International
Institute for Sustainable Development (IISD)
REUNIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CONVENTION-CADRE
SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE 20-30 OCTOBRE 1997
Les septièmes sessions de l'Organe Subsidiaire chargé de la
Mise en Œuvre (SBI-7) et de l'Organe Subsidiaire chargé de
fournir des Avis Scientifique et Technique (SBSTA-7)
commencent lundi 20 Octobre 1997 au Beethovenhalle de Bonn,
en Allemagne. La huitième session du Groupe Ad Hoc sur le
Mandat de Berlin (AGBM-8) s'ouvrira mercredi 22 Octobre.
REUNIONS DEPUIS L'AGBM-7
CONFERENCE DE LA MAISON BLANCHE SUR LE CHANGEMENT
CLIMATIQUE: Le Président Américain Bill Clinton a réuni la
Conférence de la Maison Blanche sur le Changement
Climatique, le 6 Octobre 1997, à l'Université de Georgetown
à Washington DC. Diffusée en direct dans des universités et
des collèges à travers tout le pays, la conférence consista
en des allocutions d'ouvertures, des discussions de panels
sur la science du réchauffement de la planète et le
changement climatique, le rôle de la technologie et les
retentissements économiques. Des discussions de panel
locales devaient avoir lieux dans chacune des universités
participantes. La conférence s'inscrivait dans le cadre des
efforts fournis par la Maison Blanche en vue de susciter le
soutien intérieur en faveur d'un traité établissant des
limites juridiquement contraignantes aux émissions des gaz
à effet de serre. Clinton déclara que les USA exigeront de
tous les pays des "engagements significatifs mais
équitables," mais ne donna aucun détail sur la position
qu'adopteraient les USA à Kyoto. Il fit savoir que son
administration était divisée sur le sujet. Certains
conseillers économiques doutent que les nouvelles
technologies puissent être en mesure d'amoindrir le
contrecoup de réductions strictes de la pollution. Clinton
déclara aussi qu'il était convaincu que la valeur réelle de
la science du changement climatique, les scientifiques
participant à la conférence ayant affirmé que les grandes
lignes de l'élévation des températures enregistrées ces
dernières années étaient conformes aux prévisions
informatiques en matière de réchauffement de la planète.
Plusieurs orateurs devaient appuyer l'idée préconisant que
les USA et d'autres pays doivent lutter contre le
réchauffement du globe, mais les économistes n'étaient pas
d'accord sur l'action à entreprendre. Le panel des
économistes offrit différents points de vue quant à la
meilleure manière d'agir permettant de lutter efficacement
contre le réchauffement de la Terre. L'un recommanda
l'instauration d'une taxe sur le carbone, assortie de
mesures compensatoires et d'incitations telles que la mise
en place de systèmes de crédit favorisant les échanges en
matière d'émissions et de crédits pour les projets
d'épargne énergétique dans les pays en développement. Un
autre affirma que faire pression sur les prix de l'énergie
pouvait provoquer une récession pareille à celle qu'on a
connue lors du choc pétrolier des années 1970. Un troisième
déclara que la décision de Clinton doit être basée sur une
prise en compte d'un délai de "transition économique"
permettant aux travailleurs de s'adapter aux changements.
Pour de plus amples détails, contacter: le Bureau de la
Politique Scientifique et Technologique de la Maison
Blanche; tél.:+1 (202)395-7347.
