|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 13 No. 105
Lundi 9 Juin 2003
COMPTE RENDU DE LA TROISIEME SESSION DU
FORUM DES NATIONS UNIES SUR LES FORETS:
26 MAI - 6 JUIN 2003
La troisième session du Forum des Nations
Unies sur les Forêts (FNUF-3) s'est déroulée du 26 mai au 6
juin 2003, au Palais des Nations Unies à Genève, en Suisse. Au
cours de cette réunion de deux semaines, les délégués ont
examiné l'état d'avancement de la mise en application des
propositions d'action du Groupe Intergouvernemental sur les
Forêts/Forum Intergouvernemental sur les Forêts, consacrées
aux articles de fond ci-après: les aspects économiques des
forêts; la santé et la productivité des forêts; et le maintien
du couvert forestier pour répondre aux besoins présents et
futurs. La FNUF-3 s'est également penchée sur les moyens
d'exécution, notamment, le financement, le transfert des
technologies écologiquement rationnelles, et le renforcement
des capacités en matière de gestion forestière durable. Les
délégués ont examiné aussi les points de l'ordre du jour,
communs à toutes les sessions du FNUF, notamment ceux portant
sur: l'amélioration de la coopération et la coordination des
politiques et des programmes; les expériences vécues par les
pays et les leçons apprises; les thèmes émergeants pertinents
à la mise en œuvre par les pays; les travaux intersessions, y
compris la poursuite des discussions sur la question des
groupes d'experts spéciaux; le suivi, l'évaluation et
l'établissement des rapports; la promotion de la participation
publique; les programmes forestiers nationaux; le commerce
international; et l'instauration d'environnements favorables.
Une session consacrée au dialogue avec les
diverses parties prenantes s'est tenue le mardi 27 mai. Au
cours de la séance, les délégués ont entendu les exposés des
neufs principaux groupes sociaux représentés auprès du FNUF,
portant sur les trois domaines thématiques ci-dessus
mentionnés. Les délégués ont été également invités à traiter
d'un ensemble de sujets préparés par les principaux groupes:
sur la question de l'implication des principaux groupes dans
l'élaboration des programmes forestiers nationaux et dans les
travaux menés par les organisations membres du Partenariat de
Collaboration sur les Forêts; sur les moyens de subsistance
durables; sur les exemples positifs en matière d'élaboration
de politiques intersectorielles; sur la valeur des produits
forestiers non-ligneux; et sur le renforcement des capacités.
La FNUF-3 a adopté six résolutions
concernant: l'amélioration de la coopération et de la
coordination des politiques et des programmes; la santé et la
productivité des forêts; les aspects économiques des forêts;
le maintien du couvert forestier aux fins de répondre aux
besoins présents et futurs; le Fonds Fiduciaire du FNUF; et le
renforcement du Secrétariat. La FNUF -3 a aussi approuvé deux
décisions portant sur le format des rapports volontaires et
sur l'attribution des tâches des trois groupes d'experts
spéciaux, aboutissement d'un travail mené depuis la FNUF -2.
La question des attributions des tâches des groupes d'experts
spéciaux chargés de recommander les paramètres du mandat de la
mise en place du cadre juridique applicable à tous les types
de forêts, a fait l'objet d'une préoccupation particulière.
BREF HISTORIQUE DU FNUF
En octobre 2000, le Conseil Economique et
Social des Nations Unies (ECOSOC), dans la résolution
E/2000/35, a établi le Forum des Nations Unies sur les Forêts
(FNUF), en tant qu'organe subsidiaire, avec pour principal
objectif, la promotion de la gestion, de la conservation et du
développement durable de tous les types de forêts. Le FNUF a
réussi un dialogue étalé sur une période de cinq ans
(1995-2000) sur les politiques forestières, modéré par le
Groupe Intergouvernemental sur les Forêts (GIF) et le Forum
Intergouvernemental sur les Forêts (FIF), convoqués sous les
auspices de la Commission du Développement Durable. Aux fins
de lui permettre de réaliser son principal objectif, un
certain nombre de fonctions importantes ont été déterminées
pour le FNUF, à savoir:
-
faciliter la mise en application des
accords ayant trait aux forêts et favoriser une
compréhension commune de la gestion forestière durable (GFD);
-
s'assurer du développement continu des
politiques et du dialogue entre les gouvernements, les
organisations internationales et les principaux groupes
identifiés dans le Plan d'Action 21, et traiter des
questions forestières et autres sujets de préoccupation
émergeants, de manière holistique, exhaustive et intégrée;
-
impulser la coopération et la
coordination des politiques et des programmes axés sur les
questions forestières;
-
encourager la coopération internationale
et le suivi, et procéder à l'évaluation et à l'établissement
de rapports sur l'état d'avancement de la mise en œuvre des
fonctions et objectifs sus-mentionnés; et,
-
renforcer l'engagement politique en
faveur de la gestion, conservation et développement durable
de tous les types de forêts.
Les processus GIF/FIF ont produit un
ensemble de plus de 270 propositions d'actions orientées vers
la GFD, réputées de manière collective, comme étant les
Propositions d'Action des GIF/FIF. Ces propositions
constituent la plate-forme du Programme de Travail Pluriannuel
(PTPA) et du Plan d'Action du FNUF, dont les divers thèmes
sont examinés aux sessions annuelles du FNUF. Les initiatives
conduites par les pays et par diverses organisations ont
également contribué à l'élaboration des thèmes du FNUF. En
2005, le FNUF envisagera de recommander les paramètres d'un
mandat, pour la mise en place d'un cadre juridique applicable
à tous les types de forêts. Il prendra également les mesures
nécessaires pour dégager les approches appropriées au soutien
des transferts financiers et technologiques, en vue de
favoriser la mise en application de la GFD.
LA SESSION ORGANISATIONNELLE DU FNUF:
La session organisationnelle du FNUF et les consultations
officieuses menées sur le PTPA, ont eu lieu du 12 au 16
février 2001, à New York, aux Etats-Unis. Les délégués y ont
décidé que le Secrétariat du FNUF sera localisé à New York, et
ont procédé à l'examen des progrès réalisés vers
l'établissement du Partenariat de Collaboration sur les Forêts
(PCF) et de la durée du terme des membres du Bureau.
LA FNUF-1: La première session du FNUF
(FNUF-1) s'est déroulée du 11 au 23 juin 2001, au siège des
Nations Unies à New York. Les délégués y ont discuté puis
adopté des décisions portant sur le PTPA du FNUF, le Plan
d'Action de la mise en œuvre des Propositions d'Action des
GIF/FIF, et le travail du FNUF avec le PCF. Ils ont recommandé
aussi, l'établissement de trois groupes d'experts spéciaux
chargés de fournir des avis techniques au FNUF concernant: les
approches et les mécanismes du suivi, de l'évaluation et de
l'élaboration des rapports (EEE); le financement et le
transfert des technologies écologiquement rationnelles (TER);
et la considération de la charge consistant à recommander les
paramètres du mandat de l'élaboration d'un cadre juridique
applicable à tous les types de forêts ("groupe d'experts sur
les paramètres").
LA FNUF-2: La FNUF-2 s'est tenue du 4
au 15 mars 2002, au siège des Nations Unies, à New York. Les
délégués y ont adopté une Déclaration Ministérielle et un
Message adressé au Sommet Mondial pour le Développement
Durable (SMDD), ainsi que huit décisions portant sur: la lutte
contre la déforestation et la dégradation des forêts; la
conservation forestière et la protection des types uniques de
forêts et des écosystèmes fragiles; les stratégies de
réhabilitation et de conservation pour les pays dotés d'un
faible couvert forestier; la mise en valeur et la restauration
des sols dégradés et la promotion des forêts naturelles et des
forêts plantées; les concepts, la terminologie et les
définitions; les critères particuliers de l'évaluation de
l'efficacité des accords internationaux sur les forêts; les
révisions proposées au plan à moyen terme des exercices
2002-2005; et les points divers.
COMPTE RENDU DE LA FNUF-3
Lundi 26 mai, Pekka Patosaari,
Coordonnateur et Chef du Secrétariat du FNUF, a ouvert les
travaux du FNUF-3. Les délégués ont, ensuite, procédé à
l'élection de Hossein Moeini Meybodi (République Islamique
d'Iran), Président de la FNUF-3, et des membres du Bureau de
la FNUF-3: Gustavo Eduardo Ainchil (Argentine), Conceição
Ferreira (Portugal), Matia Mulumba Semakula Kiwanuka (Ouganda)
et Péter Csóka (Hongrie). Csóka a été élu également Rapporteur.
Dans sa déclaration d'ouverture, le
Président Meybodi a mis en exergue l'objectif du FNUF, comme
étant de fournir un cadre pour la coopération internationale
visant à la réalisation de la gestion forestière durable (GFD).
Identifiant les principales tâches de la FNUF-3, il a noté
l'importance de l'établissement de groupes d'experts spéciaux.
Il a ensuite encouragé l'ensemble des délégués à s'engager
activement dans le dialogue avec les divers principaux groupes.
Pekka Patosaari, Coordonnateur du FNUF,
s'est adressé à la réunion, au nom du Sous-secrétaire Général
de l'ONU, chargé des Affaires Economiques et Sociales, Nitin
Desai. Il a mis en relief la nécessité de traduire en actions
concrètes les engagements internationaux pris en faveur des
forêts. Il a affirmé que la réussite ultime du FNUF dépendra
de son aptitude à mobiliser le soutien politique, financier,
scientifique et technique en faveur de la GFD. Il a noté le
rôle crucial des gouvernements, des organisations
intergouvernementales et de la société civile dans la
réalisation de la GFD. Il a, enfin, souligné le besoin
d'harmoniser les politiques sectorielles, aux échelons
national et régional, et à l'échelle mondiale.
Intervenant ensuite, en sa qualité de
Coordonnateur du FNUF, Patosaari a mis l'accent sur les
progrès réalisés à travers le Partenariat de Collaboration sur
les Forêts (PCF) et les initiatives conduites par les pays. Il
a identifié l'évaluation des progrès de la mise en œuvre des
propositions d'action des GIF/FIF, comme étant l'un des
principaux défis à relever par le FNUF et a exhorté les pays à
soumettre des rapports à caractère volontaire et de fournir le
feedback sur les processus d'établissement des rapports.
Hosny El-Lakany, Président du PCF, a
réaffirmé l'engagement du PCF en faveur des initiatives du
FNUF et a donné un aperçu sur celles conjointes menées par le
PCF et le FNUF, notamment dans le domaine du financement de la
GFD et de l'élaboration des rapports relatifs aux forêts.
Accueillant favorablement les directives et les appuis
apportés par le FNUF, il a noté que le réseau du PCF pourrait
ne pas être en mesure de mener toutes les tâches susceptibles
de lui être confiées.
Après avoir souhaité aux délégués la
bienvenue en Suisse, l'ambassadeur Beat Nobs, de l'Agence
Suisse de l'Environnement, des Forêts et des Paysages, a mis
en exergue l'aspect multifonctionnel des écosystèmes
forestiers et le caractère transversal de la GFD. Il a
souligné le rôle du FNUF dans le rapprochement des différentes
perspectives ayant trait aux forêts; dans la fourniture des
grandes lignes directrices de la GFD; et dans la coordination
des nombreuses institutions et processus traitant des forêts.
Les délégués ont adopté le calendrier des
travaux et, moyennant quelques modifications mineures, l'ordre
du jour provisoire (E/ CN.118/2003/1), et ont approuvé
l'admission de l'ensemble des observateurs (E/CN.18/2003/).
La FNUF-3 a consisté en une série de
réunions plénières tenues du 26 mai au 2 juin, 2003, avec, au
milieu, un jour férié, le jeudi 29 mai. Mardi 3 juin, les
délégués se sont réunis brièvement en Plénière pour parachever
le débat ouvert sur le format des rapports volontaire. Les
délégués se sont également réunis de manière intermittente, à
partir du 27 juin, dans des consultations
informelles-informelles pour finaliser les travaux sur les
cahiers des charges des groupes d'experts spéciaux. Du mardi 3
au jeudi 5 juin, un groupe de contact sur le thème de
l'amélioration de la coopération, présidé par Hossein Moeini
Meybodi (Iran), s'est réuni pour travailler sur la résolution.
Du 3 au 5 juin toujours, le groupe de travail, présidé par
Gustavo Ainchil (Argentine) a négocié la résolution concernant
les AEF, et le groupe de travail présidé par Conceição
Ferreira (Portugal) a débattu de la résolution concernant la
santé et la productivité des forêts. Le 5 juin, le groupe de
travail modéré par Gede Ngurah Swadjaya (Indonésie) a discuté
des questions du Fonds Fiduciaire du FNUF et du renforcement
du Secrétariat. Les groupes de travail se sont réunis le jeudi
soir jusqu'à 22 h 45, heure à laquelle les délégués ont tenu
une consultation informelle-informelle pour traiter des
questions restées en suspens dans les divers groupes de
travail. Cette consultation informelle-informelle s'est étalée
jusqu'à 5 h 30 du matin du vendredi 6 juin.
