Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 13 No. 151
Lundi 19 mars 2007

COMPTE RENDU DE LA DIX-HUITÈME SESSION DU COMITÉ DE LA FAO SUR LES FORÊTS:

12-16 MARS 2007

La dix-huitième session du Comité des forêts (COFO18) de l’Organisation pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) s’est tenue au siège de la FAO à Rome, Italie, du 12 au 16 mars 2007. La réunion a rassemblé environ 600 participants représentant gouvernements, organisations intergouvernementales et non gouvernementales, dont le Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo et un certain nombre de ministres.

Les délégués ont examiné des questions ayant trait à: la Situation des forêts du monde en 2007, les Forêts et l’énergie, la Protection des forêts, la Foresterie au service du niveau local, les Progrès vers une gestion durable des forêts (GDF), l’Élaboration d’un programme d’action pour la FAO dans le domaine de la foresterie, les Décisions et recommandations des organes directeurs de la FAO et le XIIIe Congrès forestier mondial.

Au cours de la COFO18, se sont aussi tenus des évènements parallèles, des sessions d’information et des séminaires-en-cours de session portant sur un éventail de sujets, notamment: les programmes nationaux des forêts (PNF), la lutte contre la pauvreté, la gestion des feux des forêts, la santé des forêts, le régime foncier des forêts, les petites et moyennes entreprises forestières, les directives volontaires et les outils forestiers qui contribuent au développement durable, une nouvelle génération de programmes de gestion des lignes de partage des eaux, l’interface foresterie-agriculture, et la réduction des émissions du dioxyde de carbone résultant du déboisement. Il y a eu également les réunions du Bureau des Commissions forestières régionales (CFR) et du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF).

La COFO18 a adopté un rapport final dans lequel le COFO a demandé et recommandé à la FAO d’entreprendre de nombreuses activités portant sur les questions débattues au cours de la réunion, notamment: les forêts et l’énergie, la protection des forêts, les forêts au service du niveau local, les progrès accomplis vers une GDF et l’élaboration d’un programme d’action pour la FAO dans le domaine des forêts.

BREF HISTORIQUE DU COMITÉ DES FORÊTS DE LA FAO

Le Comité des forêts (COFO) est l’Organe forestier statutaire le plus important de la FAO qui englobe également les Commissions régionales des forêts (CFR), le Comité consultatif sur le papier et les produits dérivés du bois (CCPPB), le Comité sur les questions de la foresterie méditerranéenne (Silva Mediterranea), la Commission internationale sur les peupliers, et le Groupe d’experts sur les ressources génétiques forestières. Les sessions biennales du COFO, qui se tiennent au siège de la FAO, mettent en présence les chefs des services forestiers et autres hauts responsables gouvernementaux, pour la détermination de nouvelles politiques et de nouveaux thèmes techniques, la recherche de solutions et la fourniture d’avis à la FAO et ainsi qu’à d’autres, sur l’action appropriée à entreprendre. Cela est réalisé à travers: des examens périodiques des problèmes forestiers internationaux et l’évaluation de ces problèmes; une évaluation des programmes de travail forestiers de la FAO et de leur mise en application; la fourniture d’avis au Directeur général sur les programmes de travail futurs de la FAO dans le domaine des forêts et sur leur mise en application; la conduite d’examens et la fourniture de recommandations concernant les questions particulières ayant trait aux forêts, qui lui sont transmises par le Conseil de la FAO, le Directeur général ou les États membres; et la préparation des rapports à l’intention du Conseil de la FAO. L’adhésion au COFO est ouverte à tous les États membres de la FAO souhaitant participer à ses travaux.

COFO-12: La douzième session du COFO s’est tenue en 1995 et a été consacrée à l’examen du rôle de la FAO dans la foresterie, en particulier dans le domaine de la gestion forestière durable (GFD). Les participants y ont planché sur l’élaboration des critères et indicateurs (C&I) pour la GFD, sur le commerce et l’environnement, le rôle éventuel de la FAO au sein de la Commission des Nations Unies pour le développement durable (CDD) et du Groupe de discussion intergouvernemental sur les forêts (GIF). Les délégués y ont également négocié la Déclaration de Rome concernant la Foresterie, qui a été, plus tard, adoptée par la réunion ministérielle; ils y ont aussi débattu des perspectives à moyen terme de la FAO (1996-2001) et de ses priorités à long terme (1996-2010).

COFO-13: A sa treizième session en 1997, le COFO a poursuivi son examen des progrès vers la GFD, et a recommandé la mise en application des propositions d’action du GIF. Il s’est penché sur la question du rôle du COFO et de celui des CFR. Il a procédé en outre à l’examen des implications du Plan d’action du Sommet alimentaire mondial, sur les forêts, a traité la question de la conservation et de l’utilisation durable des ressources génétiques forestières, et a appelé à des ressources financières supplémentaires pour le Plan à moyen terme 1998-2003 (PMT).

COFO-14: les discussions de la quatorzième session du COFO en 1999 ont porté sur les travaux du Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF) de la CDD, sur la situation mondiale du secteur forestier, et sur les défis à relever, aux plans national et international, dans le domaine des politiques forestières en faveur de la durabilité. La COFO-14 s’est également penchée sur les programmes de la FAO dans le secteur de la foresterie, et sur son Cadre stratégique (2000-2015) et ses implications à moyen terme sur le programme forestier.

COFO-15: En 2001, la quinzième session du COFO s’est focalisée sur la gestion de l’information et des données forestières, les critères et indicateurs du développement durable de tous les types de forêts, et les implications de la certification et du commerce international sur la GFD. Les participants y ont planché sur les programmes forestiers de la FAO, y compris les conclusions de l’Évaluation des ressources forestières (ERF) 2000, le PMT 2002-07, les propositions concernant les ERF mondiales, et les principales questions ayant trait aux forêts, posées dans le cadre du changement climatique et du Protocole de Kyoto.

COFO-16: La COFO-16 s’est tenue en mars 2003 et a été consacrée à l’examen des questions suivantes: les forêts et l’eau douce; les programmes forestiers nationaux (PFN) en tant que mécanisme au service de la mise en application des principales conclusions du Sommet Mondial pour le Développement Durable (SMDD); la revue des programmes de la FAO; et le processus de planification à moyen terme de la FAO, en particulier, dans les domaines des forêts, de la pauvreté et de la sécurité alimentaire, de la gouvernance forestière et de la biodiversité forestière.

COFO-17: La COFO-17 a été organisée en mars 2005 et a examiné les questions ayant trait au rapport sur la Situation des forêts du monde 2005, les CRF, les besoins et les opportunités de la coopération internationale en matière de préparation aux feux forestiers, le rôle des forêts dans la réalisation des Objectifs de développement du millénaire et le Congrès forestier mondial. La Réunion ministérielle sur les Forêts s’est déroulée en marge de la COFO-17. Les ministres ont planché sur les questions relatives à la coopération internationale dans le domaine de la gestion des feux forestiers et du maintien de l’engagement en faveur de la GFD, et ont adopté une Déclaration ministérielle.

COMPTE RENDU DE LA COFO18

David Harcharik, Directeur général adjoint de la FAO, a ouvert la COFO18 le mardi 13 mars 2007. Il a souhaité la bienvenue aux délégués et a signalé la publication d’un nouveau rapport sur la Situation des forêts du monde (SOFO). Il a indiqué que les nouvelles zones forestières sont en augmentation et que la biodiversité, la conservation du sol et de l’eau ont maintenu les valeurs forestières; cependant, il a aussi souligné l’accélération du déboisement, et les répercussions sur la santé forestière, des menaces extérieures, notamment le changement climatique et la pauvreté. Il a parlé des questions relatives à la politique qui devront être examinées par le COFO, à savoir: forêts et énergie, protection des forêts; lutte contre la pauvreté; et progrès vers une gestion forestière durable (GFD). Il a souligné que les commissions régionales des forêts (CRF) ont établi des liens importants entre les questions globales et les mesures entreprises au niveau de pays, et que les réformes de la FAO ont créé de nouveaux postes forestiers dans les bureaux régionaux.

La séance plénière a ensuite procédé à l’adoption de l’ordre du jour provisoire (COFO 2007/2) sans amendement. Les responsables ci-après du COFO ont été désignés et élus par acclamation: G.K. Prasad (Inde), Président; Sally Collins (États-Unis), premier Vice-président; Arlito Cuco (Mozambique), Alain Chaudron (France), Alexandros Christodoulou (Chypre), Hector Miguel Abreu Aquino (République Dominicaine), et Neil Hughes (Australie), Vice-présidents. En outre, les délégués ont élu les membres du Comité de rédaction constitué des représentants des pays suivants: Allemagne, Australie, Brésil, Burkina Faso, Équateur, États-Unis, Indonésie, Iran, Japon, Libye, Malaisie, Pays-Bas et Soudan. Hiroki Miyazono (Japon) et Mario Gustavo Mottin (Brésil) ont été élus respectivement, Président et Vice-président du Comité de rédaction.

Le mardi, la séance plénière a planché sur la Situation des forêts du monde en 2007 (SOFO 2007). Le mercredi, les délégués ont débattu des questions ayant trait à: Forêts et énergie; Protection des forêts; et Forêts au service du niveau local. Le jeudi, les délégués ont discuté des questions relatives aux progrès vers une GFD et à l’élaboration d’un programme d’action pour la FAO dans le domaine des forêts. Le vendredi après-midi, une session plénière a été consacrée au débat sur le XIIIe Congrès forestier mondial et à l’adoption du rapport de la COFO18. Les délégués ont également participé aux sessions d’information, aux séminaires-en-cours de session, aux sessions spéciales et aux réunions parallèles. Il y a eu également les réunions à huis clos du Comité de rédaction et du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF).

SÉANCE PLÉNIÈRE

SITUATION DES FORÊTS DU MONDE 2007: Le mardi, Jan Heino. Sous-Directeur général de la FAO et Chef du Département des forêts à la FAO, a présidé cette session et a introduit la Situation des forêts du monde 2007 (SOFO 2007). Il a expliqué que SOFO 2007 évalue les progrès vers une GFD aux niveaux régional et global, et examine dix-huit questions sélectionnées dans le secteur forestier, notamment: le changement climatique, le régime foncier des forêts, le commerce et l’énergie ligneuse. Heino a indiqué que le déboisement global se poursuit à un rythme inacceptable et que le monde a perdu 3% de l’ensemble de son couvert forestier entre 1990 et 2005. Résumant les conclusions régionales, il a déclaré que: les progrès vers une GFD ont été irréguliers et lents en Afrique où l’on a enregistré une perte de 9% du couvert forestier entre 1990 et 2005, réduction qui représente la moitié de la perte forestière globale; mais que la majorité des pays africains se sont dotés de nouvelles politiques et législations forestières, et que la région est en train d’élaborer des approches régionales innovatrices.

À propos de la région Asie et Pacifique, Heino a déclaré que l’on assiste à une expansion de la superficie forestière en Chine résultant d’investissements importants dans le boisement. Il a souligné que la croissance économique rapide de cette région crée plus de ressources pour la gestion forestière et que les pays dotés de superficies forestières croissantes ont tendance à être ceux aux revenus élevés. Résumant les conclusions dans les autres régions, il a observé entre autres: un couvert forestier stable et des mécanismes de politiques régionales puissants en Europe; un surplus commercial des produits forestiers significatif et un accroissement important des zones réservées pour la conservation de la biodiversité en Amérique Latine et aux Caraïbes; une désertification et un déficit important du commerce des produits forestiers au Proche-Orient; un couvert forestier stable dans le plan de la région de l’Amérique du Nord et du Mexique, pour la commercialisation des services environnementaux. En conclusion, il a attiré l’attention sur les développements cruciaux au Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) et a félicité le PCF pour son travail, avant de révéler le nouveau slogan du COFO: « Intégrer la connaissance dans le développement ».

Le président de la FNUF-7, Hans Hoogeveen, a déclaré que l’agenda forestier international marque une ère nouvelle et que l’année 2007 sera une année historique qui façonnera la foresterie de la planète au cours de la prochaine décennie. Il a souligné que la FUNF-7 prévue pour avril 2007, devra adopter un instrument non juridiquement contraignant (INJC) sur tous les types de forêts, instrument qui devra constituer un tournant dans le régime forestier international. Hoogeven a relevé par ailleurs que le FNUF devra adopter cette année un programme de travail pluriannuel pour les neuf prochaines années. Il a indiqué que la dernière question importante en instance sur l’agenda forestier international consiste à fournir des ressources nouvelles et supplémentaires pour l’action sur le terrain, et a insisté sur la nécessité de traduire les mots en actes concrets, et sur l’importance d’approches intersectorielles pour la gestion forestière. Il a attiré l’attention sur une décision de l’Assemblée générale de lancer l’Année internationale des forêts en 2011, et a encouragé toutes les parties prenantes concernées à conjuguer leurs efforts en vue de la GFD.

Manoel Sobral, Directeur général de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), a mis en relief l’importance de la GFD qui pose de nombreux défis, particulièrement pour les pays en développement. Il a déclaré que la GFD devient enfin une pratique de plus en plus courante sous les tropiques, tout en soulignant qu’il reste encore du travail à faire pour promouvoir cette GFD. Il a indiqué que la FAO et l’OIBT disposent d’expertises complémentaires, ont les mêmes membres, et un objectif commun, et qu’elles ont collaboré dans de nombreux programmes récents, notamment le PCF. Sobral a parlé des réalisations conjointes FAO/OIBT, à savoir: la publication d’un ensemble de bonnes pratiques pour améliorer la conformité à la législation forestière; l’élaboration d’un code des meilleures pratiques pour les plantations forestières; la promotion de l’adoption et de la mise en application des critères et indicateurs en tant qu’outils de surveillance de la gestion forestière, les rapports et les évaluations; ainsi que la fourniture de la formation aux personnes directement impliquées dans la gestion forestière.

Le Brésil a parlé des discussions en cours sur un INJC contraignant, mettant l’accent sur la nécessité d’établir un programme de travail innovateur, de renforcer les avantages environnementaux sociaux, économiques des forêts, de promouvoir la GFD et de mettre un terme à la réduction de l’aide officielle au développement. L’Éthiopie a souligné l’importance des connaissances autochtones et la nécessité des ressources financières pour aider les pays en développement à promouvoir d’autres formes d’énergie et contribuer ainsi à la GFD. Le représentant des États-Unis a mis en relief l’importance de la bioénergie dans la résolution du problème de détérioration des forêts. Le Japon a parlé de l’impact du dépeuplement et de la stagnation sur les activités économiques des régions forestières. La Fédération de Russie a souligné l’importance de la surveillance globale et de l’application de la science et de la technologie à la GFD. L’UE a mis en relief les effets du changement climatique sur les forêts. La Malaisie a souligné la nécessité de fournir le financement pour les programmes de GFD et de revoir la conformité à ces programmes.

La Suède a déclaré que le secteur forestier est trop souvent traité comme une source de problèmes environnementaux et l’a décrit comme un facteur de développement et de production de richesse. Notant que la mauvaise situation des forêts dans certains pays est due au manque de connaissances et de capacités, il a demandé à la FAO de poursuivre son travail avec les pays, afin d’améliorer la base de leurs connaissances et de renforcer sa collaboration avec les organisations pertinentes.

L’Inde a indiqué que dans bon nombre de pays, la majeure partie du bois utilisé est destinée aux besoins énergétiques quotidiens et s’est opposée à l’établissement d’un lien entre les politiques relatives au changement climatique et la consommation du bois de chauffe. Le Malawi a appuyé les conclusions de SOFO, notant que la situation n’est pas encourageante, et invitant les gouvernements à redoubler d’efforts. Il a attiré l’attention sur les causes naturelles de la dégradation forestière, comme par exemple, les espèces envahissantes, ajoutant que la plupart des pays se battent pour régler ces problèmes, mais ne disposent pas des ressources et du personnel adéquats. Il a ensuite parlé des mesures de politique nationale et des réalisations de son pays.

Le délégué de la Chine a félicité la SOFO pour la précision du rapport. À propos des PNF actuels et des réussites, il a déclaré que le mérite revient aux partenaires étrangers qui ont contribué aux réalisations de son pays et a remercié la FAO et CRF pour leur appui et leur engagement international actif.

Le Mexique a déclaré qu’il dispose de la plus petite superficie touchée par les feux forestiers en Amérique du Nord, et a présenté les initiatives de politique nationale, notamment la nouvelle législation, les nouveaux programmes forestiers, la lutte contre la pauvreté, les nouveaux investissements et les mécanismes d’appui à la GFD.