UNION DES SCIENTIFIQUES CONCERNES: L'Union des
Scientifiques Concernés s'est réunie le 30 Septembre 1997 à
Washington, DC. Prés de 1500 scientifiques de 60 pays
devaient y appeler à une action immédiate visant à
infléchir les changements climatiques dus à l'homme. Les
scientifiques, qui comptaient dans leurs rangs 98 lauréats
du Prix Nobel, encouragèrent les dirigeants mondiaux à
adopter un traité fort pour la lutte contre les rejets de
carbone des combustibles fossiles qui sont à l'origine des
changements climatiques que connaît le monde. Sans mesures
rapides, ont-ils affirmé, le monde sera confronté à un
avenir marqué par une élévation du niveau des mers, des
tempêtes et des sécheresses plus intenses, des pénuries
alimentaires, la propagation de maladies et des extinctions
de formes de vie sauvage. La Déclaration émise par les
scientifiques énonce que les dirigeants politiques du monde
entier peuvent faire montre d'un nouvel intérêt vis à vis
de la préservation environnementale et doivent renforcer
les mesures volontaires par des engagements juridiques
contraignants portant sur la réduction de manière
significative les rejets de gaz à effet de serre des pays
industrialisés, au-dessous de leurs niveaux de 1990,
conformément à un calendrier à court terme. La Déclaration
précise par ailleurs que le moment venu, les pays en
développement devront à leur tour s'engager dans une
limitation de leurs émissions. Les Pays industrialisés et
les pays en développement doivent coopérer pour la
mitigation des perturbations climatiques. Les scientifiques
encouragent leurs collègues et tous les citoyens du monde à
responsabiliser leurs dirigeants quant au problème de la
menace que fait peser le réchauffement de la planète.
La Déclaration établit par ailleurs un certains nombre de
liens et donne plus de détails sur les éventuels
préjudices. Il y est noté, entre autres, que l'exploitation
du bois et la déforestation pour l'agriculture continuent
de ravager ce qui reste des forêts tropicales.
L'utilisation de l'énergie basée sur les combustibles
fossiles est en augmentation, et dans les pays
industrialisés et dans le monde en développement,
exacerbant les niveaux de carbone atmosphérique. Les
efforts visant à renforcer la conservation énergétique et à
en améliorer l'efficacité son entravés par les coûts peu
élevés de l'énergie et par des mesures d'incitations
perverses qui encouragent le gaspillage. La Déclaration
note aussi que l'industrie des assurances a reconnu les
risques posés par l'évolution climatique. Elle évoque la
rareté de l'eau et le problème de la sécurité alimentaire,
notant que l'humanité utilisait aujourd'hui plus de la
moitié de l'ensemble des sources d'eau douce accessibles.
L'eau douce est la ressource la plus rare au moyen orient
et en Afrique du Nord. Les efforts visant à maîtriser le
problème de l'eau douce ne sont en train de réussir ni là-
bas, ni dans l'Est Asiatique, ni ailleurs dans la région du
pacifique.
La production alimentaire mondiale semble être aujourd'hui
dépassée par la croissance au niveau de la consommation et
de la démographie. Il y a un large accord sur le fait qu'en
la matière, la demande doublera d'ici 2030. Le changement
climatique est susceptible d'exacerber ces problèmes
alimentaires en exerçant un effet négatif sur les
approvisionnements en eau, les conditions édaphiques, les
tolérances de températures et sur les saisons culturales.
Toujours selon la Déclaration, le changement climatique
accélérera le rythme consternant de liquidation des espèces
et en particulier des écosystèmes vulnérables. Pour plus
d'information contacter l'Union des Scientifiques
Concernés; e-mail: ucs@ucsdusa.org.
SYMPOSIUM SUR L'ENERGIE PROPRE POUR LES PAYS EN TRANSITION
ECONOMIQUE: Tenu du 22 au 26 Septembre à Szentendre, en
Hongrie, et organisé par l'Institut de Formation en Matière
d'Energie Renouvelable et d'Efficience (REETI), ce
symposium mit en présence plus de 125 représentants du
monde industriel et financier et officiels gouvernementaux
et non gouvernementaux pour un débat sur les opportunités
de développement de projets touchant à l'efficience
énergétique et à l'énergie renouvelable, offertes aux pays
d'Europe Centrale et du Sud Est qui se trouvent
actuellement engagés dans une transformation économique. Le
projet était développé en collaboration avec l'US Country
Studies Program (CSP) et l'Initiative de Coopération
Régionale de l'Europe du Sud Est (SECI) et axé sur le
soutien de leurs programmes liés à l'énergie propre. Les
participants devaient noter que la réunion a aidé ces pays
à transformer leurs initiatives politiques en réalités de
marché à travers le soutien au développement de
l'investissement dans les segments de marché de l'énergie
propre et la facilitation de plusieurs projets. Le
Symposium était parrainé, entre autres, par le Ministère
Hongrois de l'Industrie et du Commerce, le CSP, le Groupe
de la Banque Mondiale et le Gouvernement des Pays-Bas. Pour
de plus amples renseignements, contacter: REETI;
tél.:+1(202)496-1417; +1 (202)496-1494; e-mail:
rhsellers@aol.com.
