Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 15 No. 26
samedi 10 septembre 1999
LES FAITS MARQUANTS DU CNI-3 SUR LES P.O.P
VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1999
Cinquième journée du CNI-3, les délégués se
sont réunis en Plénière pour entendre lecture des rapports des
Groupes de mise en Œuvre et de Négociation Groups, du CRJ et des
groupes de contact sur les mesures d'interdiction et de restriction,
les produits chimiques nouvellement développés et les produits
secondaires. Après la Plénière, le Groupe de Négociation devait
plancher entre autres sur les thèmes d'échange d'information, des
produits nouvellement développés et des exemptions. Le Groupe de
Mise en Œuvre a devait pour sa part poursuivre l'examen du libellé
de l'article consacré au thème de l'assistance technique puis mener
des discussions générales sur celui de l'aide financière.
LA PLENIERE
Charles Auer (Etats-Unis), Président du groupe
de contact sur les mesures d'interdiction et de restriction, présenta
un rapport sur les discussions menées au sujet des PCB, faisant état
de l'insertion de libellés crochetés dans les annexes portant sur
les mesures d'élimination et d'interdiction et l'accord sur l'élimination
de la production et des nouvelles utilisations des PCB. Le groupe perçut
l'exemption de produits chimiques pour raison de santé
publique comme devant être spécifique sans pour autant parvenir à réaliser
un consensus sur la question. Le Président Whylie (Jamaïque) du
groupe de contact sur les produits secondaires présenta un rapport
sur la réunion préliminaire durant laquelle furent entamées les
discussions autour de la soumission conjointe de la Norvège et de
l'Islande. Kevin Buckett (Australie) rendit compte de l'accord général
conclu par le groupe de contact chargé de l'examen de la proposition
de texte avancée par la Norvège pour les critères concernant les
effets adverses dans l'annexe consacrée aux exigences en matière
d'information et de critère au niveau des propositions et de l'évaluation
des POP proposés. Jose Tarazona (Espagne) présenta un rapport sur
les discussions du groupe de contact chargé de l'examen des
propositions de texte sur la désignation de nouveaux
produits chimiques présentant des caractéristiques de POP.
L'orateur nota la réalisation d'un accord sur les mesures de gestion
de l'émergence de nouveaux POP, ainsi que les difficultés rencontrées
au niveau des points concernant les besoins particuliers et les types
de contrôles. Le Président du CRJ, Patrick Szell (Royaume-Uni) nota
que le CRJ a réorganisé l'article sur les plans de mise en œuvre
nationaux pour en améliorer la clarté. Concernant la question des
libellés de référence transversale au sujet d'autres instruments,
tels que la Convention de Bâle, le CRJ n'a identifié aucun empêchement
juridique mais insista néanmoins sur la nécessité de la prudence
dans l'utilisation d'une telle approche. Szell indiqua également que
la technique ne liait pas les non-parties à la convention référencée.
Au sujet de l'interface entre la convention de Bâle et celle sur les
POP, l'orateur identifia la nécessité d'une analyse politique
comparative axée sur les lacunes et les chevauchements éventuels. Le
Président du Groupe de Mise en Œuvre, Cardenas (Colombie), présenta
un rapport sur les discussions autour des propositions de l'UE et du
Canada au sujet de l'article portant sur l'assistance technique. Le Président
Buccini (Canada) souligna les difficultés rencontrées dans les délibérations
du Groupe de Négociation sur la détermination des instructions nécessaires
au CRJ concernant l'article consacré aux procédures et critères.
LE GROUPE DE NEGOCIATION
Dans le débat sur la procédure et les critères,
la NOUVELLE ZELANDE déclara que l'article proposé par l'UE abrégeait
plus qu'il ne fallait la procédure établie par le GEC. Un groupe de
contact, présidé par l'Islande, fut constitué pour la rédaction du
libellé sur la procédure. Concernant l'article sur l'échange
d'information, le BURKINA FASO, la CHINE, le TOGO et la TANZANIE appuyèrent
l'idée d'un échange d'information effectuée de manière à la fois
transparente et non-discriminatoire. Le délégué des ETATS-UNIS
proposa d'inclure les données touchant aux risques encourus, ainsi
qu'aux coûts économiques et sociaux. La REPUBLIQUE DE COREE appela
à un échange de données juridiques sur les législations et les
systèmes administratifs nationaux. Au sujet de la confidentialité de
l'information, le CAMEROUN, les PHILIPPINES, l'ARGENTINE, la TANZANIE
et la SUISSE appuyèrent la suppression de la clause sur la
confidentialité. Une coalition d'ONG appela à la mise à disposition
de toutes les données pertinentes concernant les POP, y compris sur
la production et le commerce de ces produits.