Le Guatemala a parlé des réalisations de sa politique forestière qui incluent: un nouveau programme d’incitations en matière de forêts, des accroissements significatifs des investissements et les progrès accomplis en gestion forestière communautaire. Rappelant la recommandation de Hans Hoogeveen de travailler ensemble, il a exhorté les pays développés à concrétiser leur engagement à collaborer et a demandé à la FAO de définir des stratégies pour la production de la bioénergie et des biocombustibles.

La Syrie a parlé de ses activités pour combattre et prévenir les feux forestiers, et mettre en application la GFD. Le délégué de l’Afrique du Sud a parlé de ses activités dans le domaine de la gestion de l’eau, la GFD et le développement social et économique. Il a souligné que les plantations forestières certifiées d’Afrique du Sud ont contribué à l’allègement de la pauvreté et à la création d’emplois. Le Costa Rica a parlé de son expérience dans le renversement de la tendance de destruction et de dégradation des forêts grâce aux décisions politiques prises au haut niveau, d’inclure les forêts dans de nombreux domaines pertinents et de considérer les forêts comme une source de beauté, de biodiversité, et de fixation d’eau et du dioxyde de carbone. La Norvège a parlé de la précieuse collaboration de la FAO dans le cadre du PCF. La Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe (CMPFE) a mis en relief l’importance de la participation des parties prenantes, et a appelé à une action immédiate dans le domaine de l’énergie ligneuse.

L’Afghanistan a parlé du rôle des forêts dans l’environnement et la société, ainsi que des valeurs de la gestion axée sur la communauté, de la protection de forêts, du boisement, de la gestion de l’eau et de la préservation des ressources génétiques. L’Angola a souligné que le secteur forestier doit relever les défis résultant de la globalisation, à travers la GFD et la gestion participative liée à la mise en œuvre des PNF.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO demande à la FAO de continuer à faire rapport sur les ressources, les produits, les politiques et les institutions des forêts, à travers une approche d’évaluation intégrée et harmonisée utilisant les points focaux nationaux, les CRF et les comités consultatifs et en collaboration avec les autres processus et organisations, pour améliorer la capacité du COFO à produire des résultats appréciables.

FORÊTS ET ÉNERGIE: Présidée par Sally Collins (États-Unis), cette session s’est réunie le mercredi pour examiner la question de Forêts et énergie, sujet présenté dans le document de la FAO intitulé « Forêts et énergie: Nouveaux enjeux de la gestion durable des forêts » (COFO 2007/5). Des exposés ont été présentés par Hikojiro Katsuhisa, Chef de la Division des industries et des produits forestiers, FAO, et Francesca Hirsch, Section bois, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (UNECE).

Katsuhisa a présenté un résumé des questions de politique en ce qui concerne l’énergie ligneuse, notamment son intégration dans les PNF et dans la politique énergétique nationale. Il a déclaré que l’identification des données valides et la réalisation d’analyses économiques solides posent des problèmes, en raison des questions liées aux effets de l’utilisation accrue des combustibles ligneux, aux résidus et aux déchets ligneux, et en raison aussi des préoccupations à propos des mesures d’incitation. Il a également parlé des interrogations existantes quant à l’efficacité énergétique, aux liens entre l’utilisation des combustibles ligneux et le changement climatique, et aux projets du Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto (MDP) pour une utilisation plus propre des combustibles ligneux dans les pays en développement. Il a parlé de la coordination d’efforts entre les agences dans la Plateforme internationale de la bioénergie et la FAO, et de la collaboration sur la bioénergie de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ainsi que des programmes publics-privés tels que ceux organisés par la CENUE et le Conseil mondial des affaires pour le développement durable.

Hirsch a parlé des développements en Europe, en Amérique du Nord et dans les États indépendants du Commonwealth. Elle a fait allusion à l’objectif de l’Europe de 20% de réduction d’ici 2020, des émissions du dioxyde de carbone, soulignant que cela permettra de promouvoir la bioénergie, notamment les combustibles ligneux, comme sources d’énergie alternatives. La mobilisation des ressources ligneuses, a-t-elle affirmé, nécessite une base d’approvisionnement de bois plus vaste et une information améliorée sur les régions forestières, des infrastructures et de la formation, exigences qui toutes impliquent le secteur privé. Elle a parlé des questions de politique qui incluent: la normalisation du terrain de jeu, la cohérence de la prise de décisions, la conciliation des PNF avec les plans d’action dans le domaine de la biomasse, l’attention aux conditions locales, des critères de durabilité plus souples, et l’attention aux nouvelles possibilités de développement de la bioénergie.

Le Brésil a décrit la bioénergie comme une alternative économiquement viable comportant un certain nombre d’avantages dont la diminution de la dépendance à l’égard des importations pétrolières et l’atténuation du changement climatique. À propos des réalisations du Brésil, il a déclaré qu’il y a eu un accroissement de 90% de la superficie forestière; que 45% de l’énergie consommée provient des sources renouvelables et que 80% des véhicules vendus sont dotés d’un moteur hybride, ce qui leur permet de fonctionner avec de l’essence ou de l’éthanol. Il a ajouté que la FAO a un rôle important à jouer dans la fourniture de l’assistance technique aux pays sur les questions de bioénergie.

L’Allemagne, au nom de l’UE, a observé que le développement de la bioénergie crée des sources de revenus et des possibilités d’emploi nouvelles, prédisant que les besoins en bioénergie vont s’accroître considérablement; il a souligné que cette croissance devra être gérée de manière efficace et durable. Il a indiqué par ailleurs que l’amélioration du rendement forestier passe par la réduction des distorsions du marché, la prise en compte des risques environnementaux et l’application des principes de la GFD, et a appelé la FAO à finaliser les directives sur la production durable de la bioénergie, en consultation avec les États membres.

L’Arabie saoudite a déclaré qu’une production accrue du charbon entraîne de nouvelles pressions sur le couvert forestier et contribue au déclin des forêts. Il a demandé que la FAO se penche sur la question du transfert des technologies, les questions sociales et économiques aux niveaux régionaux, organise des ateliers et symposiums régionaux et fournisse de l’aide au renforcement des capacités.

Le Japon a observé que la question de l’énergie ligneuse a été négligée dans le passé, mais qu’elle est désormais l’objet d’une attention croissante. Il a parlé de la Stratégie nipponne pour la biomasse qui vise à accroître la production de bioéthanol à 10% de la consommation de gaz d’ici 2030, et a appelé à un renforcement de la coopération entre les membres du PCF.

Le délégué de la Tanzanie a déclaré que le bois répond à 92% des besoins énergétiques du pays. Notant que la demande en combustible ligneux entraîne la destruction rapide du couvert forestier, il a ajouté que de nouvelles directives sont en cours d’élaboration pour la coupe du bois et la consommation du charbon.

Le délégué de la Norvège a relevé qu’une production accrue de l’énergie ligneuse favorise la génération des revenus et le développement économique, mais entraîne aussi un accroissement de la demande du marché, des pressions sur les ressources forestières, la concurrence entre les matières premières et des prix plus élevés. Il a souligné que pour répondre à l’accroissement de la demande, il faudrait augmenter la production, mais en appliquant les principes de la GFD. Il a demandé à la FAO de: promouvoir l’utilisation efficace de la biomasse, mettre au point des trousses, aider au renforcement des capacités pour la planification de l’utilisation intégrée des terres et renforcer la collaboration entre les membres du PCF.

La France a souligné que les forêts françaises souffrent de la sous-exploitation plutôt que de la surexploitation, et a parlé des initiatives entreprises pour promouvoir la demande en matière de bois et de production des combustibles ligneux, en tenant compte des conditions locales, en engageant un dialogue constructif avec les industries forestières et en respectant les principes de GFD et de protection de la biodiversité.

Le Lesotho a mis en relief les efforts nationaux entrepris pour la protection des forêts et a souligné la nécessité de promouvoir les sources d’énergie alternatives pour préserver les arbres et les arbustes autochtones. La Colombie a parlé des difficultés à changer les habitudes des communautés locales et à introduire les sources d’énergie alternatives. Le délégué de la Namibie a parlé des mesures prises par son pays en ce qui a trait aux buissons et à leur utilisation potentielle comme ressources énergétiques.

La Suède a parlé de la nécessité pour la FAO de poursuivre la collaboration avec les autres partenaires et les gouvernements pour les échanges d’expérience, en particulier dans les domaines de la recherche, du développement et des démonstrations. Le Portugal a souligné la nécessité de promouvoir une approche intégrée qui établit des liens entre les forêts et l’énergie. La Slovénie a parlé de l’importance du renforcement des capacités.

Le délégué de la Malaisie a insisté sur la nécessité de promouvoir l’utilisation des foyers améliorés et du charbon, et d’utiliser aussi la biomasse pour combattre le changement climatique. Il a également suggéré que la FAO étudie les moyens de maximiser l’utilisation des déchets de l’abattage des arbres comme combustible. Le Guatemala a demandé à la FAO de développer une stratégie à long terme pour assurer l’équilibre entre la promotion de l’énergie ligneuse et les aires protégées, tout en évitant les pressions sur les terres autochtones, en particulier.

La Syrie a observé que le développement de la biodiversité traîne le pas dans les pays touchés par la sécheresse, et a appelé à la promotion de la bioénergie à travers des mesures d’incitation et le transfert des technologies, en raison de ses avantages sur l’environnement. Le Sénégal a indiqué que les pays du Sahel sont tributaires du bois pour 70% de leur énergie et a présenté un programme de bioénergie pour la GFD couvrant 300 000 hectares, appuyé par les Pays bas et la Banque mondiale. L’Éthiopie a donné son appui au travail de la FAO dans le domaine de forêt/énergie et a appelé à un accroissement des efforts de renforcement des capacités. La Lybie a souligné la nécessité de rendre l’utilisation de la bioénergie compatible avec l’utilisation de l’énergie alternative, et aussi de prendre en charge les problèmes environnementaux. La Zambie a observé que la bioénergie est une alternative indispensable aux combustibles fossiles, mais que la conservation et l’efficacité de la bioénergie, tout comme les combustibles fossiles, doivent être inclus dans une approche harmonisée de la politique énergétique.

L’Alliance internationale pour les forêts familiales a demandé un soutien pour l’utilisation locale des ressources comme moyen de réduire la dépendance à l’égard de l’énergie importée. La Confédération des industries papetières européennes a parlé de divers problèmes de bois de chauffe ayant trait notamment au changement climatique, à la sécurité énergétique, au mélange d’énergie, à la compétence et la lutte contre la pauvreté.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO demande à la FAO, entre autres: d’aider les membres à développer des stratégies nationales de bioénergie globales et intégrées en incluant l’énergie ligneuse, et d’intégrer les questions ayant trait à l’énergie ligneuse dans les PNF ou autres stratégies forestières; de préparer un rapport analytique sur les impacts sociaux, économiques et environnementaux du changement introduit dans l’utilisation du bois comme source d’énergie; et d’organiser des ateliers pour promouvoir le dialogue aux niveaux national et régional, en vue d’aider au renforcement des capacités institutionnelles et techniques ayant trait à la production et à la consommation durables de la bioénergie, y compris l’énergie ligneuse.

PROTECTION DES FORÊTS: Le mercredi, Sally Collins (États-Unis) a présidé cette session et Gillian Allard de la FAO a présenté un exposé sur la santé des forêts (COFO 2007/6). Elle a déclaré que les flambées sporadiques des maladies et les espèces envahissantes peuvent réduire la survie des arbres et le rendement des forêts, provoquer la pollution de l’eau, avoir des effets néfastes sur le commerce international des produits forestiers et sur les moyens d’existence. Elle a parlé de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) comme étant le mécanisme politique international le plus important pour la protection de la santé des forêts, et a appelé à une sensibilisation accrue sur les normes de la CIPV, tout en insistant sur l’amélioration de la coopération internationale et de la circulation de l’information.

Denny Truesdale, des Services forestiers des États-Unis, a présenté un exposé sur la protection contre les feux forestiers. Il a déclaré que: l’homme est à l’origine de la plupart des feux de forêts; leurs effets incluent la pollution de l’air et de l’eau, la perte de biodiversité et d’habitats, la destruction des moyens d’existence; bon nombre de feux forestiers comportent des aspects bénéfiques et importants pour l’agriculture et les forêts; les feux non souhaités et destructifs doivent, cependant, être supprimés. Truesdale a résumé une stratégie visant à améliorer la coopération internationale en matière de protection contre les feux forestiers qui comprend: les directives volontaires; les partenariats de mise en application; une évaluation globale 2006 et une revue de la coopération internationale. Il a indiqué que la coopération internationale actuelle porte sur: le développement de stratégies régionales de lutte contre les feux forestiers, l’organisation des conférences, le développement d’accords types, et la formation régionale et internationale en lutte contre les feux forestiers axée sur la communauté.

Dans les discussions qui ont suivi, la Chine a salué les efforts déployés par la FAO dans le domaine de la santé et de la protection des forêts, soulignant qu’une étude de 2006 a mis en évidence des faiblesses dans la prévention des invasions par les espèces étrangères; la Chine a pris le ferme engagement de poursuivre ses plans d’action domestiques, ajoutant qu’une coopération internationale devra concentrer l’attention sur l’aide aux pays pour le renforcement des capacités.

Le Canada a attiré l’attention sur l’invasion catastrophique par les coléoptères de pins de montagne qu’il a subie et de ses effets sur les forêts et les communautés locales. Il a souligné l’importance de la collaboration entre les membres de la FAO et les services nationaux des forêts, et a donné son appui aux directives volontaires de la FAO sur la lutte contre les feux forestiers.

L’Espagne a accordé son appui au choix de 2011 comme Année internationale des forêts, et a souligné la nécessité d’examiner les enjeux importants des feux forestiers et de la désertification. Le délégué de l’UE a rappelé que la lutte contre les feux forestiers fait partie intégrante de la GFD et a salué les directives volontaires de la FAO pour la lutte contre les feux; il a recommandé leur mise en application à travers les partenariats et les programmes d’action.

Le Malawi a demandé à la FAO d’encourager le renforcement des capacités dans les pays en développement, à travers notamment la formation, et l’octroi de ressources matérielles et financières pour mettre en œuvre la lutte contre les espèces envahissantes; et d’organiser régulièrement des ateliers et des séminaires sur la gestion des espèces envahissantes, et sur les échanges d’expériences. Chypre a parlé de la nécessité de développer des accords bilatéraux et multilatéraux pour faciliter l’aide internationale à la lutte contre les feux forestiers, en particulier les échanges transfrontières des pompiers. Se disant de plus en plus préoccupée par les effets du changement climatique sur la population d’insectes, la Malaisie a salué les efforts de la FAO pour étudier les effets de la perte d’habitats et des changements climatiques, suite à l’apparition d’espèces envahissantes.

La Fédération de Russie a suggéré à la FAO et à la Banque mondiale de promouvoir davantage la coopération internationale sur la recherche et l’évaluation des effets du changement climatique sur les forêts dans les zones boréales et tempérées. Myanmar a parlé des efforts dans le domaine de la lutte contre les feux forestiers et les espèces envahissantes, et a souligné la nécessité d’encourager davantage l’approche participative dans la protection des forêts, de renforcer les capacités et le partage des connaissances. L’Arabie saoudite a souligné l’importance des directives et de la formation offertes dans d’autres régions, ainsi que la nécessité urgente d’établir un réseau régional pour la prévention du risque posé par les espèces envahissantes et pour la formation dans le domaine de la lutte contre les feux forestiers.

