Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 13 No. 99
Jeudi 29 mai 2003

LES FAITS MARQUANTS DE LA FNUF-3

MERCREDI 28 MAI 2003

Mercredi, les délégués se sont réunis, le matin, pour parachever le dialogue avec les diverses parties prenantes et pour traiter les questions communes ayant trait au thème de l'amélioration des politiques de coopération et de la coordination des programmes. L'après-midi, les délégués ont débattu d'une question de fond à l'ordre du jour, les propositions d'action des GIF/FIF, concernant la santé et la productivité forestière.

LE DIALOGUE AVEC LES DIVERSES PARTIES PRENANTES

Le matin, le membre du Bureau, Conceição Ferreira (Portugal) a repris, et les délégués ont parachevé, le dialogue avec les diverses parties prenantes. L'ETHIOPIE a parlé des causes et des conséquences de la déforestation, et a appelé à une aide financière destinée à l'amélioration de la représentation des pays en développement dans les réunions futures. Le Secrétariat des PAYS A FAIBLE COUVERT FORESTIER (PFCF) a mis l'accent sur la tenue de sa réunion régionale constitutionnelle. Le délégué des ETATS-UNIS s'est félicité de la qualité du dialogue avec les diverses parties prenantes, mené au cours de cette session.

L'AMELIORATION DE LA POLITIQUE DE COOPERATION ET DE LA COORDINATION DES PROGRAMMES

Pekka Patosaari, Coordinateur et Chef du Secrétariat du FNUF, a introduit la note du Secrétaire Général concernant l'amélioration des politiques de coopération et de la coordination des programmes (E/CN.18/2003/6). Il a fait état de la collaboration entre le FNUF et les conventions et institutions internationales disponibles, dressé la liste des partenariats régionaux, et souligné le rôle du Secrétariat du FNUF dans la facilitation des flux d'informations liées au secteur forestier.

Hosny El-Lakany, Président du Partenariat de Collaboration sur les Forêts (PCF), a présenté un rapport sur l'état d'avancement des travaux du PCF (E/ CN.18/2003/INF/1), mettant en relief l'élaboration d'un Livre Source sur le Financement de la GFD, la création d'une groupe de travail sur la rationalisation des rapports, et la réalisation de progrès dans l'harmonisation des définitions ayant trait au domaine forestier, depuis la FNUF-2.

Le Maroc, au nom du G-77/CHINE, appuyé par CUBA, le TOGO et la MALAISIE, a souligné le rôle des partenariats dans la réalisation de la GFD. Identifiant l'éradication de la pauvreté comme étant le défis le plus crucial à relever, le délégué a mis l'accent sur l'importance d'une synergie entre les membres du PCF, mais, avec la NOUVELLE ZELANDE, a mis en garde contre une "micro-gestion" de la coopération, sans résultats pratiques. Il a appelé à une amélioration du renforcement des capacités et du transfert des technologies, et a encouragé le FNUF à améliorer sa collaboration avec la Commission du Développement Durable (CDD). La Grèce, au nom de l'UE et les pays en voie d'accession, a appelé à l'amélioration de la diffusion des données disponibles, tel que le Livre Source du PCF sur le Financement de la GFD, à l'harmonisation des définitions ayant trait aux forêts, à la rationalisation de l'établissement des rapports, et à l'amélioration de la collaboration avec les diverses Conventions et organisations des Nations Unies pertinentes. Le JAPON a requis des membres du PCF, d'éviter la duplication des efforts et a demandé à la Banque Mondiale, à la FAO et à d'autres membres du PCF, de faire avancer leurs travaux menés dans le cadre des Fonds Nationaux des Programmes Forestiers. Le SENEGAL a proposé la mise en place d'un fonds volontaire, avec la participation des pays en développement. L'INDE a souligné la nécessité de ressources financières pour asseoir une coopération efficace et a encouragé le PCF à assurer le suivi des résultats du Sommet Mondial pour le Développement Rural (SMDD), ayant trait aux partenariats. La CHINE a recommandé un renforcement des échanges d'informations et de la coordination entre la CDD, la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), la Convention sur la Lutte contre la Désertification, et avec diverses organisations internationales, telles que l'OMC, et une amélioration de la participation du public, dans le respect de la culture nationale et du niveau de développement des pays. L'IRAN a souligné le besoin d'un soutien technique en faveur des PFCF, et a recommandé que la FNUF-3 appelle les organisations internationales pertinentes, à traiter cette question.