CINQUIEME CONFERENCE INTENATIONALE SUR LE DIOXIDE DE
CARBONNE: Cette conférence s'est tenue à Cairns, en
Australie, du 8 au 12 Septembre 1997. Plus de 200 délégués
de 25 pays devaient y discuter des derniers développements
de la recherche sur le cycle carbonique du globe. Le
programme était articulé autour de présentations, d'une
demi-heure chacune, sur les résultats les plus thématiques,
avec d'autres papiers présentés dans une série de sessions
d'affiche diurnes et nocturnes. La conférence était
organisée en séances consacrées à la couverture de papiers
entrant dans le cadre des thèmes généraux des océans, de
l'atmosphère et de la biosphère terrestre. Les séances
réservées au thème des océans portèrent sur divers sujets,
tels que les expérimentations de la fertilisation au fer,
le taux d'absorption de CO2 par les océans, et la
modélisation du cycle carbonique des océans. Les sessions
consacrées à l'atmosphère portèrent sur une gamme de
tentatives de modélisation des variations du CO2
atmosphérique à diverses échelles temporelles et sur des
sujets tels que le contenu oxygène de l'atmosphère et la
composition isotopique du CO2. Les papiers sur la biosphère
terrestre se focalisèrent aussi sur les tentatives de
modélisation du cycle carbonique terrestre et présentèrent
les dernières découvertes sur la probabilité d'un effet de
fertilisation par le CO2 et sur la magnitude des évolutions
actuelles en matière d'utilisation des terres.
Une bonne partie des débats dans plusieurs sessions s'est
focalisée sur le "dispositif d'absorption manquant" et bien
qu'il semble y avoir accord général que l'absorption
s'effectue au niveau de la biosphère, il est certain qu'on
est encore loin d'en avoir localisé l'élément exact. L'un
des camps continue à favoriser les forêts des hautes
latitudes sur la base des travaux de modélisation inversée
de la répartition globale des anomalies isotopiques
constatées dans le CO2 atmosphérique. L'alternative
émergeante prône que l'élément d'absorption réside
actuellement dans les forêts tropicales, avec pour preuve
les résultats des expérimentations sur l'hypothèse de
covariance dans le Bassin Amazonien, et le modèle des
prélèvements carboniques dans la "biota" terrestre. De plus
amples renseignements sur la réunion et son organisation
sont disponibles sous forme synthétisée au
http://www.dar.csiro.au/pub/events.co2_conf/index.html
QUATRIEME CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L'UTILISATION DU
DIOXIDE DE CARBONE (ICCDU-IV): Cette conférence s'est tenue
du 7 au 11 Septembre 1997 à Kyoto, au Japon, et a rassemblé
280 participants de 21 pays différents. Les participants
devaient y entendre les présentations de 13 orateurs
invités et 123 papiers leur furent présentés. La conversion
catalytique du CO2 et sa conversion biochimique dans
l'atmosphère constituèrent les deux principaux thèmes
d'environ 70% des présentations. Parmi d'autres sujets
abordés: la photochimie, l'électrochimie, la fixation
organométallique due au CO2. Les participants devaient
entendre également des présentations concernant les sujets
généraux de l'utilisation du CO2, tels que la stratégie de
base du Japon relative aux contre-mesures permettant la
mitigation du changement climatique et les actions de
l'Agence Internationale de l'Energie. Les délibérations
seront publiées par Elsevier Science Publishers en Février
1998. Pour plus d'informations, contacter: Professeur
Tomoyuki Inui, Université de Kyoto; tél.:+81 75 753 5682;