Le délégué des États –Unis a déclaré que la gestion forestière impliquant les communautés locales constitue le meilleur moyen de traiter les problèmes tels que les feux forestiers dont on a connu les pires au cours des 50 dernières années; il a indiqué par ailleurs que de nombreux services locaux ont mis au point des plans pour compléter leurs forces et leur expertise. Le Brésil a souligné l’importance de l’assistance technique de la FAO pour la lutte contre les feux forestiers impliquant les communautés locales, le secteur privé et les gouvernements. La Gambie a parlé de la nécessité d’impliquer les communautés locales et la société civile dans la GFD et la lutte contre les feux forestiers. Le Portugal a appuyé la position de l’UE et a souligné l’importance des informations spécialisées pour la suppression des feux, la lutte contre les espèces étrangères telles que le coléoptère de bois de pin, et la lutte contre la mortalité du chêne liège. L’Uruguay a présenté un récent projet sur les plantations forestières qui ont permis d’encadrer un projet régional sur les espèces envahissantes. La Colombie a déclaré que sa législation sur les forêts coordonne la lutte contre les feux forestiers à travers une commission nationale sur la réduction des feux, et a souligné la nécessité d’accroître les efforts de prévention contre les espèces envahissantes au niveau international. La Commission des forêts d’Afrique centrale a indiqué que ses membres travaillent en collaboration pour la protection de la biodiversité et la prise des mesures préventives de lutte contre les feux forestiers et les espèces envahissantes.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO recommande à la FAO, entre autres:

  • de renforcer son appui technique aux pays pour leur permettre de répondre aux menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes des forêts en raison des feux sauvages, des insectes et des espèces envahissantes;

  • de poursuivre la promotion des échanges d’informations et d’expériences, à travers le travail en réseau, le renforcement des capacités et la coopération internationale;

  • d’aider les pays en développement à renforcer leurs capacités de surveillance et de lutte contre les insectes, les maladies et les espèces envahissantes;

  • de travailler avec les membres pour promouvoir, étendre et établir des liens entre les réseaux régionaux, sous-régionaux et nationaux sur les espèces envahissantes; et

  • d’apporter son appui à la mise en place d’un réseau sous-régional de lutte contre les espèces envahissantes dans les Pays du Cône Sud, dans le cadre du travail de la Commission des Forêts pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

LA FORESTERIE AU SERVICE DU NIVEAU LOCAL: Le mercredi, Hector Miguel Abreu Aquino (République Dominicaine) a présidé cette session. Eva Muller, de la FAO, a présenté un exposé sur la foresterie au service du niveau local (COFO 2007/7). Elle a parlé des obstacles à la GFD axée sur la communauté, notamment: l’absence de régime foncier des forêts stable, les procédures légales excessivement compliquées, l’absence de savoir-faire technique et les conflits d’intérêts chez les parties prenantes locales. Elle a recommandé des actions à entreprendre, à savoir: l’introduction de systèmes de régime foncier des forêts stable et diversifié, favorable à la GFD; l’établissement de critères juridiques réalistes, transparents et simples; la recherche de la stabilité économique à travers la prise de mesures d’incitation économique; le développement d’entreprises communautaires; le renforcement des capacités dans les communautés locales; et le règlement des conflits latents entre les parties prenantes locales.

Le délégué de l’UE a mis en relief l’importance d’un régime foncier stable, du renforcement des capacités locales, de l’appui technique, des réseaux d’information et de la gestion des conflits liés aux ressources naturelles. Il a souligné que les approches participatives ne mènent pas forcément à la GFD et doivent s’accompagner de garanties appropriées pour une GFD, et d’une meilleure gouvernance à tous les niveaux.

L’Islande a fait une présentation détaillée des développements survenus dans le secteur forestier du pays au cours du dernier siècle, notamment le déboisement sévère dû aux activités de coupe rase et de pâturage des moutons, le développement d’un PNF, la mise en œuvre des programmes de boisement et l’implication dans la coopération régionale.

La Colombie a déclaré que les communautés autochtones contrôlent d’importantes superficies forestières et que leurs droits sont reconnus par la législation forestière nationale. Elle a salué l’aide des États-Unis, des Pays-Bas et du Japon, aux initiatives nationales sur les communautés locales. Elle a parlé de la nécessité: de renforcer l’aide internationale pour la mise en œuvre du PNF; de développer des mécanismes pour améliorer les mesures d’incitation économique pour les petits exploitants; et d’accorder plus d’attention au renforcement des capacités ayant trait à la résolution des conflits liés aux ressources naturelles.

Le Cameroun a parlé du grave problème de l’exploitation illégale des ressources forestières et a souligné que les évaluations obligatoires d’impacts environnementaux sont très coûteuses, avant de faire appel à l’aide internationale pour la formulation de politiques aux niveaux national et local. L’Afghanistan a réitéré l’importance de la gestion participative axée sur la communauté, et du renforcement des capacités, et a parlé des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la politique avant de demander l’aide de la FAO à cet effet.

Le délégué de la Suisse a recommandé que le débat sur la question du régime foncier des forêts se déroule dans le cadre de la gouvernance du secteur forestier et a parlé de la nécessité d’y associer le niveau local et toutes les parties prenantes pertinentes. Il a souligné qu’un contrôle ou un titre collectif local peut être plus stable et plus efficace pour la GFD à long terme que des titres individuels. La Norvège a souligné la nécessité d’accorder plus d’attention au régime foncier et à la gouvernance, ainsi qu’au renforcement des capacités et des institutions. L’Arabie saoudite a parlé de la nécessité d’impliquer les communautés locales dans la promotion d’un écotourisme qui encourage la GFD et la protection de la biodiversité.

La Tanzanie a expliqué son système juridique en ce qui a trait à la gestion participative qui inclut les réserves locales, et les accords de gestion conjoints avec le gouvernement. Le Brésil a parlé de l’existence de 130 millions d’hectares de forêts gérés par des groupes locaux pour qui le principal défi réside dans la promotion de la GFD et l’amélioration de la participation aux discussions sur la politique forestière. Le Gabon a parlé de son engagement pour la GFD à travers son code forestier national qui protège la biodiversité et implique les communautés et les petites et moyennes entreprises forestières (PMEF). La Gambie a appelé la FAO à encourager la GFD en accordant plus d’attention aux PMEF au niveau local et en fournissant les directives sur la GFD. Le Guatemala a indiqué qu’il dispose de 500 000 hectares sous gestion communautaire avec un important appui du gouvernement national. La Malaisie a déclaré que la gestion locale est vitale pour la GFD et que la lutte contre la pauvreté constitue la clé de la réussite des plans de développement. Le Sénégal a parlé de l’existence de nombreux obstacles à la gestion locale, en particulier, le manque de ressources et d’aptitudes; toutefois, cette forme de gestion favorise la promotion des nouveaux produits forestiers, à travers des mesures d’incitation appropriées. Le Mali a déclaré que les pays peuvent recevoir l’aide de la FAO pour la GFD, mais qu’ils doivent aussi avoir la volonté politique et une bonne gouvernance pour faire un bon usage de cette aide. Le Liban a indiqué qu’il avait bénéficié de l’aide de la FAO pour la lutte contre les parasites dans les Cèdres du Liban, et que les autres régions du pays ont été dévastées par les opérations militaires.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO demande à la FAO entre autres: de mener d’autres études sur les systèmes de régime foncier des forêts et leurs implications pour la GFD et la lutte contre la pauvreté en Asie centrale et en Amérique Latine et Caraïbes; en collaboration avec ses partenaires, d’aider ces communautés et les petits exploitants des pays en développement, selon le cas, à développer des petites entreprises forestières pour les produits ligneux et non-ligneux; et, en collaboration avec le Fonds d’appui aux PNF, d’aider les pays en développement à mieux intégrer les forêts dans les stratégies de lutte contre la pauvreté, afin d’accroître la contribution des forêts aux moyens d’existence durables et à la réduction de la pauvreté.

PROGRÈS VERS LA GESTION FORESTIÈRE DURABLE: Prasad, Président de la COFO18, a présidé la session du jeudi et a indiqué qu’il s’agira de poursuivre le débat entamé lors du séminaire-en-cours de session le mercredi, sur les mesures régionales relatives à la GFD, basées sur le document intitulé «  Progrès vers la Gestion forestière durable » (COFO 2007/8.1 et COFO 2007/8.2). Peter Holmgren et Mette Wilkie du Département des forêts de la FAO, ont présenté un aperçu général de la question. Holmgren a relevé que la GFD est un concept cadre pour la gestion forestière et sa contribution au développement durable. Il a défini « progresser » comme un dialogue politique conduisant à une action sur le terrain, avec des réactions permettant d’améliorer le dialogue. Wilkie a ensuite défini six outils et mécanismes qui permettent de mesurer les progrès vers la GFD.

  • les programmes nationaux des forêts: actuellement utilisés dans 130 pays, ils établissent la vision et les priorités nationales, indiquent la capacité institutionnelle, évaluent la mise en œuvre d’accords internationaux, assurent la participation des parties prenantes locales et contribuent à la lutte contre la pauvreté;

  • les directives volontaires: l’adoption des directives permettra d’informer la lutte contre les feux forestiers et la gestion des forêts plantées, de répondre au défi de traduire les accords en actions concrètes sur le terrain et fournira une approche intersectorielle à la stratégie de politique et à la gestion.

  • la surveillance et l’évaluation: elles sont responsables d’une demande accrue des faits et des connaissances pour le dialogue politique et contribuent à intégrer l’utilisation des terres et à établir les inventaires sur le terrain;

  • la restauration du paysage forestier: utilise l’ «image plus grande” des moyens d’existence durables et de l’affectation des terres; fait la promotion des avantages sociaux, économiques et environnementaux; crée un réseau d’apprentissage; et améliore les sites pilotes; et

  • Évaluation des ressources forestières mondiales (ERF): pour l’évaluation générale des ressources forestières, leur condition, gestion et utilisation, et le progrès global vers la GFD.

La Fédération de Russie a indiqué que les objectifs de la GFD devront être basés sur une information fiable, réitéré son appel en faveur de la création d’un centre international de développement et de formation et proposé que la FAO fournisse une aide institutionnelle aux programmes d’éducation en matière de forêts. L’Australie a accueilli favorablement le document de travail de la FAO sur les directives volontaires et a suggéré que les directives devront être maintenues, mises à jour et améliorées de manière continue. Myanmar a souligné que les critères et indicateurs (C&I) sont habituellement des outils utiles pour la GFD, et, notant l’importance des données de la recherche, a demandé aux pays de renforcer leurs capacités en télédétection, et à la FAO de fournir une assistance accrue pour la surveillance, l’évaluation et la préparation des rapports.

L’UE a accueilli favorablement le travail de la FAO sur les progrès accomplis vers la GFD, attiré l’attention sur l’importance de la mise en œuvre de la politique locale, et sur l’importance aussi des réactions provenant du niveau local, ajoutant que l’aide de la FAO au FNUF et au futur INJC est cruciale, avant de mettre l’accent sur le concept d’apprentissage et d’amélioration continus dans tous les aspects du travail en foresterie. Le Congo a présenté ses réalisations nationales, notamment: la nouvelle législation forestière, les programmes de gestion et les plans d’action, ainsi que l’utilisation des C&I pour la GFD.

La Suisse s’est félicitée des directives volontaires de la FAO et a expliqué ses points de vue sur le rôle des forêts plantées, soulignant que leur valeur n’est pas équivalente à celle des forêts naturelles et mettant l’accent sur la nécessité de maintenir le continuum des forêts naturelles pour la protection de la biodiversité.

La Colombie a plaidé pour la consolidation de la coopération entre les différents accords et processus internationaux ayant trait aux forêts, attiré l’attention sur les discussions du FNUF en cours relatives à l’INJC, et insisté sur le rôle important de la FAO dans les PNF, le FNUF et les CRF. La Pologne a parlé de ses activités dans le domaine de la GFD depuis le début des années 90, soulignant que la GFD est indispensable à l’atténuation du changement climatique. La Chine a parlé de la nécessité d’équilibrer la souveraineté étatique avec les responsabilités internationales, de renforcer le développement et l’application de la législation nationale, et de consolider la coopération par l’intermédiaire du FNUF.

La Norvège a mis en exergue l’importance de la FAO pour la fourniture d’informations suivant les éléments thématiques de la GFD, notamment les cadres de politique juridique et institutionnel. Il a insisté sur le renforcement des capacités et la bonne gouvernance, considérés comme exigences clés pour la réalisation de la GFD

Le délégué de la République du Kirghiztan a parlé de la nécessité d’une gouvernance concertée sur la base des partenariats de collaboration, pour la promotion de la GFD. Il a demandé à la FAO de considérer l’adoption du Russe comme l’une des langues officielles du COFO.

Cuba a remercié la FAO pour son aide aux PNF. Le Maroc a informé les délégués des politiques nationales et des mesures prises pour promouvoir la GFD. La Syrie a parlé de l’importance des données et indices fiables pour la planification et la mise en œuvre de la GFD. La Côte d’Ivoire a présenté sa nouvelle politique forestière dont le but est de promouvoir la biodiversité et restaurer la capacité de production, améliorer les revenus et les moyens d’existence des petits exploitants. La Nouvelle Zélande a suggéré d’accorder plus d’attention aux priorités régionales et a encouragé la collaboration régionale et globale. L’Arabie saoudite a informé les délégués des changements survenus dans sa législation forestière et a demandé à la FAO d’aider les pays à collecter les informations sur la GFD.

L’Italie a accordé son appui à la position de l’UE et a présenté son inventaire du puits de carbone considéré comme un moyen de permettre à la communauté scientifique de quantifier les puits de carbone dans les forêts, dans leurs efforts d’atténuer le changement climatique. L’Inde, tout en approuvant les principes de GFD, a soutenu que les fonds prévus pour atteindre les objectifs de la GFD sont insuffisants et a demandé à la Convention sur la diversité biologique (CDB), à l’OIBT et aux autres organismes, de fournir davantage de fonds pour le renforcement des capacités. Le Gabon a indiqué que la GFD est une priorité du Gouvernement qui a codifié les directives pour son secteur forestier, mais a besoin du soutien de la FAO pour poursuivre les objectifs de GFD. La Malaisie a souligné que la GFD constitue une très grande priorité puisque 20 milliards de $US de ses exportations proviennent des forêts et a plaidé pour une amélioration continue de la GFD à travers la recherche et le développement sur l’utilisation des terres, les petites entreprises et l’écotourisme.

Le Brésil a indiqué que la mise en œuvre de la GFD et la réalisation de ses objectifs constituent un défi et, a noté que les rapports harmonisés sur la situation des forêts constituent une question complexe du fait que les éléments de la GFD ne sont pas suffisamment détaillés pour couvrir tous les domaines. Le Secrétariat de la CDB a remercié la FAO pour sa collaboration dans la promotion de la biodiversité à travers la GFD, en particulier, les indicateurs de biodiversité dans les Évaluations des ressources forestières (ERF). Le Secrétariat de la CMPFE a déclaré que la GFD est une priorité dans le processus ministériel européen et est relié aux autres domaines de politique, notamment l’eau, l’agriculture, la biodiversité et l’énergie. La Gambie a souligné que le passage d’approches de plantations à celles de la gestion forestière a permis une amélioration de la GFD dans son pays, avec une implication marquée des communautés locales. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a parlé de sa participation à la rédaction des directives pour clarifier les principes de la GFD, en particulier en ce qui a trait à la restauration du paysage forestier, aux droits humains et la biodiversité.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO demande à la FAO, entre autres: en collaboration avec ses membres et les organisations partenaires, de promouvoir et de mettre en œuvre des outils de gestion pour combler le fossé entre la politique et les actions concrètes à tous les niveaux, avec un accent particulier sur les approches intersectorielles et de restauration de paysage; de poursuivre son aide au développement, la mise en œuvre et la surveillance des PNF, y compris en partenariat avec le Fonds d’appui aux PNF; de rendre disponibles les informations actualisées sur la situation et les progrès des PNF; et de poursuivre son aide aux membres dans leurs efforts pour améliorer l’application de la législation forestière, en encourageant l’utilisation des meilleures pratiques, l’échange d’expériences entre les pays et la collaboration au niveau régional.

Le COFO a également recommandé que la FAO collabore avec le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour aider les pays en développement à tirer le meilleur parti du FEM comme source possible de financement, afin d’améliorer la GFD et atteindre ainsi les Objectifs globaux en matière de forêts.

DÉCISIONS ET RECOMMANDATIONS DES ORGANES DIRECTEURS DE LA FAO: Cette session était présidée par le Vice-président, Alexandros Christodoulou. Pape Koné, Responsable en chef de la région du Proche-Orient, a résumé le processus de transmission par les commissions régionales, des informations au COFO sur: les progrès vers la GFD, les forêts et l’énergie; et sur les perspectives régionales de la SOFO, en utilisant les PNF pour le renforcement des capacités, les forêts plantées et la lutte contre les feux, et les réseaux de lutte contre les espèces étrangères. D’autres organisations fournissent également des informations au COFO: le Comité consultatif sur les produits forestiers, Silva Mediterranea, le Groupe d’experts sur les ressources génétiques forestières, et la Commission internationale sur le rôle des moyens d’existence et de la restauration des terres dégradées. Il a expliqué que, après examen par le COFO de ces informations, les recommandations sont envoyées au Conseil de la FAO pour approbation.

La France a souligné l’importance de la coopération dans la région de la Méditerranée, a attiré l’attention sur la redynamisation actuelle de Silva Mediterranea et a parlé de son appui financier et politique au processus, avant de demander à la FAO quelles mesures concrètes elle envisage pour encourager la coopération méditerranéenne.

Le Maroc a déclaré que tous les pays doivent être impliqués dans la coopération et a plaidé pour une aide au renforcement de Silva Mediterranea. L’Arabie saoudite a appelé l’attention sur la coopération au Proche-Orient pour la gestion forestière et la poursuite des Objectifs de développement du millénaire (ODM).

