social et souligna le besoin urgent pour les pays en
développement et les pays en transition économique de
disposer de ressources nécessaires à la mise en oeuvre des
obligations relevant de la Convention.
L'ESPAGNE:
Maria Jesus Fraile, Vice-Ministre de l'Environnement, souligna
l'importance de l'initiative du PNUE concernant la stratégie
mondiale de la gestion des produits chimiques et de
différents autres accords, tels que ceux ayant trait à la
protection de l'environnement marin et des côtes
Méditerranéennes.
SAMOA:
Tagaloa Sale Tagaloa, Ministre de l'Environnement et de
l'Aménagement du Territoire, déclara que l'édification d'un
engagement mondial et le renforcement des capacités locales
sont nécessaires à la mise en application de la Convention,
et mit l'accent sur la gravité des problèmes liés au
stockages des déchets.
La REPUBLIQUE TCHEQUE:
Milos Kuzvart, Ministre de l'Environnement, nota la
responsabilité de son pays quant à la coordination de
l'action Européenne pour le projet du PNUE visant à produire
un inventaire des POPs assujettis à la Convention et des POPs
susceptibles de le devenir, et à l'élaboration des plans
permettant de se joindre au projet de l'ONUDI visant à
faciliter la mise en place des plans nationaux de mise en
application.
La SUEDE:
Maj-Inger Klingvall, Ministre de la Coopération en matière
de Développement, et des Politiques de Migration et d'Asile,
déclara que la gestion durable et responsable des produits
chimiques doit être, à long terme, en mesure de
s'autofinancer, et que, dans ce domaine, les sources
publiques, privées, nationales et internationales ont toutes
des rôles complémentaires à jouer. L'oratrice mit en
exergue l'impératif de poursuivre l'aide public au
développement (APD), et fit part de l'engagement de la Suède
à réaliser l'objectif consistant à consacrer 0,7% du PIB à
l'APD. Elle indiqua que son pays entendait augmenter son APD
à 0,87% d'ici 2004, et qu'une contribution de 8 millions de
couronnes suédoises supplémentaires est affectée à la
lutte contre les POPs.
OMAN:
Khamis bin Mubarak Al-Alawi, Ministre des Municipalités, de
l'Environnement et des Ressources en Eau, déclara que son
pays a mis en application des lois réglementant la
distribution et le commerce des produits chimiques, et qu'il
utilise ces lois pour l'évaluation et le contrôle des
dangers posés par les produits chimiques.
Le GHANA:
Dominic Fobih, Ministre de l'Environnement, des Sciences et de
la Technologie, déclara qu'il attendait de la Convention, ce
qui suit: une assistance dans le domaine du renforcement des
capacités humaines et institutionnelles en matière
d'identification des produits chimiques et de dépistage des
traces de leur présence dans les tissus humains; la mise en
place de programmes de sensibilisation quant aux implications
sanitaires associées à l'utilisation des POPs; la mise à
disposition de produits alternatifs écologiquement
rationnels, en particulier, ceux associés à l'usage des
pesticides; et la mise en place, dans les pays
industrialisés, de mécanismes adéquats de prévention des
risques d'étiquetage impropre des produits chimiques
destinés à l'export vers les pays en développement.
L'orateur souhaita que les requêtes d'assistance puissent ne
pas rencontrer trop d'entraves techniques ou administratives
et bénéficier d'une prise en considération immédiate.
L'INDE:
T.R. Baalu, Ministre de l'Environnement et des Forêts, mit en
exergue l'IPM qui a permis à l'Inde d'interdire l'utilisation
de l'ensemble des 12 POPs, sauf un. Il remercia le Canada pour
l'aide apportée dans la mise en place d'un centre régional
chargé des exigences des Conventions de Bâle, de Rotterdam
et de Stockholm, et informa les délégués de la tenue d'une
série d'ateliers de sensibilisation à travers le pays.
La PAPOUASIE NOUVELLE
GUINEE: Nerowa Agiwa, Ministre de
l'Environnement et de la Conservation, appela à des efforts
renouvelés dans le domaine de la recherche et de l'innovation
technique, jusqu'à la découverte d'alternatives plus sûres
et moins coûteuses permettant de se passer des POPs.