Au sujet de l'échange de données à travers le
Secrétariat, l'UE et le CANADA proposèrent l'insertion d'un libellé
reflétant que d'autres méthodes peuvent également être utilisées.
L'ARABIE SEOUDITE ajouta que les données peuvent être échangées
directement entre les Parties. Concernant la possibilité d'utiliser
le Secrétariat comme mécanisme d'échange d'information (MEI), le
CANADA mentionna le MEI du département des produits chimique sur les
POP comme plate-forme de discussion. Le délégué proposa également
l'idée d'avoir un MEI axé sur la mise en phase des besoins en matière
d'assistance technique et financière. Les délégués approuvèrent
la mise en place d'un MEI, la désignation de point[s] focal (focaux)
et l'implication du Secrétariat dans l'échange des données, mais
pas l'article sur la confidentialité de l'information.
Le Président Auer soumit la révision de texte,
incluant des annexes et des exemptions, élaborée par le groupe de
contact sur les mesures d'interdiction et de restriction. Traversant
les dispositions de l'annexe concernant la substance, les activités,
la date de mise en conformité et les exemptions particulières,
l'orateur souligna que le chlordane, le heptachlore, le DDT et les
PCB, qui sont mentionnés dans l'annexe consacrée à l'élimination,
y étaient tous crochetés. Il indiqua que le DDT et les PCBs
figuraient également entre crochets dans l'annexe sur les
restrictions. L'IRAN, appuyé par la CHINE, proposa l'insertion d'un
libellé faisant des conditions d'interdiction et de restriction
“assujetties à l'accessibilité de l'assistance financière et
technique.” Auer confirma que les entrées des pays dans les annexes
consacrées aux exemptions n'étaient pas complètes. Les ETATS-UNIS,
avec le CANADA, placèrent entre crochets le terme “production”
dans la clause sur les restrictions de production et d'utilisation. Le
porte-parole de PESTICIDES ACTION GROUP AND ALTERNATIVES FOR LATIN
AMERICA mit en exergue l'importance de la poursuite du but d'élimination
des POP. Les délégués décidèrent de transmettre le texte au CRJ
sans la clause sur les exemptions générales et avec la proposition
iranienne.
Auer présenta le libellé concernant les motifs
des exemptions générales: la recherche; les contaminateurs de
minimis dans les produits; les articles utilisés; l'utilisation au
sein d'un système intermédiaire fermé; et l'utilisation finale. Les
délégués s'accordèrent sur une exemption générale pour motif de
recherche, mais pas sur les autres exemptions. Ils ne parvinrent pas
à s'entendre sur le point de savoir si les exemptions devaient être
placées dans un article ou dans les annexes. L'UE appuya l'idée de
les faire figurer dans les annexes, le CANADA et la REPUBLIQUE DE
COREE, dans un article, la GAMBIE et l'INDONESIE précisèrent
qu'elles devraient figurer dans l'article consacré au champ d'action,
et l'AUSTRALIE souhaita les placer dans l'article sur les mesures de réduction
ou d'élimination. Plusieurs pays requirent l'élaboration du système
fermé. L'UE fit part de ses réserves concernant le risque de voir
l'exemption à titre d'utilisation finale créer une brèche dans la
convention et demanda sa suppression. Le MALI, l'INDE, la MALAISIE,
l'INDONESIE et l'AFRIQUE DU SUD, au nom du Groupe Africain, firent
part de leur approbation. Le délégué des ETATS-UNIS plaida pour le
maintien de l'exemption.
L'INDONESIE, le YEMEN et la MALAISIE demandèrent
une définition claire du terme de minimis. La REPUBLIQUE DE COREE
appuya toutes les exemptions mentionnées. GREENPEACE INTERNATIONAL
regretta le nombre et la portée des exemptions générales et
souligna qu'elles créeront des brèches pouvant mener à
l'augmentation des POP, en particulier avant l'entrée en vigueur.
Concernant les préparatifs du CNI-4, Buccini suggéra que le Secrétariat
considère la soumission des questions touchant aux
exemptions pour motif de contamination de minimis, d'articles
en utilisation et d'usage en système clos pour discussion plus éclairée.
Tarazona présenta le texte du groupe de contact
sur les nouveaux produits chimiques concernant les produits
nouvellement développés. Le texte stipule que les Parties prendront,
au sein de leurs plans de régulation et d'évaluation consacrés aux
produits chimiques nouvellement développés, des mesures permettant
de traiter les propriétés des POP aux fins d'éviter la création de
POP additionnels. Les délégués firent part de leur large soutien à
l'insertion d'une clause sur les nouveaux produits chimiques. La
SUISSE appuya la proposition de placer la clause dans l'article
consacré aux mesures de réduction et d'élimination des utilisations.
