Vol. 12 No. 68
Mardi 2, Decembre 1997

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International Institute for Sustainable Development (IISD)

TROISIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
1
er DECEMBRE 1997

La Troisième Conférence des Parties (CdP-3) de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCCC) s'est ouverte le 1er Décembre 1997 à Kyoto, au Japon. Durant la session Plénière de la matinée, les participants ont entendu les allocutions de bienvenue. L'après-midi, les délégués devaient procéder à l'examen des rapports des organes subsidiaires de la CCCC, à la discussion de l'organisation des travaux et à l'établissement d'une Grande Commission (GC). Dans la soirée, la GC procéda à l'établissement d'un certain nombre de groupes de travail.

PLENIERE D'OUVERTURE

Chen Chimutengwende (Zimbabwe), Président de la Seconde Conférence des Parties (CdP-2), déclara que les délégués étaient face à un dilemme politique consistant à répartir la responsabilité du fardeau historique que l'humanité a décidé de prendre en charge. Il appela à la reconnaissance des efforts déjà en cours des pays en développement et ajouta qu'il ne serait pas possible pour ces pays de prendre de nouveaux engagements dans le cadre du nouvel instrument. Il indiqua que les délégués doivent s'accorder sur: un système juste de répartition des limites d'émission; une voie de réduction mondialement approuvée; et un niveau d'émissions durable et équitable pour le futur. Il appela par ailleurs à des disponibilités financières fiables et prévisibles pour l'acquisition des technologies nécessaires aux pays en développement.

Hiroshi Ohki (Japon) fut élu Président de la CdP-3. Il déclara que la tâche la plus importante de la CdP-3 consiste à établir un cadre international plus concret pour la protection du climat mondial. Il souligna la nécessité de discuter des mesures à prendre après Kyoto pour la mise en œuvre du protocole, précisant que les problèmes de l'évolution climatique ne pourront pas être tous résolus à Kyoto.

Les délégués devaient également recevoir les souhaits de bienvenue de: Keizo Obuchi, Ministre des Affaires Etrangères du Japon; Teiichi Aramaki, Gouverneur de la Préfecture de Kyoto; et Yorikane Masumoto, Maire de Kyoto.

Le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar, nota qu'avec la présence de près de 10.000 personnes, la CdP-3 battait tous les records de participation dans une réunion sur l'évolution climatique. Il souligna par ailleurs que le point focal de la réunion doit porter sur le produit final. Il indiqua que lors d'un récent échange de points de vue avec un groupe de représentants du monde des affaires, l'un d'eux a suggéré qu'il ne devrait pas y avoir "d'enrobage" dans l'accord de Kyoto. Les objectifs et les règles permettant de les atteindre doivent être clairement définis. L'orateur contrasta cette approche avec la propagande répandue par certains secteurs industriels qui "sans vergogne, jouent avec les données scientifiques et les statistiques de l'évolution climatique." Il déclara aussi que "dans l'actuelle constellation du pouvoir économique et politique, il revient à ceux qui ont déjà édifié leur puissance –souvent d'ailleurs à travers une croissance économique non basée sur la durabilité, de se porter à l'avant et d'ouvrir la voie d'un futur durable," et appela à un engagement clair, contraignant et vérifiable par les pays industrialisés pour la réduction de leurs émissions à des niveaux inférieurs à ceux de 1990, dès le début du siècle prochain.

Les G-77/Chine notèrent que les pays en développement sont les plus vulnérables aux changements climatiques et les moins aptes à s'adapter, et qu'ils sont engagés à modifier les tendances des émissions induites par l'homme et ce, à travers le principe des responsabilités communes mais différenciées. L'intervalle entre la production des émissions et le retentissement de leurs effets exige des pays visés à l'Annexe I de prendre les premières mesures et ce sont ces mêmes pays qui seront à blâmer si Kyoto devait échouer. L'orateur fit par ailleurs objection à la proposition préconisant un "processus évolutif post-Kyoto", ainsi qu'aux menaces portant sur l'aide internationale, à moins que les pays en développement n'acceptent ce processus.

L'UE réitéra sa position prônant: une coupe de 15% dans les émissions à réaliser individuellement ou conjointement par les pays industrialisés, d'ici 2010; l'adoption de politiques et mesures (P&M) spécifiques; et la considération de nouveaux engagements pour les pays en développement dans le cadre de l'Article 7.1(a) dans le futur.

La Fédération Russe réitéra sa proposition préconisant que chaque pays visé à l'Annexe I procède à la consolidation de ses émissions en un agrégat "d'équivalents en dioxyde de carbone" assortie d'obligations pour chacun des pays visés à l'Annexe I, établies dans une pièce pointe et déterminées en fonction de l'Annexe B.

