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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 13 No. 101
Mardi 3 Juin 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA FNUF-3:
LUNDI 2 JUIN 2003
Lundi, les délégués ont examiné les progrès
réalisés dans la mise en œuvre relative au maintien du couvert
forestier (MCF) puis, dans l'après-midi, ont repris leur débat
sur les aspects économiques des forêts (AEF), avant de
s'engager dans une discussion de fond sur la question du
format des rapports. Dans la soirée, les délégués se sont
réunis, de manière informelle, pour examiner les décisions
ayant trait au Fonds Fiduciaire. Ils se sont également réunis
tout au long de la journée pour négocier le cahier des charges
des groupes d'experts spéciaux.
LE MAINTIEN DU COUVERT FORESTIER
Pekka Patosaari, Coordonnateur et Chef du
Secrétariat du FNUF, a introduit le rapport concernant le
thème du MCF pour répondre aux besoins présents et futurs (E/
CN.18/2003/8). Il a donné un aperçu sur les progrès accomplis
dans ce domaine et a mis en relief les défis qui restent à
relever, notamment celui de l'absence de données et
d'informations suffisantes et celui du besoin de renforcer les
capacités et d'améliorer la coopération et les interconnexions
intersectorielles.
Le MAROC, au nom du G-77/Chine, appuyé par
l'ARGENTINE, l'INDE, l'IRAN et l'ARABIE SAOUDITE, a mis en
exergue les liens du MCF avec les AEF, la santé et la
productivité des forêts (SPF), les zones protégées et autres
éléments du programme du FNUF. Le délégué a souligné
l'impératif d'une action immédiate action, ajoutant que les
mesures proposées requièrent des ressources financières, des
technologies écologiques, un renforcement des capacités et
l'instauration de meilleures conditions pour le commerce
international. Il a indiqué que les effets transversaux sont à
la fois de dimension nationale et internationale et, avec la
SUISSE, a souligné l'importance de la coopération
internationale.
La GRECE, au nom de l'UE et des pays y
accédant, a mis l'accent sur l'importance: de la garantie des
régimes fonciers et des droits de propriétés; de la valeur des
critères et indicateurs (C&I) en tant qu'outil au service de
la gestion forestière durable (GFD); de la contribution des
forêts plantées dans l'éradication de la pauvreté et dans la
préservation de la biodiversité; et, avec la SUISSE, des
plantations de bois d'œuvre, et de s'assurer de leur viabilité
environnementale et sociale. FIDJI, au nom du Groupe du Forum
des Iles du Pacifique, a parlé de l'importance des services
forestiers autres que le bois d'œuvre, tels que les
combustibles, la médecine et la protection des eaux et des
sols, et a appelé à un développement des partenariats pour le
traitement du problème des ressources financières et humaines
limitées de la région.
Le CONGO a déclaré que le rapport évalue de
manière insuffisante la mise en œuvre des stratégies et des
législations nationales, a noté que les difficultés
rencontrées dans la mise en application des politiques sont
dues au manque de ressources humaines et financières, et a
appelé à des financements pour les projets axés sur
l'occupation des sols et des zones protégées. La NOUVELLE
ZELANDE a souligné la nécessité d'investissement à long terme
dans l'élaboration des politiques et des législations, et de
l'implication du secteur privé. Le délégué a également noté
les conclusions d'un récent atelier tenu en Nouvelle Zélande
sur le thème des forêts plantées.
Le TOGO a appelé à des moyens appropriés et
à un renforcement des capacités pour permettre la collecte des
données forestières liées à la biodiversité dans les pays en
développement, et, avec la SUISSE, a indiqué que le soutien
international peut s'avérer indispensable pour des actions
particulières. L'INDONESIE a décrit ses efforts fournis dans
le domaine intersectoriel et visant au MCF, englobant des
activités de restauration et un moratoire sur la conversion
forestière. La CHINE a souligné le besoin d'une approche
exhaustive dans le domaine de la restauration du couvert
forestier. Le Royaume-Uni a donné un aperçu sur le travail
accompli en matière de GFD, mettant en exergue, entre autres,
sa participation active dans le Partenariat Mondial pour la
Restauration des Paysages Forestiers.