CUBA a mis l'accent sur la connexion entre les forêts et la biodiversité, et a appelé à une coordination accrue entre le FNUF et la CDB. La NORVEGE a mis en exergue les liens entre les politiques forestières et l'allégement de la pauvreté, et a exhorté les membres du PCF à apporter leur assistance aux pays dans la facilitation de la certification volontaire, à soutenir les partenariats régionaux, et à renforcer la collaboration avec la CDB et la CDD. La MALAISIE a attiré l'attention sur l'analyse, de la CDB, des liens entre les approches basées sur l'écosystème et la GFD. Le délégué a indiqué que les partenariats régionaux doivent respecter les priorités politiques nationales. Le TOGO a déploré les disparités existant entre les pays quant aux progrès réalisés dans la mise en œuvre. La FINLANDE a souligné la nécessité de rattacher la GFD aux politiques visant la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, et l'égalité des sexes. Après s'être félicité des accomplissements du PCF, la représentante des ETATS-UNIS a encouragé ce dernier: à poursuivre ses travaux sur la question du financement avant la FNUF-4; à publier le Livre Source sur le Financement de la GFD; à explorer les opportunités offertes à travers le Fonds de Développement du Millénium; et à veiller à l'amélioration de l'interaction avec le nouveau Programme Forestier de la Banque Mondiale. Elle a également fait part de son appui à une proposition amendée, concernant les équipes de facilitation des évaluations régionales. Elle a souligné que ce sont les organisations membres du PCF qui doivent soutenir leur mise en œuvre.

L'AUSTRALIE a donné un aperçu sur les résultats des initiatives régionales, visant l'amélioration de la mise en application des propositions d'action des GIF/FIF, et a souligné la nécessité de déterminer les priorités de la mise en œuvre et de renforcer les liens intersectoriels, au niveau national.

La NOUVELLE ZELANDE s'est félicitée du Livre Source du PCF sur le Financement et a appelé à la poursuite des efforts du PCF visant au renforcement des synergies avec les divers organes pertinents. L'EGYPTE a remis en question l'efficacité du FNUF, compte tenu du fait que les pays en développement ne disposent souvent pas des moyens qu'il faut pour assister aux sessions du FNUF. L'UICN a souligné l'importance de l'éradication de la pauvreté, comme étant un élément clé de la GFD, et a appelé à la présentation d'une évaluation des efforts de coopération à la FNUF-4.

POINTS DIVERS

Dans le cadre de la rubrique Points Divers, le Co-ordonateur et Chef du Secrétariat du FNUF, Patosaari, a présenté un exposé sur les activités du Secrétariat et la situation du budget du FNUF. Il y a indiqué que les activités du Secrétariat ont englobé: l'organisation des réunions du bureau; la participation dans les réunions du PCF; la préparation de la documentation pour les sessions du FNUF; la production du bulletin d'information; et l'entretient du site sur la toile. Il a précisé que 983.000,00 dollars, provenant des contributions volontaires apportées aux Fonds Fiduciaire, sont disponibles, et a proposé de les utiliser pour aider les pays en développement à prendre part aux sessions du FNUF.

Le Maroc, au nom du G-77/CHINE, et le SENEGAL, ont fait part de leurs réserves concernant la faiblesse de la participation des pays en développement à la FNUF-3, et ont appelé à une aide pour le déplacement des délégations de ces pays, aux fins de s'assurer d'une représentation équitable. Le SENEGAL a déploré les retards accusés dans les déboursements des aides aux déplacements, et a demandé pourquoi les per diem ne sont couverts à la FNUF-3. Patosaari a répondu que la décision concernant ce sujet a été prise par l'Assemblée Générale et qu'elle est appliquée à l'ensemble des réunions des Nations Unies, laissant entendre que, toutefois, les donateurs ont la latitude de fournir des aides aux déplacements dans un cadre bilatéral.