Les USA favorisaient un objectif basé sur l'ensemble des GHG, les sources, les puits absorbants, la souplesse et une participation significative des principaux pays en développement. La représentante offrit une flexibilité pour une différenciation limitée et attentivement définie et proposa l'établissement d'un groupe de travail pour l'examen de la différenciation, y compris la proposition Russe. Elle nota ses réserves concernant la proposition de l'UE préconisant des restrictions dans les échanges en matière d'émissions, concernant l'objectif de l'UE à son avantage économique dans le cadre du concept de la "bulle", concernant l'envergure de la différenciation que cela implique, et concernant la responsabilité dont seraient redevables les Etats membres de l'UE. L'oratrice se déclara en faveur d'objectifs différents pour les pays en développement, tels que des objectifs portant sur la croissance des émissions. Les pays en développement qui assumeraient des engagements volontaires dans le cadre de l'Article 10 sont susceptibles de gagner de nouvelles ressources et technologies à travers les échanges en matière d'émission.

Le Président nota que le rapport de l'état d'avancement des ratifications (FCCC/CP/1997/INF.2) qui indique que 167 Etats et l'UE sont devenus Parties, témoignait de la reconnaissance quasi universelle quant à l'importance des questions de l'évolution climatique. Au sujet de l'adoption du règlement intérieur (FCCC/CP/1997/5), il nota le projet de décision suggérant que la CdP adopte toutes les règles, à l'exception de la règle 22, paragraphe 1 (élection des membres du Bureau) et de la règle 42, paragraphe 1 (vote en l'absence du consensus), et de les appliquer en attendant la conclusion d'un accord.

Le Venezuela, l'Arabie Saoudite et le Koweït firent objection à l'adoption de règles incomplètes. L'Argentine et l'AOSIS apportèrent leur appui au projet de décision. L'UE soutint le projet de décision mais indiqua que la règle 22 était déjà approuvée.

Le Président appela à des consultations et déclara que la CdP continuera à appliquer le projet de règlement, exception faite de la règle 42.

L'ordre du jour provisoire (FCCC/CP/1997/1), les annotations sur le calendrier des travaux (FCCC/CP/1997/1/Add.1), la liste des documents (FCCC/CP/1997/1/Add.2) et un document concernant le segment de haut niveau (FCCC/CP/1997/L.1) furent adoptés.

S'agissant de l'élection des membres du Bureau autres que le Président, les délégués devaient élire Bakary Kante (Sénégal) Président du SBI; le représentant de l'Iran, Vice-Président du SBI; George Manful (Ghana), T. Gzirishvili (Géorgie), Anthony Clarke (Canada), Cornelia Quennet-Thielen (Allemagne), Sergio Selaya Bonilla (Honduras), Luis Herrera (Venezuela), Kok Kee Chow (Malaisie) et Espen Ronneberg (Iles Marshall), Vice-Présidents; et Maciej Sadowski (Pologne), Rapporteur.

RAPPORTS DES ORGANES SUBSIDIAIRES

Tibor faragó (Hongry) introduisit le rapport et les projets de décision de l'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA)( (FCCC/SBSTA/1997/14). Les délégués notèrent le rapport du SBSTA et adoptèrent ses projets de décision concernant la coopération avec le Panel Intergouvernemental sur les Changements Climatiques (PICC) et le développement des réseaux d'observation. Les projets de décision élaborés conjointement par le SBSTA et le SBI et concernant le développement et le transfert des technologies et les activités exécutées conjointement (AIJ) furent également adoptés .

Mahmoud Ould El Ghaouth (Mauritanie) introduisit à son tour le rapport de l'Organe Subsidiaire chargé de la mise en œuvre (SBI), lequel devait être noté par la CdP. Les délégués adoptèrent le projet de décision conjoint SBI/SBSTA sur la répartition des tâches entre les deux organes. Les autres décisions adoptées portent sur: le volume de la documentation; les communications des Parties visées à l'Annexe I; l'évaluation du mécanisme de financement; l'Annexe du Mémorandum d'Entente; la performance financière de la Convention durant la biennale 1996-1997; et les arrangements relatifs au soutien administratif apporté au Secrétariat de la Convention.

Patrick Széll (Royaume-Uni) introduisit, pour sa part, le rapport du Groupe Spécial chargé de l'Article 13 (AG13) qui s'était penché sur l'opportunité d'établir un processus consultatif multilatéral (PCM). L'orateur nota que le groupe était parvenu à deux conclusions: le PCM doit remplir un rôle plutôt de consultation que de supervision et l'AG13 ne doit achever son travail qu'à l'issue de la CdP-3. Il indiqua qu'un certain nombre de questions attendaient encore d'être résolues: la question de savoir si l'Article 13 nécessitait un "processus" ou un "comité"; le point de savoir qui pourrait enclencher le r�gime; et si le PCM doit fournir une assistance aux pays en d�veloppement ou "un avis" consultatif � l'ensemble des pays. La CdP-3 nota le rapport de l'AG13 et adopta le projet de d�cision autorisant l'AG13 � poursuivre son travail.

