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Publié par
L'Institut International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 15 No. 126 Mercredi 28 septembre
2005
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP-2 SUR LE
CPCC
MARDI 27 SEPTEMBRE 2005
La
deuxième Conférence des Parties à la Convention de Rotterdam sur la
Procédure du Consentement Préalable en Connaissance de Cause
applicable à Certains Produits Chimiques et Pesticides qui font
l'objet d'un Commerce International (CdP-2) s'est ouverte à Rome
mardi après-midi 27 septembre. Après les déclarations liminaires
présentées par les représentants de la FAO, du PNUE et du
Gouvernement Italien, les délégués ont traité les questions
d'organisation, confirmé les experts et le Président du Comité
d'Etude des Produits Chimiques (CEPC) et examiné les questions ayant
trait aux CEPC.
PLENIERE D'OUVERTURE
Philippe Roch, Président de la CdP-2 (Suisse), a souhaité aux
délégués la bienvenue à la réunion. David Harcharik, Directeur
Général Adjoint de la FAO, a mis en relief la contribution des
pesticides à l'accroissement de la production alimentaire et à la
réduction de la pauvreté, tout en soulignant qu'ils ont impliqué des
coûts environnementaux. Il a indiqué que l'augmentation attendue de
la production agricole sera réalisée par une augmentation de l'usage
de pesticides, et que cela requiert une réglementation appropriée
des produits chimiques. Faisant état du taux des ratifications de la
Convention de Rotterdam, il a appelé à l'avancement de la mise en
application de la Procédure du consentement préalable en
connaissance de cause (CPCC), à la mise en place de partenariats, à
un partage des responsabilités et à l'adoption d'approches
cohérentes et compatibles dans le cadre plus large de
l'environnement et du développement. Il a mis en exergue le rôle que
la Convention de Rotterdam peut jouer dans la promotion des pays
pauvres et dans la garantie de la disponibilité de ressources
agricoles répondant aux besoins des générations à venir.
Shafqat Kakakhel, Directeur Exécutif Adjoint du PNUE, a mis l'accent
sur les liens entre la gestion rationnelle des produits chimiques et
la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire,
indiquant que le Sommet Mondial de 2005 tenu à New York a réaffirmé
l'engagement sans ambiguïté pris par tous les gouvernements en
faveur de la concrétisation de ces objectifs. Il a également
accueilli avec satisfaction la conclusion de la troisième session du
Comité Préparatoire pour l'Elaboration d'une Approche Stratégique de
la Gestion Internationale des Produits Chimiques (ASGIPC) qui a pavé
le chemin à l'adoption de cette Approche Stratégique à Dubaï,
l'année prochaine. Il a précisé que la procédure du CPCC a commencé
comme étant une procédure volontaire puis a évolué en une convention
juridiquement contraignante, permettant ainsi à la coopération
internationale de complémenter les efforts nationaux de gestion des
produits chimiques. Il a également encouragé les pays à ratifier la
Convention de Rotterdam, soulignant que la procédure volontaire du
CPCC prendra fin en février 2006.
Domenico Zinzi, Vice-ministre Italien de la Santé, a mis l'accent
sur l'engagement de son pays en faveur de l'application de la
Convention et a mentionné qu'une manifestation consacrée à ce thème
sera organisée en marge de la conférence. Il a souligné l'importance
de l'adoption d'une approche intégrée en matière de gestion des
produits chimiques. Il a déclaré que cette approche est reflétée
dans la Convention, qui confie les fonctions de secrétariat à la
fois au PNUE et à la FAO. Il a appelé au renforcement des synergies
entre les politiques sanitaires et environnementales et à une
coopération étroite entre les Secrétariats des Conventions de
Rotterdam, de Bâle et de Stockholm, compte tenu des interconnexions
dans la gestion internationale des produits chimiques, des déchets
dangereux et des polluants organiques persistants.
QUESTIONS D'ORGANISATION
Le
Président Roch a présenté, et les délégués ont adopté, l'ordre du
jour et l'organisation des travaux de la réunion (UNEP/FAO/RC/COP.2/1).
Il a également encouragé les Etats africains à désigner un
représentant pour le CEPC, et a mis en exergue la Note Scénario
élaborée par le Secrétariat (UNEP/FAO/RC/COP.2/2).