La COLOMBIE a évoqué la nécessité
d'intégrer les stratégies axées sur les forêts et la
biodiversité, de garantir la participation de la société
civile dans la gestion des zones protégées, de reconnaître les
droits de propriété intellectuelle des communautés locales, et
de procéder à la collecte des données crédibles concernant le
couvert forestier. La TURQUIE a souligné l'importance des
services et des fonctions non-économiques des forêts, et des
défis consistant à vaincre la pauvreté qui sévit dans les
communautés forestières dépendantes des forêts. Le délégué des
ETATS-UNIS a recommandé que les pays jouent un rôle plus actif
dans la collecte des données et dans les prévisions à long
terme de l'évolution des marchés de bois d'œuvre. La MALAISIE
a mis en relief le besoin urgent: d'un échange libre et d'un
climat de soutien économique; de ressources financières pour
aider les pays en développement à concrétiser la GFD; et d'une
intégration des coûts environnementaux des biens et des
services forestiers. Le délégué a recommandé de parvenir à un
accord sur le concept de couvert forestier optimal, et que le
Partenariat de Collaboration sur les Forêts (PCF) élabore des
méthodologies pertinentes.
Le CANADA a appuyé la nécessité de
programmes forestiers nationaux (PFN) et autres stratégies
nationales pertinentes aux forêts, et a accueilli
favorablement les suggestions ayant trait: aux C&I; à l'aide
internationale; et aux études mondiale et régionale menées par
la FAO et la Commission Economique pour l'Europe. La SUISSE a
retracé l'historique de sa GFD et a souligné l'importance de
l'action à l'échelon national. L'IRAN a décrit son PFN, et a
noté la participation du secteur privé et d'autres parties
prenantes. L'INDE a apporté son appui aux efforts fournis par
le FNUF et le PCF dans l'élaboration de la base de données
concernant les ressources ligneuses et non-ligneuses.
L'ARGENTINE a décrit son programme forestier social, qui
intègre des initiatives visant à réduire la pauvreté. La
REPUBLIQUE DE COREE a souligné la nécessité d'intégrer les
considérations intersectorielles et de renforcer les
mécanismes de coordination entre les secteurs forestiers et
les autres secteurs en rapport. Le MEXIQUE a donné un aperçu
sur son PFN, sur la base d'une approche sectorielle et a
souligné le rôle de l'aide régionale, dans la fourniture de
mécanismes d'échange d'informations.
Le LESOTHO a parlé des obstacles qui ont
entravé, dans le passé, ses efforts visant à maintenir le
couvert forestier, et a formulé la requête officielle
d'établir un partenariat régional. La POLOGNE a établi une
distinction entre le MCF et le maintien de la qualité des
forêts, et a parlé de la nécessité d'une gestion forestière
adéquate pour améliorer la santé et la productivité des forêts.
L'EGYPTE a présenté ses accomplissements dans le domaine du
MCF, à travers l'irrigation et la mise en valeur des zones
désertiques, la reconnaissance du rôle du secteur privé.
L'EQUATEUR a indiqué que le MCF est en
rapport avec la responsabilité de fournir des moyens de
subsistance aux communautés dépendantes des forêts, et a
encouragé une canalisation des ressources financières vers les
PFN. L'ARABIE SAOUDITE a donné un aperçu sur ses réalisations
dans le domaine de l'afforestation et de l'établissement de
zones protégées. Le Secrétariat des PAYS A FAIBLE COUVERT
FORESTIER (PFCF) a souligné le besoin d'améliorer le
renforcement des capacités, les échanges d'expériences aux
échelons national et régional, et la maîtrise de la croissance
démographique, en tant moyens au service du MCF. Le délégué a
proposé que la FAO mène des études régionales dans ce domaine.
LES ASPECTS ECONOMIQUES DES FORESTS
L'après-midi, les délégués ont repris leur
discussion sur les AEF. CUBA a demandé une amélioration de
l'équilibre quant à l'implication des secteurs public et privé
dans la réalisation de la GFD, a mis en relief le besoin
d'améliorer le transfert des technologies, et, avec la CHINE
et la SUISSE, a exhorté les pays donateurs à honorer leurs
engagements dans le domaine de l'aide.
La COLOMBIE a appelé à une coopération
intersectorielle et à davantage d'investissements pour
s'assurer de la compétitivité économique de la GFD. La CHINE a
déclaré que le secteur forestier nécessite une structure
industrielle avancée, assortie d'un environnement adéquat et
d'évaluations d'impact social. Le TOGO a mis l'accent sur les
effets adverses des législations forestières qui ignorent la
valeur économique et sociale des forêts. L'ITALIE a souligné
l'importance de l'intégration de l'AEF dans les mesures de
conservation visant à promouvoir la santé et la productivité
des forêts.
Mettant en exergue les multiples avantages
offerts par les forêts, le JAPON a appelé à l'adoption d'une
approche fondée sur la loi du marché, dans la GFD, et a
indiqué que la libéralisation du commerce doit être
accompagner de politiques environnementales et sociales
rationnelles.
