Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 13 No. 52 mardi 11 mai 1999
LES FAITS MARQUANTS DU FIF-3
10 MAI 1999
Sixième journée du FIF-3, le GT1 a examiné le Rapport des
Coprésidents sur le suivi des progrès de la mise en application
des propositions d'action du GIF et le GT2 a planché sur le
Rapport des Coprésidents sur l'avenir de l'offre et de la
demande des produits ligneux et non ligneux. Les groupes de
contact sur le transfert des TER et sur le commerce et
l'environnement ont tenu des séances nocturnes. Le groupe de
contact sur les TER a achevé ses travaux.
LE GROUPE DE TRAVAIL 1
Concernant le suivi des progrès de la mise en application, le
G-77/CHINE requit l'insertion d'une référence à la nécessité de
ressources financières et techniques nouvelles et
supplémentaires à décider sur la base des critères et
indicateurs (C&I) au niveau national. La NAMIBIE apporta son
soutien à une référence aux C&I approuvés à l'échelle
internationale. L'UE demanda un éclaircissement des liens
existants entre les aspects à court terme et ceux à long terme
des progrès de la mise en application. Le délégué des ETATS-UNIS
plaida pour l'insertion de la GDF en rapport avec les C&I du
niveau national.
Concernant la collecte des données et leur diffusion, le
CANADA appela à une harmonisation des systèmes de suivi et
d'élaboration des rapports d'avancement, là où approprié.
Concernant la nécessité de renforcer les capacités
institutionnelles, le PEROU proposa de remplacer le suivi
périodique de "l'état des lieux des forêts" par celui du
"programme de travail sur les forêts", mais les ETATS-UNIS y
firent objection. Concernant le renforcement des capacités
humaines, le G-77/CHINE requit l'insertion d'une référence à des
ressources financières nouvelles et supplémentaires, mais l'EU
s'y opposa. Le délégué des ETATS-UNIS appela à une plus grande
priorité au renforcement des capacités dans les programmes
d'assistance destinés, en particulier, aux pays en
développement.
Au sujet de l'harmonisation de la terminologie et de la
comparabilité dans le domaine de la collecte des données aux
niveaux régional et mondial, le CANADA appela à l'insertion
d'une référence à la comparabilité des données plutôt qu'à la
collecte des données. Le PEROU, le G77/CHINE et la COLOMBIE
s'opposèrent à l'insertion d'une référence à l'harmonisation,
mais l'UE plaida en sa faveur. Les ETATS-UNIS, avec la MALAISIE
et le BRESIL, suggérèrent de se référer plutôt au développement
d'une meilleure compréhension commune des concepts clés qu'au
développement d'une harmonisation de ces mêmes concepts. En
réaction à une proposition du Canada appelant à la réalisation
d'une convergence, les ETATS-UNIS et le G-77/CHINE proposèrent
une nouvelle formulation incluant "une meilleure compréhension
commune des concepts clés et une plus grande comparabilité des
données."
Dans la référence aux outils de suivi et d'élaboration des
rapports volontaires nationaux, l'UE proposa l'insertion d'une
référence à la collecte des données menée par l'UICN, mais le
BRESIL y fit objection. Le délégué des ETATS-UNIS appela à
l'inclusion de la GDF après la référence aux C&I et suggéra
l'intégration des résultats obtenus dans le domaine des C&I dans
les rapports volontaires devant être adressés à la CDD. Le
BRESIL souligna l'importance de fonder les rapports volontaires
nationaux sur les priorités.
Le CANADA appela à la suppression de la référence à l'UICN.
L'UE souhaita avoir, et en fait, obtint des assurances du
Coprésident Asadi que cette omission n'empêchera en rien le
soutien aux activités menées par l'UICN et d'autres
organisations dans le domaine de la collecte des données. L'UE
proposa, et le groupe accepta, un paragraphe additionnel se
référant au besoin d'améliorer l'information nécessaire au suivi
de l'évolution de l'offre et de la demande des produits ligneux
et non ligneux et des services forestiers.
S'agissant des propositions d'action, l'AUSTRALIE, avec les
ETATS-UNIS et l'UE, suggéra l'insertion d'un chapeau introductif
rappelant les propositions d'action pertinentes du GIF.
