Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 15 No. 27
mardi 21 septembre 1999
RAPPORT DE SYNTHESE DE LA TROISIEME SESSION DE
CNI CHARGE D'ELABORER UN INSTRUMENT INTERNATIONAL JURIDIQUEMENT
CONTRAIGNANT AUX FINS DE l'APPLICATION DE MESURES INTERNATIONALES
CONCERNANT CERTAINS POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS:
6-11 SEPTEMBRE 1999
La troisième session du Comité de Négociation
Intergouvernemental (CNI-3) chargé d'Elaborer un Instrument
International Juridiquement Contraignant aux fins de l'Application de
Mesures Internationales concernant Certains Polluants Organiques
Persistants (POPs) s'est tenu du 6 au 11 Septembre 1999 à Genève, en
Suisse. Les délégués de plus de 110 pays, ainsi que les représentants
des agences des Nations Unies, des organisation non gouvernementales (ONG),
des organisations intergouvernementales (OIG) et de l'industrie, s'y
sont retrouvés pour poursuivre les préparatifs d'un instrument
international juridiquement contraignant pour une première liste de 12
POPs regroupés en trois catégories: 1) les pesticides: l'aldrine, le
chlordane, le DDT, la dieldrine, l'endrine, l'heptachlore, le mirex et
le toxaphène; 2) les produits chimiques industriels: l'hexachlorobenzène
et les biphényles polychlorés (BPC); et 3) les sous-produits non
intentionnels: les dioxines et les furannes.
Le CNI-3 devait marquer un certain nombre d'avancées
au niveau de la formulation des articles portant sur les mesures de réduction
ou d'élimination des rejets, les plans nationaux de mise en œuvre, le
processus d'adjonction de nouveaux produits chimiques dans la
convention, et l'échange d'information, et poursuivre le débat sur le
thème de l'assistance technique et financière. Le Comité devait également
réaliser une bonne progression dans le placement des produits chimiques
dans les annexes réservées aux mesures d'interdiction et de
restriction. Le Comité de Rédaction Juridique devait, pour sa part,
achever l'élaboration des libellés des 15 articles de procédure de la
convention. Le CNI-3 a continué sur la lancée du CNI-2, mais le rythme
de la progression s'est vu quelque peu ralentir, un certain nombre de
divergences ayant empêché l'avancement de plusieurs questions clés,
telles que celles des obligations et de l'assistance technique et
financière. Ce changement par rapport au CNI-2 indique que les délégués
sont désormais passés des concepts de discussion générale et de délimitation
des thèmes à la négociation du texte concret de la future convention
sur la gestion, la réduction et/ou l'élimination de certains polluants
organiques persistants.
BREF HISTORIQUE des NEGOcIATIONS SUR LES POPs
Au cours des années 60 et 70, l'utilisation de
certains produits chimiques, tels que les pesticides, s'est accrue de
manière considérable. Bon nombre de ces produits chimiques sont
importants pour la société moderne mais peuvent également constituer
une menace sérieuse à la santé humaine et à l'environnement. De manière
particulière, une certaine catégorie de produits chimiques connus
comme étant des polluants organiques persistants (POPs) devait récemment
retenir l'attention internationale en raison des preuves accumulées
indiquant que l'exposition à des doses très faibles de certains POPs
peut donner lieu à un cancer, à des dégâts au niveau des systèmes
nerveux central et périphérique, à l'atteinte du système immunitaire,
à des désordres au niveau de la procréation et à des interférences
dans le développement du nourrisson et de l'enfant. Les POPs sont des
substances chimiques qui persistent, s'accumulent et présentent un
risque de causer des effets nocifs à la santé humaine et à
l'environnement. La preuve ayant été également établie quant à la
longue portée du transport de ces substances et de leur introduction
dans des régions où elles n'avaient jamais été utilisées ou
produites auparavant, et quant à la menace qu'elles posent désormais
à l'environnement partout dans le monde, la communauté internationale
a appelé à une action mondiale urgente pour la réduction et l'élimination
de leurs rejets dans l'environnement.
Avant 1992, l'action internationale dans ce domaine
porta principalement sur l'élaboration d'outils d'évaluation des
risques et sur la conduite d'études internationales sur les produits
chimiques à incriminer en priorité. A titre d'exemples, en 1989, le
PNUE amenda ses 'Directives de Londres' pour y introduire l'Echange
d'Information sur les Produits Chimiques dans le Commerce International,
et la FAO établit le Code
de Conduite International devant régir la Distribution et l'Utilisation
des Pesticides. En 1992, la Conférence des Nations Unies sur
l'Environnement et le Développement (CNUED) adopta le Plan d'Action 21.
Le Chapitre 19 du
Plan d'Action 21, “Gestion Ecologiquement
Rationnelle des Produits Chimiques Toxiques, y compris la Prévention du
Commerce Illicite International des Produits Toxiques et Dangereux,”
appela à la création d'un Forum Intergouvernemental sur la Sécurité
Chimique (IFCS). Le Plan d'Action 21 appela également à la mise en
place d'un Programme Inter-Organisations de Gestion Rationnelle des
Produits Chimiques (IOMC) pour promouvoir la coordination entre les
organisations internationales impliquées dans la mise en application du
Chapitre 19, Gestion Ecologiquement Rationnelles des Produits Chimiques
Toxiques, y compris la Prévention du Trafic Illicite des Produits
Toxiques et Dangereux."
En mars 1995, le Conseil d'Administration du PNUE
(CA) adopta la Décision 18/32 invitant l'IOMC, l'IFCS et le Programme
International sur la Sécurité Chimique (IPCS) à entamer un processus
d'évaluation portant sur une première liste de 12 POPs. En réponse à
cette invitation, l'IFCS convoqua un Groupe de Travail Spécial sur les
POPs, lequel devait élaborer un plan de travail pour l'évaluation de
ces substances. Les études inclurent les données disponibles
concernant la composition chimique, les sources, la toxicité, la
dispersion environnementale et l'impact socio-économique des 12 POPs
recensés à ce jour.
En juin 1996, le Groupe de Travail Spécial tint
une réunion d'experts à Manille, aux Philippines, et conclut que des
données suffisantes existaient pour démontrer qu'une action
internationale est nécessaire pour minimiser les risques posés par les
12 POPs, y compris l'élaboration d'un instrument juridique contraignant.
La réunion envoya au Conseil d'Administration du PNUE et à l'Assemblée
Mondiale de la Santé (WHA) une recommandation stipulant qu'une action
internationale doit être entreprise immédiatement. En février 1997,
le Conseil du PNUE adopta la Décision 19/13C endossant les conclusions
et les recommandations de l'IFCS. Le Conseil requit que le PNUE, en
collaboration avec les organisations internationales pertinentes, prépare
et organise un comité intergouvernemental de négociation (CNI) ayant
pour mandat, l'élaboration, d'ici l'an 2000, d'un instrument juridique
international contraignant pour la mise en application de l'action
internationale, en commençant par les 12 POPs spécifiés. La première
réunion du CNI fut également requise d'établir un groupe d'experts
chargé de l'élaboration de critère scientifiques et une procédure
d'identification d'autres POPs pour l'action internationale future.
Le CNI-1: La première session du Comité
Intergouvernemental de Négociation se tint du 29 juin au 3 juillet 1998
à Montréal, au Canada. Les délégués de près de 90 pays, ainsi que
les représentants des agences des Nations Unies, des organisations non
gouvernementales (ONG), des organisations intergouvernementales (OIG) et
de l'industrie, s'y retrouvèrent animés clairement d'un esprit de coopération,
pour un objectif commun et une responsabilité partagée. Les délégués
firent part de leur détermination à endiguer ce qui est désormais perçu
à l'échelle universelle comme étant une menace très réelle et très
sérieuse posée à la santé humaine et à l'environnement. Le CNI-1 élut
les membres de du Bureau et se pencha sur son programme de travail,
ainsi que sur les éléments possibles à inclure dans l'instrument
juridique international. Le CNI-1 requit du Secrétariat l'élaboration
pour le CNI-2, d'un document renfermant le matériau pouvant être
inclus dans l'instrument juridique contraignant sur la base des
discussions du CNI-1 et des soumissions des gouvernements et des ONG qui
auront été reçues de là à septembre 1998.
Le CNI-1 établit également le Groupe d'Experts
chargé de l'élaboration des Critères (GEC), ainsi que le groupe de
travail chargé des aspects ayant trait à la mise en application du
futur instrument, tels que ceux touchant à l'assistance technique et
financière. Le CNI-1 établit le GEC sous forme de groupe de travail
technique à composition non limitée, chargé d'élaborer des
propositions pour des critères de base scientifique et une procédure
d'identification d'autres POPs pour l'action internationale future, à
présenter au CNI lors ou avant sa quatrième session. Le CNI-1 demanda
au GEC d'inclure les critères ayant trait à la persistance, à la
bio-accumulation, à la toxicité et à l'exposition dans différentes régions
en tenant compte des potentialités du transport régional et mondial, y
compris du point de vue des mécanismes de
dispersion dans l'atmosphère et l'hydrosphère, des espèces
migratrices et de la nécessité de rendre compte des influences éventuelles
du transport maritime et des climats tropicaux.
Le GEC-1 : La première session du Groupe
d'Experts chargé de l'élaboration des Critères se tint du 26 au 30
octobre 1998 à Bangkok, en Thaïlande. Plus de 100 délégués représentant
près de 50 pays s'y sont rassemblés pour examiner le programme de
travail GEC, y compris l'élaboration de critères de base scientifique
pour l'identification d'autres POPs pour l'action internationale future.
Au GEC-1, les délégués devaient considérer également l'élaboration
d'une procédure d'identification de POPs additionnels, y compris les
données requises aux différentes étapes de la procédure et l'entité
chargée de la désignation et de l'évaluation de la substance
candidate potentielle.
Le CNI-2 : La seconde session du Comité
Intergouvernemental de Négociation
se déroula du 25 au 29 janvier 1999 à Nairobi, au Kenya. Les délégués
de plus de 100 pays s'y réunirent pour examiner les éléments pouvant
être incorporés dans l'instrument juridique contraignant. Les
discussions du CNI-2 furent largement basées sur une esquisse étendue
de l'instrument juridique, préparée par le Secrétariat. Après un débat
général sur ce document, les délégués se répartirent en Groupes de
Négociation et de Mise en Application. Le Groupe de Négociation
examina le texte de l'esquisse et paracheva les discussions préliminaires
sur : les mesures de réduction ou d'élimination de rejets des POPs
dans l'environnement; les plans nationaux de mise en application; l'échange
des données; l'information, la conscientisation et la sensibilisation
du public, et la recherche, le développement et le suivi. Le Groupe de
Mise en Application tint des discussions générales sur les activités
possibles en matière de renforcement des capacités nécessitant une
assistance technique et financière. Ces discussions devaient aboutir à
un premier consensus qui servira de base à l'élaboration des articles
consacrés à ces sujets. Un groupe de contact sur les annexes devait également
se réunir pour commencer à placer dans les annexes les 12 POPs
interdits à la production et à l'utilisation, les produits chimiques
dont la production et l'utilisation doivent être restreintes, et les
produits chimiques devant être assujettis à des rapports d'utilisation
et à des mesures de réduction ou d'élimination.
Le GEC-2 : La seconde session du Groupe
d'Experts chargé de l'élaboration des Critères se déroula du 14 au
18 juin 1999 à Vienne, en Autriche. Près de 140 participants représentant
60 pays devaient prendre part à cette réunion pour poursuivre les réalisations
du GEC-1 dans l'élaboration des critères scientifiques et la procédure
d'adjonction de POPs additionnels à la liste initiale des 12 substances
identifiées pour l'action internationale. Le GEC réussit à terminer
ses travaux en deux sessions au lieu de trois, l'accord ayant pu être réalisé
sur la plupart des questions importantes. La procédure proposée prévoit
l'établissement d'un comité ou de comités d'évaluation pour
l'application des critères et l'élaboration d'un descriptif des
risques et d'une évaluation de la gestion des risques pour les
substances qui seront proposées. Le rapport final fut transmis au CNI-3
pour examen.
COMPTE RENDU DU CNI-3
Le Président du CNI, John BUCCINI, Canada, ouvrit
la troisième session le lundi matin 6 septembre 1999. Durant cette même
semaine, les délégués devaient se réunir en sessions Plénières et
dans divers groupes de travail. Lundi et mardi 6 et 7 septembre, les délégués
se réunirent dans quatre sessions Plénières et menèrent un débat général
sur les mesures de réduction ou d'élimination des rejets des POPs dans
l'environnement. Mercredi 8 septembre, les délégués se répartirent
en Groupes de Négociation et de Mise en Œuvre qui devaient se dérouler
en sessions parallèles. Le Groupe de Négociation, présidé par
BUCCINI, procéda à l'examen des articles portant sur: les mesures
visant à réduire ou éliminer les rejets des POPs (Article D); les
plans de mise en œuvre nationaux (Article E); les critères et procédures
d'adjonction de nouveaux POPs (Article F); et, l'échange d'information
(Article G). Le Groupe de Mise en Œuvre, présidé par Maria Cristina
CARDENAS FISHER, Colombie, tint sept sessions et traita les thèmes
d'assistance technique, de l'aide financière et des mécanismes de
financement. Le Bureau du Groupe de Mise en Œuvre fut établi. Il
comprenait: Karel BLÁHA (République Tchèque), Schantanu CONSUL (Inde),
Soki KUE-DI-KUENDA (Angola), et Manfred SCHNEIDER (Autriche). Le lundi 6
septembre, la Plénière établit un Comité de Rédaction Juridique, présidé
par Patrick SZELL (Royaume-Uni). Le Comité de Rédaction Juridique se réunit
tout au long de la semaine, en parallèle à la Plénière et aux autres
groupes et aborda les articles de procédure (Articles L-Z). Un certain
nombre de groupes de contact se réunirent également tout au long de la
semaine autour des thèmes de l'interdiction et de la restriction des
utilisations, des produits secondaires, des nouvelles substances, des
effets adverses et de la procédure d'adjonction de nouveaux produits
chimiques dans la Convention. Les délégués tinrent des séances Plénières
tous les matins pour y entendre les rapports d'avancement des travaux
des divers groupes. Ces groupes basèrent leurs travaux sur le projet de
texte du Secrétariat figurant dans le rapport du CNI-2 (UNEP/POPs/INC.2/6).
LA PLENIERE D'OUVERTURE
Philippe ROCH, Secrétaire d'Etat, Directeur de
l'Agence Suisse de l'Environnement, des Forêts et du Paysage, souhaita
la bienvenue aux délégués, et souligna l'importance de la coopération
mondiale pour le traitement du problème des POPs. Il appela à la
solidarité et à un effort mondial pour l'arrêt de la production des
POPs et l'élimination des stocks disponibles. ROCH mit également en
relief la nécessité d'ajouter d'autres substances dans la Convention
et d'exercer des pressions sur l'industrie pour l'arrêt du développement
et de la production de nouveaux POPs. Il souligna que les exceptions
d'utilisation des POPs ne doivent être permises que pour des raisons
d'intérêt public, tels que celui de l'utilisation du DDT pour le contrôle
du paludisme. Dans sa conclusion, ROCH nota l'offre de la Suisse de
financer la première Conférence des Parties qui doit se tenir dans un
pays en développement.
