Mercredi 31 mai, le PrepCom s'est réuni pour la poursuite
des consultations officieuses. Le Groupe de Travail I a
planché sur le Chapitre II, au cours de la matinée. Le
Groupe de Travail II s'est penché sur le Chapitre IV, au
cours des séances de l'après-midi et de la soirée. Le
groupe de contact sur la santé et la famille s'est réuni le
matin, l'après-midi et, de nouveau, dans la soirée. Le
groupe de contact sur la traite s'est réuni dans l'après-midi.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
CHAPITRE II: LES REALISATIONS ET LES OBSTACLES
La fillette: Dans l'alinéa 27, consacré aux
obstacles, le G-77/ CHINE souligna la référence à la
pauvreté. JUSCANZ proposa de préciser les pires formes du
travail des enfants et le lourd fardeau des travaux
domestiques imposé aux filles. Le G-77/CHINE, contré par
l'UE, plaida pour la suppression de la référence à l'emploi
domestique des enfants. La référence resta crochetée. Le
SAINT SIEGE s'opposa au libellé portant sur les rôles
stéréotypes. L'UE insista sur le maintien des références
à la fois aux rôles et aux attitudes. Le G-77/CHINE suggéra
de crocheter "et/ou attitudes." Le SAINT SIEGE
proposa "attitudes et/ou rôles qui limitent les
potentialités de la femme". Le MEXIQUE, appuyé par la
GAMBIE, appela à l'insertion d'une référence aux attitudes
culturelles négatives. Le Président proposa attitudes
culturelles et stéréotypes et/ou rôles qui limitent les
potentialités de la femme. Le libellé resta entre crochets.
Le SAINT SIEGE préféra se référer aux "besoins"
de la fillette, au lieu de "situation" de la
fillette. Les délégués s'accordèrent sur le maintien du
terme situation. Au sujet des obstacles empêchant les filles
à prendre confiance en elles-mêmes, à s'autodéterminer et
à devenir autonomes, l'IRAN suggéra "adultes dans le
future." JUSCANZ plaça la proposition entre crochets. Le
SAINT SIEGE élargit les crochets aux termes "s'autodéterminer"
et "autonomes". L'UE s'opposa au libellé proposé
par le Saint Siège concernant le soutien parental. La ZAMBIE,
avec la LIBYE, appela à l'insertion d'une référence à la
pauvreté. L'IRAN suggéra un libellé qualifiant les rapports
sexuels précoces en dehors du mariage comme étant la cause
des grossesses non désirée et des HIV/ SIDA. Toutes ces
références furent laissées entre crochets et le Président
référa l'alinéa à un groupe de facilitation restreint.
Les Conflits Armés: Dans l'alinéa 13, consacré aux
obstacles, les délégués s'accordèrent sur un libellé
stipulant que les conflits armés continuait à être la cause
de sérieux obstacles à l'avancement des femmes, ainsi que
sur une référence proposée par le G-77/Chine, portant sur
les liens entre la paix, l'égalité et le développement.
JUSCANZ appela à préciser "l'égalité entre les hommes
et les femmes. L'amendement resta crocheté. Les délégués
ne parvinrent pas à s'entendre sur une proposition avancée
par le G-77/Chine, faisant référence à différents types de
conflits, dont celui de la domination étrangère. Dans la
liste des causes et des conséquences, les délégués
acceptèrent la référence proposée par JUSCANZ, portant sur
le déni des droits humains. Le terme "tous"
introduits par le G-77/Chine fut placé entre crochets. Le
G-77/CHINE remit en question le libellé proposé par l'UE
dénonçant l'extrémisme idéologique, et inséra de
nouvelles références aux énormes quantités de ressources
dépensées dans les arsenaux nucléaires et les mesures de
coercition unilatérales. L'UE, avec la CROATIE, suggéra la
suppression de "transition politique." JUSCANZ, avec
l'UE, appela à la suppression de la référence aux armements
de hautes technologies et à l'insertion d'une référence aux
recrutements "forcés", entre autres, d'enfants
soldats. JUSCANZ suggéra la suppression de la référence aux
sanctions économiques. L'UE remit en question, dans une
proposition du Saint Siège, le lien entre dépenses
militaires et affaiblissement de l'Etat. N'étant parvenu à
aucun, le Président référa le paragraphe à un groupe de
facilitation restreint.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
CHAPITRE IV: LES NOUVELLES ACTIONS ET INITIATIVES
La Vice-Présidente Patricia Flor s'adressa au Groupe de
travail II, dans l'après-midi, pour annoncer que les
résultats de la séance du mardi soir du groupe de contact
sur la santé et la famille ont été distribués. Concernant
la santé, le texte des paragraphes 107, 115 et 138 a été
accepté; Concernant la famille, le texte des paragraphes 102,
118 et 137 a également été accepté. L'oratrice recommanda
au groupe d'introduire le libellé approuvé dans le document
devant être adopté par l'Assemblée Générale, la semaine
prochaine.