REGLEMENT INTERIEUR: Le Président a donné la parole au parterre
pour la présentation des observations concernant la clause crochetée
consacrée à la prise des décisions, en dernier ressort, par vote
majoritaire à deux tiers des voix des Parties présentes et votantes
(Paragraphe 1 de la Clause 45 de la Décision RC-1/1). Le JAPON,
l'ARGENTINE, l'AUSTRALIE, l'INDE et la CHINE ont apporté leur appui
à des prises de décisions fondées sur le consensus, et la TANZANIE,
le Royaume-Uni, au nom de l'UE, et le CHILI, ont exprimé leur appui
à l'utilisation de la majorité à deux tiers des voix, à défaut de
consensus. Le Président a suggéré, et les délégués ont accepté, de
laisser les crochets dans la décision pour examen aux CdP futures.
APPLICATION DE LA CONVENTION
CONFIRMATION DES EXPERTS DU CECP: Le Secrétariat a rappelé que la
CdP-1 a décidé que les membres du CEPC seraient désignés à titre
intérimaire sous réserve de leur confirmation par la CdP-2.
L'oratrice a précisé qu'à l'exception du Gabon, toutes les parties
ont désigné un expert (UNEP/FAO/RC/COP.2/7). Elle a ajouté que le
CEPC a proposé Bettina Hitzfeld (Suisse) comme présidente de la
prochaine réunion. La CdP a confirmé la désignation des experts et
de la Présidente du CEPC. L'ETHIOPIE a annoncé que les Etats
africains désigneraient un expert, mercredi.
RAPPORT DU CEPC: Le Secrétariat a présenté la rapport du CEPC (UNEP/FAO/RC/COP.2/8),
signalant que la réunion a donné l'occasion, entre autres:
d'examiner le rôle et le mandat du CEPC; d'examiner plus de 60
notifications; et de déterminer les thèmes devant être examiné par
la CdP.
L'INDE
a fait objection à l'inscription recommandée de l'amiante chrysotile
dans l'Annexe III (Produits chimiques assujettis à la procédure du
CPCC), mettant en lumière les effets de cette inscription sur les
efforts fournis par les pays en développement pour la mise à
disposition de logements à coût modéré. L'UE a indiqué que le nombre
important des notifications jugées par le CEPC ne répondant pas aux
critères de l'Annexe II (Critères régissant l'inscription des
produits chimiques interdits ou sévèrement restreints, dans l'Annexe
III) ne devrait pas décourager la soumission de notifications par
les Parties. L'UKRAINE a souligné que les décisions du CEPC
devraient être prises toujours par voie consensuelle.
Le
Président du CEPC, Hitzfeld, a ensuite introduit le document (UNEP/FAO/RC/COP.2/9)
mettant en relief les questions particulières qui ont émané des
travaux du CEPC à sa première réunion, portant notamment sur: les
décalages entre les exigences en matière d'évaluation des risques
des différents organismes internationaux; la confusion possible
entre les appellations commerciales et de marque; les orientations
concernant le terme "sévèrement restreints"; les compléments
d'information; et, la portée des Documents d'Orientation concernant
les Décisions (DOD).
Au
sujet de l'organigramme relatif au processus d'élaboration des DOD,
le KIRGHIZSTAN a suggéré de préciser que les produits chimiques
soumis à l'examen du CEPC devraient être "proposés par au moins deux
régions." Le Président a demandé si les délégués souhaitaient
replacer le libellé de cette disposition, pour plus de cohérence
avec la Convention. L'UE a approuvé et a également suggéré un
libellé indiquant que les propositions sont "vérifiées" par le
Secrétariat. L'INDE a souhaité avoir des éclaircissements sur le
rôle des observateurs dans l'élaboration des DOD. Le BRESIL, appuyé
par le CHILI, a reconnu la nécessité d'une transparence, et a fait
part de ses réserves concernant le fait que les observations émises
par les membres et par les observateurs ne devraient pas se voir
accorder leur même poids. Le Président Hitzfeld a déclaré que le
paragraphe cherche à réaliser la transparence et l'ouverture dans
les délibérations du CEPC, précisant que la rédaction des DOD est
effectuée uniquement par les membres du CEPC.