Le Dr Klaus TÖPFER, Directeur Exécutif du PNUE
fit remarquer que le CNI se trouve à une étape critique des négociations
et souligna qu'il était temps de mettre en place des mesures de contrôle
spécifiques et de fixer des dates buttoirs pour les douze POPs déjà
recensés. L'orateur devait souligner qu'aucun pays n'était à l'abri
de ce fléau ,qu'aucun pays à lui seul ne pouvait traiter le problème
des POPs et que tous les pays tireront profit de la participation dans
l'action mondiale. Mettant en relief la nécessité de réduire et d'éliminer
les rejets de DDT, l'orateur précisa que cela ne devait pas se faire au
détriment des vies en proie à la malaria et appela au développement
de méthodes alternatives pour le contrôle de cette maladie.
Le Président BUCCINI devait ensuite introduire
l'ordre du jour provisoire (UNEP/POPs/INC.3/1). Les délégués l'adoptèrent.
Il présenta le calendrier des travaux figurant dans la note du Secrétariat
(UNEP/POPs/INC.3/INF/7). BUCCINI souhaita avoir, avant la fin du CNI-3
plusieurs articles en "bonne et due forme", y compris ceux
portant sur: les mesures visant à réduire ou éliminer les rejets des
POPs; les plans de mise en œuvre nationaux; l'échange d'informations;
l'information du public; et, la recherche, le développement et la
surveillance. L'orateur espéra par ailleurs voir des projets de texte
élaborés pour les articles portant sur le processus d'adjonction de
nouveaux produits chimiques dans la Convention, et sur l'assistance
technique, l'aide financière et les mécanismes de financement.
Jim WILLIS, de la Section des Produits Chimiques du
PNUE, introduisit les rapports de la Réunion, les documents de la Réunion
et les documents d'Information. Il mit en relief deux documents de la Réunion,
préparés à la requête du CNI-2: une analyse d'une sélection de
conventions couvrant les dix POPs produits intentionnellement (UNEP/POPs/INC.3/3).
Concernant l'évaluation des activités internationales ayant rapport
avec le travail du CIN, WILLIS présenta un rapport sur la mise à jour
de la liste maîtresse des mesures de réduction et/ou élimination des
rejets de POPs (UNEP/POPs/INC.3/INF/9). Notant que le PNUE a établi la
liste permettant d'éviter la duplication des efforts, s'est assuré de
l'utilisation efficace des ressources et a facilité la coordination et
la coopération entre les pays et les organisations, il souligna le
nombre important de pays ayant répondu à la requête du Secrétariat
concernant la soumission de mises à jour d'informations sur l'évaluation
et les activités traitant directement des POPs. Donnant un aperçu sur
la nouvelle phase des activités du PNUE dans le domaine des POPs, il
mit en relief deux ateliers régionaux organisés cette année,
l'organisation d'une série complète d'ateliers de formation pour la
fin 1999 et l'an 2000, la mise à disposition de quatre nouvelles
publications sur les POPs et les préparatifs d'un nouveau projet pilote
pour les travaux d'identification et de traitement des substances
toxiques persistantes, au niveau des pays. L'orateur devait également
faire l'éloge de la coopération du FEM, à travers son programme
consacré à l'eau.
LES DECLARATIONS GENERALES: La parole fut
ensuite donnée aux participants pour les déclarations générales.
L'INDONESIE parla des difficultés rencontrées au niveau de la collecte
des données quantitatives. Le CAMEROUN encouragea le renforcement de la
coopération régionale et sous-régionale. La GAMBIE parla de ses
efforts actuels fournis dans le cadre d'une étude de cas sur les PCB
qui restent tributaires de l'assistance du PNUE. Le MALI, les
PHILIPPINES, le NIGER, l'EGYPTE, la FEDERATION DE RUSSIE, le KENYA,
SAMOA, la MALAISIE et l'IRAN présentèrent leurs situations actuelles
en matière de POPs, évoquant notamment leurs programmes nationaux
visant à éliminer leur usage. Plusieurs pays requirent une assistance,
notamment sur le plan juridique, technique et financier, de la part des
gouvernements et des organisations pertinentes. Le délégué des
Etats-Unis se félicita de l'intérêt dont fait montre le FEM dans la
considération de toute une gamme de projets touchant aux POPs et
souligna la nécessité d'avoir: de plus amples renseignements sur les
rejets; d'une assistance technique et financière au profit des pays en
développement; de mesures politiques vigoureuses sur les déchets et
les produits secondaires des POPs; de dispositions significatives dans
le traité; et, avec le CANADA et la CHINE, ajouta: d'une coopération
mondiale pour l'élimination de l'usage des POPs produits
intentionnellement. Le CANADA requit une étude sur la question de
savoir si la Convention est efficace en tant que système pratique de
surveillance mondiale, à un niveau régional. La FEDERATION DE RUSSIE
et l'IRAN reconnurent les divergences entre les positions des pays
industrialisés et des pays en développement sur la question des POPs
et leur potentiel d'empêcher le travail du CNI. La CHINE mit en relief
le principe des responsabilités communes mais différenciées et appuya
l'idée de mettre en place un mécanisme identique au fonds multilatéral
du Traité de Montréal. Le NIGERIA, au nom du GROUPE AFRICAIN, appela
à un mécanisme de financement multilatéral similaire à celui du
Traité de Montréal, à la mise en place de moyens facilitant l'échange
d'informations, et à une assistance au profit des pays en développement
pour les aider à mettre en application la Convention. Le KOWEIT
recommanda l'insertion d'un article sur les arrangements régionaux et
sous-régionaux, ainsi que la mise en place d'un mécanisme de détermination
et d'évaluation des nouveaux produits chimiques pour s'assurer de la sécurité
environnementale et suggéra que le PNUE puisse entreprendre une telle
étude. La REPUBLIQUE DE COREE appuya le recours à l'approche de précaution,
quant à l'adjonction de nouveaux produits chimiques dans la Convention.
L'organisation PHYSICIANS FOR SOCIAL RESPONSIBILITY
fit des réserves concernant l'utilisation du DDT, aux fins du contrôle
du paludisme et, avec les ETATS-UNIS et le WWF, souligna la nécessité
de supprimer progressivement cette substance et d'orienter l'attention
vers la recherche et la création de nouveaux mécanismes pour le contrôle
du paludisme.
Le représentant de MALARIA PROJECT introduisit une
lettre ouverte signée par des médecins,
des scientifiques et des économistes de la santé appelant à permettre
l'usage des DDT à des fins de santé publique et de lutte contre la
malaria, soulignant que les risques de santé posés par la malaria sont
plus importants que ceux posés par le DDT. L'orateur déclara également
que la Convention se devait de requérir des pays industrialisés le
financement des alternatives onéreuses si le DDT devait être supprimé
ou éliminé. L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE (OMS) mit en relief le
rapport d'avancement de l'élaboration du plan d'action de l'OMS pour la
réduction de l'utilisation du DDT à des fins de santé publique (UNEP/POPs/INC.3/INF/15)
et souligna la nécessité de dépasser la question des coûts des
alternatives. Le LESOTHO fit part de ses réserves concernant le conflit
des preuves relatives au DDT et appela les pays industrialisés à
fournir des éclaircissements à ce sujet. Le NIGERIA appuya la
suppression progressive du DDT dès lors que des alternatives efficaces
du point de vue coût sont disponibles. Le BOTSWANA nota avoir arrêté
provisoirement l'usage du DDT. Le délégué des PHILIPPINES souligna
que la malaria pouvait être réduite sans recours au DDT.
La THAÏLANDE fit part de ses préoccupations
concernant la réémergence de l'utilisation massive du DDT et
encouragea les pays à partager leurs expériences pratiques en matière
de réduction de la malaria sans recours au DDT. La ZAMBIE mentionna la
perception du public que le DDT constitue la méthode la plus efficace
pour le contrôle de la malaria. L'ARGENTINE appuya l'idée de modifier
les stratégies actuelles en matière de malaria et appela à une
analyse approfondie sur la réalité du DDT. L'INDE appela à une
assistance financière et technique permettant aux pays en développement
de réaliser les objectifs de la Convention. L'EQUATEUR déclara que les
pays industrialisés doivent cesser l'exportation des POPs vers les pays
en développement. Le WWF réitéra que l'interdiction du DDT ne devait
pas se faire au détriment des vies exposées à la malaria et réitéra
sa proposition appelant à fixer l'an 2007 comme date buttoir à la
suppression du DDT, à l'échelle mondiale, tout en plaidant pour la
poursuite des efforts visant à l'élimination de ce produit. Le
PESTICIDES ACTION GROUP AND ALTERNATIVES FOR LATIN AMERICA souligna
l'importance de poursuivre l'objectif d'élimination des POPs et mit en
relief la réussite du Mexique dans l'élimination des cas de malaria
tout en diminuant l'usage du DDT.
Jim WILLIS annonça: que l'Allemagne
abritera le CNI-4 à Bonn du 20 au 25 mars 2000; que l'AFRIQUE DU SUD
accueillera le CNI-5, avec la contribution du DANEMARK, entre octobre et
décembre 2000, et que la Conférence Diplomatique était provisoirement
programmée pour être abritée et financée par la Suède entre avril
et juin 2001.
COMPTE RENDU DU GEC-2: Les Coprésidents
Reiner ARNDT (Allemagne) et Fatoumata JALLOWNDOYE (Gambie) du Groupe
d'Experts chargé de l'Elaboration des Critères (GEC) présentèrent un
rapport sur les conclusions du GEC-2 (UNEP/POPs/INC/CEG/2/3). Le rapport
renfermait quelques définitions de travail et un projet d'article
consacré à la procédure d'identification de POPs supplémentaires, y
compris les conditions requises en matière de données et les critères
à respecter dans la proposition et la préservation des substances
candidates, ainsi que les conditions à remplir en matière
d'information pour ce qui est du profil des risques et des conditions
socio-économiques. ARNDT nota que le GEC-2 a rempli la mission du
Groupe. Il indiqua que le GEC s'était mis d'accord pour dire que les
substances organiques dont les produits dérivés sont des POPs doivent
être éligibles à la liste des produits à englober dans la
Convention. Il nota que le GEC n'a pas conclu d'accord sur: la
"Half Life" dans les eaux nécessaires à constituer le critère
de persistance; le "Log Kow" nécessaire à démontrer la
bio-accumulation; ou, la définition du potentiel du transport
environnemental de grande portée. L'orateur devait noter également que
le GEC a apporté son appui à une référence au principe de précaution
dans la Convention.
JALLOW NDOYE nota que la GEC a examiné les options
proposées pour le comité d'évaluation des POPs et a préféré l'établissement
de deux comités de revue des POPs chargés de l'évaluation des POPs et
a préféré l'établissement de deux comités de revue des POPs chargés
de l'évaluation des risques et la gestion des risques.
La FINLANDE, au nom
de l'UE, appuya la procédure recommandée et nota les estimation
de temps et de coût nécessaires à la procédure figurant dans le
document (UNEP/POPs/INC.3/INF/11). Plusieurs pays dont l'IRAN, la
REPUBLIQUE TCHEQUE, la SUISSE, la REPUBLIQUE DOMINICAINE, le MALI et le
CAMEROUN appuyèrent l'adoption du rapport en tant que plate-forme pour
la suite des négociations. L'INTERNATIONAL POPs ELIMINATION NETWORK (IPEN)
appela à l'intégration du principe de précaution et d'une procédure
transparente. BUCCINI fit l'éloge du GEC pour avoir achevé ses travaux
avant la date prévue et à des coûts moindres.
LES MESURES VISANT A REDUIRE OU ELIMINER LES
REJETS DES POPs (ARTICLE D)
Le mardi 7 septembre, les délégués réunis en Plénière
entamèrent leurs discussions autour de l'Article portant sur les
mesures de réduction ou d'élimination des rejets de POPs dans
l'environnement, y compris les mesures concernant l'interdiction et la
restriction, les produits secondaires, la gestion des déchets, et les réserves
(UNEP/POPs/INC.2/6). La discussion autour de cet Article devait se
poursuivre dans le Groupe de Négociation tout au long de la semaine.
Une clause portant sur les substances nouvelles fut également débattue
dans le cadre de cet Article.
Les Mesures d'Interdiction et de Restriction: L'UE
appela à des obligations claires d'interdiction de la production et de
l'usage et mit en relief l'objectif ultime visé, à savoir l'élimination.
Le CANADA, la POLOGNE, l'ISLANDE et la SUISSE en firent de même. Le délégué
des ETATS-UNIS, soutenu par l'AFRIQUE DU SUD, le BOTSWANA, la TANZANIE,
la JAMAÏQUE et le JAPON, déclara que le texte doit prévoir des "mesures
efficaces visant à éliminer "la production, plutôt qu'à
interdire" la production. L'AUSTRALIE et l'ARGENTINE appuyèrent
l'insertion d'une seule et même clause prévoyant l'interdiction et la
restriction. La GAMBIE souhaita avoir deux clauses séparées. Les
ETATS-UNIS, l'ETHIOPIE, la TURQUIE, la ZAMBIE, le GHANA et
l'INTERNATIONAL COUNCIL OF CHEMICAL ASSOCIATIONS (ICCA) appuyèrent la
prévision de deux annexes pour les mesures d'interdiction et les
mesures de restriction. L'UE et la REPUBLIQUE DE COREE préférèrent
l'approche basée sur une seule annexe. La MICRONESIE, la CHINE, la
ZAMBIE, l'EGYPTE et l'IRAN appuyèrent l'insertion du principe des
responsabilités communes mais différenciées et la prévision de
calendriers de suppression différents pour les pays industrialisés et
les pays en développement. L'ARGENTINE mit en relief la nécessité
d'examiner soigneusement les avantages offerts par les différents
calendriers. La REPUBLIQUE DOMINICAINE exprima sa préoccupation
concernant le risque de voir les pays en développement se transformer
en terrain de dumping des POPs, avec un système d'obligations double.
Concernant la question d'import et d'export, l'UE,
la NORVEGE, la SUISSE, la MICRONESIE, le PEROU, le VENEZUELA et la
GAMBIE s'opposèrent à l'export et à l'import des POPs interdits, sauf
à des fins de "destruction", dans des conditions écologiquement
rationnelles. La COLOMBIE souligna l'importance de prévoir des décharges
respectant les normes environnementales. Le délégué des ETATS-UNIS,
appuyé par d'autres Etats, souligna l'importance de rester en harmonie
avec les Conventions de Rotterdam et de Bâle. Le QATAR s'opposa aux
exportations de POPs des pays industrialisés vers les pays en développement.
L'AUSTRALIE fit part de ses réserves concernant l'insertion de mesures
applicables à l'import et à l'export, en raison des risques
d'incompatibilité avec les dispositions de l'OMC.
