Mardi 30 mai, le Groupe de Travail II a procédé à
l'examen du Chapitre IV tout au long des séances du matin et
de l'après-midi. Le Groupe de Travail I a planché sur le
Chapitre II au cours de la soirée. Un groupe de contact
facilité par Patricia Flor (Allemagne) s'est réuni le matin
et, de nouveau, l'après-midi, pour parachever la première
lecture des alinéas consacrée à la santé et à la famille.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
CHAPITRE II: LES REALISATIONS ET LES OBSTACLES
L'Environnement: Dans l'alinéa 25, consacré aux
obstacles, les délégués s'accordèrent sur phrase stipulant
que les politiques et les programmes environnementaux
manquaient de perspective féminine et ne rendaient pas compte
des rôles des femmes et de leurs contributions à la
durabilité environnementale.
La fillette: Dans l'alinéa 26, consacré aux
réalisations, les délégués s'accordèrent sur un libellé
portant sur: "certains" progrès réalisés dans
l'éducation; la création d'environnements scolaires plus
sensibles à la question féminine; l'amélioration de
l'infrastructure éducationnelle; et l'amélioration de la
situation à l'inscription et au maintien. JUSCANZ, le
NIGERIA, SLAC et ST. KITTS ETNEVIS appuyèrent l'insertion
d'une référence à la nécessité de mécanismes de soutien
pour les filles enceintes et les mères adolescentes. CUBA
suggéra l'insertion d'un libellé portant sur "les
mécanismes de soutien à la grossesse et à la maternité."
La LIBYE, le MAROC et la SYRIE s'opposèrent à toute
référence à la grossesse. La LIBYE appela à crocheter le
libellé portant sur la santé sexuelle et reproductive. Le
GHANA nota qu'il s'agissait là de la formulation approuvée
à la CIPD. Le SAINT SIEGE suggéra de crocheter le libellé
en attendant les conclusions du groupe de contact sur la
santé. Au sujet du libellé portant sur le nombre accru de
pays ayant introduit des législations interdisant la
mutilation génitale des fillettes, les délégués
approuvèrent une formulation proposée par la Zambie appelant
à imposer des pénalités plus lourdes à l'encontre des
responsables d'abus sexuels, de traite et de toute autre forme
d'exploitation des fillettes, notamment à des fins
mercantiles. Les délégués s'entendirent également sur
l'insertion d'une nouvelle formulation avancée par la Croatie,
faisant référence à l'adoption, par l'AG, de Protocoles
Optionnelles de la Convention sur les Droits de l'Enfant,
concernant l'implication des enfants dans les conflits armées
et la traite des enfants, la prostitution des enfants et la
pornographie utilisant des enfants.
Dans l'alinéa 27, consacré aux obstacles, JUSCANZ
suggéra l'insertion d'un libellé portant sur les "pires
formes" de travail des enfants. Le SAINT SIEGE s'opposa
à la référence aux attitudes discriminatoires "traditionnelles".
La poursuite du débat attend la distribution d'un texte de
compromis proposé par l'UE.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
CHAPITRE IV: LES NOUVELLES ACTIONS ET INITIATIVES
Les Actions Nationales et Internationales: Dans le
sous-alinéa 120(e) bis, proposé par l'Irak et portant sur la
nécessité de prendre des mesures urgentes et efficaces pour
l'allégement des effets négatifs des sanctions économiques
sur les populations civiles, en particulier, les femmes et les
enfants, JUSCANZ préféra la formule retenue par le SMDS+5
appelant à accorder une attention à la considération de
mesures urgentes et efficaces pour la question de l'impact
social et humanitaire des sanctions, en particulier, sur les
femmes et les enfants, en vue de minimiser les effets sociaux
et humanitaires. Aucun accord ne fut réalisé.
Dans le 122(b) bis proposé par le G-77/Chine et portant
sur le thème de l'autodétermination, JUSCANZ nota l'absence
de l'élément féminin, et proposa des amendements dont,
l'introduction d'une référence aux obstacles qui affectent
de manière adverse le développement socioéconomique. Citant
la formulation approuvée, le G-77/ CHINE préféra qu'il n'y
ait aucun amendement. Le libellé fut laissé crocheté.