L'orateur mit ensuite l'accent sur les contraintes auxquelles
se trouvent confrontés les petits Etats insulaires en
développement (PEID) et les pays les moins avancés. Il
appuya l'idée de la mise en commun des efforts fournis par le
FEM, le PNUE et le Programme Environnemental de la Région du
Pacifique, dans le domaine de la gestion du stockage des POPs
obsolètes.
La JAMAIQUE:
Seymour Mullings, Vice-Premier Ministre et Ministre de
l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire, déclara
que l'assistance technique est la plus haute priorité des
PEID, dans la mesure où elle permettra, entre autres,
l'élaboration de l'inventaire des POPs, la mise en place des
plans nationaux de mise en application, la mise en place de
nouvelles technologies pour les dioxines et les furanes, la
mise en place de dispositifs de contrôle dans les centres
d'incinération, l'élaboration de méthodes de production non
polluante, l'IPM, et l'élaboration des lignes directrices
devant régir les déchets des POPs dans le cadre de la
Convention de Bâle. L'orateur souligna également
l'importance de la sensibilisation du grand public et de son
droit à l'information.
La TANZANIE:
Arcado Ntagazwa, Ministre d'Etat, déclara que la Convention
de Stockholm ouvrait la voie à l'unité internationale dans
la lutte contre le problème des POPs et mit en relief les
initiatives entreprises par son pays dans le domaine de la
gestion des POPs. L'orateur évoqua, ainsi, l'élaboration des
stratégies nationales, les mesures régissant le stockage, la
recherche de produits alternatifs et le renforcement des
capacités des institutions pertinentes.
Le KENYA:
Francis Nyenze, Ministre de l'Environnement et des Ressources
Naturelles, donna un aperçu sur la législation mise en place
à l'échelle nationale concernant les POPs, et souligna que
la réussite de la mise en application de la Convention
nécessitait une coopération régionale, y compris la tenue
de forums consacrés à la revue et à l'évaluation des
mesures de régulation des POPs.
La BELGIQUE:
Magde Aelvoet, Ministre de la Protection des Consommateurs, de
la Santé Publique et de l'Environnement, se félicita du fait
qu'on n'ai retenu aucune clause susceptible de subordonner la
Convention aux accords de l'Organisation Mondiale du Commerce
(OMC). L'oratrice précisa qu'en sa qualité de prochain
Président de l'UE, la Belgique veillera à ce qu'une
priorité soit accordée à la ratification des Conventions de
Stockholm et de Rotterdam par les Etats membres.
Le MEXIQUE:
Raúl Enrique Arriaga Becerra, Vice-Ministre de
l'Environnement et des Ressources Naturelles, appuya la mise
en place de mécanismes permettant de s'assurer de la pleine
participation de la société civile dans la mise en
application de la Convention de Stockholm, et affirma que le
soutien de la communauté internationale était requis pour
mettre les efforts en phase avec les ressources mises à
disposition. Il qualifia de cruciaux pour la réussite de la
Convention, les aspects suivants: la mise en place de
systèmes de collecte de données et de suivi efficaces par
rapport à la production, la détermination des revenus
associés à l'emploi associé aux POPs, et l'analyse du
rapport coûts – bénéfices pour le soutien des processus
décisionnels touchant aux POPs.
La ZAMBIE:
Bothwall Edward Chembe Nyangu, Ministre de l'Environnement et
des Ressources Naturelles, insista sur le principe des
responsabilités communes mais différenciées, affirma que
les problèmes liés aux POPs continuaient à entraver les
programmes socioéconomiques et l'éradication de la
pauvreté, et souligna l'importance des dispositions
consacrées à l'assistance financière et technique.
L'orateur déclara également que la coopération régionale
et internationale doit être développée, et encouragea
l'intégration des plans nationaux de mise en application.
La REPUBLIQUE DE MOLDAVIE:
Gheorghe Duca, Ministre de l'Environnement, mit en exergue les
programmes nationaux de la Moldavie et affirma que son pays se
tenait prêt à coopérer dans la mise en oeuvre de la
Convention de Stockholm et des autres accords internationaux.
La REPUBLIQUE DOMINICAINE:
Frank Moya Pons, Secrétaire d'Etat chargé de l'Environnement
et des Ressources Naturelles, souligna la pertinence de la
Convention pour la région des Caraïbes où les chaînes
alimentaires et l'eau potable se trouvent ensemble
contaminées par les POPs. Il informa les délégués que son
pays est prêt à ratifier promptement la Convention.