L'UE fit objection aux exemptions générales, sauf
à des fins de recherche, et déclara que des exemptions restreintes
doivent être considérées pour le DDT. L'EGYPTE souligna la nécessité
d'être prudents dans l'autorisation de la production de POPs à des
fins de recherche, de manière à éviter l'exploitation des brèches.
Le délégué des ETATS-UNIS appuya plusieurs exemptions, ainsi que
permettre aux utilisateurs de fin de chaîne d'épuiser les stocks
restants. L'ARGENTINE souhaita la prévision d'exemptions restreintes et
bien pensées. L'UE appuya l'interdiction de la production des PCB et la
fixation d'une période de suppression progressive de l'usage des PCB
dans les transformateurs. Le YEMEN indiqua que les pays en développement
avaient besoin de moyens et de facilités leur permettant d'utiliser les
alternatives du DDT. Le LESOTHO plaida pour l'élimination du DDT dans
les pays d'origine. Le BOTSWANA appela à la prévision d'un délai
avant l'interdiction du DDT et appela à une référence aux
alternatives durables et efficaces du DDT. La JAMAÏQUE appuya
l'insertion d'une référence à la Convention de Rotterdam et au Traité
de Montréal pour montrer des exemples de mesures de contrôle efficaces
en matière d'import et d'export. L'OMS recommanda l'export des réserves
de DDT vers les pays qui utilisent ce produit pour le contrôle du
paludisme, en guise de mise en décharge efficace. Le représentant
appuya l'insertion d'une définition du terme "alternatives"
dans la conclusion. Le délégué des SEYCHELLES appuya l'élaboration
d'un inventaire mondial du DDT, en vue d'en accélérer l'interdiction.
Le représentant du WWF déclara que le message d'élimination
doit résider dans la prise de mesures de contrôle spécifiques et
appuya l'approche basée sur deux annexes pour mettre en exergue le but
ultime d'élimination des POPs. Il ajouta que l'import ou l'export des
POPs doit se faire de manière compatible avec la Convention de Bâle et
uniquement aux fins d'une mise en décharges dans des conditions écologiquement
rationnelles. Il mit en relief le nouveau rapport sur la gestion des
vecteurs de maladies à des fins de santé publique et de conservation.
Le représentant de l'INUIT CIRCUMPOLAR CONFERENCE (ICC) appela à l'élimination
des POPs, à des solutions de rechange efficaces, à la mise en place
d'une assistance financière et technique et à un financement nouveau,
à travers un FEM revu ou à travers un fonds multilatéral.
Du mardi 7 septembre jusqu'au vendredi 10 septembre,
le Groupe de Contact sur les Mesures d'Interdiction et de Restriction
qui avait été établi au cours du CNI-2 se réunit de nouveau pour
travailler sur: les libellés des paragraphes consacrés aux mesures
d'interdiction et de restriction; les questions d'exemption; l'import et
l'export de la production commerciale; et, l'affectation des dix POPs
produits intentionnellement, dans les annexes consacrées aux mesures
d'interdiction et de restriction avec des possibilités d'exemption en
fonction des produits des pays et des délais, basées sur les exemples
fournis par les participants dans le Groupe. Le Groupe de Contact, présidé
par Charles AUER (Etats-Unis), produisit un rapport du Président, un
projet de texte et des annexes, lesquelles furent attachées aux procès-verbal
du CNI-3.
Le vendredi 10 septembre, le groupe de négociation
discuta le texte soumis par le groupe de contact. Le délégué des
ETATS-UNIS, appuyé par le CANADA, plaça le terme
"production" entre crochets, dans la clause consacrée aux
mesures de restriction. Les délégués ne parvinrent pas à s'accorder
sur le point de savoir si les mesures d'interdiction devaient être étendues
à l'import et à l'export, certains d'entre eux ayant fait part de
leurs réserves par rapport aux Non Parties et par rapport à
l'Organisation Mondiale du Commerce. S'agissant du traitement des déchets
exportés à des fins de destruction ou de mise en décharge dans des
conditions écologiquement rationnelles, le Groupe requit que le Comité
de Rédaction Juridique clarifie l'opportunité d'insérer dans la
clause portant sur les mesures d'interdiction le libellé proposé par
l'AUSTRALIE qui stipule que les produits chimiques, une fois interdits,
soient traités comme des déchets, en tenant compte des aspects abordés
dans l'article consacré aux déchets. L'IRAN, appuyé par la CHINE,
proposa un libellé assujettissant les mesures d'interdiction et de
restriction à "l'accessibilité à l'assistance financière et
technique".
Le libellé final des clauses portant sur les
mesures d'interdiction et de restriction reflète l'absence de consensus
sur la question de savoir si les pays seront oui ou non obligés
d'interdire ou de prendre les mesures juridiques nécessaires visant à
éliminer la production et l'usage. Diverses combinaisons de ces deux
options ont été également maintenues entre crochets. Toutes les
options retenues sont crochetées. Dans les deux clauses, les références
à l'accessibilité à l'assistance financière et technique restent
crochetées. Aucun consensus ne put être réalisé sur le point de
savoir si les mesures d'interdiction doivent être étendues à l'export
et à l'import. La clause consacrée à la question de savoir si des
exceptions en matière d'import ou d'export de produits chimiques
interdits doivent être autorisées lorsqu'elles sont effectuées à des
fins de "destruction" ou "mise en décharges" dans
des conditions écologiquement rationnelles a été également laissée
entre crochets, avec également des crochets internes entourant les
termes "mise en décharges" et "destruction".
Concernant les mesures de restriction, le consensus ne fut pas réalisé
sur le point de savoir si celles-ci doivent être étendues à la
production, et ce point est reflété dans le projet de texte final.
Les Annexes Consacrées aux Mesures d'Interdiction
et de Restriction: En abordant les annexes portant sur l'élimination de
la production et de l'usage (Annexe A) et sur l'élimination de la
production et la restriction de l'usage (Annexe B), le Groupe plaça
l'aldrine, le chlordane, la dieldrine, l'endrine, l'heptachlore, le HCB,
le mirex et le toxaphène dans l'Annexe A, le chlorane et l'heptachlore
ayant été placés entre crochets. En raison de l'absence de consensus,
le DDT et les PCB furent placés crochetés dans les deux Annexes.
L'aldrine, l'endrine et le toxaphène ne sont assortis d'aucune
exemption spécifique. Un certain nombre d'exemptions spécifiques s'y
trouvent identifiées pour le HCB, le chlordane, la dieldrine,
l'heptachlore et le mirex. Pour le HCB, une date d'expiration de
l'exemption est identifiée pour plusieurs usages; pour les autres
produits chimiques mentionnés, la date d'expiration ou de revue n'a pas
été identifiée.
Les discussions menées par le Groupe de Contact
sur le question du DDT devaient se focaliser sur son utilisation pour le
contrôle des vecteurs de maladie. Aucun pays n'a évoqué de nécessité
d'utilisation à des fins agricoles. L'impératif de traiter l'aspect du
trafic illicite fut identifié. Une proposition soumise par les
ETATS-UNIS et traitant des éléments d'une stratégie globale pour le
traitement de la question du DDT fut discutée de manière étendue et
se trouve détaillée dans le rapport du Président. Le Groupe proposa
que ce type de stratégie élargie soit développé pour tous les POPs bénéficiant
d'exemptions spécifiques ou figurant dans l'Annexe réservée aux
mesures de restriction, et proposa l'élaboration de ces discussions sur
le DDT pour les travaux intersessions.
Le Groupe se focalisa sur l'utilisation des PCB
dans les transformations et autres équipements électriques. Aucun
participant n'a parlé d'un besoin de production ou de nouveaux usages.
La question d'élimination des PCB fut jugée comme étant à la fois
complexe et coûteuse. Parmi les préoccupations identifiées: Les coûts
de remplacement des équipements électriques avant la fin de leur durée
de vie utile; la détermination des applications en cours dans les
divers pays; l'import des équipements usagés contenant des PCB;
l'absence de plans de suppression progressive; et, les coûts des
solutions de rechange et leur disponibilité. Le soutien en faveur de la
suppression progressive fut significatif. Une exemption spécifique
supplémentaire pour les PCB fut ajoutée dans les deux Annexes.
Concernant l'exemption générale proposée pour les contaminants
"de minimis", le Groupe nota que les PCB devront probablement
garantir la spécification de leurs niveaux de contaminants.
Le Groupe requit un avis sur la procédure à
suivre lorsqu'une Partie donnée anticipe qu'elle ne pourra pas
respecter la date spécifiée pour son obligation, établie dans l'une
des Annexes attachées à l'Article consacré aux mesures d'interdiction
et de restriction. Le Groupe identifia par ailleurs la nécessité pour
les pays d'indiquer les exemptions spécifiques et les questions en
rapport dans le domaine des POPs produits intentionnellement, avant la
tenue du CNI-4, pour permettre la mise à jour des Annexes, ainsi que la
nécessité d'un renforcement des capacités, en matière d'interdiction
juridique des produits chimiques.
Les Exemptions Générales: Le jeudi 9
septembre, dans le Groupe de Négociation, le Président AUER présenta
le texte de proposition des exemptions générales: la recherche, les
contaminants "de minimis" dans les produits; les constituants
d'articles manufacturés ou déjà utilisés; l'utilisation en tant que
système clos intermédiaire transformé chimiquement dans le processus
de fabrication d'autres produits chimiques; et, les substances qui se
trouvent chez le consommateur en fin de chaîne, avant l'entrée en
vigueur des mesures d'interdiction ou de restriction. Le Président AUER
indiqua également que le Groupe a débattu brièvement de la question
de l'exemption générale dans les cas d'urgence touchant à la santé
publique, indiquant que la plupart des délégués dans le Groupe ont
appuyé le recours à des exemptions au cas par cas, plutôt qu'à une
exemption générale. S'agissant des autres exemptions proposées, les délégués
ne parvinrent pas à s'accorder si les exemptions générales devaient
être placées dans un Article ou dans les Annexes. L'UE plaida pour
leur placement dans les Annexes. La GAMBIE et l'INDONESIE suggèrent de
faire figurer les exemples dans l'Article consacré au champ
d'application. Le CANADA et la REPUBLIQUE DE COREE souhaitèrent les
mentionner dans un article à part. L'AUSTRALIE appuya leur placement
dans l'Article consacré aux mesures de réduction ou d'élimination.
Les délégués s'accordèrent sur l'insertion d'une exemption générale
pour la recherche.
Plusieurs délégués requirent une élaboration
des produits intermédiaires créés dans les systèmes clos. L'AFRIQUE
DU SUD, au nom du GROUPE AFRICAIN, ainsi que l'UE, le MALI, l'INDE, la
MALAISIE et l'INDONESIE s'opposèrent à l'exemption au profit des
utilisateurs en fin de chaîne. Le délégué des ETATS-UNIS plaida pour
son maintien. L'INDONESIE, le YEMEN et la MALAISIE demandèrent une définition
claire du terme "de minimis". Le délégué des ETATS-UNIS mit
en exergue les coûts élevés associés à la suppression des produits
chimiques incriminés de tous les articles d'usage courant (par exemple,
les vêtements anti-flammes contenant du mirex). D'autres firent
objection à cette exemption générale. GREENPEACE INTERNATIONAL fit
part de ses réserves concernant le nombre et la magnitude des
exemptions générales proposées et affirma qu'elles risquaient de créer
des brèches pouvant mener à un accroissement de production des POPs,
en particulier avant l'entrée en vigueur de la Convention. Au sujet des
préparatifs du CNI-4, BUCCINI suggéra que le Secrétariat examine les
questions touchant aux exemptions pour raisons de contamination "de
minimis", au titre des articles d'usage commun et de l'utilisation
en système clos.
Le samedi 11 septembre, le Groupe de Négociation débattit
de la manière de faire avancer la question pour le CNI-4. La POLOGNE préféra
l'intégration du libellé concernant les exemptions générales dans
l'Article consacré aux mesures de réduction ou d'élimination des
rejets. L'UE affirma qu'il était prématuré de le placer dans ce texte
de négociation et souhaita le voir figurer plutôt dans le rapport du
Groupe de Contact. L'ARGENTINE déclara que le placement du texte dépendait
des éclaircissements qui seront apportés à la question des
exemptions. Le Président AUER déclara que l'utilisation à des fins de
recherche devait figurer dans le texte, étant donné qu'il y avait
accord sur cette exemption. BUCCINI suggéra d'utiliser un
pseudo-article "ZZ" pour les exemptions générales et déclara
que la question de l'emplacement des exemptions dans la Convention sera
discutée plus en profondeur au CNI-4.
Le texte final sur les exemptions générales
stipule que, sauf précisé autrement, les dispositions concernant
l'interdiction et les restrictions ne s'appliqueront pas aux quantités
de substances: utilisées dans la recherche; survenant sous forme de
contaminants "de minimis" dans les produits; contenues dans
les articles courants; utilisées en tant qu'intermédiaire, sous système
clos; et, utilisées par les consommateurs en fin de chaîne. Hormis
l'exemption générale à des fins de recherche, le reste du libellé
fut maintenu entre crochets et sera examiné davantage lors du CNI-4.
Les Sous- Produits: mardi 7 septembre, les délégués
firent en Plénière des interventions sur la réduction des rejets des
sous-produits. Notant la large gamme des ressources des sous-produits,
l'AUSTRALIE s'opposa à l'adoption d'une approche de prescription et
suggéra la présentation d'états d'avancement réguliers. La NORVEGE
nota la nécessité de prendre des mesures concrètes pour la réduction
des rejets de dioxine et d'utiliser les meilleures techniques
disponibles pour les sources existantes et les sources nouvelles. Le
CANADA et la REPUBLIQUE DE COREE appelèrent à des mesures réalistes
et réalisables. La CHINE appuya l'idée d'avoir des mesures concrètes
pour l'élimination de la dioxine. Le délégué des ETATS-UNIS déclara
que des engagements juridiques de réduction n'étaient pas faisables,
en raison du manque de précision des données de base. L'INDONESIE,
soutenue par la CHINE, l'INDE et la REPUBLIQUE DE COREE, fit part de ses
préoccupations concernant le risque de voir les conditions de base posées
rendre la participation dans la Convention difficile. Tout en
reconnaissant le manque d'information sur les rejets des sous-produits
et les difficultés posées à l'établissement des inventaires, l'UE déclara
que les pays se devaient de se fixer des objectifs de réduction dans le
but de poursuivre la minimisation des rejets, et, avec la SUISSE, plaida
pour l'élaboration d'estimations des rejets fondées sur les sources
existantes et pour l'utilisation de ces estimations dans les inventaires
nationaux. La NORVEGE, soutenue par l'ISLANDE, appela à des conditions
à remplir claires et adéquates dans l'élaboration sur les réductions
et à la mise en place d'un comité de revue chargé d'évaluer les
obligations et l'opportunité de les renforcer.
