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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 13 No. 76
Jeudi 14 Juin 2001
LES FAITS MARQUANT DE LA
FNUF-1:
MERCREDI 13 JUIN 2001
Troisième journée de la
FNUF-1, les délégués se sont réunis en séance Plénière
pour débattre du programme de travail pluriannuel (PTPA), du
plan d'action (PA) et de l'initiation des travaux avec le
Partenariat de Collaboration sur les Forêts (PCF).
LA PLENIERE
LE PTPA:
Le représentant de l'ALLIANCE FORESTIERE DE LA COLOMBIE
BRITANNIQUE mit en exergue la nécessité d'un instrument à
caractère contraignant, et apporta son appui à l'idée
d'établir, à cette fin, un groupe de travail ad hoc à la
FNUF-2. L'EQUATEUR présenta un rapport sur l'état
d'avancement de sa politique nationale en matière de forêts,
y compris sur le cadre juridique mis en place pour la GDF sur
la base des critères et indicateurs (C&I) agréés.
L'orateur fit également part de son espoir de voir se
concrétiser une plus grande coordination entre les divers
pays et les différentes organisations, et souligna
l'importance des actions parallèles entreprises aux niveaux
national, régional et international. Le SOUDAN réitéra les
besoins particuliers de près de soixante-dix pays à faible
couvert forestier (PFCF), notant que leur population atteint
plus de 400 millions de personnes. Le délégué suggéra de
traiter les questions touchant au développement des
ressources humaines et au renforcement des capacités dès la
FNUF-2, et insista sur la pertinence des produits forestiers
non ligneux pour la sécurité alimentaire. Il appela à la
levée des sanctions unilatérales imposées au Soudan, car
ces dernières dégradent l'aptitude du pays à gérer ses
forêts et à combattre la pauvreté.
L'ARGENTINE proposa de faire
de la question du commerce international, un thème à
considérer, et de tenir une réunion de groupe d'experts sur
le financement et le transfert des technologies. L'intervenant
indiqua que le segment ministériel doit procéder à
l'approbation du PA durant la FNUF-2, et fit part de sa
satisfaction quant au travail, en rapport avec le thème des
forêts, accompli au sein de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB). CUBA mit l'accent sur l'interconnexion entre
les considérations de conservation forestière, de
biodiversité et de changement climatique, et appela à
l'adoption d'une approche holiste et à un PTPA souple. Au
sujet de la mise en application nationale et régionale, le
représentant fit état des diverses réalisations et des
différents besoins des pays industrialisés et des pays en
développement.
Le COSTA RICA souligna
l'importance de parvenir à un accord sur le PTPA et sur le PA
à la FNUF-1. L'orateur mit en relief la nécessité
d'établir des critères pour la mesure des progrès
réalisés et appuya l'idée d'utiliser, dans leur
élaboration, l'expérience disponible et les systèmes de
suivi existants. Il apporta son soutien à l'idée de tenir
une réunion ministérielle à la FNUF-2.
Le GHANA déclara que le
PTPA doit se focaliser sur la mise en application des
propositions d'action du GIF et du FIF et, en particulier, sur
la levée des obstacles entravant la mise en œuvre du
programme forestier national (PFN). Le délégué souligna,
par ailleurs, que le PA doit avoir des objectifs et des
stratégies clairs pour le travail intergouvernemental, les
mécanismes de facilitation de la mise en application
nationale, les visées stratégiques et des dispositions
financières, en particulier au niveau national. Au sujet de
la coopération entre le FNUF et le PCF, l'orateur mit en
exergue le besoin d'une programmation conjointe basée sur la
détermination des thèmes prioritaires nécessitant une
synergie.
Le VENEZUELA déclara que la
FNUF-1 se doit d'aider les pays en développement dans la mise
en application les PFN, à travers une mise à disposition du
financement et de ressources technologiques et humaines. Le
JAPON apporta son soutien à l'adoption d'une approche
thématique pour chacune des sessions à venir. L'orateur
proposa que le thème de la FNUF-2 soit l'harmonisation des
activités ayant trait à la conservation forestière et à
l'utilisation des ressources forestières, des zones
protégés et des services environnementaux, et d'inclure les
outils politiques, tels que les PFN, les C&I et les
principes de la GDF, comme autant de sujets à examiner. Il
recommanda que le thème de la FNUF-3 soit le commerce,
l'investissement et l'environnement, et inclure le problème
de l'exploitation illicite. Il suggéra aussi que la seconde
moitié de la FNUF-4 soit consacrée à la revue des rapports
des pays et à la considération de l'action future.
