International
Institute for Sustainable Development (IISD)
COMPTE-RENDU DES REUNIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CONVENTION-
CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
28 JUILLET - 7 AOUT 1997
Les Organes Subsidiaires de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC) se sont réunis du 28 Juillet au 7 Août 1997, à
l'Hôtel Maritim, à Bonn, en Allemagne. Un total de 145 Parties et
d'Etats Observateurs devait participer à cette session, ainsi que
691 représentants d'ONG et de médias. La septième session du Groupe
Ad Hoc sur le Mandat de Berlin (AGBM-7) travailla à l'affinement du
texte de négociation devant servir au protocole ou autre instrument
juridique. L'Organe Subsidiaire chargé de la Mise en Œuvre, réuni
dans sa sixième session (SBI-6), parvint à un accord sur les
arrangements relatifs aux réunions intergouvernementales et sur le
budget programmatique, mais doit encore discuter, lors de sa
prochaine session, du mécanisme de financement et des communications
nationales.
Les débats de la sixième session de l'Organe Subsidiaire chargé de
fournir un Avis Scientifique et Technologique (SBSTA-6) portèrent
sur les questions méthodologiques, telles que les méthodologies
devant être utilisées dans les inventaires et les projections en
matière d'émissions de gaz à effet de serre. Le SBSTA se pencha
également sur le transfert technologique et les activités de mise en
œuvre conjointe (AIJ). Un groupe de contact mixte SBI/SBSTA
produisit une décision qui reste à être adopté par la CdP-3,
concernant la répartition des tâches entre les deux groupes. La
cinquième session du Groupe Ad Hoc chargé de l'Article 13 (AG13-5)
poursuivit l'étude des propositions relatives au processus
consultatif multilatéral (PCM).
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC
La CdP-1
La première réunion de la Conférence des Parties de la CCCC (CdP-1)
se déroula à Berlin du 28 Mars au 7 Avril 1995. Les délégués
devaient y parvenir à un accord sur l'adéquation des engagements,
que beaucoup estimaient être une question centrale. Il en résulta un
mandat consistant à entamer un processus d'action appropriée pour
l'après-2000, englobant entre autres mesures, le renforcement des
engagements des pays industrialisés. Les délégués devaient également
s'accorder sur un certain nombre de sujets tout aussi importants,
tels que: l'établissement d'une phase pilote pour la mise en œuvre
de projets conjoints; l'élection du domicile du Secrétariat
Permanent à Bonn en Allemagne; le budget du Secrétariat; les
procédures financières; et, la mise en place d'organes subsidiaires.
Par contre, on ne parvint pas à réaliser un consensus au sujet du
règlement intérieur. Ce point délicat qui portait entre autres sur
des décisions concernant le mode du scrutin et la composition du
Bureau dut être reporté à la CdP-2.
LE GROUPE AD HOC SUR LE MANDAT DE BERLIN: La CdP-1 établit le Groupe
Ad Hoc sur le Mandat de Berlin (AGBM) avec pour mission d'entamer un
processus permettant de prendre les mesures appropriées pour
l'après-2000, y compris un renforcement des engagements des Parties
visées à l'Annexe I, à travers l'adoption d'un protocole ou autre
instrument juridique. A l'AGBM-1 qui se déroula à Genève du 21 au 25
Août 1995, les délégués examinèrent plusieurs points dont l'analyse
et l'évaluation permettant d'identifier les politiques et mesures
pouvant être adoptées par les Parties visées à l'Annexe I, et les
requêtes concernant les contributions à apporter aux sessions à
venir. Lors de l'AGBM-2 qui se tint à Genève du 30 Octobre au 3
Novembre 1995, les délégués entendirent de nouvelles propositions
concernant la structure et la forme de l'éventuel protocole.