Plusieurs délégations dont le JAPON, la MALAISIE
et l'INDONESIE appuyèrent la mise en place d'un programme d'action de réduction
des sous-produits. Le délégué des ETATS-UNIS déclara qu'un tel
programme doit être flexible avec des engagements variant en fonction
du pays. Notant l'absence de données sur les rejets des sous-produits
dans les pays en développement, la MALAISIE, soutenue par la CHINE et
l'INDONESIE, identifia l'établissement des inventaires comme étant la
première étape à réaliser dans l'effort visant à réduire les
rejets des sous-produits et souligna que cet effort restera tributaire
de l'assistance technique et des ressources financières. L'EQUATEUR mit
en exergue l'importance de la prévention, à travers la production
propre. GREENPEACE INTERNATIONAL déclara que l'élimination restait le
but ultime et appela à l'insertion d'une clause exigeant le recours aux
alternatives lorsqu'elles sont disponibles. L'orateur plaida pour
l'application du principe "pollueur-payeur".
Le jeudi 9 septembre, BUCCINI établit un Groupe de
Contact sur les sous-produits sous la présidence de Paul WHYLIE (Jamaïque)
et chargea le groupe d'élaborer un texte reflétant une approche basée
sur un plan d'action.
Le samedi 11 septembre, le Groupe de Négociation
passa en revue le texte soumis par le groupe de contact. L'ISLANDE, la
NOUVELLE ZELANDE et le CANADA étaient d'avis que le texte pouvait
servir de plate-forme aux négociations. L'ISLANDE mit en relief les
questions en suspens concernant l'utilisation du terme "meilleures
techniques disponibles". La CHINE déclara que le rapport du groupe
de contact ne reflétait pas les vues des pays en développement et,
avec la FEDERATION DE RUSSIE et la ZAMBIE demanda que la réduction des
rejets soit compatible avec les capacités disponibles et assujetties à
la disponibilités de l'assistance technique et financière. Les
ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE appuyèrent l'idée de traiter ce sujet dans
les Articles sur l'assistance technique et financière. La JAMAÏQUE
souhaita attendre les conclusions concernant ces articles pour déterminer
la manière de procéder.
L'UE appuya l'idée d'adopter une approche efficace
et pratique et de reconnaître les difficultés d'établir les lignes de
base concernant les sous-produits et, avec l'AUSTRALIE, n'apporta pas
son soutien à la proposition d'adopter une approche fondée sur des
lignes de base. L'UE et la NORVEGE soulignèrent l'importance d'énoncer
le but à long terme, à savoir l'élimination. L'AUSTRALIE désapprouva.
La FEDERATION DE RUSSIE s'opposa à l'idée d'établir la liste des éléments
requis à inclure dans les plans d'action nationaux. La CHINE déclara
que les évaluations étaient coûteuses. Le délégué des ETATS-UNIS
requit l'insertion d'un libellé appelant à une évaluation de tels
plans par la CdP. En réponse, WHYLIE déclara que le Groupe avait
considéré la possibilité de placer ce point dans la clause consacrée
aux plans de mise en œuvre nationaux. Il précisa par ailleurs que, par
manque de temps, l'annexe sur les sous-produits n'avait pas été abordée.
Le projet de texte final reflète qu'aucun
consensus n'a été réalisé, quant au degré d'engagement que les
Parties pourraient prendre, en matière de réduction des rejets des
sous-produits, et le libellé portant sur l'objectif de poursuivre la
minimisation, en vue de l'élimination, fut laissé entre crochets. Le
texte requiert des Parties de promouvoir l'application de mesures
permettant dans la pratique de réduire les rejets et/ou l'élimination
de l'utilisation à la source. Le texte englobe également des clauses
appelant à un recours aux meilleures techniques disponibles, en tenant
compte des lignes directrices élaborées dans ce domaine par la CdP. La
référence à différentes stratégies de prévention est restée
crochetée.
Le libellé portant sur l'élaboration d'un plan
d'action national conçu aux fins d'identifier, de caractériser et de
traiter les rejets des sous-produits, requiert des Parties d'inclure:
-
une évaluation des rejets actuels et des
rejets prévus dans le futur, y compris l'établissement et la
maintenance d'inventaires par sources et d'estimations des rejets;
-
une évaluation de l'adéquation des politiques
et des lois;
-
des stratégies de prévention, de réduction
et de contrôle;
-
des mesures pour la promotion de l'éducation,
de la formation et de la sensibilisation concernant de telles stratégies;
-
un calendrier de mise en œuvre; et,
-
des moyens permettant de suivre l'avancement de
la réalisation des stratégies.
Le libellé portant sur l'assistance technique et
financière reste crocheté, tout comme celui consacré aux plans
d'action nationaux. Le texte sera transmis au CNI-4 pour négociation.
Gestion des Déchets et Destruction des Réserves:
Le mardi 7 septembre, les délégués réunis en Plénière, abordèrent
le thème de la gestion et la mise en décharges des déchets et la
destruction des réserves. L'UE souligna l'importance d'établir des
inventaires concernant les réserves et les déchets. La représentante
mit en relief l'importance d'une gestion menée de manière contrôlée
et sûre et appela à définir ces éléments dans la Convention. L'IPEN
attira l'attention sur les communautés affectées par les POPs utilisés
ou emmagasinés par les militaires et demanda que la Convention tienne
les militaires pour responsables du nettoyage après les activités dans
les bases nationales et à l'étranger. Le CANADA appuya l'idée
d'utiliser la Convention de Bâle comme véhicule principal pour le
traitement des déchets des POPs et préféra "mise en décharges
écologiquement rationnelles" à "destruction des déchets"
dans le texte. La COLOMBIE déclara qu'une référence à la Convention
de Bâle n'était pas nécessaire dans le contexte de la gestion et de
la mise en décharges des déchets. L'AUSTRALIE appela à l'insertion
d'une référence exigeant le nettoyage des sites contaminés, ainsi
qu'une évaluation des liens entre les déchets POPs et la Convention de
Bâle. Notant que les substances peuvent être des contaminants à la
trace, le JAPON, soutenu par le CANADA et les ETATS-UNIS, s'opposa à
l'inclusion des sous-produits dans le cadre des produits chimiques touchés
par les mesures à prendre dans le domaine de la gestion et de la mise
en décharge des déchets. La CHINE, l'INDE, la MALAISIE et l'INDONESIE
souhaitèrent le maintien de la référence à l'assistance technique et
financière. Avec le JAPON, le délégué des ETATS-UNIS préféra la
placer dans les articles consacrés à ce sujet. Il déclara par
ailleurs que la référence à la Convention de Bâle concernant la
destruction des réserves et des déchets risquait d'empêcher la
ratification de la Convention sur les POPs. L'UE, appuyée par
l'INDONESIE requit la suppression du paragraphe portant sur la
destruction des réserves et des déchets.
Le porte-parole de la CONVENTION DE BÂLE annonça
que son programme comprend une proposition de classification des
pesticides obsolètes et que celle-ci nécessitait une reformulation, en
étroite coopération avec le Secrétariat de Bâle et le Secrétariat
de la Section Chimique du PNUE, pour éviter les lacunes et les
chevauchements qui risquent de survenir entre la Convention de Bâle et
la future Convention sur les POPs. L'orateur indiqua que dans le cadre
de la Convention de Bâle, il existait des dispositions exigeant une
gestion écologiquement rationnelle des POPs. Une requête fut soumise
au Comité de Rédaction Juridique d'évaluer le croisement des référence
à la Convention de Bâle. Le Président du Comité de Rédaction
Juridique, Patrick SZELL rapporta que le Groupe n'a identifié aucun empêchement
juridique, mais qu'il a souligné l'impératif de la prudence dans
l'utilisation d'une telle approche. Il précisa que les références
transversales ne contraignaient pas les Non-Parties aux conventions
mentionnées. Concernant l'interface entre la Convention de Bâle et la
future Convention sur les POPs. Il identifia la nécessité d'une
analyse politique comparative traitant des lacunes et des chevauchements
éventuels. Par manque de temps, la suite du débat sur cette question
fut reportée au CNI-4.
Les Nouveaux Produits Chimiques: Le jeudi 9
septembre, les délégués examinèrent une proposition de texte de l'UE
placée dans le cadre de l'article portant sur les mesures de réduction
ou d'élimination des rejets qui stipule que chaque Partie doit prendre
les mesures nécessaires à la prévention contre les produits chimiques
nouvellement développés qui présentent des caractéristiques des POPs,
au niveau de la production, de la commercialisation et de l'utilisation.
Le CANADA présenta deux options: des mesures appropriées pour
l'identification et la prévention des rejets, conformément aux législations
nationales; et, la considération de la possibilité d'insérer les critères
et les procédures devant régir les nouveaux produits chimiques dans le
cadre des schémas d'évaluation et des schémas de régulation
nationale. L'AUSTRALIE apporta son soutien à la seconde option, mais
sans les termes "nouveaux ou nouvellement développés". La
POLOGNE requit l'insertion d'une référence aux critères applicables
spécifiquement aux douze POPs couverts par cette Convention. La JAMAÏQUE
suggéra de remplacer les produits chimiques "développés"
par "découverts". Un groupe de contact fut établi pour
traiter du sujet des nouveaux produits chimiques.
Vendredi 10 septembre, le groupe de contact présenta
à la Plénière, un nouveau texte où il est stipulé que les Parties
doivent prendre des mesures dans le cadre de leurs plans en matière de
régulation et d'évaluation pour les nouveaux produits chimiques ou les
produits chimiques nouvellement développés, aux fins de traiter ceux
qui présenteraient des propriétés de POPs et d'éviter la création
de POPs additionnels. Les délégués apportèrent un large soutien à
l'idée d'insérer une clause sur les nouveaux produits chimiques, mais
ne parvinrent pas à s'entendre sur la formulation. Un certain nombre de
délégations firent part de leurs réserves concernant le terme "création"
de POPs additionnels, indiquant que cela risquait d'englober les
circonstances non intentionnelles, telles que la création de POPs, au
cours d'un processus de recherche. Le délégué des ETATS-UNIS proposa
de se référer uniquement à des nouveaux produits chimiques et de spécifier
la nécessité d'éviter la commercialisation de POPs additionnels.
L'UKRAINE approuva et appuya la substitution du terme "création"
par le terme "émergence". Le CANADA préféra l'insertion
d'une simple référence à des "produits chimiques", pour
englober les produits chimiques existants et pouvant être prévus pour
l'évaluation. Le Président BUCCINI préféra traiter cette question de
manière séparée, étant donné que la recommandation du GEC couvrait
le terme des nouveaux produits chimiques. L'UE proposa de mettre entre
crochets les termes "éviter la création", et appuya l'idée
d'y ajouter "interdire la commercialisation". Le délégué
des ETATS-UNIS fit objection au terme "interdire". La
FEDERATION DE RUSSIE préféra une référence aux impacts
environnementaux, par opposition à la spécification de la création ou
de la commercialisation. En réponse, le délégué des ETATS-UNIS suggéra
l'insertion d'une référence aux rejets. La FEDERATION DE RUSSIE
approuva.
Le samedi 11 septembre, le groupe de contact présenta
un rapport sur les amendements qu'il a introduits dans le texte avec les
options "d'évitement" ou de prévention des nouveaux POPs,
par le biais de mesures prises dans le cadre des schémas de régulation
et d'évaluation pour les "nouveaux" produits chimiques ou les
produits chimiques "nouvellement développés". L'AFRIQUE DU
SUD plaça entre crochets le texte entier, indiquant que des réponses
devaient d'abord être apportées quant à la manière de réguler et de
surveiller les nouveaux produits chimiques. Interprétant l'exigence de
prendre les mesures "dans le cadre des schémas de régulation et
d'évaluation", comme pouvant être non applicables aux Parties qui
ne disposeraient de tels schémas, la GAMBIE avec la COLOMBIE préféra
requérir "des mesures pour réguler" les produits chimiques.
La Plénière décida de placer entre crochets le texte et ses éléments
de désaccord, de le maintenir dans l'article principal sur les mesures
de réduction ou d'élimination des rejets, de le transmettre au Comité
de Rédaction Juridique et de mentionner les points de désaccord dans
le procès-verbal de la Réunion.
PLANS DE MISE EN OEUVRE NATIONAUX (ARTICLE E)
Le mercredi 8 septembre, les délégués examinèrent
l'Article consacré aux plans de mise en œuvre nationaux. De nombreuses
délégations indiquèrent leur fort soutien en faveur de l'exigence de
mettre en place des plans de mise en œuvre nationaux. La plupart préfèrent
se référer à des "plans nationaux", au lieu de "stratégies
et plans nationaux", les stratégies étant considérées comme
faisant partie intégrante des plans nationaux. Concernant l'appel de
l'UE à l'insertion d'un libellé prévoyant la mise en place de plans régionaux,
la NOUVELLE ZELANDE, avec l'AUSTRALIE, souligna la nécessité de prévoir
une obligation claire pour chaque Partie de mettre en place un plan.
La CHINE, le TOGO, le CHILI, l'EQUATEUR, la
TANZANIE, le VENEZUELA, la ZAMBIE, la MALAISIE, l'EGYPTE, le YEMEN, le
BURKINA-FASO, les PHILIPPINES, la GAMBIE, le LESOTHO, l'ARABIE SAOUDITE,
la MICRONESIE, le SENEGAL, le PEROU, CUBA, le BOTSWANA et d'autres Etats
apportèrent leur soutien au maintien du libellé appelant à la mise en
place de plans nationaux compatibles avec les capacités disponibles et
assujettis à la disponibilité de l'assistance technique, là où
approprié et à l'extension de cette condition à la disponibilité de
l'assistance financière. Le MALI avec la REPUBLIQUE TCHEQUE, suggéra
de subdiviser ce paragraphe en deux, séparant les pays industrialisés
et les pays en développement et stipulant que la disponibilité de
l'assistance technique ne s'applique pas aux pays industrialisés. L'UE,
la NOUVELLE ZELANDE, l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS préférèrent insérer
la référence à l'assistance technique et financière dans les
articles traitant directement de l'assistance technique et financière
dans les articles traitant directement de l'assistance techniques et des
mécanismes de financement. L'IRAN et le PAKISTAN suggérèrent de
remplacer le terme "disponibilité" par "accessibilité".
Le CANADA proposa un libellé stipulant que les plans doivent être
transmis à la CdP dans les premiers six mois de l'entrée en vigueur de
la Convention, avec des mises à jour, à des intervalles réguliers à
déterminer par la CdP. Les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE appuyèrent l'idée
d'examiner cette formulation.
Le YEMEN, avec la FAO appela à une coopération
obligatoire. Le délégué des ETATS-UNIS souligna la nécessité de
considérer l'application de la clause portant sur les plans de mise en
œuvre nationale aux plans d'action nécessaire pour les sous-produits.
Le JAPON souligna l'intérêt de considérer les liens entre cette
disposition et celle portant sur l'élaboration des rapports nationaux.
La FAO donna un aperçu sur ces activités pertinentes à la mise en œuvre
de la Convention, y compris la gestion des pesticides et l'appui à l'établissement
des inventaires. Le représentant souligna la volonté de l'organisation
de soutenir la mise en place des plans de mise en œuvre nationaux et
insista que les exemptions doivent être en harmonie avec la gestion intégrée
des nuisibles.