Ra�l Estrada Oyuela (Argentine) pr�senta � la CdP-3 un rapport sur le travail de l'AGBM. Il d�clara que l'AGBM-6 avait marqu� un pas en avant en demandant au Pr�sident de parachever le texte de n�gociation du protocole ou autre instrument juridique contraignant, avant juin 1997. Il indiqua que les r�sultats du travail de l'AGBM figuraient dans le texte de n�gociation r�vis� (FCCC/CP/ 1997/2). Un additif attach� � ce document renferme un projet de proposition d'amendement de la Convention. Le Pr�sident attira l'attention sur un certain nombre de questions qui n'ont pas �t� enti�rement trait�es par l'AGBM, telles que: les m�thodes d'estimation des �missions par source, et des suppressions par puits absorbant; le traitement des puits absorbants dans le cadre du nouvel instrument; la proposition avanc�e par le Br�sil; et la question du futur d�veloppement des engagements de toutes les Parties, que certains appellent "�volution".

Estrada indiqua par ailleurs que le projet de texte de n�gociation contenait bon nombre de crochets et d'alternatives. Il encouragea les d�l�gations � produire un accord susceptible d'accommoder toutes les Parties. Il d�clara que les efforts des principales Parties pays en d�veloppement pour l'att�nuation des changements climatiques �taient fr�quemment sous-estim�s et attira l'attention sur les raisons invoqu�es par diff�rents pays industrialis�s pour refuser ou retarder le renforcement de leurs engagements. Il ajouta qu'en d�pit des faits indiquant que certains pays n'ont aucune volont� de r�aliser les objectifs de la CCCC, la vaste majorit� des Parties entendent adopter un ensemble de r�gles juridiques contraignantes pour renforcer les engagements.

S'agissant du point 2 de l'ordre du jour (questions organisationnelles), une Grande Commission (GC) fut �tablie pour prendre les d�cisions concernant le Mandat de Berlin, et Estrada fut �lu Pr�sident de la GC.

Le Pr�sident de la CdP-3 nota que la GC doit traiter les questions en suspens incluant, entre autres, la proposition Br�silienne et le futur d�veloppement des engagements de toutes les Parties.

Le G-77/Chine, appuy� par l'Inde, le Br�sil, la Chine, la Malaisie, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, l'Indon�sie et l'AOSIS, fit objection � la discussion de l'�volution des engagements. Le porte-parole nota que la CCCC �tablissait un �quilibre prudent sur la revue des engagements des seules Parties vis�es � l'Annexe I, dans le cadre du principe des responsabilit�s communes mais diff�renci�es. Les engagements pris par les pays industrialis�s � Rio n'ont pas �t� honor�s et les propositions avanc�es pour le protocole ne correspondront probablement pas non plus aux recommandations scientifiques. Faute de cela, des tentatives sont en train d'�tre forc�es pour introduire de nouveaux engagements pour les Parties non vis�es � l'Annexe I.

L'Inde cita la d�cision de la CdP-1 qui stipule que le Mandat de Berlin porte sur la revue des engagements des pays vis�s � l'Annexe I en vue de renforcer les engagements des pays industrialis�s et rendre op�rationnel le transfert des ressources. Le d�l�gu� se d�clara d'accord avec la conclusion du rapport de l'AGBM qui stipule que la clause de l'�volution est en contradiction avec le Mandat de Berlin. Le Br�sil nota que sa proposition �tait utile alors que la clause de l'�volution constituait une d�viation par rapport � l'objectif principal consistant � r�duire les �missions des principaux pollueurs vis�s � l'Annexe I. La Chine affirma que la proposition pr�conisant l'�volution: d�borde le processus du Mandat de Berlin, lequel pr�vaut toujours en attendant l'adoption de son r�sultat par la CdP-3; constitue une tentative permettant � certains pays de fuir leurs responsabilit�s; vise � d�truire le principe de responsabilit�s communes mais diff�renci�es sur lequel repose la CCCC; et vise � faire �chouer la CdP-3.

La Malaisie �tablit un parall�le entre l'incapacit� des pays industrialis�s � prendre des engagements en 1992 et leur manque de bonne foi aujourd'hui concernant les engagements pour l'apr�s 2000. Le d�l�gu� nota que ces m�mes pays ont �galement manqu� d'honorer leurs engagements en mati�re de transfert technologique.

Les USA d�clar�rent que la CdP est l'organe supr�me de la Convention et que les discussions sur l'�volution des engagements sont de son ressort. Le d�l�gu� nota qu'il ne s'agit pas de remettre en question cette pr�rogative mais de d�cider plut�t de la mani�re dont les questions en suspens, telles que celle-ci, devraient �tre trait�es durant la CdP-3.