Les sous-alinéas 125(A) à 125(J), qui englobent des
propositions soumises récemment, furent replacés devant le
125(a). C'est le G-77/ CHINE qui proposa les 125A-F, et CUBA,
les 125 G-J. Dans le 125A, appelant au renforcement des
stratégies visant à l'éradication de la pauvreté, l'UE
suggéra l'adjonction d'une référence aux stratégies de
participation; le remplacement du terme "impacts"
par le terme "challenges;" et l'insertion d'un
libellé appelant à tenir compte du rôle, entre autres, de
la société civile. Le G-77/CHINE y fit objection. JUSCANZ
suggéra l'insertion d'une référence aux effets de la
mondialisation. Le G-77/CHINE s'y opposa. Le libellé resta
crocheté.
Dans le 125B, consacré à la paix mondiale, JUSCANZ
proposa de remplacer le libellé consacré à la souveraineté,
à l'intégrité territoriale et à l'indépendance politique
des Etats et à la non-intervention dans les affaires qui
relèvent essentiellement de la juridiction nationale des
Etats, conformément à la Charte des Nations Unies. Le groupe
suggéra un libellé de remplacement appelant à
l'instauration d'un environnement international favorable à
la réalisation et au maintien de la paix, dans le plein
respect des objectifs et des principes de la Charte des
Nations Unies. L'UE préféra sa suppression ou son placement
dans l'introduction. Le libellé resta crocheté.
Le débat sur le 125C, portant sur les problèmes de la
dette extérieure et du service de la dette, fut reporté.
Dans le 125D, appelant à de nouvelles approches dans la
coopération internationale pour le développement, JUSCANZ,
avec l'UE, proposa d'intervertir l'ordre des références à
l'inégalité des sexes et à l'éradication de la pauvreté
et de déplacer le libellé vers l'alinéa 135. Le G-77/CHINE
accepta de déplacer le libellé mais préféra ne pas changer
l'ordre des références. Le texte resta entre crochets.
Les délégués s'accordèrent sur la fusion de l'alinéa
125E, appelant à mettre fin aux mesures coercitives
unilatérales commerciales, financières et économiques, et
le 125F, appelant à l'arrêt de l'utilisation des denrées
alimentaires et des médicaments comme outils politiques.
Citant le libellé retenu dans l'alinéa 145(h) du PFA, l'UE
et JUSCANZ, contrés par le G-77/CHINE, préférèrent "décourager"
à "mettre fin à.." JUSCANZ suggéra "de
continuer à décourager." Le G-77/CHINE suggéra "prendre
des mesures pour mettre fin à..." Aucun accord ne fut
réalisé.
JUSCANZ, SLAC et l'ALGERIE notèrent leur accord avec le
fond de l'alinéa 125G, consacré à la mondialisation, à la
participation et à la prise des décisions. La JAMAÏQUE
souhaita quelques amendements mineurs. Aucun accord ne fut
réalisé.
Dans le 125H, appelant à la mise en place de politiques
visant à promouvoir et à protéger la jouissance de tous les
droits humains et de toutes les libertés fondamentales en vue
de faire progresser, entre autres, l'égalité des sexes, la
LIBYE et d'autres Etats, contrés par l'UE, préférèrent la
promotion d'un environnement favorable à la mise en place des
politiques. Le délégué de ST. KITTS ET NEVIS, appuyé par
SLAC et contré par CUBA, préféra la mise en place et "l'application"
des politiques. Le paragraphe resta crocheté.
Dans le 125I, consacré aux services sociaux, le SAINT
SIEGE proposa de remplacer le libellé appelant à
l'éducation et à l'accès universel à des services de soins
de santé de qualité à portée de bourse et à l'accès aux
ressources, par un libellé appelant à s'assurer de l'accès
aux ressources et de l'accès universel aux services sociaux
de base. Le PAKISTAN proposa de déplacer ce libellé vers le
chapitre consacré à l'action nationale. Tous les
participants approuvèrent. JUSCANZ, avec CUBA, suggéra
l'insertion d'un libellé sexo-spécifique appelant à un
accès égalitaire aux ressources pour les femmes. Le PAKISTAN
ajouta une référence à l'analyse de la perspective
féminine. Avec ces amendements, l'alinéa fut approuvé.
Dans le 125J, appelant à la formation des aptitudes
nécessaire à l'éradication de la pauvreté, l'OUGANDA
proposa, avec CUBA, l'insertion d'une référence à la mise
à disposition et au soutien de la formation et de
l'acquisition des aptitudes. Les délégués ne parvinrent à
s'entendre sur le point de savoir s'il fallait placer le
libellé dans le chapitre consacré aux actions nationales ou
dans celui des actions internationales. Le délégué de ST.