LES EXPOSES SUR LES TENDANCES NATIONALES:
L'après-midi du lundi 26 mai, Pekka Patosaari a présenté les
tendances nationales reflétées dans les rapports des pays
soumis au FNUF. Il a indiqué que des progrès ont été
enregistrés, entre autres: dans l'étude, par les pays, des
propositions d'action des GIF/FIF, appliquées aux contextes
nationaux; dans l'élaboration des programmes forestiers
nationaux (PFN); dans le processus de concertation inter-agences
sur la formulation de politiques et le travail de
planification; dans la participation des parties prenantes;
dans la valorisation des forêts; et dans l'application des
instruments économiques en faveur de la GFD. Il a parlé du
déclin de l'importance économique du secteur forestier, et a
noté la demande accrue enregistrée dans le domaine des
services sociaux et environnementaux des forêts.
LES DECLARATIONS D'OUVERTURE: Les
délégations de divers pays ont présenté leurs déclarations
d'ouverture, le lundi 26 mai. Plusieurs intervenants ont
remercié le Gouvernement Helvétique, pour l'accueil de la
réunion et du Secrétariat du FNUF, et ont félicité le
Coordonnateur du FNUF, Patosaari, pour sa nomination.
Le Maroc, au nom du G-77/Chine, a
recommandé que le FNUF se focalise sur les moyens d'exécution
des propositions d'action des GIF/FIF sur les manières de
s'assurer de l'avancement de la fourniture de l'aide
financière, du transfert des technologies et du renforcement
des capacités en matière de GFD, dans les pays en
développement. Il a souligné que la promotion de la GFD à
travers les activités du secteur privé ne doit pas s'effectuer
au détriment des Partenariats intergouvernementaux entre les
pays industrialisés et les pays en développement. Il a
souligné aussi que le G-77/Chine attache une grande importance
à la question de la composition des groupes d'experts spéciaux,
et a réitéré l'engagement du G-77/ Chine en faveur d'un
échange constructif à la FNUF-3.
L'Inde a parlé des tendances forestières
positives enregistrées au plan intérieur, et du succès des
programmes conjoints de gestion forestière. Le représentant a
souligné la nécessité d'une adhésion universelle dans le
groupe d'experts spécial sur les paramètres. Mettant en
exergue les résultats probants du SMDD dans les questions
ayant trait aux forêts, y compris celle des partenariats
forestiers, l'Afrique du Sud a fait état de son engagement en
faveur de l'unité des parties prenantes et a exprimé l'espoir
de voir la FNUF-3, parvenir à des résolutions concrètes et
donner lieu à un débat efficace. Le Sénégal a recommandé qu'il
y ait une représentation africaine au sein du Secrétariat du
FNUF et a appelé au soutien de la participation des pays
africains dans les processus politiques forestiers
internationaux. L'Indonésie a déclaré que la lutte contre
l'exploitation illicite, la prévention des feux de forêts, la
conservation et la mise en valeur des ressources, et la
décentralisation politique, comptent parmi ses plus hautes
priorités. L'Equateur s'est engagé pour le respect des
obligations de la conservation forestière et de la GFD, et a
noté la contribution potentielle de la GFD dans l'amélioration
de l'équité et de la qualité de vie. Le délégué a également
plaidé pour une modernisation des cadres et pour une
occupation des sols alternative, comme l'écotoursime et
l'agroforesterie. Le Brésil a parlé de ses efforts dans la
mise en œuvre des propositions d'actions des GIF/FIF et s'est
déclaré prêt à ouvrir un dialogue constructif sur la question
des groupes d'experts spéciaux, précisant que le groupe
d'experts sur les instruments juridiques doit tirer profit des
travaux des deux autres groupes d'experts.
L'Iran a décrit les principales causes de
la déforestation en Iran et a souligné le besoin d'une plus
grande attention: aux aspects économiques et sociaux de la
problématique forestière; à la santé et à la productivité des
forêts; et au renforcement des institutions participatives.
La Grèce, au nom de l'UE et des pays
accédant à l'UE, a recommandé que le FNUF promeuve et
coordonne les actions prévues en matière de questions
forestières. Le délégué a accueilli favorablement les critères
mis en place pour encadrer l'évaluation de l'efficacité de
l'accord international sur les forêts conclu à la FNUF-2. Il a
souligné la nécessité de poursuivre la coopération entre le
FNUF et le PCF. Il a aussi exprimé l'espoir de voir aboutir de
manière positive, le débat sur la question des groupes
d'experts spéciaux. Il a enfin appelé à des recommandations
claires concernant les principales questions nécessitant un
engagement politique, ainsi qu'à l'exploration de nouveaux
thèmes liés aux SER. L'Italie a attiré l'attention sur la
récente réunion sur les SER, tenue à Viterbe, et a souligné le
besoin de traduire les documents internationaux ayant trait
aux forêts, dans toutes les langues. La République de Corée a
annoncé l'élaboration de sa méthode d'évaluation des avantages
sociaux découlant de la préservation des forêts. La Norvège a
noté que la GFD constitue un moyen efficace au service de
l'éradication de la pauvreté. Soulignant l'importance de
l'application des lois et de la lutte contre le commerce
illicite. Le délégué a indiqué qu'un secteur forestier
économiquement viable est nécessaire à la GFD.
La Croatie a affirmé que l'intégration de
propositions d'action des GIF/FIF dans la législation
nationale est une priorité majeure pour son pays. Le délégué a
identifié la certification volontaire comme étant un important
outil, basé sur la loi du marché, pour la promotion de la GFD.
La Pologne a indiqué qu'il y a nécessité périlleuse d'aligner
l'approche fondée sur la prise en compte de l'écosystème
entier, avec la GFD, tout en veillant au maintien de la
productivité forestière, des services forestiers et des
opportunités d'emploi. Le délégué a souligné que la GFD est un
investissement précieux qui améliore la qualité de vie, et a
plaidé pour des régulations juridiques contraignantes. La
Fédération de Russie a parlé de son appui constant en faveur
des principes de la GFD et des programmes régionaux. Le
représentant a noté que nombre de parties prenantes
internationales ne disposent pas de données concernant la
santé des forêts et les politiques forestières suivies dans la
Fédération de Russie. Il a suggéré de faire en sorte que les
rapports nationaux soient obligatoires, et a encouragé
l'ensemble des délégués à participer plus activement dans le
processus du FNUF.
Fidji, au nom du Groupe du Forum des Iles
du Pacifique, a fait part de son appui en faveur du FNUF et a
donné un aperçu sur l'atelier régional organisé sur le thème
de l'évaluation de la mise en application des propositions
d'action des GIF/FIF. Le représentant a appelé à la mise en
place d'un Partenariat international, pour aider la région
dans la réalisation de la GFD.
Le Japon s'est engagé à apporter un soutien
à la promotion de la GFD dans le monde, mettant en relief, le
Partenariat Forestier Asiatique. Il a également fait part de
son souhait de voir les travaux du FNUF tirer profit des
résultats du Troisième Forum Mondial sur l'Eau, lesquels
mettent l'accent sur le rôle des forêts dans la gestion de
l'eau. La représentante des Etats-Unis a recommandé que la
FNUF-3 se focalise sur l'échange des expériences vécues dans
la mise en œuvre des propositions d'action des GIF/FIF. Elle a
souligné l'importance des initiatives conduites par les pays;
de l'échange informel d'idées, durant les réunions
intersessions du FNUF; et des divers moyens innovants
permettant de faire avancer le travail du FNUF. Elle a mis en
exergue, entre autres, le lien entre les questions économiques
et celle de la santé du couvert forestier; la nécessité
d'accroître la loyauté et l'ouverture du commerce des bois
tropicaux; et a fait l'éloge des organisations membres du PCF,
en particulier l'Organisation Internationale des Bois
Tropicaux (OIBT). Mettant l'accent sur le besoin de faire
passer le FNUF à la phase de mise en application, le Canada a
encouragé la FNUF-3 à se focaliser sur la compréhension des
principales entraves dressées devant la mise en application
des propositions d'actions des
GIF/FIF et a suggéré l'élaboration de critères pour la mesure
de la réussite. L'Australie, appuyée par la Nouvelle Zélande
et le Canada, a appelé à de nouveaux efforts dans l'étude de
l'application des propositions d'action des GIP/FIF dans les
contextes nationaux, et a proposé la mise sur pied d'équipes
de mise en œuvre régionales chargées d'encourager la
formulation et l'exécution des politiques nécessaires à la GFD.
La Suisse a affirmé que le FNUF se trouvait à une phase
critique de son histoire, après le déclin de sa dynamique,
suite au fait que la FNUF-2 ne soit pas parvenue à adopter
quelque mandat pour les groupes d'experts spéciaux. La
représentante a suggéré que la FNUF-3 se focalise sur la mise
en œuvre et sur les échanges d'expériences. Elle a mis en
exergue le rôle potentiel du commerce international, dans la
promotion de la GFD.
Melhciade Bukur, de la Convention sur la
Lutte contre la Désertification, a souligné l'importance des
programmes d'afforestation et de reforestation. Il a
recommandé que le FNUF se focalise sur les pays à faible
couvert forestier (PFCF) et à forêts dégradées; a offert de
soutenir les actions visant à la protection de la productivité
et de la santé des forêts; et a appelé à une coopération
internationale pour le traitement du problème de la pauvreté,
qui représente le plus grand défi posé au maintien du couvert
forestier.
Hamdallah Zedan, de la Convention sur la
Diversité Biologique (CDB), a parlé des liens entre la CDB et
le FNUF, mettant en relief l'élargissement du programme de
travail du FNUF à la biodiversité forestière. Il a appelé à
une collaboration continue avec le FNUF et le PCF. Il a
également appelé à une contribution du FNUF dans les efforts
visant à concrétiser l'objectif de la CDB de réduire de
manière importante le taux actuel des pertes de biodiversité,
d'ici 2010.
LE DIALOGUE AVEC LES DIVERSES PARTIES
PRENANTES
Mardi 27 mai, la FNUF -3 s'est engagé dans
des séances de dialogue avec les diverses parties prenantes (DPP),
étalées sur une journée entière. Le dialogue s'est poursuivi
brièvement dans la matinée du mercredi 28 mai, pour entendre
les derniers commentaires des pays. Dans leurs déclarations de
clôture, plusieurs délégués ont fait part de leur satisfaction
quant à la qualité des échanges. Ils ont noté que les
améliorations introduites ont conféré à ce DPP une certaine
efficacité, par rapport au DPP de la FNUF-2.
Le Président Hossein Moeini Meybodi (Iran)
a ouvert la séance de dialogue en encourageant les
participants à engager un débat interactif. Pekka Patosaari,
Coordonnateur et Chef du Secrétariat du FNUF, a introduit la
note du Secrétariat Général de l'ONU concernant le dialogue
avec les parties prenantes (E/CN.18/2003/ 2).
Les représentants de sept des neuf
Principaux Groupes Sociaux – les communautés scientifique et
technologique, les femmes, les peuples indigènes, le commerce
et l'industrie, les agriculteurs et les petits propriétaires
forestiers, les enfants et les jeunes, et les organisations
non gouvernementales (ONG) – ont présenté des exposés sur les
trois domaines de fond examinés à la FNUF –3, à savoir: la
santé et la productivité des forêts (SPF), les aspects
économiques des forêts (AEF ), et le maintien du couvert
forestier (MCF). Les délégués se sont penchés ensuite sur un
ensemble de questions posées par les Principaux Groupes et
portant sur: l'implication des principaux groupes sociaux dans
l'élaboration des PFN et dans les travaux des organisations
membres des PCF; les moyens de subsistance viables; les
exemples positifs d'élaboration de politiques
intersectorielles; les régimes fonciers; la valeur des
produits non ligneux; et le renforcement des capacités. Des
études de cas ayant trait aux trois domaines de fond
mentionnés, ont été également présentés.
LA SANTE ET LA PRODUCTIVITE DES FORETS:
Alexander Buck, de l'Union Internationale des Organisations de
Recherche Forestière (UIORF), représentant le groupe de la
communauté scientifique et technologique, a élaboré sur les
liens entre la santé des forêts, la pollution atmosphérique,
les changements climatiques, les feux forestiers, les espèces
invasives, et, les nuisibles et les maladies.
Sandra Kesse, de l'organisation Green
Earth, représentant le groupe des femmes, a souligné la
nécessité: d'une définition normalisée de la santé forestière;
d'une amélioration du suivi, de l'évaluation et de
l'établissement des rapports (SER); d'un recours aux sciences
pertinentes dans l'élaboration des politiques; et de
l'utilisation des savoirs locaux. Elle a recommandé que les
gouvernements, procèdent, entre autres, à l'élaboration
d'indicateurs et à la divulgation des données concernant: la
santé et la productivité des forêts; encouragent la
collaboration intersectorielle; œuvrent à la promotion du
transfert des technologies; et renforcent les capacités dans
le domaine de la recherche.