Le VIETNAM souligna
l'importance de s'assurer que le soutien international soit
basé sur les besoins et sur l'aptitude des pays à mettre en
œuvre leurs PFN, et donna un aperçu sur les efforts fournis
au niveau national pour la promotion de la GDF. La CHINE
déclara que le PTPA doit être clairement focalisé sans
être limité aux thèmes évoqués, et inclure la prévision
d'un délai suffisant pour la discussion de la mise en
application. L'intervenant appuya l'idée de tenir un segment
ministériel à la FNUF-2. Il fit part de son souhait de voir
le PCF se focaliser sur la coordination pour la réalisation
des objectifs du FNUF. Il recommanda, en matière
d'élaboration des rapports, de bâtir sur les mécanismes
disponibles.
L'ALLIANCE INTERNATIONALE
DES POPULATIONS INDIGENES ET TRIBALES DES FORETS TROPICALES
appela à une pleine participation des peuples indigènes, des
ONG et de la société civile dans les débats sur les forêts
menés au niveau international. Le porte-parole déplora le
caractère peu souple des règles de l'ECOSOC et appela à la
participation des populations indigènes dans le PCF.
L'INITIATION DES TRAVAUX
AVEC LE PCF: La CDB rapporta que sa
prochaine CdP traitera du thème de la biodiversité
forestière et nota l'établissement du Groupe d'Experts
Techniques Ad Hoc sur la Biodiversité Forestière, aux
travaux duquel le PCF a participé. Le représentant indiqua
que le PCF sera sollicité d'apporter sa contribution dans la
prochaine étude pilote de la CDB sur les interconnexions
entre le changement climatique et la biodiversité.
Le CENTRE DE LA RECHERCHE
INTERNATIONALE SUR LES FORETS (CIFOR) fit état de son
adhésion au PCF et mit en relief son rôle dans la fourniture
d'un apport scientifique objectif à l'usage des
gouvernements. Le représentant mit en exergue l'implication
du CIFOR dans les recherches intéressant, entre autres: les
C&I, les aspects de la GDF ayant trait à l'économie et
à la sylviculture, les effets intersectoriels et les
incendies forestiers. Il indiqua que la participation dans le
PCF offrait l'occasion de recevoir des orientations du FNUF
sur les priorités en matière de recherche.
Le DEPARTEMENT DES AFFAIRES
ECONOMIQUES ET SOCIALES DES NATIONS UNIES (DAES) mit l'accent
sur son plein engagement en faveur du renforcement des
synergies avec la Commission du Développement Durable (CDD)
et du développement de nouvelles synergies avec d'autres
commissions fonctionnelles des Nations Unies.
Le représentant de
l'ORGANISATION POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE (FAO)
attira l'attention sur le rôle joué par cette dernière dans
le domaine de la collecte, analyse et dissémination des
données, et mit en relief le nouveau Centre des Programmes
Forestiers Nationaux, conçu pour l'apport de contributions
catalytiques visant à soutenir les efforts des pays en
développement dans la mise en œuvre des PFN. L'orateur annonça
l'intention de la FAO de mettre un agent de soutien à la
disposition du Secrétariat du FNUF.
Le FONDS MONDIAL POUR
L'ENVIRONNEMENT (FEM) accepta l'invitation à participer au
travaux du FNUF à travers l'adhésion au PCF. La
représentante indiqua que par rapport au financement global
réservé à la biodiversité, le programme opérationnel
forestier est celui qui a le plus grand nombre de projets et
la part la plus importante des affectations du FEM: 81 projets
pour un montant de 505.92 millions de dollars, assorti d'un
co-financement de plus de 1.03 milliard de dollars.