KITTS ET NEVIS proposa de préciser que toutes les chances
offertes par la mondialisation soient ouvertes aux femmes. Le
SRI LANKA suggéra une référence à la coopération
régionale et internationale. Le texte resta crocheté.
L'UE proposa de fusionner les alinéas 127(a) et 127(f),
portant sur l'esprit d'entreprise des femmes. Le PAKISTAN,
avec l'ALGERIE, s'opposa au libellé appelant à la mise en
place d'un cadre de politiques économiques et sociales. SLAC
proposa de remplacer le libellé appelant à une assistance au
profit des femmes dans des domaines tels que, celui du
commerce international, entre autres, par un libellé appelant
à aider les femmes à participer et à bénéficier du
commerce international, entre autres. Le PAKISTAN ajouta une
référence à la nécessité de programmes sensibles à la
perspective féminine. Avec ces amendements, l'alinéa fut
approuvé.
Dans le 128(a), consacré aux modifications de curriculum,
les délégués débattirent d'une nouvelle formulation
proposée par SLAC. L'ALGERIE, avec le PAKISTAN, proposa la
suppression de la référence à la nécessité d'un respect
accru de l'égalité des sexes, et le texte fut approuvé.
Dans le 128(b), appelant à des changements d'attitudes de
la part des hommes, les délégués amenda une formulation
avancée par SLAC appelant à se référer à l'élaboration
de politiques et à la mise en œuvres de programmes.
L'ALGERIE précisa attitudes et comportements "stéréotypes"
et, avec l'IRAN, appela à la suppression de la référence à
la nécessité d'un comportement sexuel responsable et
respectueux. Avec ces amendements, les d�l�gu�s
approuv�rent le texte et le plac�rent dans le chapitre
consacr� aux actions nationales.
Dans le 128 (c), l'UE et la NAMIBIE apport�rent leur appui
� un libell� propos� par JUSCANZ et appelant � la
promotion de la participation des jeunes femmes dans les
r�seaux des jeunes. JUSCANZ proposa de remplacer "r�seaux"
par "organisations," et de pr�ciser le dialogue
entre les pays industrialis�s et les pays en d�veloppement.
Le libell� resta crochet�.
Dans le 128 (d), appelant � l'�ducation des fillettes,
des adolescentes et des jeunes femmes, les d�l�gu�s
approuv�rent une proposition des SLAC de combiner le libell�
avec celui de l'alin�a 128 (m). SLAC proposa �galement de le
placer dans le chapitre r�serv� aux actions nationales. L'UE
appela � l'adjonction de r�f�rences � la promotion de
l'�ducation et de programmes de suivi. Le PAKISTAN proposa de
pr�ciser le soutien en faveur des efforts nationaux. SLAC y
fit objection. Le PAKISTAN, avec la LIBYE et le SAINT SIEGE,
sugg�ra �galement la suppression du libell� portant sur
l'acquisition des connaissances, le d�veloppement de l'estime
de soi, et sur la prise de responsabilit�s et du contr�le de
leur propre vie. Le BANGLADESH sugg�ra l'insertion d'une
r�f�rence au d�veloppement, entre autres, d'aptitudes
ouvrant sur l'estime de soi. JUSCANZ, avec l'UE, proposa de
remplacer "contr�le de" par "prise de
d�cisions pour." Le texte resta crochet�.
Dans le 128(e), appelant � combattre les st�r�otypes
traditionnels, les d�l�gu�s accept�rent les amendements
introduits par JUSCANZ se r�f�rant � l'�limination des
st�r�otypes "n�fastes". L'emplacement du libell�
est en suspens. Les d�l�gu�s accept�rent de supprimer le
128(f), portant sur les biens et services publics. Dans le
128(h), appelant � des programmes d'�ducation et formation
�labor�s avec la pleine participation des femmes autochtones,
SLAC sugg�ra de changer le terme �ducation "informelle"
pour la remplacer par �ducation "non formelle".
L'UE proposa de supprimer les r�f�rences aux aspirations et
� la spiritualit�. Les d�l�gu�s accept�rent de d�battre
de cet alin�a plus tard, au moment d'int�grer les alin�as
consacr�s aux questions autochtones.
