Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 12 No. 97 lundi 16 novembre 1998
COMPTE-RENDU DE LA QUATRIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA
CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
2-13 NOVEMBRE 1998
La Quatrième Conférence des Parties (CdP-4) de la Convention-
Cadre sur les Changements Climatiques (CCCC) s'est déroulée du 2
au 13 novembre 1998 à Buenos Aires, Argentine, en présence de
plus de 5000 participants. Au cours des deux semaines de la
réunion, les délégués devaient délibérer des décisions
transmises à la CdP par les neuvièmes sessions de l'Organe
Subsidiaire d'Exécution (SBI-9) et de l'Organe subsidiaire de
Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA-9). Les questions
liées au Protocole de Kyoto devaient être examinées dans des
sessions conjointes SBI/SBSTA. Le segment de haut niveau, réuni
à partir du jeudi 12 novembre, a entendu les déclarations de
plus de 100 ministres et chefs de délégations.
Après des heures de négociations menées "en séances privées"
et une session plénière finale qui s'est étalée jusqu'aux
premières heures de la journée du samedi, les délégués devaient
adopter le "Plan d'Action de Buenos Aires". Dans ce plan
d'action, les Parties font part de leur détermination à
renforcer l'application de la Convention et à veiller à la bonne
marche des préparatifs de la future entrée en vigueur du
Protocole de Kyoto. Le Plan renferme également la résolution des
Parties à réaliser des progrès substantiels au niveau: du
mécanisme de financement; du développement et du transfert des
technologies; de l'application des Articles 4.8 et 4.9 de la
CCCC et des Articles 2.3 et 3.14 du Protocole; des activités
exécutées conjointement (AIJ); des mécanismes du Protocole de
Kyoto; et, des préparatifs de la CdP/RdP-1.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DU PROTOCOLE DE KYOTO
La Convention-Cadre sur les Changements Climatiques fut
adoptée le 9 mai 1992 et ouverte à la signature à la Conférence
des Nations Unies sur l'environnement et le Développement, en
juin 1992. La Convention devait entrer en vigueur le 21 mars
1994, 90 jours après la réception de sa 50ème ratification. Elle
est aujourd'hui ratifiée par 176 pays.
CdP-1: La première réunion de la Conférence des Parties de la
CCCC (CdP-1) eut lieu à Berlin du 28 mars au 7 avril 1995. Outre
le traitement d'un certain nombre de questions importantes
touchant au futur de la Convention, les délégués devaient y
parvenir à un accord sur ce que beaucoup estimaient être la
question centrale soumise à la CdP-1 - l'adéquation des
engagements, "le Mandat de Berlin". Le résultat consista en
l'établissement du Groupe Spécial du Mandat de Berlin (AGBM)
chargé d'entamer un processus devant mener à l'action appropriée
pour la période de l'après 2000 et notamment le renforcement des
engagements des Parties visées à l'Annexe I, à travers
l'adoption d'un protocole ou autre instrument juridique.
La CdP-1 requit également du Secrétariat d'établir les
arrangements nécessaires aux sessions de l'Organe Subsidiaire
chargé de fournir les Avis Scientifiques et Technologiques
(SBSTA) et de l'Organe Subsidiaire chargé de la Mise en uvre
(SBI). Le SBSTA établissait le lien entre les études
scientifiques, techniques et technologiques, l'information
fournie par les organes internationaux compétents et les besoins
d'ordre politique de la CdP. Au cours du processus de l'AGBM, le
SBSTA devait aborder plusieurs questions, dont celle touchant au
traitement du Second Rapport d'Evaluation. Pour sa part, le SBI
fut mis en place pour l'élaboration des recommandations
susceptibles d'aider la CdP dans la revue et l'évaluation de
l'application de la Convention et dans l'élaboration et
l'exécution des décisions qui en relèvent. Le SBI devait aborder
un certain nombre de questions clés durant le processus de
l'AGBM, telles que celles touchant aux communications nationales
et aux activités de mise en uvre conjointe.
Le Groupe Spécial sur l'Article 13 (AG 13) fut mis en place
pour considérer l'opportunité d'établir un processus consultatif
multilatéral disponible aux Parties pour la résolution des
questions touchant à la mise en uvre. L'AG 13-1, tenue les 30
et 31 octobre 1995 à Genève, décida de requérir des Parties, des
non Parties et des organisations intergouvernementales et non
gouvernementales (ONG) de répondre par écrit au questionnaire
concernant le processus consultatif multilatéral (PCM). Les
délégués devaient poursuivre leurs débats sur le sujet durant
trois réunions encore. A la cinquième session, ils s'accordèrent
pour dire que le PCM doit avoir un caractère plutôt consultatif
que de supervision et que l'AG13 doit terminer ses travaux avant
la CdP-4.
GROUPE SPECIAL SUR LE MANDAT DE BERLIN: L'AGBM devait se
réunir à huit reprises entre août 1995 et la CdP-3 en décembre
1997. Au cours des trois premières sessions, les délégués se
focalisèrent sur: l'analyse et la détermination de politiques et
mesures possibles permettant le renforcement des engagements des
Parties visées à l'Annexe I, la manière dont les pays visés à
l'Annexe I pourraient procéder à la répartition ou au partage de
nouveaux engagements et sur le point de savoir si les
engagements devaient prendre la forme d'un amendement ou d'un
protocole. L'AGBM-4 qui coïncida avec la CdP-2, réunie à Genève
en juillet 1996, paracheva son analyse approfondie des éléments
possibles du Protocole et les Etats y parurent prêts à élaborer
un texte de négociation. A l'AGBM-5 qui se déroula en décembre
1996, les délégués devaient reconduire ou non des mécanismes
accordant aux Parties visées à l'Annexe I une certaine souplesse
au niveau de la réalisation des objectifs quantitatifs de
limitation et de réduction des émissions (QELROs).
Alors que le Protocole était élaboré durant les sixième et
septième sessions de l'AGBM, respectivement en mars et août
1997, les délégués devaient "affiner" un texte de compilation -
cadre en procédant à la combinaison ou à l'élimination de
certaines dispositions en chevauchement parmi les nombreuses
propositions avancées. Une bonne partie du débat fut axée sur
une proposition émanant de l'UE préconisant pour un "panier" de
trois gaz à effet de serre, une baisse de 15% par rapport aux
niveaux de 1990, à réaliser d'ici l'an 2010. En octobre 1997, au
moment où démarrait l'AGBM-8, le Président Bill CLINTON, dans
l'intervention qu'il fit à partir de Washington pour annoncer la
position des Etats-Unis dans ces négociations, appela à "une
participation significative" des pays en développement. Les
débats qui avaient donné sa forme à l'accord conclu en 1995
devaient ainsi refaire surface, insistant de nouveau sur une
implication du G-77/Chine, à un niveau acceptable pour les
Etats-Unis. En réaction, le G-77/Chine se démarqua de toutes les
tentatives visant à amener les pays en développement à accepter
quoi que ce soit qui pût être interprété comme un nouvel
engagement.
CdP-3: La Troisième Conférence des Parties (CdP-3) de la CCCC
se déroula du 1er au 11 décembre 1997 à Kyoto au Japon. Plus de
10.000 participants incluant des officiels gouvernementaux et
des représentants d'organisations intergouvernementales, d'ONG
et de la presse devaient prendre part à cette Conférence qui
inclut un segment de haut niveau où des déclarations furent
données par pas moins de 125 ministres. Au terme d'une semaine
et demie de négociations formelles et informelles intenses, y
compris la séance commencée le dernier soir et poursuivie
jusqu'au lendemain, les Parties de la CCCC adoptèrent le
Protocole de Kyoto, le 11 décembre.
Dans le Protocole de Kyoto, les Parties visées à l'Annexe I
de la CCCC acceptèrent des engagements visant la réduction de
leurs émissions générales, pour six gaz à effet de serre, d'au
moins 5% par rapport à leurs niveaux de 1990, entre 2008 et
2012. Le Protocole établit également l'échange des droits
d'émission, "la mise en uvre conjointe" entre pays
industrialisés et le "mécanisme pour un développement propre"
(MDP) pour encourager la réalisation de projets de réduction
d'émissions conjoints entre pays industrialisés et pays en
développement. A la date du 13 novembre, 60 pays ont signé le
Protocole de Kyoto.
REUNIONS POST-KYOTO DE LA CCCC: Les organes subsidiaires de
la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques se sont
réunis du 2 au 12 juin 1998 à Bonn, en Allemagne. Ce furent là
les premières réunions formelles de la CCCC depuis l'adoption du
Protocole de Kyoto. La huitième session du SBSTA (SBSTA-8)
s'accorda sur l'élaboration d'un certain nombre de conclusions
portant, entre autres, sur la coopération avec les organisations
internationales pertinentes, les questions méthodologiques, et
l'éducation et la formation. La huitième session du SBI (SBI-8)
parvint à des conclusions sur, entre autres, les communications
nationales, le mécanisme financier et la seconde revue de
l'adéquation des engagements des Parties visées à l'Annexe I. A
sa sixième session, le Groupe Spécial sur l'Article 13 (AG13)
conclut ses travaux sur les fonctions du Processus Consultatif
Multilatéral (PCM). Après un examen conjoint par le SBI et le
SBSTA et des débats étendus au sein du groupe de contact sur les
mécanismes de souplesse, les délégués ne parvinrent à s'accorder
que sur un document de compilation renfermant les propositions
avancées par le G-77/Chine, l'UE et les Etats-Unis concernant
les sujets de discussion et les cadres d'exécution.
COMPTE-RENDU DE LA CdP-4
LA PLENIERE
Lors de la Plénière d'ouverture, lundi 2 novembre, le
Président de la CdP-3, Hiroshi Ohki (Japon) retraça le rôle
important joué par la CdP-3 en réponse au Mandat de Berlin et
déclara que la CdP-4 se devait de relever le Challenge du
maintien de l'élan politique créé à Kyoto. Il nota par ailleurs
la nécessité de revoir les structures économiques existantes et
de réexaminer les modes de vie en vigueur.
Maria Julia Alsogaray, Secrétaire d'Etat des Ressources
Naturelles et du Développement Durable d'Argentine, fut élue
Présidente de la CdP-4. Prenant la parole, elle nota que bien
que l'Argentine ne comptât pas parmi les pays qui ont des
"responsabilités historiques" quant aux problèmes de l'évolution
climatique, le pays souhaite se joindre au groupe engagé à
assumer des responsabilités permettant d'aboutir à une solution.
Elle déclara qu'elle souhaitait voir la CdP-4 marquer un nouvel
élan dans le processus et un plan d'action établi pour les
travaux à venir. Elle affirma que les pays en développement
avaient une certaine part de responsabilité dans les changements
climatiques et qu'ils avaient un devoir éthique de s'assurer du
développement durable.
Michael Zammit Cutajar, Secrétaire Exécutif de la CCCC nota
pour sa part qu'il s'agissait là de la première CdP à être tenue
dans un pays en développement. Il anticipa qu'un plan d'action
ambitieux assorti d'un échéancier politiquement ferme sera créé
en résultat de cette réunion. Il affirma que la CdP-4 offrait
l'occasion de revitaliser la CCCC, moyennant sans doute un
renforcement du transfert de la technologie et du savoir-faire
et du soutien financier. La CdP-4 pouvait par ailleurs être
l'occasion pour le monde des affaires de renforcer son rôle dans
la lutte contre les changements climatiques, à travers des
programmes efficaces menés de manière équitable.
Les délégués ci-après devaient ensuite être élus en tant que
membres du Bureau de la CdP: Papa Cham (Gambie); Mohamed Al
Sabban (Arabie Saoudite); Tengiz Gzirishvili (Géorgie); Harald
Dovland (Norvège); Ole Plougmann (Danemark); Espen Rønneberg,
(Iles Marshall); John Ashe (Antigua et Barbuda); Bakary Kante
(Sénégal); Kok Kee Chow (Malaisie); et Maciej Sadowski
(Pologne).
S'agissant des questions d'organisation, le Secrétaire
Exécutif proposa quelques modifications à l'ordre du jour
provisoire (FCCC/CP/1998/1). L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par le
KOWEIT, proposa de traiter les Articles 2.3 et 3.14 du Protocole
(effets adverses) comme point séparé de l'ordre du jour. La
MAURITANIE nota qu'aucune objection n'avait été soulevée aux
modifications proposées à l'ordre du jour au cours des
consultations informelles du 1er novembre. En guise de
compromis, le Secrétaire Exécutif proposa d'ajouter les Articles
2.3 et 3.14 du Protocole entre parenthèses au point de l'ordre
du jour consacré aux Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC. L'ARABIE
SAOUDITE, appuyée par le VENEZUELA, accepta la proposition, mais
souligna que la discussion devant avoir lieu dans le cadre du
point 5 (questions liées au Protocole de Kyoto) doit prévoir un
laps de temps pour les Articles 2.3 et 3.14. La Plénière devait
ensuite être ajournée pour permettre aux organes subsidiaires de
commencer leurs travaux.
Le vendredi 6 novembre, les délégués se réunirent dans une
Plénière de mise au point. La Présidente de la CdP-4, Alsogaray,
fit part de ses condoléances aux pays dAmérique Latine et des
Caraïbes dévastés par le cyclone Mitch. Elle nota que les
inondations, les incendies, les sécheresses et les ouragans ont
affecté de manière profonde bon nombre de pays de par le monde
et suggéra que "mère Nature" était sans doute en train de
rappeler aux délégués quune action urgente est nécessaire. Les
délégués observèrent un moment de silence à la mémoire des
récentes tragédies, à la requête de lINDONESIE au nom des G-
77/CHINE. Lorateur proposa également au Secrétariat délaborer
une déclaration de sympathie à ladresse des pays touchés. La
Présidente rapporta ensuite quAntigua et Barbuda ont ratifié le
Protocole de Kyoto le 3 novembre.
Les délégués devaient ensuite entendre les rapports des
Présidents des Organes Subsidiaires. Le Président de lAG13,
Patrick Széll (Royaume-Uni), présenta le projet de décision
concernant le Processus Consultatif Multilatéral
(FCCC/CP/1998/L.3). Il rapporta que les Parties avaient accepté
linsertion de la proposition. Les délégués nétaient toutefois
pas parvenus à un accord sur la taille et la composition du PCM.
La Présidente indiqua quelle tiendra des réunions intersessions
pour résoudre les points en suspens.
Les délégués entendirent ensuite les déclarations données par
: Hama Arba Diallo, Secrétaire Exécutif de la Convention sur la
Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement
(BERD) ; Prodipto Ghosh, Spécialiste de lEnvironnement à la
Banque Asiatique Développement (BAD). Walter Arensbera, Chef de
la Division Environnementale à la Banque Interaméricaine de
Développement (IDB) ; et, le Secrétariat de la Convention sur la
Diversité Biologique.
Les Engagements Volontaires : Au cours de la Plénière du
lundi 2 novembre, les délégués devaient discuter des engagements
volontaires devant être pris par les Parties non visées à
lAnnexe I (point 6 de lordre du jour). LARGENTINE rappela sa
requête dinsérer ce point dans lordre du jour et nota quaucun
consensus navait émergé en dépit de ses efforts visant à
encourager la tenue de consultations.
LINDONESIE, au nom des G-77/CHINE, déclara que ce point
avait été longuement débattu, mais quaucun consensus navait pu
être réalisé. Le délégué proposa de procéder à lagenda de
lordre du jour sans le point 6. LINDE rappela que le débat de
Kyoto avait rejeté lidée dengagements volontaires, affirmant
quil nétait pas impliqué dans le principe des responsabilités
communes mais différenciées. LARABIE SAOUDITE, le KOWEIT, le
VENEZUELA et lALGERIE mirent en garde que louverture dun
débat sur cette question à ce stade risquait dêtre sujet de
division et de détourner lattention des débats devant avoir
lieu sur la conformité et sur laccroissement continu des
émissions dans les pays industrialisés. Le BRESIL qualifia la
CCCC dexercice de partage du fardeau, reconnaissant les
responsabilités différenciées des Parties visées et des Parties
non visées à lAnnexe I. Lorateur nota que les Parties non
visées à lAnnexe I étaient en train de réaliser leurs
engagements existants, et, avec la CHINE, mit en garde que ce
point ne servait pas à promouvoir la CCCC, mais à aider certains
pays à éviter dassurer les leurs. LIRAN et les EMIRATS ARABES
UNIS notèrent que ni la CCCC ni le Protocole de Kyoto ne
prévoyaient dengagements volontaires et mirent en garde que la
discussion pouvait mener à limposition de nouveaux engagements
sur les pays en développement.