L'AUSTRALIE, avec le G-77/CHINE, introduisit une nouvelle
proposition soulignant la nécessité de présenter au FIF-4 les
rapports d'avancement de la mise en uvre des propositions
d'action du GIF. Jag Maini, du Secrétariat du FIF, nota que
cette proposition donnerait lieu à une duplication avec les
rapports qui sont en train d'être collectés pour la CDD-8.
Concernant la proposition appelant à adopter un format harmonisé
et exhaustif dans l'élaboration des rapports, le délégué des
ETATS-UNIS suggéra une séparation et une mise en relief des
concepts liés aux rapports d'avancement et l'intégration des C&I
aux niveaux national et international. Le BRESIL, appuyé par le
CHILI, mit l'accent sur le besoin de se focaliser sur les
rapports nationaux. L'UE appela à l'adjonction d'une évaluation
mondiale des forêts aux rapports destinés à la CDD. La question
est retenue pour examen approfondi.
Dans la proposition appelant à la mise en place d'une
coordination et d'un partenariat effectifs pour le renforcement
des capacités des pays en développement, le délégué des ETATS-
UNIS suggéra de remplacer le qualificatif "effectifs" par
"améliorés." Le CHILI appela à la suppression de la référence
aux pays en développement, suggérant que tous les pays ont
besoin d'un renforcement des capacités, mais dû, un peu plus
tard, retirer cet appel.
Dans la proposition encourageant les organisations
internationales à donner un feedback aux pays et à mettre à
disposition l'information dont elles disposent, le CANADA
proposa de remplacer "Parties intéressées" par "groupes
intéressés" et offrit de donner aux différentes délégations un
briefing concernant ce libellé. Le délégué des ETATS-UNIS remit
en question la référence au terme "feedback" et l'UE expliqua
que ce terme se référait à la nécessité de faire parvenir
l'information en temps opportun, à l'encouragement de la
démarche et à la manière dont les données devraient être
utilisées. Le BRESIL souligna la nécessité des ressources
financières pour le soutien de l'élaboration des rapports. Le
CANADA suggéra l'insertion d'un libellé exhortant les pays à
mettre à disposition, à une échelle très large, l'information
touchant aux forêts, mais l'UE et les ETATS-UNIS s'y opposèrent.
Les ETATS-UNIS et l'UE, indiquèrent que le paragraphe se
référait principalement aux organisations internationales,
plutôt qu'à l'information nationale. Le BRESIL préféra une
reconnaissance que cela impliquait des besoins en ressources. Un
paragraphe consolidé par l'UE encourageant les organisations
internationales à se consulter fut approuvé par référendum.
LE GROUPE DE TRAVAIL 2
Le GT2 discuta du Rapport des Coprésidents sur l'avenir de
l'offre et de la demande dans le domaine des produits ligneux et
non ligneux. L'UE étendit l'intitulé de manière à y inclure les
services forestiers. Concernant les récentes études de
perspective ayant conclu que la demande sera en phase avec
l'offre sans augmentation des prix, l'UE ajouta qu'au niveau
national, certains pays pourraient connaître des pénuries. Le
délégué des ETATS-UNIS précisa que les pays pourraient connaître
également des augmentations de prix. Le G-77/CHINE amenda le
libellé stipulant que certains pays pourraient connaître des
pénuries, et l'éventualité d'une augmentation des prix fut
admise. La proposition de l'UE de placer la référence à la mise
en uvre des politiques dans le chapitre consacré à l'élément de
programme portant sur la promotion de la mise en application,
fut laissée en suspens.
Au sujet de la nécessité de passer à une gestion forestière
plus intensive, en matière de récolte des produits ligneux, le
CANADA souligna que les forêts ne pouvaient être que naturelles
et appela à la suppression des références aux forêts naturelles.
L'UE, appuyée par le G-77/CHINE, mais contrée par les ETATS-UNIS
et le CHILI, proposa de supprimer la référence aux plantations
dans la discussion sur les forêts gérées de manière intensive.
