Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 13 No. 107
Mardi 4 mai 2004
 


LES FAITS MARQUANTS DE LA FNUF-4:

LUNDI 3 MAI 2004

Lundi 3 mai 2004, la quatrième session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF-4) s'est ouverte à Genève, en Suisse. Au cours de la séance plénière du matin, les délégués ont entendu les allocutions d'ouverture, des déclarations des pays et un rapport sur la situation du Secrétariat du FNUF. L'après-midi, les délégués ont entendu une série d'exposés et ont engagé un débat de fond sur le thème des forêts et leur rôle dans la réalisation des objectifs du développement, et ont poursuivi l'écoute des déclarations des pays.

PLENIERE D'OUVERTURE

José Antonio Ocampo, Sous-secrétaire Général, chargé des Affaires Economiques et Sociales (DAES), a ouvert la FNUF-4. Les délégués ont ensuite élu le Bureau: Yuriy Isakov (Fédération de Russie), Président; George Talbot (Guyane), Vice-président; Xolisa Mabhongo (Afrique du Sud), Rapporteur; Stephanie Caswell (Etats-Unis) et Gede Ngurah Swajaya (Indonésie), membres.

LES ALLOCUTIONS D'OUVERTURE: Ocampo a souligné que, pour le Conseil Economique et Social des Nations Unies, le FNUF est le seul organe subsidiaire disposant d'une adhésion universelle, et a parlé de l'importance des questions soumises à la FNUF-4. Il a mis en relief également l'importance du dialogue avec l'ensemble des parties prenantes (DPP), de l'amélioration des connaissances scientifiques et des savoirs traditionnels ayant trait aux forêts, et de l'établissement de rapports nationaux sur la mise en application des propositions d'action  du Groupe International sur les Forêts/Forum International sur les Forêts (GIF/FIF). Il a encouragé les délégués à approuver la proposition du Secrétariat de mettre en place un processus de facilitation de la revue de l'efficacité de l'arrangement international sur les forêts (AIF), à la FNUF-5, et a déclaré que le plan du programme biennal 2006-2007 devrait être modifié, à la fin du travail d'évaluation.

Le Président Yuriy Isakov a exhorté les délégués à collaborer pour la réussite du résultat de la réunion, et a précisé que la date butoir pour la soumission des propositions est le 11 mai, à 18h. Le Président Isakov a souligné l'importance de se focaliser sur les questions de fonds et de faire le point des progrès accomplis dans la mise en œuvre des propositions d'action du GIF/FIF, avant la FNUF-5.

Phillippe Roch, Agence suisse de l'environnement, des forêts et des paysages, a souhaité la bienvenue aux participants et s'est félicité de la rationalisation et de la convergence des politiques, qui sont opérées dans le cadre de l'élaboration des programmes forestiers nationaux des pays (PFN) et de la mise en œuvre des propositions d'action du GIF/FIF.

Hosny El-Lakany, Partenariat de Collaboration sur les Forêts (PCF), a parlé de l'engagement mondial accru en faveur de la gestion forestière durable (GFD) et des activités du PCF, qui traduisent les recommandations internationales, en action sur le terrain. Il a mis en exergue la réussite du PCF dans la rationalisation des rapports nationaux et dans la distribution et l'utilisation de son Livre-source sur le financement de la GFD. Il a également indiqué que le PCF apportera sa contribution à l'AIF, à la FNUF-5 et au groupe d'experts spécial en considération, en vue de recommander les paramètres du mandat de l'élaboration d'un cadre juridique contraignant, applicable à tous les types de forêts (GES PARAM).

LES QUESTIONS D'ORGANISATION: Les délégués ont adopté l'ordre provisoire de la FNUF-4 (E/CN.18/2004/1), ont approuvé l'organisation des travaux proposée, ont établi deux groupes de travail, et ont accepté la participation de l'Association des Nations Sud et Est-asiatiques.

LA SITUATION DU SECRETARIAT: Pekka Patosaari, Coordinateur et chef du Secrétariat du FNUF, a présenté le rapport concernant les activités et la situation du Secrétariat du FNUF durant le programme et budget de la biennale 2002-2003, (E/CN.18/2004/3), et a remercié les donateurs pour le soutien apporté au Fond Fiduciaire. Il a ensuite appelé à un soutien permettant de s'assurer d'une large participation des pays en développement, à la FNUF-5.