La Namibie a mis l’accent sur la lutte contre les feux. Le Libéria a demandé à la FAO d’aider les pays en développement à évaluer la capacité de leur puits de carbone et leurs aptitudes à quantifier les taux de déboisement évité grâce à la politique internationale sur le changement climatique. Le Danemark a accordé son appui aux recommandations de la FAO. La Colombie a plaidé pour un accroissement des ressources prévues pour la Commission régionale de l’Amérique latine et les Caraïbes.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO recommande entre autres que: chaque CRF développe un programme de travail pour faciliter la mise en œuvre de la GFD; et que la FAO augmente les ressources et l’aide allouées pour le travail des CRF.

ÉLABORATION D’UN PROGRAMME D’ACTION POUR LA FAO DANS LE DOMAINE DES FORÊTS: Le jeudi, Alain Chaudron (France), a présidé cette session et a introduit les documents intitulés “Examen des programmes forestiers de la FAO: Mesures prises pour appliquer les recommandations de la COFO17 » (COFO 2007/10.1) et “Élaboration d’un programme d’action pour la FAO dans le domaine des forêts” (COFO 2007/10.2).

Dan Rugabira, Département des forêts, FAO, a présenté une revue des programmes forestiers de la FAO depuis 2005. Il a mentionné entre autres: une nouvelle structure du programme, la réorganisation du Département des forêts en trois divisions rebaptisées, la consolidation et la réduction du nombre d’éléments du programme, la réduction du personnel et des activités suite aux coupures budgétaires, et de nouveaux partenariats. Parmi les activités du COFO faisant suite aux recommandations de la COFO-17, il a mentionné: la stratégie de lutte contre les feux forestiers et les directives volontaires; le travail sur la bioénergie; le leadership et l’appui aux PCF; l’assistance aux pays en développement pour le renforcement des capacités dans la mise en œuvre des aspects forestiers du Protocole de Kyoto; l’appui aux PNF et au Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP); les études perspectives; et la reconstruction post-tsunami.

Ian Heino a présenté l’information sur l’élaboration d’un programme d’action pour la FAO. Il a indiqué que les révisions des programmes avaient été décidées en 1999 et s’inscrivent dans le cadre des réformes aux Nations Unies et à la FAO, et des grands changements intervenus dans les secteurs forestiers à travers le monde. Soulignant qu’un plan stratégique forestier sera achevé pour la COFO-19 en 2009, il a indiqué qu’aucune information ne peut être présentée pour le moment, puisque les révisions dépendent d’une évaluation externe indépendante à entreprendre plus tard en 2007. Heino a souligné que la FAO souhaite que les révisions soient préparées en consultation avec les pays, de préférence dans le cadre des CRF. Il a parlé des domaines prioritaires dans le nouveau programme et qui sont les suivants: le renforcement des capacités des pays; l’harmonisation des rapports internationaux; le renforcement des partenariats à tous les niveaux; et l’appui aux pays dans la mise en œuvre des directives volontaires.

Le Brésil a souligné que la FAO devra continuer à jouer le rôle de chef de file du PCF, et que le travail de la FAO devra être guidé par les quatre objectifs contenus dans le projet d’INJC. Il s’est dit préoccupé par l’enveloppe budgétaire et le nombre de postes attribués au Département des forêts pour ses principales activités, et a demandé des précisions sur le rapport de la FAO, en ce qui concerne le financement.

La déléguée des États-Unis a déclaré qu’en accordant plus d’intérêt à la gouvernance, l’on favorise le développement institutionnel, les réalisations communautaires et les opportunités d’établissement de partenariats et de promotion des ODM. Elle a accueilli favorablement l’inclusion de l’application de la législation dans le programme de travail et le budget (PTB). La Suisse a proposé l’établissement de critères pour le régime foncier, au niveau local en particulier, et s’est félicitée du travail et de l’engagement de la FAO à fournir de l’expertise pour le captage du carbone, afin d’éviter le déboisement et de favoriser la réalisation du Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto. L’Afghanistan s’est dit préoccupé par la dépendance de la FAO à l’égard des bâilleurs de fonds privés et par la possibilité que les intérêts nationaux de ces bâilleurs de fonds puissent compromettre la neutralité du travail de la FAO.

L’UE a parlé de la nécessité de tenir compte des résultats de l’évaluation externe indépendante et de toute autre directive du COFO. Le Canada a accueilli favorablement le PTB sur la gestion durable des ressources naturelles.

Le Cameroun a suggéré que les efforts de la FAO fassent l’objet d’un suivi dans certains domaines tels que la GFD, le bois et les programmes forestiers non-ligneux, et que l’on accorde plus d’attention au renforcement des capacités et au déboisement. L’Australie a exprimé son soutien continu à la participation de la FAO dans: la mise en œuvre du travail du FNUF, les PNF, l’harmonisation des normes à travers les directives, les C&I, et la lutte contre les espèces envahissantes. L’Angola a demandé des précisions sur la durée du Programme d’action, le financement des projets, les coûts globaux et les sources de financement des dépenses extrabudgétaires. Il a relevé qu’avec les mesures de réforme, certains programmes de la FAO ont été réduits et plusieurs postes professionnels supprimés, et a posé la question de savoir quelles divisions prendront la responsabilité des activités touchées.

En réponse, Manoj Juneja, Directeur de Programme, Budget et Évaluation, a expliqué que: le Programme d’action couvre la période 2006-2007, mais les chiffres ne sont pas comparables à ceux du programme 2004-2005, en raison de la réorganisation; il y a eu une suppression de dix postes professionnels au Siège, mais une augmentation de six postes dans les bureaux régionaux; si l’on additionne toutes les ressources disponibles, la diminution des fonds dans le Département des forêts ne représente que 1%, comparativement à 5% pour la FAO en général.

Le Japon a suggéré que la FAO devra tenir compte des résultats de l’évaluation externe lors de l’élaboration de son Programme d’action et, appuyé par la Suisse, a suggéré également que le programme soit élargi pour couvrir les forêts et l’eau. L’Arabie saoudite a soutenu que les réformes et les coupures budgétaires ne devraient pas avoir des répercussions négatives sur les programmes, mais qu’il faudrait améliorer la description de ces programmes. Le délégué de la Suède a appuyé la position de l’UE, ajoutant qu’il accueille favorablement l’évaluation externe, mais s’attend à être consulté sur ses modalités. Il s’est dit préoccupé en particulier par la suppression des postes au Siège sans précision sur la manière dont le travail va être redistribué. La Finlande a aussi appuyé la position de l’UE et a ajouté que les PNF doivent être de très bonne qualité et impliquer tous les parties prenantes, pour une mise en œuvre efficace. La Norvège a parlé de ses trois domaines prioritaires, à savoir: le renforcement des capacités, l’évaluation des ressources forestières globales, et les partenariats, et souhaite également que la FAO accorde plus d’attention à la gouvernance, au régime foncier et aux systèmes de redevances.

Résultat Final: Dans le rapport final, le COFO entre autres, demande à la FAO de poursuivre son soutien à la surveillance, à l’évaluation et à la préparation des rapports nationaux sur les forêts et leurs avantages sociaux, économiques et environnementaux; et recommande que la FAO, en collaboration avec la CCNUCC et d’autres partenaires, assiste les pays dans le renforcement de leurs capacités pour l’élaboration et la mise en œuvre de mesures d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, notamment les mesures visant la réduction d’ERD. Il a parlé de la nécessité de poursuivre le soutien au développement durable des régions des montagnes, et aux écosystèmes fragiles tels que les forêts de mangroves.

SESSIONS D’INFORMATION

Le mardi après-midi, les délégués ont participé à quatre sessions d’information sur la santé des forêts, le régime foncier des forêts, le développement des petites et moyennes entreprises forestières, et la gestion des feux. Le jeudi après-midi, les délégués ont débattu des questions relatives à la « Production et au partage des connaissances sur les ressources forestières - surveillance et évaluations nationales et globales » et à « Forêts et eau: Nouvelles générations de programmes de gestion des lignes de partage des eaux ». Le vendredi matin, les délégués ont participé à une session d’information sur l’interface forêts-agriculture et sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) résultant du déboisement.

SANTÉ DES FORÊTS: Cette session était divisée en trois parties: Aperçu général, Protection des végétaux, et Travail en réseaux et échange d’informations. Dans le cadre de l’Aperçu général, Catherine Parks des Services forestiers des États-Unis, a présenté les données et les informations sur la protection des forêts contre les espèces envahissantes, à travers le renforcement de la coopération internationale. Elle a parlé des espèces envahissantes comme étant un problème international de santé, soulignant qu’elles constituent, après la perte de l’habitat, la cause la plus importante de perte de biodiversité, responsable d’environ 120 milliards $US de dégâts annuels aux États-Unis uniquement. Elle a indiqué que la libre circulation des informations est indispensable, suggérant une amélioration de la coopération future à travers la sensibilisation, le développement des méthodes de prévention et du travail en réseaux.

Concernant la Protection des végétaux, Richard Ivess, Coordonnateur de la CPIV, a présenté un aperçu de la Convention. Il a déclaré que la CIPV a été créée en 1953 et avait pour objectif de protéger les ressources végétales contre les invasions d’insectes, et couvre aussi bien les forêts que l’agriculture commerciale. Il a parlé de la relation entre la CIPV, l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’Application des mesures sanitaires et phytosanitaires, et la CDB, ainsi que des efforts de la Convention pour promouvoir les échanges d’information et l’assistance technique pour le renforcement des capacités. Hugh Evans de United Kingdom Forestry Commission, a parlé de l’efficacité de la CIPV dans la promotion de la protection des forêts. Il a indiqué que l’on compte actuellement 27 Normes internationales pour les mesures phytosanitaires, et a expliqué que le pays à risque organise une évaluation de risque et de lutte contre les insectes, habituellement en réponse à avec une présence d’insectes déjà effective. Parlant des difficultés de la mise en œuvre du processus, il a mentionné la trop grande concentration sur les insectes connus au risque de perdre de vue les espèces non encore identifiées; la difficulté à obtenir les informations, en particulier pour les pays en développement; le caractère fragmentaire du travail en réseau; avant de souligner l’importance des échanges d’information.

Lex Thomson de Biodiversity International, a présenté les questions liées à la recherche sur les mouvements de germoplasme d’arbres en quantités scientifiques. Il a déclaré que le mouvement transfrontière délibéré de germoplasme peut comporter des avantages pour les forêts et les communautés, y compris l’amélioration de la santé des arbres. Il a cité plusieurs exemples précis tout en relevant un ralentissement récent des transferts attribué à la confusion de l’après CDB sur la manière de traiter les demandes de transfert de germoplasme.

Les participants ont écouté quatre exposés sur le Travail en réseaux et les échanges d’informations. Hugh Evans, représentant de l’Union internationale des organismes de recherche sur les forêts, a fait des remarques liminaires sur la communication, la coopération et la collaboration pour la santé des forêts. Il a indiqué que la vitesse et le volume du commerce international dépassent les capacités disponibles pour une bonne inspection et que les mouvements d’insectes augmentent considérablement. Evans a identifié les priorités qui sont les suivantes: le partage d’informations, l’élaboration d’accords sur le partage des données, la coordination de la recherche et des activités de surveillance, l’établissement de liens entre les scientifiques et les hauts fonctionnaires. Il a relevé les lacunes suivantes: les réseaux et les sources d’information sont essentiellement basés sur l’Internet; le financement de la recherche sur la santé des forêts a une tendance nationale; il n’existe pas de réseaux spécifiques de recherche.

K. V. Sankaran de Kerala Forest Research Institute, a fourni des informations sur le Réseau des espèces envahissantes de la Région Asie-Pacifique. Il a parlé des espèces envahissantes étrangères comme étant le problème environnemental le plus grave, relevant qu’elles sont responsables de la perte de 1% du produit intérieur brut (PIB) dans certains pays. Il a ajouté que le Réseau compte 32 pays membres, et a présenté ses activités, à savoir: la sensibilisation, les échanges d’informations, le renforcement des capacités et l’élaboration des plans d’action.

Clement Chilima de Forest Research Institute du Malawi, a présenté un aperçu du Réseau des espèces étrangères envahissantes pour l’Afrique. Parlant des actions concrètes, il a indiqué que le Réseau collecte les données et diffuse des informations, fournit des conseils en matière de politique, entreprend des activités de sensibilisation et encourage la publication des résultats de recherche.

Valery Roshchupkin, de Federal Forestry Agency, Fédération de Russie, a fait une présentation sur la situation des forêts en Russie. Il a souligné que, même en l’absence de preuve scientifique solide, le changement climatique est certainement à l’origine des dépérissements des forêts, cause des crises économiques, sociales et environnementales. Il a souligné la nécessité d’une coordination internationale et a proposé la création d’un centre international pour la formation et le développement en surveillance et évaluation des forêts, placé sous le parrainage de la FAO.

RÉGIME FONCIER FORESTIER: Cette session portait sur les droits de propriété, la propriété communautaire et les questions de pauvreté. Arvind Khare de Rights and Resources Institute, a parlé des changements dans la gouvernance du secteur forestier, et a déclaré que les réformes dans le régime foncier des forêts ont pris du retard par rapport aux autres secteurs. Il a indiqué que les enjeux globaux actuels impliquant le changement climatique, les conflits violents et les abus des droits de la personne, peuvent être traités dans le cadre de la réforme du régime foncier des forêts.

Dominique Reeb, du Service de la politique forestière de la FAO, a parlé de l’étude de la FAO sur le régime foncier des forêts menée en Asie du Sud et en Afrique. Il a expliqué comment le déboisement entraîne la perte des droits aux ressources et comment le régime foncier des forêts pour les particuliers et les communautés du niveau local peut permettre de réduire ces pertes. Il a indiqué que la propriété publique peut être maintenue s’il n’y a pas de délégation des responsabilités de la gestion aux communautés locales, et a noté que la propriété privée est répandue en Europe où elle est régie pas des lois qui préservent les valeurs publiques.

Liu Jinlong de l’Académie chinoise de la foresterie, a présenté l’histoire du régime foncier des forêts en Chine qui est passé d’une situation de majoritairement privée, au début du vingtième siècle, à la propriété publique au cours des années 50. Il a indiqué que l’on assiste aujourd’hui à un retour à la privatisation partielle, puisque 25% de la superficie forestière est actuellement contrôlé par des particuliers et des familles, mais que le Gouvernement gère encore les forêts, à travers la législation sur l’exploitation forestière, le transport maritime, l’utilisation des terres et la protection des forêts.

DÉVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES FORESTIÈRES: Cette session portait sur le développement des forêts et sur les pratiques commerciales. Duncan MacQueen de l’Institut international pour l’environnement et le développement, a fait la première présentation; il avait déjà présenté une étude de cas démontrant que le développement des PMEF peut permettre de répondre aux besoins essentiels, accroître les richesses locales, favoriser la créativité locale et développer le sens de la responsabilité environnementale. Les PMEF comportent néanmoins des faiblesses: elles manquent de pouvoir économique et politique, d’informations sur le marché, de capital, de technologie et de stabilité. Il a suggéré que les conditions favorables doivent inclure une bonne gouvernance des forêts, des mécanismes commerciaux volontaires et un réseau d’appui commercial.

David Singh du Centre international d’Iwokrama, a parlé de l’appui flexible aux petites et moyennes entreprises locales de Guyane. Il a indiqué qu’Iwokrama gère 2% des forêts de l’état et aide à l’établissement d’entreprises communautaires. Il a noté que les PMEF peuvent être bénéfiques pour plus de 50% de la population communautaire, mais que leur établissement effectif nécessite l’appui politique, la planification commerciale et le savoir-faire technique.

Sophie Grouwels de la FAO, et Tony Hill de TREE AID, ont présenté les initiatives entreprises pour le développement des PMEF au Burkina Faso, Mali et Ghana. Grouwels a déclaré que le Programme de la FAO pour le développement d’entreprises axé sur la communauté vise à aider les populations locales à générer des revenus tout en préservant les forêts. Elle a présenté une approche à la création de l’entreprise à travers l’analyse du marché et le développement (AMD), soulignant que l’approche est flexible, participative et intègre les questions d’égalité des sexes.

Hill a présenté une initiative de PMEF en cours impliquant 172 communautés rurales, organisations non-gouvernementales et ministères des gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Ghana. Parlant des difficultés, il a mentionné l’absence du capital financier, le déclin des ressources forestières, l’absence de compétence en formation, l’insuffisance de coordination et le manque d’informations, les cadres juridiques inefficaces et un manque de cohérence dans les politiques nationales. L’étape intermédiaire du projet a conduit à la formulation des plans de développement de l’entreprise par 164 groupes d’intérêt pour les produits forestiers. En ce qui concerne les leçons apprises, il a souligné qu’une collaboration ONG-gouvernement nécessite beaucoup d’investissement en temps et en efforts, que les gouvernements ont la capacité d’encourager ou de saper les entreprises locales, et que l’initiative démontre l’importance d’animateurs formés et de transferts de technologie de haut en bas.