LA MISE EN APPLICATION DES PROPOSITIONS D'ACTION DES GIF/FIF ET DU PLAN D'ACTION DU FNUF

Tiina Vähänen (FAO) a parlé des progrès réalisés dans la mise en application des propositions d'action des GIF/FIF, ayant trait au thème de la santé et de la productivité des forêts (E/CN.18/2003/5). Mettant en exergue les programmes internationaux en cours visant à réduire la pollution atmosphérique, l'oratrice a appelé à une harmonisation des méthodes de suivi et d'établissement des rapports. Elle a souligné l'importance: des approches préventives dans le traitement des menaces émergeantes, telles que les feux forestiers, les tempêtes destructrices, les changements climatiques et les nuisibles et les maladies; de la réduction de la dépendance des réactions ad hoc aux catastrophes; de l'atténuation des effets des changements climatiques; de la collaboration régionale; et, du suivi et du travail en réseau.

La Grèce, au nom de l'UE et des pays en voie d'accession, a réitéré l'engagement de l'UE à réduire les rejets atmosphériques polluants et les gaz à effet de serre, et a encouragé la ratification du Traité de Kyoto. Le délégué a appelé, par ailleurs, à une amélioration de la recherche sur le rôle des forêts en tant que puits de fixation du carbone et a mis en relief la menace pos�e par les esp�ces ali�nes invasives et les feux de for�t.

Le Maroc, au nom du G-77/Chine, a recommand� que la FNUF-3 se doit, entre autres: d'accorder davantage d'attention aux facteurs mentionn�s comme �tant des th�mes �mergeants, qui sont plus important que la pollution atmosph�rique dans nombre de pays; de renforcer le texte consacr� aux moyens de mise en �uvre dans ses propositions d'action; et de refl�ter le fait que les pays en d�veloppement sont bien en train de fournir, dans la mesure de leurs capacit�s, des efforts substantiels pour le traitement de la pollution atmosph�rique. L'INDONESIE et la CHINE ont parl� de leurs efforts dans le domaine de la restauration de la productivit� des for�ts. Le SENEGAL a appel� � une plus grande attention aux besoins et aux priorit�s des pays africains.

L'ARABIE SAOUDITE a appel� � une focalisation plut�t sur la pr�vention, que sur la reforestation, dans la gestion de la sant� des for�ts. La COLOMBIE a recommand� l'�tablissement d'un lien entre les strat�gies de la CDB et les PFN, la mise en place de strat�gies int�gr�es pour la restauration des �cosyst�mes, et la cr�ation de couloirs biologiques. La POLOGNE a soulign� le besoin de traiter ensemble les questions de productivit� et de sant� des for�ts, en se basant sur la GFD et sur les approches de l'�cosyst�me. L'IRAN a parl� des mesures qualitatives et quantitatives prises � l'encontre de la d�gradations des for�ts, en Iran. L'EQUATEUR a mis en exergue l'imp�ratif d'op�rer un transfert de technologies �cologiquement rationnelles et d'une approche scientifique int�gr�e pour l'�valuation des fonctions des for�ts. Le GUATEMALA a soulign� l'importance des approches pr�ventives, de l'�ducation et des �changes d'exp�riences � l'�chelle internationale. L'INDE a affirm� que le rapport rattache, de mani�re un peu trop �troite, le concept de la sant� des for�ts � la pollution atmosph�rique, et a appel� � une assistance internationale pour le renforcement des capacit�s nationales en mati�re de recherche. Le MEXIQUE a appel� � de plus amples renseignements sur les causes de la d�forestation. Le CANADA a donn� un aper�u sur ses accomplissements dans les approches bas�es sur l'�cosyst�me, en mati�re de gestion foresti�re. La MALAISIE a requis des membres du PCF, l'initiation d'�tudes sur les effets de la fum�e, de la brume et des changements climatiques, sur les for�ts. L'ARGENTINE a appel� � l'accroissement des efforts de recherche et a soulign� son r�le dans la promotion de la coop�ration r�gionale et des actions nationales li�es aux menaces �mergeantes. L'AUSTRALIE a d�clar� que les initiatives r�gionales dans le domaine de la gestion des feux de for�ts, doivent �tre secondaires aux programmes nationaux. Le PEROU a soulign� les effets n�gatifs du r�chauffement de la plan�te, sur la sant� des for�ts.