A l'AGBM-3, tenu à Genève du 5 au 8 Mars 1996, les délégués
entendirent un certain nombre de propositions spécifiques sur les
nouveaux engagements pouvant être pris par les Parties Visées à
l'Annexe I, dont une proposition Allemande préconisant en matière de
réduction des rejets de CO2 un objectif à atteindre en deux étapes.
Ils devaient discuter par ailleurs de la manière dont les pays visés
à l'Annexe I pouvaient répartir ou partager les nouveaux engagements
et du point de savoir si cela devait se faire sous forme d'avenant
ou de protocole. L'AGBM-4 qui se déroula à GENEVE du 8 au 19 Juillet
1996 paracheva l'analyse approfondie des éléments possibles à
inclure dans le protocole ou autre instrument juridique, et sembla
prêt à entamer l'élaboration d'un texte de négociation dès sa
prochaine session.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE CHARGE DE L'AVIS SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
(SBSTA): Le SBSTA fut établi par la CdP-1 dans l'objectif d'établir
un lien entre: les évaluations scientifiques, techniques et
technologiques; l'information fournie par les organismes
internationaux compétents; et, les besoins d'ordre politique de la
CdP. Lors du SBSTA-1, tenu à Genève du 28 au 30 Août 1995, les
délégués abordèrent des questions complexes tant du point de vue
technique que politique et notamment celles des évaluations
scientifiques, des communications nationales et des activités de
mise en œuvre conjointe liées à la phase pilote. Parmi les points
les plus difficiles: la définition des liens entre le SBSTA et le
Panel Intergouvernemental sur les Changements Climatiques (PICC);
les termes de référence et la composition des panels consultatifs
techniques sur les technologies et les méthodologies (PCT); et,
l'élaboration de lignes directrices devant régir les communications
nationales des Parties non visées à l'Annexe I.
Le SBSTA-2, tenu à Genève du 27 Février au 4 Mars 1996, examina le
Second Rapport d'Evaluation (SRE) du PICC et les rapports des panels
consultatifs techniques (PCT), sans parvenir à un accord sur la
manière d'intégrer ou de répondre aux prévisions scientifiques en
matière d'évolution climatique. Les premières discussions donnèrent
l'impression que le SBSTA-2 allaient accueillir les études
prévisionnelles du PICC avec moins de résistance que lors des
négociations précédentes, mais les pays producteurs de pétrole et
d'autres pays industrialisés parvinrent en définitive à bloquer le
consensus autour de conclusions spécifiques touchant au SRE. Les
négociations menées durant le week-end devaient aboutir à un accord
fragile sur un libellé reflétant la divergence d'opinion.
Lors du SBSTA-3 qui se déroula du 9 au 16 Juillet 1996, les délégués
devaient discuter du SRE et transmettre à la CdP, pour résolution,
un projet de décision inachevé et affublé de nombreux crochets. Des
décisions en rapport avec le SBI et concernant les communications
des Parties non visées à l'Annexe I devaient être adoptées. On
réalisa aussi un certain progrès sur la liste des experts et les
panels techniques.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE CHARGE DE LA MISE EN ŒUVRE (SBI): Le SBI fut
établi par la CdP pour aider à la revue et à l'évolution de la mise
en œuvre de la Convention et à l'élaboration et à la mise en
application des décisions de la CdP. Le SBI-1 eut lieu du 31 Août au
1er Septembre 1995 à Genève. On y aborda un certain nombre de sujets
et on y recommanda à la CdP d'adopter un projet de Mémorandum
d'Entente avec le FEM en tant que mécanisme de financement, en
proposant à cet effet, un projet de décision à la CdP-2 pour
adoption.