Kebba Sonko de la Gambie a présenté l’expérience gambienne en développement d’entreprises forestières axé sur la communauté et intégrant les questions d’égalité des sexes. Il a fait une revue des changements réglementaires et politiques intervenus au cours de la dernière décennie et présenté une description détaillée de l’application par la Gambie de l‘approche AMD dans 22 forêts communautaires à travers le pays. Pour terminer, il a mentionné un certain nombre d’avantages, en particulier la sensibilisation et des profits estimés à plus de 20 000 $US.

GESTION DES FEUX FORESTIERS: José Antonio Prado de la FAO a parlé de l’importance accrue de la gestion des feux forestiers, ce qui nécessite une coopération aux niveaux national, régional et global, ainsi que le renforcement des capacités locales.

Jim Carle de la FAO, a présenté les documents préparés avec la collaboration d’un certain nombre de partenaires sur « Gestion des feux forestiers: Directives volontaires, principes et actions stratégiques », « Gestion des feux forestiers: Revue de la coopération internationale », et « Gestion des feux forestiers: Évaluation globale 2006 ». Il a indiqué que les « Directives volontaires » étaient l’aboutissement d’un processus processus-multi-parties prenantes, que la « Revue de la coopération internationale » est un document de travail qui identifie les thèmes prioritaires pour la coopération et les domaines potentiels de collaboration future; et que l’Évaluation globale 2006 comporte une synthèse globale et des résumés régionaux sur entre autres, les causes, les effets, la prévention, l’extinction des incendies, et les institutions s’y rapportant. Carle a sollicité les commentaires des participants sur le développement de stratégie, la mise en œuvre des directives volontaires, et la surveillance et l’évaluation de la gestion des feux forestiers partout dans le monde, l’appui à la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (ONU-SIPC), le réseau de lutte contre les feux forestiers et la facilitation de l’aide sur le terrain pour la mise en œuvre des programmes de gestion des feux forestiers.

Denny Truesdale des Services forestiers des États-Unis, a souligné que la gestion effective et efficace des feux favorise la GFD, et que les directives volontaires traitent de tous les aspects de la gestion des feux forestiers, et non pas uniquement de leur suppression. Il a mis l’accent sur l’importance de l’utilisation des systèmes compatibles tels que le Système de commande d’incident et des accords internationaux communs, pour permettre la coopération.

Johann Goldammer du Centre mondial de surveillance des incendies des zones naturelles, a parlé de la participation du Réseau Mondial pour la Lutte contre les feux des Zones Naturelles de l’ONU-SIPC à l’élaboration des trois documents. Il a résumé “Revue de la coopération internationale” dans la gestion des feux, en particulier dans les domaines suivants: terminologie; statistiques et surveillance; appui à la mise en place des cadres politique, juridique, institutionnel et à la planification; et contribution de la recherche, notamment, en ce qui a trait aux effets des feux forestiers sur la santé de l’homme.

Andrey Kushlin de la Banque mondiale, a parlé de la nécessité de travailler sur le noyau de la prise des décisions ayant trait aux feux forestiers, considéré comme un facteur économique important qui touche les ministères de l’économie, de la planification et des finances, ainsi que le secteur privé et les municipalités locales.

Ayn Shlisky de Nature Conservancy, a résumé les activités et les efforts de son organisation dans le domaine de la gestion des feux, et a souligné l’importance de la stratégie et des directives qui appuient les organisations de conservation dans leurs rôles uniques, et établissent les principes et les actions favorables à la protection de la biodiversité contre les feux forestiers et leurs effets sur l’utilisation des terres par l’homme.

PRODUCTION ET PARTAGE DES CONNAISSANCES SUR LES RESSOURCES FORETIÈRES – SURVEILLANCE ET ÉVALUATIONS NATIONALES ET GLOBALES: Steven Johnson de l’OIBT a ouvert cette session sur la production et le partage des connaissances sur les ressources forestières. Il a expliqué que cette session couvre les trois sujets suivants: les systèmes nationaux de surveillance des forêts, les évaluations des ressources financières et les actions futures.

Peter Holmgren de la FAO a présenté le programme sur les systèmes nationaux de surveillance des forêts. Il a déclaré que les processus nationaux de prise des décisions stratégiques pour l’appui aux inventaires forestiers comprennent les observations systématiques et répétées, couvrent les ressources forestières, leur gestion et leurs utilisations, et entrainent la fourniture périodique d’informations aux pays. Il a indiqué que les inventaires forestiers n’impliquent pas la surveillance de l’exploitation forestière, des feux forestiers ou la planification forestière au niveau local. Holmgren a souligné que l’appui de la FAO à l’établissement des systèmes de surveillance implique 500 experts, 500 sites d’échantillons, 500 jours de travail et 500 paramètres de surveillance.

Ramón Álvarez Lazzaroni du Honduras a présenté l’information sur la surveillance nationale au Honduras. Il a indiqué qu’en dépit d’une surveillance régulière depuis 1965, un récent inventaire organisé sur une période de huit mois a donné des résultats surprenants. En particulier, il a été observé que: les forêts couvrent 51% du territoire du Honduras; le taux de déboisement est plus bas qu’on ne le croyait (30 000 hectares seulement depuis 1965); et l’abattage effectif des pins est seulement de 700 000 mètres cubes, comparativement à une production forestière potentielle admissible de 100 millions de mètres cubes. Lazzaroni a souligné la nécessité d’inventaires de suivi dans le futur, pour disposer d’une base de comparaison et revoir les options de gestion ainsi que les politiques et les projections en matière de forêts.

Mohamed Saket du Département des forêts de la FAO, a présenté le Programme de la FAO sur l’Évaluation des ressources naturelles forestières, qui constitue un système d’appui à la GFD et au développement des PNF. Il a déclaré que tous les pays ont besoin d’inventaires forestiers, initiative que la FAO appuie comme faisant partie de son mandat, mais que la majorité des pays en développement ne disposent pas de données fiables, et que 80% des forêts mondiales n’ont pas été inventoriées. La télédétection a couvert 77% de la superficie, mais cela ne constitue pas un inventaire complet, a-t-il ajouté, les changements dans le couvert forestier ne permettant pas d’évaluer les autres aspects des forêts tels que les valeurs sociales, économiques et environnementales. Pour aider les pays à mener leurs inventaires, a-t-il indiqué, le Département des forêts constitue des équipes pour préparer une approche à partir des conseils d’experts, avec pour objectifs la surveillance, l’évaluation, le renforcement des capacités, l’harmonisation des informations et les approches politiques. Saket a indiqué que la méthodologie comprend: l’échantillonnage systématique au niveau du sol et de la télédétection; l’analyse à fonctions multiples; le développement des capacités des équipes nationales; et une base de référence pour la surveillance à long terme. Le coût de chaque inventaire se situe entre 500 000 et un million $US, mais généralement plus près du montant inférieur. Ainsi, jusqu’ici, la FAO a collaboré à la conduite d’inventaires dans les pays suivants: Guatemala, Honduras, Costa Rica, Cameroun, Congo, Zambie, Kenya, Bangladesh, Philippines et Liban. Les futurs plans incluent: Équateur, Brésil, Soudan, Angola, neuf pays de l’Afrique de l’Ouest, Égypte, Syrie, Jordanie, Yémen, Kyrgyzstan et Vietnam.

Le Brésil a présenté ses plans pour un inventaire qui a déjà commencé avec la participation au cours des deux dernières années, de 16 universités et de deux institutions nationales. Il a indiqué que la méthodologie a été approuvée au niveau national et est actuellement testée; l’inventaire démarrera effectivement en 2008. L’Uruguay a mentionné que les visites de la FAO ont lancé une discussion sur les inventaires, mais que le Gouvernement ne dispose pas de ressources pour collecter les données sur le terrain. Le Danemark a indiqué que l’atelier organisé en Australie sur la réduction des ERD, qui s’est tenu à Cairns du 7 au 9 mars 2007, a attiré beaucoup d’attention sur le financement des inventaires. En réponse, Holmgren a parlé des difficultés politiques et techniques rencontrées dans l’organisation des études sur les émissions, du fait que ces études ne peuvent pas être menées par télédétection uniquement et qu’elles nécessitent également des inventaires sur le terrain.

Chypre a observé qu’il y a eu des inventaires réussis au Liban et à Chypre, mais que tous les pays du Moyen-Orient ont besoin de davantage d’expertise des consultants, pour produire un meilleur travail. Holmgren a répondu que les échanges internationaux à travers les programmes d’inventaires ont permis de disséminer la technologie. Le Guatemala a déclaré que son expérience à travers son inventaire lui a permis de coopérer avec d’autres de la région et de les former pour les inventaires de pays. Le Sénégal a demandé à la FAO d’aider les pays à partager les informations au niveau sous régional et à établir des réseaux de pays pour la coopération sur les inventaires.

Les participants ont ensuite écouté les présentations sur les ERF. Aulikki Kauppila, Finlande, a parlé de 20 années de consultations en expertise sur la manière d’évaluer les forêts mondiales. Elle a rappelé les réunions de 1987, 1993, 2000, 2002 et 2006 organisées à Kotka, Finlande, par la FAO, la CENUE et le Gouvernement finlandais et impliquant 100 experts. Kauppila a expliqué qu’il y avait un thème distinct pour chacune des cinq consultations: le changement environnemental, les définitions communes, les indicateurs de la GFD, l’établissement d’un lien entre les efforts nationaux et internationaux, et la coopération avec les autres processus de collaboration ayant trait aux forêts, respectivement. Elle a indiqué que ces consultations ont entrainé diverses améliorations dont: l’harmonisation des définitions du terme forêt, l’extension de la portée des évaluations globales, le lien entre les éléments thématiques de la GFD et les processus de C&I; la collaboration accrue entre les pays et les processus liés aux forêts; la création d’un groupe consultatif auprès de l’ERF.

Steven Johnson de l’OIBT a présenté l’information sur l’harmonisation des rapports internationaux sur les forêts. Il a déclaré que le FNUF a demandé aux pays membres du PCF de réduire les fardeaux des rapports; et le PCF a créé une équipe spéciale chargée d’analyser les exigences de rapport sur les processus, d’identifier les obstacles à l’harmonisation, de créer un accès internet pour les rapports de pays (www.fao.org/forestry/cpf-mar) et d’établir un cadre commun d’information. À propos de l’ERF considérée comme cadre d’harmonisation, il a observé que l’ERF 2010 est structurée autour de sept éléments thématiques et fournira des informations pour l’évaluation des objectifs de biodiversité de la CDB. Pour ce qui est de la collaboration entre l’ERF et l’OIBT, il a mentionné le rapport continu de l’OIBT sur la gestion des forêts tropicales et la possibilité d’un questionnaire conjoint et de travail analytique partagé.

Mette Wilkie de la FAO a fait une présentation sur les préparatifs de l’ERF 2010. Elle a indiqué que l’évaluation se conformera aux directives du COFO, du processus de Kotka et des groupes consultatifs; couvrira sept éléments thématiques de la GFD; fournira des données à la CDB; inclura une étude globale par télédétection qui examine les changements dans le couvert forestier; fera une estimation de la répartition des forêts ainsi que les statistiques des tendances; s’appuiera sur les observations volontaires des pays; et contribuera au renforcement des capacités des pays en développement. Elle a ajouté que la préparation de l’ERF 2010 permettra à la FAO de mettre à jour la liste des correspondants nationaux, de revoir les projets de tableaux et de plans pour les études par télédétection, de préparer les directives et d’organiser des ateliers régionaux de formation.

FORÊTS ET EAU: NOUVELLE GÉNÉRATION DE PROGRAMMES DE GESTION DES LIGNES DE PARTAGE DES EAUX: Thomas Hofer de la FAO, a présenté le travail effectué par la FAO en collaboration avec les autres principaux partenaires, sur une revue globale intitulée « La nouvelle génération des programmes et projets de gestion des lignes de partage des eaux ». Il a informé les participants que la revue a utilisé l’approche intégrée, avec une attention particulière sur la participation au niveau local et sur la décentralisation de l’administration. Il a ajouté que le processus de revue et les résultats incluaient un exercice de bilan, une revue des projets de la FAO, l’organisation d’ateliers régionaux et de conférences internationales sur la gestion des lignes de partage des eaux, une analyse et une synthèse.

Pier Carlo Zingari, Directeur de l’Observatoire européen des forêts de montagnes, a indiqué que la revue a utilisé une nouvelle approche pour aboutir à ses conclusions, et qu’elle:

  • traite des causes cachées plutôt que des symptômes;

  • porte essentiellement sur les capacités et les arrangements institutionnels des gouvernements;

  • accorde l’importance à la recherche multidisciplinaire, à l’éducation et à la formation;

  • utilise aussi bien le bon sens que la preuve scientifique testée;

  • fait de la planification à long terme et du financement;

  • intègre les questions d’égalité entre les sexes dans les processus de prise de décision;

  • traite du renforcement des capacités et de la communication, des effets du changement climatique et des nouveaux mécanismes de financement tels que la commercialisation des services environnementaux; et

  • se focalise sur l’amélioration de l’utilisation du patrimoine naturel des moyens d’existence.

Thomas Hofer de la FAO a déclaré que la FAO aimerait voir l’utilisation sur le terrain, dans différents continents du monde, des résultats de l’étude pour mettre en œuvre les recommandations, ce qui nécessitera une adaptation pour chaque situation. Il a souligné que les études de cas au Tadjikistan et en Corée du Nord, dans lesquelles la FAO a introduit un système de surveillance de base, la formation interdisciplinaire, l’implication de toutes les parties prenantes pertinentes dans la planification et la mise en œuvre d’activités; et a examiné l’approche à long terme pour une phase-pilote de l’établissement des plans des lignes de partage des eaux.

INTERFACE ENTRE LES FORÊTS ET L’AGRICULTURE:: Jeffrey Tschirley du Service des ressources environnementales et naturelles de la FAO, a ouvert la session en parlant des efforts déployés par la FAO pour résoudre les tensions entre les politiques forestières et agricoles, et a invité les pays à soumettre leurs commentaires à la FAO.

Wulf Killmann, Directeur du Département des forêts à la FAO, a présenté une vue d’ensemble de l’interface agriculture-forêts. Il a parlé des changements dans l’utilisation des terres, des surfaces forestières et des causes de la dégradation forestière, relevant que le déboisement contribue à 18% des émissions globales du dioxyde de carbone et que la perte annuelle nette des forêts est évaluée à 7,3 millions d’hectares.

Tasso Azevedo, Directeur des Services forestiers du Brésil, a fait une présentation sur les districts forestiers durables au Brésil. Il a déclaré que 85% de la région amazonienne est couvert par les forêts et que l’on a enregistré une perte correspondant à 15% au cours des 20 dernières années, en raison d’un régime foncier imprécis, de la conversion à l’agriculture et à l’élevage du bétail, de la surexploitation forestière et des faibles valeurs commerciales des produits et services forestiers. Il a fourni des informations détaillées sur la mise en œuvre du plan d’action 2004 qui comporte 144 mesures sur le régime foncier, l’application de la législation, la reconnaissance des valeurs des forêts et la planification stratégique de l’infrastructure. Ces mesures ont eu pour résultats, a-t-il ajouté, la réduction de moitié, en deux ans, du taux de déboisement et la prévention de la destruction d’un million d’hectares.

Azevedo a défini le district forestier durable comme une région où les politiques publiques de tous les secteurs doivent considérer la GFD comme principale source de développement socio-économique. Il a indiqué que le Brésil a établi trois districts sur une superficie de 60 millions d’hectares et a énuméré les effets attendus sur l’exploitation forestière, la production de la biomasse ligneuse, la création d’emplois, la génération de revenus et l’intégration intersectorielle. Parlant des leçons apprises, il a souligné la nécessité de reconnaître les valeurs des produits et services forestiers, de l‘application de la législation et de l’implication au plus haut niveau politique.