LES ASPECTS ECONOMIQUES DES FORETS:
James Griffith, du Conseil Mondial des Syndicats Patronaux sur
le Développement Durable, représentant le groupe du secteur du
commerce et de l'industrie, a souligné que l'ensemble des
principaux groupes sociaux doit reconnaître la viabilité
économique des forêts, comme étant un élément clé pour la
réalisation de la gestion forestière durable (GFD). Il a
souligné l'importance de s'assurer: de la garantie des droits
de propriété et autres droits fonciers; de la rationalité des
conditions du marché et de la crédibilité des cadres
juridiques; de la mise en place de mécanismes pour la
compensation des propriétaires forestiers et des communautés
locales pour le coût des biens et services, non commercialisés,
fournis; et de la mise en place de stratégies transversales
pour la GFD. Marcial Arías, de l'Alianza Mundial de los
Pueblos Indígenas y Tribales de los Bosques Tropicales',
intervenant au nom des peuples indigènes, a recommandé que le
FNUF et le PCF reconnaissent, entre autres: les droits des
peuples indigènes, notamment le droit à la propriété foncière
et le droit à la participation dans les processus décisionnels
ayant trait aux forêts, à tous les niveaux et dans les
processus des SER; les dispositions de la CDB, de
l'Organisation Internationale du Travail et autres conventions
pertinentes ayant trait aux peuples indigènes; et la nécessité
d'élaborer des définitions et des concepts reflétant les vues
des peuples indigènes.
Représentant le groupe des agriculteurs et
des petits propriétaires forestiers, Esa Härmälä, de la
Confédération des Propriétaires Forestiers Européens, a mis
l'accent sur l'importance de la recherche scientifique et sur
les analyses du rapport coût- bénéfice, et a indiqué que les
populations dépendantes des forêts ne disposent pas des
données concernant les processus de politique et les
mécanismes de marché.
LE MAINTIEN DU COUVERT FORESTIER POUR
REPONDRE AUX BESOINS PRESENTS ET FUTURS: Gareth Hinchley,
de l'Association Internationale des Etudiants en Foresterie,
représentant le groupe des enfants et des jeunes, a identifié
les leçons apprises durant la mise en œuvre des divers projets
des GIF/FIF, et a plaidé, entre autres, pour: la garantie des
droits de propriété foncière; l'utilisation des programmes
forestiers nationaux (PFN) pour la réalisation de la GFD; la
valorisation des biens et services forestiers; et
l'investissement dans la recherche.
Représentant le groupe des organisations
non gouvernementales, Andrei Laletin, de l'Association des
Amis des Forêts Sibériennes, a identifié les principaux
problèmes entravant le maintien du couvert forestier, et a
fait état d'un manque de collaboration entre le secteur
forestier et les divers autres secteurs pertinents. Soulignant
l'impératif d'une participation des parties prenantes dans les
SER, il a noté la faiblesse du soutien gouvernemental pour la
GFD. Il a recommandé, entre autres, l'identification des
barrières dressées devant la coopération intersectorielle et
la fourniture, aux pays, d'une assistance dans le domaine du
renforcement de leurs capacités en matière de planification
stratégique à long terme.
LE DEBAT: La Finlande a souligné le
besoin d'une définition normalisée pour la question de la
santé des forêts. L'Autriche a déclaré qu'il est besoin
d'améliorer la prise de conscience sur les problèmes
forestiers. Le Sénégal a mis l'accent sur les effets négatifs
des espèces invasives et sur les pertes de biodiversité.
L'Italie a affirmé que la santé et la productivité des forêts
sont secondaires à la conservation forestière. La Colombie a
souligné la nécessité du maintien de la biodiversité, de
l'utilisation de l'approche basée sur l'écosystème, et de
l'intégration des aspects socioéconomiques dans les
définitions de la santé et de la productivité des forêts.
Le Canada a appelé à des politiques à long
terme pour le traitement des maladies naturelles, et a indiqué,
qu'étant donné qu'il tire profit des forêts de propriété
privée, le public devrait apporter une contribution à la
gestion forestière. L'Allemagne a appelé à des activités de
suivi focalisées et a noté les limites de l'implication des
parties prenantes dans l'élaboration des méthodes techniques
nécessaires aux SER. Le délégué des Pays-Bas a souligné le
besoin d'une attention plus grande aux problèmes de la
biodiversité et aux liens entre les changements climatiques et
la santé et la productivité des forêts.
Le Lesotho a mis en exergue les
contributions apportées par les femmes aux secteurs forestier
et agricole. La Finlande, appuyée par l'Autriche, la Norvège
et la Nouvelle Zélande, a déclaré que la viabilité économique
est une condition préalable de la GFD. La Norvège et le Canada
ont appelé à davantage de coopération entre les gouvernements
et les familles des propriétaires forestiers. La Belgique a
déclaré que les propriétaires forestiers doivent chercher à
établir une coopération interactive avec la société. La
Nouvelle Zélande a souligné le rôle potentiel des forêts
plantées dans la réalisation de la GFD. Le Pérou a mis en
relief les rôles du secteur privé et du secteur étatique dans
la régulation de la gestion forestière, et le besoin d'un
renforcement des capacités dans le domaine de l'application
des lois. L'Iran a donné un aperçu sur ses plans de gestion de
l'occupation des sols.
LES QUESTIONS POSEES PAR LES PRINCIPAUX
GROUPES: Au sujet des PFN, le Canada a décrit ses
approches dans les domaines de l'implication des parties
prenantes, incluant la conduite d'une série de consultations
nationales et la création d'une coalition forestière nationale.
Au sujet des moyens de subsistance viables,
l'Inde a parlé de ses efforts dans les domaines de la
responsabilisation des communautés locales et de l'utilisation
des valorisations économiques visant à accroître la valeur des
produits forestiers.
Le Sénégal a décrit sa législation ayant
trait au secteur forestier et sa gestion forestière à base
communautaire. La Colombie a parlé de ses accomplissements
dans les domaines de la coopération intersectorielle et de
l'implication de la société civile dans l'élaboration des
plans forestiers et d'occupation des sols. Le Zimbabwe a
décrit la manière dont les concessions forestières les
programmes d'utilisation, aident à garantir des profits
économiques aux communautés locales. La Norvège a évoqué ses
efforts visant à l'amélioration de la participation des
parties prenantes, faisant état d'une initiative du secteur
privé dans le domaine de l'information et de la création de
compétences. L'UIORF a déclaré que l'élaboration des PFN doit
constituer un processus d'apprentissage, caractérisé par la
participation du public. Le délégué des Etats-Unis a partagé
les expériences acquises dans son pays dans le processus
d'élaboration d'une stratégie nationale, impliquant l'ensemble
des parties prenantes, pour la réduction des risques de feux
forestiers. L'Inde a déclaré avoir mis sur pied une commission
nationale des forêts consacrée à l'examen des questions
intersectorielles ayant trait aux forêts. L'Iran a souligné le
rôle des communautés locales et du secteur de l'industrie du
bois d'œuvre, dans la mise au point des stratégies de mise en
application.
Au sujet du MCF, l'OIBT a évoqué ses
projets visant à la promotion de la participation des femmes
dans la GFD, au Ghana. La Finlande a recommandé une
focalisation plutôt sur la restauration des écosystèmes
forestiers multifonctionnels que sur les plantations. Le Chili
a indiqué que les plantations ont nombre d'effets positifs, et
a remis en questions le point de vue selon lequel elles
contribueraient à la destruction des forêts naturelles. Le
Sénégal a ajouté que les plantations aident à lutter contre la
désertification et les pertes de biodiversité. Le porte-parole
du Mouvement Mondial pour les Forêts Pluvieuses/Les Amis de la
Terre a déclaré que les plantations mono-culturales profitent
aux industries de la pâte à papier, mais ont des incidences
sociales et environnementales négatives. La Nouvelle Zélande a
affirmé que les forêts naturelles et les forêts plantées ont
toutes deux des fonctions importantes à remplir.
Au sujet des régimes fonciers, la Suède a
mis en relief la participation accrue des femmes dans la
gestion forestière dans bon nombre de pays. Le porte-parole de
la Coalition Mondiale pour les Forêts /Les Amis de la Terre a
parlé de l'expérience de la Nouvelle Zélande dans le domaine
des droits fonciers des peuples indigènes, et a affirmé que
les plantations n'apportent aucune protection aux forêts
autochtones. Le porte-parole du Programme des Peuples
Forestiers/Les Amis de la Terre a noté que la qualité de la
participation dans la formulation des politiques est
d'importance fondamentale.
Au sujet des services non-ligneux, le
Royaume-Uni a déclaré que la valeur des services non-ligneux,
changent avec le temps, et a annoncé l'élaboration d'une étude
nationale sur les valeurs non-économiques des forêts. Le
délégué des Etats-Unis a indiqué que les activités agro-forestières
fournissent des services non ligneux importants. L'Inde a
affirmé que les programmes d'afforestation contribuent à la
récréation et à l'emploi. Le Brésil a parlé de ses activités
visant à la promotion de l'agroforesterie par les petits
propriétaires fonciers, y compris à travers l'auto-
certification, et a souligné l'impératif: de définir les
droits fonciers dans le cadre juridique national; de s'assurer
de la participation effective des petits propriétaires
fonciers dans les processus décisionnels; et de reconnaître
les aspects non-monétaires de la pauvreté.
Au sujet de la question du renforcement des
capacités, l'Australie a mis en relief ses initiatives
impliquant les peuples indigènes dans l'élaboration des
stratégies forestières nationales. La Finlande, le Canada et
d'autres Etats, ainsi que le représentant du Groupe des
Enfants et des Jeunes, ont souligné la nécessité d'impliquer
les jeunes dans le débat international sur les politiques
forestières, et d'améliorer la prise de conscience des jeunes
sur les questions de durabilité. L'OIBT a identifié les
programmes axés sur l'action, visant à améliorer les capacités
des membres, en coopération avec le secteur privé et la
société civile.
LES ETUDES DE CAS: Alexander Buck, de
l'UIORF, a présenté une étude de cas portant sur le thème de
la santé et de productivité des forêts. Dans l'aperçu qu'il a
donné sur une étude axée sur le thème de la pollution
atmosphérique, il a conclu: que l'étendue des zones
forestières mondiales exposées au risque de la pollution
atmosphérique est en expansion; que les stratégies de suivi
doivent être basées sur une approche éco-centrique; et qu'une
recherche multidisciplinaire et pluri-trophique est
indispensable.
Sandra Kesse, de l'Organisation Green
Earth, a présenté une étude de cas portant sur le thème du
maintien du couvert forestier. Elle y a identifié
l'amélioration des pratiques agricoles à travers
l'agroforesterie, l'accroissement de la prise de conscience
quant à la valeur de la conservation forestière,
l'élargissement des zones forestières productives et
l'implication accrue des femmes, comme étant les principaux
accomplissements du projet.
Markus Romer, de WBV-Kempten, a présenté
une étude de cas sur le rôle des Associations de Propriétaires
Forestiers, qui, à l'échelle de la région, plaident pour
l'utilisation du bois dans la production énergétique et qui
récoltent des profits économiques de l'utilisation des forêts.
Mercredi 28 mai, les délégués ont parachevé
l'examen de la question du suivi, de l'évaluation et de
l'établissement des rapports (SER). L'Ethiopie a parlé des
causes et des conséquences de la déforestation, et a appelé à
une aide financière pour l'amélioration de la représentation
des pays en développement dans les réunions futures. Le
Secrétariat des Pays à Faible Couvert Forestier (PFCF) a mis
l'accent sur la tenue de sa réunion régionale
constitutionnelle. Le délégué des Etats-Unis s'est félicité de
la qualité du dialogue avec les diverses parties prenantes,
mené au cours de cette session. Le Rapport de Synthèse du
Président sur les SER (E/ CN.18/2003/ CRP.1) a été inclus dans
le Rapport de la Session.
LE SECRETARIAT ET LE BUDGET (POINTS DIVERS)
Mercredi 28 mai, le Coordonnateur et Chef
du Secrétariat du FNUF, Patosaari, a présenté un exposé sur
les activités du Secrétariat et la situation du budget du FNUF.
Il y a indiqué que les activités du Secrétariat ont englobé:
l'organisation des réunions du bureau; la participation dans
les réunions du PCF; la préparation de la documentation pour
les sessions du FNUF; la production du bulletin d'information;
et l'entretien du site sur la toile. Il a précisé que
983.000,00 dollars, provenant des contributions volontaires
apportées aux Fonds Fiduciaire, sont disponibles, et a proposé
de les utiliser pour aider les pays en développement à prendre
part aux sessions du FNUF Le Maroc, au nom du G-77/Chine, et
le Sénégal, ont fait part de leurs réserves concernant la
faiblesse de la participation des pays en développement à la
FNUF-3, et ont appelé à une aide pour le déplacement des
délégations de ces pays, aux fins de s'assurer d'une
représentation équitable.
LE FONDS FIDUCIAIRE: Du lundi 2 au
mercredi 4 juin, les délégués ont débattu, de manière
officieuse, des questions ayant trait à la possibilité
d'utiliser le Fonds Fiduciaire du FNUF pour soutenir les frais
de voyage et les 'per diem' des participants des pays en
développement aux sessions du FNUF et aux réunions des groupes
d'experts spéciaux.