La CHINE indiqua que les émissions des pays industrialisés
projetaient dêtre à 5% au-dessus de leurs niveaux de 1990 en
lan 2000 et à 13% au-dessus de leurs niveaux de 1990 en lan
2010. Lorateur établit une distinction entre les "émissions de
survie" des pays en développement et les "émissions de luxe" des
pays industrialisés et déclara que les pays en développement
risquaient de perdre laide financière et le transfert
technologique dans le cadre de la CCCC. Il indiqua que des
engagements volontaires créeraient une nouvelle catégorie de
Parties et pouvaient détruire lunité des rangs des G-77/CHINE.
Le délégué déclara également que la Présidente de la CdP devait
faire preuve de neutralité. Le QATAR, le TOGO, CUBA, la
THAILANDE et lOUGANDA apportèrent leur appui au G-77/CHINE.
Le ZIMBABWE, la TANZANIE et lAFRIQUE DU SUD déclarèrent que
les questions méthodologiques et institutionnelles liées aux
mécanismes de souplesse, tels que le MDP, doivent être le point
focal des délibérations. SAMOA reconnut que la Convention et ses
objectifs avaient tout à gagner de la poursuite de la discussion
sur les engagements volontaires, mais que louverture du débat à
ce stade serait préjudiciable. Les discussions doivent se
focaliser sur ce qu'on peut attendre des pays en développement
et sur les initiatives que les pays de l'Annexe I pourraient
entreprendre pour aider les pays en développement. La COLOMBIE
suggéra de discuter plutôt de la vulnérabilité des nations en
développement que de leurs engagements. Le CHILI déclara que de
nombreux pays en développement étaient en train de fournir de
sérieux efforts pour la limitation des émissions de gaz à effet
de serre (GES) et étaient en faveur d'un échange de points de
vue sur la coopération volontaire sans l'imposition
d'obligations contraignantes ou la négligence du principe de
responsabilités communes mais différenciées.
L'AUSTRALIE nota qu'à eux seuls les pays visés à l'Annexe I
ne pouvaient pas concrétiser les objectifs de la CCCC et déclara
qu'il s'agissait là d'une question sensible qui devait être
discutée de manière non polémique. Avec le JAPON, la
représentante précisa que les Parties non visées à l'Annexe I
souhaitant adopter des engagements volontaires doivent pouvoir
bénéficier de l'opportunité d'examiner les options qui leur sont
offertes dans le cadre du Protocole de Kyoto.
Le délégué des ETATS-UNIS exprima son regret de voir des
divergences entre les Parties empêcher les délégués de mettre
toutes les questions sur la table. Un débat ouvert et exhaustif
sur les options permettrait pourtant de clarifier un certain
nombre de questions telles que: la manière dont les Parties
peuvent se joindre à l'Annexe B; la manière dont les années de
base seraient déterminées; la manière dont les Parties
élaboreraient ces objectifs; et, le point de savoir si les
Parties seraient encore en mesure d'accueillir des projets
entrant dans le cadre du MDP. Avec le JAPON et le Canada, la
NOUVELLE ZELANDE apporta son appui à l'ouverture d'un débat sur
ce point. Le délégué déclara que si cela ne devait pas être le
cas, la Présidente devrait utiliser ses prérogatives pour
faciliter des consultations officieuses. La FEDERATION DE RUSSIE
rappela aux délégués que dans une quinzaine d'années, les
émissions des pays non visés à l'Annexe I seraient plus
importantes que celles des pays visés à l'Annexe I. La
REPUBLIQUE TCHEQUE, avec la HONGRIE et la SLOVENIE, appuya
l'insertion du point 6 et nota qu'il pouvait donner lieu à un
dialogue utile. La POLOGNE déclara que si des Parties
souhaitaient adhérer aux objectifs de la CCCC elles devraient
être encouragées à assumer des engagements volontaires. Ce
dialogue refléterait la situation dynamique de l'économie
mondiale et les changements intervenus dans les différents pays.
L'AUTRICHE, au nom de l'UE, déclara que la question de
l'élargissement des engagements était, à long terme, à la fois
nécessaire et inévitable. L'orateur reconnut les
accomplissements de plusieurs pays non visés à l'Annexe I. Il
indiqua qu'il n'était sans doute pas possible de résoudre la
question en Plénière et proposa que la Présidente de la CdP
prenne une décision sur la manière de procéder.
L'ARGENTINE déclara qu'aucun aspect de la CCCC et du
Protocole ne limitait la possibilité de soulever la question des
engagements volontaires. Le délégué ajouta que la manière dont
les délégués devraient aborder le sujet nécessiterait un débat.
Les délégués procédèrent à l'adoption de l'ordre du jour sans le
point 6, aucun consensus n'ayant pu être réalisé sur son
insertion. La Présidente nota que compte tenu du fait que
plusieurs Parties aient exprimé leur intérêt quant à la
poursuite du débat, elle tiendra une série de consultations
officieuses. La CHINE mit en garde contre les consultations
informelles proposées, affirmant qu'elles risquaient de mettre
en péril la neutralité de la présidence. L'INDE et l'ARABIE
SAOUDITE firent remarquer que le point avait été supprimé, en
raison du fait qu'il n'y avait pas de consensus sur la poursuite
de la discussion. Les engagements volontaires ne doivent pas
être considérés et la Présidente ne doit pas prendre part à de
telles consultations.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE CONSEIL SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
Présidé par Kok Kee Chow (Malaisie), le SBSTA devait tenir
dix réunions dont plusieurs sessions conjointes avec le SBI,
pour débattre entre autres du mécanisme de Protocole de Kyoto.
Le SBSTA devait ainsi examiner: le changement d'affectation des
sols et de la foresterie; l'impact des projets particuliers sur
les émissions; la recherche et l'observation systématique; les
questions méthodologiques; les aspects scientifiques et
méthodologiques de la proposition soumise par le BRESIL; le
développement et le transfert des technologies; et, des points
divers. Plusieurs groupes de contact se réunirent pour la
discussion approfondie d'un certain nombre de questions confiées
aux groupes de contact et les projets de décisions furent
transmis à la CdP entre crochets. Les questions en suspens
devaient ensuite être débattues en séances privées dans des
consultations de haut niveau et les décisions qui s'y rapportent
furent présentées à la Plénière finale.
Changements d'Affectation des Sols et de la Foresterie: Le
mardi 3 novembre, Paul Maclons (Afrique du Sud) et Maciej
Sadowski (Pologne) présentèrent le rapport de l'atelier qu'ils
avaient récemment coprésidé sur requête du SBSTA-8. L'atelier
s'était focalisé sur la disponibilité des données sur la base
des définitions utilisées par les Parties et par les
organisations internationales, y compris leur implication, en
rapport avec l'Article 3.3 (forêts) du Protocole de Kyoto.
L'atelier avait coïncidé avec la Réunion d'Experts du GIEC dont
l'objectif consistait en l'élaboration des grandes lignes du
rapport spécial. Les coprésidents notèrent que le SBSTA pouvait
avoir à clarifier le moment et la manière dont le GIEC doit
élaborer des tableaux, formats et instructions détaillés
permettant de traiter les implications du Protocole de Kyoto sur
les Lignes Directrices Révisées devant régir les inventaires
nationaux de GES.
Le BRESIL nota que ce point à lui tout seul était capable de
déstabiliser le Protocole de Kyoto si la CdP prenait une
mauvaise décision quant à la manière de déterminer l'influence
de la foresterie sur les concentrations de GES. La NORVEGE
déclara que l'atelier avait relevé que les crédits destinés aux
puits d'absorption de carbone dans le cadre de l'Article 3.3 du
Protocole risquaient d'être une mesure négative, alors que la
forêt d'une manière générale restait un puits d'absorption. La
SUISSE, avec les ILES MARSHALL souhaita le report du travail lié
aux Articles 3.3 et 3.4 (sols agricoles), en attendant la mise à
disposition du rapport spécial du GIEC. Le Canada souligna la
capacité des sols en matière de séquestration du carbone et nota
l'opportunité que cela offrait aux agriculteurs, dans la
poursuite des pratiques durables dans la question des terres.
Les PHILIPPINES, les ILES MARSHALL et l'ARGENTINE apportèrent
leur appui à une augmentation du budget du GIEC pour s'assurer
de la pleine participation des experts des pays en
développement. Le délégué des ETATS-UNIS souligna les avantages
des activités de séquestration du carbone et déclara que
l'exclusion de celles-là serait en violation avec la Convention.
Le JAPON soumit deux papiers en rapport avec les Articles 3.3 et
3.4 renfermant les points devant être examinés et appuyant le
programme de travail approuvé au SBSTA-8.
Le mardi 10 novembre, les délégués procédèrent à l'examen du
projet de conclusions du Président sur le thème du changement
d'affectation des sols et de la foresterie
(FCCC/SBSTA/1998/CRP.7). Les conclusions appelaient à
l'organisation d'un second atelier du SBSTA avant la dixième
session, pour se focaliser sur les questions liées à l'Article
3.4 du Protocole de Kyoto (telles que celles des méthodologies,
des incertitudes, de la recherche et des besoins en matière de
données) et accueillaient favorablement l'offre des ETATS-UNIS
de l'abriter. Le SBSTA a invité les Parties à présenter leurs
soumissions concernant les questions devant être examinées par
l'atelier. Sur requête de la FEDERATION DE RUSSIE et d'autres
Parties, l'intitulé du projet de conclusions fut amendé pour
stipuler "utilisation des sols, changement d'affectation des
sols et foresterie". Le projet de conclusions fut adopté tel
qu'amendé.
La CdP devait adopter la décision FCCC/CP/1998/L.5 lors de la
Plénière finale.
Impact des Projets Particuliers sur les Emissions: Le jeudi 3
novembre, l'ISLANDE soumit un projet de décisions couvrant les
émissions émanant des projets particuliers mis en opération
après 1990 et contribuant à hauteur de plus de 5%, durant la
première période d'engagement, du total des émissions de gaz à
effet de serre d'une Partie visée à l'Annexe B, et devant faire
l'objet d'un rapport séparé et non inclus dans le total
national. Ceci permettrait à la Partie de dépasser la quantité
qui lui est assignée, pourvu que le total de ses émissions reste
inférieur à 0,05% des émissions de l'Annexe I en 1990. L'ISLANDE
déclara que cela était nécessaire dans les économies de petite
échelle en raison de l'impact relativement élevé des projets
particuliers.
Le délégué des ILES MARSHALL, appuyé par le BRESIL, les
BARBADES et TUVALU, déclara que le projet de décision aboutirait
à des dispenses spéciales, avant l'entrée en vigueur du
Protocole de Kyoto et risquait d'encourager l'augmentation des
émissions dans les pays de l'Annexe I. Avec l'AUTRICHE, le
CANADA et les BARBADES, le délégué requit un délai pour des
consultations. L'AUSTRALIE reconnut l'impact des projets
particuliers sur les économies de petite échelle et appuya
l'établissement de lignes directrices et de méthodologies
permettant de spécifier les circonstances dans lesquelles les
projets particuliers peuvent être accommodés. Le CANADA et le
BRESIL déclarèrent que le projet de décision risquait d'établir
un précédent affectant l'intégrité du Protocole.
Le délégué des ETATS-UNIS déclara que la différenciation au
niveau des quantités assignées dans le Protocole permet de
refléter les différences au niveau des circonstances nationales.
Il affirma que le projet de décision de l'ISLANDE était en
harmonie avec le Protocole. L'ISLANDE précisa que ce point avait
été identifié à la CdP-3 et qu'il était soulevé maintenant dans
l'objectif de faciliter la ratification du Protocole. Le
représentant établit une distinction entre les effets
proportionnels importants découlant des projets planifiés et des
événements inattendus. Le délégué d'ANTIGUA ET BARBUDA s'opposa
à l'idée d'avoir des exceptions dans le Protocole de Kyoto.
Le mardi 10 novembre, les délégués devaient examiner le
projet des conclusions du Président (FCCC/SBSTA/1998/CRP.9)
établi sur la base des consultations informelles. En vertu de
ces conclusions, le SBSTA poursuivrait l'examen de ce sujet lors
de sa dixième session. Appuyant le projet de décisions,
l'Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS) mit en garde
contre l'octroi d'exemptions avant l'entrée en vigueur du
Protocole et souhaita voir les Parties explorer d'autres
options. L'ISLANDE précisa que seuls les projets présentant un
avantage mondial démontrable tomberaient sous le projet de
décisions s'ils ne peuvent pas être intégrés dans la quantité
assignée à la Partie. Au sujet de la précédence, il déclara que
les autres cas doivent être évalués en fonction de leurs propres
mérites. Le projet de conclusions fut accepté pour transmission
à la CdP. Lors de la Plénière finale, la CdP-4 devait adopter
une décision sur ce sujet (FCCC/CP/1998/L.8).
Recherche et Observation Systématique: Le mercredi 4
novembre, le représentant de Global Climate Observing Systems
(GCOS) présenta le Rapport sur l'Adéquation des Systèmes
Mondiaux d'Observation Climatique. Le document recommandait
entre autres que les Parties élaborent des plans nationaux et
procèdent à l'échange des données pertinentes. Le délégué du
Global Ocean Observing System (GOOS) fit également une
présentation. Après un certain nombre de déclarations le
Président du SBSTA nota l'émergence d'un consensus sur la
nécessité de traiter le problème de la détérioration des
systèmes d'observation et proposa la tenue de consultations
informelles sous la conduite du Dr Sue Barrell (Australie) et du
Dr Mohammed Mhita (Tanzanie). Les délégués poursuivirent la
discussion du rapport du GCOS et de la signification de ses
travaux au cours de la Plénière du SBSTA et appelèrent à
l'expansion de la recherche et de l'observation systématique.
Plusieurs intervenants devaient souligner la nécessité de
focaliser la recherche et l'observation systématique sur les
pays en développement et sur les questions qui leur sont
pertinentes dans la lutte contre la détérioration de ces
systèmes.
Le lundi 9 novembre, les délégués devaient examiner le projet
de conclusions des consultations officieuses sur la recherche et
l'observation systématique (FCCC/SBSTA/1998/CRP.6). Le projet de
conclusions comprend des décisions concernant l'élaboration d'un
plan d'action pour la considération des options offertes au
niveau de la mise en uvre et requiert du Secrétariat la
compilation d'un rapport sur les priorités d'action pour
l'amélioration des systèmes d'observation mondiaux dans le cadre
des besoins de la Convention. La FEDERATION DE RUSSIE proposa
l'inclusion des systèmes de mesure des GES et autres composantes
atmosphériques, d'une référence au système satellitaire de
collecte des données et d'une distinction entre les variations
climatiques anthropiques et naturelles. Le délégué suggéra que
le projet soit amendé de manière à indiquer que les systèmes
météorologiques nationaux mesurent également les émissions de
GES. Les délégués débattirent des références aux systèmes
d'observation atmosphérique et à la mesure des concentrations de
gaz à effet de serre et s'accordèrent sur un libellé
"encourageant les Parties à soutenir activement les systèmes
nationaux d'observation météorologique et atmosphérique,
incluant la mesure des gaz à effet de serre". Les délégués
devaient également débattre d'un libellé demandant aux Parties
de soumettre l'information concernant leur participation dans
les systèmes mondiaux d'observation climatique et demandant au
SBSTA de présenter à la CdP-5 un rapport sur les développements
intervenus dans les réseaux d'observation. La décision fut
adoptée telle qu'amendée.
Le SBSTA procéda également à l'examen de la recommandation du
Président concernant les liens entre les efforts visant à
protéger la couche d'ozone stratosphérique et les efforts visant
à sauvegarder le système climatique mondial
(FCCC/SBSTA/1998/CRP.8). La FEDERATION DE RUSSIE déclara que le
processus était en train d'avancer trop rapidement et qu'il
n'était pas nécessaire d'élaborer un document pour considération
à la prochaine CdP. Le Président expliqua qu'une "approche par
étapes" était incarnée dans le document depuis l'invitation
lancée aux divers organes de fournir l'information nécessaire au
rapport devant être présenté par le SBSTA à la prochaine CdP. Le
Président clarifia que la décision sur ce sujet sera prise au
SBSTA-11, ce qui laisse amplement le temps au Secrétariat. La
FEDERATION DE RUSSIE suggéra de supprimer la requête d'un
rapport de la part du Secrétariat, étant donné que le rapport du
GIEC pouvait fournir l'information requise. Le Président
clarifia qu'il y aurait deux rapports séparés, et le projet de
décision fut adopté en dépit de l'objection de la FEDERATION
RUSSE sur certaines portions du texte. La CdP-4 procéda à
l'adoption de la décision (FCCC/CP/1998/L.4) lors de la Plénière
finale.