LES DECLARATIONS DES PAYS: Le QATAR, au nom du G-77/Chine, a souligné l'importance des savoirs traditionnels et scientifiques et des aspects sociaux et culturels des forêts, pour les pays en développement, et a appelé à un soutien international de l'éradication de la pauvreté. Le délégué a accueilli favorablement la proposition concernant l'AIF, a appuyé la tenue de travaux intersessions continus sur ce sujet, et a signalé que l'absence de fonds est en train d'entraver la mise en œuvre des propositions d'action du GIF/FIF. Il a appelé, entre autres: à un cadre international pour la protection des savoirs traditionnels, en particulier, à travers les systèmes sui generis de protection de la biodiversité; la négociation d'un régime international d'accès et de partage des avantages, dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB); et la poursuite du travail volontaire sur les critères et indicateurs de la GFD.

Le GUATEMALA a appelé à s'assurer que des actions régionales concrètes sont menées, aux fins de rendre les données et les méthodologies, utiles aux pays, et de traiter le transit illicite du bois d'œuvre.

L'IRLANDE, au nom de L'UE, de la Bulgarie et de la Roumanie, a souligné l'importance des aspects sociaux et culturels, dans la mise en œuvre de la GFD et des propositions d'action GIF/FIF, et a indiqué qu'elle était confiante que les recommandations consensuelles émergeront du GES/PARAM. Au sujet du MSD, il a suggéré que suffisamment de temps soit accordé à la discussion. Il a souligné aussi l'importance de parvenir à une décision sur le processus de l'AIF.

L'AFRIQUE DU SUD a passé en revue les progrès qu'elle a accompli dans la mise en œuvre nationale, notamment sa nouvelle législation ayant trait aux forêts, une large participation des parties prenantes, l'élaboration en cour d'un nouveau programme forestier national, et des efforts pour le renforcement des savoirs traditionnels et des connaissances scientifiques ayant trait aux forêts.

La Chine a introduit la situation du développement forestier en Chine, évoluant de la production du bois d'œuvre à la gestion des écosystèmes. Soulignant le caractère universel de l'adhésion au GES-PARAM, le délégué a indiqué que le groupe devrait s'assurer de la transparence et rendre compte de l'ensemble des vues exprimées par tous les membres. Le CONGO a attiré l'attention sur la récente initiative conduites par le pays, portant sur la tenue, à Brazzaville, d'une conférence sur les technologies écologiquement rationnelles(TER) et a remercié nombre de pays donateurs, pour le soutien financier qu'ils ont apporté. L'AUSTRALIE a déclaré que le FNUF a besoin de montrer des progrès substantiels, à travers un travail pratique sur le terrain; a souligné la valeur des partenariats régionaux, en tant qu'approche à faible coût et efficace en matière de mise en œuvre, et a suggéré de changer la structure des sessions du FNUF, de manière à les focaliser sur la mise en œuvre.

L'INDONESIE a souligné que la coopération et la collaboration internationales sont indispensable pour venir à bout des obstacles qui restent entravant de la GFD, notamment, les valeurs sociales et culturelles non documentées, l'absence de reconnaissance par la législation nationale, l'insuffisance de l'application des lois, et la complexité des régimes fonciers et de propriétés. Il a recommandé que le PCF apporte aux pays son aide dans la mise en application des engagements approuvés à l'échelle internationale, à travers la mobilisation de ressources financière additionnelles et le transfert des TER.

La FEDERATION de RUSSIE a décrit ses accomplissements dans le domaine de la GFD, et a souligné le besoin d'une assistance financière et le transfert des TER. Le JAPON a mis en relief, le besoin d'une coopération à l'échelle internationale et d'initiatives régionales axées sur la lutte contre la déforestation, et a appelé la FNUF-4 à éclaircir les actions concrètes en vue d'éviter la répétition des propositions d'action. L'OUGANDA a souligné l'importance de la décentralisation dans la gestion forestière et la nécessité d'une coordination efficace entre les conventions, et a appelé à une extension des lois patentes  pour couvrir les savoirs traditionnels.

La SUISSE a mis en exergue, entre autres, l'importance du suivi, de l'évaluation et de l'établissement des rapports, pour la planification à long terme, et le besoin d'accroître l'attention sur les aspects sociaux et culturels des forêts, en raison de leur rôle crucial dans la gouvernance. La CROATIE a accueilli favorablement l'insertion de l'ensemble des parties intéressées par les discussions du FNUF et a mis en exergue la nécessité d'une coopération scientifique. CUBA a réitéré le besoin de moyens pour la mise en œuvre. L'INDE a décrit ses efforts dans la mise en application de la GFD, qui englobent la coopération intersectorielle et la gestion  communautaire des Forêts. La NOUVELLE ZELANDE a recommand� que le FNUF d�batte des voies et moyens: d'harmoniser les processus en vigueur qui s'y rapportent, y compris la CDB, sous le parapluie du FNUF; implique le secteur priv�; et, explore le potentiel des approches r�gionales, dans la facilitation de la GFD.