Le projet de texte de l'Article stipule que les
Parties doivent mettre en place des plans nationaux et comporte deux
options crochetées, l'une indiquant que l'achèvement de ce travail
doit intervenir dans les six mois de l'entrée en vigueur, l'autre
accordant à ce travail un délai d'un an. Les stratégies doivent
englober des détails sur la manière dont les Parties ont planifié la
mise en application des obligations de la Convention. Le texte appelle
en outre les parties à coopérer au niveau international, régional et
sous-régional, aux fins de faciliter l'élaboration de tels plans.
CRITERES ET LES PROCEDURES (ARTICLE F)
Le mercredi 8 septembre, le Groupe de Négociation
entama la discussion sur les critères et les procédures d'adjonction
de nouveaux produits chimiques dans la Convention. Le Secrétariat nota
le rapport final du GEC (UNEP/POPs/CEG/2/3) et le document portant sur
des estimations de temps et de délai (UNEP/POPs/INC.3/INF/11) pour
faciliter le débat sur les critères et les procédures d'adjonction de
nouveaux produits chimiques. La NORVEGE fit part de ses réserves
concernant le délai de quatre à six ans accordé à l'adjonction de
nouvelles substances. En soutien, le délégué des ETATS-UNIS suggéra
la nécessité de trouver des moyens d'accélérer le processus, tels
que la transmission d'évaluations écrites et la tenue de réunions du
comité d'évaluation, neuf mois avant la tenue des CdP aux fins de
garantir les six mois nécessaires pour la notification des Parties.
Les délégués examinèrent diverses options
pour le traitement de la procédure: son inclusion, sous forme
d'article; son inclusion sous forme d'annexe; ou, sous forme de décision
prise à la Conférence Diplomatique. L'UE transmit une proposition
appelant: à l'insertion d'un article portant sur le comité d'évaluation
des POPs et sur ses fonctions; à une décision sur la procédure, prise
à la Conférence Diplomatique, pour mettre en marche le processus,
avant l'entrée en vigueur; à une décision à la CdP-1 sur les aspects
procéduriers du comité d'évaluation; et, à un processus souple et
facile pour les modifications de la procédure, à travers des décisions
de la CdP. Soulignant le caractère sensible de la question, et
affirmant qu'une procédure trop flexible risquait de poser des problèmes
au niveau de la ratification, les ETATS-UNIS, le JAPON et l'AUSTRALIE
exprimèrent une forte préférence d'insérer l'Article dans le texte
de la Convention. Le CANADA suggéra de le placer dans une annexe.
Dans le débat sur les critères de persistance et
de bioaccumulation, la REPUBLIQUE DE COREE, l'AUSTRALIE, le JAPON,
l'INDONESIE, les ETATS-UNIS, la FEDERATION DE RUSSIE et la NOUVELLE
ZEALNADE plaidèrent pour un "half-life in water" de six mois
pour la persistance et pour un "Log Kow" supérieur à cinq
pour la bioaccumulation. L'UE, l'ARGENTINE, l'ISLANDE, la SUISSE, le
CAMEROUN et la TURQUIE apportèrent leur soutien à un
"half-life" de deux mois et à un "Long Kow" supérieur
à quatre.
BUCCINI suggéra que le Comité de Rédaction
Juridique examine la procédure dans une annexe, sans préjuger de la décision
finale que le CNI pourrait prendre sur la procédure. L'UE y fit
objection, en se basant sur le fait que mettre en avant l'une des
options risquait de préjuger du résultat. Le délégué des ETATS-UNIS
suggéra que le Comité de Rédaction juridique l'étudie sous sa forme
actuelle. L'UE y fit objection et BUCCINI suspendit la discussion sur
cette question.
Les délégués abordèrent brièvement le thème
du principe de précaution. La NORVEGE, la COLOMBIE, l'ARGENTINE, l'UE
et la REPUBLIQUE DOMINICAINE se déclarèrent en faveur de leur
insertion. Soulignant différentes interprétations du principe de précaution,
le délégué des ETATS-UNIS préféra utiliser le terme "approche
de précaution"; et, avec l'AUSTRALIE et le CANADA, soutint l'idée
de l'insérer dans le préambule. BUCCINI déclara que la question sera
discutée ultérieurement, en tant que thème transversal.
Le jeudi 9 septembre, les délégués poursuivirent
le débat sur la manière de transmettre l'Article intéressant la procédure
et les critères au Comité de Rédaction Juridique. L'UE suggéra que
le Comité de Rédaction Juridique dégage les éléments susceptibles
d'être traités dans un article, dans une annexe et en dehors du corps
de la Convention, sous forme d'une décision prise, soit par la Conférence
Diplomatique, soit par la CdP. Le délégué des ETATS-UNIS déclara que
le mandat était vague et que le Comité de Rédaction Juridique devait
recevoir une orientation politique concernant les éléments à inclure
dans l'accord et dans les annexes. L'orateur identifia six éléments-clés
devant être inclus dans la Convention: la désignation des substances
par les Parties; l'application des critères; l'élaboration du profil
des risques; la détermination par le comité d'évaluation, du point de
savoir s'il fallait donner suite à la proposition; l'évaluation de la
gestion des risques, si justifiés; et, une recommandation du comité d'évaluation
à la CdP, concernant le point de savoir si le produit chimique en
question doit être listé. Il indiqua que les dispositions concernant
le rôle du Secrétariat et les périodes du calendrier pouvaient
figurer dans une annexe. L'UE annonça qu'elle soumettra une proposition
de texte sur les procédures.
Au sujet de l'annexe consacrée aux considérations
socio-économiques, la COLOMBIE, au nom du Groupe d'Amérique Latine et
des Caraïbes, proposa que les références aux coûts, dans les libellés
portant sur les mesures de contrôle de la réduction des risques et sur
des alternatives qui s'y rapportent, soient modifiées et remplacées
par "coûts environnementaux et de santé", notant que les coûts
se référaient usuellement à l'aspect économique. L'ISLANDE proposa:
"les coûts, y compris ceux environnementaux et sanitaires".
Cette formulation fut acceptée.
Le vendredi matin 10 septembre, les délégués
discutèrent brièvement de l'article proposé par l'UE sur la procédure,
lequel contenait cinq paragraphes, au lieu des quatorze figurant dans le
rapport du GEC. La NOUVELLE ZELANDE déclara que la proposition de l'UE
abrégeait un peu trop la procédure établie par le GEC et appuya
l'insertion d'une clause concernant l'établissement d'un comité d'évaluation.
Un groupe de contact présidé par l'Islande fut établi pour examiner
davantage la procédure et pour rédiger un nouveau texte.
Le vendredi après-midi, Halldor THORGEIRSON (Islande)
rapporta que le groupe de contact a élaboré un texte englobant les
principaux éléments identifiés comme cruciaux mais qu'il n'a pas
traité des questions du comité d'évaluation des POPs, du principe de
précaution ou des éléments ayant trait au calendrier et au rôle du
Secrétariat. L'ARGENTINE plaça entre crochets les références aux
observateurs. Le texte fut transmis au Comité de Rédaction Juridique.
Le samedi, le Président du Comité de Rédaction
Juridique, Patrick SZELL, nota la revue du texte, requit des éclaircissements
concernant le point de savoir quelles entités seraient couvertes par le
terme "observateurs" et déclara qu'il s'attendait à ce que
le Comité de Rédaction Juridique eût à examiner des versions révisées.
L'ARGENTINE, la REPUBLIQUE DOMINICAINE et le PEROU confirmèrent que les
références aux observateurs resteront crochetées dans le texte sur
les procédures.
Le texte final renferme sept paragraphes décrivant
la procédure d'adjonction de nouveaux produits chimiques. La procédure
stipule que toute Partie peut soumettre au Secrétariat une proposition
appelant à lister une substance dans les annexes consacrées à
l'interdiction, à la restriction et/ou aux sous-produits, et que la
proposition doit contenir les données requises par l'annexe consacrée
aux critères. Le texte prévoit la transmission de la proposition au
comité d'évaluation des POPs, si les critères sont respectés,
l'application des critères, de manière flexible, transparente et intégrative,
l'élaboration d'un profil des risques et la préparation d'une évaluation
de la gestion des risques, comprenant une analyse, des mesures de contrôle
éventuelles prévues pour la substance, en conformité avec l'annexe
consacrée aux considérations socio-économiques. Le texte stipule également
que sur la base du profil des risques et de l'évaluation de la gestion
des risques, le comité d'évaluation recommandera si la substance doit
être examinée par la CdP pour être listée dans la Convention. Une
clause stipulant que la CdP décidera du point de savoir s'il faut
amender les annexes pour lister la substance et les mesures de contrôle
qui s'y rapportent, fut laissée entre crochets. Egalement crochetées,
les références au principe de précaution et aux observateurs. Le
texte est transmis au CNI-4 pour négociation.
Les Effets Adverses / les Motifs de Préoccupation:
le jeudi 9 septembre, le Groupe de Négociation examina une proposition
norvégienne portant sur le thème des effets adverses et des raisons de
préoccupation, dans le cadre de l'annexe consacrée aux critères. La
proposition exige la fourniture, soit des données concernant la toxicité
ou l'écotoxicité; soit une comparaison des données ayant trait à la
toxicité ou à l'écotoxicité; soit encore toutes les données jugées
pertinentes par la Partie désignatrice. Les ETATS-UNIS, le CANADA et
l'AUSTRALIE s'opposèrent à la proposition de la Norvège, sur la base
que les données concernant la toxicité et l'exposition sont
obligatoires, affirmant qu'elle vient affaiblir le texte du GEC. L'UE
s'opposa aux comparaisons obligatoires, affirmant que les comparaisons
présentent des exigences qui ne peuvent être demandées à certains
pays. La COLOMBIE, au nom du GROUPE AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES,
recommanda que la preuve de toxicité est un élément crucial pour
l'analyse des coûts environnementaux et sanitaires de la substance.
BUCCINI établit un groupe de contact. BUCCINI établit un groupe de
contact pour poursuivre l'examen de cette question.
Le samedi, la Plénière examina le projet de texte
révisé soumis par le groupe de contact, lequel projet de texte
n'oblige pas les pays à fournir des données concernant l'exposition.
L'UE, l'ISLANDE et le CANADA affirmèrent que le texte pouvait servir de
plate-forme pour les négociations à venir. L'UE réitéra que le
manque de données à l'étape d'identification ne doit pas être déterminant
pour le point de savoir si une proposition doit aller de l'avant et mit
en exergue l'importance d'autres éléments, tels que les effets
indirects sur l'environnement et sur la santé humaine. Le délégué
des ETATS-UNIS affirma que la proposition de texte débordait, ce sur
quoi le GEC s'était mis d'accord et se situait hors du mandat du GC du
PNUE. L'orateur indiqua que l'exposition combinée à la toxicité
correspondait au mandat du GC et proposa l'introduction d'un certain
nombre d'amendements pour refléter cela. L'AUSTRALIE approuva, notant
toutefois que les critères doivent être appliquées de manière souple.
L'UE affirma que le texte était compatible avec le mandat du GC, et,
avec l'ISLANDE s'opposa à la proposition des ETATS-UNIS d'exiger des
données sur l'exposition.
Le projet de texte requiert des Parties de fournir
des données concernant la toxicité ou l'écotoxicité indiquant le préjudice
potentiel à la santé humaine ou à l'environnement. Aucun consensus ne
fut réalisé sur le point de savoir si une déclaration des motifs de
préoccupation, y compris une comparaison des données de toxicité ou
d'écotoxicité assorties des niveaux détectés ou prévisibles de la
substance incriminée est obligatoire, et le libellé reflétant les
deux options dut être laissé entre crochets. Le libellé notant que la
preuve des effets adverses est d'importance cruciale pour l'analyse des
coûts environnementaux et sanitaires fut également laissé entre
crochets. Le texte fut transmis au CNI-4.
L'ECHANGE D'INFORMATIONS (ARTICLE G)
Jeudi 9 septembre et vendredi 10 septembre, le
Groupe de Négociation entendit les propositions appelant à
l'amendement de l'article consacré à l'échange d'information dans le
projet de texte du Secrétariat. L'AFRIQUE DU SUD, appuyée par les
ETATS-UNIS et le CANADA, proposa que l'information soit échangée de
manière compatible avec les lois nationales. L'IRAN, le YEMEN, la
CHINE, le TOGO et la TANZANIE plaidèrent pour une formulation stipulant
que l'échange d'information doit s'effectuer de manière transparente
et non discriminatoire. Le CAMEROUN et la CHINE appelèrent à un texte
obligeant les Parties à entreprendre des échanges d'information. Les
PHILIPPINES ajoutèrent que les alternatives, outre le fait qu'elles
doivent être également écologiquement rationnelles. La TANZANIE
plaida pour la suppression de la condition touchant au rapport coût/efficacité.
L'ETHIOPIE appela à étendre les alternatives, de manière à inclure,
celles technologiques. L'AFRIQUE DU SUD proposa de remplacer le libellé
appelant à des alternatives efficaces du point de vue coût par des
alternatives incluant des données sur l'évaluation des risques, les
considérations socio-économiques et les utilisations probante. L'UE
proposa la suppression de la liste des alternatives présentant un bon
rapport coût/efficacité, mettant en exergue l'importance de l'objectif
de l'Article, par rapport à ces détails. La REPUBLIQUE DE COREE appela
à l'échange des données juridiques sur les législations nationales
et les systèmes administratifs. L'IRAN proposa des échanges
d'information sur les derniers résultats des substances potentielles
susceptibles d'être ajoutées à la liste.
Le CANADA proposa un libellé appelant à ce que
l'information soit échangée de manière compatible avec les lois, les
régulations et les pratiques nationales et qu'elle soit pertinente: au
développement et à l'utilisation des meilleures techniques disponibles
de prévention ou de contrôle des POPs; au développement et à
l'utilisation des solutions de rechange; à l'évaluation des solutions
de rechange; à l'évaluation des risques posés par les alternatives;
à la santé humaine et à l'environnement; aux coûts économiques et
sociaux des techniques de contrôle et des solutions de rechange; et,
aux activités d'échange d'information qui s'y rapportent menées dans
les différents foras régionaux et internationaux. La GAMBIE souhaita
ajouter à cette liste les pratiques autochtones.
Le BURKINA-FASO proposa l'insertion d'un texte requérant
des Parties l'instauration de conditions favorables pour faciliter l'échange
d'information, de manière transparente et non discriminatoire, et
compatible avec leurs législations, régulations et pratiques.
L'orateur identifia entre autres: les données scientifiques,
techniques, économiques et juridiques concernant la gestion rationnelle
des POPs; les données touchant à l'évaluation des risques; et, les
données intéressant les alternatives efficaces du point de vue coût,
y compris les méthodes endogènes. L'IRAN, le CAMEROUN, les
PHILIPPINES, l'ARGENTINE, la TANZANIE et la SUISSE firent objection à
l'insertion d'une clause sur l'information confidentielle. Le CANADA
approuva, à condition que sa proposition soit acceptée. Le JAPON
plaida pour l'insertion d'une telle clause mentionnant les lois
intervenues en matière de droits de propriété intellectuelle
applicables aux produits chimiques nouvellement développés. L'UE déclara
que les données touchant à la santé humaine et à l'environnement ne
doivent pas être considérées comme confidentielles. Une coalition
d'ONG appela à la mise à la disposition du public de toutes les données
pertinentes sur les POPs, y compris l'information concernant la
production, le commerce et l'utilisation.