fax:+81 75 771 7285; e-mail: inui@scl.kyo-to-u.ac.jp
REUNION DU PERPS SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET
L'ELEVATION DU NIVEAU DES MERS: La Troisième Réunion du
Programme Environnemental Régional du Pacifique Sud (PERPS)
sur le Changement Climatique et l'Elévation du Niveau des
Mers s'est déroulée à Nouméa, en Nouvelle Calédonie, du 18
au 22 Août 1997. Les Présidents de la réunion étaient les
Représentants Gouvernementaux et les Administrateurs de la
Samoa Américaine, des Iles Cook, de Kiribati et de Samoa et
Vanuatu. Le Rapport de Synthèse du Président sur "Résultats
et Besoins Futurs" énonça, entre autres, qu'une évaluation
des informations scientifiques et de leur compréhension
dans la région du Pacifique trouve son inspiration dans un
certain nombre de sources. Ces informations montrent que
dans la région, les températures ont augmenté de 0.10°C par
décennie, et le niveau des mers a enregistré une élévation
de 2mm/an. Il existe aussi des preuves que des phénomènes
climatiques, tels qu'El Niño et les Oscillations de
l'Hémisphère Sud (ENSO) exerceront un impact majeur sur les
C.C & E.N.M. Il est également reconnu que la région
Pacifique joue un rôle important dans la compréhension du
changement climatique de la planète.
Des études de vulnérabilité ont démontré que les Etats
Insulaires du Pacifique sont hautement vulnérables aux C.C
& E.N.M et que leurs capacités de réponse sont faibles.
leur aptitude à réagir doit être renforcée à travers la
coopération régionale et internationale en matière
d'éducation, de formation et de sensibilisation publique.
Le Rapport de Synthèse aborde par ailleurs l'impact sur la
santé humaine et stipule que les communautés nationales,
régionales et internationale doivent se focaliser sur
l'adaptation à l'actuelle variabilité naturelle et se
préparer aux éventualités extrêmes. Les participants
devaient également noter que l'étude menée par le PICC sur
les dimensions économiques et sociales du changement
climatique fait peu de références aux Etats Insulaires de
la Région Pacifique. Ils notèrent que le rapport du PICC
utilisait des modèles adaptées surtout aux économies
développées et que toutes les îles y étaient traitées comme
si elles étaient toutes pareilles. La plupart des
gouvernements des Iles du Pacifique sont conscients de
l'évolution climatique, mais souhaitent savoir ce qu'ils
doivent faire pour aider à traiter le problème. La
dimension culturelle implique l'exercice d'une influence
environnementale à la fois sur l'homme et sur la culture.
Les options pouvant faire partie de la réponse englobent:
la migration; la réimplantation, et la décentralisation.
Toutes ces options nécessitent une planification en raison
des implications politiques qu'elles peuvent avoir. Ainsi,
la future direction devra �tre recherch�e de mani�re � ce
que des strat�gies de r�ponse puissent �tre planifi�es et
recommand�es pour des adaptations futures. Pour de plus
amples informations, contacter: South Pacific Regional
Environment Program (SPREP), P.O. Box 240, APIA, Western
Samoa; t�l.: (685)21 929; fax: (685) 20 231; e-mail:
sprep@pactok.peg.apc.org
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SBI: Le SBI se r�unira � partir de 10h pour l'examen des
communications nationales.
SBSTA: Le SBSTA se r�unira � 15h pour l'examen des
communications des pays non vis�s � l'Annexe I, les
activit�s de mise en �uvre conjointes et le transfert
technologique.
|