Un certain nombre de délégations firent part de leurs réserves
concernant le terme “création” de POP additionnels, indiquant
qu'il risquait de faire englober les circonstances non intentionnelles
telles que durant des travaux de recherche. Le délégué des
ETATS-UNIS proposa de se référer à
“nouveaux produits chimiques" uniquement et à préciser
la nécessité d'éviter la commercialisation de POP additionnels.
L'UKRAINE approuva et appuya le remplacement du terme "création"
par le terme “émergence.” Le
CANADA préféra une simple référence aux “produits chimiques”
de manière à englober les produits existants candidats à l'évaluation.
Le Président Buccini préféra traiter ce point de manière séparée,
compte tenu du fait que la recommandation du GEC couvrait les nouveaux
produits chimiques. L'UE proposa de placer entre crochets “éviter
la création” et d'ajouter “interdire la commercialisation.” Le
délégué des ETATS-UNIS s'opposa au terme "interdire." La
FEDERATION DE RUSSIE préféra avoir une référence aux impacts
environnementaux par opposition à la spécification de création ou
de commercialisation. En réaction, le délégué des ETATS-UNIS suggéra,
et la FEDERATION DE RUSSIE appuya, l'insertion d'une référence aux
utilisations. La Plénière décida de re-convoquer le groupe de
contact.
Whylie présenta un rapport sur la suite des délibérations
du groupe de contact chargé de l'examen des produits secondaires, sur
la proposition de Norvège / Islande à ce sujet. L'orateur nota,
entre autres: une définition des “meilleures techniques disponibles”; des discussions sur
une réduction “totale” de l'utilisation des produits secondaires;
un objectif consistant à poursuivre la minimisation; le besoin éventuel
de définir le terme “technique�; et un d�bat sur la n�cessit�
d'un plan d'action s�par� pour les produits secondaires. Pr�sentant
les r�sultats du groupe de contact sur la proc�dure, Halldor
Thorgeirsson (Islande) indiqua que le groupe a �laborer un texte
englobant les �l�ments cl�s identifi�s comme important � ins�rer,
mais qu'il n'a abord� ni les questions touchant au comit� d'�valuation
des POP, au principe de pr�caution ni les �l�ments ayant trait au
calendrier et au r�le du Secr�tariat. L'ARGENTINE pla�a entre
crochets les r�f�rences aux observateurs. Le texte fut transmis au
CRJ.
LE GROUPE DE MISE EN OEUVRE
Concernant l'assistance technique, le PEROU
introduisit une proposition du GRULAC appelant, entre autres: � une
coordination de l'assistance par le Secr�tariat; � l'extension de
l'assistance aux niveaux r�gional et sous-r�gional; � une
indication des besoins dans les rapports nationaux; et � l'�tablissement
de centres r�gionaux et sous-r�gionaux de renforcement des capacit�s.
L'INDE soumit une proposition appelant � la mise en place d'un m�canisme
d'assistance technique capable de fournir: l'information; le
renforcement des capacit�s; le d�veloppement de l'infrastructure; et
le transfert des technologies. La MICRONESIE appuya la proposition de
l'Inde d'ajouter la mise � disposition de mat�riels plus propres.
L'UE r�introduisit sa proposition avec un libell� tir� de la
proposition canadienne et appelant � un MEI ax� sur l'assistance
technique. La TANZANIE, au nom du Groupe Africain, soumit une
proposition assurant l'assistance technique entre autres au niveau:
des inventaires et des registres d'utilisation; de la destruction des
r�serves; des alternatives durables; et des plans d'action nationaux.
Plusieurs d�l�gations, dont la MICRONESIE, l'EGYPTE, le SENEGAL et
l'URUGUAY, identifi�rent les domaines compl�mentaires figurant dans
les propositions et appuy�rent l'id�e de les combiner. Le d�l�gu�
des SEYCHELLES approuva, pr�f�rant voir la proposition de l'Inde
servir de plate-forme. L'AFRIQUE DU SUD, appuy� par la TANZANIE,
proposa l'�tablissement d'un groupe restreint charg� de consolider
les propositions. Le CANADA, avec l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS, d�clara
qu'une n�gociation du texte sur la base des propositions �tait pr�matur�e
et sugg�ra que les propositions originales soient transmises au
CNI-4. L'INDE souhaita �tre �difi�e sur les raisons pour lesquelles
la n�gociation ne pouvait pas avoir lieu maintenant et appela �
l'identification des divergences. Cardenas sugg�ra que le Secr�tariat
pr�pare une compilation.