Henning Steinfeld, chef de la Sous-division de l’information, de l’analyse sectorielle et des politiques en matière d’élevage à la FAO, a parlé du rôle de l’élevage de bétail dans les forêts et l’agriculture. Il a relevé que de vastes superficies, environ 27% de la surface globale exempte de glace, servent au pâturage et sont généralement inappropriées pour l’agriculture. L’extension des surfaces de pâturage se poursuit en Amérique latine, a-t-il expliqué, alors qu’elle a été arrêtée ailleurs et décline dans les pays de l’OCDE. Parmi les facteurs favorables à cette extension, il a mentionné: la croissance démographique conduisant à l’accroissement de la demande; l’abondance des terres; les faibles coûts des terres; et les anciens usages en matière de titres fonciers. Il a indiqué que l’élevage industriel, en particulier des porcs et de la volaille, est en grande partie responsable de l’augmentation du cheptel global qui a des répercussions sur l’utilisation des terres, un tiers des terres arables étant utilisé pour la production d’aliments pour animaux. En Amérique latine, a-t-il déclaré, 70% des superficies déboisées servent au pâturage, surtout dans le Bassin de l’Amazone, et le grand défi politique consiste à mettre en place des mécanismes de rétroaction sur les dégâts et les bénéfices environnementaux, face au changement des pratiques vers une agriculture durable. Il a parlé d’un projet FAO sur une approche syviculture/élevage pour la gestion de l’écosystème au Costa Rica, au Nicaragua et en Colombie, projet appuyé par le FEM et qui a démontré que la productivité est toujours élevée dans les zones de pâturage ayant jusqu’à 30% de couvert arboré, et que les coûts d’investissement peuvent être réduits par la commercialisation des services environnementaux tels que l’eau, le carbone et la biodiversité.

Gustavo Best, Coordinateur en chef, Énergie à la FAO, a parlé de la bioénergie dans le contexte de l’interface agriculture-forêts. Il a indiqué que l’utilisation traditionnelle du bois pour la cuisine et le chauffage est en train d’être remplacée par des utilisations industrielles, ce qui entraîne les conflits relatifs au régime foncier. Il a parlé des technologies de conversion qui varient en efficacité, notamment la pyrolyse, la fermentation, l’extraction et la digestion anaérobique, soulignant que le choix des systèmes de conversion a des répercussions sur la production agricole, l’élevage de bétail, les spéculations foncières et le développement des infrastructures. La conversion, a-t-il souligné, peut conduire au déboisement et à la dégradation en raison de la technologie choisie, et certaines technologies telles que les gazogènes de petite et moyenne tailles, et la cogénération, peuvent réduire ces effets. Il a observé que les technologies futures telles que la conversion de la cellulose auront un effet moindre et permettront de réduire la concurrence alimentation-énergie. Il a conclu que les outils de la FAO, y compris la planification de l’utilisation de terres, l’utilisation des résidus forestiers et l’introduction future d’une deuxième génération de technologies, telles que la conversion de la cellulose des forêts, peut aider à résoudre certains problèmes de bioénergie tels que le déboisement.

Ròger Guillén, Secrétaire exécutif du Conseil agricole de l’Amérique centrale (CAC) et Marco Gonzalez, Secrétaire exécutif de la Commission de l’environnement de l’Amérique centrale, ont parlé de la politique forestière de l’Amérique centrale. Guillén a mis l’accent sur les efforts menés pour assurer l’intégration multisectorielle en vue de la GFD et du développement socio-économique, des politiques communes en ce qui a trait à la GFD, l’agriculture, la lutte contre la pollution, et au patrimoine culturel; il a également parlé d’un processus de dialogue intersectoriel en cours depuis 2003 impliquant les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et de la santé.

Gonzalez a parlé d’un certain nombre d’initiatives régionales dont la Convention de l’Amérique centrale sur la foresterie, et le renforcement de la collaboration entre les ministères de chaque pays. Il a déclaré que tous les pays de la région se sont dotés d’un fonds forestier et d’une législation forestière et a parlé des thèmes multisectoriels, à savoir: la gestion des ressources en eau, les produits forestiers, le changement climatique, l’agriculture durable et la sécurité alimentaire.

Eric Kueneman de la FAO a résumé les conclusions de la session, soulignant la nécessité d’un équilibre entre les utilisations des terres et les intérêts locaux et régionaux, et de développer des outils pour aider les décideurs politiques.

RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DUES AU DÉBOISEMENT: Wulf Killmann, de la FAO a déclaré que le déboisement est responsable de 18% des émissions de dioxyde de carbone et que ce problème a été débattu par la Conférence des Parties (CdP) à la CCNUCC en 2005 et 2006. Susan Braatz, Responsable en chef des Forêts à la FAO, a présenté les points de vue de la FAO sur la réduction des ERD. Elle a déclaré que les forêts jouent un rôle important dans le changement climatique, en tant que réservoirs (détiennent 792 gigatonnes de carbone), en tant que puits (absorbent 2,6 gigatonnes par an) et en tant que sources (1,6 gigatonnes par an, soit 25% de l’ensemble des émissions de dioxyde de carbone). Elle a indiqué que les changements dans les utilisations des terres en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, constituent les sources les plus importantes et que dix pays seulement, avec en tête le Brésil suivi par l’Indonésie, représentent 60% de ces changements dans les utilisations des terres. Elle a ajouté que les discussions de la CCNUCC portaient essentiellement sur les mesures d’incitation financières et les instruments de financement; et sur les questions techniques telles que les définitions, les bases de référence, la prévention des « fuites », la disponibilité des données, et les coûts de la surveillance. Elle a vanté le rôle de la FAO dans la préparation de l’ERF de 2010 qui aidera à la collecte des données, la surveillance, les processus de politique forestière nationale, le renforcement des capacités et la coopération internationale.

Rocio Lichte du Secrétariat de la CCNUCC, a fait une présentation sur les récentes discussions relatives à la réduction des ERD dans les pays en développement. Elle a parlé d’un dialogue formel de deux ans sur ce sujet dans le cadre de la CCNUCC, en particulier de la tenue d’ateliers pour examiner les approches politiques et les mesures d’incitation positives, les exigences techniques et méthodologiques, et l’amélioration de la compréhension. Elle a indiqué que les participants aux ateliers sont parvenus à une entente générale sur un certain nombre de points, notamment: la nécessité urgente d’une mesure précoce et d’envergure, le renforcement des capacités, un financement important, prévisible et durable, et une meilleure utilisation de l’expérience.

À propos des approches politiques et des mesures d’incitation positives, Lichte a mentionné 21 propositions de pays qui seront examinées à une réunion de l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques, en mai 2007. Parlant des exigences techniques, elle a mentionné l’entente sur l’existence de méthodes et d’outils robustes et la nécessité des données améliorées, d’une surveillance solide et du renforcement des capacités. Elle a également mentionné les désaccords sur les moyens de comptage des émissions, d’établissement d‘un taux d’émissions de référence ou base de référence; et de la nécessité de tenir compte des émissions autres que celles du dioxyde de carbone.

À propos des options de financement, elle a mentionné une entente selon laquelle le financement devra être accordé pour les réductions justifiables des émissions, et des désaccords sur les questions de savoir: si les fonds pourraient être utilisés par les pays industrialisés pour honorer leurs engagements; comment traiter avec les pays aux taux de déboisement historiquement bas; si les fonds devront être alloués avant ou après les réductions des émissions; et si les fonds devront être fournis aux communautés locales. En conclusion, Lichte a déclaré que les pays s’attendent à ce que la prochaine CdP à la CCNUCC produise une décision officielle sur les ERD.

Lars Marklund de la FAO, a présenté un aperçu de l’utilisation potentielle d’un mécanisme sur les ERD, et a résumé les besoins en matière de données sur les ERD. Il a déclaré que l’ERF 2005 constitue l’évaluation forestière la plus récente et la plus exhaustive disponible, qui se base sur les rapports de pays, avec plus de 40 variables prises dans trois points dans le temps (1990, 2000 et 2005). Marklund a souligné que: quelques pays seulement disposent de données valables sur le déboisement, par conséquent, l’ERF 2005 ne présente que des estimations globales brutes; par ailleurs, les données sur les changements dans les stocks de carbone sont insuffisantes, vu que quelques pays seulement disposent des inventaires. Il a parlé des plans futurs pour l’ERF 2010 qui sera basée sur trois composantes: les rapports de pays, les études spéciales sur les questions d’intérêt spécifique et l’étude globale par télédétection qui constitue une étape avancée des préparatifs et qui fournira des estimations sur le déboisement. Il a conclu que l’étude par télédétection de l’ERF 2010 constituera un cadre de travail permettant aux systèmes nationaux d’évaluer et de surveiller le déboisement; et que l’évaluation des forêts nationales fournira davantage de données sur le déboisement et les stocks de carbone.

Giacomo Grassi de l’UE, a déclaré que pour faire une estimation des ERD, il est nécessaire de faire une estimation des superficies déboisées et des stocks de carbone correspondant à ces superficies, par rapport à la base de référence et à la période considérée. Il ajouté que les obstacles possibles à l’estimation et à la préparation des rapports sur les changements dans les stocks de carbone sont l’exactitude des données et l’application des directives du Groupe intergouvernemental sur l’évolution climatique (GIEC) relatives aux bonnes pratiques. Il a conclu que bien que de nombreux pays en développement puissent ne pas être en mesure de présenter des rapports sur les estimations exactes des changements dans les stocks de dioxyde de carbone, ils pourraient faire des estimations conservatrices. Cette approche pourrait contribuer à élargir la participation à un mécanisme de l’ERD.

SÉMINAIRE-EN-COURS DE SESSION: ACTION RÉGIONALE EN MATIÈRE DE GESTION FORESTIÈRE DURABLE

Le mercredi après-midi s’est tenu un séminaire-en-cours de session présidé par Barbara Ruis de la Section du droit environnemental du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le séminaire s’est ouvert avec une vue d’ensemble des six régions, présentée par Arlito Cuco (Mozambique), de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique (CFFSA), qui a déclaré que:

  • les réalisations de la CFFSA incluent les mises à jour de la politique forestière et des cadres juridiques des pays membres; la mise en œuvre des PNF et l’amélioration de la volonté politique; toutefois des défis demeurent en ce qui a trait aux limites des capacités institutionnelles dans les domaines de la GFD, de la perte de forêts et des conflits entre les hommes et la faune sauvage;

  • les réalisations de la CFAP incluent: les progrès vers la GFD, la décentralisation de l’expertise, le code d’usage pour l’exploitation forestière, le développement des plantations, la réhabilitation des surfaces dégradées et l’implication au niveau local; toutefois, des défis demeurent quant à l’exploitation forestière illicite et au financement international;

  • les réalisations de la CFPO incluent: l’accroissement des superficies forestières, l’intégration des approches au développement des ressources, les parcours forestiers et l’agriculture; toutefois, il reste encore à relever les défis suivants: la réforme institutionnelle, l’éducation, les plans d’action pour combattre la désertification, et l’intégration du secteur forestier dans le calcul du PIB;

  • les réalisations de la CEF incluent: de solides traditions d’une foresterie viable; une culture de civisme, l’assistance aux économies en transition et la coopération régionale; toutefois, des défis demeurent quant à l’aide aux propriétaires forestiers privés, l’utilisation de l’énergie ligneuse et l’atténuation du changement climatique, ainsi que l’adaptation à ce changement.

  • les réalisations de la CFALC incluent: les progrès accomplis vers la GFD; le renforcement des PNF et la coopération entre les pays; toutefois, la commercialisation des produits forestiers, l’application de la législation, les mécanismes financiers et la conservation de la biodiversité posent encore des défis; et

  • que la CFAN constitue la plus petite Commission avec trois membres seulement. Elle est importatrice via internet des produits forestiers, mais se trouve confrontée aux défis posés par le changement climatique, les feux sauvages et les espèces envahissantes.

N. Tuong Van de la CFAP a présenté l’approche de cette Commission en ce qui a trait à l’action régionale en matière de GFD. Elle a présenté le Réseau de la Région Asie et Pacifique sur les espèces envahissantes de la CFAP comme une réalisation importante. Elle a indiqué que la CFAP se propose de relever le défi de renforcer les politiques et des institutions en organisant un certain nombre d’études sur les politiques pour rassembler les informations, en offrant un cours de formation sur la politique forestière et en mettant en place un réseau de politique forestière pour aider les pays à développer les outils de politiques.

Alexandros Christodoulou (Chypres) le Président, a fait une présentation sur la CFPO et a déclaré que les principales réalisations incluent: l’élaboration des politiques forestières avec l’appui de la FAO et la finalisation d’études sur les forêts, alors que les défis sont les suivants: la pénurie de personnel qualifié et des fonds pour la GFD. Il a parlé de certaines mesures décidées par les membres, à savoir: les projets pilotes de gestion forestière, la formation, les programmes d’éducation et de sensibilisation de proximité, les PNF, et les C&I.

Alain Chaudron (France) de la CEF a présenté l’information sur les processus de collaboration relatifs aux forêts en Europe. Il a parlé de trois organes institutionnels qui accueillent les rencontres pour la coopération inter-état et qui travaillent en collaboration: la CMPFE, la FAO et la CEF, ainsi que le Comité du bois de la CENUE. Il a mentionné les activités conjointes FAO/CENUE et les efforts déployés pour élargir la coopération future, consistant notamment à coordonner les calendriers et les ordres du jour des réunions, et à organiser une réunion régionale conjointe en 2008, dont le titre provisoire est  « Semaine européenne de Forêts ».

La présentation de l’information sur la CFALC a été assurée par Hector Miguel Abreu (République Dominicaine), le Président qui a déclaré que les principales réalisations incluent une stratégie de coopération régionale dans le domaine de la lutte contre les feux forestiers et mentionné parmi les défis, la coordination intersectorielle et la participation des principales parties prenantes.

Sally Collins de la CFAN et des Services forestiers des États-Unis, a fait une présentation sur l’action régionale en matière de GFD en Amérique du Nord. Elle a déclaré que la majeure partie de travail sur les politiques est organisée à travers des comités techniques et des groupes de travail, et a parlé des réalisations dans le domaine de la lutte contre les feux, les espèces envahissantes et les inventaires, notamment l’adoption d’un système de contrôle d’incidents qui permet l’échange des brigades de pompiers et d’équipements.

Jorge Rodríguez Quirós de Costa Rica a présenté la coopération en Amérique centrale. Il a déclaré que les pays de la région cherchent collectivement à améliorer la mise en œuvre au niveau national, d’accords internationaux, sensibilisent sur les valeurs multifonctionnelles des forêts, et coordonnent les différents secteurs. Il a mentionné plusieurs efforts et initiatives au niveau régional sur la biodiversité, la gouvernance, les moyens d’existence, le financement extérieur, les processus nationaux de planification et la législation, la sécurité alimentaire et les systèmes de production agricole. Il a souligné que les pays ont réussi à réduire de 50% le taux de déboisement et a salué l’aide bilatérale de l’UE, de l’Allemagne et des Pays Bas.

Piotr Borkowski de la CMPFE, a présenté les engagements de la CMPFE envers la GFD. Il a déclaré que l’objectif global de la CMPFE est la promotion de la GFD à travers la coopération participative et ouverte, et a parlé des différents résultats du processus, notamment: quatre déclarations ministérielles, 17 résolutions, une définition paneuropéenne de la GFD, des C&I qualitatifs et quantitatifs pour la GFD et une approche commune pour le développement et la mise en œuvre des PNF, des directives d’évaluation pour les forêts protégées; ainsi que des lignes directrices paneuropéennes pour le boisement et le reboisement. À propos de la mise en œuvre, il a parlé de la mise à jour régulière des programmes de travail pour faciliter l’exécution des engagements ministériels, les dialogues internationaux dans le cadre du FNUF et de la CDB, les rapports sur la GFD en Europe et l’intégration science-politique.

Dans les discussions qui ont suivi, l’Arabie saoudite a déclaré que les discussions régionales et les efforts des commissions régionales doivent être transparents. Plusieurs participants ont souligné la nécessité d’établir des synergies entre les Commissions régionales de la FAO et le FNUF. En réponse, les orateurs ont parlé de la nécessité d’une coordination accrue, tant entre les secteurs qu’au niveau international.

ÉVÈNEMENTS SPÉCIAUX

CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Le lundi matin, les délégués ont participé à un “Évènement spécial sur le changement climatique » et ont écouté le discours-programme du Président du Nigéria Olusegun Obasanjo, suivi par les interventions de Kevin Conrad, Directeur de la Coalition des nations des forêts tropicales, sur les forêts et les changements climatiques; et de Jack Saddler de l’Université de la Colombie Britannique, Canada, sur les effets du changement climatique sur l’agriculture et les forêts.

Jacques Diouf, Directeur général de la FAO a présenté le Président Obasanjo en parlant de ses contributions à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté, en particulier de son leadership au sein de l’Union Africaine et du NEPAD. Le Président Obasanjo a félicité la FAO pour ses programmes sur la sécurité alimentaire, les forêts, les pêches et la dégradation du sol au cours des 20 dernières années. Il a reconnu que le pétrole, l’un des principaux produits d’exportation du Nigéria, contribue aux changements climatiques, et a fait appel à l’application de la science et de la technologie pour traiter les problèmes du changement climatique, particulièrement ses effets sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Il a indiqué que les pays africains coopèrent avec l’UE et le G-8 sur les changements climatiques, et que tous les dirigeants africains se réjouissent du travail effectué par le NEPAD- PIDAA (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique-Programme intégré du développement de l’agriculture en Afrique) en collaboration avec la FAO.