Le Secrétariat a présenté un résumé des
résolutions de l'assemblée générale de l'ONU qui précisent que
les budgets réguliers des organes des Nations Unies peuvent
servir à la couverture des frais de voyage des participants
des pays en développement mais pas à la couverture des 'per
diem'. Un pays a estimé que c'est l'interprétation de ces
règles qui est à l'origine de la confusion. Des questions ont
été posées sur les termes de références (TR) du Fonds
Fiduciaire du FNUF et sur la possibilité de d'assigner des
fonds à des fins particulières. Le Secrétariat a précisé que
le Fonds Fiduciaire du FNUF opère sous l'égide du Fonds
Fiduciaire Général de l'ONU, qui n'autorise pas les
affectations de fonds particulières, et a suggéré, par
conséquent, d'élaborer une décision du FNUF concernant les
frais de voyage et les per diem.
Plusieurs pays ont souligné la nécessité de
s'assurer que les donateurs puissent être en mesure d'assigner
des contributions à des fins particulières. Dans le paragraphe
du préambule, reconnaissant le Fonds Fiduciaire comme étant
une ressource pour le soutien de la participation des pays en
développement, le Canada a plaidé pour "encourager" la
participation mais le G-77/CHINE a préféré "s'assurer." Les
délégués se sont accordés sur le besoin de "s'assurer d'une
participation accrue." Les délégués se sont finalement
accordés sur "s'assurer de la participation accrue." Le projet
de résolution a été adopté au cours de la Plénière du vendredi
6 juin.Jeudi 5 juin, au cours du débat du groupe de travail,
les délégués on examiné le projet de résolution concernant le
Fonds Fiduciaire du FNUF, à transmettre à l'ECOSOC pour
adoption. Il y a eu un certain débat sur le point de savoir si
le soutien des participants issus des pays en développement "proviendra"
ou "pourrait provenir" du Fonds Fiduciaire, pour ce qui est
des frais de voyage et du per diem. Les délégués ont également
débattu, sans toutefois parvenir à s'entendre, du point de
savoir si ce Fonds Fiduciaire doit également soutenir les
participants des pays en transition économique (PTE).
La Résolution finale: Le texte
final, entre autres, décide que le soutien accordé aux
participants des pays en développement, avec priorité pour les
pays les moins avancés, ainsi qu'aux PTE, pourrait être imputé
au Fonds Fiduciaire, pour ce qui est des frais de voyage, et à
un fonds assigné à une fin particulière, pour ce qui est des
per diem.
LE RENFORCEMENT DU SECRETARIAT: Le
jeudi 5 juin, les délégués ont débattu du projet de résolution
concernant le renforcement du Secrétariat à travers
l'établissement de nouveaux postes temporaires. La résolution
a été adoptée au cours de la plénière du vendredi 6 juin.
La Résolution Finale: Le texte
final, entre autres:
-
encourage les pays et les
organisations à apporter des contributions extrabudgétaires
volontaires au fonds Fiduciaire pour le renforcement du
Secrétariat;
-
requiert du Coordonnateur et
Chef du Secrétariat d'accélérer les travaux d'identification
et de proposer un processus dans les limites de la durée
impartie au Secrétariat; et
-
requiert du Coordonnateur et
Chef du Secrétariat de procéder à une mobilisation des
ressources humaines, financières et techniques nécessaires.
AMELIORATION DE LA COOPERATION ET DE LA
COORDINATION DES POLITIQUES ET PROGRAMMES
LES DECLARATIONS PLENIERES: Au cours de
la Plénière du mercredi 28 mai, les délégués ont examiné la
note du Secrétaire Général concernant l'amélioration de la
coopération et de la coordination des politiques et des
programmes (E/ CN.18/ 2003/6), puis se sont penchés sur le
rapport concernant l'état d'avancement des travaux du PCF
(E/CN.18/ 2003/INF/1).
Le Maroc, au nom du G-77/Chine, a souligné
le rôle des partenariats dans la réalisation de la GFD et
l'éradication de la pauvreté comme étant les défis cruciaux à
relever. Le délégué a appelé à l'amélioration du renforcement
des capacités, au transfert des technologies et à l'impulsion
de la collaboration avec la Commission du Développement
Durable (CDD). La Grèce, au nom de l'UE et des pays y accédant,
a appelé, entre autres: à l'amélioration de la diffusion des
données disponibles et à l'harmonisation des définitions ayant
trait aux forêts, à la rationalisation de l'établissement des
rapports et à l'amélioration de la collaboration avec les
diverses Conventions et organisations pertinentes des Nations
Unies.
Plusieurs délégués ont mis en relief les
liens entre les politiques forestières, la GFD et l'allégement
de la pauvreté. L'Iran a souligné le besoin d'un soutien
technique en faveur des PFCF. L'Egypte a remis en question
l'efficacité du FNUF, compte tenu du fait que les pays en
développement ne disposent souvent pas des moyens qu'il faut
pour assister aux sessions du FNUF. Le Sénégal a proposé la
mise en place d'un fonds volontaire, avec la participation des
pays en développement. L'Inde a souligné la nécessité de
ressources financières pour asseoir une coopération efficace.
Les délégués ont également mentionné la nécessité du respect
de la culture nationale et du niveau de développement des
pays, ainsi que des priorités politiques nationales; et le
besoin de renforcer les liens intersectoriels, à l'échelon
national.
De nombreux délégués ont encouragé la
poursuite de la coopération et l'accroissement de la
coordination entre le FNUF et les diverses organisations et
processus internationaux pertinents, notamment: la CDB, la CDD,
la CCD, l'OMC et la Banque Mondiale. Dans leurs déclarations,
les délégués ont requis des membres du PCF:
-
d'éviter la duplication des efforts;
-
de faire avancer leurs travaux dans le
cadre des PFN;
-
d'assurer le suivi des résultats du SMDD
relatifs au thème des partenariats;
-
de poursuivre les travaux sur la question
du financement avant la FNUF-4;
-
d'explorer les opportunités disponibles à
travers le Fonds de Développement du Millenium; et
-
d'apporter aux pays, une assistance dans
la facilitation de la certification volontaire.
L'Union Internationale pour la Conservation
de la Nature (UICN) a appelé à la conduite d'une évaluation
des efforts fournis dans le domaine de la coopération, à la
FNUF-4.
LES GROUPES DE DISCUSSION: Au cours du
groupe de discussion du vendredi 30 mai, les délégués ont
entendu des présentations sur les initiatives régionales ayant
trait au thème de l'amélioration de la coopération et de la
coordination des politiques et des programmes, et notamment
sur: les expériences régionales menées dans le bassin de
l'Amazonie; les approches adoptées en matière de GFD, en
Amérique Centrale; et les initiatives de coopération régionale
en matière de GFD, en Europe.
Les délégués ont mis en relief un certain
nombre d'initiatives régionales, notamment: le Partenariat
Forestier Asiatique, le Nouveau Partenariat pour le
Développement de l'Afrique et l'Initiative du Bassin du Congo,
ainsi que la coopération pan-européenne en matière de GFD,
dans les PTE.
LES NEGOCIATIONS: Le projet de
résolution concernant l'amélioration de la coopération a été
examiné dans une série de réunions de groupe de contact et de
consultations officieuses présidées par Hossein Moeini Meybodi,
tenues entre le mardi 3 et le jeudi 5 juin.
Au sujet du libellé controversé portant sur
les besoins en matière de moyens d'exécution, le G-77/Chine a
souligné la nécessité de mettre l'accent sur l'importance
centrale de ce sujet dans le cadre de l'ensemble des domaines
thématiques du FNUF. Plusieurs délégués ont souhaité voir
évitée la réitération des propositions d'action des GIF/FIF.
Les délégués ont décidé de traiter cette question dans le
groupe de travail sur les AEF.
Au sujet de la référence à la CDB, la
Suisse et la Grèce, au nom de l'UE et des pays y accédant, ont
apporté leur appui au libellé, encourageant fortement la
coopération avec la CDB, en réponse à la décision pertinente
de la cette dernière. D'autres délégués ont mis en garde
contre toute tentation de favoriser la CDB par rapport aux
autres conventions. Au sujet du PCF, les délégués ont approuvé
une proposition de texte des Etats-Unis, soulignant la
nécessité d'actions stratégiques par les pays, aux fins de
s'assurer que la mise en œuvre des propositions d'action des
GIF/FIF bénéficie d'une priorité au sein des organes
directeurs du PCF. Au sujet de l'établissement de partenariats
axés sur la mise en œuvre des propositions d'action des GIF/FIF,
le G-77/Chine a proposé de souligner qu'ils doivent être
établis conformément aux critères approuvés par la CDD.
D'autres délégués ont souligné que certains partenariats ne
sont pas en liaison avec les résolutions de la CDD. Les
délégués ont adopté le projet de résolution au cours de la
Plénière du vendredi 6 juin.
La Résolution Finale: Dans la
résolution, le FNUF note avec appréciation, les initiatives de
partenariats forestiers entreprises de manière volontaire,
tenant compte de la décision pertinente de la CDD. Il note
également avec appréciation la décision de la CdP de la CDB
concernant le soutien réciproque entre les propositions
d'action des GIF/FIF et du programme de travail étendu de la
CDB sur la biodiversité forestière.
Le FNUF, entre autres:
-
invite les membres du PCF à poursuivre
leurs travaux et leurs efforts visant à rationaliser
l'élaboration des rapports ayant trait aux forêts, et les
encourage à prendre des mesures concrètes pour
l'établissement de partenariats avec les gouvernements et
autres parties prenantes pertinentes;
-
encourage les gouvernements à déterminer,
pour les organes directeurs des membres du PCF, les
propositions d'action des GIF/FIF correspondant à leurs
domaines d'action prioritaires;
-
appelle les donateurs, les pays, les
institutions financières internationales et les membres du
PCF, à faire avancer la mise en œuvre des propositions
d'action dans les domaines du financement, du commerce
international, du transfert des technologies et du
renforcement des capacités, y compris la mobilisation et le
classement par ordre prioritaire des ressources financières
et des allocations de l'aide publique au développement (APD),
en soutien à la GFD;
-
requiert du Secrétariat du FNUF de
collaborer avec les organisations, institutions et
instruments pertinents, pour l'amélioration de l'échange
d'information et de la coopération;
-
accueille favorablement la requête de la
CDB de collaborer sur les questions d'intérêt commun et
requiert du Coordonnateur du Secrétariat du FNUF, de rendre
compte des expériences des GIF/FIF/FNUF en matière de GFD,
aux réunions pertinentes de la CDB;
-
invite le FNUF et les membres du PCF à
présenter leurs points de vue au Secrétariat, d'ici fin
février 2004, et requiert du FNUF, de soumettre une
compilation de ces vues, à la FNUF -4;
-
invite le Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) à accorder une attention aux projets axés
ayant trait aux forêts;
-
souligne la nécessité de poursuivre la
collaboration avec la CDD et autres commissions pertinentes
de l'ECOSOC;
-
encourage les pays à intégrer la GFD dans
leurs stratégies nationales de réduction de la pauvreté et
dans leurs programmes de développement nationaux;
-
invite les représentants des divers
organes, institutions, et processus régionaux à participer
dans les discussions du FNUF et encourage la poursuite de la
coopération en matière de GFD, aux échelons sous-régional et
régional; et
-
requiert du Secrétariat du FNUF de
faciliter les activités intersessions.
LA SANTE ET LA PRODUCTIVITE DES FORETS
LES DECLARATIONS PLENIERES: Mercredi 28
mai, Tiina Vähänen, de l'Organisation pour l'Alimentation et
l'Agriculture (FAO), a présenté le rapport du Secrétaire
Général concernant le thème de la santé et de la productivité
des Forêts (E/CN.18/2003/ 5). Mettant en exergue les
programmes internationaux en cours axés sur la réduction de la
pollution atmosphérique, la représentante a appelé à
l'harmonisation des méthodes de suivi et d'élaboration des
rapports, et a souligné l'importance, entre autres: des
approches préventives dans le traitement des menaces
émergeantes; de l'atténuation des effets des changements
climatiques; de la collaboration régionale; et, du suivi et du
travail en réseau.
La Grèce, au nom de l'UE et des pays y
accédant, a réitéré l'engagement de l'UE à réduire les
émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de
serre, et a encouragé la ratification du Traité de Kyoto. Le
Maroc, au nom du G-77/Chine, a recommandé que la FNUF -3,
entre autres, renforce le texte consacré aux moyens
d'exécution dans ses propositions d'action. Le Sénégal a
appelé à une plus grande attention aux besoins et aux
priorités des pays africains. La République de l'Equateur a
souligné la nécessité d'un transfert des TER et de l'adoption
d'une approche scientifique intégrée, dans l'évaluation des
fonctions des forêts. Le Guatemala a mis en relief
l'importance des approches préventives, de l'éducation et des
échanges d'expériences à l'échelle internationale. L'Argentine
a appelé à l'accroissement des efforts fournis dans le domaine
de la recherche. Le délégué a aussi souligné le rôle de son
pays dans la promotion de la coopération régionale, ainsi que
les actions nationales visant à faire face aux menaces
émergeantes. Le Brésil, appuyé par Cuba, a fait remarquer que
le rapport n'est pas suffisamment focalisé sur le transfert
des technologies, le renforcement des capacités et la
mobilisation des ressources, et qu'il est biaisé en faveur des
pays industrialisés, ignorant l'historique de leurs émissions.