Le libellé est laissé entre crochets. Le libellé portant sur
l'efficacité des coûts de production des produits des forêts
gérées de manière intensive et le libellé alternatif proposé par
l'UE où il est stipulé que les principes environnementaux,
économiques et sociaux de la GDF doivent être pris en
considération dans la planification et la gestion des forêts
plantées, furent laissés de côté.
Au sujet des politiques en matière de prix, le libellé
proposé par le CANADA stipulant que les politiques qui
distordent l'opération efficace des marchés pouvaient contribuer
à la gestion non viable des forêts, fut accepté. L'UE, avec
l'appui de l'EQUATEUR, proposa un libellé indiquant que les
politiques en matière de prix influençait les modes de
consommation. Le G-77/CHINE s'y opposa. La proposition resta
crochetée. Le CHILI fit part de ses réserves concernant le
risque de voir les politiques adoptées à l'égard des peuples
indigènes et dans le domaine de la biodiversité distordre
l'efficacité des marchés. Le délégué des ETATS-UNIS modifia le
libellé de manière à stipuler qu'une étude des conséquences
environnementales des politiques de prix sera envisagée à la
fois pour les produits ligneux et pour les produits de
substitution. L'UE demanda le remplacement du terme "politiques
de prix" par "politiques du marché." Les deux propositions
furent acceptées.
Concernant les diverses propositions encourageant les pays et
les organisations internationales à améliorer la collecte des
données et la diffusion de l'information, l'UE nota qu'il serait
plus approprié de placer les propositions touchant à la collecte
des données, à l'élaboration des rapports et des inventaires
dans le chapitre consacré à l'élément de programme intéressant
l'application des propositions d'action du GIF et suggéra leur
transfert. Le libellé fut placé entre crochets en attendant son
transfert, après consultation avec leGT1. Dans d'autres
propositions, les délégués s'accordèrent sur un chapeau
encourageant les pays, y compris à travers la coopération
internationale, tel qu'approprié, à entreprendre la mise en
uvre des propositions d'action. Concernant la promotion des
politiques permettant de mieux répondre à la croissance de la
demande, le CANADA proposa qu'elles soient promues à travers
l'amélioration de la gestion des forêts. Le G-77/CHINE amenda le
libellé en y introduisant "à travers une GDF améliorée.
L'AUSTRALIE ajouta une référence à la plantation d'arbres
ailleurs que dans les forêts.
Au sujet de la reconnaissance du rôle du secteur privé, le G-
77/CHINE suggéra que les pays apportent leur appui au rôle du
secteur privé dans la production des matières premières à
travers la mise en place de politiques, d'incitations et de
régulations. La NOUVELLE ZELANDE plaida pour une pleine
reconnaissance du rôle indépendant du secteur privé, de manière
séparée des incitations et des régulations. Le libellé de
compromis stipule que le rôle du secteur devra sans doute être
soutenu par des incitations et des régulations. Le libellé
portant sur l'élaboration d'études pilotes permettant de
déterminer l'impact de la collecte du bois de chauffe fut placé
entre crochets.
Concernant l'élaboration et l'application de politiques
visant la promotion d'une production durable des produits non
ligneux et des services rendus par la forêt, le délégué des
ETATS-UNIS préféra que les pays travaillent en faveur d'une
meilleure compréhension de la production durable. Les délégués
examinèrent une proposition canadienne concernant la répartition
équitable des avantages au profit des pourvoyeurs des biens et
services. Les ETATS-UNIS, appuyé par le CHILI et le G-77/CHINE,
mirent en relief la nécessité de tenir compte de la distinction
entre les pourvoyeurs et les propriétaires et appela à un
libellé plus inclusif. La proposition resta entre crochets.
S'agissant des liens entre les politiques et les prix des
produits forestiers et de leurs substituts, le G-77/CHINE, la
NOUVELLE ZELANDE, les ETATS-UNIS et d'autres proposèrent de
nouvelles formulations et modifications. Le délégué des ETATS-
UNIS souligna la nécessité d'un libellé reconnaissant les liens
entre les prix et le gaspillage, la surexploitation et les
processus de transformation inefficaces des produits ligneux et
de leurs substituts. Le CANADA appela à une formulation plus
orientée vers l'action. Le libellé resta crocheté.