Les Questions Méthodologiques pour les Inventaires de GES: Le
SBSTA examina cette question dans le cadre des "points divers"
de l'ordre du jour. Le jeudi 5 novembre, le Président du SBSTA
Kok Kee Chow expliqua que les thèmes méthodologiques ayant trait
aux communications nationales de l'Annexe I seront discutés dans
l'atelier d'experts qui sera tenu par le Secrétariat au mois de
décembre (FCCC/SBSTA/1998/7, FCCC/SBSTA/1998/8,
FCCC/SBSTA/1998/MISC.6 et Add.1). Le Secrétariat donna un aperçu
sur les travaux menés et les réunions tenues jusque là et
décrivit le plan retenu pour l'élaboration des lignes
directrices appropriées. Les conclusions de l'atelier seront
discutées au SBSTA-10. John Christensen (PNUE) décrivit le
contexte général du rapport de collaboration internationale sur
les questions méthodologiques. Le délégué des ETATS-UNIS appela
à la résolution de ces questions et déclara qu'il s'attendait à
les utiliser pour élaborer des lignes directrices et développer
des systèmes nationaux de mesure qui pourraient être ratifiés
par la CdP-6. L'orateur proposa que l'atelier de décembre se
penche sur les questions de méthodologie, d'élaboration des
rapports, de revue et d'évaluation continue des données
d'inventaires, années de référence comprises, au fur et à mesure
de l'amélioration des méthodologies. Le Président Chow proposa
qu'il élabore un projet de décision pour considération par le
SBSTA.
Avec la SUISSE, l'UE reconnut qu'il y avait un lien entre les
Protocoles de Montréal et de Kyoto. Le représentant requit des
organes subsidiaires de fournir la liste des technologies
disponibles en matière de limitation et de réduction des
émissions de HFC et de PFC. Les ETATS-UNIS, avec l'AUSTRALIE
déclarèrent qu'une coordination devait être établie entre les
accords environnementaux internationaux, mais que le processus
exigeait un examen attentif, compte tenu des implications
possibles sur l'industrie. L'orateur proposa que le SBSTA
examine l'impact de la suppression progressive des substances
couvertes par le Protocole de Montréal et demanda la tenue de
consultations avec cet organe. Le Président Chow proposa la
tenue d'une consultation sur ce sujet.
Le mardi 10 novembre, les délégués devaient procéder à
l'examen du projet de conclusions (FCCC/SBSTA/1998/CRP.10) sur
les questions méthodologiques. Ils notèrent les préparatifs de
l'atelier qui doit se tenir du 9 au 11 décembre pour résoudre
les questions méthodologiques identifiées relatives aux
inventaires de GES. Le projet de texte requiert du Secrétariat
la préparation d'un rapport sur les Lignes Directrices Révisées
devant régir les communications de l'Annexe I, et en particulier
sur la section consacrée aux inventaires de GES, et la tenue de
consultations avec le GIEC sur un plan conjoint exhaustif pour
le programme d'inventaires. Les conclusions furent adoptées par
le SBSTA.
Aspects Scientifiques et Méthodologiques de la Proposition
Soumise par le Brésil: L e mardi 3 novembre, les délégués
discutèrent des aspects scientifiques et méthodologiques de la
proposition que le BRESIL avait présentée au cours du processus
de l'AGBM et que la CdP-3 a transmis au SBSTA. Le BRESIL la
présenta comme une répartition des responsabilités entre les
différents émetteurs de GES sur la base de leurs actions telles
que mesurées par l'augmentation des températures de la planète,
plutôt que par les émissions. L'INDONESIE appuya la tenue d'un
débat sur ce sujet. La GEORGIE souligna que le suivi des GES
nécessitait une amélioration. Le délégué des ETATS-UNIS déclara
que l'utilisation du changement de température comme seul
indicateur de responsabilité ignorait les facteurs socio-
économiques pertinents.
Le lundi 9 novembre, les délégués procédèrent à l'adoption du
projet de conclusion sur les aspects scientifiques et
méthodologiques de la proposition soumise par le BRESIL. Dans le
cadre de ces conclusions, le SBSTA décide de poursuivre l'examen
de cette question et appelle le Brésil à présenter un rapport à
la prochaine session du SBSTA. Les conclusions furent adoptées
par le SBSTA.
Développement et Transfert des Technologies: Le jeudi 5
novembre, le SBSTA se pencha sur le thème du développement et du
transfert des technologies (FCCC/CP/1998/6; FCCC/CP/1998/MISC.5
et Add.1-2; FCCC/TP/1998/1; FCCC/CP/1998/11/Add.1). Le porte-
parole des G-77/CHINE déclara que sans savoir-faire technique
pratique, le transfert technologique était impossible.
L'ARGENTINE, avec l'AOSIS souligna la nécessité d'examiner les
mesures d'adaptation et les mesures d'atténuation. Le délégué
appuya l'idée de donner un rôle au Secrétariat au niveau de la
connexion entre les pourvoyeurs et les récepteurs de la
technologie et aux organisations internationales dans la mise à
disposition des ressources. Avec la GRENADE et la REPUBLIQUE DE
COREE, la CHINE souligna le rôle des gouvernements nationaux et
des organisations internationales et déclara que le transfert
des technologies doit s'effectuer sur une base non marchande et
à des termes préférentiels. L'oratrice ajouta que le transfert
des technologies était lié à la Convention et qu'il ne devait
pas être rattaché au Protocole de Kyoto. Elle remit en question
l'évaluation des expériences, notant les progrès minimes
réalisés dans le domaine du transfert technologique depuis 1992
et souhaita une focalisation sur les technologies disponibles,
plutôt que l'évaluation des technologies émergentes.
Notant la nécessité d'un environnement favorable et les
potentialités du MDP, le CANADA et l'AUSTRALIE déclarèrent que
le secteur privé devait être le principal véhicule du transfert
des technologies. La REPUBLIQUE DE COREE et le CANADA
apportèrent leur appui à un travail sur les inventaires des
sources des nouvelles technologies et sur l'identification des
lacunes dans ce domaine. L'AUSTRALIE appuya la conduite d'une
analyse des barrières entravant le transfert technologique et
suggéra au SBSTA de recourir à son fichier d'experts. Le délégué
proposa la mise en place d'un réseau sur Internet pour
l'amélioration de la diffusion de l'information. Avec les ETATS-
UNIS, la REPUBLIQUE DE COREE déclara que les débats sur les
questions conceptuelles ne doivent pas empêcher la progression
du programme de travail. Les ETATS-UNIS proposèrent au
Secrétariat de préparer un rapport sur les efforts fournis par
les Parties dans le domaine du développement et du transfert des
technologies et de le soumettre à la considération du SBSTA à sa
prochaine session et endossèrent par ailleurs la proposition du
Secrétariat d'établir un processus consultatif pour la
réalisation d'un consensus autour des prochaines étapes. Un
groupe de contact présidé par Wanna Tanunchaiwatana (Thaïlande)
et Renata Christ (Commission Européenne) fut convoqué pour
discuter du sujet.
Le jeudi 5 novembre, un groupe de contact discuta de trois
projets de décisions proposés par les ETATS-UNIS, les G-77/CHINE
et l'UE (FCCC/CP/1998/MISC.5/Add.3). Le délégué des ETATS-UNIS
déclara que la communication entre les Parties était entravée
par des différences de compréhension des sujets. Il ajouta que
le transfert des technologies devait être basé sur les besoins
spécifiques des pays et proposa qu'une référence soit faite aux
programmes qui ont réussi. Il apporta son soutien à la
proposition du Secrétariat d'établir un processus consultatif
permettant de faciliter le dialogue entre les Parties.
La proposition des G-77/CHINE était axée sur l'identification
des voies et moyens de connecter les thèmes et sur la mise en
place d'une interface entre les pourvoyeurs de la technologie et
les récipiendaires. Un mécanisme de transfert des technologies
(MTT) y est proposé pour "aider les Parties pays en
développement à obtenir le savoir-faire et les technologies
écologiquement rationnelles correspondant à leurs besoins et
permettant de faire face aux changements climatiques, sur une
base non marchande et à des termes préférentiels, aux fins de
contribuer à l'objectif ultime de la Convention". Il y avait
consensus sur la section consacrée au renforcement des capacités
dans la proposition des G-77/CHINE, laquelle section appelait à
des efforts pour l'amélioration d'environnements favorables. Les
ETATS-UNIS s'opposèrent à la proposition des G-77/CHINE
concernant le MTT, arguant qu'il serait difficile de s'accorder
sur ses termes de référence. Le délégué fit également objection
à la référence au "terme préférentiel, sur une base non
marchande". Il rappela que cette référence avait déjà été
rejetée lors de la négociation de la Convention. Les délégués,
devaient débattre entre autres: de la nécessité, de la forme
éventuelle et des fonctions du MTT; des questions liées au
transfert des technologies relevant du domaine public; des
caractéristiques du processus consultatif; et, du rôle du
dialogue entre les Parties.
La Présidente nota l'émergence d'un consensus sur: la
nécessité de réaliser des progrès; les termes décrits dans la
section consacrée au renforcement des capacités dans la
proposition des G-77/CHINE; et, la nécessité des consultations
et des échanges d'informations. Elle indiqua qu'il y avait une
certaine convergence entre certains aspects des positions des
différentes Parties, même si un accord sur la terminologie
restait nécessaire. Elle précisa qu'il y avait désaccord sur le
point de savoir s'il fallait mettre en place un
"mécanisme/processus/système/dispositif", sur ses formes et
fonctions et sur les éléments nécessaires à l'action immédiate.
Elle proposa que les aspects du transfert technologique
mentionnés dans les trois propositions soient intégrés dans le
groupe de travail. Le vendredi 6 novembre, le groupe de contact
sur le transfert des technologies devait poursuivre les
discussions sur le projet de décision proposé.
Le mardi 10 novembre, dans la Plénière du SBSTA, les délégués
procédèrent à l'examen du projet de conclusion sur le transfert
technologique (FCCC/CP/1998/CRP.11) requérant du Président du
SBSTA d'établir un processus consultatif qui consisterait en une
série de réunions et d'ateliers régionaux pour l'application de
l'Article 4.5 de la CCCC (transfert des technologies). Les
Parties furent invitées à présenter leurs soumissions au
Secrétariat avant le 15 mars 1999, en réponse aux questions
listées dans l'annexe de la décision.
Les délégués adoptèrent la majeure partie du texte telle
quelle, modifiant le préambule de manière à y refléter le rôle
du secteur privé dans certains pays. Le paragraphe demandant au
SBSTA d'établir un processus consultatif pour l'examen des
questions listées dans l'annexe de la décision donna lieu à un
certain débat. Le porte-parole des G-77/CHINE souhaita le
maintien de la référence au MTT. Il déclara aussi que le
paragraphe devait être considéré en conjonction avec la
référence crochetée figurant dans l'annexe qui requiert un
examen des mécanismes appropriés de transfert technologique avec
la CCCC. Le délégué des PHILIPPINES déclara qu'un organe était
nécessaire pour l'opération du processus et que les experts à
impliquer doivent être issus du fichier d'experts de la CCCC.
Les ETATS-UNIS, avec l'UE, déclara que l'objectif du processus
consultatif doit être l'entreprise d'une réaction effective et
significative". Le porte-parole des G-77/CHINE fit part de sa
volonté d'accepter cette dernière formulation si les crochets
étaient supprimés dans l'annexe.
La Présidente clôtura la réunion officielle et entama les
discussions officieuses. L'UE déclara que l'annexe n'était pas
un texte négocié et appuya la proposition des ETATS-UNIS de
laisser le débat au segment de haut niveau, compte tenu de ses
liens avec d'autres sujets en cours de négociation. La
Présidente proposa une formulation de compromis. Après un
certain débat, la Présidente invita l'UE, les ETATS-UNIS et les
G-77/CHINE à débattre du sujet de manière officieuse.
Le SBSTA se réunit de nouveau vers 12h30. Le Président Chow
rapporta que les participants aux consultations se sont mis
d'accord pour laisser le Président avancer une proposition. Il
proposa la formulation suivante: "pour réaliser un accord sur le
cadre nécessaire à des actions effectives et significatives". La
référence au "mécanisme de transfert des technologies" serait
supprimée. Le texte stipulerait également que le SBSTA ait
recours au fichier d'experts. Une référence crochetée dans
l'annexe s'interroge sur le point de savoir si les mécanismes
multilatéraux disponibles étaient suffisants.
Le Président tenta d'accepter le texte pour transmission à la
CdP, mais les ETATS-UNIS y firent objection. Le SBSTA décida
d'accepter le texte et le Président indiqua que l'objection des
ETATS-UNIS sera notée dans le procès-verbal. Le délégué des
ETATS-UNIS, appuyé par le JAPON, déclara que l'action était
inappropriée et qu'une déclaration dans le procès-verbal était
insuffisante. Il souhaita y voir mentionné que la décision fut
acceptée malgré l'objection.
Lors de Plénière finale, les délégués procédèrent à
l'adoption de la décision sur le développement et le transfert
des technologies (FCCC/CP/1998/L.16). La décision requiert du
SBSTA d'établir un processus consultatif pour l'examen de la
liste préliminaire des thèmes et questions et l'élaboration de
recommandations quant à la manière de les traiter, en vue de
réaliser un accord sur le cadre nécessaire à une action
effective et significative permettant d'améliorer la mise en
uvre du transfert technologique dans le cadre de la Convention.
Rapport de la Session: Le mardi 10 novembre, le SBSTA procéda
au projet de rapport de sa neuvième session (FCCC/CP/1998/L.8).
Le rapport final inclura l'objection de la FEDERATION DE RUSSIE
concernant les étapes procédurales figurant dans la
recommandation sur les liens entre le Protocole de Montréal et
la CCCC (FCCC/CP/1998/CRP.8).
L'ORGANE SUBSIDIAIRE D'EXECUTION
Présidé par Bakary Kante (Sénégal), le SBI se réunit à 8
reprises dont plusieurs sessions conjointes avec le SBSTA. Le
SBI procéda à l'examen: de l'application des Articles 4.8 et 4.9
de la CCCC; de la revue de l'information/décisions possibles
entrant dans le cadre de la Décision 9/CP.1; des secondes
communications nationales des Parties visées à l'Annexe I; des
communications nationales des pays non visés à l'Annexe I; du
mécanisme de financement; des questions administratives et
financières; et, du programme des réunions de la période 2000-
2001. Plusieurs groupes de contact devaient également se réunir
pour la poursuite des discussions sur un certain nombre de
questions et sur les projets de conclusions. Sur plusieurs
points, les délégués ne réussirent pas à réaliser un accord dans
les groupes de contact et les projets de décisions furent
transmis à la CdP avec des crochets. Les points en suspens
furent discutés dans des séances privées des consultations de
haut niveau et les décisions furent présentées à la Plénière
finale.
Application des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC: Le mardi 3
novembre, le Président Kante convoqua un groupe de contact
coprésidé par Bo Kjellén (Suède) et Mohammad Salamat (Iran), sur
les Articles 4.8 et 4.9 (effets adverses) et les Articles en
rapport du Protocole de Kyoto (2.3 et 3.14). L'ARABIE SAOUDITE
souligna la nécessité pour le groupe de contact de produire un
texte non ambigu et pouvant être adopté par la CdP. Les ETATS-
UNIS et le CANADA indiquèrent que les questions soulevées par
les Articles 4.8 et 4.9 et les décisions subséquentes devaient
être séparées. Avec l'AUSTRALIE, ils souhaitèrent voir la
question examinée de manière non politique.
Le groupe de contact se réunit à trois reprises. Lors de la
première session, les délégués discutèrent de la manière de
procéder. Dans les deuxième et troisième sessions, ils
débattirent du projet de décision des coprésidents qui stipulait
que les éléments de base nécessaires à l'analyse devaient
englober: l'identification des effets adverses; la détermination
de l'impact des mesures d'application dans les pays en
développement; l'identification des préoccupations et des
besoins particuliers des Parties pays en développement découlant
de ces effets et impacts; et, la détermination des actions
nécessaires dans les domaines du financement, de l'assurance et
du transfert technologique permettant de répondre aux besoins
des pays en développement. Un programme de travail fut proposé.
Il comporte: un atelier d'experts (avril 1999); la poursuite de
la discussion dans les organes subsidiaires (SBSTA-10 et SBI-10,
juin 1999); l'identification des besoins en matière
d'information (CdP-5, octobre 1999); et, la prise des décisions
(CdP-6, octobre 2000).