Kevin Conrad de la Coalition des nations des forêts tropicales, a présenté une communication sur la réduction des ERD dans les pays en développement. Il a parlé de la perte d’un milliard d’acres de forêts tropicales et a indiqué que le déboisement est à l’origine de 18% des émissions de GES qui causent le changement climatique. Conrad a parlé des mauvaises mesures d’incitation actuelles qui favorisent le déboisement, notamment: la promotion des prêts pour la construction des routes, et les pressions pour un accroissement de la production du bois d’œuvre et du café. Parlant des interconnexions entre les forêts, le changement climatique, la biodiversité et la gestion des lignes de partage des eaux, Conrad a fait appel à l’établissement d’un système international d’incitations positives pour réduire le déboisement. Il a déploré le fait que le processus de mise en œuvre du Protocole de Kyoto ne reconnaît pas le mérite des pays qui préservent leurs forêts, soulignant que le Protocole exerce de la discrimination à l’égard des pays en développement sur les marchés de carbone, et a appelé à une compensation égale pour les pays qui diminuent leurs émissions des GES à travers la réduction du déboisement.

Jack Saddler de l’Université de la Colombie Britannique, Canada, a parlé des effets du changement climatique sur l’agriculture et les forêts, avec un accent sur les questions liées à l’atténuation et à l’adaptation, et des mesures à prendre pour les résoudre. Il a noté qu’en raison du changement climatique, du déplacement transfrontière d’insectes, les maladies migrent, ce qui a des répercussions sur la productivité agricole; les espèces se déplacent vers les pôles et les feux forestiers augmentent. Saddler a suggéré des mesures pour faire face au changement climatique dans les secteurs agricole et forestier, notamment: la promotion de l’efficacité énergétique, la réduction des émissions des GES, la conversion aux biocombustibles et la séquestration des GES. À propos de l’adaptation, il a souligné la nécessité de développer entre autres: des cultures, des cheptels, des arbres et des poissons de remplacement pour les environnements sous pression; des systèmes et des pratiques de production agricole; des systèmes de cheptel; la gestion du sol, des terres et de l’eau; des stratégies de gestion des catastrophes et de réaction; la prévision du rendement des récoltes; le transfert des connaissances et le renforcement des capacités; et l’appui aux moyens d’existence des petits exploitants. Saddler a mis l’accent sur la nécessité de promouvoir l’efficacité énergétique, de revoir les mesures de développement durable en vue de réduire la vulnérabilité, et d’adapter l’agriculture et la gestion forestière pour faire face au changement climatique.

FORUM SUR LES FORÊTS ET L’ÉNERGIE: La session du lundi après-midi, “Forum sur les Forêts et l’Énergie » était présidée par Hirohito Katsuhisa, Chef de la Division des industries et des produits forestiers à la FAO. Wulf Killmann, Directeur de la Division des industries et des produits forestiers à la FAO, a présenté le sujet avec un aperçu sur la bioénergie dérivée du bois, remarquant que la moitié de tous les arbres coupés est brûlée et qu’il existe de nouvelles technologies telles que le copeau de bois, qui peuvent accroître l’efficacité énergétique. Jack Saddler de l’Université de la Colombie Britannique, a parlé des changements en bioénergie qui améliorent la récupération de l’énergie, tels que la cogénération et les incitations fiscales qui encouragent la bioénergie comme substitut du pétrole. Bernard De Galembert, du Conseil international des associations des forêts et du papier, a parlé du rôle des industries forestières dans le traitement du changement climatique à travers la GFD, le recyclage et le remplacement du bois, pas des matériaux à plus forte intensité énergétique tels que l’acier et le béton. Alan Moulinier, Directeur général du Secteur forestier et des affaires rurales au Ministère français de l’Agriculture et des pêches, a parlé de la faible proportion de l’énergie de biomasse dans l’énergie totale utilisée en France, relevant que la majeure partie de l’énergie ligneuse est utilisée pour le chauffage domestique. Il a suggéré des moyens pour accroître l’efficacité, éviter les conflits et le gaspillage des ressources dans l’industrie forestière, par la mobilisation des ressources à travers des organismes publics et privés.

Dans les discussions qui ont suivi, les délégués ont parlé entre autres de: l’importance des ressources financières officielles pour mettre en œuvre les programmes de boisement et combattre la pauvreté dans les pays en développement, particulièrement en Afrique; la possibilité de produire des engrais dans les bio raffineries; la nécessité d’utiliser l’énergie ligneuse, sans détruire les emplois existants dans le secteur industriel et en maintenant la GFD; et la productivité et la durabilité des produits ligneux.

Après la pause, la deuxième moitié de la session a repris ses travaux sous la présidence de Wulf Killmann de la FAO. Pape Koné, Responsable en chef de la Foresterie au Bureau régional du Caire, a parlé de l’ « Utilisation durable des combustibles ligneux dans les pays en développement », notant que la cuisson avec des combustibles ligneux préserve la sécurité des aliments, et que les restaurants et les bars utilisent de plus en plus le charbon. Jurij Begus des Services forestiers de la Slovénie, a présenté les méthodes utilisées pour l’«Évaluation de la demande et la fourniture d’énergie ligneuse » en se servant des techniques de mappage. Michael Taylor de la Division des Analyses économiques de l’AIE, a parlé des tendances historiques qui montrent un doublement de la bioénergie utilisée entre 1970 et 2000 et des autres sources de fourniture d’énergie, à savoir: les plantations, les pratiques forestières améliorées, l’utilisation des sous-produits de l’agriculture et des déchets de post-consommation. Andre Faaij de l’Université d’Utrecht a présenté une « Perspective de l’énergie d’origine ligneuse » en utilisant la modélisation et des scénarii basés sur une efficacité accrue de la production alimentaire, et sur l’utilisation des terres de culture abandonnées. Le Vice-président Gustavo Best du Groupe des Nations Unies sur l’énergie et Responsable en chef, Énergie à la FAO, a présenté les programmes de la FAO sur la bioénergie, élaborés dans le cadre de la Plateforme internationale de la bioénergie. Les discussions ont porté sur: l’étude d’inventaire de la CENUE se rapportant à l’Europe et à l’Amérique du Nord; l’utilisation de la biomasse pour produire le biogaz; les autres solutions au déboisement; les effets de la croissance démographique sur l’utilisation du bois, et l’utilisation des incitations du marché pour réduire le déboisement.

LES PROGRAMMES FORESTIERS NATIONAUX ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ: Le lundi après-midi, Rosalie McConnell de la FAO a présenté une étude en cours de la FAO sur les liens entre les PNF et les Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) dans sept pays en développement. Elle déclaré que, alors que l’on assiste à une reconnaissance accrue des liens entre les PNF et les DSRP, il existe peu d’intégration de politique entre les deux. Elle a indiqué que les pays qui ont institué des unités de coordination sont plus en mesure d’obtenir l’appui financier et politique pour les questions liées aux forêts. McConnell a souligné entre autres que: la mise en œuvre actuelle des DSRP est sectorielle et non pas intersectorielle; la plupart des PNF n’accordent pas assez d’importance aux questions sociales; il n’existe aucune preuve que la foresterie a permis d’augmenter les ressources financières allouées aux DSRP; et les évaluations de la performance du secteur forestier ne tiennent pas compte des effets des forêts sur la pauvreté. Elle a ajouté que la lutte contre la pauvreté suscite plus d’attention, mais que la foresterie n’est pas bien intégrée dans les DSRP. McConnell a souligné l’importance de la surveillance et de l’évaluation régulières, du développement d’entreprises et de la participation de la société civile, ainsi que de la communication entre les experts et les hommes politiques.

Ibro Adamou du Niger a parlé du rôle du secteur forestier dans la lutte contre la pauvreté au Niger, soulignant l’importance des forêts dans l’utilisation de l’énergie et dans l’élevage. Il a parlé également de la législation adoptée récemment, incluant les DSRP de 2002, la loi forestière de 2004 qui donne aux communautés rurales l’accès aux forêts publiques, et du nouveau système fiscal qui permet de réinvestir les revenus dans les projets forestiers et les communautés locales. À propos des leçons apprises, Adamou a souligné que les données ne sont pas utilisées suffisamment, que tous les produits forestiers ne sont pas pris en compte dans le calcul du PIB, et que les contributions des forêts dans la lutte contre la pauvreté ne sont pas suffisamment appréciées.

Alima Issufo, Chef du Département des forêts au Ministère de l’Agriculture du Mozambique, a présenté la foresterie et les questions de pauvreté au Mozambique. Elle a déclaré que l’agriculture représente 80% des exportations et 70% des emplois et que, bien que les communautés dépendent largement des forêts pour la consommation énergétique et la génération des revenus, il est difficile de quantifier les contributions du secteur forestier dans la lutte contre la pauvreté. À propos d’un accord de partenariat de 2003 entre son pays et le Mécanisme FAO pour les PNF, elle a déclaré que le Mécanisme a joué un rôle déterminant par son appui pour l’application de la politique et de la législation forestières, en impliquant les parties prenantes et en formant les communautés à recevoir les avantages fiscaux.

Gregor Wolf du Programme de la Banque mondiale sur les Forêts (PROFOR), a présenté l’Outil pour l’évaluation des liens entre la pauvreté et les forêts mis au point par l’UICN, le Centre pour la recherche forestière internationale et Winrock International. Il a expliqué que l’outil a été conçu pour améliorer la compréhension et les aptitudes à établir des liens entre les PNF et les DSRP, et contient les méthodes d’évaluation, l’explication du processus de DSRP, des études de cas et un manuel de travail sur le terrain pour la formation des responsables locaux et la collecte des données. Wolf a noté que: il existe peu de documentation sur le rôle des forêts dans les stratégies relatives aux moyens d’existence; le calcul du PIB sous-estime systématiquement les contributions des forêts; les programmes sur la pauvreté sont souvent axés sur les populations pauvres des zones urbaines; les PSRP ont tendance à négliger les secteurs forestiers; les experts forestiers ne comprennent pas toujours les DSRP. En conclusion, il a souligné que la reconnaissance de l’importance des forêts pour les DSRP n’est pas toujours reflétée dans les stratégies de planification.

Dans le débat qui a suivi, les participants ont discuté entre autres, de:

  • la quantification de la dépendance des pays à l’égard des produits forestiers;

  • la disponibilité des ressources financières pour la mise en œuvre des étapes concrètes de la politique;

  • la nécessité de stimuler la volonté politique;

  • la rivalité dans les utilisations des terres et la nécessité d’organiser les communautés rurales pour promouvoir l’utilisation et la gestion des terres;

  • l’importance d’une législation environnementale nationale favorable au développement des forêts; et

  • l’utilisation des données générées par la trousse pour ajuster la planification et les interventions dans la politique au niveau local, dans un contexte élargi qui intègre la pauvreté et les autre facteurs multisectoriels pertinents ayant trait aux moyens d’existence, aux populations et à la foresterie.

SÉANCE DE CLÔTURE

Le vendredi après-midi, Heino, Directeur de la Division des forêts de la FAO, a ouvert la session en remerciant le personnel du Département des forêts pour le bon travail accompli à l’organisation de la réunion. Il a ensuite invité Arlito Cuco (Mozambique), Président de la CFFS, à présider la séance de clôture.

À propos du XIIIe Congrès mondial sur la foresterie, Tomas Schlichter des Services forestiers d’Argentine, Ministère de l’Économie et de la production, a présenté une vidéo sur son pays et a précisé que la réunion se tiendra à Buenos Aires, du 18 au 25 octobre 2009, sous le même thème de « Foresterie dans le développement: un équilibre vital », et portera également sur des questions ayant trait à la biodiversité, à la foresterie au service des populations, à la bioénergie, aux avantages environnementaux des forêts et à, forêts et santé. Le Canada a félicité l’Argentine d’avoir accepté d’accueillir le Congrès et offert son aide sur la base de l’expérience acquise au Congrès de 2003.

Le Président Cuco a ensuite annoncé que la COFO-19 se tiendra en mars 2009 au Siège de la FAO, et que les dates seront fixées par le Conseil de la FAO.

Hiroki Miyazono, Président du Comité de rédaction, a présenté le projet de rapport pour adoption. Les délégués ont examiné le rapport, section par section. Chaque section a été approuvée sans amendement ou avec des modifications mineures, à l’exception de point de l’ordre du jour sur « Progrès réalisés vers une gestion forestière durable », qui a suscité des observations de la part de certains, à propos en particulier des quatre objectifs globaux du FNUF. Le délégué des États-Unis a proposé de supprimer l’expression « et de réaliser les objectifs globaux », et de la remplacer par « aider à la réalisation de la GFD, y compris les quatre objectifs globaux…. » dans le paragraphe sur le FEM et la GFD. Le Brésil, appuyé par le Cameroun, le Burkina Faso et la République Sud africaine, a fait objection et s’est dit surpris par le fait que cette proposition n’a pas été exprimée au sein du Comité de rédaction. Le délégué des États-Unis a suggéré, comme compromis, et le COFO l’a approuvé, que ce paragraphe soit révisé par souci de cohérence avec un paragraphe suivant qui dit « pour améliorer la GFD et réaliser les Objectifs globaux dans le domaine des forêts ». Les délégués ont alors approuvé la proposition.

La Canada a proposé de supprimer, dans plusieurs paragraphes, les références à un accord non-juridiquement contraignant (INJC) sur tous les types de forêts, et à un nouveau Programme de travail (PTPA) pour le FNUF, notant que l’on ne peut pas préjuger de l’adoption de ces deux documents. L’UE s’est opposée à cette proposition, suggérant une référence à l’IJNC et au PTPA « après adoption ». Le Canada a accepté le compromis.

Dans le paragraphe traitant des domaines qui doivent continuer à recevoir l’attention, la Norvège a ajouté l’expression « développer des arrangements de régime foncier stables ». Dans un paragraphe sur l’appui au développement des zones de montagnes, le Cameroun a ajouté une mention aux écosystèmes fragiles tels que les mangroves. À propos du travail de la FAO avec le PCF, le délégué des États-Unis a proposé d’ajouter une mention reconnaissant l’importance des sept éléments thématiques de la GFD. Les délégués à la COFO18 ont adopté le rapport avec ces amendements.

Jan Heino a remercié tous les participants de leurs conseils à la FAO en vue de son travail futur, ainsi que tous les membres du Comité directeur pour leur dévouement au travail, notant que la COFO18 s’est différenciée des réunions précédentes, en raison de la participation active des commissions régionales des forêts.

Cuco le Président a remercié la FAO pour la nouvelle conception de la réunion et pour avoir donné aux commissions régionales la possibilité de co-présider des sessions. Il a également remercié le Secrétariat, les interprètes et le reste du personnel de la FAO, pour leur bon travail, et déclaré la session close à 16h32.

BRÈVE ANALYSE DE LA COFO18

La dix-huitième réunion du Comité des forêts (COFO) de la l’Organisation pour l’Alimentation (FAO) peut être inscrite dans les annales de l’histoire comme l’une des réunions sur les questions forestières les mieux réussies. La réunion était superbement organisée, disciplinée mais en même temps très fortement participative et accommodante, très enrichissante et rigoureusement chronométrée. Les délégués se sont dits très satisfaits des échanges d’informations. De son côté, la FAO s’est félicitée de l’abondance des contributions concrètes des délégations pour l’élaboration de son futur programme d’action. Le dernier jour, certains participants de longue date ont décrit la COFO18 comme la réunion sur la politique forestière la plus productive depuis de longues années. Cette analyse examinera les dynamiques internes de la COFO18 et les interprétera dans le contexte global du déroulement de la réunion.

L’ESSENTIEL, PAS LA POLITIQUE

L’une des marques de la COFO18 a été l’échange d’importantes informations techniques, libre des contraintes et des controverses politiques propres à de nombreux autres forums. Avec la participation d’un nombre important de professionnels de la foresterie, la réunion était conçue de manière à privilégier les problèmes concrets par rapport à la politique, comme l’ont d’ailleurs démontré l’intensité de son information et une succession des présentations d’experts sur un vaste éventail de sujets. La réunion prévoyait aussi un nombre d’évènements spéciaux importants qui ont connu une participation impressionnante. Cependant, tout le monde n’a pas été satisfait. Certains ont observé que l’éventail des sujets de la COFO18 était trop vaste, ce qui laissait peu de temps pour une discussion approfondie sur quel que sujet que ce soit. D’autres ont relevé que les industries de la foresterie étaient sous représentées, et se sont dits préoccupés par le fait que l’information puisse parvenir aux gouvernements, mais pas aux parties prenantes du secteur privé.