La FINLANDE a parlé de son partenariat
public-privé qui optimise la production de bois d'œuvre,
l'utilisation de l'énergie et la fixation du carbone. La
MALAISIE a appelé à l'amélioration de la collecte et de la
divulgation des données; à l'étude des effets économiques et
sociaux des substituts mon ligneux du bois d'œuvre; et, avec
l'ARGENTINE, à la collaboration dans les efforts d'intégration
des coûts; et à la suppression des barrières commerciales.
L'EQUATEUR a appelé la FNUF-3 à aider à prévenir les
interférences internationales avec les politiques
environnementales int�rieures et le soutien du renforcement
des institutions environnementales. L'AFRIQUE DU SUD a
soulign� l'importance des processus d�cisionnels participatifs
et a appel� � des propositions concr�tes visant � s'assurer
d'une r�partition mondiale �quitable des avantages offerts par
les for�ts.
La NORVEGE a mis en relief les avantages
offerts par la GFD pour l'all�gement de la pauvret�; a
recommand� d'accorder une priorit� � la GFD dans l'aide au
d�veloppement ayant trait aux for�ts et, avec l'ARGENTINE, a
appel� � la lutte contre l'exploitation foresti�re illicite.
L'AUSTRALIE a mis en exergue le d�fi consistant en
l'�tablissement d'un �quilibre entre protection et production,
a encourag� la suppression des risques d'investissement
souverains, et, avec le CANADA et le CHILI, a exhort� les pays
� ne pas recr�er les propositions d'action des GIF/FIF.
L'ARGENTINE a parl� du lien entre les for�ts et les
changements climatiques. Le CANADA a not� ses progr�s, et a
attir� l'attention sur la participation des peuples indig�nes
dans les processus de certification foresti�re. Le ROYAUME-UNI
a �voqu�, entre autres, la recherche en cours pour
l'estimation de la valeur des services forestiers non ligneux
et a rappel� le m�morandum d'accord sign� avec l'Indon�sie,
pour la lutte contre l'exploitation illicite.
La SUISSE a soulign� le besoin d'approches
intersectorielles, de mesures d'encouragement fond�es sur la
loi du march�, pour la GFD, et de programmes de
conscientisation des consommateurs. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS
a soulign� la n�cessit� d'am�liorer le suivi, l'�valuation et
l'�tablissement des rapports (SER) ayant trait � l'�conomie
foresti�re, et a mis en relief le r�le des partenariats dans
la lutte contre l'exploitation foresti�re illicite et
l'attraction des financements dans la GFD. Le CONGO a parl� du
besoin d'une transparence des march�s et d'�valuations des
valeurs foresti�res, et a appel� � des programmes de
sensibilisation et d'�ducation.
Le CHILI a mis l'accent sur le r�le des
gouvernements dans l'instauration des conditions favorables �
l'investissement dans la GFD et a apport� son appui aux
petites et moyennes entreprises et aux peuples indig�nes dans
la production � valeur ajout�e. Le d�l�gu� a not� �galement
que la certification ne doit pas servir de barri�re au
commerce. La TURQUIE a soulign� l' importance de son secteur
forestier pour la cr�ation d'emplois.
LE FORMAT DES RAPPORTS
Le Coordonnateur et Chef du FNUF, Patosaari,
a pr�sent� le format et les directives devant encadrer
l'�tablissement des rapports volontaires � la FNUF-3, a mis en
relief l'intention du Secr�tariat de produire un format
structur� mais souple pour l'�laboration des rapports sur
l'�tat d'avancement de la mise en application, y compris les
le�ons apprises et les difficult�s rencontr�es.
La GRECE, au nom de l'UE et des pays y
acc�dant, a �voqu�, entre autres, le besoin: de traduire les
propositions d'action des
GIF/FIF dans les diverses langues nationales; d'examiner les
raisons de la limitation des rapports soumis � la FNUF-3; et
d'�laborer les lignes directrices devant encadrer
l'�tablissement des rapports pour la FNUF-4, sur la base des
suggestions faites � la FNUF-3. Notant le nombre limit� des
rapports soumis, la SUISSE a recommand� une rationalisation du
format des rapports et une harmonisation des formats des
processus �troitement li�s. Le JAPON a not� l'accroissement du
nombre de rapports survenu depuis la FNUF-2, et s'est f�licit�
de l'�tablissement du groupe d'experts pertinent.
Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a soulign� le
caract�re souple et volontaire des rapports, et a reconnu les
r�serves exprim�es. Le BRESIL, avec le SENEGAL et les
ETATS-UNIS, a fait part de ses r�serves concernant le fardeau
de l'�laboration des rapports d�coulant du nouveau format et a
soulign� le besoin de placer un accent sur les avantages de la
soumission des rapports dans les pays en d�veloppement. Le
CONGO a not� les difficult�s que le pays a rencontr� et a
demand� qu'une �tude sp�cifique sur les ressources naturelles
soit incluse. Le Secr�tariat des PFCF a appel� � l'int�gration
des zones biologiques dans les rapports.
LES GROUPES D'EXPERTS SPECIAUX
Les d�l�gu�s ont poursuivi leurs
d�lib�rations sur le cahier des charges du groupe d'experts
sp�cial sur les param�tres dans des s�ances
informelles-informelles. Le d�bat a tourn� autour des
pr�paratifs du groupe d'experts, mais aucun accord n'a pu �tre
atteint.
LE FONDS FIDUCIAIRE
Les d�l�gu�s ont d�battu, de mani�re non-officielle,
de projets de r�solutions demandant au Conseil Economique et
Social des Nations Unies (ECOSOC), � autoriser le Secr�tariat
� utiliser le fonds fiduciaire pour le soutien des per-diem
des participants des pays en d�veloppement aux sessions du
FNUF. Les participants ont exprim� un soutien g�n�ral en
faveur des deux r�solutions, mais certains intervenants, ont
remis en question la n�cessit� de demander une autorisation �
l'ECOSOC. Le Secr�tariat a expliqu� que la r�solution de
l'Assembl�e G�n�rale, interdisant le soutien des per-diem
n'est valable que pour les budgets r�guliers, et non aux fonds
fiduciaire. Un pays de taille a requis que le champ
d'application des r�solutions soit �largi au soutien des
per-diem pour les r�unions des groupes d'experts sp�ciaux, et
a demand� des �claircissements sur le point de savoir si le
soutien est pour le per-diem, uniquement, ou pour le voyage
aussi. Un groupe r�gional a requis un d�lai pour la
consultation, et a demand� une clarification du cahier des
charges du fonds fiduciaire. Plusieurs d�l�gu�s ont indiqu�
que le texte de la r�solution doit pr�ciser qu'il se rapporte
au fonds fiduciaire uniquement. Deux participants ont propos�
la cr�ation d'un fonds fiduciaire s�par� consacr� seulement au
soutien des voyages et des per-diem. La consultation
informelle a �t� suspendue, en attendant le r�sultat des
consultations sur la question des groupes d'experts sp�ciaux
et des compl�ments d'informations requis.
DANS LES COULOIRS
L'atmosph�re douce de la premi�re semaine
de la FNUF-3 s'est quelque peu aigrie apr�s la publication des
r�sultats des consultations informelles, du lundi, sur les
groupes d'experts sp�ciaux. Le d�tail des discussions �
huis-clos sur les groupes d'experts sp�ciaux n'est pas clair,
mais certains d�l�gu�s ont le sentiment que la proposition
offerte actuellement est assez �loign�e du compromis anticip�,
sugg�rant que le d�bat sur ce sujet doive se poursuivre durant
la deuxi�me semaine de la FNUF-3. Un d�l�gu� a d�clar� que la
r�putation du FNUF d�pend d�sormais du r�glement de la
question des groupes d'experts sp�ciaux, notant qu'un deuxi�me
�chec dans la tentative de mettre en place ces groupes,
pourrait ne rien apporter de bon au FNUF.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Avant de se r�partir en
groupes de travail et de contact, les d�l�gu�s se r�uniront �
10h dans la Salle XVIII, pour achever leurs discussions sur
les formats des rapports.
GROUPE DE CONTACT: Imm�diatement apr�s
la Pl�ni�re, les d�l�gu�s se r�uniront dans la Salle XXII pour
entamer leurs travaux sur la d�cision concernant
l'am�lioration de la coop�ration, des politiques et des
programmes. Les d�l�gu�s se retrouveront ensuite dans des
consultations informelles de 18h � 21h, dans la Salle XXVII,
pour poursuivre leurs travaux sur ce th�me.
GROUPE DE TRAVAIL 1: Apr�s la Pl�ni�re,
les d�l�gu�s se r�uniront dans la Salle XVIII pour travailler
sur les d�cisions concernant la sant� et la productivit� des
for�ts, puis de 15h � 18h, pour travailler sur les d�cisions
concernant l'AEF.
GROUPE DE TRAVAIL 2: Les d�l�gu�s se
r�uniront de 15h � 18h , pour travailler sur les d�cisions
concernant le MCF. |