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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 13 No. 75
Mercredi 13 Juin 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
FNUF-1:
MARDI 12 JUIN 2001
Deuxième journée de la
FNUF-1, les délégués se sont réunis en séance plénière
pour examiner la procédure devant être suivie dans la
présentation des propositions de décisions et de
résolutions, traiter les questions ayant trait au financement
du FNUF et aborder les remarques concernant le programme de
travail pluriannuel (PTPA).
LA PLENIERE
PROCEDURE A SUIVRE DANS LA
PRESENTATION DES PROPOSITIONS DE DECISIONS ET DE RESOLUTIONS:
Le Président Moubarak demanda aux délégués de présenter
leurs suggestions quant à la manière de procéder dans la
présentation des propositions devant servir aux décisions et
résolutions. La SUEDE, au nom de l'UE, proposa que le Bureau
soit chargé d'élaborer et de soumettre les premiers projets
de décisions, notant que cela permettrait aux négociations
de se poursuivre de manière équilibrée et impartiale. Les
ETATS-UNIS, la NOUVELLE ZELANDE, la SUISSE et le CANADA
suggérèrent que la préparation des premiers projets de
décision soit l'œuvre du Bureau et/ou du Secrétariat. La
représentante des ETATS-UNIS nota que c'était là la
procédure qui avait été suivie dans les processus du GIF et
du FIF. L'IRAN, au nom du G-77/CHINE, et appuyé par le
NIGERIA, le BRESIL et CUBA, proposa que le G-77/ Chine
présente les premiers projets de décisions. Le BRESIL
souligna que c'était là la procédure utilisée par le
Seconde Commission de l'Assemblée Générale des Nations
Unies.
Après des discussions
informelles avec les délégations intéressées, le
Président Moubarak rapporta qu'un accord a été conclu sur
la procédure ci-après: Le Bureau, avec l'assistance du
Secrétariat et sur la base des contributions soumises par
écrit et des points de vue exprimés au cours des séances
plénières, fournira les premiers projets de décisions
concernant le PTPA, le PA et l'initiation des travaux avec le
PCF. L'orateur nota que les dates limites pour la soumission
des contributions écrites sont: Mercredi, 15h, pour le PTPA,
et jeudi 10h, pour le PA. Le CANADA demanda si cette
procédure établit un antécédent pour les réunions
futures, et le Président Moubarak répondit par la négative.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT AU
FINANCEMENT DU FNUF: Ali Khamis,
Chef du Service des Droits Economiques, Sociaux et Humains, au
sein de la Division chargée du Budget des Nations Unies,
donna des éclaircissements sur les arrangements budgétaires
appliqués au FNUF. L'orateur informa ainsi que, suite à
l'adoption de la résolution E/2000/35 de l'ECOSOC en octobre
2000, une note du Secrétaire Général (E/2000/L.33) est
venue délinéer la manière dont la Division chargée du
Budget devait procéder pour l'exécution. Il nota que les
propositions du Secrétaire Général pour le budget de la
biennale 2002-2003 avaient été élaborées en août 2000
alors que les consultations autour de l'établissement du FNUF
se poursuivaient encore et qu'un certain nombre de questions,
telles que celle de l'élection de domicile du Secrétariat,
du PTPA du FNUF et du montant des financements susceptibles
d'être mis à disposition par d'autres sources n'étaient pas
encore entièrement réglées. En résultat de quoi, la
Division chargée du Budget ne fut pas en mesure de garantir
le niveau de financement requis par le FNUF.
La FEDERATION DE RUSSIE et
le G-77/CHINE requirent davantage d'éclaircissements. La
représentante des ETATS-UNIS souligna que la résolution
énonçait clairement que le financement des activités du
FNUF et du Secrétariat devait être imputée au budget
régulier des Nations Unies, et que la question des fonds
supplémentaires, tels que les détachements, les
contributions volontaires et le fonds fiduciaire, était un
sujet à part. Ce dernier point trouva un écho auprès de
l'UE, du BRESIL et du NIGERIA.