LES NEGOCIATIONS: Conceição Ferreira a
présidé le groupe de travail chargé d'examiner le projet de
résolution concernant la santé et de la productivité des
forêts. Ce groupe de Travail s'est réuni du mardi 3 au jeudi 5
juin. Les délégués ont débattu du point de savoir si les
effets positifs ou ceux négatifs, ou encore les deux à la fois,
des changements climatiques doivent être reflétés dans la
résolution. Au terme d'un long débat, les délégués ont décidé
de mentionner les effets sans en préciser le caractère positif
ou négatif.
Au sujet des facteurs affectant les SPF, de
manière efficace, le G-77/Chine a insisté sur l'insertion
d'une référence à la nécessité de l'aide publique au
développement (APD) et de ressources financières nouvelles et
supplémentaires crédibles. Le Canada, les Etats-Unis et l'UE
ont proposé de retenir une formulation d'ordre plus général
pour rester en conformité avec les résultats du SMDD.
Au sujet du contrôle des nuisibles et des
fléaux, le délégué des Etats-Unis, avec l'UE, le Mexique et la
Nouvelle Zélande a souligné l'importance des approches
préventives. Le G-77/Chine a indiqué que ces dernières ne
doivent pas être utilisées comme barrières commerciales
déguisées. Au sujet de la résistance des écosystèmes aux
facteurs négatifs, l'UE a proposé l'insertion d'une référence
aux plantations forestières adaptées au site, et aux matériaux
reproductifs appropriés. Divers autres Etats s'y sont opposés.
Au sujet des données et de l'information
concernant la santé des forêts, les Etats-Unis et la Nouvelle
Zélande ont appuyé l'insertion d'une référence aux critères et
indicateurs (C&I) pour la GFD. Le G-77/Chine s'y est opposé.
Il y a eu un long débat autour de la
référence au suivi. L'UE et les Etats-Unis ont plaidé en
faveur de cette référence, soulignant l'importance du suivi
des stratégies de santé des forêts, mises en place par les
pays. Les délégués ont finalement décidé de ne pas insérer
cette référence, et le projet de résolution a été adopté par
la Plénière, le vendredi 6 juin.
La Résolution Finale: Dans la
résolution, le FNUF, entre autres:
-
encourage les pays à renforcer la
coopération internationale dans les domaines des ressources
financières, du transfert des TER et du renforcement des
capacités, en particulier en faveur des pays en
développement et des pays en transition économique (PTE);
-
invite les membres du PCF et autres
organisations pertinentes à faciliter la coopération
régionale, intergouvernementale et internationale;
-
encourage les pays, avec le soutien des
organisations régionales, intergouvernementales et
internationales, à poursuivre l'élaboration des mesures
intersectorielles préventives, qui visent à réduire les
effets négatifs exercés sur la santé des forêts; et
-
encourage les pays et les organisations
régionales et internationales à poursuivre la collecte,
l'analyse et la dissémination des données et des
informations crédibles sur l'état de santé des forêts, et
reconnaît l'utilité de l'adoption volontaire de C&I pour la
GFD.
LES ASPECTS ECONOMIQUES DES FORETS
Au cours de la Plénière du vendredi 30 mai,
Jim Douglas, de la Banque Mondiale, a introduit le rapport
concernant les AEF (E/ CN.18/2003/7). Il a dressé une liste
d'approches innovantes pour la mise en œuvre des propositions
d'action des GIF/FIF, notamment: droits au développement
négociables; partenariats entre les secteurs public et privé
dans le développement des plantations; et, instruments
d'ajustement pour l'amélioration de la gestion forestière.
LE GROUPE DE DISCUSSION DES EXPERTS:
Markku Simula, de l'organisation Indufor, a modéré le groupe
de discussion sur les questions économiques ayant trait à la
GFD . Les experts y intervenaient en leur nom propre. Yilmaz
Akyüz, de la CNUCED, s'est focalisé sur les inconvénients
posés, par la concurrence, aux pays en développement, dans
l'exportation de leurs ressources forestières. Manoel Sobral
Filho, de l'OIBT, a noté que la GFD est moins compétitive que
les autres options offertes dans le domaine de l'utilisation
des sols. Il a affirmé que l'absence de progrès dans la
réalisation de la GFD n'est pas un problème de technologie,
mais d'économie. Achim Steiner, de l'UICN, a déclaré que la
mondialisation représente une opportunité à saisir, en faveur
de la GFD. Il a souligné que les avantages de la GFD sont
autant d'ordre écologique et social que d'ordre économique. Il
a également indiqué que l'approche basée sur l'écosystème
n'est pas biologique, mais qu'elle vise aussi à créer une
compréhension holiste des services offerts par les forêts.
Au cours des plénières du vendredi 30 mai
et du lundi 2 juin, les délégués se sont engagés dans des
discussions sur le thème des AEF, mettant en exergue les
préoccupations éprouvées et partageant les expériences vécues.
Le G-77/Chine, appuyé par l'Inde et l'Indonésie, a qualifié le
rapport de retour en arrière, arguant qu'il marginalise la
question du financement public et la nécessité de ressources
financières supplémentaires. L'UE a appelé à un renforcement
du processus de la valorisation économique des services
environnementaux, à une élévation des droits imposés sur
l'utilisation des forêts, et à une meilleure appréciation des
contributions apportées à l'économie des pays, par les forêts.
Du mardi 3 au jeudi 5 juin, le groupe de
travail présidé par Gustavo Ainchil, a planché sur le projet
de résolution concernant le thème des AEF.
LES NEGOCIATIONS: Plusieurs délégués
ont mis en garde contre le risque de voir certaines
propositions figurant dans le projet de résolution venir
dupliquer les propositions d'action des GIF/FIF, et ont appelé
à l'inclusion plutôt de mesures concrètes visant à faciliter
la mise en application, que des exhortations d'ordre général.
La discussion du préambule a mis en exergue
les leçons apprises; le G-77/Chine a souligné le fait que dans
les pays en développement, la mise en œuvre efficace reste
tributaire du financement, du renforcement des capacités et du
transfert des TER. Le Canada, l'UE et la Suisse ont fait part
de leurs réserves concernant le rapport de causalité, jugé
trop fort, impliqué entre la mise en œuvre des propositions
d'action des GIF/FIF et les considérations de financement, de
renforcement des capacités et de transfert des TER. Les
délégués ont débattu de l'opportunité d'inviter les
organisations membres du PCF à, entre autres: rendre
opérationnelle la certification volontaire; fournir une
assistance dans le domaine de l'intégration des coûts de la
chaîne de production et des mécanismes de recouvrement des
services environnementaux; et, prendre en considération la
recherche en cours sur le thème de l'accès des produits et
services forestiers aux marchés. Les délégués ont également
examiné, entre autres sujets, ceux: des mesures incitatrices
pour l'investissement privé et public, de la certification
volontaire, de l'application des législations forestières et
de la gouvernance (FLEG) et du commerce illicite. Au cours de
la Plénière du vendredi 6 juin, les délégués ont adopté le
projet de résolution concernant les AEF.
La Résolution Finale: Dans la
résolution finale concernant le thème des AEF, le FNUF, entre
autres:
-
encourage les pays, dans la mesure de
leurs priorités et leurs capacités, à intégrer la GFD dans
leurs stratégies nationales de développement et de réduction
de la pauvreté, notamment, à travers les processus des PFN;
-
invite les organisations membres du PCF,
à apporter leur assistance dans la mise en œuvre des
propositions d'action des GIF/ FIF ayant trait au thème de
l'intégration des coûts à la fois des produits ligneux et
des substituts non-ligneux, à entreprendre des études de
marchés et des analyses économiques de leurs implications
sur la GFD et, à mettre en place des mécanismes financiers
aptes à ouvrir de nouveaux marchés pour les services
environnementaux;
-
appelle les pays à entreprendre une
action immédiate dans les domaines de l'application des
législations forestières nationales et du commerce
international illicite des produits forestiers, avec le
soutien de la communauté internationale, y compris, le cas
échéant, à travers les processus régionaux, en tenant compte
de leurs circonstances et de leurs priorités nationales;
-
requiert des pays, l'amélioration de
l'accès des produits et des services forestiers au marché
international, la compréhension des besoins particuliers des
pays en développement et des PTE, à travers la suppression
des barrières tarifaires et non-tarifaires, de manière à
promouvoir simultanément le commerce et la GFD;
-
encourage les pays à mettre en place de
nouveaux partenariats volontaires, pour la promotion de la
GFD;
-
invite les membres du PCF à travailler
pour la mise en opération des propositions d'action des GIF/FIF
concernant la certification volontaire et l'étiquetage
volontaire qui s'y rapporte, en vue de promouvoir la GFD,
tout en se focalisant sur le renforcement des capacités et
sans favoriser ni avaliser un schéma de certification
particulier; et,
-
exhorte les pays à: intégrer dans leurs
PFN, un soutien en faveur de l'habilitation des femmes; à
encourager une plus grande implication des communautés
locales et indigènes, et à soutenir une participation
élargie des communautés de base et l'éclaircissement des
droits de propriété, en conformité avec les législations
nationales.
LE MAINTIEN DU COUVERT FORESTIER POUR
REPONDRE AUX BESOINS PRESENTS ET FUTURS
LES DECLARATIONS DE LA PLENIERE: Au
cours de la Plénière du lundi 2 juin, Pekka Patosaari, a
introduit le rapport concernant le thème du MCF pour répondre
aux besoins présents et futurs (E/ CN.18/2003/8). Le
G-77/Chine a mis en exergue les liens entre le MCF et les
autres éléments du PTPA du FNUF. Le délégué a souligné que la
mise en œuvre des propositions d'action des GIF/ FIF exige des
ressources financières, un transfert des technologies
écologiquement rationnelles, un renforcement des capacités et
l'instauration de meilleures conditions pour le commerce
international. L'UE a mis l'accent sur l'importance: de la
garantie des régimes fonciers et des droits de propriété; de
la valeur des critères et indicateurs (C&I) en tant qu'outil
au service de la gestion forestière durable (GFD); de la
contribution des forêts plantées dans l'éradication de la
pauvreté et dans la préservation de la biodiversité.
Les délégués ont souligné l'importance: des
services forestiers non-ligneux; de l'allégement de la
pauvreté dans les communautés dépendantes des forêts et des
communautés qui y habitent; et de la mise à disposition des
moyens d'exécution aux fins d'aider les pays en développement
dans leurs efforts de maintien du couvert forestier. De
nombreux délégués ont donné un aperçu sur les efforts fournis
par leurs pays dans le domaine du maintien du couvert
forestier et celui de la santé et de la productivité des
forêts. Le Royaume-Uni a souligné sa participation active dans
le Partenariat Mondial pour la Mise en Valeur des Paysages
Forestiers. Le délégué des ETATS-UNIS a souligné le rôle des
prévisions à long terme, de l'évolution des marchés de bois
d'œuvre, pour le MCF. Les délégués ont également noté la
nécessité de la collecte des données et de l'intégration des
coûts environnementaux des biens de consommation et des
services forestiers. La Malaisie a recommandé de parvenir à un
accord sur le concept de couvert forestier optimal.
LES NEGOCIATIONS: Le projet de
résolution concernant le thème du MCF a été examiné dans une
série de réunions du groupe de travail et de consultations
officieuses, du mardi 3 au jeudi 5 juin, sous la conduite de
Péter Csóka.
Abordant le libellé controversé consacré à
la question des moyens d'exécution du MCF, les délégués ont
décidé de procéder à son examen, en prenant en ligne de compte,
les délibérations du groupe de travail sur les AEF. Le
G-77/Chine a, lui aussi, soulevé la question des moyens
d'exécution dans le paragraphe appelant au renforcement des
efforts devant être fournis pour la lutte contre la
déforestation et la dégradation des forêts. Les délégués se
sont, plus tard, accordés sur un paragraphe de préambule,
reconnaissant que le MCF requiert des actions nationales et
une coopération internationale.
S'agissant du texte avancé par l'Australie,
concernant la contribution apportée par les plantations
forestières à l'environnement et à la réponse aux besoins
présents et futurs, le G-77/Chine a fait objection à
l'insertion d'une référence à leur importance écologique. Le
G-77/Chine a suggéré de faire référence plutôt à la
"conservation" qu'à la "gestion durable" dans le libellé du
projet de résolution. La Suisse a proposé l'insertion d'une
référence à la GFD, en tant que concept communément compris.
Quelques délégués ont appelé à davantage d'attention aux
forêts naturelles existantes.