Le mardi 10 novembre, en présentant les résultats du groupe
de contact, le Coprésident Kjellén déclara que le texte
reflétait les objectifs et qu'il y avait accord général sur les
questions en suspens. Les deux paragraphes crochetés dans le
préambule reflétaient le manque de temps pour le parachèvement
des négociations. Le porte-parole des G-77/CHINE précisa qu'il y
avait eu des compromis, même au niveau des libellés non
crochetés. Il indiqua que le groupe était prêt à accepter le
document avec ses crochets pour préserver l'élan. Les ETATS-
UNIS, avec l'UE, déclarèrent que l'impression d'accord général
était trompeuse. Le délégué indiqua que le groupe de contact
n'avait pas discuté ce texte et qu'aucun accord n'a été conclu
au sujet du plan de travail. L'ARABIE SAOUDITE déclara qu'il n'y
avait pas de consensus et suggéra que si ce texte devait être
placé entre crochets, tous les autres textes doivent être
pareillement crochetés.
Le projet de décision sur les Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC
fut adopté avec l'introduction de deux amendements et la
suppression des crochets entourant l'intégralité du texte
(FCCC/CP/1998/L.9). Le paragraphe 4 du préambule fut étendu pour
stipuler "Reconnaissant que dans l'application des engagements
relevant de l'Article 4 de la Convention, les Parties
accorderont une pleine attention aux actions nécessaires dans le
cadre de la Convention, y compris les actions liées au
financement, à l'assurance et au transfert technologique, pour
répondre aux préoccupations et aux besoins particuliers des
Parties pays en développement découlant des effets adverses du
changement climatique et/ou de l'impact de l'application des
mesures de réponse". Le paragraphe suivant fut raccourci pour
stipuler: "notant les dispositions de l'Article 12.8 du
Protocole". La texte adopté comprend en outre un commentaire
étendu sur les responsabilités incombant aux Parties de l'Annexe
I dans le cadre des Articles 4.5 et 4.9, mais limite la
discussion des engagements spécifiques relevant de l'Article 12
du Protocole. La décision se focalise sur l'obtention et la
complication des données et la poursuite de l'analyse des effets
adverses et englobe un plan de travail pour l'action future.
Revue de l'Information/Décisions Possibles Relevant de la
Décision 9/CP.1: Le mercredi 4 novembre, les délégués
procédèrent à l'examen du document intitulé 'Revue de
l'information et des décisions possibles relevant de l'Article
4.2(f)' qui traite des amendements aux Annexes de la CCCC
(FCCC/CP/1998/13; FCCC/CP/1997/MISC.3). Le Président rappela que
des consultations officieuses avaient été tenues durant les deux
dernières sessions, mais qu'aucun consensus n'a pu être réalisé.
Le PAKISTAN demanda aux Parties d'enlever la Turquie des Annexes
I et II. L'UE déclara que les pays de l'OCDE devraient avoir des
objectifs juridiques contraignants. Des consultations
informelles furent tenues sur ce sujet.
Le vendredi 6 novembre, en Plénière, la Présidente de la CdP
invita les délégués à faire part de leurs commentaires sur le
projet de décision concernant la revue de l'application des
engagements et d'autres dispositions de la Convention
(FCCC/CP/1998/L.2). Dans le projet de décision, la CdP
poursuivra la revue de ce sujet à la CdP-5. La TURQUIE réitéra
que son statut actuel était une anomalie retardant sa
ratification de la Convention. Le PAKISTAN appela à la
résolution de cette question pour permettre à la Turquie de
participer au processus.
Secondes Communications Nationales des Parties de l'Annexe I:
Le mercredi 4 novembre, les délégués discutèrent de la
complication et de la synthèse des secondes communications
nationales des Parties visées à l'Annexe I. Le Secrétariat
fournit une revue de la documentation et évoqua les lacunes au
niveau des données et des rapports (FCCC/CP/1998/11;
FCCC/CP/1998/11/Add.1; FCCC/CP/1998/11/Add.2). Le débat inclut
une référence au processus de la revue approfondie et à la
proposition d'une étude comparative sur les données
(FCCC/CP/1998/4; FCCC/CP/1998/5; FCCC/CP/1998/MISC.8;
FCCC/CP/1998/INFORMATION.9). Le porte-parole des G-77/CHINE,
avec les PHILIPPINES et la CHINE, fit part de ses préoccupations
concernant: les tendances à la hausse des émissions des Parties
de l'Annexe I; les activités liées aux ressources financières et
au transfert technologique; l'absence de progression dans
l'élaboration des politiques et mesures; et, les lacunes
constatées dans les rapports des Parties de l'Annexe I.
La NORVEGE, avec l'UE, l'AUSTRALIE, les USA et le CANADA,
déclara: que les communications nationales et leur revue étaient
importantes pour le processus de la Convention; que les
questions touchant à l'élaboration des rapports et aux lignes
directrices nécessitaient une attention accrue; et, que le
Secrétariat devait mener davantage de travaux analytiques. L'UE,
la NOUVELLE ZELANDE, les USA, la SUISSE, le CANADA et la NORVEGE
déclarèrent que les troisièmes communications nationales doivent
être fixées pour l'an 2001. L'UE, la NORVEGE et les ETATS-UNIS
apportèrent leur soutien au papier proposé par le Secrétariat
sur l'étude comparative des données, mais souhaitèrent avoir des
éclaircissements sur plusieurs points techniques et de
procédure.
Le groupe de contact sur les communications nationales des
Parties de l'Annexe I, présidé par Mohamed Ould El Ghaouth
(Mauritanie) et Alexander Metalnikov (Fédération de Russie), se
réunit durant le week-end pour la formulation d'un projet de
décision. Il proposa que les troisièmes communications
nationales des Parties de l'Annexe I soient fixées pour 2001 et
que les communications nationales subséquentes soient dues tous
les trois à cinq ans. La décision inclut une déclaration sur la
nécessité pour les Parties de fournir des efforts pour
l'amélioration de la finition de la consistance et de la
comparabilité des données, ainsi que pour la participation, à
travers le SBI dans l'évaluation et l'affinement du processus de
revue. Il y est également proposé que le Secrétariat parachève
l'étude de faisabilité sur l'utilité potentielle de l'étude
comparative des données et de l'élaboration de rapports sur
l'information contenue dans les soumissions annuelles
d'inventaires nationaux.
Le mardi 10 novembre, dans la Plénière du SBI, les
Coprésidents du groupe de contact indiquèrent que le consensus
était réalisé. Le porte-parole du G-77/CHINE proposa de
crocheter dans l'annexe le paragraphe stipulant que plusieurs
Parties de l'Annexe I ne réduiraient pas les gaz à effet de
serre à leurs niveaux de 1990. Il ajouta que cette question
était désormais rattachée à la discussion sur l'Article 4.2(a)
et (b) de la CCCC (adéquation des engagements). Le Coprésident
du groupe de contact El Ghaouth demanda au Président de ne pas
rouvrir de débat sur la décision approuvée. Le texte fut accepté
avec ses crochets.
La Plénière finale adopta la décision sur les communications
nationales des Parties de l'Annexe I avec suppression des
crochets entourant l'alinéa 10© (FCCC/CP/1998/L.10). La décision
requiert des Parties de l'Annexe I de soumettre leurs troisièmes
communications nationales avant le 30 novembre 2001 et stipule
que les communications subséquentes seront dues à des
intervalles de trois à cinq ans.
Communications Nationales des Pays Non Visés à l'Annexe I: Le
jeudi 5 novembre, les délégués débattirent des communications
nationales des pays non visés à l'Annexe I (FCCC/CP/1998/MISC.4;
FCCC/CP/1998/INFORMATION.2; FCCC/CP/1998/CRP.1). Le délégué des
PHILIPPINES souligna la nécessité du renforcement des capacités
et du financement qui doivent s'effectuer selon les lignes
directrices retenues pour les premières communications dans la
Décision 10/CP.2. La CHINE, appuyée par le TOGO et la REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE, déclara que la décision reconnaissait la
nécessité de fournir des ressources financières supplémentaires
et adéquates pour couvrir les inventaires qui représentent un
travail énorme pour certains pays en développement. Le CHILI et
la COLOMBIE donnèrent un aperçu sur les efforts fournis dans le
cadre de leurs premières communications nationales. L'URUGUAY et
la REPUBLIQUE DE COREE parlèrent de leurs communications
nationales et des efforts nationaux en cours pour la limitation
des GES. L'UE déclara que les communications doivent être
considérées sur une base nationale et que des ateliers plus
fréquents seraient bénéfiques.
Le lundi 9 novembre, le groupe de contact sur les
communications nationales des pays non visés à l'Annexe I,
présidé par Paul Malcons (Afrique du Sud) et Dan Reifsnyder
(Etats-Unis), procéda à l'examen d'un projet de texte des
coprésidents. Le débat fut axé sur un certain nombre de
questions dont le point de savoir si les communications
nationales des pays non visés à l'Annexe I devait être élaborée
et si oui, à quel moment; le point de savoir s'il devait y avoir
des revues nationales; et, le point de savoir si des ateliers
pouvaient aider à la considération et/ou à la préparation des
communications nationales.
Le mardi 10 novembre, dans la Plénière du SBI, le Coprésident
Malcons présenta le projet de décision. L'UE crocheta le
paragraphe portant sur les requêtes faites au Secrétariat. Le
porte-parole du G-77/CHINE plaça le texte entier entre crochets.
La CHINE et l'ARABIE SAOUDITE déclarèrent que le Président ne
doit pas permettre une nouvelle négociation du texte. Après un
long débat, le Président appela les délégués à respecter les
règles et précisa que le texte entier sera crocheté pour
considération par la Plénière de la CdP.
La Plénière finale de la CdP procéda à l'adoption de la
décision concernant les premières communications nationales des
Parties non visées à l'Annexe I, moyennant quelques
modifications mineures (FCCC/CP/1998/L.11). Ainsi le paragraphe
5 fut amendé pour stipuler que la CdP: "décide de poursuivre la
considération des communications des Parties non visées à
l'Annexe I, à sa cinquième session, en vue de prendre une
décision sur ce sujet". Cette modification mettait en relief le
caractère continu de l'examen des communications des Parties non
visées à l'Annexe I. Tous les crochets furent supprimés et la
décision fut adoptée.
Le Mécanisme de Financement: Le mercredi 4 novembre, les
délégués se penchèrent sur le rapport du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) (FCCC/CP/1998/12;
FCCC/CP/1998/12/Add.1; FCCC/CP/1998/MISC.3) et sur le mécanisme
de financement et le processus de revue (FCCC/CP/1998/MISC.4;
FCCC/CP/1998/MISC.4/Add.1 et FCCC/CP/1998/MISC.3). Plusieurs
Parties pays en développement souhaitèrent une réorientation
politique du FEM, de manière à répondre à leurs besoins, y
compris dans le domaine de l'élaboration des communications.
Plusieurs Parties pays industrialisés déclarèrent que le FEM
devrait servir d'entité de financement de la Convention, même si
des améliorations étaient nécessaires. Le Président Kante appela
à l'unité dans les rangs des délégués pour résoudre le statut du
FEM et appela les participants à dégager une solution.
Le jeudi 5 novembre, un groupe de contact sur le mécanisme
financier présidé par John Ashe (Antigua et Barbuda) et Dan
Reifsnyder (Etats-Unis) se réunit brièvement et se focalisa sur
les questions de procédure permettant de parvenir à une
décision. Les G-77/CHINE, après la considération des
commentaires faits à la proposition initiale qu'ils avaient
présentée lors de la réunion précédente, avancèrent deux
nouvelles propositions sur des sujets de fond, à savoir le
statut du FEM et les lignes directrices à fournir au FEM. Ces
documents furent examinés dans une série de réunions du groupe
de contact durant les quelques jours qui suivirent.
Le vendredi 6 novembre, le groupe de contact se pencha sur le
projet de décision présenté par les G-77/CHINE
(FCCC/CP/1998/MISC.3/Add.1). Le délégué des ETATS-UNIS soumit un
projet de décision axé sur: des améliorations au niveau
opérationnel du FEM; la résolution du statut du FEM et des
directives devant lui être fournies dans un seul projet de
décision; et, des programmes de soutien du FEM visant à aider
les pays en développement à changer leurs politiques et leurs
cadres juridiques en faveur du transfert technologique. Le
porte-parole des G-77/CHINE déclara que cette proposition ne
répondait pas de manière adéquate aux besoins des Parties pays
en développement.
Le lundi 9 novembre, le groupe de contact se réunit en séance
privée pour débattre du texte proposé par les coprésidents.
Aucune décision ne fut prise. Les délégués indiquèrent qu'ils
souhaitaient un feed-back d'autres groupes de contact tels que
ceux chargés du transfert technologique et des Articles 4.8 et
4.9 de la CCCC. Les délégués rattachèrent la décision concernant
le statut du FEM à la discussion sur les directives à fournir au
FEM.
Le Coprésident Ashe présenta le projet de décision sur le
mécanisme de financement à la Plénière du SBI, plus tard dans la
journée. L'UE plaça entre crochets les paragraphes appelant à un
financement du FEM pour la mise en uvre des réponses
d'adaptation et à la couverture de l'ensemble des coûts
approuvés. Le délégué des ETATS-UNIS crocheta le libellé
concernant les centres internationaux. Le porte-parole des G-
77/CHINE crocheta le texte entier. Le texte fut transmis à la
CdP avec ses crochets.
Après de longues consultations en séances privées, la
Plénière de la CdP reçut un projet de décision
(FCCC/CP/1998/L.22) dépourvu de crochets. Le document fut
adopté. On s'accorda pour dire que le FEM restructuré servira de
mécanisme de financement. Concernant les directives à fournir au
FEM, les modifications devaient inclure: la suppression des
crochets entourant le libellé appelant à la mise à disposition
de ressources nouvelles et supplémentaires pour le traitement
des changements climatiques; la suppression des crochets
entourant les paragraphes appelant au financement des mesures
d'adaptation et à la facilitation de l'accès à l'information;
et, la suppression des crochets et le renforcement du texte
appelant à la couverture de l'ensemble des coûts approuvés des
premières communications nationales et des communications
subséquentes.
Seconde Revue de l'Adéquation de l'Article 4.2(a) et (b) de
la CCCC: Le mercredi 4 novembre, les délégués examinèrent la
seconde revue de l'adéquation de l'Article 4.2(a) et (b) de la
CCCC (FCCC/CP/1997/7; FCCC/CP/1998/MISC.6;
FCCC/CP/1998/MISC.6/Add.1). Il y avait consensus entre les
Parties que les engagements actuels étaient inadéquats et qu'une
décision devait être prise à la CdP-4. Le porte-parole des G-
77/CHINE déclara: que la question est importante pour la
Convention; qu'une décision claire définissant de nouveaux
engagements devait être prise; et, que les pays industrialisés
étaient en train de rapetisser leurs responsabilités dans ce
domaine. Plusieurs pays industrialisés indiquèrent que la
résolution de cette question était possible à la CdP-4, mais que
la décision doit porter sur une perspective à venir et être
capable de créer un cadre favorable pouvant englober une large
gamme d'engagements. Un groupe de contact fut établi pour
examiner le sujet.
Le 5 novembre, le groupe de contact chargé de l'examen de la
revue de l'Article 4.2(a) et (b) et présidé par Jennifer Irish
(Canada) et Margaret Mukahanana (Zimbabwe) resta focalisé sur
l'établissement de l'approche de la préparation du projet de
déclaration qui, selon l'Article 4.2(d) de la CCCC, doit être
achevé avant le 31 décembre 1998. Les Parties pays en
développement insistèrent que le projet de décision des G-
77/CHINE fournissait une plate-forme pour les délibérations.
D'autres pays déclarèrent qu'un document compilant l'éventail
des soumissions faites au Secrétariat après les réunions de juin
des organes subsidiaires devrait servir de texte de référence
pour les discussions.
Le groupe se réunit durant le week-end. La discussion des
quatre projets de propositions présentés par l'AUSTRALIE, l'UE,
les G-77/CHINE et les ETATS-UNIS domina les délibérations. Le
débat porta sur les questions de procédure, et notamment sur la
manière d'aborder les textes. Les G-77/CHINE firent part de leur
réticence quant à la considération d'un texte de compilation
préparé par les coprésidents. Après un long débat, le porte-
parole des G-77/CHINE proposa, avec l'UE et la NOUVELLE ZELANDE,
un texte remodelé comme document de négociation. Les ETATS-UNIS,
avec le soutien des G-77/CHINE, rejetèrent l'idée d'un document
de compilation et appelèrent à la présentation de l'intégralité
des quatre projets de décisions au SBI. Les Parties justifièrent
l'approche de précaution, mentionnant l'importance de cette
question cruciale pour les positions nationales. La CHINE
déclara que les propositions des ETATS-UNIS et de l'AUSTRALIE
représentaient à ses yeux une tentative d'arracher de nouveaux
engagements aux pays en développement. Les ETATS-UNIS et
l'AUSTRALIE notèrent que l'évaluation scientifique et technique
transmise par le GIEC indiquait que les actions des seuls pays
industrialisés seraient insuffisantes pour répondre aux
objectifs de la Convention, et les ETATS-UNIS intégrèrent ce
point dans leurs soumissions. La réunion fut achevée sans la
prise d'une résolution claire.