Les Actions Nationales et Internationales: Le
Président Bhattacharjee proposa, et tous les participants
approuvèrent, d'ajouter "le cas échéant" dans le
chapeau de la section consacrée aux actions nationales et
internationales. Les délégués s'accordèrent sur le
sous-alinéa 126(a) bis, proposé par le G-77/Chine et
appelant à la mise en place d'un programme de coopération
Sud-Sud, en vue d'aider au renforcement des capacités des
arsenaux nationaux de la promotion de la femme, à travers,
entre autres, les échanges d'expertises, d'expériences et de
connaissances dans le domaine, la réflexion commune sur les
questions féminine et les méthodologies d'intégration des
perspectives féminines.
Dans le 126(d) bis, proposé par JUSCANZ, appelant à
l'entreprise d'une collecte des données appropriées
concernant les femmes autochtones en vue de renforcer
l'efficacité des programmes et services, les délégués
souhaitèrent la suppression de la référence aux celles pour
qui il n'existe aucune information pertinente. Le sous-alinéa
fut approuvé.
Dans le sous-alinéa 126(f) proposé par le G-77/China et
appelant au soutien des programmes innovants visant à
permettre aux femmes âgées d'accroître leur contribution au
développement et à la lutte contre la pauvreté, JUSCANZ
proposa, et tous les participants approuvèrent, de remplacer
le terme "permettre" par le terme "habiliter"
et d'ajouter une référence aux femmes âgées bénéficiant
du développement. L'UE, contrée par le G-77/CHINE, proposa
de combiner ce libellé avec ceux du 132(h) et du 132(i).
Quelques pays d'Amérique Latines (SLAC), contrés par le
G-77/CHINE, proposèrent de le placer dans le chapitre
consacré aux actions nationales. Les délégués
s'accordèrent sur le maintien du sous-alinéa dans le
chapitre des actions nationales et internationales, tel
qu'amendé.
Dans l'ancien sous-alinéa 129(a) (nouveau 122(b) bis) qui
appelle à l'implication des femmes dans les prises de
décisions à tous les niveaux, la ZAMBIE précisa
l'équilibre dans la désignation des femmes "et des
hommes". Les délégués approuvèrent et ajoutèrent une
référence au plein respect du principe d'égalité de la
répartition géographique. Ils amendèrent également le
libellé de manière à y mentionner l'emploi des femmes en
qualité de représentantes et d'envoyées spéciales et de
chargées de missions de bons offices au nom du Secrétaire
Général, entre autres, dans les affaires ayant trait au
maintien de la paix, à la restauration de la concorde et dans
les activités opérationnelles, y compris en tant que
coordinatrices résidentes.
Dans le 129(b) qui appelle à la mise en place de processus
et de mécanismes consultatifs, la LIBYE préféra une
référence au partenariat avec les "organisations
féminines y compris la communauté des ONG," et autres
groupes. Les délégués approuvèrent. L'UE reformula le
libellé de JUSCANZ qui appelle à s'assurer que toutes les
femmes, y compris celles issues des minorités ethniques, sont
pleinement impliquées et tenues informées des décisions
susceptibles d'avoir un impact sur leurs vies. SLAC et
d'autres intervenants préférèrent que ce libellé dresse la
liste spécifiant les catégories de femmes. JUSCANZ, avec
l'UE et l'AFRIQUE DU SUD, suggéra, et les délégués
approuvèrent, que le libellé fasse référence à toutes les
femmes, avec une attention à celles confrontées à des
barrières particulières entravant leur participation dans la
vie publique. Les délégués déplacèrent le sous-alinéa
vers le chapitre consacré aux actions nationales.