Le BRESIL, appuy� par CUBA, a fait remarquer que le rapport manque de focalisation sur les domaines du transfert des technologies, du renforcement des capacit�s et de la mobilisation des ressources, et qu'il est biais� en faveur des pays industrialis�s, ignorant l'historique de leurs rejets de gaz. CUBA a d�clar� que c'est dans les petits Etats insulaires tropicaux que sont �prouv�s le plus, les effets des changements climatiques. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a soulign� la n�cessit� d'une meilleure compr�hension des liens entre les questions du couvert, de la sant� et de la productivit� des for�ts, et les consid�rations �conomiques, et a mis en relief les interconnexions �cologiques entre les questions des esp�ces invasives et de sant� et de productivit� des for�ts. Le JAPON a soulign� le besoin d'am�liorer les efforts en mati�re de suivi et les perspectives des mesures pr�ventives, et a mis en exergue la mise en �uvre d'un programme bilat�ral dans le domaine de la pr�vention des feux de for�t. La NOUVELLE ZELANDE a parl� du besoin de strat�gies de bio-s�curit�. La FRANCE a donn� un aper�u sur les activit�s de son d�partement gouvernemental charg� de la sant� des for�ts, mettant en relief sa r�ussite � rattacher le travail de diagnostic de l'�tat de sant� des for�ts, aux activit�s sur le terrain.

DANS LES COULOIRS

Mercredi, les principales d�l�gations ont �t� particuli�rement occup�es � d�gager un compromis sur la question du groupe d'experts sur les param�tres, avant la consultation informelle de jeudi. Les bruits qui ont couru �taient centr�s sur la proposition avanc�e par un pays industrialis� majeur et appelant � la cr�ation d'un groupe de travail restreint charg� de la planification du travail du groupe d'expert sur les param�tres, � composition non limit�e, qui doit se r�unir � l'issue de la FNUF-4. En d�pit des pressions exerc�es par le Bureau pour la finalisation du sujet, jeudi, au plus tard, nombre de d�l�gu�s ne se sont pas montr�s tr�s optimistes. Certains sont m�me all�s jusqu'� douter que la raison pour laquelle la situation financi�re du FNUF a fait, mercredi, l'objet d'un examen, �tait de signaler � certains pays donateurs que la cr�ation du groupe d'experts sur les param�tres risque de co�ter.

A SUIVRE JEUDI ET VENDREDI

JEUDI

CONCERTATION NON OFFICIELLE SUR LES GROUPES D'EXPERTS SPECIAUX: Cette consultation se r�unira de 15h � 16h � Mission Suisse, pour la poursuite du d�bat, en vue de finaliser le cahier des charges des groupes d'experts sp�ciaux. La version consolid�e du texte du Pr�sident sera disponible, jeudi, � partir de 13h.

VENDREDI

PLENIERE: La FNUF-3 se r�unira, de nouveau, de 10h � 13h pour d�battre, entre autres, des aspects �conomiques des for�ts et des initiatives r�gionales.

CONSULTATIONS INFORMELLES SUR LA PROPOSITION AUSTRALIENNE: La r�union informelle consacr�e � l'examen de la proposition australienne, concernant les �quipes de facilitation des �valuations r�gionales, aura lieu � partir de 10h, dans la Salle XVII.     

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Andrew Baldwin andrew@iisd.org, Nienke Beintema nienke@iisd.org, Rado Dimitrov, Ph.D. rado@iisd.org et Tamilla Gaynutdinova tamilla@iisd.org. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org. Editrice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum: mongi@iisd.org. Directeur du Service Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Gouvernemrent des Etats-Unis (� travers le Bureau des Oc�ans et des Affaires Environnementales et Scientifiques Internationales du D�partement d'Etat Am�ricain), le Minist�re N�erlandais des affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI, DFAIT et Environnement Canada), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le DFID et DEFRA), la Commission Europ�enne (DG-ENV), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, et le Gouvernement Allemand (� travers le Minist�re de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ)). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin au titre de l'exercice 2003, par: le PNUE, le Gouvernement Australien, les Minist�res Su�dois de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, le Minist�re N�o-Z�landais des Affaires Etrang�res et du Commerce Ext�rieur, le Minist�re Norv�gien des Affaires Etrang�res, Swan International, le Minist�re Nippon de l'Environnement (� travers l'IGES) Le Minist�re Nippon de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (� travers GISPRI) et le Minist�re Islandais de l'Environnement. La version Fran�aise est financ�e par le Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res et l'OIF.Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD, � kimo@iisd.org, +1-212-644-0217 or 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.

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