Au sujet de l'intégration des C&I dans les
PFN et des propositions de l'UE concernant la pertinence des
C&I pour l'élaboration des rapports concernant le MCF, le
G-77/Chine a suggéré l'insertion d'un libellé soulignant que
les C&I doivent être "adoptés à titre volontaire" et intégrés
dans les PFN, sur une base volontaire, dans la mesure des
capacités des pays. Le G-77/Chine a également fait objection à
la proposition de prendre en ligne de compte l'éventail entier
des "valeurs forestières" dans la planification à long terme,
et a suggéré de faire plutôt référence aux "produits et
services forestiers." Les délégués ont débattu aussi du besoin
d'insérer une référence particulière aux synergies avec la CDB,
proposée par l'UE, appuyée par la Norvège. La Colombie a
requis l'insertion d'une référence aux stratégies axées sur la
biodiversité. La Nouvelle Zélande, appuyée par les Etats-Unis,
a suggéré d'ajouter plutôt une référence à la GFD.
Au sujet de la proposition avancée par les
Etats-Unis appelant à une mise en application efficace de la
gouvernance des législations forestières, comme moyen de
maintien du couvert forestier, les délégués ont décidé de
prendre en considération les délibérations menées sur ce thème
dans les autres groupes de travail. Au sujet de la proposition
appelant à la mise en place d'un mécanisme d'échange
d'information basée sur l'Internet, les délégués ont noté le
manque d'accès à l'Internet dans les pays en développement, et
ont mis en garde contre la duplication des efforts fournis par
la FAO à cette fin. Les délégués ont adopté le projet de
résolution au cours de la Plénière du vendredi 6 juin.
La Résolution Finale: Le FNUF
encourage les pays, dans le cadre de leurs PFN, à renforcer
les efforts en matière de lutte contre la déforestation et la
dégradation forestière, tout en affirmant l'importance de la
coopération internationale dans les domaines du financement,
du transfert des TER et du renforcement des capacités en
faveur des pays en développement, ainsi que celle de la
coopération et de la coordination intersectorielle. Il invite
également la FAO à mener des évaluations des ressources
forestières mondiales et des études de perspectives régionales.
Le FNUF encourage:
-
les pays, dans la mesure de leurs
capacités, à procéder à l'évaluation des tendances à long
terme de l'offre et de la demande en matière de produits et
de services forestiers et à utiliser les résultats dans
l'élaboration et la mise en application des PFN et des
stratégies forestières;
-
les membres du PCF à explorer les
possibilités de mettre en place des mécanismes plus
appropriés pour la mise à disposition de sources
d'information concernant les couverts forestiers;
-
les efforts d'afforestation et de
reforestation;
-
les efforts visant à mettre les
politiques de promotion des plantations en conformité avec
les principes de la GFD;
-
les pays, dans la mesure de leurs
capacités, à intégrer les C&I pour la GFD dans les PFN, sur
une base volontaire, en vue de renforcer les efforts visant
à prendre en ligne de compte la gamme entière de produits et
de services forestiers dans la planification à long terme,
et à examiner la pertinence des C&I pour la GFD, adoptés à
titre volontaire, pour les propositions d'action des GIF/FIF;
-
les pays à reconnaître l'importance du
MCF dans la contribution à l'éradication de la pauvreté et
au besoin d'intégrer les questions forestières dans les
stratégies nationales de développement et de réduction de la
pauvreté; et
-
le soutien, en particulier en faveur des
pays en développement, de l'éducation, de la communication
et du renforcement des capacités, des jeunes.
LE FORMAT DES RAPPORTS VOLONTAIRES
LES DECLARATIONS DE LA PLENIERE: Lundi
2 juin, Pekka Patosaari a présenté le format et les lignes
directrices régissant l'élaboration des rapports volontaires à
soumettre à la
FNUF -3, soulignant l'intention du Secrétariat à produire un
format structuré mais souple pour l'établissement des rapports
sur l'état d'avancement de la mise en œuvre, intégrant les
leçons apprises et les difficultés rencontrées
(E/CN.18/2003/4*). Notant le nombre limité des rapports soumis,
la Suisse a recommandé la simplification du format des
rapports et son harmonisation avec les formats des processus
étroitement liés au processus forestier. Le Brésil, avec le
Sénégal et les Etats-Unis, a souligné la nécessité de mettre
l'accent sur les avantages de la soumission des rapports pour
les pays en développement.
LES NEGOCIATIONS: Les délégués ont
poursuivis leur débat dans des consultations officieuses et
dans un groupe de travail présidé par Péter Csóka, du mardi 3
au jeudi 5 juin. L'Indonésie a appelé le Secrétariat à lui
apporter une assistance dans l'élaboration du rapport. Le
G-77/Chine a présenté un projet de résolution alternatif sur
ce thème, proposant les principes à utiliser dans la
préparation du format des rapports à soumettre à la FNUF -4.
Les délégués ont décidé d'inviter la PCF à poursuivre ses
efforts visant à rationaliser les rapports ayant trait aux
forêts, et de placer ce paragraphe opérationnel dans le texte
de la résolution concernant l'amélioration de la coopération.
Le débat autour de la référence aux C&I pour la GFD, a été
pris en charge par le groupe de travail sur MCF. Les délégués
ont adopté le projet de décision au cours de la Plénière du
vendredi 6 juin.
La Décision Finale: La décision,
entre autres:
-
souligne les avantages offerts aux pays
dans le cadre de l'établissement des rapports, ainsi que
l'importance de poursuivre le travail visant à harmoniser et
à rationaliser les rapports ayant trait aux forêts, de
manière à amoindrir le fardeau des pays;
-
requiert du Secrétariat du FNUF,
l'élaboration du format proposé devant servir aux pays,
comme plate-forme pour l'établissement de leurs rapports sur
la mise en œuvre des propositions d'action des GIF/FIF;
-
stipule que ce format doit prendre en
ligne de compte, une série de principes, notamment ceux de:
simplicité, rationalité, souplesse, pertinence aux sujets et
thèmes transversaux de la FNUF -4, et, de disponibilité en
temps opportun; et
-
encourage les pays et la communauté
internationale à apporter leur assistance aux pays en
développement et aux PTE, dans le renforcement de leurs
capacités en matière d'élaboration des rapports.
LES GROUPES D'EXPERTS SPECIAUX
Hossein Moeini Meybodi a présidé les
consultations sur l'établissement des attributions des tâches
(AT) des trois groupes d'experts spéciaux (E.CN.18/ 2003/3).
Il s'agit là d'un point resté en suspens et transmis par la
FNUF -2. Les délégués se sont réunis dans des consultations
officieuses le mardi 27 mai, le jeudi 29 mai et le jeudi 3
juin. Ils ont, en outre, tenu des consultations
informelles-informelles entre le mardi 27 mai et le mardi 3
juin, pour débattre des attributions des tâches des groupes
d'experts spéciaux, par rapport aux approches et mécanismes de
suivi, d'évaluation et d'élaboration des rapports (SER) et par
rapport au financement et au transfert des technologies
écologiquement rationnelles (TER); et, pour recommander les
paramètres devant régir le mandat consistant à élaborer un
cadre juridique applicable à tous les types de forêts (les
paramètres).
Les délégués ont débattu de la composition
des trois groupes d'experts spéciaux, et du nombre et du
calendrier de leurs réunions. Le G-77/Chine a insisté que le
groupe d'experts spécial sur les paramètres doive avoir en son
sein une représentativité universelle et doive prendre ses
décisions de manière consensuelle. L'UE a argué que la
participation universelle risque de miner l'efficacité du
groupe d'experts, et a plaidé pour la limitation de la
composition. En fin de compte, il a été décidé que l'adhésion
sera ouverte à un expert pour chacun des pays du FNUF. Les
délégués ont également débattu du calendrier des réunions. Le
G-77/Chine a suggéré que le groupe d'experts sur les
paramètres entame ses travaux après la FNUF–4. Certains pays
industrialisés ont déclaré préférer voir les travaux commencer
en 2003. Les délégués ont eu quelques difficultés à s'accorder
sur une proposition du groupe JUSCANZ appelant à ce qu'un
groupe de travail prépare les travaux du groupe d'experts sur
les paramètres.
La Décision Finale: Au cours de la
Plénière du vendredi 6 juin, les délégués ont adopté le projet
de décision, soumis par le Président Meybodi, concernant les
travaux intersessions devant être menés par les groupes
d'experts, lequel:
-
établit trois groupes d'experts spéciaux
sur le suivi, l'évaluation et l'élaboration des rapports,
sur les TER et sur les paramètres;
-
procède à la désignation d'attributions
de tâches pour chacun des groupes d'experts spéciaux, y
compris le champ d'exercice et le programme de travail, les
tâches, la composition et la participation, l'assistance en
matière de voyage, les membres du bureau, la durée des
travaux, les réunions, les propositions et les
recommandations à soumettre à la considération du FNUF, les
rapports et le Secrétariat;
-
invite chacun des cinq groupes régionaux
des Nations Unies à nommer, d'ici le 15 septembre 2003, six
experts nationaux pour le groupe d'expert sur le suivi,
l'évaluation et l'élaboration des rapports, et six experts
nationaux pour le groupe d'experts sur les TER;
-
invite tous les membres du FNUF à
désigner, chacun, un expert national pour le groupe
d'experts sur les paramètres, d'ici le 31 mars 2004;
-
invite les membres du FNUF à soumettre
leurs points de vue, et les membres du PCF, à fournir
l'information concernant les préparatifs de la réunion du
groupe d'experts sur les paramètres;
-
demande au Bureau de convoquer une
réunion officieuse d'une journée, à New York, immédiatement
après la réunion du Bureau de la FNUF-4 et avant la tenue de
la FNUF-4 proprement dite; et
-
stipule que le groupe d'experts sur les
paramètres doit se réunir une fois, après la FNUF-4, et doit
parachever ses travaux trois mois avant la FNUF-5.
LA PLENIERE DE CLOTURE
DATES, LIEU ET ORDRE DU JOUR PROVISOIRE DE
LA FNUF -4: Le vendredi 6 juin, les délégués ont décidé
que la FNUF-4 se tiendra du 3 au 14 mai 2004, et ont procédé à
l'approbation de son ordre du jour provisoire.
ADOPTION DU RAPPORT: Le Rapporteur
Péter Csóka a introduit le rapport final de la FNUF-3
(E/CN.18/2003/L.1). Les délégués l'on adopté sans amendements.
DECLARATIONS DE CLOTURE: Tous les
délégués ont présenté des déclarations de clôture, remerciant
le gouvernement helvétique pour l'accueil de la FNUF-3, et le
Secrétariat, pour l'avoir organisée.
Le Maroc, au nom du G-77/Chine, a appelé à
une action multilatérale efficace en faveur de la réalisation
de la GFD, a fait part de son regret quant au faible niveau de
participation des pays en développement, et a appelé le FNUF à
passer du stade des prises de décisions à celui de la mise en
application.
Le délégué des Etats-Unis a mis en exergue
l'esprit de coopération sans précédent qui a animé les travaux
de la FNUF-3, a affirmé que des décisions de haute facture ont
été prises, et a encouragé les participants à travailler en
perspective de la FNUF–4, avec un enthousiasme orienté vers
l'action.
La Grèce, au nom de l'UE et des pays y
accédant, a déclaré que les forêts reçoivent trop peu de
reconnaissance, et a exprimé l'espoir de voir les sessions
futures du FNUF, continuer à donner de l'élan à la GFD.
Faisant part de sa satisfaction à l'égard
de la FNUF-3, la Suisse a déclaré qu'elle s'engage à apporter
des contributions constructives au processus des politiques
forestières mondiales. Le représentant a rappelé aux délégués
que la politique forestière mondiale n'est pas limitée aux
réunions du seul FNUF, notant l'importance des initiatives
intersessions menées par les pays, telles que l'Atelier sur la
Décentralisation, qui doit se tenir avant la FNUF-4.
L'Inde a exprimé son appréciation de
l'occasion offerte pour partager les expériences vécues au
cours des efforts nationaux fournis en faveur de la GFD, et a
mis en relief l'importance du soutien financier, technique et
technologique, de la part de la communauté internationale, des
efforts fournis pour la réalisation de la GFD.
L'Indonésie a remercié les gouvernements du
Japon et de la Suisse pour leurs importantes initiatives
intersessions.
La Fédération de Russie a noté que la
FNUF-3 a contribué à assurer: une compréhension plus profonde
des efforts communs consentis en faveur de la GFD et, une
identification des problèmes les plus aigus à traiter, tels
que celui de l'exploitation forestière illicite, ainsi que des
solutions éventuelles pouvant y remédier, telles que celle du
recours au TER.
La Malaisie s'est associée aux expressions
de gratitude à l'endroit de tous les impliqués dans la FNUF-3.
Cuba a noté que l'établissement des groupes d'experts spéciaux
a, dans une certaine mesure, racheté toutes les difficultés
auxquelles s'est trouvée confrontée la FNUF –2, et a fait part
de ses réserves concernant la tendance à vouloir éviter toute
référence explicite à certains principes pourtant reconnus et
jugés indispensables, tels que celui de la nécessité de l'APD.