Le
Président Roch a mis en garde que, s'agissant de la représentation
régionale, l'équilibre n'est pas assuré dans le cas des observateurs
et que cela créait un déséquilibre potentiel au sein du CEPC, et a
suggéré que le CEPC établisse un règlement intérieur interne, à
soumettre pour examen à la CdP-3. L'UE a précisé que le CEPC ne
dispose pas de r�glement int�rieur, et que les r�gles applicables
sont celles de la CdP. Le d�l�gu� a soulign� par ailleurs que la
r�daction initiale des DOD est limit�e aux membres du CEPC et
qu'ensuite les documents sont distribu�s � une audience plus large.
Faisant part de son appui � l'organigramme et aux proc�dures de
travail du CEPC, l'AUSTRALIE a d�clar� que les r�gles encadrant
l'�laboration des DOD ont bien fonctionn� durant la proc�dure
int�rimaire, et qu'elles ont pu �tre mises � jour � la lueur de
l'exp�rience acquise par le CEPC. Le SENEGAL a propos� de changer "observateurs"
par "personnes ressources" pour clarifier la distinction entre les
membres et les observateurs du CEPC. L'AFRIQUE DU SUD a propos�
d'ajouter "en prenant d�ment en ligne de compte les commentaires de
ses observateurs" pour �tablir une distinction entre le r�le des
observateurs et celui des membres du CEPC. Soulignant que la
formulation propos�e est trop forte, le BRESIL a sugg�r� de stipuler
plut�t que le CEPC prenne note des commentaires des observateurs du
CEPC. La repr�sentante a indiqu� aussi que le CEPC devrait int�grer
ces observations "selon ce qu'il convient." La CdP a adopt�
l'organigramme, tel qu'amend� par l'UE, et avec les deux amendements
propos�s par le Br�sil.
DANS LES COULOIRS
Plusieurs d�l�gu�s sont arriv�s � Rome directement apr�s une semaine
de r�union longue et difficile � Vienne, consacr�e � l'�laboration
de l'ASGIPC. Le r�sultat de cette r�union a �t� un sujet de
conversation important dans les couloirs, les d�l�gu�s mettant en
relief � la fois les r�ussites accomplies et les divergences qui
restent � r�soudre dans l'Approche Strat�gique. En contraste avec la
r�union de Vienne, quelques d�l�gu�s anticipent que la CdP-2
r�ussirait � r�soudre l'ensemble des points importants inscrits �
son ordre du jour.
Quelques d�l�gu�s ont fait part de leurs r�serves concernant le
rythme des n�gociations sur le non respect des dispositions, les
d�lib�rations du Groupe de Travail Sp�cial de Composition Non
Limit�e ayant r�v�l� l'opinion de certains pays que l'�tablissement
d'un m�canisme pour de non respect est "pr�matur�," et qu'un d�lai
devrait �tre accord� � la mise en application de la Convention et �
la d�termination des probl�mes potentiels qui m�riteraient
l'attention du Comit� sur le non respect. Pour d'autres, cependant,
plus de dix ans de mise en application de la proc�dure volontaire du
CEPC devraient pouvoir fournir une plate-forme plus que suffisante �
la mise en place d'un tel m�canisme. En outre, comme d�crite par un
d�l�gu�, le sujet du non respect est � l'image du cercle vicieux
dans l'histoire "qui de la poule et de l'?uf," dans lequel on
pourrait d�battre � l'infini pour savoir qui de l'application ou du
m�canisme de non respect devrait venir en premier.
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Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre
� <enb@iisd.org>
a �t� r�dig� par Soledad Aguilar, Paula Barrios, Alice
Bisiaux, Noelle Eckley Selin, et Peter Wood. Edition
num�rique: Dan Birchall. Version fran�aise: Mongi Gadhoum.
Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>.
Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo"
Goree VI <kimo@iisd.org>.
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Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des
oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques
internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le
gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral
de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le
Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des
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pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des
affaires �trang�res, la Commission Europ�enne (DG-ENV), et
le minist�re italien de l'environnement. Un soutien g�n�ral
a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice
2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re
f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de
l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res
su�dois du d�veloppement durable et des affaires �trang�res;
les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires
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des affaires �trang�res; SWAN International; le minist�re
nippon de l'environnement (� travers l'IGES), et le
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