L'ORGANISATION
INTERNATIONALE DU BOIS D'OEUVRE TROPICAL (ITTO) parla d'une
récente décision prise par son organe dirigeant en soutien
à l'implication de l'ITTO dans le FNUF et dans le PCF,
laquelle autorise le co-parrainage des initiatives nationales
du FNUF par l'ITTO et la mise d'un professionnel à la
disposition du Secrétariat du FNUF. L'orateur nota que l'ITTO
a servi d'agence leader dans l'élément de programme du FIF
consacré au thème du commerce et environnement.
Le représentant du
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT (PNUD)
rappela qu'en sa qualité de membre de l'ITFF, le PNUD a joué
un rôle de premier plan dans le soutien des délibérations
intergouvernementales sur la question du financement de la
GDF, et nota que le Programme du PNUD sur les Forêts (PROFOR)
allait être rétabli sous peu dans le cadre d'un accord de
collaboration entre la FAO, la Banque Mondiale, les agences de
coopération bilatérale et les ONG, indiquant que sa
structure administrative sera abritée par la Banque Mondiale.
Le représentant du
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L'ENVIRONNEMENT (PNUE)
souligna les réalisations du Programme dans les domaines: des
causes sous-jacentes de la déforestation; de la conservation
forestière et des zones protégées; et des besoins et
exigences des PFCF. L'orateur nota que c'est sur ces mêmes
domaines que se focalisera le soutien du PNUE dans la mise en
application du PA. Le représentant de la BANQUE MONDIALE nota
que la nouvelle stratégie de la Banque, dans ce domaine,
mettra l'accent: sur la mise des for�ts au service de la
r�duction de la pauvret�; sur l'int�gration des for�ts
dans le d�veloppement durable; et sur la protection des
valeurs foresti�res globales.
L'UE d�clara que
l'adh�sion au PCF doit rester limit�e aux organisations
ayant une capacit� d'apporter, � travers leurs programmes et
leurs ressources, une contribution dans la facilitation de la
mise en application des propositions d'action du GIF et du
FIF. Le porte-parole requit du PCF, la reconsid�ration de sa
mission de mani�re � mieux y refl�ter, en guise de
priorit�, le besoin d'am�liorer la coop�ration et la
coordination entre les organisations, les institutions et les
instruments internationaux. Il mit en relief l'interaction �
double sens entre le PCF et le FNUF, et indiqua que les
membres du PCF se doivent d'agir en qualit� d'agence leader
pour les �l�ments particuliers du PTPA.
Le repr�sentant de
l'ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'EDUCATION, LA SCIENCE
ET LA CULTURE (UNESCO) informa les d�l�gu�s du r�sultat
des travaux du Comit� Intergouvernemental pour une Convention
sur le Patrimoine Mondial. Le porte-parole de la CONFERENCE
MINISTERIELLE SUR LA PROTECTION DES FORETS EN EUROPE (CMPFE)
encouragea la collaboration entre la CMPFE et le FNUF.
LE PLAN D'ACTION:
L'UE r�it�ra que le PA doit �tre op�r� � travers les
instruments disponibles, le FNUF n'�tant pas dot� d'un
mandat op�rationnel. Le porte-parole souligna par ailleurs
que les pays se devaient d'�tablir des priorit�s � travers
des �tudes syst�matiques, promis un soutien financier
continue en faveur des pays en d�veloppement dans le cadre
des programmes de d�veloppement existants, et mit en relief
l'importance des strat�gies de financement � caract�re
particulier qui facilitent l'implication du secteur priv�. Il
indiqua que l'�laboration des rapports et des �valuations
doit �tre bas�e sur les comptes rendus volontaires et sur
les objectifs fix�s par les acteurs particuliers, et sugg�ra
qu'une p�riode de cinq ans risque de s'av�rer insuffisante
pour la mise en application du PA.
L'OUGANDA qualifia la
p�riode de cinq ans pr�conis�e pour la mise en application
du PA de "dur�e p�niblement courte", et sugg�ra
que l'�valuation soit bas�e plut�t sur les conditions
physiques des for�ts plut�t que sur le niveau des activit�s
politiques.