Le YEMEN fit part de ses réserves concernant le
libellé limitant l'échange d'information, à travers le Secrétariat.
Les ETATS-UNIS, l'UE et le CANADA proposèrent un libellé de rechange
reflétant que d'autres méthodes peuvent être utilisées. L'ARABIE
SAOUDITE ajouta que l'information peut être échangée directement
entre les Parties. Concernant la proposition que le Secrétariat serve
de mécanismes d'échange d'information (MEI) pour les différentes données
pertinentes, le CANADA mit en relief le MEI de la section chargée des
produits chimiques du PNUE comme une bonne plate-forme de discussion. Le
délégué proposa par ailleurs la prévision d'un MEI sur les données
concernant les besoins en matière d'assistance technique et financière.
Les délégués s'accordèrent sur les dispositions
concernant le MEI, la mise en place de points focaux nationaux et
l'implication du Secrétariat, mais ne parvinrent à s'entendre ni sur
leur formulation exacte, ni sur le type d'information. Aucun accord ne
fut réalisé sur le type de données, ni sur la manière d'effectuer l'échange,
ni encore sur le point de savoir s'il fallait introduire une clause sur
la confidentialité de l'information.
Le samedi 11 septembre, le Groupe de Négociation
se pencha sur le texte révisé dans lequel les propositions ont été
intégrées. L'UE déclara que plusieurs points soulevés pendant les
discussions, y compris ses propositions, n'étaient pas reflétés dans
le nouveau projet de texte. La question sera discutée de manière plus
approfondie au CNI-4.
L'ASSISTANCE TECHNIQUE (ARTICLE J)
Le mercredi 8 septembre, le Groupe de Mise en Œuvre
tint une discussion générale sur le thème de l'assistance technique.
CARDENAS requit des délégués de considérer le point de savoir
quelles activités en matière de renforcement des capacités devraient
être incluses dans l'Article, ainsi que les critères d'éligibilité
à l'assistance technique et le type de mécanisme pouvant être envisagé.
Plusieurs délégations dont l'UE, le PEROU et
l'ONUDI firent part de certaines difficultés rencontrées dans la manière
d'aborder le traitement de la question de l'assistance technique, en
raison de l'envergure de la complexité de la Convention. L'UE appela à
un processus permettant d'identifier en premier lieu les besoins et de déterminer
ensuite le type d'assistance technique requis. Le BRESIL suggéra l'établissement
d'inventaires pour aider à la détermination des besoins. GREENPEACE
INTERNATIONAL affirma que le succès de la Convention dépendra de son
aptitude à transférer les capacités aux pays ayant besoin d'une
assistance et proposa d'envisager une première période de trois ans axée
sur l'élaboration des inventaires et des plans de mise en œuvre
nationaux, aux fins de permettre la mise en place des premières mesures
qui seront ensuite évaluées, en vue de tirer les enseignements nécessaires.
La REPUBLIQUE TCHEQUE déclara que les domaines fondamentaux de
l'assistance technique avaient été dégagés lors du CNI-2, et appela
à l'identification des mécanismes appropriés et des fonds nécessaires.
Le délégué des ETATS-UNIS mit en exergue l'identification des besoins
spécifiques aux pays et déclara que la question de l'assistance
technique constituera un thème de discussion continu. Le CANADA
souligna l'importance de l'engagement à l'égard de la fourniture de
l'assistance technique et financière, tout en notant la responsabilité
de chacun des pays à entreprendre une action. La MICRONESIE et
l'URUGUAY appelèrent à examiner l'assistance technique, au niveau régional.
Le CANADA proposa la mise en place d'un MEI pour
l'identification et la coordination des besoins et des ressources
disponibles. Le représentant de PESTICIDE ACTION NETWORK mit en relief
les expériences émanant du comité chargé des options techniques pour
le traitement du bromure de méthyle dans le cadre du Traité de Montréal.
Le FEM parla d'un projet d'étude de cas pour les plans de mise en œuvre
nationaux. L'ALLEMAGNE mit en exergue les résultats attendus du projet
de détermination des rejets de Dioxine et de furanne en Thaïlande et
des enseignements éventuels qui seront tirés.
Mettant en relief la liste des activités possibles
en matière de renforcement des capacités, tells qu'elles avaient été
identifiées au CNI-2 (UNEP/POPs/INC.3/INF.8), la Présidente CARDENAS
souhaita savoir les préférences pour un article général ou un
article spécifique. Le CANADA, l'UE, les ETATS-UNIS et d'autres appuyèrent
l'idée d'insérer une formulation ouverte et non exhaustive. L'URUGUAY
proposa un article concis décrivant les activités, les voies et moyens
de la mise à disposition de l'assistance, et les récipiendaires de
cette assistance. Le délégué des ETATS-UNIS souligna de refléter
l'objectif primordial de la mise en œuvre des obligations de la
Convention et insista sur la nécessité de coordonner les activités présentes
et futures.
Le jeudi 9 septembre, l'UE proposa pour
l'article un libellé appelant: à la coopération internationale;
à l'évaluation de l'infrastructure et des capacités humaines aux
niveaux local et national; et, à la promotion des cinq domaines du
renforcement des capacités. La MICRONESIE s'opposa à la spécification
des domaines de renforcement des capacités et, s'enquérant des détails
sur le point de savoir "qui" et "comment", souligna
la nécessité de dégager des orientations sur la manière de
coordonner les activités des donateurs. L'IRAN fit remarquer que la
proposition de l'UE ne comportait pas d'engagement à l'égard de
l'assistance, alors que les différents articles de la Convention requièrent
de fortes obligations nécessitant une assistance. L'URUGUAY, appuyé
par l'ARGENTINE, déclara que le libellé consacré au thème du
renforcement des capacités était plus limité que ce qui avait été
approuvé au CNI-2, et appela à davantage de clarté pour mener à
terme la mise en œuvre de la Convention. Le LESOTHO, appuyé par
l'ARGENTINE et l'ANGOLA, appela à des évaluations aux niveaux régional
et sous-régional. Le NIGER encouragea les pays à poursuivre leur
soutien aux travaux initiaux sur les inventaires dans les pays en développement.
L'IRAN, soutenu par le NIGER et l'ANGOLA, appela à
une assistance technique dans le domaine de la destruction des POPs.
L'INDE appuya l'idée d'insérer une liste indicative pour le domaine du
renforcement des capacités et suggéra l'adjonction d'autres domaines
tels que l'envoi d'experts pour la résolution des problèmes, la
technologie pour de nouveaux produits, la conduite d'études et l'élaboration
de documents d'orientation. Le LESOTHO exprima sa préoccupation
concernant le fait que le texte ait négligé les thèmes de transfert
des technologies, la réhabilitation des zones contaminées et la
formulation des plans de mise en œuvre nationaux. Le CANADA fit
objection à l'idée de détailler chaque besoin en matière de
renforcement des capacités, précisant que "l'action nécessaire
à la mise en application de la Convention" couvrait tous les
aspects de la mise en œuvre. L'EQUATEUR déclara que l'article doit présenter
le mécanisme dans ses détails, de manière à permettre
l'identification, les donateurs et les récipiendaires. Le délégué
des SEYCHELLES déclara que la procédure de réception de l'assistance
doit être détaillée. Le GHANA appela à l'introduction d'une référence
à la mise en place d'un organe de coordination au niveau national.
Les délégués devaient ensuite examiner une
proposition canadienne d'établir un MEI pour la coordination de
l'assistance technique. L'ISLANDE souligna l'importance de disposer des
données concernant l'offre et leur demande, en matière d'assistance
technique. La TANZANIE nota que la proposition pouvait servir à la fois
à l'échange d'information et à l'assistance technique. Le délégué
des ETATS-UNIS mit en exergue la coordination et la rationalisation des
activités. L'UE souligna l'importance de connecter les sources de
financement avec les besoins et avec les données. La MICRONESIE
envisageait un seul guichet pour l'assistance technique et, avec le
VENEZUELA, souligna que l'article devait traiter d'un peu plus que le
seul thème de la mise à disposition de l'information. GREENPEACE
INTERNATIONAL appela à l'amélioration de la mise à disposition de
l'assistance technique, de manière à répondre aux demandes spécifiques.
Le porte-parole mit en garde contre la tentation de supposer qu'assez de
ressources étaient disponibles et que la mise en place d'un MEI ne
servirait qu'à alourdir les coûts.
Le LESOTHO s'enquit du succès des MEI existants.
En réponse, la FAO mit en relief l'idée d'avoir un mécanisme pour la
coordination de l'assistance en matière de gestion intégrée des
nuisibles. L'AUSTRALIE était d'accord
avec la requête figurant dans la proposition canadienne et
appelant le Secrétariat à examiner les expériences passées en matière
de MEI en termes de coordination de l'offre et de la demande, en vue
d'une assistance technique et à présenter un rapport au CNI-4.
La Présidente CARDENAS requit des propositions
fermes concernant les éléments à inclure dans l'article consacré à
l'assistance technique, en se basant sur le texte avancé par l'UE.
L'EGYPTE souligna l'importance de l'assistance technique dans le domaine
de la construction de "landfills" et d'incinérateurs pour la
destruction des réserves de POPs, plaida pour la mise en place de
programmes de formation et de sensibilisation aux niveaux régional et
sous-régional, et appela à la création d'un mécanisme transparent
pour les requêtes de l'assistance technique. Le NIGER mit en relief la
nécessité de garantir l'assistance dans le suivi des inventaires. Le
PEROU requit une articulation dans les liens entre l'assistance financière
et technique. L'UE, la TANZANIE, l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS préférèrent
une formulation plus large pour la question du renforcement des capacités.
L'UE déclara que le texte proposé inclura toutes les activités
requises dans le plan de mise en œuvre national. Le groupe décida
d'examiner un texte de compilation comprenant la proposition de l'UE et
un paragraphe consacré au MEI, basé sur la proposition canadienne.
Le vendredi 10 septembre, le PEROU, au nom du
GROUPE D'AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES, introduisit une proposition
appelant entre autres: à une coordination de l'assistance par le Secrétariat;
à l'extension de l'assistance aux niveaux régional et sous-régional;
à l'indication des besoins dans les rapports nationaux; et, à la mise
en place de centres de renforcement des capacités régionaux et sous-régionaux.
L'INDE soumit une proposition pour un mécanisme d'assistance technique
couvrant l'information, le développement des capacités, le développement
de l'infrastructure, et le transfert des technologies. La MICRONESIE
appuya la proposition de l'INDE et y ajouta la nécessité de mettre à
disposition des matériaux plus propres. La TANZANIE, au nom du GROUPE
AFRICAIN, soumit une proposition garantissant l'assistance technique
dans les domaines: des inventaires et des registres des rejets; la
destruction des réserves; les alternatives durables; et, les plans
d'action nationaux.
Plusieurs délégations, y compris la MICRONESIE,
l'EGYPTE, le SENAGAL, les SEYCHELLES et l'URUGUAY, identifièrent les
domaines de complémentarité entre les propositions et appuyèrent l'idée
de les combiner. L'AFRIQUE DU SUD, appuyée par la TANZANIE, proposa d'établir
un groupe restreint pour le charger de la consolidation des
propositions. Le CANADA, avec l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS, déclara
que l'élaboration d'un texte de négociation sur la base des
propositions était prématurée et suggéra la transmission des
propositions d'origine au CNI-4. L'INDE demanda pourquoi les négociations
ne pouvaient pas avoir lieu maintenant et appela à l'identification des
points de divergence. CARDENAS proposa que le Secrétariat élabore un
texte de compilation.
Lorsque les délégués abordèrent plus tard la
compilation du Secrétariat, l'UE déclara que le texte était difficile
à lire, et, avec les ETATS-UNIS et le CANADA, plaida pour un retour aux
propositions individuelles. La MICRONESIE, avec l'EQUATEUR, suggéra
l'intégration de tous les éléments figurant dans les propositions et
de supprimer les références aux pays pour mieux se focaliser sur le
contenu, plutôt que sur l'origine. Le délégué des ETATS-UNIS affirma
que le texte ne sera pas approprié sans attribution. Les délégués
s'accordèrent sur l'inclusion des propositions individuelles dans une
annexe attachée au rapport de la réunion et de les transmettre en tant
que projets de texte au CNI-4.
Au cours de la Plénière du samedi 11 septembre,
la ZAMBIE, au nom du G-77/CHINE, demanda que ces propositions sur
l'assistance technique et l'aide financière et les mécanismes de
financement soient traitées comme des textes de négociation. BUCCINI
demanda des éclaircissements concernant le point de savoir si le texte
du G-77/CHINE sera transmis au CNI-4, en tant que projet de texte de négociation
pour l'article ou s'il sera inclus dans le rapport de la réunion. La
ZAMBIE répondit qu'il devrait être considéré comme partie intégrante
du texte de négociation. BUCCINI proposa que la Présidente CARDENAS élabore
pour le CNI-4 un document de réunion basé sur les discussions menées
dans le Groupe de Mise en Oeuvre, ainsi que sur les soumissions. L'INDE
déclara que les discussions menées au cours du CNI-3 ont démontré
qu'il n'y avait plus de commentaires au sujet des soumissions et précisa
que les propositions devaient être considérées comme des textes de négociation.
BUCCINI appela à des indications pour ou contre l'inclusion des
propositions en tant que projets de texte pour l'Article. L'AFRIQUE DU
SUD appuya ce point notant que les propositions pouvaient servir de
plate-forme pour aller de l'avant. L'AUTRICHE s'opposa à la poursuite
de la discussion en Plénière, en attendant que le Groupe de Mise en Œuvre
examine le rapport de ses travaux. BUCCINI suspendit le débat.
Le Groupe de Mise en Œuvre procéda ensuite à
l'examen de son rapport (UNEP/POPs/INC.3/L.2). Dans le paragraphe décrivant
l'accord général sur la nature de l'Article, l'URUGUAY ajouta un
libellé notant la nécessité d'identifier le type d'assistance
technique devant être inclus. En réponse, le délégué des ETATS-UNIS
ajouta que plusieurs représentants remirent en question la nécessité
ou la valeur d'une telle liste. L'orateur ajouta également un libellé
stipulant que la grande variété et le volume de l'assistance technique
en cours dans ce domaine étaient également notés.