Au SBI-2, tenu à Genève du 27 Février au 4 Mars 1996, les délégués
devaient considérer les études approfondies des communications
nationales, ainsi que d'autres points liés au mécanisme de
financement. Plusieurs délégations exprimèrent leur satisfaction
quant à l'adoption de sa stratégie opérationnelle par le Conseil du
FEM, mais certains notèrent le besoin d'accélérer le processus de la
mise à disposition de "l'ensemble des budgets approuvés" pour les
communications des Parties non visées à l'Annexe I, sous peine de
sérieux retards. Au SBI-3, tenu à Genève du 9 au 16 Juillet 1996,
les différences furent résolues dans des séances fermées et furent
considérées pour adoption par une session ouverte du SBI, seulement
après avoir réalisé un consensus sur: le transfert technologique, le
fonds de roulement du Secrétariat, l'Annexe du Mémorandum d'Entente
(ME) entre le Conseil du FEM et la CdP, et les communications
nationales des Parties non visées à l'Annexe I.
LE GROUPE AD HOC CHARGE DE L'ARTICLE 13 (AG13): l'AG-13 fut mis sur
pied aux fins d'examiner l'opportunité d'établir un processus
consultatif multilatéral, à la disposition des Parties, pour la
résolution des problèmes liés à la mise en œuvre. L'AG13-1, tenu à
Genève les 30 et 31 Octobre 1995 décida de demander aux Parties, aux
non Parties, ainsi qu'aux organisations intergouvernementales et non
gouvernementales, de répondre par des soumissions écrites au
questionnaire concernant le processus consultatif multilatéral. A
l'AG13-2, tenu à Genève en Juillet 1996, les participants reçurent
une synthèse des réponses au questionnaire concernant
l'établissement d'un PCM dans le cadre de l'Article 13
(FCCC/AG13/1996/1), que le Groupe examinera à la session de Décembre
prochain. Les délégués devaient par ailleurs adopter une décision
prorogeant le mandat de l'AG13 jusqu'à la CdP-3 et lui donnant, en
collaboration avec l'AGBM, un rôle dans l'examen des moyens
d'application d'un PCM au protocole.
La CdP-2
La Seconde Conférence des Parties (CdP-2) se réunit à Rome du 8 au
19 Juillet 1996. Plus de 1500 participants de gouvernements,
d'organisations intergouvernementales et d'ONG y prirent part.
Plusieurs questions parmi les plus litigieuses, telles que celle du
traitement du Second Rapport d'Evaluation de l'IPCC, ne purent être
résolues, ce qui n'empêcha pas la CdP-2 de produire un certain
nombre de déclarations politiques importantes. La CdP devait
conclure ses travaux en notant la "Déclaration de Genève" qui
endosse les conclusions du PICC et appelle à des réductions
importantes quant aux émissions de gaz à effet de serre.
La Conférence vit également un changement significatif dans la
position des USA qui, pour la première fois, se déclarèrent en
faveur d'un accord juridique contraignant concernant la
concrétisation du Mandat de Berlin. Mais, malgré le fait que les
Parties étaient prêtes à renforcer les engagements, la CdP-2 mit en
lumière des divergences aiguës entre les différentes délégations.
Les fortes déclarations en faveur du SRE étaient loin d'être
unanimes, suggérant la nécessité d'un travail substantiel dans les
futures sessions des organes subsidiaires de la CdP-2, prévues avant
Décembre 1997, date de la réunion de la CdP-3 à Kyoto, au Japon.
REUNION DES ORGANES SUBSIDIAIRES APRES LA CdP-2: Les organes
subsidiaires se réunirent à Genève du 9 au 18 Décembre 1996. L'AGBM-
5 examina les propositions soumises par 14 Parties ou groupes de
Parties, concernant le renforcement des engagements des Articles
4.2(a) et (b), l'avancement de la mise en application de l'Article
4.1 et les éléments possibles à inclure dans le protocole ou autre
instrument juridique. Les délégués adoptèrent des conclusions
demandant au Secrétariat de produire une "compilation-cadre" des
propositions, pour examen approfondi. Au SBSTA-4, les discussions
furent complexes et souvent difficiles, mais les délégués devaient
confirmer la coopération future avec le PICC et s'accordèrent pour
l'application des lignes directrices révisées du PICC (1996) aux
inventaires nationaux des gaz à effet de serre. Les délégués
devaient décider par ailleurs de poursuivre la révision du Format
Uniforme des Rapports et des questions méthodologiques liées aux
activités de mise en œuvre conjointe. Le SBI-4 devait pour sa part,
parachever l'accord sur l'Annexe du Mémorandum d'Entente entre la
Conférence des Parties (CdP) et le Conseil du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM). De son côté, l'AG13-3 affirma les
positions concernant l'éventuel PCM et s'accorda sur la poursuite de
son examen à la session de Février.