Les PHILIPPINES:
Heherson Alvarez, Ministre de l'Environnement et des
Ressources Naturelles, déclara qu'il était impératif de
rendre publique toute la vérité concernant les effets
sanitaires et environnementaux des POPs pour permettre aux
pays, et en particulier les pays les moins avancés, de
prendre des décisions judicieuses à l'endroit des POPs.
L'orateur appela également à des directives claires
concernant les opérations du FEM.
MALTE:
Francis Zammit Dimech, Ministre de l'Environnement, déclara
que cette Convention constituait l'accord mondial le plus
ambitieux sur les produits chimiques toxiques, et que Malte
avait déjà interdit l'importation et l'utilisation de la
majeure partie des 12 POPs. L'orateur plaida pour une
application plus étendue du principe de précaution et du
principe pollueurs - payeurs.
Le NIGERIA:
Alhaji Mohammed Kabir Sáid, Ministre de l'Environnement,
appela au renforcement des capacités, au transfert des
technologies et à la mise en place d'un mécanisme de mise en
conformité, qu'il qualifia d'autant d'éléments de haute
priorité pour la réussite de la Convention, et signala
l'intention du Nigeria de chercher à bénéficier de toutes
les possibilités offertes par le FEM en sa qualité de
principal mécanisme de financement.
La CÔTE D’IVOIRE:
Gilbert Bleu-Lainé, du Ministère de l’Environnement et du
Cadre de Vie, mit l'accent sur l'engagement collectif en
faveur du principe de précaution. L'orateur appela à une
prompte mise en oeuvre des mécanismes de l'aide financière
et technique, et donna un bref aperçu sur un projet pilote
mené dans son pays dans le domaine des PCB.
La POLOGNE:
Maciej Rudnicki, Secrétaire d'Etat au Ministère de
l'Environnement, déclara que la Convention permettra
d'apporter des solutions communes aux problèmes liés aux
POPs, et constituera une directive juridiquement contraignante
pour l'ensemble des pays, par delà leurs différences
politiques et géographiques. L'orateur se félicita de
l'idée d'accorder un prompt soutien financier aux pays en
transition économique pour la mise en œuvre de leurs
engagements.
Le LUXEMBOURG:
Eugène Berger, Secrétaire d'Etat chargé de l'Environnement,
affirma qu'en dépit du fait qu'il soit bien établi, le
principe de précaution n'a pas toujours été mis en œuvre.
L'orateur souligna par ailleurs la nécessité de développer
et de mettre à disposition les technologies disponibles pour
permettre la substitution des POPs et une élimination
écologiquement rationnelle des déchets.
Le VENEZUELA:
Alejandro Hitcher, Vice- Ministre de l'Environnement et des
Ressources Naturelles, déclara q'en raison des
caractéristiques des POPs et des risques encourus, les
efforts fournis par les uns et par les autres ne doivent pas
être isolés. L'orateur encouragea la dissémination des
technologies et des ressources.
La SUISSE:
L'ambassadeur Beat Nobs, Chef de la Division des Affaires
Internationales au sein de l'Agence Suisse de l'Environnement,
des Forêts et des Paysages, déclara que la conclusion
probante de la Convention de Stockholm doit être perçue dans
un cadre élargi, et mit l'accent sur: le renforcement du
régime environnemental international; les mesures touchant au
commerce international souhaitables et nécessaires à prendre
dans le cadre des accords environnementaux multilatéraux; et
l'amélioration de l'acceptation et de la mise en application
de l'approche basée sur le principe de précaution au niveau
international. L'orateur mit en relief l'importance des
synergies avec d'autres institutions, et indiqua que les
regroupements thématiques et institutionnels reflétaient la
volonté de renforcer la gouvernance internationale dans le
domaine de l'environnement.
L'AUSTRALIE:
L'ambassadeur australien auprès de la Turquie, Ian Forsyth,
déclara que son pays entendait allouer, au cours des quatre
prochaines années, 5 millions de dollars australiens aux
activités en rapport avec la Convention, et qu'il comptait
poursuivre la fourniture d'une aide substantielle aux pays en
développement et aux pays en transition économique.
Reconnaissant la réalité des profits tirés du secteur de la
production chimique, l'orateur appela à l'adoption d'une
approche logique, objective et fondée sur la preuve
scientifique, dans l'élaboration de la liste des nouveaux
produits à assujettir à la Convention.