Khamis expliqua que le
processus budgétaire des Nations Unies a deux étapes: La
première, soumission formelle du budget programmatique
biennal par le Secrétaire Général; et la seconde,
élaboration des états concernant l'implication du budget
programmatique (PBI), procédures ad hoc conçues pour
répondre aux nouvelles exigences. L'orateur indiqua que le
document E/2000/L.33 stipulait que c'est cette dernière
approche qui sera utilisée pour le financement du FNUF. Il
nota qu'on avait jugé qu'il n'était pas nécessaire
d'inclure le financement de l'exercice 2001 du FNUF, pensant
en général que les ressources déjà disponibles étaient
suffisantes; Si des ressources additionnelles devaient,
toutefois, être requises, la Division chargée du Budget
serait prête à demander à l'AG le financement additionnel.
Il ajouta que le document E/2000/L.33 notait également que la
question du Secrétariat et des services du FNUF sera
revisitée à la FNUF-1.
Le BRESIL indiqua qu'une
certaine provision devait être déjà disponible pour le
personnel du Secrétariat. L'oratrice s'interrogea sur le
point de savoir si la FNUF-1 n'avait pas besoin de formuler
les besoins du Secrétariat de manière plus précise que
celle figurant dans la résolution. La représentante des
ETATS-UNIS réitéra que la résolution appelait à
l'inclusion des coûts du Secrétariat dans le budget central,
même si leur estimation totale n'avait pas été encore
bouclée. Le NIGERIA souligna qu'il n'a jamais été question
de financer le Secrétariat du FNUF à partir de sources
extra-budgétaires. La représentante des ETATS-UNIS demanda
pourquoi les provisions du Secrétariat du FNUF n'étaient pas
incluses dans le budget de l'exercice 2002-2003, et déclara
qu'elle ne comprenait pas très bien comment une requête
présentée cinq trimestres avant la mise en route du budget,
pouvait être considérée extra-budgétaire.
Khamis déclara qu'on
pensait que le Secrétariat allait être financé par le
budget régulier et que les détachements devaient venir en
supplément. Il indiqua que des ressources suffisantes sont
disponibles pour permettre au Secrétariat de fonctionner au
cours de l'exercice 2002-2003, dès que la FNUF-1 aura adopté
le projet de décision concernant le PTPA et avisé la
Division chargée du Budget. Le BRESIL fit part de ses
réserves concernant le point de savoir comment le FNUF
pouvait réaliser de quelconques progrès sans un Secrétariat
stable, et suggéra que Jag Maini, Coordinateur du FNUF,
pouvait apporter son aide dans l'élaboration du PBI.
LES DECLARATIONS SUR LE
PTPA: L'UE souligna que la
sélection des thèmes de chacune des sessions du FNUF ne
devait pas venir servir à limiter le champ des discussions.
Au sujet de la question du suivi, de l'évaluation et de
l'élaboration des rapports, le porte-parole suggéra que les
rapports puissent être présentés et examinés à chaque
session du FNUF. Au sujet des groupes de travail ad hoc, il
proposa l'établissement d'un groupe sur l'élaboration d'un
système harmonisé pour les rapports, à la FNUF-1, d'un
groupe sur les finances, à la FNUF-2, et d'un groupe sur les
paramètres du mandat devant encadrer l'élaboration du cadre
juridique, à la FNUF-3.
Le BURKINA FASO mit en
exergue les efforts fournis actuellement pour la mise en
application du plan national de lutte contre la
désertification et la déforestation, et appela à un soutien
international à cette fin.
La MALAISIE appuya l'idée
d'assigner un thème à chacune des sessions à venir,
précisant que les questions du commerce international, du
financement et du transfert des technologies devaient
constituer les thèmes intersectoriels à aborder dans chaque
session. Faisant remarquer qu'une réunion ministérielle ne
suffisait pas à s'assurer de la volonté politique,
l'oratrice suggéra que les pays s'engagent à atteindre un
niveau minimum de couvert forestier et à entamer les
délibérations autour du cadre juridique dans les meilleurs
délais possibles. Elle souligna l'importance des fonctions
des forêts autres que celles de production de bois d'œuvre,
et fit remarquer que la communauté internationale se devait
de fournir le financement nécessaire à leur maintien. Au
sujet des causes de la dégradation des forêts, la
représentante attira l'attention sur le rôle des
investisseurs et sur les conditions imposées par les
organisations multilatérales dans les crises économiques
nationales. Au sujet de l'exploitation illicite, elle indiqua
que son pays n'était pas opposé à l'idée d'en discuter.