Au sujet de la proposition appelant à l'examen des avantages
des alternatives renouvelables et non renouvelables des produits
traditionnellement faits en bois, le CANADA, appuyé par le G-
77/CHINE, préféra entreprendre des études sur les coûts et les
profits. L'AUSTRALIE préféra, un appel à la considération de
l'acceptabilité environnementale des produits ligneux par
rapport à celle des alternatives. Le CANADA y fit objection.
L'UE appela à remplacer produits ligneux par produits
forestiers et non forestiers. La proposition appelle désormais
à l'entreprise d'études sur les coûts et les avantages et est
assortie d'options crochetées.
La NOUVELLE ZELANDE, appuyée par l'AUSTRALIE et le CHILI,
appela à l'insertion d'une proposition sur les politiques de
réductions de la consommation non viable des produits
forestiers. Les ETATS-UNIS, le G-77/CHINE et l'UE y firent
objection, notant que le fond du sujet n'était pas traité dans
les conclusions. Aucune décision ne fut prise.
LES GROUPES DE CONTACT
COMMERCE ET ENVIRONNEMENT: Le groupe de contact sur le
commerce et l'environnement entama l'examen des propositions
d'action r�vis�es des Copr�sidents, sans parvenir toutefois � un
accord. Le d�bat tourna autour du point de savoir s'il fallait
ou pas se r�f�rer � l'OMC et � la r�duction des subventions, et
� l'escalade des barri�res tarifaires et non-tarifaires.
Certains d�l�gu�s mirent en garde contre la r�ouverture des
questions n�goci�es dans les conclusions, d'autres clam�rent que
les propositions doivent �tre plus explicites que les
conclusions. Les d�l�gu�s se mirent d'accord sur le besoin de
r�fl�chir davantage sur le libell�.
TRANSFERT DES TER: Lors de la derni�re s�ance du groupe de
contact consacr�e � la suppression des crochets entourant la
terminologie, les m�canismes et les liens avec d'autres accords
internationaux, un groupe de pays en d�veloppement r�it�ra son
insistance sur l'insertion de r�f�rences aux ressources
biologiques des for�ts et au d�veloppement des technologies.
Dans leur majeure partie, les pays industrialis�s r�it�r�rent
leurs r�serves concernant l'utilisation de libell�s tir�s de la
CDB. Plusieurs d'entre eux se d�clar�rent cependant pr�ts �
accepter dans une note de bas de page, le libell� propos�
faisant r�f�rence � la d�finition des ressources biologiques
retenue par la CDB. L'opposition d'un seul pays industrialis�
emp�cha le consensus et le paragraphe resta entre crochets. Un
groupe de pays en d�veloppement souligna l'importance d'avoir
des libell�s appelant au transfert des TER et � l'�tablissement
de liens avec la CDB, mais plusieurs pays industrialis�s s'y
oppos�rent. Le libell� fut laiss� entre crochets pour
transmission au GT2.
DANS LES COULOIRS
L'affluence de nouveaux n�gociateurs au sein des d�l�gations
a �lev� le niveau des d�bats. Certaines d�l�gations sont
troubl�es par ces nouveaux venus, sugg�rant que les d�bats de la
semaine derni�re sont en train de prendre une nouvelle tournure.
D'autres ont laiss� entendre que leur pr�sence a aiguis� les
d�bats et que des progr�s sont susceptibles d'�tre r�alis�s dans
bon nombre de questions cruciales.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira � 15h pour poursuivre le
d�bat sur les arrangements et les m�canismes internationaux.
GT1: Le GT1 se r�unira en Salle XIX � 10h pour poursuivre
l'examen des Rapports des Copr�sidents sur le suivi de
l'avancement de la mise en uvre, les savoirs traditionnels li�s
� la for�t, et si le temps le permet, celui sur les causes
d�terminantes de la d�forestation et les zones prot�g�es.
GT2: Le GT2 se r�unira en Salle XX � 10h pour examiner la
question de la r�habilitation du couvert forestier dans les
zones critique au plan �cologique, et si le temps le permet,
celle de l'�valuation commerciale des biens et services
forestiers.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de contact sur le commerce et
l'environnement se r�unira � une heure qui sera fix� dans le
courant de la journ�e.
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