La NOUVELLE ZELANDE:
L'ambassadeur Nnéo-zélandais auprès des Pays-Bas,
Christopher Butler, déclara que son pays se tenait prêt à
apporter une contribution significative en matière
d'information scientifique, ainsi qu'en matière de
méthodologies et de recherches sur les effets des POPs.
Notant que la Nouvelle Zélande a déjà entamé la mise en
application de la Convention à travers par exemple, la mise
en place de nouvelles politiques applicables aux dioxines et
aux organo-chlorides, il affirma que le pays était bien parti
pour honorer ses obligations dans des délais relativement
courts.
Le JAPON:
L'ambassadeur nippon auprès de la Suède, Tomio Uchida, parla
des efforts fournis par son pays dans le cadre de la
prévention des menaces posées par les POPs à travers
diverses lois et régulations, notamment celles prises sur les
dioxines et le stockage des PCBs, et affirma que le Japon
entendait devenir partie signataire de la Convention dans les
meilleurs délais possible.
L'AUTRICHE:
L'ambassadeur autrichien auprès de la Suède, Nikolaus
Scherk, réitéra l'offre de son pays d'organiser un atelier
consacré au thème de la respo,nsabilité et de la
compensation, et donna un aperçu sur les implications des
POPs sur l'écosystème montagneux en Autriche.
Le ROYAUME-UNI:
L'ambassadeur du Royaume-Uni auprès de la Suède, John Grant,
expliqua que son pays n'est pas, dans l'immédiat, en position
de signer la Convention en raison des élections qui se
tiennent prochainement, et que s'il est réélu, le
gouvernement comptait s'en acquitter aussitôt que possible.
Le SRI LANKA:
L'ambassadrice sri lankaise auprès de la Suède, Sarala
Fernando, annonça que l'approbation du cabinet a été
obtenue pour la signature de la Convention. L'oratrice donna
un aperçu sur les régulations applicables aux POPs en
vigueur dans son pays, et souligna l'importance des programmes
de sensibilisation quant aux effets des POPs.
La TURQUIE:
L'ambassadeur turc auprès de la Suède, Selim Kuneralp, fit
part de son espoir et de sa conviction de voir le soutien
nécessaire à la mise en application de la Convention être
reçu pour permettre la concrétisation de l'un des accords
environnementaux les plus importants jamais adoptés jusque
là.
SINGAPOUR:
L'ambassadeur de Singapour auprès de l'Allemagne, Walter
Woon, mit en exergue les activités ci-après comme étant
nécessaires à la mise en application dans les pays en
développement: l'élaboration des lignes directrices devant
encadrer la mise en place des politiques, des stratégies et
des programmes prioritaires indispensables à la facilitation
de l'assistance financière et technique; le développement
des meilleures technologies et pratiques disponibles; et le
développement et l'harmonisation des activités de collecte
des données et d'évaluation.
Le BRESIL:
L'ambassadeur du Brésil auprès de la Suède, Elim Dutra,
déclara que la Convention est à la fois équilibrée et
réaliste. Il indiqua que l'utilisation d'un certain nombre de
POPs restait toutefois encore indispensable dans les secteurs
de l'agriculture, de l'industrie et de la santé. L'orateur
ajouta que les plans d'action nationaux doivent refléter les
priorités définies par le pays, et nota que le Brésil
était en train de mettre en place les conditions intérieures
favorisant l'adoption des mesures visant à s'assurer de la
pleine mise en application de la Convention à court terme. Il
souhaita voir les dispositions concernant l'aide financière
et technique dûment mises en œuvre.
La COLOMBIE:
L'ambassadeur colombien auprès de la Suède, Francisco José
Sanclemente Molina, déclara que la Colombie était fière de
faire partie de la Convention, et souligna l'importance de
cette dernière en tant que pierre angulaire de la protection
environnementale au 21ème siècle.
La REPUBLIQUE DE COREE:
L'ambassadeur sud coréen auprès de la Suède, Keum Jung-Ho,
appela à l'établissement d'institutions intérimaires
pratiques et au démarrage immédiat de l'élaboration des
exigences en matière d'établissement des rapports, de
distribution des technologies, de fourniture d'information au
public, d'éducation et de recherche. L'orateur précisa que
dès qu'il aura complété les procédures domestiques
nécessaires, son pays procédera à la signature de la
Convention dès que possible.