Dans le 128(i), concernant l'alphab�tisation des femmes
adultes, l'UE sugg�ra l'insertion de la formulation
approuv�e tir�e du Plan d'Action de Dakar appelant � la
r�alisation d'une am�lioration � hauteur de 50% des niveaux
d'alphab�tisation des adultes, d'ici 2015, en particulier au
profit des femmes, et de l'acc�s �quitable � l'�ducation
de base et de la formation continue pour tous les adultes. Le
PAKISTAN, avec l'ALGERIE et la LIBYE, sugg�ra un libell�
appelant aux "soutien et renforcement des programmes
d'alphab�tisation des adultes." L'UE sugg�ra la "poursuite
du soutien et du renforcement..." L'UE, JUSCANZ et SLAC
s'oppos�rent � la r�f�rence � des "programmes
nationaux". Le texte resta crochet�.
Dans le 128(j), consacr� � l'inscription, les d�l�gu�s
d�battirent d'un libell� propos� par SLAC et appelant � la
poursuite de l'examen et de l'�laboration des programmes
visant � traiter, entre autres, les causes du d�clin des
inscriptions et les cons�quences de ce ph�nom�ne. Le SAINT
SIEGE pr�cisa "les taux" d'inscription et pr�f�ra
l'augmentation des taux d'abandons des �tudes �
l'augmentation de l'abandon des �tudes. L'UE, appuy�e par un
certain nombre d'autres Etats, plaida en faveur d'un libell�
retenant des objectifs �ducationnels internationaux fix�s
par des conf�rences internationales pertinentes. L'ALGERIE
pr�f�ra une r�f�rence au renforcement de la coop�ration
internationale. Le texte resta crochet�.
Les d�l�gu�s s'accord�rent sur la suppression du
128(k), consacr� � l'alphab�tisation. Dans le 128(l)
propos� par l'UE et appelant � l'�galit� des chances en
faveur des femmes et des filles dans les activit�s
culturelles, r�cr�atives et sportives � tous les niveaux, y
compris, entre autres, les niveaux national et international,
l'IRAN, avec d'autres Etats, s'opposa au terme "� tous
les niveaux." La repr�sentante des PHILIPPINES proposa
une r�f�rence au niveau r�gional. Acceptant ces
propositions, les d�l�gu�s approuv�rent le sous-alin�a.
Les d�l�gu�s s'accord�rent ensuite sur la suppression du
128(n), appelant � la r�solution non violente des conflits.
Dans le 129(a), appelant � l'implication des femmes dans
les prises de d�cisions � tous les niveaux, l'UE appuya une
nouvelle formulation avanc�e par SLAC, encourageant une telle
implication mais appela � l'insertion d'une r�f�rence � la
r�alisation d'un �quilibre dans la d�signation des femmes.
Aucun accord ne fut r�alis�.
LES GROUPES DE CONTACT
Mardi apr�s-midi, le groupe de contact conduit par
Patricia Flor (Allemagne) a achev� la premi�re lecture de
tous les paragraphes concernant la sant� et la famille. Le
groupe a pr�sent� un rapport t�moignant d'une progression
r�guli�re sur un certain nombre de questions comptant parmi
les moins difficiles, comme celles concernant les donn�es et
la recherche, la mortalit� maternelle, l'acc�s universel aux
soins de sant� de base tout au long du cycle de vie, les
mesures garantissant l'intimit� de celles atteintes du HIV/SIDA,
le tabagisme et la nutrition. Une seconde lecture des
paragraphes en suspens commencera mercredi 31 mai.
DANS LES COULOIRS
En cette cinqui�me semaine des intersessions de P�kins+5,
la volont� politique, les ressources, la souverainet�
nationale, les droits humains et d'autres questions
pol�miques continuent � entraver les tentatives visant �
d�-crocheter de vastes portions du document des conclusions.
L'une des d�l�gu�es a d�clar� que le processus n'�tait
pas sans rappeler celui de l'accouchement. S'il s'agit l� des
douleurs de la gestation, le b�b� ne doit plus tarder �
venir � ce serait sans doute durant les premi�res heures du
matin nouvellement programm�es. Hier des d�l�gu�s ont
commencer � arriver des capitales pour offrir de nouvelles
perspectives. Ne pas oublier que 3,000 ONG sont accr�dit�es
aupr�s de la Session Extraordinaire. Il est absolument
certain qu'elles ne manqueront pas d'avancer librement leur
vue sur les points crochet�s, comme pourront en t�moigner
ceux qui se rappelle le d�roulement des choses � P�kin.