Le mardi 10 novembre, la Coprésidente Jennifer Irish rapporta
à la Plénière du SBI que le groupe s'est accordé sur le fait que
les engagements étaient inadéquats mais ne s'est entendu ni sur
les raisons ni sur les actions requises. Elle présenta une
recommandation appelant le Président à mener de nouvelles
consultations. La Coprésidente Margaret Mucahanana déclara que
les difficultés qui ont entravé la réalisation d'un consensus
étaient basées sur le fait que l'interprétation de l'adéquation
des engagements n'était pas la même pour tous. Le Président
demanda aux délégués de transmettre les cinq projets de
décisions à la Plénière de la CdP.
Au cours de la Plénière finale, le Président rapporta
qu'aucune conclusion ne put être élaborée au sujet de la seconde
revue de l'adéquation de l'Article 4.2(a) et (b). Il n'y eut ni
discussion ni décision sur ce sujet de la part de la CdP et le
caractère des futures discussions ne fut pas décrit.
Questions Administratives et Financières: Le mardi 3
novembre, le Secrétariat présenta un certain nombre de questions
administratives et financières (FCCC/CP/1998/8/Add.1;
FCCC/CP/1998/9; FCCC/CP/1998/10; et, FCCC/CP/1998/INF.1). Une
brève discussion s'ensuivit et le Président décida de mener des
consultations sur les points soulevés.
Le mardi 10 novembre, le Président du groupe chargé du
budget, Harald Dovland (Norvège), rapporta qu'aucun accord n'a
été réalisé sur le calendrier des réunions. Le délégué des
ETATS-UNIS fit part de ses réserves sur les dates figurant dans
le projet de décision. Le texte fut adopté à l'exclusion du
calendrier des réunions. Le Secrétaire Exécutif rapporta que
depuis la distribution du document FCCC/SBI/1998/INF.6, des
contributions financières ont été reçues de la part de plusieurs
Parties. Les délégués adoptèrent une décision sur ce sujet lors
de la Plénière finale (FCCC/CP/1998/L.13).
Programme des Réunions de la Période 2000-2001: Le mardi 3
novembre, dans la Plénière du SBI, l'UE, appuyée par le CANADA
et l'AUSTRALIE, proposa de tenir la CdP-5 en 2000, plutôt qu'en
1999. Avec l'ARABIE SAOUDITE, la CHINE, le VENZUELA et le
NIGERIA, la MAURITANIE fit objection à cette proposition. Si la
CdP devait être retardée, devait affirmer le délégué, les
gouvernements risquaient de ne pas sentir la pression pour la
ratification du Protocole. La CHINE nota que plusieurs questions
relevant de la Convention n'étaient pas encore résolues et qu'un
délai était nécessaire pour la préparation de l'entrée en
vigueur du Protocole. Le NIGERIA fit objection à la proposition
des ETATS-UNIS d'alterner les CdP ministérielles et les CdP non
ministérielles. Le CANADA appela à des consultations sur ce
sujet sous la conduite du Président. Des consultations
officieuses furent menées.
Le lundi 9 novembre, le SBI procéda à l'adoption du rapport
provisoire de sa neuvième session (FCCC/SBI/1998/L.8).
SESSIONS CONJOINTES SBI/SBSTA
Les Mécanismes de Souplesse: Dans la Plénière conjointe
SBI/SBSTA du mercredi 4 novembre, les délégués discutèrent des
mécanismes de souplesse du Protocole figurant dans l'Article 6
(unités de réduction des émissions), l'Article 12 (mécanisme
pour un développement propre) et l'Article 17 (échanges des
droits d'émissions) (FCCC/CP/1998/MISC.7 et Add.1;
FCCC/SBSTA/1998/6; FCCC/CP/1998/INF.3). Le porte-parole des G-
77/CHINE réitéra la nécessité pour les mécanismes de souplesse
de procéder par étapes. Le BRESIL déclara que le MDP ne devait
pas être opérationnel avant la ratification du Protocole et
l'application des mesures domestiques. L'AOSIS déclara entre
autres que les mécanismes doivent avoir un caractère
complémentaire.
Le GROUPE AFRICAIN déclara que l'utilisation dans mécanismes
de souplesse doit être limitée à un certain degré, étant donné
que le premier objectif de la CCCC consiste à encourager
l'action domestique. Des mesures appropriées dans le domaine de
l'allégement de la dette en Afrique permettraient de créer un
environnement favorable à une large gamme de projets MDP. Le
porte-parole appela à un processus préparatoire pour permettre
aux pays africains d'entreprendre des projets MDP. Il souligna
l'importance de l'équité dans le MDP et suggéra de se focaliser
sur le développement de l'infrastructure dans le continent.
L'UE déclara que les mécanismes doivent être développés en
parallèle et être compatibles entre eux. Le représentant déclara
par ailleurs que les actions domestiques doivent constituer les
principaux moyens de réduction des émissions et que les
mécanismes doivent être complémentaires. Il appela à la
définition de plafonds quantitatifs et qualitatifs sur la base
de termes équitables. La SUISSE proposa la création d'un
mécanisme de mise en conformité. L'UE, la SUISSE et la SLOVENIE
déclarèrent que la CdP-' doit s'accorder sur autant de principes
que possible et adopter des plans détaillés pour la mise en
uvre du Protocole de Kyoto.
L'AUSTRALIE déclara que les mécanismes de souplesse doivent
être ouverts, fondés sur la loi du marché, transparents,
efficaces par rapport au coût et équitables; doivent assurer une
couverture complète, y compris celle des puits d'absorption; et,
doivent être transposables. Avec la NOUVELLE ZELANDE, la
représentante s'opposa à l'imposition de restrictions aux
échanges dans les quantités assignées les qualifiant
d'équitables, d'onéreuses, d'arbitraires et de difficiles à
appliquer.
Avec le CANADA, les ETATS-UNIS et la NORVEGE, le JAPON
souligna l'importance de traiter les mécanismes de souplesse de
manière parallèle, de réaliser un accord dans les meilleurs
délais et de développer un plan de travail pour les questions
non résolues. Il souhaita voir une priorité accordée aux
questions techniques. Appuyé par le Canada et les ETATS-UNIS, il
s'opposa à la fixation de plafonds quantitatifs, pour les
réductions réalisées à travers les mécanismes de souplesse,
notant qu'aucun plafonnement n'était prévu pour les transferts
effectués dans le cadre de l'Article 4 du Protocole ("la
bulle"). Concernant le MDP, il souhaita: la transparence;
l'inclusion du secteur privé; l'utilisation des fonds publics
pour assurer une répartition géographique équitable des projets;
et, une approche standard et/ou au cas par cas pour les points
de départ. Avec le CANADA, le délégué ajouta que les pays hôtes
doivent déterminer les critères du développement durable.
Un groupe de contact conjoint SBI/SBSTA, présidé par Luiz
Gylvan Meira Filho (Brésil) et Yvo De Boer (Pays-Bas) se réunit
à plusieurs reprises. Le mercredi 4 novembre, le groupe discuta
de l'élaboration d'un programme de travail exhaustif sur les
mécanismes de souplesse. L'UE et un groupe de Parties de
l'Annexe I incluant l'Australie, le Canada, l'Islande, la
Nouvelle Zélande, la Norvège, la Fédération de Russie et les
Etats-Unis (GROUPE UMBRELLA) firent circuler des projets de
décisions et des documents de discussions. D'autres Parties dont
le G-77/CHINE appelèrent à un délai pour la considération du
volume de la documentation. Plusieurs Parties pays en
développement souhaitèrent traiter d'une gamme plus large de
questions ayant rapport avec les mécanismes de souplesse, et
notamment du transfert des technologies, des effets adverses,
des méthodologies, de l'élaboration des rapports et de la
conformité. Deux petits Etats insulaires apportèrent leur appui
à un ensemble indivisible de onze thèmes pour le programme de
travail. Les coprésidents firent circuler une maquette du projet
de programmes de travail sur les mécanismes et procédèrent à des
consultations officieuses.
Le vendredi 6 novembre, le porte-parole des G-77/CHINE
souligna la nécessité de prévoir dans le programme de travail
une section consacrée à la nature et à la portée des mécanismes
pour faciliter l'étude comparative. Il ajouta que les mécanismes
ne doivent pas exacerber le désavantage économique des pays et
appela à la discussion du MDP sur une base prioritaire. Le
HONDURAS, appuyé par plusieurs pays d'Amérique Latine, appela à
une rapide mise en place du MDP et proposa d'adopter une
approche basée sur une phase intérimaire pour l'élaboration des
lignes directrices et des règles. Le délégué des ETATS-UNIS
souligna la nécessité de progrès parallèles sur l'ensemble des
mécanismes. L'UE préféra la tenue d'un débat général, plutôt
qu'un débat détaillé. La NOUVELLE ZELANDE souligna l'importance
de l'élaboration d'un calendrier pour ce débat. Plusieurs
Parties firent part de leurs réserves concernant la longueur du
programme de travail provisoire. La SUISSE fournit aux
coprésidents un programme de travail de deux pages. Le groupe de
contact se réunit de nouveau le samedi pour poursuivre le débat
sur le programme de travail, avec une version très raccourcie
élaborée par les coprésidents intégrant la proposition
hondurienne de phase intérimaire. Après un certain débat, les
coprésidents reconnurent l'existence de divergences dans les
points de vue des différentes Parties, affirmant toutefois que
ces points de vue n'étaient pas incompatibles.
Le lundi 9 novembre, les G-77/CHINE soumirent une proposition
de programme de travail renfermant une liste exhaustive de
thèmes incarnant l'approche par étapes et accordant une priorité
au MDP. En réponse, les ETATS-UNIS appuyés par le CANADA et
l'AUSTRALIE, suggérèrent que le groupe de contact traite de
quatre questions: quel type de décision doit être pris, à quel
moment, par qui et comment doit-il avancer. Le délégué ajouta
qu'il y avait deux options: négocier les thèmes figurant dans le
texte ou laisser la liste des thèmes ouverte. L'UE déclara que
le projet de programme des G-77/CHINE manquait entre autres d'un
échéancier clair, de dates butoirs et de la répartition des
tâches sur les différents organes. L'UE rejetait le classement
prioritaire des travaux, appelant à un développement parallèle
des trois mécanismes ensemble. Les coprésidents introduisirent
un projet de décision sur les mécanismes, tenant compte des
points de vue exprimés dans le groupe. L'AUSTRALIE déclara que
les questions réglées à Kyoto ne devaient pas être réouvertes.
Le mardi 10 novembre, des projets de programmes de travail
furent soumis par l'AUSTRALIE (au nom du CANADA, de l'ISLANDE,
de la NOUVELLE ZELANDE, de la NORVEGE, de la FEDERATION DE
RUSSIE et des ETATS-UNIS), le JAPON, la SUISSE et les
COPRESIDENTS. Après de longues délibérations, le Coprésident De
Boer suggéra que l'intitulé du programme travail soit assorti
d'une note de bas de page stipulant que "les éléments de cette
liste y figurent sans préjudice, à l'intégration de ces thèmes
dans les règles, modalités et lignes directrices élaborées pour
ces mécanismes". La discussion sur les principes doit se limiter
à "l'application des principes existants", et les références aux
Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC (effets adverses) doivent être
supprimées. Sur requête des G-77/CHINE, les Parties se réunirent
de nouveau plus tard pour discuter du projet tel qu'amendé par
les Coprésidents. L'ARABIE SAOUDITE, avec le QATAR se déclara
prête à apporter son soutien au texte amendé des Coprésidents,
pour peu que les Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC y soient inclus.
L'OUGANDA déclara que toutes les références aux Articles 4.8 et
4.9 de la CCCC devraient être supprimées, puisqu'ils sont en
cours de délibération ailleurs.
Les délégués convoquèrent une Plénière conjointe SBI/SBSTA
aux premières heures du mercredi 11 novembre. Les Coprésidents
du groupe de contact rapportèrent qu'aucun accord n'est
intervenu sur le projet de programme de travail. L'AUSTRALIE et
d'autres Parties de l'Annexe I, ainsi que l'UE, soumirent les
documents qu'elles avaient produit pour le groupe de contact.
Les Coprésidents de la session conjointe SBI/SBSTA distribuèrent
leur propre projet de décision concernant le programme de
travail sur les mécanismes. Les G-77/CHINE encouragèrent la
discussion du projet de texte des Coprésidents du groupe de
contact, avec la CHINE opposée à l'utilisation de tout autre
document. L'AFRIQUE DU SUD et l'OUGANDA rejetèrent la position
des G-77/CHINE, affirmant qu'ils n'étaient pas au courant que le
groupe a discuté de la nouvelle proposition. Avec les ETATS-
UNIS, l'UE, le CANADA, le JAPON, le KOWEIT et l'AUSTRALIE, le
GROUPE AFRICAIN préféra placer entre crochets l'intégralité du
nouveau projet de texte des coprésidents de la session
SBI/SBSTA. Le VENEZUELA précisa que la transmission du texte des
Coprésidents nécessitait la formulation d'une position conjointe
des organes subsidiaires. Le KOWEIT suggéra que le projet de
décision des Coprésidents soit transmis à la CdP comme texte du
Président. Le Coprésident Kante suggéra d'envoyer les deux
textes à la Plénière: le projet de plan de travail proposé par
les Coprésidents du groupe de contact et le projet de décision
proposé par les Coprésidents de la session conjointe SBSTA/SBI.
Les délégués approuvèrent mais on ne sait pas lequel des deux
textes sera crocheté. La session fut clôturée à 4h10 du matin.
Plus tard ce même jour, le Coprésident Chow informa la
Plénière de la CdP qu'une décision a été réalisée sur les
mécanismes de souplesse et que deux projets de textes étaient
transmis à la CdP (FCCC/CP/1998/MISC.7 et Add.1).
Au cours de la Plénière finale, samedi 14 novembre, la CdP
adopta une décision incluant un programme de travail sur les
mécanismes (FCCC/CP/1998/L.21). La décision comprenait plusieurs
éléments dont: la prioritisation du MDP; une décision finale
concernant les Articles 6 (unités de réduction des émissions),
12 (mécanismes pour un développement propre) et 17 (échanges des
droits d'émissions) du Protocole, à la CdP-6; et, une requête au
Secrétariat de préparer un plan pour la facilitation du
renforcement des capacités permettant aux Parties pays en
développement, et en particulier aux petits Etats insulaires et
aux pays les moins avancés, de participer au MDP.
Le programme de travail renfermait la liste des questions
devant être discutées, lesquelles y figurent sous quatre
rubriques: rubrique générale; le MDP; les projets relevant de
l'Article 6; et, Article 17 - l'échange des droits d'émissions
entre les Parties comprises dans l'Annexe B. Dans la section
générale, les éléments comprennent: l'application des principes
pertinents; le renforcement des capacités; l'adaptation; la
conformité; l'inapplicabilité des Articles 4.8 et 4.9 de la
Convention et/ou des Articles 2.3 et 3.14 du Protocole de Kyoto
aux mécanismes; application d'une quantification "du complément
aux actions domestiques" à chacun des Etats d'une organisation
régionale d'intégration économique; et, l'établissement de
liens, notamment d'interchangeabilité. Dans la section du MDP,
une référence est faite à la transparence, à la non-
discrimination et à la prévention des distorsions de la
concurrence; la complémentarité par rapport aux actions
domestiques pour la réalisation de la conformité avec les
engagements de réduction dans le cadre de l'Article 3 du
Protocole (plafonnements concrets définis en termes quantitatifs
et qualitatifs sur la base de critères équitables;
l'interchangeabilité entre les mécanismes; l'inclusion des
projets de puits d'absorption du carbone; et, les crédits (à
partir de l'an 2000) pour les projets qualifiés commençant avant
que les règles du MDP ne deviennent effectives. Dans les
rubriques réservées à l'Article 6 et à l'Article 17, les
éléments à discuter comprennent: l'absence d'autorité pour
l'élaboration "du complément aux actions domestiques" et
l'inopportunité d'agir de la sorte; et, l'absence d'autorité
pour l'établissement d'une charge à l'adaptation. Concernant
l'Article 17, les références étaient faites sur la base et la
détermination des droits et des titres d'échanges d'émissions
des Parties incluses dans l'Annexe B; les fausses réalisations;
l'interchangeabilité et les quantités assignées en tant que
bases des échanges d'émissions.