Elle souligna toutefois que le sujet devait être étudié
dans sa globalité, en tenant compte un certain nombre de
facteurs extérieurs dépassant le secteur forestier et les
frontières nationales.
Le BRESIL appela à la
prévision, au cours de chaque session, d'une discussion sur
les éléments restés en suspens dans le processus du GIF et
du FIF – le transfert des technologies, la question des
finances et celle du commerce international. L'oratrice plaida
pour des travaux intersessions au sein de groupes d'experts et
réitéra que le PA devait être adopté à la FNUF-1,
approuvé par les ministres à la FNUF-2 et présenté, à
titre de contribution, au Sommet Mondial sur le Développement
Durable.
La SUISSE souligna que la
mise en application des propositions d'action des GIF/FIF sera
menée principalement par les pays, insista que le FNUF doit
se focaliser sur un nombre limité de tâches pour pouvoir
accomplir des choses concrètes, et appuya l'idée de
consacrer un thème précis à chacune des réunions à venir.
L'INDONESIE déclara que la
principale focalisation du FNUF doit porter sur la mise en
œuvre et l'amélioration de la coopération internationale
dans le domaine de la mise à disposition des ressources
financières et du transfert des technologies, et mit en
relief la n�cessit� d'�tablir un groupe d'experts charg�
d'examiner les m�canismes et les strat�gies n�cessaires au
transfert technologique et financier.
Le NIGERIA souligna
l'importance du renforcement des capacit�s, du financement et
du transfert des technologies en tant que moyen de mise en
application, et proposa la mise en place de groupes de travail
ad hoc sur ces th�mes. Le d�l�gu� indiqua �galement que
la question de l'instrument juridique contraignant ne doit
�tre abord�e qu'apr�s l'�valuation du travail du FNUF. La
REPUBLIQUE DE COREE qualifia le PA d'objectif � long terme
qui n'a pas besoin d'�tre achev� d'ici 2005, et proposa la
tenue d'une r�union minist�rielle � la FNUF-3. Le GABON
d�clara que la GDF est une composante du programme de
r�duction de la pauvret� et proposa l'�tablissement de
groupes de travail sur les th�mes de coop�ration, de
transfert des technologies et de financement. Le GUATEMALA mit
l'accent sur le besoin de se concentrer sur ce qui est
faisable, et souligna que la pauvret� constituait une
contrainte capable d'entraver la mise en application.
La NOUVELLE ZELANDE affirma
que l'id�e d'un PA uniforme pour tous les pays �tait
inappropri�e, ces pays se trouvant � diff�rentes �tapes de
mise en application et n'ayant pas les m�mes priorit�s.
L'orateur nota l'imp�ratif d'examiner les questions nouvelles
et �mergentes, de recevoir les contributions des chercheurs
et des diff�rents acteurs sociaux, et de mettre en �uvre des
politiques susceptibles de garantir � l'investissement, des
profits ad�quats. Au sujet du suivi et de l'�valuation, il
pr�cisa que les �tudes comparatives doivent porter sur
diff�rentes p�riodes � l'int�rieur de chaque pays, et non
sur les �ventuels d�calages entre les pays. Il appuya
l'id�e de reporter l'examen de la question du cadre juridique
� la FNUF-4.
La repr�sentante des
ETATS-UNIS soumit un projet de programme pour les trois
sessions interm�diaires du FNUF. L'oratrice nota la
possibilit� de mener des travaux intersessions et d'inclure
les efforts des ONG et du secteur priv� dans le PA. Elle
souligna que le but en est la mise en �uvre par les pays, et
que les actions internationales du PCF et du FNUF doivent
venir uniquement en soutien aux politiques nationales. Elle pr�cisa
qu'il revenait aux pays de fixer leurs propres objectifs et
calendriers, et que la pr�sentation des rapports devait se
faire sur une base volontaire et par domaine th�matique. Elle
indiqua que le suivi et l'�valuation doivent �tre parties
int�grantes du PA, qu'ils doivent cibler � la fois les
politiques nationales et les actions des acteurs
multilat�raux, y compris les ONG, et �tre bas�s sur les
crit�res et les indicateurs retenus pour la GDF. Elle
souligna en outre que le financement doit �tre fourni
principalement au niveau des pays et qu'il est trop t�t pour
tirer des conclusions concernant les besoins � mettre �
disposition au niveau mondial.