DISCUSSION DE GROUPE SUR LE THEME  FORETS ET DEVELOPPEMENT: Le Sous-secr�taire G�n�ral, Jos� Antonio Ocampo, DAES, a introduit le groupe de discussion sur les for�ts et leur r�le dans la r�alisation des objectifs du d�veloppement, rappelant aux d�l�gu�s que les for�ts fournissent des moyens de subsistance, pour les pauvres des pays, et que la GFD contribue � la diversit� �conomique et � la r�partition �quitable des revenus. Il a d�crit trois p�les critiques: le besoin de politiques foresti�res coh�rentes; de syst�mes fonciers efficaces, et de l'acc�s des communaut�s locales et autochtones; et, une gouvernance efficace, le respect des dispositions et la mise en application.

Ole Henrik Magga, Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones, a rappel� aux d�l�gu�s qu'un nombre important, des 370 millions d'autochtones existants, est tributaire des for�ts, am�liore la diversit� biologique et culturelle et constitue les groupes les plus d�favoris�s du point de vue �conomique. Il a pr�cis� que les autochtones mesurent la pauvret� en termes de perte du contr�le de leurs territoires, et a appel� � l'adoption de programmes de d�veloppement ax�s sur la participation des autochtones.

Tony Simons, du Centre Mondial d'Agroforestrie, a parl� de sa contribution dans la mise en place de syst�mes d'agroforesterie dans le cadre de la GFD, notamment ceux ayant trait � l'all�gement de la pauvret�, la sant� et l'�ducation. Il a soulign� qu'il est important de travailler avec les communaut�s locales, d'adopter une approche transversale, int�grant le maintien des for�ts dans d'autres activit�s nationales, d'impliquer le secteur priv�, et de d�velopper une agroforesterie r�pondant aux besoins du march�.

Fredy Arnoldo Molina Sanchinel, de l'ACICAFOC, a d�crit les avantages des concessions communautaires en Am�rique Centrale, notamment, le renforcement des capacit�s locales, les filets de s�ret�, la promotion des femmes, la conservation des for�ts et le contr�le des activit�s ill�gales. Il a indiqu� que l'implication des communaut�s locales et autochtones dans la gestion foresti�re est la cl� de la protection des for�ts et de l'all�gement de la pauvret�.

Inviolata Chinyangara, de la F�d�ration Internationale des Travailleurs dans les domaines de la Construction et du Bois (IFBWW), a pass� en revue les accomplissements de l'IFBWW dans les domaines de la r�duction de la pauvret� et de la promotion des aspects sociaux et culturels, des for�ts. Notant la lourde d�pendance des communaut�s africaines, du secteur de la foresterie, elle a parl� de la connexion entre la  mondialisation, les programmes d'ajustement structurel, des pertes d'emploi, et a appel� l'Organisation Internationale du Travail � adopter une convention prot�geant les int�r�ts des travailleurs forestiers.

Dans le d�bat qui a suivi, L'AUSTRALIE a donn� un aper�u sur ses efforts visant: � �tendre la participation des communaut�s autochtones dans le partage des avantages �conomiques offerts par les for�ts, � fournir � l'industrie foresti�re un acc�s aux terres autochtones, et � stimuler la cr�ation des partenariats. Le COSTA RICA a �num�r� ses accomplissements dans l'am�lioration de la qualit� de vie des communaut�s autochtones, a not� que le besoin des moyens alternatifs du financement public et priv�, et a offert d'accueillir une r�union d'experts sur les savoirs traditionnels ayant trait aux for�ts, en d�cembre prochain.

La repr�sentante des ETATS-UNIS a affirm� que les contributions de la foresterie � la prosp�rit� sociale ne sont pas bien reconnues, et a soulign� la n�cessit� d'apprendre comment int�grer davantage la foresterie avec les politiques sociales. Elle a mis en relief les responsabilit�s des pays dans la d�termination des solutions nationales appropri�es, et a attir� l'attention sur le rapport du groupe sp�cial d'experts sur le financement et le transfert des TER (AHEG FINTER), qui dresse la liste des options politiques.