Activités Exécutées Conjointement: Le mardi 3 novembre, la
session Plénière conjointe SBI/SBSTA procéda à l'examen de
l'état d'avancement de la phase pilote des AIJ. Le Secrétariat
présenta un rapport sur les 95 projets en cours, les principales
questions méthodologiques et les sujets soulevés sur ce thème
dans les ateliers (FCCC/CP/1998/2, FCCC/CP/1998/INF.3,
FCCC/CP/1998/MISC.7 et FCCC/CP/1998/MISC.7/Add.1).
Le porte-parole des G-77/CHINE, appuyé par plusieurs pays en
développement, fit observer que les AIJ sont séparés des
mécanismes relevant du Protocole. L'orateur déclara qu'en dépit
de l'accroissement du nombre de projets, la représentation
restait faible. Il affirma que les détails fournis étaient
insuffisants pour tirer des conclusions et que la phase pilote
devait être prorogée. La plupart des Parties non visées à
l'Annexe I n'ont pas expérimenté de projets AIJ et n'ont pas eu
l'occasion de les évaluer dans leurs propres pays. Plusieurs
Parties firent observer que l'expérience et le renforcement des
capacités permettraient de préparer le terrain pour les
mécanismes du Protocole.
La SUISSE, avec la NORVEGE, le JAPON, la SLOVENIE, l'UE, les
ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE et la COLOMBIE, contesta l'idée que la
phase pilote des AIJ puisse permettre de tirer des enseignements
utiles pour les mécanismes de souplesse. Une revue de la phase
pilote des AIJ pour la CdP-5 apporterait un appui au
développement de ce travail. La POLOGNE fit observer qu'une
revue du processus pourrait expliquer les raisons pour
lesquelles certains pays en sont exclus et résoudre quelques-
unes des préoccupations des G-77/CHINE.
Cornelia Quennet-Thielen (Allemagne) présida les
consultations officieuses sur ce sujet et présenta un projet de
décision (FCCC/SB/1998CRP.3) à la Plénière conjointe SBI/SBSTA
le mardi 10 novembre. Le porte-parole des G677/CHINE s'opposa au
libellé portant sur les crédits au profit des projets de la
phase pilote des AIJ et proposa un amendement au libellé
appelant à la continuation de la phase pilote, de manière
focalisée sur les pays en développement. Les ETATS-UNIS et la
SLOVENIE s'opposèrent à cette modification arguant qu'elle
excluait certains groupes de Parties. L'AUSTRALIE déclara que
des mesures d'encouragement étaient nécessaires pour le secteur
privé. Le projet de décision fut transmis à la Plénière de la
CdP.
Au cours de la Plénière finale, le projet de décision sur les
AIJ fut adopté sans outre discussion (FCCC/CP/1998/L.20). La
décision proroge la phase pilote des AIJ, invite les Parties à
présenter leurs soumissions concernant les projets et entame un
processus de revue propre à permettre une prise de décision
d'ici la fin de la présente décennie.
Préparatifs de la CdP/RdP-1: Le jeudi 5 novembre, le SBI et
le SBSTA discutèrent des préparatifs de la première session de
la Conférence des Parties servant de Réunion des Parties du
Protocole (CdP/RdP-1). Les Présidents introduisirent leur projet
de décision (FCCC/CP/1998/3) et invitèrent les délégations à
présenter leurs commentaires. L'ARABIE SAOUDITE déclara que des
préparatifs étaient nécessaires pour tous les articles du
Protocole, et pas seulement les mécanismes de souplesse. Le
délégué souligna que les Articles 3.14 et 2.3 du Protocole
(effets adverses) n'ont pas été adéquatement traités. Il suggéra
la convocation d'un groupe de contact séparé ou la discussion de
ces sujets dans le groupe de contact chargé des Articles 4.8 et
4.9 de la CCCC ou dans celui chargé des mécanismes de souplesse.
Le VENEZUELA, le BANGLADESH, les EMIRATS ARABES UNIS, l'IRAN, la
SYRIE, le KOWEIT, le LIBAN, le NIGERIA, la GAMBIE, l'EQUATEUR,
l'ALGERIE, le MAROC et l'INDONESIE apportèrent leur soutien à
l'ARABIE SAOUDITE.
La SUISSE appuya le projet de décision, mais suggéra des
amendements dans le calendrier et la portée des travaux. Le
délégué des ETATS-UNIS proposa d'amender la décision de manière
à refléter la différence entre les statuts juridiques de la
Convention et du Protocole. L'UE, appuyée par MONACO, nota la
nécessité de spécifier les voies et moyens de faciliter la
coopération et mit en relief l'importance de la coordination
entre les activités du GIEC et de la CCCC, à travers la mise en
place d'un groupe de travail conjoint. Le représentant proposa
par ailleurs l'établissement d'un mécanisme de conformité et la
programmation d'une réunion début 1999. Le JAPON nota la
nécessité de prévoir un délai pour la combinaison des travaux en
cours dans le cadre de la CCCC et du Protocole. Le délégué
s'opposa à la fixation de dates butoirs pour l'établissement de
procédures de conformité, en attendant l'élaboration des
mécanismes. Le Canada appela à un équilibre entre la Convention
et le Protocole et déclara que les questions soulevées dans le
cadre du Protocole nécessitaient une attention en vue
d'accélérer la ratification.
Le Président déclara que les Articles 2.3 et 3.14 du
Protocole étaient inclus dans la portée du travail du groupe de
contact chargé des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC (effets
adverses). Le groupe de contact déterminera son ordre du jour.
Le KOWEIT, le NIGERIA et l'ARABIE SAOUDITE souhaitèrent voir le
groupe de contact recevoir le mandat clair d'examiner les
Articles 2.3 et 3.14. Les ETATS-UNIS, le JAPON et l'AUSTRALIE
déclarèrent que la Décision 3/CP.3 qui spécifie le mandat du
groupe de contact ne requérait pas spécifiquement la
considération des Articles 2.3 et 3.14. L'UE déclara que la
question méritait d'être discutée, mais qu'il n'était pas
nécessaire de souligner les Articles de manière spécifique.
Le Président déclara qu'aucun groupe séparé ne sera établi.
L'ARABIE SAOUDITE appela à l'élaboration d'un plan de travail
assorti d'un calendrier sur l'Article 3.14 à présenter à la
CdP/RdP-1 et déclara que la progression des travaux sur
l'Article 3.14 devait suivre une approche similaire à celle des
Articles 6, 12 et 17 du Protocole (mécanismes de souplesse). Le
Président indiqua qu'aucun plan de travail, ni calendrier pour
les Articles en question ne sera développé, mais que ces
Articles seront explorés, en raison de leurs liens.
Espen Ronneberg (Iles Marshall) présida les consultations
officieuses et rapporta le mardi 10 novembre qu'aucun progrès
n'a été réalisé en raison des contraintes de temps. Il présenta
un papier officieux assorti d'une annexe renfermant une première
liste de travaux. Le Coprésident Chow suggéra la poursuite des
délibérations. L'ARABIE SAOUDITE déclara qu'elle l'accepterait,
à condition que la question des Articles 4.8 et 4.9 du Protocole
(effets adverses) soit résolue à la CdP-4. Les Coprésidents
transmirent le papier à la CdP.
La MAURITANIE et les Coprésidents proposèrent l'élaboration
d'un projet de décision exhortant les Parties à signer et à
ratifier le Protocole de Kyoto. Le JAPON rappela que le projet
de décision sur l'Article 4.2(a) et (b) renfermait une phrase
crochetée encourageant les Parties à procéder à la ratification.
Le délégué des ETATS-UNIS déclara qu'il n'était pas en mesure
d'encourager la ratification et suggéra de reporter la décision.
Le projet de décision fut transmis à la CdP.
Le projet de décision sur les préparatifs de la CdP/RdP-1 fut
accepté, moyennant deux changements mineurs apportés aux annexes
(FCCC/CP/1998/L.19). La décision se focalise sur un plan de
travail incluant une répartition des travaux préparatoires entre
les organes subsidiaires et la liste des tâches assignées à la
Conférence des Parties servant de Réunion des Parties.
CEREMONIE PRESIDENTIELLE
Une cérémonie présidentielle se déroula le mercredi 11
novembre. Au nom du Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan,
Nitin Desai, sous-Secrétaire Général chargé des Affaires
Economiques et Sociales, déclara que le Protocole de Kyoto
ouvrit la voie de la durabilité aux pays industrialisés et
témoignait de la gestion partagée de la planète. Il souligna la
nécessité d'une ratification sans délai du Protocole et d'une
action sur des questions telles que celles du transfert
technologique, des mesures domestiques et de la recherche
scientifique. Il appela à une nouvelle date limite pour
maintenir l'élan et promit le soutien des Nations Unies.
Carlos Menem, Président de l'Argentine, déclara que le
Protocole a été approuvé par le Sénat Argentin et qu'il était en
cours d'examen à la Chambre Basse. Il mit en exergue
l'importance d'adopter une stratégie de croissance propre. A la
CdP-5, l'Argentine prendra l'engagement de baisser ses émissions
au cours de la période 2008-2012. Il ajouta que les pays
devaient pouvoir être en mesure de "trouver une nouvelle voie
dans le cadre de la Convention".
Les délégués entendirent ensuite les rapports des Présidents
du SBI et du SBSTA sur les décisions adoptées et les questions
restées en suspens. La Présidente de la CdP-4 proposa de
convoquer un comité des amis de la Présidente" de niveau
ministériel pour traiter les questions en suspens transmises par
le SBI et le SBSTA. Le Secrétaire Exécutif, Michael Zammit
Cutajar, informa les délégués que la JORDANIE s'est proposée
pour l'accueil de la CdP-5. L'orateur précisa qu'aucune décision
n'a été prise à ce sujet, les questions financières étant encore
en discussion.
La TURQUIE déclara avoir présenté la CCCC au Parlement pour
ratification. Cependant, son statut dans les Annexes I et II
n'est pas conforme à la situation économique du pays. La
représentante souhaita voir cette question être résolue à la
CdP-5. La LYBIE exprima son espoir de voir la communauté
internationale parvenir à la prévention des effets économiques
adverses découlant des mesures de réponse. Les sanctions
imposées en violation des accords internationaux ont empêché les
améliorations environnementales sur les sites de production de
pétrole.
Les délégués ont également entendu les déclarations des
organisations intergouvernementales suivantes: l'Organisation
Météorologique Mondiale; l'Organisation des Nations Unies pour
le Développement Industriel; le Programme des Nations Unies pour
le Développement; le Programmes des Nations Unies pour
l'Environnement; le Parlement Latino-Américain; La Banque
Mondiale; l'UNESCO; le GIEC; l'Organisation Latino-Américaine
pour l'Energie; l'OCDE; et, l'Agence Internationale de
l'Energie.
Les organisations non gouvernementales (ONG) ayant intervenu
à la CdP sont: Foro del Buen Ayre; Global Legislators
Organization for a Balanced Environment; la Confédération
Internationale des Syndicats Libres; la Chambre Internationale
du Commerce; the World Business Council for Sustainable
Development; l'International Council for Local Environmental
Initiatives; Argentine Mayors' Environmental Forum; Klima-
Bündnis (Climate Alliance); Climate Action Network Latin
America; l'UICN; Business Council for Sustainable Energy;
European Business Council for a Sustainable Energy Future;
Climate Network Europe; et Franciscans International.
SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Le Segment de Haut Niveau se déroula le jeudi 12 novembre.
Les ministres devaient y présenter des aperçus généraux sur les
actions domestiques entreprises dans le domaine des changements
climatiques et appeler à améliorer la progression des travaux de
la CdP pour assurer la ratification du Protocole de Kyoto. Ils
devaient par ailleurs exprimer leurs marques de sympathie aux
victimes du cyclone Mitch. La FRANCE annonça l'annulation de la
dette du Honduras et du Nicaragua.
Le Président Argentin, Carlos Menem, déclara qu'à la CdP-5,
l'ARGENTINE prendra l'engagement de réduire ses émissions au
cours de la période 2008-2012. Les pays doivent pouvoir, devait-
il ajouter, être en mesure "de trouver une nouvelle voie dans le
cadre de la Convention". Le KAZAKSTAN fit part de sa volonté
d'assumer des obligations et d'adhérer à l'Annexe B du Protocole
de Kyoto par le biais de l'Annexe I de la CCCC. La NOUVELLE
ZELANDE, la FEDERATION DE RUSSIE et les ETATS-UNIS apportèrent
leur appui à l'engagement volontaire de l'Argentine. Avec les
USA et la HONGRIE, l'AUSTRALIE appela à une participation
significative et à des engagements volontaires futurs
compatibles avec les circonstances individuelles. Avec le QATAR,
la NORVEGE, le PEROU et le SENEGAL, le délégué Canadien mit en
relief le principe des responsabilités communes mais
différenciées.
L'AOSIS nota l'inadéquation des engagements et des efforts
visant à les concrétiser dans le cadre du Protocole et de la
CCCC. Le représentant déclara que l'engagement volontaire de
l'Argentine ne doit pas servir à détourner l'attention des
engagements des Parties du Protocole. CUBA, le QATAR et l'ARABIE
SAOUDITE s'opposèrent à toute tentative de forcer les pays en
développement à prendre des "engagements volontaires". La
REPUBLIQUE DE COREE reconnut que les engagements volontaires
étaient un sujet sensible, mais qu'une participation mondiale
était, avec le temps, bien nécessaire. La BOLIVIE souligna que
la participation des pays non visés à l'Annexe I doit être basée
sur le principe de souveraineté et sur le droit à
l'autodétermination et que leurs limites d'émissions ne doivent
pas constituer un précédent ni engager d'autres à des objectifs
de limitation d'émissions. La MALAISIE fit part de son regret
quant à la poursuite de la discussion sur les engagements
volontaires. L'ETHIOPIE affirma que les pressions exercées pour
l'obtention d'engagements volontaires risquaient de déstabiliser
le processus de la CCCC.
Les ETATS-UNIS, la THAÏLANDE, le PEROU et TUVALU annoncèrent
leur signature du Protocole de Kyoto. Le délégué de TRINITE ET
TOBAGO, au nom du CARICOM et de HAÏTI, déclara que les BAHAMAS
signeront le Protocole cette semaine. La MICRONESIE, l'ITALIE,
le CHILI, la LITUANIE, CHYPRE et les ILES SALOMON, informèrent
qu'ils étaient dans le processus de ratification du Protocole.
Le JAPON et la SLOVENIE appelèrent à la signature et à la
ratification du Protocole dans les meilleurs délais.
Un certain nombre d'intervenants dont l'UE, la GAMBIE, le
JAPON, la SUEDE, la SYRIE, la CROATIE, la NOUVELLE ZELANDE, la
FEDERATION DE RUSSIE, l'EGYPTE, le NEPAL, l'ESPAGNE, le GHANA et
les G-77/CHINE soulignèrent: qu'un leadership actif pour la
prévention du réchauffement de la planète doit provenir des
Parties pays industrialisés; que l'action domestique doit
fournir les principaux moyens de réalisation des engagements en
matière de lutte contre les changements climatiques; et, que les
mécanismes de souplesse ont un caractère complémentaire et que
leur utilisation doit être assujettie à des règles strictes au
niveau du rendement de compte et de la conformité. Le PEROU
déclara que l'inaction des pays industrialisés envoyait des
signaux dangereux aux pays non visés à l'Annexe I. La NORVEGE
déclara que les pays industrialisés doivent accepter des
objectifs encore plus ambitieux dans le futur. Reconnaissant la
vulnérabilité des petits Etats insulaires, la NOUVELLE ZELANDE
appela au soutien de l'AOSIS.
La FRANCE nota que les émissions des pays en développement
étaient en augmentation et appela à des dispositions opportunes
en matière de soutien financier et de transfert de technologies.
Avec l'EQUATEUR, la FINLANDE, les ETATS DU CARICOM et la GAMBIE,
le VENEZUELA, la CHINE, le BENIN et la TANZANIE, le délégué
souligna la nécessité d'un soutien financier supplémentaire,
d'un transfert soutenu d'informations et de technologies et d'un
renforcement des capacités humaines et institutionnelles. Le
SOUDAN souligna la nécessité du transfert des technologies non
assujetti aux relations politiques et aux considérations
raciales. La NORVEGE reconnut le rôle de l'industrie dans le
transfert de la technologie. Le délégué des PAYS-BAS souligna la
nécessité de flux financiers accrus vers les pays les plus
vulnérables.