Concernant l'inclusion des propositions dans le
rapport final, l'INDE, l'EGYPTE et le PEROU notèrent avoir compris
qu'elles seront attachées sous forme de projets d'articles. Le délégué
des ETATS-UNIS nota un malentendu au niveau de ce que l'inclusion
pouvait impliquer. Le CANADA suggéra la compilation du texte du Président
sur la base des propositions devant être examinées au CNI-4. CARDENAS
suggéra un amendement du rapport pour y noter que plusieurs représentants
ont suggéré que les propositions soient incluses dans le projet de
texte de l'article. Le délégué des ETATS-UNIS ajouta que d'autres ont
soulevé des questions concernant la forme appropriée pouvant refléter
ces propositions. L'URUGUAY nota que le groupe était en train de
travailler sur les propositions depuis le début et remit en question la
confusion. En Plénière, les délégués s'accordèrent sur l'inclusion
du texte dans le rapport de la réunion et sur l'appel à l'élaboration
d'un texte du Président, à présenter au CNI-4, sur la base des
propositions et des débats.
L'ASSISTANCE FINANCIERE ET LES MECANISMES DE
FINANCEMENT
(ARTICLE K)
Le vendredi 10 septembre, le Groupe de Mise en Œuvre
examina la structure de l'article consacré à l'assistance financière
et aux mécanismes de financement. La CHINE et le PEROU recommandèrent
l'établissement d'un mécanisme de financement multilatéral individuel.
Le CANADA, avec l'AUSTRALIE, l'UE, les ETATS-UNIS, le JAPON et l'EGYPTE,
fit objection à la création d'un nouveau fonds multilatéral.
L'orateur recommanda l'examen et le renforcement des mécanismes d'aide
financière et technique existants. L'INDE suggéra un mécanisme
financier séparé, utilisant l'aide multilatérale et bilatérale.
L'EQUATEUR proposa un mécanisme double, à la fois financier et
technique, avec un mécanisme volontaire supplémentaire. L'URUGAY
souligna la nécessité de s'assurer de la canalisation appropriée des
fonds. L'UE proposa un libellé portant entre autres: sur la
disponibilité des ressources financières; des sources de financement
multiples, les fonds disponibles et les mécanismes de financement; et,
l'implication du secteur privé. La proposition appelait également:
chaque Partie à fournir un soutien financier pour les activités
nationales; la CdP à promouvoir la disponibilité des fonds aux niveaux
mondial, national, régional et sous-régional; et, les pays en développement
à utiliser des mécanismes nationaux de coordination. La MICRONESIE désapprouva
la formulation de la proposition. L'EGYPTE appuya l'utilisation des
ressources disponibles, notant que l'établissement d'un fonds multilatéral
exigerait un délai plus important. GREENPEACE INTERNATIONAL souligna la
grande efficacité de l'assistance technique, lorsqu'elle est accompagnée
d'un transfert de fonds.
Le PAKISTAN suggéra de mettre en commun les fonds
des divers donateurs dans le FEM, en les réservant à l'élimination
des POPs. Le FEM déclara que le caractère mondial des POPs a placé
ces derniers dans le cadre de son mandat. La CHINE mit en exergue la nécessité
de parvenir à un soutien similaire à celui fourni dans le cadre du
Traité de Montréal. L'INDE nota que la majorité des projets d'élimination
des POPs sont menés dans les pays en développement, au moyen de leurs
propres financements. Le CANADA déclara que les agences d'aide avaient
besoin de requêtes directes de financement pour déterminer la demande.
La REPUBLIQUE TCHEQUE nota que l'offre doit s'accroître pour mieux répondre
à la demande. L'URUGUAY déclara que les sources de financement
disponibles risquaient de ne pas être assez spécifiques pour le
traitement des besoins de la Convention. GREENPEACE INTERNATIONAL
rappela une décision du GC du PNUE reconnaissant l'écart entre les
actions devant être prises sur les POPs et la capacité financière et
technique des pays. Notant un manque de ressources dans certains pays
essayant de traiter le problème des POPs, le représentant appela à
insérer l'obligation de trouver des ressources nouvelles si celles
disponibles s'avéraient inadéquates. Le FEM mit en relief les projets
d'évaluation des rejets de POPs, de la gestion des nuisibles dans le
domaine de l'agriculture et du contrôle des vecteurs de maladie, à l'échelle
régionale.
L'IRAN introduisit une proposition appelant à la
mise en place d'un mécanisme de financement pour couvrir les coûts
marginaux de la mise en application de la Convention. Le PEROU, au nom
du GROUPE D'AMERIQUE LATINE ET DES CARAÏBES, soumit une proposition
appelant entre autres: à la mise en place d'un fonds multilatéral
financé par des contributions réguliers et obligatoires; à la mise en
place d'un fonds pour l'assistance technique financée par des
contributions financières pour le soutien du renforcement des capacités
et du transfert des technologies; à la coopération bilatérale, sous-régionale
et régionale; et, à l'évaluation continue par la CdP. La TANZANIE, au
nom du GROUPE AFRICAIN, soumit une proposition appelant à un mécanisme
de financement similaire à celui du Traité de Montréal.
CARDENAS suggéra de transmettre les propositions
en tant qu'options à discuter lors du CNI-4. Les délégués approuvèrent.
Dans la considération du rapport final, parmi les modifications apportées
au texte portant sur l'assistance financière et les mécanismes de
financement: l'adjonction d'une référence au rapport du FEM sur les
programmes en cours touchant au domaine des POPs; et, l'adjonction d'une
référence à un fonds multilatéral similaire à celui du Traité de
Montréal. Au cours de la Plénière de clôture, les délégués
s'accordèrent sur l'élaboration d'un texte du Président basée sur
les propositions et les discussions qui auront lieu durant la période
intersessions à présenter au CNI-4.
LES ARTICLES DE PROCEDURE (L-Z)
Le Comité de Rédaction Juridique aborda les
Articles de procédure (Articles L-Z) tels que contenus dans le document
(UNEP/POPs/INC.2/6). Jeudi 9 septembre, le CRJ rapporta à la Plénière
qu'il a terminé les articles portant sur l'établissement des rapports
(Article L), le règlement des différends (Article N) et la CdP
(Article O). Le Comité s'était accordé pour dire que l'article
portant sur le respect des obligations (Article M) nécessitait un
examen plus approfondi et que l'article portant sur les liens avec
d'autres conventions (Article N bis) avait un caractère politique
sensible.
Au cours de la Plénière du vendredi 10 septembre,
le Président du Comité de Rédaction Juridique, SZELL, soumit une note
d'information générale sur l'adoption et l'amendement des annexes
(Article R). Trois options furent présentées. La première consistait
à voir l'amendement aux annexes entrer en vigueur pour toutes les
Parties qui n'ont pas choisi le délai d'expiration d'une année, à
partir de la date de communication de l'amendement par le dépositaire.
La seconde option ajoutait un mécanisme de sélection, décrit dans
l'article consacré au processus d'adjonction, concernant l'amendement
des annexes, pour le listing des POPs. La troisième option offrait le
consensus et l'automaticité en guise de mécanisme d'amendement des
annexes. SZELL expliqua que les annexes "opt out" et "opt
in" donnent aux pays un délai pour l'examen parlementaire national
avant l'entrée en vigueur de l'amendement, alors que les amendements
entrent en vigueur automatiquement après une période spécifiée, dans
le cadre de la procédure basée sur le consensus et l'automaticité.
L'orateur indiqua que les trois options n'étaient pas mutuellement
exclusives et qu'elles pouvaient être utilisées ensemble.
Les autres articles examinés par le Comité de Rédaction
Juridique, mais qui n'ont pas été soumis pour discussion en Plénière
portaient sur:
-
l'établissement et les fonctions du Secrétariat
(Article P);
-
les amendements de la Convention (Article Q);
-
le droit des Parties au vote (Article S)
-
la signature (Article T);
-
la ratification, l'acceptation et l'approbation
ou l'accession (Article U);
-
l'entrée en vigueur (Article V);
-
l'interdiction des réserves (Articles W);
-
le retrait de la Convention (Article X);
-
l'identification du Secrétaire général des
Nations Unies comme Dépositaire de la Convention (Article Y); et,
-
les textes originaux dans les six langues
officielles des Nations Unies (Article Z).
LA PLENIERE DE CLOTURE
Lors de la Plénière de clôture, le samedi 11
septembre, les délégués procédèrent à l'examen du texte soumis par
le groupe de contact sur les effets adverses/motifs de préoccupation et
décidèrent de le transmettre au CNI-4 pour négociation. Les délégués
firent ensuite des déclarations générales sur les questions en
suspens.
Le NICARAGUA demanda l'enregistrement dans le procès-verbal
du soutien à l'idée de tenir des réunions régionales intersessions
pour l'amélioration de l'efficacité et l'économie de temps. Le délégué
des ETATS-UNIS appela à l'examen par le CNI-4 de sa proposition
concernant le processus d'ajustement des calendriers dans les annexes
portant sur les mesures d'interdiction, les mesures de restriction et
les sous-produits. Le CANADA attira l'attention sur sa proposition
concernant les dispositions relatives à l'évaluation de l'efficacité
de la Convention. La SUISSE réitéra son offre de financer la tenue de
la CdP-1 dans un pays en développement et présenta la candidature de
Genève pour l'accueil du Secrétariat pour la Convention sur les POPs.
Le CANADA et l'INDE accueillirent favorablement cette offre. La SUEDE
annonça l'organisation d'un atelier avec un pays en développement
partenaire, en janvier/février 2000, sur le thème des sources financières.
Le CAMEROUN réitéra sa proposition de tenir un atelier régional sur
la gestion des POPs.
La Présidente CARDENAS introduisit le rapport du
groupe de mise en œuvre (UNEP/POPs/INC.3/L.2) et nota la requête
exprimée par le groupe de voir le Secrétariat entreprendre un travail
intersessions pour un examen approfondi d'exemples de MEI opérationnelles
dans le cadre d'autres conventions. Elle indiqua que le groupe avait
entamé les délibération sur les propositions d'amendement des
articles consacrés à l'assistance technique et à l'aide et aux mécanismes
financiers, mais que les délégués nécessitaient de plus de temps
pour la revue des propositions. Elle précisa que les propositions
seront annexées au rapport dans la forme où ils avaient été présentés.
BUCCINI déclara que les articles portant sur l'assistance technique et
financière étaient cruciaux pour la Convention et suggéra que le
Bureau du Groupe de Mise en Œuvre produise un papier du Président pour
le CNI-4, sur la base des propositions soumises et des discussions menées
au CNI-3. L'orateur suggéra également que le Groupe de Mise en Œuvre
se réunisse tôt durant le CNI-4 et suive un calendrier précis. La
REPUBLIQUE TCHEQUE, au nom du Groupe de l'Europe Centrale et de l'Est,
le CANADA, la FINLANDE, l'UE, les ETATS-UNIS et la GAMBIE approuvèrent
que cela était un point de départ utile pour le CNI-4. La Plénière
adopta le rapport du Groupe de Mise en Œuvre (UNEP/POPs/INC.2/L.2).
Le Président Charles AUER (Etats-Unis) présenta
le rapport du groupe de contact sur les mesures de réduction ou d'élimination
des rejets, lequel sera annexé au rapport de la réunion. Le délégué
des ETATS-UNIS proposa que les pays soumettent avant le CNI-4, leurs
commentaires sur les questions soulevées dans le rapport du GEC et qui
n'ont pas été couvertes durant le CNI-3, pour compilation par le Secrétariat.
Le Secrétariat accepta de faire le travail.
BUCCINI introduisit le rapport de la réunion, tel
que figurant dans les documents UNEP/POPs/INC.3/L.3, UNEP/POPs/INC.3/L.1/Add.1
et UNEP/POPs/INC.3/L.3/Add.2. Le CAMEROUN souhaita voir le libellé refléter
le fait que le groupe de contact n'a pas eu le temps matériel de
traiter l'annexe consacrée aux sous-produits. Le CANADA souhaita refléter
qu'on s'était mis d'accord que le Secrétariat fera des recherches pour
dégager la signification du terme "meilleures techniques
disponibles" et de la fournir au Comité de Rédaction Juridique,
au CNI-4. L'ISLANDE souligna que la recherche ne doit pas se limiter aux
meilleures techniques disponibles, mais doit inclure d'autres termes.
Concernant les plans de mise en œuvre nationaux, la NOUVELLE ZELANDE
ajouta que certains ont souligné la nécessité d'avoir une obligation
claire pour chaque Partie d'élaborer un plan. Le MALI ajouta qu'un
certain nombre de délégations ont requis une assistance financière et
technique dans l'élaboration de ces plans. Le délégué des ETATS-UNIS
ajouta qu'une délégation a noté la nécessité de reconsidérer cet
article, après la prise de décision sur la question des plans d'action
nationaux visant les sous-produits.
Au sujet des critères, le CANADA ajouta un
paragraphe séparé stipulant qu'un délégué a réitéré l'interprétation
élargie de la toxicité et de l'écotoxicité décrites dans le rapport
du GEC et a proposé que l'expression soit définie en utilisant les
textes du GEC. Concernant l'échange d'information, le délégué des
ETATS-UNIS ajouta que certaines délégations ont souligné la nécessité
de protéger les données commerciales confidentielles dans ce processus.
Concernant les vues exprimées par les ONG, l'insertion de la déclaration
faite par le CIC et appelant entre autres à l'élimination des rejets
et à des alternatives efficaces, fut requise. Le WWF demanda
l'inclusion de sa déclaration appelant à l'utilisation d'une approche
basée sur deux annexes portant sur l'interdiction et sur la restriction
pour mettre en exergue les substances assujettis à des restrictions et
accélérer le mouvement vers l'annexe portant sur l'interdiction.
L'orateur inclut également un libellé réitérant une déclaration
faite auparavant par l'organisation Peoples' Taskforce On Military Base
Cleanup, stipulant que la contamination des terrains militaires par les
POPs doit être traitée dans la Convention. Une coalition d'ONG inséra
un libellé pour refléter son intervention, évoquant la nécessité de
l'accès du public à une information exacte concernant la production,
l'utilisation, le commerce et la contamination des POPs.
En référence à la suggestion d'un représentant
que le préambule doit refléter les effets transfrontaliers des POPs
sur la santé et l'environnement, le CANADA précisa les
régions particulièrement sensibles aux POPs, telles que
l'Arctique. Dans la clause notant les commentaires exprimés au sujet
des efforts devant être fournis par les pays et des besoins des pays en
développement, le CANADA ajouta que les effets négatifs des POPs étaient
plus aigus autour des points d'engendrement, et qu'il était de l'intérêt
de tous les pays de traiter les sources domestiques de POPs. La Plénière
adopta le rapport avec ses amendements.
Dans les déclarations de clôture, la COLOMBIE, au
nom du GROUPE AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES, l'IRAN, au nom du GROUPE
ASIE ET PACIFIQUE, la REPUBLIQUE TCHEQUE, au nom de l'EUROPE CENTRALE ET
DE L'EST, la FINLANDE, au nom de l'UE, le CAMEROUN, au nom du GROUPE
AFRICAIN, la ZAMBIE, au nom du G-77/CHINE, et l'AUSTRALIE, au nom du
GROUPE JUSCANZ, exprimèrent leur gratitude à la Suisse pour son
hospitalité et au Secrétariat pour l'excellence de son travail
intersessions et pour les documents qu'il a fournis. Le Président
BUCCINI souligna la promotion des efforts environnementaux convoyée par
la Convention, à travers le respect et la compréhension, notant que le
travail qui reste à faire nécessite un grand optimisme, de la persévérance
dans l'esprit de coopération, un échange libre des données et de la
patience dans l'écoute et dans l'expression des positions. Il remercia
Jim WILLIS et le Secrétariat de la section chimique du PNUE et clôtura
la réunion à 19h15.