Trois de ces organes subsidiaires se réunirent de nouveau à Bonn, en
Allemagne, du 25 au 28 Février 1997. Le SBSTA-5 examina l'accord sur
le format uniforme des rapports, demanda un plan de travail pour
l'étude approfondie des secondes communications nationales et requit
un certain nombre de rapports au sujet du transfert technologique.
L'AG13-4 fit de son côté des progrès notables en affinant davantage
la fonction et la portée du PCM et s'accorda sur une "compilation-
cadre" reflétant les points de divergence et de convergence. Pour
leur part, les discussions du SBI-5 furent complexes et souvent
étendues, mais les délégués parvinrent à s'accorder sur un
calendrier et sur les procédures de la revue du budget
programmatique, et réalisèrent un accord concernant la contribution
de la CCCC à la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des
Nations Unies (SE/AGNU). Le SBI-5 ne parvint cependant à un accord
ni sur l'étude du mécanisme de financement ni sur les activités du
FEM.
L'AGBM-6 se réunit du 3 au 7 Mars 1997, à Bonn. Les délégations se
focalisèrent sur la Compilation-Cadre qui englobait les propositions
de texte émanant des Parties ainsi que d'autres propositions
concernant les éléments à inclure dans le protocole ou autre
instrument juridique. L'AGBM-6 convoqua des réunions de "groupe
officieux" pour des échanges de points de vue et pour la
consolidation des différentes propositions.
Les délégués "réduisirent à l'essentiel" le texte de compilation en
combinant ou en éliminant un certain nombre de propositions de la
Compilation-Cadre et avancèrent un tant soit peu vers la
concrétisation du mandat. Une bonne partie de la discussion se
focalisa sur une proposition de l'UE préconisant une réduction de
15% pour un "panier" de gaz à effet de serre d'ici 2010, par rapport
aux niveaux de 1990. Néanmoins, de nouvelles propositions devaient
émerger en dernière minute, signalant que l'AGBM-6, en dépit des
espoirs exprimés par bon nombre d'observateurs, avait encore des
progrès à faire sur plusieurs points fondamentaux.
COMPTE-RENDU DES REUNIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES
Les organes subsidiaires de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques se sont réunis du 28 Juillet au 7 Août 1997, à l'Hôtel
Maritim, à Bonn, en Allemagne. L'AGBM-7 se déroula du 31 Juillet au
7 Août 1997. Le SBI-6 et le SBSTA-6 se déroulèrent du 28 au 30
Juillet et se réunirent de nouveau le 5 Août.
L'AG13-5 se réunit du 28 au 30 Juillet 1997.
L'AGBM-7 se réunit en 4 "groupes officieux" fermés aux observateurs.
Les groupes officieux examinèrent: l'avancement des engagements
existants liés à l'Article 4.1; les politiques et mesures; les
objectifs quantitatifs de limitation et de réduction des émissions
(QELROS); et, les institutions et procédures. Les groupes officieux
produisirent 4 textes révisés dans lesquels tous les paragraphes
restent ouverts à des négociations finales et ne sont pas encore
approuvés.