Le ROYAUME-UNI et le CANADA déclarèrent que l'incertitude
scientifique ne doit pas servir de prétexte pour l'inaction. Le
DANEMARK appela à conclure à Buenos Aires un accord appelant les
pays industrialisés à s'engager à fournir des fonds
supplémentaires aux pays en développement et à s'acquitter de
leurs obligations dans le cadre de la CCCC et du Protocole. En
retour, les pays en développement doivent accepter d'élaborer
les stratégies nationales nécessaires pour permettre une revue
constructive du processus. L'AOSIS appela à un calendrier à la
fois clair et ambitieux pour le Protocole. Le porte-parole des
G-77/CHINE déclara que la participation de ce groupe dans
l'atténuation de l'évolution climatique restait tributaire de la
mise en uvre effective des engagements des pays industrialisés
dans le domaine du transfert des technologies et des ressources
financières. Le JAPON et l'UE soulignèrent la nécessité de
sauvegarder l'élan de Kyoto et, avec la FINLANDE, appelèrent à
l'élaboration d'un plan de travail clair et efficient, accordant
une priorité aux préoccupations des pays en développement. La
LETTONIE appuya la proposition de l'UE concernant l'élaboration
d'un plan de travail de Buenos Aires.
Le GHANA déclara que les challenges à relever dans
l'atténuation et dans l'adaptation à l'évolution climatique
représentaient un fardeau supplémentaire pour les pays en voie
de développement, et, avec les Etats du CARICOM, l'ISLANDE,
l'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS, l'ARABIE SAOUDITE, la NOUVELLE
ZELANDE et les G-77/CHINE, appela à l'élaboration des mécanismes
relevant du Protocole de Kyoto. Les ETATS CENTRAMERICAINS
soulignèrent l'importance des puits d'absorption du carbone et
apportèrent leur appui à la proposition des G-77/CHINE
d'accorder une priorité au MDP, de sorte qu'il soit
opérationnel, d'ici le 1er janvier 2000. Avec le CHILI, le
porte-parole proposa la prévision d'une phase intérimaire pour
le MDP. L'IRLANDE appuya l'appel de l'UE à la fixation de
plafonds qualitatifs et quantitatifs clairs dans l'utilisation
des mécanismes de souplesse. Les ILES COOK, les ILES MARSHALL,
NAURU, NIUE, TUVALU, l'ALGERIE et les ETATS DU CARICOM
exprimèrent leurs préoccupations concernant le risque de voir
les mécanismes de souplesse servir de moyens d'éviter les
responsabilités domestiques. La THAÏLANDE déclara que le MDP ne
devait pas être le seul moyen de transfert technologique.
Les SEYCHELLES firent part de leurs préoccupations quant au
risque de voir les nations vulnérables qui n'ont pas beaucoup de
poids sur le plan mondial être exclues des programmes tels que
ceux prévus dans le cadre des mécanismes de souplesse. La
THAÏLANDE plaida pour des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud
fondés sur l'équité et sur le principe des responsabilités
communes mais différenciées. L'ESPAGNE appela à des progrès dans
l'élaboration du processus de transfert des technologies et à
des efforts visant au traitement de la question de l'éducation
et de la conscientisation publique. La FRANCE appela à
l'adoption d'une approche commune dans les mesures collectives
et déclara que les mécanismes doivent être basés sur un système
de mise en conformité fiable assorti de sanctions. La CROATIE
déclara que les mécanismes de souplesse doivent être équitables,
c'est à dire ouverts, transparents, vérifiables et non-
discriminatoires. L'EGYPTE souligna l'importance d'un traitement
égalitaire des trois mécanismes de souplesse et suggéra qu'une
partie des avantages tirés de ces mécanismes soit mobilisée pour
financer le transfert des technologies d'adaptation vers les
pays en développement. Le BRESIL mit en exergue le MDP en tant
que moyen permettant d'attirer de nouveaux investissements
provenant pour la plupart du secteur privé et suggéra qu'il soit
basé sur les projets et élargi à tous les pays. Le CANADA
qualifia le MDP de mécanisme gagnant sur tous les fronts,
gagnant pour l'environnement, gagnant pour le développement
durable et gagnant pour les pays industrialisés dans la mesure
où ils seront à même de concrétiser les objectifs du Protocole
de Kyoto. Le VENEZUELA déclara que les projets réalisés dans le
cadre du MDP doivent assurer une nette contribution au
développement durable dans le pays hôte, éviter la dissimulation
des coûts et utiliser des références basées sur les projets,
plutôt que de niveau sectoriel ou national pour éviter
l'imposition d'objectifs dans le futur.
L'ARGENTINE déclara que l'échange des droits d'émissions
était une solution innovante. La POLOGNE appela à des décisions
finales sur la question des mécanismes à la CdP-5 et proposa la
prévision d'une phase pilote pour l'échange des droits
d'émissions. La REPUBLIQUE DE COREE s'opposa à l'imposition de
limitations au MDP. Le MEXIQUE souligna l'importance d'établir
des critères ouverts et une approche progressive pour le MDP
pouvant impulser des actions immédiates et simples sans
limitations artificielles qui ne sont pas prévues dans le
Protocole. Le BOTSWANA mit en exergue le rôle du MDP dans l'aide
aux pays en développement et encouragea la progression de
l'élaboration de ce mécanisme. Le MAROC déclara que le
déséquilibre des projets de la phase pilote des AIJ n'était pas
équitable. Le ZIMBABWE recommanda la prorogation de la phase
pilote des AIJ. La MALAISIE appela à l'intégration du transfert
technologique et du mécanisme de financement dans les mécanismes
du Protocole.
La GRECE appuya la conclusion d'un accord sur des principes,
des modalités, des règles et des directives clairs pour les
mécanismes de souplesse, y compris sur un plafonnement de leur
utilisation. L'AFRIQUE DU SUD apporta son soutien à
l'élaboration d'un programme de travail clair, à l'établissement
d'un groupe de travail intersessions et à la fixation d'un
calendrier pour s'assurer de la réalisation des objectifs de
Kyoto. L'UKRAINE souligna l'importance de l'établissement d'un
programme de travail pour l'application des obligations de Kyoto
par les Parties de l'Annexe I. Le délégué déclara par ailleurs
que la revitalisation des économies en transition mènera à
d'inévitables augmentations des émissions de GES, mais que ces
pays réaliseront des réductions internes. Il s'opposa à la
"révision" des décisions prises à Kyoto.
Plusieurs Parties dont le DANEMARK, le VENEZUELA, la POLOGNE,
l'AUSTRALIE, la FRANCE, l'UE et les ETATS-UNIS appelèrent à la
mise en place d'un système de mise en conformité, à la fois
cohérent, efficace et solide. Le délégué des G-77/CHINE appela à
une décision sur la question de la conformité à la CdP-4.
L'ALLEMAGNE suggéra la fixation d'un plafond pour les
mécanismes, et, avec la FRANCE, appuya l'idée d'inclure des
sanctions dans le système de mise en conformité.
La FEDERATION DE RUSSIE s'opposa aux tentatives de qualifier
ses réductions d'émissions de "fausses réalisations", compte
tenu du fait qu'elles viennent compenser les augmentations
d'émissions d'autres pays et qu'elles ont coûté un déclin du
niveau de vie. Le BRESIL et le KENYA appelèrent à la poursuite
des discussions sur les effets adverses des changements
climatiques. Soutenue par le MEXIQUE, le BHUTAN et l'ISLANDE, la
COLOMBIE attira l'attention sur l'importance des puits
d'absorption dans le cadre du Protocole et mit en exergue la
nécessité d'élaborer des méthodologies. L'ISLANDE souligna
l'impact relatif des projets particuliers sur les économies de
petite échelle.
Avec le BENIN et le ZIMBABWE, la CHINE mit en garde la CdP
contre la perte de focalisation sur la Convention. Le délégué
fit objection à l'argument selon lequel un problème mondial
exige une réponse mondiale et rejeta des conditions de
limitation ou de réduction des émissions. La SUEDE encouragea
les délégués à renforcer la prise de conscience, la
compréhension et le soutien du changement nécessaire et avec la
FINLANDE, se félicita du rôle des ONG dans l'agenda
environnemental. Le VENZUELA mit en garde contre le risque de
permettre le détournement de l'attention des principales
questions par la discussion de sujets qui ne figurent pas à
l'ordre du jour de la CdP-4. L'EQUATEUR plaida pour une
coordination plus étroite avec d'autres conventions des Nations
Unies et notamment la Convention sur la Diversité Biologique. Le
NEPAL souligna l'importance de la coopération environnementale
régionale et s'opposa à l'idée d'imposer des limitations indues
sur la consommation d'énergie.
Le KENYA appela à un soutien de la part du FEM pour la
facilitation du MDP et la mise en uvre des mesures
d'adaptation. La GAMBIE appela à faire en sorte que l'adhésion
au Comité Consultatif Multilatéral et la participation dans le
MDP s'effectuent sur une base géographique équitable. Le SENEGAL
déclara que le fardeau de la dette constituait une entrave
sérieuse au développement durable et que la marginalisation de
l'Afrique conférait à l'équité un intérêt particulier. L'INDE
établit une distinction entre les "émissions de survie" et les
"émissions de luxe". La ZAMBIE déclara que les programmes de
lutte contre les changements climatiques doivent être liés à
l'éradication de la pauvreté. Reconnaissant que l'absence de
financements multilatéraux constitue un obstacle majeur à la
mise en uvre de la Convention, et notant la lenteur et la
complexité du processus d'accès au financement du FEM, DJIBOUTI
appuya l'idée d'établir un mécanisme de financement indépendant
pour financer le MDP dans les pays pauvres.
Le BURUNDI souligna la nécessité d'améliorer l'accès à
l'information technologique et au renforcement des capacités, en
particulier pour les délégués Africains participant dans le
processus de l'évaluation climatique. La COTE D'IVOIRE déclara
que le MDP ne doit pas servir de substitut à l'aide publique au
développement, ni au soutien fourni par le FEM. La SUISSE appela
à une coordination entre les divers accords environnementaux
internationaux, et notamment entre les Traités de Montréal et de
Kyoto. Le PARAGUAY mit en relief l'intérêt qu'il porte aux
possibilités offertes par les mécanismes de souplesse.
PLENIERE DE CLOTURE
La Plénière de clôture de la CdP-4 prévue au départ le
vendredi 13 novembre à 15h ne commença pas avant 6h du matin du
samedi 14 novembre. Dans l'intervalle, une sélection de délégués
devait se retirer dans des séances privées de négociations de
haut niveau, de consultations officieuses, de réunions
régionales et de comité des "Amis de la Présidente". Plusieurs
délégués restèrent dans la salle Plénière et dans les couloirs,
dans l'attente des indicateurs de progrès et du démarrage de la
Plénière finale.
Lorsque la Plénière commença enfin, la Présidente de la CdP-4
appela les Parties à adopter un projet de résolution exprimant
la solidarité avec l'Amérique Centrale dans sa récente tragédie
(FCCC/CP/1998/L.17). Le NICARAGUA remercia les Parties pour leur
soutien et nota que la région aura besoin de leur aide. La
Présidente Alsogaray annonça la réception des communications
nationales de l'Arménie, du Kazakhstan et de l'Indonésie, ainsi
que la signature du Protocole de Kyoto par les Etats-Unis. Le
nombre total des signataires est actuellement de 60.
Concernant l'adoption du règlement intérieur, la Présidente
informa la réunion qu'aucun progrès n'a été réalisé sur cette
question et que les règles provisoires (FCCC/CP/1996/2),
continueront à s'appliquer. Concernant l'élection des membres du
Bureau, elle informa que les consultations tenues par les
Présidents des organes subsidiaires avec les groupes régionaux
ont abouti à la nomination de la République Centrafricaine à la
vice-présidence du SBSTA et de la SUISSE à la vice-présidence du
SBI qui sera suivie par l'Iran.
La JORDANIE confirma son offre d'abriter la CdP-5 et déclara
avoir déjà entamé des négociations avec le secrétariat sur les
arrangements nécessaires. Le délégué requit de la Présidente de
demander au Secrétaire Exécutif de poursuivre la discussion avec
la Jordanie, en vue de parvenir à une décision, d'ici le 11
décembre. La proposition fut acceptée.
Les délégués adoptèrent dix décisions en rapport avec les
questions en suspens. Ils devaient par ailleurs adopter un "plan
d'action" dans lequel les Parties font part de leur
détermination de renforcer la mise en uvre de la Convention et
de préparer la future entrée en vigueur du Protocole de Kyoto.
Le plan renferme également la résolution des Parties à réaliser
des progrès substantiels en fonction des calendriers établis
pour les décisions concernant: le mécanisme de financement; le
développement et le transfert des technologies; l'application
des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC et des Articles 2.3 et 3.14
du Protocole; les AIJ; les mécanismes du Protocole de Kyoto; et,
les préparatifs de la CdP/RdP-1 (FCCC/CP/1998/L.23). La
Présidente indiqua que la décision transmettra un sens de
cohérence et d'équilibre.
Le Rapporteur de la CdP, Maciej Sadowski (Pologne),
introduisit le rapport de la CdP (FCCC/CP/1998/L.6 et Add.1). Le
document fut adopté sans amendement.
La SUISSE présenta ses commentaires sur le processus
aboutissant à ces décisions. Le délégué affirma qu'il y avait un
certain manque de transparence dans la manière dont le Bureau
élargi a été mis en place. Il fit également remarquer que bien
que les groupes de travail restreints soient nécessaires, le
processus de délégation auprès de ces groupes doit être
transparent et démocratique. Le délégué ajouta qu'il devait y
avoir un mandat clair assigné par la Plénière. Il appela le
Bureau et le Secrétariat à élaborer une proposition pour la mise
en place d'un mécanisme ouvert et interactif servant à
l'établissement des groupes de travail.
Le Secrétaire Exécutif de la CCCC se référa à la déclaration
Suisse et aux points de vue qui lui ont été exprimés par les ONG
opérant dans le domaine de l'environnement concernant le style
des négociations. Il indiqua qu'il souhaitait un processus
inclusif et promit de travailler sur ce sujet. Il déclara aussi
que la CdP a produit un plan d'action solide et un échéancier
ferme qui donneront des résultats dans les deux années à venir.
La CdP-4 fut clôturée à 6h54 le samedi 14 novembre 1998.
BREVE ANALYSE DE LA CdP-4
A CHACUN UN PETIT QUELQUE CHOSE A BUENOS AIRES
Deux événements éloignés dans l'espace, mais intimement liés,
intervenus au cours de la CdP-4 et ayant permit d'aboutir au
Plan d'Action de Buenos Aires, auront sans doute marqué la
mémoire de la plupart des participants et observateurs. Le
premier, est la décision anticipée prise par le pays hôte de
quitter les rangs de la majorité de ses partenaires au sein du
G-77/Chine pour signaler sa volonté de prendre, à la CdP-5, un
engagement contraignant de réduire ses émissions de gaz à effet
de serre. Le second événement devait suivre moins de 24 heures
plus tard à New York, avec la signature du Protocole de Kyoto
par les Etats-Unis. Les pas de Buenos Aires et de New York, avec
leur synchronie et l'impact de leur théâtralité, ont déroulé
ainsi la chorégraphie d'un tango bien exécuté.
Les Etats-Unis et l'Argentine ont volé la vedette dans cette
conférence marquée, dès le départ, par un manque d'ambition
apparent, avec sa focalisation sur la production d'un plan de
travail pour l'élaboration des dispositions du Protocole de
Kyoto et la poursuite de la mise en uvre de la CCCC. Les
résultats clés devaient être déterminés la dernière journée des
négociations officieuses menées sous la supervision de la
Présidente de la CdP, Maria Julia Alsogaray, Secrétaire d'Etat
chargée des Ressources Naturelles et du Développement Durable de
l'Argentine. La plupart des pays y étaient réduits au rôle de
spectateurs, parfois même, exclus des réunions officieuses,
situation qui a donné lieu à une réprimande de la part de la
délégation Suisse au cours de la Plénière de clôture de la CdP.
Déplorant le manque de transparence, le délégué Helvétique a
demandé au Secrétariat de veiller à ce que cette exclusion ne se
reproduise pas dans les futures réunions. Une bonne partie des
négociations menées avant l'arrivée des ministres, la deuxième
semaine, s'est avéré une sorte de répétition générale pour les
prises de décisions politiques durant le segment de haut niveau.
Certains observateurs ont suggéré que, pour n'avoir réussi ni à
chercher ni à accepter de conseils utiles sur les différents
sujets, la Présidente était sans doute mal préparée à s'adapter
aux dynamiques complexes des négociations du système des Nations
Unies.
Cette analyse se limitera à une bref survol de la
signification que revêtent les initiatives de l'Argentine et des
Etats-Unis et à une évaluation de la manière dont le débat sur
le programme de travail est devenu, comme il était sans doute
destiné à l'être, un peu plus qu'un simple exercice de fixation
d'échéances importantes.