Le BRESIL a sugg�r� d'adopter une r�solution sur le renforcement du r�le de la foresterie dans la concr�tisation des Objectifs de D�veloppement du Mill�naire (ODMs). Au sujet de cette proposition, le repr�sentant de FOREST PEOPLES PROGRAMME a d�clar� que cette r�solution devra mentionner la propri�t� terrienne et la d�l�gation du contr�le des ressources foresti�res aux populations locales et autochtones, et a appel� les membres du PCF, comme la Banque Mondiale et le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), � r�viser ses politiques dans ce sens, par exemple, en interdisant les r�implantations involontaires.

Le GUATEMALA a parl� de ses efforts nationaux dans le domaine de la GFD, et le BENIN a attir� l'attention sur l'augmentation du ch�mage due � la mondialisation et le besoin d'une compensation et d'une diversification. L'INDE a soulign� l'incapacit� du d�veloppement commun � traiter des besoins des communaut�s marginalis�es d�pendantes des for�ts. L'ALLEMAGNE  a appel� � connecter les ODM aux PFN, et � optimiser les avantages potentiels de l'agroforesterie, � travers une meilleure planification et une meilleure int�gration dans les programmes ax�s sur l'utilisation des terres. Le  GABON a soulign� les efforts fournis dans le domaine de la d�centralisation, dans le bassin du Congo, et le PEROU a appel� � une aide financi�re et technique pour am�liorer les efforts nationaux dans les domaines de la GFD et de la r�duction de la pauvret�.

L'ORGANISATION POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE a expliqu� qu'elle utilise le couvert forestier en guise d'indicateur dans le cadre de l'ODM consacr� � la durabilit� environnementale.

Les pr�sentateurs ont r�pondu aux divers commentaires de la pl�ni�res, en soulignant l'importance: de rattacher les questions foresti�res aux strat�gies de r�duction de la pauvret� et � la planification macro�conomique; d'impliquer les autochtones et les communaut�s dans la gestion foresti�re; de planifier l'utilisation des sols; de proc�der � la valorisation des services �cosyst�miques fournis par les for�ts; et le besoin d'accro�tre l'aide publique au d�veloppement.

DANS LES COULOIRS

En ce premier jour de la FNUF-4, les attentes exprim�es ont �t� tr�s vari�es. Certains d�l�gu�s ont estim� que le principal int�r�t de la FNUF-4 allait r�sider dans un petit nombre de discussions politiques contentieuses, mais d'autres ont d�clar� que ce sont les nombreux 'side-events' qui allaient constituer le principal point fort de la FNUF-4. Quoi qu'il en soit, � ce stade pr�coce, plusieurs d�l�gu�s ont d�clar� qu'ils ne sont pas s�rs du nombre de d�cisions pouvant �tre attendues de la session, mais d'autres, ont souhait� voir aucune nouvelle d�cision �tre n�goci�e. Nombre de d�l�gu�s anticipent que la prochaine �valuation du travail du FNUF, jouera un r�le important, et s'attendent � voir les principaux acteurs passer ces deux prochaines semaines, dans les  couloirs, discutant de la future r�union du GES PARAM.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront de 10h � 13h, dans la Salle XVIII, pour entendre l'expos� consacr� � l'�volution de la situation des for�ts, bas� sur les rapports nationaux et les pr�sentations consacr�es � l'am�lioration de la coop�ration, entre autres, du FEM et des Secr�tariats de la CDB, de la Convention sur la Lutte contre la D�sertification et la Convention-cadre sur les Changements Climatiques.

GROUPDE DE TRAVAIL I: Le Groupe de Travail I se r�unira de 15h � 18h, dans la Salle XVIII, pour entendre les r�sultats du GES FINTER.

GROUPE DE TRAVAIL II: Le Groupe de Travail II se r�unira de 15h � 18h dans la Salle XVII, pour poursuivre ses travaux sur l'am�lioration de la coop�ration.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org, a �t� r�dig� par Andrew Baldwin andrew@iisd.org; Radoslav Dimitrov, Ph.D. rado@iisd.org; Mar�a Guti�rrez maria@iisd.org; Tamilla Gaynutdinova tamilla@iisd.org; et Nicole Schabus nicole@iisd.org. Edition num�rique: Leslie Paas leslie@iisd.org. Version fran�aise: Mongi Gadhoum mongi@iisd.org. Editrice en chef: Pam Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Directeur du Service Information de l'IISD: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l'agence suisse de l'environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); et le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2004, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; le minist�re norv�gien des affaires �trang�res; Swan International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI); La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD kimo@iisd.org, au +1-212-644-0217 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.