Le Coordonnateur et Chef du FNUF, Patosaari,
a souligné que la FNUF-3 a fait démontrer la volonté de
nombreux pays à mettre en application les propositions
d'action des GIF/FIF, et a affirmé qu'il y a une réelle
avancée vers la concrétisation de la GFD. Soulignant que la
FNUF-3 est venu marquer un tournant décisif de l'histoire du
FNUF, le délégué a mis en relief la focalisation accrue sur
les nouveaux partenariats, et a remercié les membres du PCF
pour l'assistance apportée dans l'élaboration des rapports du
Secrétaire Général. Il a également fait l'éloge du talent du
Président Meybodi à dégager les points de convergence dans les
questions difficiles, et a remercié l'ensemble des
participants du FNUF, pour leur travail remarquable.
Le Président Meybodi a mis en exergue la
volonté politique qui anime les membres du FNUF pour aller de
l'avant et pour faire avancer la mise en œuvre des
propositions d'action des IPF/IFF. Il a ajourné la troisième
session du FNUF à 17 h 45.
COMPTE RENDU DE LA FNUF-4
Immédiatement après la clôture de la
FNUF-3, le Président Meybodi a déclaré ouverte la première
réunion de la FNUF-4, dans l'objectif de procéder à l'élection
de son Bureau. Les délégués ont élu, par acclamation, les
membres ci-après du Bureau de la FNUF-4: Xolisa Mabhongo (Afrique
du Sud), Gede Ngurah Swadjaya (Indonésie), Yuriy Isakov (Fédération
de Russie) et Stephanie Caswell (Etats-Unis). Les postes du
Bureau de la FNUF-4 seront déterminés à une date ultérieure.
Le Président Meybodi a reporté l'élection du membre du Bureau,
issu du Groupe Amérique Latine et Caraïbe, et la réunion a été
suspendue.
BREVE ANALYSE DE LA FNUF-3
A sa troisième session, le FNUF est passé à
une nouvelle phase, abordant, pour la première fois, les
questions fondamentales de gestion forestière. Les délégués
près de la FNUF-3 sont finalement parvenus à s'accorder sur
les attributions des tâches des trois groupes d'experts
spéciaux, sur une décision qui dégage le forum de toutes les
questions de procédure et qui, en même temps, élargit
l'horizon des travaux intersessions. En résultat, beaucoup ont
commencé à dresser le bilan du processus et commencent,
désormais, à poser des questions sur ce à quoi pourraient
ressembler les deux années à venir du processus. A la lueur de
ces développements, la brève analyse ci-après procède à une
évaluation des réussites de la FNUF-3 et à l'examen de
quelques-uns des points forts et des points faibles du FNUF,
avant d'avancer quelques généralisations concernant le FNUF
dans son évolution vers 2005.
ENTRE REUSSITE ET FAILLITE: UN ETAT
D'AMBIVALENCE
Dans sa déclaration d'ouverture à la
FNUF-3, le pays hôte a affirmé que le monde extérieur a les
yeux braqués sur le processus du FNUF, avec à l'esprit, une
certaine confusion. Cela pourrait décrire également la
perception partagée par nombre d'initiés du FNUF, en
particulier, ceux qui sont ouvertement ambivalents à l'endroit
des ambitions du FNUF et quelque peu incertains quant à la
manière de jauger la réussite de sa troisième session. Alors
que certains sont satisfaits de l'accomplissement de la mise
en place des groupes d'experts spéciaux et que d'autres sont
mécontents de l'absence de résultats concrets d'ordre
politique, focaliser l'objectif sur cette seule réunion risque
de s'avérer un angle trop étroit pour scruter le FNUF. En
effet, comme l'a expliqué l'un des délégués, le FNUF possède
plusieurs incarnations et doit être jaugé non seulement à
travers ses travaux de session, mais également à travers les
actions des pays et autres organisations, susceptibles d'être
indirectement influencées par le FNUF.
La FNUF-3 a démarré sur une note optimiste,
chacun étant virtuellement confiant qu'un accord sur la
problématique des groupes d'experts spéciaux, sera atteint
dans le courant de la première semaine. Beaucoup ont semblé
être prêt à tout pour l'établissement des groupes – non pas
uniquement parce que cela va débarrasser la table des
questions de procédure et permettre enfin de se concentrer sur
les questions de fond, mais également parce que les groupes
s'attelleraient à traiter des questions d'importance, telles
que celles du financement, du transfert des technologies
écologiquement rationnelles, et de la valeur que pourrait
revêtir une convention sur les forêts. Beaucoup ont estimé
qu'un nouvel échec à établir les groupes constituera un
camouflet fatal pour le FNUF. Et au moment où la plénière, à
moitié vide, poursuivait ses discussions routinières, les
principaux acteurs étaient, tout au long de la première
semaine et demie, occupés dans des consultations officieuses
qui duraient toute la journée et parfois jusqu'à une heure
tardive de la nuit. Sans être vraiment une surprise pour
personne, le principal point de litige a intéressé la question
du groupe d'experts spécial sur les paramètres d'un instrument
juridique contraignant. Et bien que d'aucuns aient été
optimistes sur les perspectives d'un compromis, les accords se
sont avérés évasifs, jour après jour.
LES RESULTATS: TRAITER LES QUESTIONS DE
FONDS
Au moment où la FNUF-3 entamait sa deuxième
semaine de travaux, les délégués ont réussi, même si cela a
été de manière lente, à réaliser nombre d'avancées sur les
questions de procédure, ainsi que sur certaines questions de
fond situées au cœur de la problématique forestière. A la fin
de la session, le forum a adopté un nouveau format pour
l'élaboration des rapports nationaux à soumettre au FNUF, et
des résolutions portant sur les thèmes des aspects économiques
des forêts, de la santé et de la productivité des forêts, et
du maintien du couvert forestier. En dépit des appels
persistants à éviter la duplication avec les décisions
existantes, les nouvelles résolutions sont, dans une large
mesure, des réitérations des propositions d'action disponibles,
et ne sont point explicites quant aux mesures concrètes
nécessaires à la mise en application. Cela n'a pas manqué
d'introduire une impression de 'déjà vu', dans l'atmosphère de
la FNUF-3. Certains ont carrément fait part de leur
frustration à l'égard des résolutions, les considérant comme
étant destinées à simplement faire croire à quelques signes de
vie à l'intérieur du FNUF. Ils ont décrit la FNUF-3 comme
étant en train de reculer en rond vers le stade où en étaient
le GIF et le FIF, et ont ouvertement remis en question
l'utilité de venir assister aux réunions du FNUF.
Les pays en développement ont négocié de
manière habile et ont réussi à obtenir la plupart des
concessions qu'ils voulaient. En résultat de quoi, certaines
résolutions placent un accent amoindri sur la biodiversité,
minimise le rôle de la gouvernance dans les paragraphes
opérationnels et en même temps embrasse le concept très
contesté de "conditionalité" à travers l'établissement d'un
lien entre la mise en place, par les pays, de politiques
favorisant de la gestion forestière durable et la fourniture
du financement et du transfert des technologies écologiquement
rationnelles. A la consolation des pays industrialisés,
toutefois, le G-77/Chine n'a pas été en mesure de faire
accepter l'insertion de références à des "ressources nouvelles
et supplémentaires."
Le jury ne s'est pas encore prononcé sur la
valeur réelle de ces documents. Le temps et l'énergie dépensés
à les négocier donnent à croire que les acteurs les prennent
au sérieux, dans la mesure où ces documents viennent (ré)enraciner
les concepts et les idées dans le discours politique au sens
large. Mais beaucoup en sont à s'interroger sur l'étendue
réelle de leur influence sur les pratiques actuelles de la
gestion forestière, serait-ce même au sens large du terme.
DES HAUTS ET DES BAS
Cet aspect négatif ne doit pas, toutefois,
venir éclipser le fait qu'il y a accord universel, dans les
rangs des délégués gouvernementaux et des représentants des
ONG, que la FNUF -3 a constitué une nette amélioration par
rapport à la FNUF-2 et qu'elle est sans doute la session la
plus probante jusque là. Si la FNUF-1 a formulé les documents
constitutionnels et si la FNUF-2 a été consacrée aux questions
de procédure et de politique de haut niveau, la FNUF-3 est
passé de manière décisive au traitement des problèmes de fond.
Beaucoup se sont déclarés satisfaits du fait que l'ordre du
jour ait englobé trois des questions forestières les plus
importantes, à savoir: les aspects économiques des forêts, la
santé et la productivité des forêts, et le maintien du couvert
forestier.
Certains ont fait remarquer, en outre, que
les débats de la FNUF-3 autour de ces thèmes ont été plus
détaillés et que le dialogue a été plus constructif, que par
le passé. En effet, les participants ont maintenu un ton
amical tout au long des deux semaines de travail, même dans
les moments difficiles de la négociation des questions
particulièrement polémiques. De nombreux observateurs ont fait
état d'avancées authentiques dans la manière dont les pays se
parlent entre eux. Ils ont attribué la résolution probante des
questions en suspens, à l'existence d'un engagement commun
tangible à aller de l'avant. Par delà les styles de
négociation et les procédures empruntées par cette session, la
majeure partie des acteurs s'est félicitée des aspects à la
fois qualitatifs et quantitatifs des travaux entrepris par les
organisations internationales formant le Partenariat de
Collaboration sur les Forêts, et les ont considérés comme
autant de preuves de la valeur ajoutée que le FNUF est capable
d'apporter. Enfin, les délégués ont dressé la liste des points
forts de la réunion comme autant de marques d'amélioration du
dialogue avec les diverses parties prenantes.
Reste toutefois, que les points faibles de
cette session ont été aussi nombreux que ses points forts. Le
faible taux de participation a été frappant dans le fait que
la salle de conférence était à moitié vide, compte tenu de
l'absence de nombre de pays en développement disposant de
forêts importantes. Cela a constitué un sujet de préoccupation
pour tout un chacun et explique pourquoi tant d'efforts et de
temps ont été dépensés dans la discussion des voies et moyens
d'utiliser le Fonds Fiduciaire pour soutenir la participation
des pays en développement. Trois ONG uniquement étaient
représentées, et seulement durant la première semaine, ce qui
a amené certains à s'interroger sur la valeur du FNUF aux yeux
des groupes de citoyens. Et si beaucoup se sont félicités de
la tenue du dialogue avec les diverses parties prenantes,
d'autres ont déploré le fait qu'il y a eu, en réalité, peu de
dialogue réel en dehors de la série d'exposés des panélistes
et des déclarations des pays.
BEAUCOUP DE MOTS ET PAS ASSEZ D'ACTION
La rhétorique permanente sur la nécessité
de l'action, a contrasté avec la résistance déployée à
l'encontre de cette action. Beaucoup ont ouvertement déclaré
qu'ils risquent de perdre tout l'intérêt qu'ils accordent au
FNUF, si des changements fondamentaux ne sont pas introduits
dans ses rouages. Ceci n'a pas empêché l'unique proposition
d'une initiative concrète, apte à rendre le FNUF orienté
davantage vers l'action, de caler au cours de la première
semaine et d'être abandonné au cours de la deuxième, après
avoir rencontré une opposition inattendue de la part de
ceux-là mêmes qu'elle était censée aider. La proposition a été
circulée à titre de papier officieux par un pays industrialisé
et a cherché à constituer des équipes régionales chargées de
faciliter les divers avis, et par extension la mise en œuvre.
Mais, à mesure que la semaine s'écoulait, il est devenu de
plus en plus évident que le papier officieux était reçu avec
tiédeur et un scepticisme accru de la part des pays en
développement, circonspects à l'égard des initiatives
interventionnistes. Des coups indirects provenant de
différentes directions ont été infligés par un autre pays qui,
en plénière, a rappelé à plus d'une reprise à la réunion, que
le FNUF n'est pas un organe apte à s'engager dans l'action.
Lorsque la proposition a été abandonnée, certains ont souligné,
non sans ressentiment, que les pays sont tellement souvent sur
la défensive qu'ils ne permettent aucune intervention
extérieure, quant bien même cette intervention est en leur
faveur.
REGARDER VERS L'AVENIR: JONGLER AVEC LES
BOULES DE CRISTAL
En parvenant à un accord sur les
attributions des tâches des trois groupes d'experts spéciaux,
le FNUF est passé à une nouvelle phase. L'accord a soulagé bon
nombre de participants qui estiment désormais que le FNUF est
enfin libre de se focaliser sur les questions de fond.
D'autres déplorent le risque que le Forum ait sans doute déjà
perdu sa chance de montrer toutes ses potentialités, compte
tenu qu'il ne reste guère qu'une seule session avant la
tempête éventuelle autour de la question de l'instrument
juridique contraignant, à la FNUF-5. La FNUF-4 se
focalisera-t-elle sur des questions de fond ou
gravitera-t-elle autour des préparatifs nécessaires au groupe
d'experts spécial sur les paramètres, reste encore à voir.
Pour changer, la question omniprésente de
la valeur que pourrait revêtir une convention sur les forêts,
n'a pas été sur le devant de la scène au cours de cette
session, même si elle continue à se faire sentir comme un
courant souterrain puissant. Beaucoup affirmant que tout un
chacun attend les débats de la FNUF-5 autour du traité, la
FNUF-3 pourrait bien avoir été une accalmie plaisante avant
une certaine tempête en 2005. Certains signes indiquent que
les appuis en faveur d'une convention risquent de diminuer,
compte tenu de l'évolution actuelle des positions nationales.