DANS LES COULISSES

On croit savoir que la d�l�gation US a surpris l'UE, et bien d'autres observateurs, par son appel � un groupe de travail pour examiner de plus pr�s la question de la diff�renciation, y compris la proposition Russe, qualifi�e de "grande bulle." La position US souleva la possibilit� qu'une variation de "la grande bulle" pourrait �merger au cours des n�gociations sur les QELROS. Alors que certains observateurs consid�rent que le d�veloppement constitue pour les USA une "issue" possible permettant � chacune des Parties de choisir son propre objectif de r�duction, on pense en g�n�ral qu'il est trop t�t de juger de la signification globale de ce d�veloppement. Telle qu'elle se pr�sente, la formulation Russe transformerait les 15% de r�duction propos�s par l'UE en un engagement unilat�ral, ce � quoi les Europ�ens r�sisteront probablement. Certains participants pensent que l'UE pourrait avoir � l�cher du lest sur le terrain de la diff�renciation.

GRANDE COMMISSION (GC)

La GC a tenu sa premi�re r�union durant la soir�e et forma plusieurs groupes de n�gociation pour traiter des questions en reste. Le groupe charg� des QELROS traitera de l'Article 3 du texte de n�gociation, des m�thodologies, des �changes en mati�re d'�missions, de l'ex�cution conjointe et des annexes. Deux autres groupes doivent discuter de la couverture et de la diff�renciation. Un groupe charg� des questions financi�res doit �galement d�battre de la proposition pr�conisant la mise en place d'un fonds pour le d�veloppement propre, et deux groupes examineront la question des institutions et m�canismes et celle de l'avancement des engagements li�s � l'Article 4.1. Le groupe charg� des QELROS sera pr�sid� par Ra�l Estrada Oyuela.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

GC: Le groupe charg� des QELROS se r�unira ce matin et de nouveau ce soir. Le groupe charg� des institutions et m�canismes se r�unira dans la matin�e et dans l'apr�s-midi. Le groupe charg� de l'Article 4.1 se r�unira cet apr�s-midi.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre (enb@iisd.org) a �t� r�dig� par Paola Bettelli (paobe@sprynet.com), Chad Carpenter, LLM (chadc@iisd.org), Deborah Davenport (ddavenp@unix.cc.emory.edu), Peter Doran (pdoran@ecology.u-net.com) et Steve Wise (swise@econet.apc.org). Maitrise Web: Stephanie Sim (stephsim@pacific.net.sg). Responsable d'�dition: Pamela Chasek, Ph.D. (pam@iisd.org). Directeur de la Publication: Langston James Kimo Goree VI (kimo@iisd.org). Version Fran�aise: Mongi Gadhoum (mongi.gadhoum@enb.intl.tn). Les bailleurs du Bulletin sont le Minist�re N�erlandais de la Coop�ration pour le D�veloppement, le Gouvernement du Canada et le Gouvernement des Etats-Unis (� travers l'USAID) . Un financement compl�mentaire pour la couverture de cette r�union a �t� accord� par le Secr�tariat de la CCCC, le Minist�re Norv�gien des Affaires Etrang�res, la Canadian Pulp and Paper Association et Keidanren: F�d�ration Japonaise des Organisations Economiques. Un soutien g�n�ral pour l’exercice 1997 est assur� par le D�partement du D�veloppement International (DID) du Royaume-Uni, le Minist�re des Affaires Etrang�res du Danemark, la Communaut� Europ�enne (DG-XI), le Minist�re Allemand de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et de la S�curit� Nucl�aire, les Minist�res Autrichiens de l’Environnement et des Affaires Etrang�res, le Minist�re Su�dois de l’Environnement, l’Office de l’Environnement Suisse, le Minist�re Finlandais de l'Environnement et le PNUD. La version Fran�aise est financ�e par l’ACCT/IEPF avec l’appui de la Coop�ration Fran�aise et du Minist�re de l’Environnement et de la Faune du Qu�bec. Durant la CdP-3, les auteurs peuvent �tre joints par tel au: +81 (0) 75 705 1234 Ext. 2618. L’IIDD peut �tre contact� par courrier au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada; tel: +1-204-958-7700; fax: +1-204-958-7710. Les opinions exprim�es dans le Bulletin des N�gociations de la Terre appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l’IIDD et des autres donateurs. Des extraits du Bulletin des N�gociations de la Terre peuvent �tre utilis�s dans d’autres publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Les versions �lectroniques du Bulletin sont transmises automatiquement � la distribution e-mail et sont accessibles � travers le serveur WWW Linkages au (http://www.iisd.ca).