BREVE ANALYSE DU CNI-3
L'ESCALE MI-CHEMIN DE LA RANDONNEE: Alors
que le CNI-3 contemplait de manière fantasque les succès réalisés
par le CNI-2 et avançait sur des chemins escarpés vers le pinacle
convoité d'une convention sur les POPs, sa progression était quelque
peu freinée, les vents fluctuants des positions divergentes l'ayant
laissé à découvert sur bon nombre de questions clés telles que
celles des obligations et de l'assistance financière et technique. La
revue des progrès indique que le CNI-3 avance maintenant sur le terrain
le plus abrupt et le plus en altitude qui caractérise les négociations
environnementales multilatérales au moment où on passe de la
discussion des concepts généraux aux négociations textuelles détaillées.
L'angle d'inclinaison devenant de plus en plus aigu, le CNI-3 s'arrêta
pour reprendre son souffle, re-vérifier ses coordonnées, se réévaluer
et regarder stoïquement vers la période intersessions pour le
regroupement nécessaire et le réapprovisionnement en idées fraîches.
UN PAS VERS LE HAUT; UN PAS VERS L'AVANT: Le
CNI-3 a réalisé des avancées dans un certain nombre de domaines, y
compris au niveau du libellé et du contenu des articles et des annexes
dans les sections consacrées aux obligations clés de la Convention. Un
autre pas en avant fut le soutien exprimé en faveur des mesures de prévention
des produits chimiques nouvellement développement qui présentent des
caractéristiques de POPs. Le CNI-3 a également progressé dans l'élaboration
des articles de procédure. Le Comité de Rédaction Juridique parvint
à concocter les libellés pour quinze articles éminemment litigieux de
la Convention. Ces dispositions ne sont sans doute pas centrales, mais
elles renforcent néanmoins la base structurelle sur laquelle doit se
construire la Convention. Il y eut également des changements notables
dans les positions sur les dioxines qui venaient démontrer qu'un effort
réel est consenti pour laisser de côté les considérations de
positions et de traiter les sujets avec sérieux. Le libellé consacré
à la minimisation continue des rejets a semblé constituer un juste
milieu pour certains pays et a permis en tout cas de réconcilier les
camps polarisés constatés au CNI-2 et refléter une humeur plus
conviviale, avec des pays travaillant ensemble pour aller de l'avant et
aplanir les difficultés plus ardues.
Les discussions ont permis de clarifier les
positions des pays sur les questions d'assistance technique, d'aide
financière et de mécanismes de financement, que de nombreux
observateurs estiment être le "nœud" de la Convention et ont
permis aux délégués de dégager des voies possibles pour poursuivre
leur ascension. Le débat mené dans le groupe de travail a révélé
les crevasses les plus profondes à traverser, nommément la question de
savoir si les ressources disponibles sont suffisantes ou si des
ressources nouvelles doivent être identifiées et si un nouveau mécanisme
doit être établi pour fournir les financements. Concernant
l'assistance technique, un large soutien fut exprimé en faveur de la
mise en place d'un mécanisme d'échange d'information. Mais les pays en
développement ont souligné que l'information sur les donateurs
existants ne serait pas adéquate, à elle seule, et ont mis en exergue
la nécessité d'un engagement fort de la part des donateurs, avant de
conclure un accord sur d'autres obligations dans la Convention.
Après avoir entendu plusieurs pays demander l'établissement
d'un mécanisme de financement semblable à celui du Traité de Montréal,
plusieurs pays de l'OCDE se sont placés en travers de l'idée d'essayer
d'avancer sur cette voie, mettant en garde que cela risquait de prendre
du temps, plusieurs années, sans doute, entravant ainsi l'accès immédiat
aux fonds, et arguant qu'un tel mécanisme risquait de donner lieu à
moins de ressources, les donateurs risquant de rejeter vers un fonds qui
ne serait probablement pas capable de répondre à tous les besoins. Les
pays de l'OCDE ont préféré camper sur le terrain familier des fonds
existants. Les pays en développement se sont montrés réticents à
suivre un tel chemin, sans crampon de sécurité, compte tenu en
particulier des fortes obligations figurant dans les différents
articles.
DILEMME DANS LE CAMP DE BASE: A divers
moments, durant la semaine, les délibérations étaient ralenties par
manque de consensus sur la manière d'avancer. Les délégués se sont
retrouvés ainsi forcés de prolonger leur séjour au camp de base, au
milieu de la semaine, penchés sur le texte consacré à la procédure
et sur la manière de le transmettre au Comité de Rédaction Juridique,
empêchant la progression des discussions sur le gestion des déchets,
à la destruction des stocks, à l'information du public et à la
recherche, au développement et à la surveillance.
Quelques délégués ont également évoqué
l'absence de coordination entre les groupes régionaux, parmi les
facteurs ayant empêché les délibérations de repartir vers de
nouveaux sommets. Le manque de coordination était évident dès le départ
au sein du Groupe de Mise en Œuvre, les groupes régionaux n'étant pas
préparés à mettre leurs positions sur la table de négociation et
semblant hésitants à entrer dans la bataille avec des positions
uniformes. Un délégué fit part se sa frustration lorsqu'on fit
circuler, le dernier jour de la réunion les projets de texte des
articles consacrés aux thèmes de l'assistance technique et financière.
Les désaccords sur le texte portant sur le degré
d'engagement que devrait inclure la Convention, semblent avoir également
empêché le mouvement. Certains délégués ont identifié le but
ultime de l'élimination comme étant une aspiration nécessaire à
garantir un traité de prévention et d'élimination, plutôt qu'un
simple traité de gestion et de contrôle de produits chimiques, mais
d'autres ont laissé entendre que cela ne pouvait aboutir à un traité
faisable et pratique. La question des exemptions constitua un autre
point de discorde. Certains délégués estiment que le nombre
d'exemptions proposé jusque là finira par créer tellement de brèches
que les gouvernements n'auront pas trop de mal à esquiver les
obligations. D'autres arguent qu'un traité serait impossible sans
exemption pour un certain nombre de cas tels que celui des articles
d'usage courant ou celui de raisons de santé publique.
Les délégués ont également commencé à
s'apercevoir que la facilité de la progression d'avoir suivi un chemin
identique à celui de la procédure retenue pour le consentement éclairé
préalable (PIC), commençait à s'affaiblir, compte tenu du fait que
les thèmes touchant aux POPs sont de loin plus complexes et que les
obligations devant être assumées par les pays dans la future
convention sur les POPs sont autrement plus exigeantes qu'un simple échange
d'information.
A L'ATTAQUE DU SOMMET: Le sommet de la
montagne est en vue, mais il reste encore des chemins rocailleux à
escalader, compte tenu, en particulier du fait que l'objectif du CNI-4
est d'aboutir à un texte de négociation complet. Un délégué a déclaré
que les négociations n'ont pas encore vraiment commencé et qu'on en
est encore à cadrer les différentes questions. Cela signifie qu'il
reste encore beaucoup à faire durant la période intersessions pour que
les pays et les groupes régionaux puissent au mois de mars arriver à
Bonn fin prêts à mettre des propositions concrètes sur la table.
Comme c'est souvent le cas dans ce type de
situation, les délégués continuent à ne pas trop montrer leur jeu
pour assurer leurs arrières. Une escalade difficile les attend pour
parvenir à un accord sur un certain nombre de questions clés et des débats
sains, et des compromis seront nécessaires à Bonn et en Afrique du Sud
pour éviter les avalanches potentielles. Les éboulements potentiels
sur le chemin du CNI englobent les obligations en matière d'assistance
financière et technique, les exemptions pour raisons de santé publique,
l'élimination des PCB, les brèche potentielles dues aux exemptions
proposées, la mise en décharges des stocks, le commerce des produits
chimiques interdits et la vérification et le respect des obligations.
Les délégués quittent le camp de base du CNI-3 sans trop d'illusions
quant à la difficulté et à la complexité du chemin escarpé qui les
attend. Comme le fit sobrement observer l'un des négociateurs chevronnés,
chaque session du CIN donne l'impression que celle qui l'a précédé était
relativement plus facile. Nul doute que cela reste vrai pour l'ascension
vers Bonn et pour l'escalade au-delà vers le Sommet de Stockholm en
2001.
A SUIVRE
15EME SESSION DU GROUPE DE LA FAO SUR LES
CONDITIONS D'ADHESION: Cette réunion se tiendra du 27 au 29 octobre
1999 à Rome et produira des recommandations concernant les procédures
d'élaboration et de révision des lignes directrices et des manuels et
la révision du Code de Conduite International en matière de
Distribution et d'utilisation des Pesticides. Pour de plus amples
renseignements, contacter: Gero Vaagt, FAO; tel: +39 (6) 5705 5757; fax:
+39 (6) 5705 6347; e-mail: Gero.Vaagt@fao.org.
ATELIER OMM/EMEP SUR LA MODELISATION DU
TRANSPORT AERIEN ET LA MISE EN DECHARGE DES POPS ET DU MERCURE: Cet
atelier aura lieu en novembre 1999 au siège de l'OMM à Genève. Pour
plus d'informations, contacter: Marina Varygina, Meteorological
Synthesizing Centre East; tel: +7 (95) 124 4758; fax: +7 (95) 310 7093;
e-mail: msce@glasnet.ru.
CONVENTION DE BÂLE SUR LES DECHETS DANGEREUX: La
cinquième Conférence des Parties (CdP-5) de la Convention de Bâle se
tiendra à Bâle, en Suisse, du 6 au 10 décembre 1999. Pour d'autres détails,
contacter: Secretariat of the Basel Convention; tel: +41 (22) 979 8218;
fax: +41 (22) 797 3454; e-mail: bulskai@unep.ch;
Internet: http://www.unep.ch/basel/index.html.
PREMIERE SESSION DU COMITE CHARGE DE LA REVUE
DES PRODUITS CHIMIQUES POUR LA CONVENTION DE ROTTERDAM: La Première
Session du Comité Chargé de la Revue des Produits Chimiques pour la
Convention de Rotterdam sur le consentement en connaissance de cause préalable
(PIC) est provisoirement prévue en janvier ou février 2000 à Genève.
Pour plus de renseignements, contacter: Gerold Wyrwal, FAO; tel: +39 (6)
5705 2753; fax: +39 (6) 5705 6347; e-mail: Gerold.Wyrwal@fao.org.
CIN-4 SUR LES POLLUANTS ORGANIQUE PERSISTANTS:
La quatrième session du Comité Intergouvernemental de Négociation
chargé d'Elaborer un Instrument International Juridiquement
Contraignant aux fins de l'Application de Mesures Internationales
concernant Certains Polluants Organiques Persistants (CNI-4) aura lieu
du 20 au 25 mars 2000 à Bonn. Pour de plus amples détails, contacter:
UNEP Chemicals (IRPTC); tel: +41 (22) 979-9111; fax: +41 (22) 797-3460;
e-mail: dodgen@unep.ch; Internet: http://irptc.unep.ch/pops/.
CINQUIEME CONSULTATION SUR LA PREVENTION ET LA
MISE EN DECHARGE DES RESERVES OBSOLETES ET NON DESIREES DE PESTICIDES: Cette
r�union est pr�vue en mai 2000 � Rome et sera consacr�e � l'examen
de nouvelles dispositions pour la pr�vention et la mise en d�charge
des r�serves obsol�tes de pesticides et la mise � jour / l'�laboration
de diverses directives techniques en soutien au Code de Conduite de la
FAO. Pour d'autres informations, contacter: Ale Wodageneh, FAO; tel: +39
(6) 5705 5192; fax: +39 (6) 5705 6347; e-mail: A.Wodageneh@fao.org.
GROUPE DE LA FAO SUR LES CONDITIONS D'ADHESION:
La 16�me session du Groupe de la FAO sur les Conditions d'Adh�sion se
tiendra du 22 au 29 mai 2000 � Grenade, en Espagne, et sera consacr�e
� l'�laborations des Sp�cifications de la FAO dans le cadre des
nouvelles proc�dures devant �tre �tablies pour une gamme de
pesticides. La 17�me session est pr�vue du 26 au 30 juin 2000 � Rome
et sera consacr�e � une consultation sur l'�tat d'avancement de la r�vision
du Code de Conduite International en mati�re de Distribution et d'Usage
des Pesticides et � l'�laboration de recommandations sur les proc�dures
de la pr�paration et de la r�vision des lignes directrices. Pour plus
d'informations, contacter: Gero Vaagt, FAO; tel: +39 (6) 5705 5757; fax:
+39 (6) 5705 6347; e-mail: Gero.Vaagt@fao.org.
TROISIEME REUNION DU FORUM INTERNATIONAL SUR LA
SECURITE CHIMIQUE: La Troisi�me R�union du Forum International sur
la S�curit� Chimique se tiendra du 14 au 20 octobre 2000 � Salvador (Balina),
au Br�sil. Pour plus de renseignements, contacter: Executive Secretary,
Intergovernmental Forum on Chemical Safety; tel: +41 (22) 791 3650/4333;
fax: +41 (22) 791 4875; e-mail: ifcs@who.ch;
Internet: http://www.ifcs.ch.
SEPTIEME REUNION DU CNI CHARGE DU PIC: La
septi�me session du CNI charg� du PIC est provisoirement pr�vue en
septembre ou octobre 2000 � Gen�ve pour la pr�paration de la Conf�rence
des Parties. Pour de plus amples d�tails, contacter: Niek Van der Graaf,
FAO; tel: +39 (6) 5705 3441; fax: +39 (6) 5705 6347; e-mail: Niek.VanderGraaf@fao.org;
Internet: http://www.pic.int/.
25EME SESSION DE LA REUNION CONJOINTE SUR LES
RESIDUS DES PESTICIDES: La 25�me Session de la R�union Conjointe
du Groupe d'Experts de la FAO sur les R�sidus des Pesticides dans
l'Alimentation et l'Environnement et du Groupe d'Experts de l'OMS sur
les R�sidus des Pesticides aura lieu du 11 au 29 septembre 2000 � Gen�ve.
Pour plus de d�tails, contacter: Amelia Tejada, FAO; tel: +39 (6) 5705
4010; fax: +39 (6) 5705 6347; e-mail: Amelia.Tejada@fao.org.
CONSULTATIONS GOUVERNEMENTALES SUR LA REVISION
DU CODE DE CONDUITE DE LA FAO: Cette consultation est provisoirement
pr�vue du 2 au 6 octobre 2000 � Rome et sera consacr�e � l'examen du
projet r�vis� du Code de Conduite de la FAO concernant la Distribution
et l'Usage des Pesticides. Pour plus de d�tails, contacter: Niek Van
der Graaf, FAO; tel: +39 (6) 5705 3441; fax: +39 (6) 5705 6347; e-mail: Niek.VanderGraaf@fao.org.
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