Bien des acteurs, des deux côtés de la barrière, sont devenus
plus souples et se sont déclarés prêts à considérer les
diverses options offertes pour le futur, d'une manière plus
équilibrée et plus "coulante."
En fin d'analyse, s'il y a quelque chose
qu'on puisse dire de la FNUF–3, c'est qu'elle servira à
rappeler que les propositions d'action des GIF/FIF ne sont pas
encore entièrement mises en application. Ceci ne doit pas,
toutefois, être compris comme voulant dire que le FNUF a
échoué, cela n'étant pas du tout le cas. Le FNUF est un forum,
et non une agence d'exécution, et il doit être jugé en tant
que tel. Mais cela laisse entièrement posée, la question de
savoir comment la communauté internationale s'y prendra-t-il
pour mettre en œuvre les propositions d'action. Le faire à
travers les initiatives partenariales, en conjonction avec le
Partenariat de Collaboration sur les Forêts, semble être
l'approche la plus expéditive. Il se trouve cependant, que
nombre de délégués, à la FNUF-3, tout en encourageant le FNUF
à ne pas réinventer les propositions d'action des GIF/FIF, ont
également fait remarquer qu'il est désormais temps, pour les
Etats membres du FNUF, de se demander si, oui ou non, ils sont
satisfaits du status quo des politiques forestières
internationales. Il est plus que probable que c'est la manière
dont les pays répondront à cette question, qui déterminera
dans une large mesure, les politiques constitutives du FNUF,
au fur et à mesure que le forum suivra son cours, ces deux
prochaines années.
A SUIVRE D'ICI LA FNUF-4
REUNION SUR LES FORETS DANS LE
DEVELOPPEMENT DURABLE DES MONTAGNES – RISQUES ET GESTION DES
LIGNES DE PARTAGE DES EAUX: Cette réunion, organisée par
l'Union Internationale des Organisations de Recherche
Forestière (UIORF), se déroulera du 9 au 13 juin 2003, à
Galtuer, en Autriche. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Gernot Fiebiger, IUFRO; tel: +43-1-877-01-510; fax:
+43-1-877-01-5150; e-mail:
gernot.fiebiger@wlv.bmlf.gv.at; Internet:
http://iufro.boku.ac.at.
ATELIER SUR L'INTERFACE SCIENCE/POLITIQUE
FORESTIERE EN EUROPE, EN AFRIQUE ET AU MOYEN ORIENT: Cet
atelier aura lieu du 23 au 27 juin 2003, à Copenhague, au
Danemark. Il doit couvrir les thèmes de la gestion des forêts
naturelles et des forêts plantées et des terres boisées, pour
les biens et services économiques, sociaux et environnementaux,
dans les régions européenne, africaine et moyen-orientale.
Pour plus d'information, contacter: John Parrotta, IUFRO
Division 1; tel: +1-703-605-4178; fax: +1-703-605-5131;
e-mail:
jparrotta@fs.fed.us; Internet:
http://www.flec.kvl.dk.
SEMINAIRE SUR LA GESTION DES ZONES
PROTEGEES: Ce séminaire aura lieu du 3 au 7 août 2003, à
Missoula, dans le Montana, aux Etats-Unis. Cette réunion
traitera de la planification intégrée des zones protégées, de
l'implication des communautés, du tourisme, de la gestions des
concessions et des visiteurs, et, de la communication, de la
commercialisation et de l'éducation environnementale. Pour
plus de détails, contacter: Wayne Freimund; tel:
+1-406-243-5148; fax: +1-406-243-6656; e-mail:
wayne@forestry.umt.edu;
Internet:
http://www.fs.fed.us/global/is/ispam/welcome.htm.
SEMINAIRE INTERNATIONAL SUR
L'ADMINISTRATION ET LA GESTION DES FORETS ET RESSOURCES
NATURELLES: Ce séminaire est prévu du 24 août au 11
septembre 2003, à Denver, au Colorado, aux Etats-Unis. Les
thèmes du séminaire sont les perspectives mondiales, les
politiques, les programmes, l'administration, la gestion
durable, la recherche et le transfert des technologies. Pour
plus d'information, contacter: Ann Keith, Seminar Coordinator;
tel: +1-970-482-8098; fax: +1-970-490-2449; e-mail:
IFS@cnr.colostate.edu;
Internet:
http://www.fs.fed.us/global/is/isfam/welcome.htm.
SEMINAIRE SCIENTIFIQUE SUR LA RECHERCHE EN
MATIERE DE FORETS TRANSFRONTALIERES: Ce séminaire,
organisé par l'Institut Européen pour les Forêts, se tiendra
les 28 et 29 août 2003, à Joensuu, en Finlande. Les thèmes qui
y seront examinés, englobent le rôle des forêts dans la
création de la richesse, les effets des changements survenu
dans le domaine de la GFD à l'échelle mondiale, et
l'information améliorée au service de la bonne gouvernance
forestière. Pour d'autres détails, contacter: Anu Ruusila,
European Forest Institute; tel: +358-13-252-0215; fax:
+358-13-124-393; e-mail:
anu.ruusila@efi.fi; Internet:
http://www.efi.fi/events/2003/10AC/seminar.html.
COP-6 DE LA CCD: La Sixième Conférence
des Parties de la Convention pour la Lutte Contre la
Désertification (CCD) aura lieu du 25 août au 5 septembre
2003, à La Havane, à Cuba. Pour plus de renseignement,
contacter: UNCCD Secretariat; tel: +49-228-815-2802; fax:
+49-228-815-2898/99; e-mail:
secretariat@unccd.int;
Internet:
http://www.unccd.int/.
EUROPARC 2003: La réunion de
l'Assembl�e G�n�rale d'Europarc est pr�vue du 27 au 31 ao�t
2003, � Stryn, en Norv�ge. On y examinera les voies et moyens
d'�tablir un �quilibre entre la conservation de la nature et
le d�veloppement �conomique local, dans les zones prot�g�es en
Europe. Les recommandations qui �maneront de cette r�union
seront transmises au Congr�s Mondial des Parks, pr�vu �
Durban, en Afrique du Sud, en septembre 2003. Pour plus
d'information, contacter: Europarc 2003 Conference Office; tel:
+47-57-877200; fax: +47-57-877201; e-mail:
office@europarc2003.no;
Internet:
http://www.europarc2003.no.
CINQUIEME CONGRES MONDIAL SUR LES PARCS �
LES AVANTAGES PAR DELA LES FRONTIERES: Le Congr�s Mondial
sur les Parcs se tiendra du 8 au 17 septembre 2003, � Durban,
en Afrique du Sud. Le Congr�s est organis� une fois par
d�cennie, sous le parrainage de l'UICN. Pour de plus amples
renseignements, contacter: Peter Shadie, IUCN Programme on
Protected Areas; tel: +41-22-999-0159; fax: +41-22-999-0025;
e-mail: pds@iucn.org;
Internet:
http://iucn.org/themes/wcpa/.
CONFERENCE SUR LES SAVANES TROPICALES ET
LES FORETS A SAISONS SECHES � L'ECOLOGIE, L'ENVIRONNEMENT ET
LE DEVELOPPEMENT: Cette conf�rence internationale sera
convoqu�e du 14 au 20 septembre 2003, � Edinburgh, au
Royaume-Uni. Pour de plus amples informations, contacter: the
Edinburgh Centre for Tropical Forests; tel: +44-131-440-0400;
fax: +44-131-440-4141; e-mail:
savanna-conference@ectf-ed.org.uk; Internet:
http://www.nmw.ac.uk/ectf/events.htm#International.
12EME CONGRES MONDIAL SUR LES FORETS:
Organis� sous l'�gide de la FAO, le Congr�s se d�roulera du 21
au 28 septembre 2003, dans la ville de Qu�bec, au Canada. Le
Congr�s est ouvert � tous ceux qui s'int�ressent au domaine de
la gestion durable des for�ts. Pour plus de renseignements,
contacter: World Forestry Congress 2003 Secretariat; tel:
+1-418-694-2424; fax: +1-418-694-9922; e-mail:
sec-gen@wfc2003.org;
Internet:
http://www.wfc2003.org/.
EVENEMENT SUR LA CERTIFICATION ET LA
FORESTERIE DANS LE MONDE: Cette manifestation d'une
journ�e est pr�vue le 25 septembre 2003, dans la ville de
Qu�bec, au Canada. On y abordera le th�me de la certification
foresti�re et celui de l'approvisionnement public responsable,
� travers le monde. Pour d'autres informations, contacter:
Candace Reimer, Conference Coordinator; tel: +1-877-273-5777;
e-mail:
info@CertificationWatchConference.org; Internet:
http://www.certificationwatchconference.org/upcoming_events.htm.
CONFERENCE ET EXPOSITION INTERNATIONALES
SUR LES FEUX DES CONTREES SAUVAGES: Cette conf�rence se
tiendra du 3 au 6 octobre 2003, � Sydney, en Australie. Elle
est con�ue aux fins de stimuler l'industrie de la lutte contre
les feux des espaces naturels et de donner de l'�lan � la
coordination internationale. Pour plus de renseignements,
contacter: Conference and Exhibition Managers; tel:
+61-2-9248-0800; fax: +61-2-9248-0894; e-mail:
wildlandfire03@tourhosts.com.au; Internet:
http://www.wildlandfire03.com/home.asp.
CIBT-35: La trente-cinqui�me session du
Conseil International des Bois Tropicaux se tiendra du 3 au 8
novembre 2003, � Yokohama, au Japon, et sera imm�diatement
suivie par la deuxi�me session du Comit� Pr�paratoire de la
N�gociation de l'Accord Succ�dant � l'AITB, 1994. Pour plus de
d�tails, contacter: ITTO Secretariat; tel: +81-45-223-1110;
fax: +81-45-223-1111; e-mail:
ittc@itto.or.jp; Internet:
http://www.itto.or.jp.
ATELIER INTERNATIONAL SUR LES ZONES
FORESTIERES PROTEGEES: Cet atelier, parrain� par la
Convention sur la Diversit� Biologique (CDB), est pr�vu du 6
au 8 novembre 2003, � Montr�al, au Canada. Pour plus
d'informations, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA QUALITE
DES PRODUITS EN BOIS DE TECK ISSUS DES FORETS GEREES DE
MANIERE VIABLE: Cette conf�rence se d�roulera du 2 au 5
d�cembre 2003, � Peechi, province de Kerala, en Inde. Pour
d'autres renseignements, contacter: K. M. Bhat, International
Teak Conference 2003; tel: +91-487-2699037; fax:
+91-487-2699249; e-mail:
kmbhat@kfri.org; Internet:
http://www.kfri.org/html/k0500frm.htm.
ATELIER D'INTERLAKEN SUR LA
DECENTRALISATION: LES SYSTEMES FEDERAUX EN MATIERE DE
FORESTERIE ET LES PROGRAMMES FORESTIERS NATIONAUX: Cet
atelier se tiendra du 27 au 30 avril 2004, � Interlaken, en
Suisse. Il consistera en une combinaison d'activit�s, men�es
dans des espaces int�rieures et ext�rieures, ayant trait � la
d�centralisation, aux syst�mes f�d�raux en mati�re de
foresterie et de PFN. L'atelier est une initiative d'ordre
national, organis�e par les gouvernements helv�tique et
indon�sien, le Centre International des Organisations de
Recherche Foresti�re (CIFOR) et le FNUF. Pour davantage
d'informations, contacter: Internet:
http://www.buwal.ch/forst/d/index.htm.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE TRANSFERT
DES TER POUR LA GFD: Cette Conf�rence sur le Transfert des
Technologies Ecologiquement Rationnelles (TER) pour la Gestion
Foresti�re Durable (GFD), organis�e par la R�publique du Congo
et le Secr�tariat du FNUF, en collaboration avec des donateurs
potentiels, proc�dera: � l'�valuation des exp�riences v�cues
aux �chelons r�gional et national, dans le domaine de la GFD,
� l'examen des options disponibles pour l'am�lioration du
transfert des TER, et � la d�termination des opportunit�s
offertes pour la coordination et la coop�ration entre les
membres du PCF, dans ce domaine. La conf�rence est pr�vue
avant la FNUF-4. Pour plus d'informations, contacter: Barbara
Tavora-Jainchill; UNFF Secretariat; tel: +1-212-963-3262; fax:
+1-212-963-4260; e-mail:
unff@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/forests.htm
FNUF-4: La quatri�me session du Forum
des Nations Unies sur les For�ts (FNUF-4) se d�roulera du 3 au
14 mai 2004, � Gen�ve, en Suisse. Les d�l�gu�s y examineront,
entre autres: les progr�s r�alis�s dans la mise en �uvre,
notamment dans la mise � disposition des donn�es ayant trait
aux for�ts, les aspects culturels et sociaux des for�ts, le
suivi, l'�valuation et l'�laboration des rapports, et les C&I
pour la GFD; et les moyens d'ex�cution. Pour plus de d�tails,
contacter: Mia S�derlund, UNFF Secretariat; tel:
+1-212-963-3262; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
unff@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/forests.htm |