Les d�l�gu�s devaient plus tard proc�der �
l'examen de la compilation du Secr�tariat. L'UE d�clara que le texte
de compilation �tait difficile � lire et, avec les ETATS-UNIS et le
CANADA, appuya l'id�e de retourner aux propositions individuelles. Le
CANADA et l'UE soulign�rent la n�cessit� d'indiquer leurs
soumissions individuelles qui figuraient dans le texte en tant de
proposition conjointe. La MICRONESIE sugg�ra l'int�gration de tous
les �l�ments des diff�rentes propositions et la suppression des r�f�rences
aux pays pour se focaliser sur le contenu plut�t que sur l'origine.
L'EQUATEUR approuva. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS estima que le texte
ne serait pas appropri� sans attribution. Les d�l�gu�s d�cid�rent
d'inclure les propositions individuelles dans le proc�s-verbal de la
r�union.
Dans le d�bat sur la structure que devrait avoir
l'article sur l'aide et les m�canismes financiers, la CHINE et le
PEROU recommand�rent la mise en place d'un m�canisme de financement
multilat�ral individuel. La CHINE d�clara que les domaines de
financement du FEM
n'englobaient pas les POP. Le CANADA, avec l'AUSTRALIE, l'UE, les
ETATS-UNIS, le JAPON et l'EGYPTE, s'oppos�rent � la cr�ation d'un
nouveau fonds multilat�ral. Le CANADA recommanda l'examen et le
renforcement des m�canismes de financement existant. L'INDE sugg�ra
la mise en place d'un m�canisme de financement s�par� utilisant
l'aide bilat�rale et multilat�rale. L'EQUATEUR proposa un m�canisme
double financier et technique assorti d'un m�canisme volontaire
additionnel. L'URUGUAY mit en relief l'imp�ratif de s'assurer de la
canalisation appropri�e des fonds. L'UE proposa un texte portant
entre autres sur: la mise � disposition des ressources financi�res;
un financement provenant de sources multiples; les fonds et les m�canismes
de financement disponibles; et l'implication du secteur priv�. La
MICRONESIE s'opposa � la formulation de la proposition et au recours
� une seule organisation. L'EGYPTE appuya l'utilisation des
ressources disponibles, notant que l'�tablissement d'un fonds
multilat�ral prendrait du temps et retardera d'autant la mise en
application. GREENPEACE INTERNATIONAL souligna que l'assistance
technique s'av�rait plus efficace que les transferts financiers.
L'IRAN introduisit une proposition appelant � un m�canisme de
financement ind�pendant pour la couverture des co�ts marginaux de la
mise en �uvre de la convention. La TANZANIE proposa un m�canisme de
financement similaire � celui du Trait� de Montr�al.
L'INDE nota que la majorit� des projets d'�limination
des POP �taient men�s dans les pays industrialis�s au moyen de
leurs fonds propres. Le CANADA d�clara que les agences d'aide n�cessitent
des requ�tes de financement directes pour d�terminer la demande. La
REPUBLIQUE TCHEQUE nota que l'offre doit s'�lever de mani�re �
pouvoir r�pondre � la demande. L'URUGUAY d�clara que les sources de
financement disponibles risquaient d'�tre peu sp�cifique pour
traiter des besoins de la convention. GREENPEACE INTERNATIONAL rappela
la d�cision du Conseil d'Administration du PNUE reconnaissant l'�cart
important entre les actions devant �tre entreprises sur les POP et
les capacit�s financi�res et techniques de bon nombre de pays.
Notant le manque de ressources disponibles aux pays tentant de traiter
le probl�me des POP, l'orateur appela � une obligation de trouver de
nouvelles ressources si celles disponibles s'av�rent inad�quates. Le
FEM mit en exergue les projets ax�s sur l'�valuation des
utilisations r�gionales des POP, la gestion des pesticides dans
l'agriculture et le contr�le des vecteurs des maladies. Le LESOTHO
nota des chevauchements entre les propositions et sugg�ra de les
combiner. Cardenas sugg�ra de compiler et de transmettre les
propositions � titre d'options � discuter durant le CNI-4.
DANS LES COULOIRS
A la fin de la journ�e, les d�l�gu�s sortant
du Groupe de Mise en �uvre semblaient ne pas �tre tout � fait s�r
des points sur lesquels ils ont donn� leur accord en annexant les
propositions individuelles au proc�s- verbal de la r�union. Alors
que certains d'entre eux se sont satisfaits de la perspective de voir
les propositions venir alimenter le d�bat du CNI-4, d'autres ont
confi� qu'ils craignaient les voir conf�rer � l'article un libell�
bizarre.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
La Pl�ni�re se r�unira pour entendre lecture
des rapports des Groupes de N�gociation et de Mise en �uvre et du
CRJ. Le Groupe de Mise en �uvre examinera le th�me de l'assistance
financi�re et le rapport de ses travaux. Le Groupe de N�gociation
passera en revue les progr�s r�alis�s au cours de la semaine.
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