L'ITALIE:
L'ambassadeur italien auprès de la Suède, Alessandro
Quaroni, souligna l'importance de la formation et de la
participation du public et encouragea l'établissement de
comités techniques chargés de la mise en application des
activités pertinentes relevant de la Convention. L'orateur
offrit un nouveau soutien scientifique, technique et
financier, notant que l'Italie est l'un des six grands
contributeurs aux fonds du FEM.
Le CAMBODGE:
Khieu Muth, Directeur Général au Ministère de
l'Environnement, déclara que le Cambodge était entièrement
engagé en faveur de la protection environnementale et qu'il
reconnaissait l'importance des ressources naturelles pour son
économie et pour sa culture. L'orateur se félicita des
mesures prises par le FEM visant à fournir aux pays en
développement et aux pays en transition économique
l'assistance financière leur permettant de s'acquitter de
leurs engagements.
Le VIET-NAM:
L'ambassadeur vietnamien auprès de la Suède, Nguyen Van Nam,
déclara que son pays a grandement souffert des effets
sanitaires et environnementaux des dioxines et affirma que la
Convention est un instrument important dans la mise en place
d'une stratégie appropriée à l'instauration d'un
environnement plus sain pour les générations à venir.
Le MALI:
Makan Fily Dabo, Conseiller Technique au Ministère malien de
l’Equipement, de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement
et de l’Urbanisme, donna un aperçu sur les activités
visant à faire face aux menaces posées par les POPs dans son
pays, et demanda à la communauté des donateurs de fournir
une assistance financière et technique spécifique à
l'élimination des pesticides obsolètes.
Le MAROC:
L'ambassadrice marocaine auprès de la Suède, Farida Jaidi,
déclara qu'il est essentiel de mettre à la disposition des
pays en développement l'assistance requise qui leur permettra
de mettre en application la Convention. L'oratrice plaida pour
une conversion de la dette des pays en développement en
investissements pour des projets environnementaux.
La FRANCE:
Philippe Zeller, Ambassadeur chargé de l'Environnement,
déclara que la récente décision prise en faveur de la
reconstitution des fonds du FEM est de nature à aider à
relever le défi consistant à mettre à disposition des
ressources supplémentaires et à permettre à l'ONUDI et au
PNUE de mettre en place des programmes d'assistance technique.
Il encouragea la production et la dissémination de nouvelles
substances chimiques non dangereuses, et apporta son appui à
l'utilisation du principe de précaution face à
l'incertitude.
L'EQUATEUR:
L'Ambassadeur équatorien auprès de la Suède, Diego Stacey,
indiqua que son pays a été sélectionné pour participer à
un projet pilote de gestion des POPs mené sous l'égide du
FEM. L'orateur déclara que la communauté internationale se
doit de consentir de nouveaux efforts pour dégager les fonds
suffisants et les nouvelles technologies nécessaires au
remplacement des POPs.
L'INDONESIE:
L'Ambassadeur indonésien auprès de la Suède, Tjahjono, nota
que son pays a entrepris des actions concrètes à l'encontre
des POPs, y compris la prise de mesures d'interdiction et de
contrôle sur certains d'entre eux. L'orateur assura les
délégués de la pleine disponibilité de l'Indonésie à
coopérer pour la réussite de la mise en application de la
Convention.
L'URUGUAY:
José Luis Remedi, de la Division chargée de l'Environnement
au sein du Ministère des Affaires Etrangères, souligna la
nécessité d'agir de manière active et mit en relief
l'importance de la coopération internationale pour les pays
en développement. L'orateur précisa que les efforts en
matière d'assistance doivent être en phase avec les
conditions et les capacités nationales.
Le PORTUGAL:
Isabel Margarida Bela Ferreira, Chef Adjoint de la Mission
Portugaise à Stockholm, réaffirma l'engagement de son pays
quant à l'application d'une approche intégrée pour la
résolution des problèmes liés aux POPs. L'oratrice endossa
les dispositions régissant les nouveaux produits chimiques et
l'assistance financière et technique en faveur des pays en
développement et des pays en transition économique, et
appela à la mise en place d'une stratégie mondiale basée
sur les principes de précaution et de prévention en vue de
protéger l'environnement.
La ROUMANIE:
Ioan Jelev, Secrétaire d'Etat au Ministère de la Protection
Environnementale, mit en exergue les priorités de l'action
future qui englobent, entre autres, les meilleures
technologies disponibles, l'assistance financière et
technique et les recommandations concernant les stratégies à
adopter dans le domaine des produits chimiques.