La plupart des participants se sont cependant montrés généreux dans leurs commentaires positifs et bon nombre d’entre eux ont observé que les échanges d’informations ont fait de la COFO18 l’un des forums les plus utiles pour les participants. Dans ce contexte, la décision prise quatre ans auparavant d’adopter une nouvelle formule en accordant plus d’importance aux évènements parallèles, sessions d’information, séminaires-en-cours de session et évènements spéciaux, a porté ses fruits et élevé le profil de la FAO dans l’arène internationale concurrentielle de la foresterie.

CONTEXTE CONTRE CONTENU

Le contexte global de cette réunion était aussi important que son contenu. Les participants ont relaté que le climat politique global actuel est particulièrement favorable à une politique forestière innovatrice, et offre des possibilités sans précédent de faire avancer l’agenda de la politique forestière. Bon nombre de participants ont observé, aussi bien dans les sessions que dans les corridors, que la demande mondiale en énergie ligneuse est croissante. En outre, le processus de changement climatique accorde une attention nouvelle aux forêts, et la question de réduction des gaz à effet de serre (GES) résultant du déboisement figure en permanence à l’ordre du jour de la Convention-cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (CCNUCC); et l’on s’attend à ce qu’une décision officielle soit prise à la prochaine Conférence des Parties (CdP) prévue à Bali en décembre 2007. Nombre de délégués ont souligné avec joie que ces deux évènements ont créé de nouvelles incitations économiques pour la gestion forestière durable (GFD). Les discussions sur la Situation des forêts du monde (SOFO) ont démontré que la communauté de la foresterie est déterminée à saisir ces deux novelles occasions, et leur bel optimisme était palpable. Les délégations des pays en développement ont exprimé plusieurs demandes d’aide de la FAO pour évaluer les capacités de leurs puits de carbone et établir la relation entre les forêts et le Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto. Ainsi, la décision d’inclure les liens entre climat et, énergie et forêts, dans l’ordre du jour de la COFO18, a permis de renforcer ces synergies lucratives et de les capitaliser pour promouvoir la foresterie.

Un autre évènement organisé en marge, tout au long de la COFO18, a été les discussions sur l’instrument non-juridiquement contraignant (INJC) relatif aux forêts dans le cadre du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF). Officiellement, la COFO18 n’était pas organisée au sujet de l’INJC: cette question n’était pas à l’ordre du jour, et seuls quelques délégués l’ont soulevée dans les discussions en séance plénière. Certains ont commenté que la réunion semblait être conçue comme une antithèse des négociations politiques, et que par conséquent, son association aux questions du FNUF ne devrait pas être exagérée. En même temps, l’INJC était devenu un sujet dominant des conversations dans les couloirs. Bon nombre d’acteurs importants du FNUF étaient présents et des observateurs pensent que la COFO18 leur a donné l’occasion de mener des consultations informelles susceptibles de préparer la voie pour un FNUF productif en avril 2007. En séance plénière, le Brésil a mentionné à plusieurs reprises, les « quatre objectifs globaux » sur les forêts dans le cadre de l’INJC, et a demandé à la FAO d’adopter ces objectifs comme base de son nouveau programme de travail révisé. Un autre délégué s’est dit en désaccord avec cette proposition, arguant qu’il n’existe actuellement aucun INJC et que l’on ne peut pas préjuger de l’adoption de celui qui est proposé. Cet échange de points de vue se faisait l’écho des discussions du FNUF, mais n’ont pas réussi à politiser et à interrompre cette réunion technique.

Cependant, il devenait évident que les rapports entre le FNUF et la FAO sont encore à élaborer. Comme l’a remarqué un observateur indépendant, d’un côté la FAO se félicite de sa nouvelle percée comme chef de file du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), un produit du FNUF, et de l’autre, elle cherche à se faire une place qui lui confère un rôle distinct en tant qu’organisme à la fois axé sur les questions essentielles et qui reste polyvalent dans son domaine. Préserver cette identité tout en collaborant avec d’autres institutions, exigera encore beaucoup de finesse.

L’AVENIR EST DIFFÉRENT DU PASSÉ: PROGRAMME DE TRAVAIL

Le processus en cours de révision du programme de travail de la FAO dans le domaine de la foresterie a reçu beaucoup d’attention et était considéré par certains comme l’élément le plus important de l’ordre du jour de la COFO18. Le processus de réforme, décidé à la fin des années 90 et résultant des réformes des NU et des coupures budgétaires, doit être achevé d’ici 2009 et doit être soumis à une évaluation externe indépendante à la fin de cette année. Il en résulte que les discussions sur ce point à la COFO18 n’étaient que liminaires et ne pouvaient produire aucune décision importante sur un nouveau programme de travail. Cette réunion n’était qu’une occasion pour la FAO de recevoir une évaluation et des directives des états membres.

D’une manière générale, l’on s’accordait à dire que la FAO a été efficace et efficiente dans son appui aux politiques nationales de GFD et dans la mise en œuvre des accords internationaux sur la foresterie. Les délégués ont donné des bonnes notes à l’organisation pour ses prestations passées et présentes et lui ont proposé des recommandations constructives sur la manière de continuer à jouer son rôle dans le futur. Comme plusieurs l’ont observé, les changements introduits dans la FAO au cours des dernières années ont entraîné une confiance accrue à l’égard des commissions régionales, avec une augmentation du personnel technique dans les bureaux régionaux et une utilisation plus efficace des ressources limitées. Les expositions et les évènements parallèles, la SOFO 2007 et les Évaluations globales des ressources forestières (ERF) ont montré que la FAO a renforcé son rôle en tant qu’organisme orienté vers la politique en matière de foresterie, avec de nombreux projets concrets sur le terrain et des publications techniques pour aider les pays dans leur mise en œuvre nationale. Les participants à la COFO18 ont félicité la FAO pour la mise au point des directives volontaires dans plusieurs domaines de politique et pour la création du Fonds d’appui aux programmes nationaux des forêts (PNF), considéré par certains comme le plus grand succès des dernières années et un outil clé pour l’aide aux gouvernements dans leurs politiques nationales intersectorielles sur la GFD, l’application de la loi et la lutte contre la pauvreté.

Les participants ont convenu que l’argent est important et le sera encore certainement, dans l’élaboration du futur programme d’action de la FAO. La COFO18 a utilisé le slogan « intégrer la connaissance dans le développement », mais traduire les connaissances dans les programmes de développement exige beaucoup de ressources. Les délégations des pays en développement ont fait appel à un accroissement des éléments du programme de renforcement des institutions, et beaucoup ont déploré le manque de fonds pour réaliser cet objectif. De nombreuses délégations se sont dites préoccupées par les réformes qui ont réduit le nombre de postes professionnels de 10 au Siège. En réponse, le Secrétariat a indiqué que cette réduction s’accompagnait d’un ajout de six postes dans les bureaux régionaux, un objectif guidé par les recommandations de la COFO-17.

La diminution du budget global a été une autre source de préoccupations pour les pays en développement. Le Secrétariat a tenté de les calmer en expliquant que, lorsque l’on met ensemble toutes les ressources, la baisse n’est que de 1%. Aussi, les délégués ont relevé la grande dépendance par rapport aux contributions volontaires qui ne sont pas aussi consistantes que les autres chapitres du budget, et qui couvrent des programmes importants tels que la Gestion forestière, la Conservation et la Reconstruction, qui sont tributaires des contributions volontaires pour plus de la moitié de leur financement.

En dépit des préoccupations résultant de la diminution des ressources, les délégués ont demandé l’expansion de la portée de travail de la FAO. Le rapport final de la réunion comporte une recommandation que la FAO s’occupe aussi de la politique d’atténuation du changement climatique en aidant les pays à réduire leurs émissions des GES résultant du déboisement. Certains pays développés ont également proposé que la FAO élargisse la portée de son travail pour inclure les problèmes des ressources en eau tels que le stockage et le filtrage de l’eau.

Les éternelles questions à propos du régime foncier des forêts et de la gouvernance forestière ont aussi été d’importants sujets de préoccupation pendant la semaine. Les discussions ont révélé la réalité que les droits de propriété ainsi que le problème de la propriété des terres communautaires avaient été relégués derrière les autres réformes de la gouvernance forestière. La question de la propriété privée en particulier a reçu beaucoup d’attention, sans que les délégations de l’UE et des États-Unis puissent s’accorder sur la question de la régulation par les autorités publiques. Cependant, le nombre total des questions couvertes et relatives à la gouvernance forestière démontrent l’existence de différences importantes dans les pratiques de gestion forestière.

AVANCER VERS UNE NOUVELE VOIE

À la fin, la COFO18 a produit un document de consensus qui a traité de toutes les questions sans rancœur. Les sessions ont été très harmonieuses et semblent avoir permis aux délégués d’avoir une discussion plus approfondie que lors des réunions passées du COFO. Il en a résulté une série de recommandations à la FAO, susceptibles d’améliorer et d’élargir son futur programme d’action pour inclure les politiques en matière d’énergie, de climat et d’eau. L’extension du programme de travail à ces nouveaux domaines comporte certains risques, mais si elle est actualisée, elle pourrait projeter l’influence de la FAO encore plus loin dans la sphère internationale.

RÉUNIONS À VENIR

ATELIER RÉGIONNAL DE L’AMÉRIQUE LATINE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES PROJETS DE BOISEMENT ET DE REBOISEMENT DANS LE CADRE DU MDP: Cet atelier régional est organisé sous les auspices du projet de l’OIBT sur le renforcement des capacités pour développer et mettre en œuvre des projets de boisement et de reboisement dans le cadre du Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto dans le secteur des forêts tropicales. Il se tiendra du 19 au 23 mars 2007 à Lima, Pérou. Pour plus de précision, contacter le secrétariat de l’OIBT, Gestion du reboisement et des forêts, tel: +81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: rfm@itto.or.jp; internet: http://www.itto.or.jp

SEPTIÈME SESSION DU FORUM DES NATIONS UNIES SUR LES FORÊTS: La FNUF-7 se tiendra du 16 au 27 avril 2007 au Siège des Nations Unies à New York. Pour plus de précision, contacter: le Secrétariat du FNUF; tel: +1-212-963-3160; fax: +1-917-367-3186; e-mail: unff@un.org; internet: http://www.un.org/esa/forests

CIBT-42: La quarante-deuxième session du Conseil international des bois tropicaux et les Sessions associées des Comités se tiendront du 7 au 12 mai 2007 à Port Moresby, Papouasie Nouvelle guinée. Pour plus de précision, contacter: Le Secrétariat du CIBT tel: +81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: itto@itto.or.jp; internet: http://www.itto.or.jp

QUATRIÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LES FEUX SAUVAGES: Cette conférence se tiendra du 14 au 27 mai 2007 à Séville, Espagne, et fournira un forum pour les responsables de la gestion des feux forestiers, les hommes politiques, les professionnels et les autres intervenants du monde, afin qu’ils puissent discuter et travailler sur les graves problèmes des incendies qui ont des répercussions sur les populations, les communautés, les ressources et les écosystèmes de toutes les régions. Pour plus de précision, contacter: Atril Congresos; tel: +34-954-226-249; fax: +34-954-221-657; e-mail: info@wildfire07.es; internet: http://www.wildfire07.es/html/in/index_in.html

FOIRE COMMERCIALE MONDIALE POUR LA FORESTERIE ET LES INDUSTRIES DU BOIS ET DU BOIS D’OEUVRE: Le LIGNA+ Hannover 2007:foire commerciale mondiale pour la foresterie et les industries du bois se tiendra du 14 au 18 mai 2007 à Hannover, Allemagne. Cette exposition constitue un marché pour les innovations dans le traitement du bois, et s’adresse en particulier aux petites et moyennes entreprises. Pour plus de précision, contacter: Anja Brokjans, tel: +49-511-89-31602; fax: +49-511-89-32631; e-mail: anja.brokjans@messe.de; internet: http://www.ligna.de

CONFÉRENCE INTERNATIONALE POUR PROMOUVOIR LE DÉVELOPPEMENT DES PRODUITS ET SERVICES FORESTIERS NON LIGNEUX: Cette conférence se tiendra à Beijing, Chine, du 19 au 21 septembre 2007, et réunira les producteurs, les commerçants et les consommateurs pour des échanges d’expériences dans la promotion des PSFNL dans les commerces national et international. Pour plus de précision, contacter: le secrétariat de l’OIBT; 81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: itto@itto.or.jp; internet: http://www.itto.or.jp  

CINQUIÈME CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE SUR LA PROTECTION DES FORÊTS EN EUROPE: La cinquième conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe se tiendra à Varsovie, Pologne, du 5 au 7 novembre 2007, et discutera du thème «  Forêts pour la qualité de vie ». Pour plus de précision, contacter: Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe, Unité de liaison de Varsovie; tel: +48-22-331-7031; fax: +48-22-331-7032; e-mail: liaison.unit@lu-warsaw.pl; internet: http://www.mcpfe.org/me/me07/

CIBT-43: La quarante-troisième session du Conseil international des bois tropicaux et des Sessions associées des Comités se tiendront du 5 au 10 novembre 2007 à Yokohama, Japon. Pour plus de précision, contacter le Secrétariat du CIBT: tel: +81-45-223-1110; fax: +81-45-223-1111; e-mail: itto@itto.or.jp; internet: http://www.itto.or.jp         

CdP-13 CCNUCC et CdP/RdP3 AU PROTOCOLE DE KYOTO: La treizième Conférence des Parties à la CCNUCC et la Conférence des Parties siégeant en tant que troisième réunion des Parties au Protocole de Kyoto se tiendront du 13 au 14 décembre 2007 à Bali, Indonésie. Ces réunions coïncideront avec la 27e réunion des organes subsidiaires de la CCNUCC et d’autres évènements et ateliers. Pour plus de précision, contacter: Le Secrétariat de la CCNUCC: tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.int; internet: http://www.unfccc.int

DIX-NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ DE LA FAO SUR LES FORÊTS: La dix-neuvième session du Comité de la FAO sur les forêts se tiendra au Siège de la FAO à Rome, Italie en mars 2009. Pour plus de précision, contacter Douglas Kneeland, Département des forêts à la FAO; tel: +39-06-5705-3925; fax: +39-06-5705-31 52; e-mail: douglas.kneeland@fao.org; internet: http://www.fao.org/forestry

GLOSSAIRE

 
C&I
CDB
COP
PCF

FAO
ERF
FEM
CMSF
AIE
CIPV
OIBT
AM&D
CMPFE
ODM
PTPA
PNF
INJC
PROFOR
DSLP
PTB
RE
CRF
GFD
PMEF
SOFO
CENUE
CCUNCC
FNUF
Critères et indicateurs
Convention sur la diversité biologique
Conférence des Parties
Partenariat de collaboration sur les forêts
Organisation pour l’alimentation et l’agriculture
Évaluation des ressources forestières
Fonds pour l’environnement mondial
Centre mondial de la surveillance des feux
Agence internationale de l’énergie
Convention internationale pour la protection des végétaux
Organisation internationale des bois tropicaux
Analyse de marché et développement
Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe
Objectifs de développement du millénaire
Programme de travail pluriannuel
Programmes nationaux des forêts
Instrument non-juridiquement contraignant
Programme de la Banque mondiale sur les forêts
Document stratégique sur la réduction de la pauvreté
Programme de travail et budget
Réduction d’émissions résultant du déboisement
Commissions régionales des forêts
Gestion forestière durable
Petites et moyennes entreprises forestières
Situation des forêts du monde
Commission économique des Nations Unies pour l’Europe
Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique
Forum des Nations Unies sur les forêts

Ce numéro du Earth Negotiations Bulletin © <enb@iisd.org> a été rédigé par Karen Alvarenga, Ph.D., Rado Dimitrov, Ph.D. et William McPherson, Ph.D. Edition numérique: Dan Birchall. Version française: Hélène Kom - Revision: Myriam Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Royaume-Uni (à travers le département du développement international (DFID), le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique (à travers le Bureau des océans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du département d'Etat américain), le gouvernement du Canada (à travers l'ACDI), le ministère danois des affaires étrangères, le gouvernement allemand (à travers les ministères de l'environnement (BMU et de la coopération pour le développement (BMZ)), le ministère néerlandais des affaires étrangères et la commission europ�enne (DG-ENV) et le minist�re italien de l'environnement et le directorat g�n�ral de l'am�nagement du territoire et de la protection de la nature. Un soutien g�n�ral est accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2007, par: l'Office f�d�ral suisse de l'environnement (FOEN), les minist�re norv�giens des affaires �trang�res et de l'environnement, le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'environnement, les minist�re su�dois de l'environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res, SWAN International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES) et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). Un financement particulier pour la couverture de cette r�union a �t� fourni par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. La version fran�aise du Earth Negotiations Bulletin est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF, et la version espagnole, par le minist�re espagnole de l'environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-646-536-7556 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.