Le GHANA mit l'accent sur la
n�cessit� d'accorder l'attention due � la question des
ressources financi�res requises pour la mise en application
du PA. Reconnaissant la n�cessit� d'engendrer des ressources
financi�res ad�quates, � l'�chelle int�rieure, l'orateur
d�clara ce cela ne devait en rien emp�cher l'encouragement
du soutien international. Il proposa que les objectifs et les
calendriers soient �labor�s avec des orientations des
membres du PCF bas�es sur les exp�riences v�cues dans le
cadre des programmes forestiers existants, et que les membres
du PCF montre l'exemple � travers une harmonisation des
exigences en mati�re d'�laboration des rapports. Il sugg�ra
aussi que le PCF identifie des m�canismes pour la
coordination du soutien des donateurs en faveur du secteur
forestier.
La SUISSE d�clara que la
progression vers la GDF est un processus � long terme, et
souligna la n�cessit� d'un PA � la fois r�aliste et
pragmatique pour le quinquennat � venir. Le d�l�gu�
encouragea l'adoption du PA dans les meilleurs d�lais
possibles tout en s'assurant de sa qualit� et de son
efficacit�. Il r�it�ra que la responsabilit� de la mise en
�uvre du PA devait revenir, pour l'essentiel, aux pays eux-m�mes,
mais reconnut la n�cessit� des ressources humaines et
financi�res, en particulier, pour les pays les moins
avanc�s. Il recommanda que les rapports aient un caract�re
volontaire, mais que le FNUF �tablisse les objectifs �
atteindre et les calendriers � respecter, et souhaita voir le
PTPA inclure des rapports et des �valuations dans les
meilleurs d�lais possibles. Il indiqua, en outre, que le PA
doit promouvoir les PFN aux fins de faciliter la mise en
�uvre des propositions d'action du GIF et du FIF.
Le JAPON sugg�ra que le PA
ne doive pas tenter de couvrir toutes les propositions
d'action du GIF et du FIF mais qu'il doive se focaliser
plut�t sur un nombre limit� de sujets essentiels. Le
d�l�gu� recommanda une cat�gorisation des 16 �l�ments
discut�s � la FIF-4, et d�clara que le PA ne doit en aucune
mani�re englober des points autour desquels il n'y a pas eu
de consensus au sein du FIF. Il proposa que le suivi,
l'�valuation et l'�laboration des rapports puissent porter
uniquement sur les �l�ments retenus dans le PA et inclure �
la fois la mise en �uvre des propositions approuv�es et la
progression vers la GDF.
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES: Le Pr�sident
Moubarak informa les d�l�gu�s que le projet de d�cision
concernant le PTPA sera disponible mercredi � 21h, et que les
n�gociations autour de ce projet de texte auront lieu au sein
d'un groupe de travail qui reste � �tablir. L'orateur
indiqua, par ailleurs, que le projet de d�cision concernant
le PA sera disponible avant la fin de la s�ance du vendredi
apr�s-midi et que les n�gociations autour de ce projet de
texte commenceront, lundi, au sein d'un second groupe de
travail. Il rappela aux d�l�gu�s que la date limite pour la
soumission des propositions �crites pour le PA, au Bureau,
est jeudi 10h, et les encouragea � soumettre leurs
propositions �crites concernant le PCF avant la date limite
fix�e au vendredi, 10h.
DANS LES COULOIRS
Les repr�sentants des
populations indig�nes et des ONG ont fait part de leur
frustration quant � leur exclusion du PCF et au fait de ne
pas �tre invit�s � apporter leurs contributions dans ses
travaux. Plusieurs d�l�gu�s ont, cependant, soutenu que le
PCF doit avoir une taille limit�e pour pouvoir r�aliser ses
objectifs consistant � renforcer la coop�ration et la
coordination entre les membres du FNUF et � faciliter la mise
en application des propositions d'action du GIF et du FIF, et
qu'une participation �largie risque de d�samorcer sa
focalisation et de donner lieu � "un autre cercle de
discussion."
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE:
Les d�l�gu�s se r�uniront en une br�ve s�ance Pl�ni�re
dans la Salle de Conf�rence 1 � 11h30 pour l'�tablissement
du groupe de travail sur le PTPA.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LE
PTPA: Tout de suite apr�s la
Pl�ni�re, le groupe de travail �tabli se r�unira pour
entamer l'examen du projet de d�cision concernant le PTPA. |