La FEDERATION DE RUSSIE:
Rustem Mamim, Directeur du Département de la Coopération
Internationale au Ministère des Ressources Naturelles, donna
un aperçu sur les problèmes posés par les PCBs dans son
pays, indiquant que les coûts de réhabilitation ont été
estimés autour de 180 millions de dollars. L'orateur précisa
par ailleurs que les procédures nationales empêchent la
signature immédiate de la Convention, mais que tous les
efforts seront fournis pour que cela soit fait dans les
meilleurs délais possibles.
La COMMISSION EUROPEENNE:
Robert Donkers, Chef Adjoint du Département chargé des
Produits Chimiques au Directorat Général de l'Environnement,
souligna que les accords environnementaux multilatéraux et
les accords de l'OMC doivent s'apporter un soutien mutuel en
vue de concrétiser le développement durable, et appela à
des travaux préparatoires sur de nouveaux POPS durant la
période intérimaire.
La CONVENTION DE BALE:
Sachiko Kuwabara-Yamamoto, Secrétaire Exécutif, déclara que
la Convention de Stockholm inaugurait une nouvelle ère de
coopération entre les conventions sur les produits chimiques
et les déchets dangereux. L'oratrice affirma que
l'expérience acquise par les Parties signataires de la
Convention de Bâle pouvait offrir un soutien tangible pour
une mise en œuvre efficace de la Convention de Stockholm.
Elle indiqua que les partenariats restent essentiels pour la réalisation
des objectifs des deux conventions et pour une réponse
constructive à l'appel lancé en faveur du renforcement de la
gouvernance international en matière d'environnement.
La FAO:
Alemayehu Wodageneh, Coordinateur et Conseiller Technique
Principal en matière de Prévention et de Stockage des
Produits Chimiques Obsolètes, déclara que La FAO jouait un
rôle majeur dans l'élimination des POPs en apportant son
appui à la promotion de l'IPM. L'orateur mit en exergue la
coopération de la FAO avec le PNUE et d'autres agences
pertinentes, dans le domaine de la prévention de
l'accumulation des stocks de pesticide obsolètes. Il précisa
que maintenant que la FAO est devenue l'agence d'exécution du
FEM, il était prêt et pleinement engagé à jouer un rôle
efficace dans le traitement des questions et des problèmes
ayant trait aux POPs et aux déchets des pesticides.
L'ORGANISATION MONDIALE DE
LA SANTE: Douglas W. Bettcher,
Coordinateur, déclara que, depuis le CNI-5, l'OMS a pris des
mesures visant à soutenir les visées du traité, et mit en
relief: l'appel à une politique commune, face au problème du
DDT, focalisée sur sa réduction graduelle et conditionnelle
et sur des efforts visant à passer à des solutions
alternatives; la tenue dans le cadre du Projet de l'OMS pour
le Recul de la Malaria, de réunions consacrées à
l'élaboration de la méthodologie et des lignes directrices
devant encadrer l'évaluation des besoins techniques,
financiers et humains nécessaires au contrôle des vecteurs
de la malaria dans les pays dépendant de l'usage du DDT; et
les activités initiées par les Bureaux Régionaux des
Amériques et d'Afrique visant à réduire la dépendance
vis-à-vis du DDT. L'orateur souhaita voir les négociations
menées actuellement en vue de la mise en place d'une
Convention-Cadre sur le Contrôle du Tabac, être parachevées
de manière aussi efficace et aussi rapide que celles qui ont
permis d'aboutir à la Convention de Stockholm.
L'ORGANISATION POUR
L'INTERDICTION DES ARMES CHIMIQUES (OPSW):
Huang Yu, Directeur chargé des Relations Extérieures, donna
un aperçu sur les fonctions de l'OPSW en sa qualité d'organe
d'exécution de la Convention sur les Armes Chimiques, et
proposa l'intégration des activités en matière de
renforcement des capacités et d'assistance menées par l'OPSW
et la Convention de Stockholm dans les pays dotés de
ressources limitées.
PNUD-FEM:
Andrew Hudson, Conseiller Technique Principal, déclara que le
PNUD est focalisé davantage sur son portefeuille du FEM
consacré aux domaines du renforcement des capacités et de
l'assistance technique et, reconnaissant les liens importants,
dans les domaines sanitaire, environnemental et
socio-économique, entre les mandats du PNUD et de la
Convention de Stockholm, offrit son soutien aux pays clients
du PNUD dans la mise en application de leurs obligations.