La NORVEGE d�clara que les
trois prochaines sessions du FNUF doivent inclure des expos�s
sur les exp�riences nationales et r�gionales dans le domaine
de la mise en application, notamment les accomplissements
r�ussis et les d�fis � relever. L'orateur souhaita voir la
question des �changes avec les acteurs sociaux et celle du
travail avec le PCF �tre abord�es � toutes les sessions, et
le PA, �tre pr�sent� au Sommet Mondial sur le
D�veloppement Durable. Il indiqua par ailleurs que le th�me
de la biodiversit� foresti�re �tait inscrit � l'ordre du
jour de la CdP-6 de la CDB, et esp�ra voir la CDB pr�senter
un rapport au FNUF pour faciliter l'examen des questions
touchant, entre autres, � la biodiversit� foresti�re et au
savoir traditionnel ayant trait aux for�ts. Il apporta son
soutien � l'id�e de convoquer des groupes d'experts en
pr�paration aux discussions autour du th�me du financement,
� la FNUF-2, et celui des param�tres devant encadrer
l'�laboration du cadre juridique, � la FNUF-5, et indiqua
que l'�laboration des rapports doit constituer le th�me
principal du FNUF-4.
Le PEROU d�clara que la
mise en application des propositions d'action des GIF/FIF
n�cessitait un contexte international favorable, et apporta
son appui � l'id�e d'inclure un th�me intersectoriel dans
les travaux de chaque session. L'AUSTRALIE souligna
l'importance du feedback susceptible d'�tre recueilli dans le
cadre du PTPA et des enseignements susceptibles d'�tre tir�s
des exp�riences nationales et r�gionales dans la mise en
application des propositions d'action. Le d�l�gu� sugg�ra
la pr�vision d'une r�union minist�rielle � la FNUF-6, au
lieu de la FNUF-5. Il mit en relief, entre autres, le dialogue
avec les diff�rents acteurs sociaux, l'inclusion du secteur
priv� dans les groupes de travail experts et les initiatives
men�es par les pays, et souhaita voir le suivi, l'�valuation
et l'�laboration des rapports, s'effectuer en phase avec les
th�mes retenus pour chaque session.
DANS LES COULOIRS
Certains d�l�gu�s ont
d�plor� le fait de voir le FNUF sembler tituber d�s ses
premiers pas. Au lieu d'engager un vrai d�bat de fond sur les
points inscrits � son ordre du jour, les discussions se sont
embourb�es dans des questions organisationnelles telles que
celle de savoir de quelle mani�re proc�der dans la
pr�sentation des d�cisions et des r�solutions et dans le
financement du Secr�tariat. Nombre d'entre eux ont estim�
qu'il s'agissait l� de simples douleurs de croissance,
in�vitables pour un organe nouveau, alors que d'autres ont
regrett� que ces probl�mes n'aient pas �t� abord�s
plut�t, lors de session organisationnelle, compte tenu, en
particulier, du fait que le Forum ne se r�unit qu'une fois
par an et que les participants sont impatients de s'attaquer
au vrai d�bat.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE:
La Pl�ni�re se r�unira dans la Salle de Conf�rence 1 �
10h et les d�l�gu�s y poursuivront la pr�sentation de
leurs remarques concernant le PTPA. La pl�ni�re ajournera
probablement ses travaux assez t�t pour permettre aux
d�l�gations de pr�parer leurs propositions �crites pour le
projet de d�cision concernant le PTPA � soumettre au Bureau
avant la limite fix�e � 15h. Les d�l�gu�s peuvent
�galement envoyer leurs soumissions, par courriel, au
Secr�tariat � l'adresse �lectronique suivante: maini@un.org;
joshi@un.org; et hurtubia@un.org. |