Les délégués intégrèrent le 129(c) avec le 129(d)
appelant à l'application de mesures positives permettant
d'ouvrir un accès égalitaire aux programmes de renforcement
des capacités, aux fins d'améliorer la participation des
femmes dans les processus décisionnels. La ZAMBIE précisa
"application et soutien… " SLAC, avec ST. KITTS ET
NEVIS, parlant au nom des pays des Caraïbes, se déclara en
faveur d'une référence d'ordre général à l'amélioration
de la participation dans les prises de décisions dans tous
les domaines et à tous les niveaux. La LIBYE, le PAKISTAN et
l'IRAN exprimèrent leurs difficultés avec la référence
proposée par JUSCANZ appelant à la participation de toute la
diversité des femmes. JUSCANZ proposa la suppression du mot
"toute". Les délégués acceptèrent le libellé
appelant à l'application et au soutien de mesures positives
conférant à toutes les femmes et en particulier aux femmes
autochtones, un accès égalitaire aux programmes de
renforcement des capacités et de formation, aux fins
d'améliorer leur participation dans tous les domaines et à
tous les niveaux. Le sous-alinéa fut ainsi approuvé.
Les délégués s'accordèrent sur la suppression du 129(e)
qui appelle au renforcement de la participation des femmes
autochtones dans les prises de décision. Dans le 129(f) qui
appelle à une participation équilibrée entre les sexes dans
les forces de police civiles et militaires, les délégués
examinèrent les re-formulations proposées par JUSCANZ et
l'UE. Le PAKISTAN préféra travailler sur le libellé avancé
par JUSCANZ et s'opposa, contrairement à ST. KITTS ET NEVIS,
à la référence portant sur la représentation des femmes
dans l'armée. JUSCANZ proposa, avec l'UE, une combinaison du
libell� consacr� � l'identification des femmes candidates
� la nomination dans les missions des Nations Unies de
maintien de la paix, avec celui propos� par l'UE concernant
leur participation dans les forces de police civiles. Le
BANGLADESH, avec l'ALGERIE, le NIGERIA et ST. KITTS ET NEVIS,
proposa: de maintenir les formulations s�par�es; de
remplacer la r�f�rence � une participation �quilibr�e
entre les sexes; et de d�placer le libell� portant sur les
forces de police civiles vers le chapitre consacr� aux
actions nationales. Les d�l�gu�s s'accord�rent sur le
report du d�bat en attendant de tenir des concertations avec
leurs coll�gues de la Quatri�me Commission.
Dans le 130(a) qui appelle � des mesures visant �
l'�radication de la violence � l'encontre des femmes, les
d�l�gu�s s'accord�rent sur l'insertion de r�f�rences: �
des l�gislations "nationales" efficaces; � "l'�limination"
de la violence � l'encontre des femmes; et aux pires formes
de travail des enfants. L'UE, avec JUSCANZ et le SAINT SIEGE,
mais contr�e par l'IRAN, pr�f�ra que le paragraphe se
focalise sur les filles. L'UE proposa l'insertion d'une
r�f�rence � la vente des enfants et la suppression de la
r�f�rence aux mariages forc�s, aux crimes d'honneur et �
la violence li�e aux biens dotaux. JUSCANZ sugg�ra de
retenir le libell� approuv� du CHR concernant les crimes
commis au nom de l'honneur et au nom de la passion. Le
PAKISTAN proposa un libell� sur les crimes motiv�s par le
racisme. Le texte resta crochet�.
Dans le 130(b) propos� par JUSCANZ et appelant � des
mesures visant � l'�limination de l'exploitation sexuelle et
�conomique des filles, l'ALGERIE, avec la CHINE, appela � sa
suppression. Le paragraphe resta crochet�. Dans le 130(c),
portant sur le viol et autres actes de violence sexuelle
contre les femmes et les filles, utilis�s comme arme de
guerre, le SAINT SIEGE sugg�ra un amendement faisant
r�f�rence aux crimes perp�tr�s contre les femmes et aux
crimes de violence sexuelle, tels que d�finis dans le Statut
de Rome du CIC, qui affirme que le viol, l'esclavage sexuel,
la prostitution forc�e, la grossesse forc�e, la
st�rilisation forc�e et autres formes de violence sexuelle,
constituent, dans des circonstances d�finies, des crimes
contre l'humanit� et des crimes de guerre. Le paragraphe
resta crochet�.