Le CONSEIL DES PAYS DE
L'ARCTIQUE: Peter Stenlund,
Président du Conseil des Pays de l'Arctique, déclara que les
Etats membres apportaient une contribution effective à la
mise en œuvre de la Convention, et présenta le plan d'action
mis en place pour l'élimination de la pollution dans la
région Arctique et parla des projets multilatéraux entrepris
dans le domaine des POPs dans la Fédération de Russie.
L'orateur suggéra en outre que le Programme de Suivi et
d'Evaluation des capacités de l'Arctique était susceptible
de mener à la mise en place d'un réseau mondial consacré
aux POPs. Il souligna également l'importance de la
prévention de la production et de l'utilisation de nouveaux
POPs.
La Vice-présidente de la
Conférence, Adriana Hoffmann, remercia les délégués pour
leurs rapports et déclarations et clôtura les travaux de la
Conférence des Plénipotentiaires à 19h.
A SUIVRE
GROUPE D'EXPERTS DE LA FAO
SUR LES SPECIFICATIONS, L'ENREGISTREMENT, LES CONDITIONS
EXIGEES, LES NORMES D'APPLICATION ET LE CONSENTEMENT ECLAIRE
PREALABLE, DANS LE DOMAINE DES PESTICIDES:
La 18ème session de ce Panel est prévue à
Bangkok, en Thaïlande, du 17 au 19 juin 2001. Les
participants y procéderont à l'examen de nouvelles
dispositions proposées pour le Code de Bonne Conduite et à
la mise à jour de diverses lignes directrices devant encadrer
le Code en question. La 19ème session se déroulera les 27 et
29 octobre 2002 à Rome. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Gero Vaagt, FAO; tel: +39-6-5705-5757; fax:
+39-6-5705-6347; e-mail: Gero.Vaagt@fao.org;
Internet: http://www.fao.org/waicent/FaoInfo/Agricult/AGP/AGPP/Pesticid/Events/c.htm
CINQUIEME CONSULTATION SUR
LA PREVENTION ET LE STOCKAGE DES PESTICIDES OBSOLETES ET DES
STOCKS REJETES: Cette réunion est
prévue en 2001à Rome. Les participants doivent y procéder
à l'examen de nouvelles dispositions applicables à la
prévention et au stockage des produits obsolètes et à la
mise à jour / élaboration de diverses lignes directrices
techniques destinées au soutien du Code de Bonne Conduite de
la FAO. Pour plus de détails, contacter: Ale Wodageneh, FAO;
tel: +39-6-5705-5192; fax: +39-6-5705-6347; e-mail: A.Wodageneh@fao.org;
Internet: http://www.fao.org/waicent/FaoInfo/Agricult/AGP/AGPP/Pesticid/Events/c.htm
REUNION CONJOINTE FAO-OMS
SUR LES RESIDUS DES PESTICIDES: La
26ème session de la Réunion Conjointe du Groupe d'Experts de
la FAO sur les Résidus des Pesticides dans l'Alimentation et
l'Environnement et du Groupe d'Experts de l'OMS sur les
Résidus des Pesticides (JMPR) aura lieu du 10 au 28 septembre
2001, à Genève. La 27ème session est prévue du
20 au 29 septembre 2002 à Rome. Pour plus d'informations,
contacter: Amelia Tejada, FAO; tel: +39-6-5705-4010; fax:
+39-6-5705-6347; e-mail: Amelia.Tejada@fao.org;
Internet: http://www.fao.org/waicent/FaoInfo/Agricult/AGP/AGPP/Pesticid/Events/c.htm
CONSULTATION
GOUVERNEMENTALE SUR LA MISE A JOUR DU CODE DE BONNE CONDUITE
DE LA FAO EN MATIERE DE DISTRIBUTION ET D'UTILISATION DES
PESTICIDES: Cette
consultation est provisoirement programmée pour octobre 2001
à Rome. Elle doit se pencher sur le projet de texte révisé
du Code de Bonne Conduite International de la FAO en matière
de Distribution et d'Utilisation des Pesticides. Pour d'autres
renseignements, contacter: Niek Van der Graaff, FAO; tel:
+39-6-5705-3441; fax: fax: +39-6-5705-6347; e-mail: Niek.VanderGraaff@fao.org;