Lors de la réunion des organes subsidiaires, au mois de juin,
à Bonn, les Parties de la CCCC ont vécu une sorte de perte
d'élan, en s'embourbant dans des débats sur les priorités à
retenir pour l'ordre du jour de la CdP-4. Un certain nombre de
questions clés, dont le débat sur le traitement des Articles
4.2(a) et (b) de la CCCC qui portent sur la revue de
l'adéquation des engagements n'est pas des moindres, devaient
alors engendrer des divergences de points de vue sur le sens et
la signification qu'elles revêtent. Cette perte d'élan était
aussi, en partie, attribuée à la Décision 1/CP.3, issue de la
CdP-3, qui ne donne pas de directives claires sur ce qui "doit"
être accompli à Buenos Aires. Compte tenu de cette toile de
fond, il était assez prévisible que les espoirs de certaines ONG
et de certaines Parties de voir les travaux commencer par
l'élaboration des principes devant régir les "mécanismes du
Protocole de Kyoto," connussent une déconvenue.
Il faut être deux pour faire un tango: La décision des Etats-
Unis de signer le Protocole de Kyoto, après que l'Argentine ait
quitté les rangs du G-77/Chine pour prendre un engagement
contraignant, doit être considérée dans le contexte de l'un des
premiers débats de la CdP-4 - qui se situe tout près de la ligne
de faute depuis 1995, moment où le G-77/Chine fut divisé par la
décision d'établir le Mandat de Berlin. Comme attendu, en dépit
d'une opposition générale manifestée lors des réunions des
organes subsidiaires et de la réunion pré-CdP, l'Argentine a
inséré dans l'ordre du jour provisoire la question des
engagements volontaires pour les pays en développement. La
Présidente de la CdP, Maria Julia Alsogaray, réagit à
l'opposition du G-77/Chine en rayant ce point de l'ordre du jour
tout en suggérant la poursuite de consultations officieuses
entre les pays intéressés. Il fut rapporté plus tard que de
telles discussions entre pays visés et non visés à l'Annexe I
ont bien eu lieu. Les Etats-Unis ont été à la tête du soutien en
faveur de ces consultations officieuses.
Avec l'annonce faite par le Président Argentin, Carlos Menem,
durant la deuxième semaine de la CdP, que l'Argentine prendra à
la CdP-5 un engagement volontaire de réduire ses émissions de
gaz à effet de serre, le pays hôte a franchi un pas de plus vers
la satisfaction des exigences de Washington. Lors d'une
conférence de presse, mercredi soir, le Secrétaire d'Etat
Américain, Eizenstat, a qualifié la décision du Président Menem
"d'historique" et a signalé que l'initiative Argentine d'assumer
un engagement volontaire à la CdP-5 représentait le type de
participation significative par les pays en développement qui
préconditionnent la ratification du Protocole par les Etats-
Unis. Plus significativement peut-être, Eizenstat reprit le
point de vue du Président Menem, en déclarant que "de nouvelles
voies permettant aux pays en développement de devenir des
partenaires à part entière doivent être trouvées". Une ONG
observatrice devait suggérer que la décision de l'Argentine a
été le développement le plus important intervenu sur la question
des engagements volontaires parce qu'elle ouvre une nouvelle
perspective dans le processus de négociation permettant aux pays
en développement d'accepter des engagements contraignants. On
croit savoir, cependant, que personne, pas même le Gouvernement
Argentin, n'a encore élaboré les modalités, ni même le cadre
général, des procédures de la progression dans ce sens.
L'annonce de l'Argentine a alimenté des spéculations
concernant les plans américains et 24 heures plus tard, les
Etats-Unis ont signé le Protocole de Kyoto à New York. Le sens
de cette synchronisation est sans doute perceptible dans les
remarques livrées par le Sénateur Américain, Chuck Hagel, après
la décision des Etats-Unis. Il déclara en effet: "En signant le
Protocole de Kyoto, le Président est en contradiction flagrante
avec la volonté du Sénat Américain." La Résolution Bird-Hagel
votée l'année dernière au Sénat, par 95 voix à zéro, était très
nettement bipartisane. Elle disait explicitement que "les Etats-
Unis ne doivent pas signer un protocole exemptant les pays en
développement des engagements juridiques contraignants ou
causant un sérieux préjudice à l'économie des Etats-Unis". Le
Président Clinton a estimé que l'engagement Argentin a commencé
à démanteler l'argument de ses opposants que les pays en
développement sont exclus des engagements juridiques
contraignants. A la fin de la CdP-4, Stuart Eizenstat laissa
entendre que de nouvelles annonces d'engagements étaient
attendues de la part d'autres pays en développement. Interrogé
sur les Parties susceptibles d'assurer des engagements
volontaires, il a répondu que les petits Etats insulaires de
Niue et Nauru avaient fait part de leur intérêt pour un niveau
d'engagements plus important. A la clôture de la CdP, la
Présidente Alsogaray a rapporté que des pays d'Amérique Latine
et d'Afrique ont exprimé leur intérêt vis à vis de l'approche
Argentine.
La détermination de la Présidente de la CdP de mener des
consultations officieuses sur le sujet des engagements
volontaires des pays en développement, en dépit de la ferme
opposition manifestée au sein de son groupe (G-77/Chine), a
témoigné d'un "entêtement" qui lui a attiré pas mal de
critiques. L'ambition de l'Argentine n'est pas sans rapport avec
sa candidature à l'adhésion à l'OCDE et les liens étroits
existants entre les Présidents Menem et Clinton. Dans les
négociations bilatérales pré-Kyoto, les deux hommes avaient,
rappelons-le, réussi déjà à s'entendre sur les questions de
l'exécution conjointe et des crédits. En tant que pays hôte et
proche allié des Etats-Unis, l'Argentine était bien placée pour
sortir des rangs du G-77/Chine pour à la fois faciliter et
accélérer une évolution dans le processus de la CCCC,
parallèlement à l'intérêt accru que porte au MDP le monde en
développement.
L'un des architectes du Protocole de Kyoto a suggéré que le
terme "engagements volontaires" pourrait ne pas survivre en
raison de son association avec la controverse entre le "Groupe
Umbrella" (Japon, USA, Suisse, Canada, Australie, Norvège et
Nouvelle Zélande (JUSSCANNZ )et Russie) et le G-77/Chine sur la
question de la participation des pays en voie de développement.
Le terme "engagements volontaires" reste en effet une source de
profonde et polluante suspicion au sein du processus. De la même
manière que le terme "mécanismes de souplesse" a laissé la place
à celui de "Mécanismes de Kyoto", certains observateurs pensent
que l'appellation "engagements volontaires" disparaîtra du
discours employé, pour réapparaître sous une forme plus
acceptable. Certains pays, comme l'Indonésie et la République de
Corée, ont fait montre d'un peu plus de volonté de considérer la
possibilité de prendre de nouveaux engagements avant que les
Etats-Unis et le JUSSCANNZ ne transforment la question en cause
célèbre.
Les Grandes Attentes: Les attentes dans certains quartiers
était que la CdP-4 allait être une réunion relativement sans
heurts où certaines des décisions principales ne présenteraient
pas plus de difficultés que celle d'établir un échéancier précis
pour le programme de travail, notamment sur l'élaboration des
mécanismes de Kyoto. Un participant de l'UE a commenté: "En
rétrospective, la CdP n'aurait pas dû avoir pour objectif de
réaliser des acquis, mais seulement de poursuivre le boulot".
Pour bien des raisons, cela ne fut pas le cas. En effet, la
tentative de l'Argentine d'ins�rer, le premier jour, un point
sur les engagements volontaires pour les pays en d�veloppement
dans l'ordre du jour de la CdP-4, a donn� tout de suite � la
r�union un ton de suspicion. Les pays en d�veloppement se sont
mis en garde contre tout ce qui pouvait ressembler � de
nouvelles obligations ou aux conditions qui leurs sont
associ�es. Ceci a contribu� � cr�er l'impasse dans le d�bat sur
la revue de l'ad�quation des engagements de la CCCC (Articles
4.2(a) et (b)), qui devait aboutir � un report de la question.
Le G-77/Chine continue � imputer l'inad�quation des engagements
� la faiblesse des performances des Parties vis�es � l'Annexe I,
tandis que les Parties pays industrialis�s clament que le
probl�me est plut�t li� � l'absence d'une participation
mondiale, en particulier, de celle de pays en d�veloppement
importants tels que la Chine et le Br�sil. Par ailleurs, l'ordre
du jour de la CdP-4 a offert au G-77/Chine l'opportunit� de
maximiser les syst�mes de levier permettant d'obtenir des
concessions, notamment sur certains sujets de l'agenda de la
CCCC, tels que le transfert technologique, le financement et le
renforcement des capacit�s, par la cr�ation d'un quiproquo entre
ces sujets et sa coop�ration au niveau du plan de travail pour
l'�laboration des m�canismes de Kyoto. Cela devait aboutir � un
round de "prise d'otage" � la session finale du SBI, les Parties
refusant tour � tour leur soutien � un certain nombre d'�l�ments
cl�s dans les projets de d�cision et proc�dant � un troc de
crochets. L'arriv�e imminente des ministres a contribu�
davantage � la retenue des accords. Les liens entre les demandes
du G-77/Chine d'aide financi�re et technique et leur souhait de
rester libres face aux tentatives des pays industrialis�s
d'introduire des conditions susceptibles de les amener � prendre
de nouveaux engagements, ont atteint un niveau de complexit�
exceptionnel. A titre d'exemple, jusqu'aux derni�res heures des
n�gociations, samedi matin, on a assist� � de longs et
difficiles �changes sur un point, qui a finalement tourn� en
faveur des G-77/Chine, concernant le financement de la part du
FEM. Le d�bat autour des effets adverses et de la compensation
(Articles 4.8 et 4.9) a �galement �t� rattach� au paquet. Les
pays de l'OPEP ont essay�, sans r�ussir, de lier les Articles
4.8 et 4.9 et les mesures qui leur sont associ�es dans le
Protocole de Kyoto, aux efforts de l'UE d'inclure les politiques
et mesures dans le programme de travail.
Les �changes qui en ont r�sult� entre les n�gociateurs
�taient qualifi�s comme �tant une "confrontation douce", mais �
tout prendre, une occasion perdue. Avec ce plan de travail, les
Parties se sont content� de sortir avec un r�sultat assez
positif pour t�moigner de leur volont� d'aller de l'avant.
L'�laboration de l'ordre du jour s'est transform�e en une
tentative compliqu�e d'anticiper les d�bats importants et un
exercice d'influence. Ainsi, les attentes concernant le travail
de la CdP sur des questions prioritaires telles que le MDP ont
�t� frustr�es.
Conclusion: Il est difficile de dire si la CdP-4 a �t� un
succ�s ou un �chec. Le r�sultat comprend un certain nombre
d'acquits pour le G-77/Chine, tel que les gains r�alis�s sur les
questions du transfert des technologies et de ressources
financi�res. L'UE et le "Groupe Umbrella" (pour lequel les
Etats-Unis ont agi en tant que porte-parole, dans le dernier
tour de n�gociations de haut niveau) avaient des raisons de
promouvoir un tel r�sultat. En effet, l'UE �tait consciente du
manque d'attention � l'�gard des demandes du G-77/Chine � Kyoto
et a fait de s�rieux efforts pour les satisfaire � Buenos Aires.
Le "Groupe Umbrella" avait pour sa part quelque int�r�t �
avancer rapidement dans l'�laboration des lignes directrices et
des principes devant r�gir les m�canismes de souplesse. Avec la
perspective de l'engagement volontaire de l'Argentine � la CdP-
5, les Etats-Unis ont commenc� � percevoir les r�sultats de leur
strat�gie consistant � poser des conditions � l'�volution du
processus et des m�canismes de la CCCC et du Protocole de Kyoto.
L'incapacit� de parvenir � un accord dans les organes
subsidiaires et la n�cessit� cons�quente de recourir � une prise
de d�cision politique de haut niveau ont, une fois de plus, mis
en relief l'inad�quation des processus existants � r�soudre les
enjeux complexes actuels. Une r�ponse modeste � cette situation
a �t� la d�cision de recourir davantage � des r�unions
minist�rielles intersessions, une indication, s'il en faut, que
le Protocole de Kyoto est destin� � absorber beaucoup de temps
et d'�nergie des administrations politiques du monde entier.
S'adressant � la CdP-3, le Secr�taire Ex�cutif de la CCCC,
Michael Zammit Cutajar, avait d�clar� que l'�preuve cl� sera,
pour le processus du Protocole de Kyoto, son aptitude � envoyer
un signal puissant aux d�cideurs politiques et aux march�s. La
r�gularit� de l'engagement minist�riel dans le processus sugg�re
que le signal politique est en train de gagner en vigueur. Les
repr�sentants de l'industrie � la CdP-4 ont confi� qu'�
l'�vidence, le signal �conomique �tait �galement en train de
p�n�trer les nouvelles sph�res du monde de l'industrie,
lesquelles sont en train d'y r�pondre avec davantage de
pragmatisme et un int�r�t accru pour l'identification de
nouvelles opportunit�s. En derni�re analyse, le sens de cette
r�union ne r�side sans doute pas dans les caract�ristiques du
Plan d'Action de Buenos Aires, mais dans le fait qu'en d�pit de
leurs positions tr�s diff�rentes, les d�l�gu�s restent engag�s �
restaurer l'�lan du processus, en se soumettant � la discipline
d'�ch�anciers auto-impos�s.
A SUIVRE
ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CCCC: Les Organes Subsidiaires de
la CCCC se r�uniront du 31 mai au 11 juin 1999 � Bonn, en
Allemagne. La Jordanie a fait part de son int�r�t pour l'accueil
de la CdP-5, pr�vue du 25 octobre au 5 novembre 1999. Pour plus
d'informations, contacter le Secr�tariat de la CCCC; tel: +49-
228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.de; Internet: http://www.unfccc.de.
COOPERATION INDUSTRIELLE, MARKETING, INNOVATION ET
OPPORTUNITES EN MATIERE D'ENERGIE RENOUVELABLE: Ce s�minaire se
d�roulera du 22 au 28 novembre � Brighton, Royaume-Uni. Il est
sponsoris� par le Commonwealth Science Council, Elsevier Science
Ltd, Overseas Development Organization, UNESCO, le World Energy
Council, et le World Renewable Energy Network, et examinera le
r�le des syst�mes d'�nergie renouvelable dans la r�ponse � la
demande mondiale en mati�re d'�lectricit�. Pour plus
d'information contacter: A.A.M. Sayigh, Directeur G�n�ral du
World Renewable Energy Network; tel: +44 1189 611364; fax: +44
1189 611365; e-mail: asayigh@netcomuk.co.uk.
LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS L'ESPACE INTRA-AMERICAS:
CONFERENCE SUR LA VULNERABILITE, L'ADAPTATION ET L'ATTENUATION:
L'organisation des Etats Am�ricains coparrainera cette
conf�rence internationale avec l'US EPA, le Climate Institute et
l'International Hurricane Center. L'�v�nement se d�roulera �
l'Universit� Internationale de Floride � Miami du 30 novembre au
4 d�cembre 1998 (deux jours d'ateliers de formation et trois
jours de conf�rence avec des s�ances de r�cr�ation). Pour de
plus amples renseignements, consulter:
http://www.cpacc.org/infoev.htm, ou contacter Sheryl Onopchenko,
OAS; tel: +1 202 458-3552.
ATELIER INTERNATIONAL DE L'IAE SUR LES TECHNOLOGIES DE
REDUCTION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE: Coparrain� par
l'Agence Internationale de l'Energie et le D�partement d'Etat
Am�ricain de l'Energie, cet atelier se tiendra du 4 au 6 mai
1999 � Washington DC. Pour plus de d�tails, contacter: John
Newman, International Energy Agency; tel: +33 1 40 57 67 15,
fax: +33 1 40 57 67 49, e-mail: john.newman@iea.org ou Jeffery
Dowd, US Department of Energy; tel: +1 202 586-7258; fax: +1 202
586-4447; e-mail: jeff.dowd@hq.doe.gov.
CONFERENCE SUR LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE: La Conf�rence
Internationale sur la Mod�lisation, le Suivi et la Gestion de la
Pollution de l'Air se tiendra du 27 au 29 juillet 1999, � San
Francisco, Etats-Unis. Pour plus de renseignements, contacter:
the Conference Secretariat, AIR POLLUTION 99, Wessex Institute
of Technology, Ashurst, Southampton, SO40 7AA, UK; tel: +44 (0)
1703 293223; fax: +44 (0) 1703 29285; e-mail: wit@wessex.ac.uk;
Internet: http://www.wessex.ac.uk.
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