Dans le 130(d), portant sur le soutien financier et autre
en faveur des ONG et des diff�rents acteurs de la soci�t�
civile engag�s dans la lutte contre la violence exerc�e �
l'encontre des femmes, l'ALGERIE sugg�ra de d�placer le
libell� vers le chapitre consacr� aux actions nationales. La
repr�sentante de ST. KITTS ET NEVIS s'y opposa. Les
d�l�gu�s s'accord�rent sur un texte faisant r�f�rence:
� la mise � disposition d'un soutien en faveur des ONG; aux
organisations f�minines; � "toutes les formes de"
violence; et aux femmes "et aux filles." Les
r�f�rences aux diff�rents acteurs de la soci�t� civile et
� la violence bas�e sur la race exerc�e � l'encontre des
femmes et des filles rest�rent crochet�es.
Dans le 130(e), portant sur la poursuite des responsables
de toutes formes de violence � l'encontre des femmes et des
filles, SLAC sugg�ra de d�placer le sous-alin�a entier vers
le chapitre consacr� aux actions nationales. L'ALGERIE
proposa sa suppression. JUSCANZ appela � la suppression du
terme "toutes formes." Le paragraphe resta crochet�.
Dans le 130(f), appelant � s'assurer de l'�ducation et de la
formation pour tous les acteurs en contact avec les victimes
de la violence, JUSCANZ apporta son appui � la re-formulation
propos�e par l'UE concernant l'�tablissement de lignes
directrices et la fourniture d'une formation � tous les
acteurs. La repr�sentante de ST. KITTS ET NEVIS proposa une
r�f�rence � l'aspect judiciaire. Le sous-alin�a resta en
suspens.
Dans le 130(g) propos� par JUSCANZ et appelant �
l'organisation de campagnes publiques sur le caract�re
inacceptable de la violence � l'encontre des femmes, les
d�l�gu�s approuv�rent les suggestions introduites par le
PAKISTAN : "encourager" la tenue de campagnes
publiques, "am�liorer" la conscientisation du grand
public et, avec l'appui de nombreuses d�l�gations, une
r�f�rence au "co�ts sociaux" de la violence. Les
d�l�gu�s approuv�rent �galement la proposition du SLAC de
supprimer la r�f�rence � la r�solution de l'AG.
LES GROUPES DE CONTACT
Le groupe de contact sur la famille et sur la sant� a
poursuivi sa progression sur les points pol�miques. Dans un
second groupe de contact, les d�l�gu�s ont d�battu des
d�finitions de la traite des blanches et deux pays y ont
soumis de nouveaux textes pour consid�ration par le groupe.
DANS LES COULOIRS
Certains observateurs ont not� qu'il �tait sans doute
temps que les d�l�gu�s commencent � �laborer une
d�finition des progr�s. Cela signifie-t-il que le document
sera nettoy� ou qu'il restera parsem� de crochets ? Un
groupe, au moins, est actuellement en train d'importer
activement des libell�s des "PFA", estimant que
c'est l� la seule avenue ouvrant sur des r�sultats
acceptable pour tous. Pour celles et ceux qui souhaitent
pousser les choses un peu plus loin, le "UN�s Consensus
Building Institute" organise aujourd'hui un atelier �
commenceront-ils par un d�bat sur les raisons qui font que
les expos�s sont pr�sent�s en anglais uniquement? Dans
l'intervalle, un certain nombre de d�l�gu�s femmes ont fait
part de leurs r�serves concernant la dominance des
n�gociateurs vocaux n'ayant aucun int�r�t dans les
questions d�battues. Elles ont affirm� qu'il �tait temps de
rompre le bloc. Les groupes r�gionaux, agit�s dans le cadre
du r�gime de New York, sont en train de m�diter le chemin
suivi par SLAC. Plus on est de fous, plus on s'amuse