Internet: http://www.fao.org/waicent/FaoInfo/Agricult/AGP/AGPP/Pesticid/Events/c.htm
HUITIEME
REUNION DU CNI SUR LA PRECEDURE PIC:
La huitième session du Comité Intergouvernemental de
Négociation (CNI) consacrée à la Préparation de la
Conférence des Parties de la Convention de Rotterdam
Convention sur l'Application des Procédures de Consentement
Eclairé Préalable (PIC) à Certains Produits Chimiques et
Pesticides Dangereux dans le Commerce International (CNI-8) se
déroulera du 8 au 12 octobre 2001, à Rome. Pour plus de
détails, contacter: Niek van der Graaff, FAO; tel:
+39-6-5705-3441; fax: +39-6-5705-6347; e-mail: pic@fao.org;
or Jim Willis, UNEP Chemicals; tel: +41-22-917-8111; fax:
+41-22-797-3460; e-mail: pic@unep.ch;
Internet: http://www.pic.int/
DIX-SEPTIEME
CONFERENCE ANNUELLE INTERNATIONALE SUR LES SOLS, LES SEDIMENTS
ET LES EAUX CONTAMINEES: Cette
conférence se tiendra du 22 au 25 octobre 2001, à Amherst,
dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Les thèmes qui seront
couverts englobent, entre autres, la bio-habilitation,
l'analyse chimique, les normes de la décontamination, la
modélisation environnementale, l'exposition aux produits
dangereux et l'évaluation des risques, l'identification de
l'hydrocarbone et les technologies innovantes. Pour plus
d'informations, contacter: Denise Leonard, University of
Massachusetts; tel: +1-413-545-1239; fax: +1-413-545-4692;
e-mail: info@UMassSoils.com;
Internet: http://www.umasssoils.com/papers.htm
ATELIER
INTERNATIONAL SUR L'EVALUATION DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
DES PESTICIDES ET SUR LA GESTION INTEGREE DES PESTICIDES DANS
LES PAYS EN DEVELOPPEMENT: Cet
atelier aura lieu du 6 au 9 novembre 2001, � Katmandu, au
N�pal. L'atelier couvrira tous les aspects li�s aux
pesticides et � leur utilisation dans le domaine agricole,
tels que: les pratiques en mati�re d'application des
pesticides; l'�chantillonnage des semences, des sols et des
eaux; l'analyse des r�sidus; et les aspects
socio-�conomiques de l'utilisation des pesticides. Pour
d'autres d�tails, contacter: Dr. A. Herrmann, Technical
University Braunschweig, Germany; tel: +49-531-391-5607; fax:
+49-531-391-8170; e-mail: ipmktm@tu-bs.de;
Internet: http://www.tu-bs.de/institute/igg/physhyd/workshop.html
CONSEIL DU
FEM: La prochaine
r�union du Conseil du FEM se d�roulera les 6 et 7 d�cembre
2001 � Washington, DC. La r�union sera pr�c�d�e par une
consultation des ONG pr�vue le 5 d�cembre 2001. Pour
davantage d'informations, contacter: the GEF Secretariat, tel:
+1-202-473-0508; fax: +1-202- 522-3240/3245; e-mail: gef@gefweb.org;
Internet: http://www.gefweb.org.
La liste compl�te des r�unions est disponible sur: http://www.gefweb.org/participants/Council/Meeting_Schedule/meeting_schedule.html
ASSEMBLEE DU
FEM: La seconde
r�union de l'Assembl�e du FEM est pr�vue du 16 au 18
octobre 2002 � P�kin, en Chine. Pour de plus amples
renseignements, contacter: the GEF Secretariat, tel:
+1-202-473-0508; fax:+1-202- 522-3240/3245; e-mail: gef@gefweb.org;
Internet: http://www.gefweb.org
QUATRIEME
SESSION DU FORUM INTERGOUVERNEMENTAL SUR LA SECURITE CHIMIQUE
(IFCS): FORUM IV se
tiendrait en Tha�lande en 2003 et FORUM V, en Hongrie fin
2005 ou d�but 2006. Pour plus d'informations, contacter: the
IFCS Executive Secretary; tel: +41-22-791-3650; fax:
+41-22-791-4875; e-mail: ifcs@who.ch;
Internet: http://www.who.int/ifcs |