Le SBI-6 se réunit en Plénière et dans un certain nombre de groupes
de contact, et examina: le mécanisme de financement; les
communications nationales; les arrangements relatifs aux réunions
intergouvernementales; le budget programmatique; et, le mécanisme de
consultation des ONG. Les sessions plénières du SBI-6 abordèrent la
coopération avec les organismes internationaux, le transfert
technologique et les activités de mise en œuvre conjointe. Un groupe
de contact se réunit à plusieurs reprises pour l'examen des
questions méthodologiques. Un groupe de contact mixte SBI/SBSTA
examina de son côté la répartition des tâches entre les deux
groupes. De son côté, l'AG13 poursuivit au cours de trois sessions
de travail l'examen des propositions concernant l'éventuel processus
consultatif multilatéral (PCM).
LE GROUPE AD HOC SUR LE MANDAT DE BERLIN
PLENIERE
Le Président Raul ESTRADA-OYUELA (Argentine) ouvrit, le 31 Juillet,
la septième session de l'AGBM et nota qu'à l'approche de la CdP-3,
il restait optimiste malgré les difficultés attendues. Il déclara
que la réunion du G-7+1 de Denver et la SE/AGNU ont été marquées par
un nouvel intérêt à l'égard de l'évolution climatique. Il fit
remarquer qu'en dépit de certaines critiques sur la portée du Mandat
de Berlin, l'AGBM n'est pas habilité à en modifier le contenu. Il
nota que dans le cadre de la CCCC, les pays industrialisés se sont
engagés à être les premiers à entreprendre une réduction de leurs
émissions et que les pays en développement ne pourront assumer de
plus grandes responsabilités que lorsque cela se concrétisera. Il
reconnut les progrès vers la réalisation d'un accord et qualifia
l'engagement et la proposition de l'UE de pas en avant. Il affirma
que la définition des objectifs de deux Parties était cruciale.
Le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael ZAMMIT-CUTAJAR, indiqua
qu'il attend de la réunion de Kyoto, un accord clair sur les
engagements des pays visés à l'Annexe I. Le résultat de Kyoto doit
être un "coup fort" contre "le traitement habituel." Il doit envoyer
aux acteurs économiques un signal indiquant que les choses allaient
changer d'une manière compatible à la fois avec leurs intérêts et
avec le développement durable. En dépit de son optimisme, il
reconnut la difficulté de dégager des propositions avancées à ce
jour, un signal pareil à celui qu'il souhaite. Il encouragea les
délégations à s'engager dans une atmosphère positive de négociation
pour prouver qu'ils sont capables d'aller plus loin que de "jongler
avec des libellés."
La TANZANIE, au nom des G-77/CHINE, déclara que l'accord doit être
basé sur une stricte adhésion à la Convention et au Mandat de
Berlin. Le délégué précisa que l'accord doit porter sur l'avancement
des engagements des Parties visés à l'Annexe I, en évitant d'en
assigner de nouveaux aux Parties non visées à l'Annexe I. Il se
référa aux résultats de la SE/AGNU, soulignant qu'outre
l'établissement d'objectifs, il y eut un accord largement partagé
sur la nécessité de prendre en ligne de compte les effets négatifs
des mesures de réponse sur l'ensemble des pays et en particulier sur
les pays en développement.
Le Président du PICC, Bert BOLIN, nota le Second Rapport
d'Evaluation (SRE) qui stipule que "la balance des preuves suggère
l'existence d'une influence discernable des activités humaines sur
le climat mondial". Il affirma que l'augmentation des concentrations
de gaz à effet de serre correspondait à une élévation de la
température moyenne du globe de 0.7 à 2.1°C mais restait limitée à
0.2 - 1.1°C par les concentrations d'aérosols et par l'inertie du
système climatique. Il affirma que le réchauffement du globe est,
dans tous les scénarios retenus par le PICC en matière d'émission,
estimé entre 1.0 et 3.5°C d'ici l'an 2100. Il nota que de récentes
analyses ont démontré que les pays visés à l'Annexe I ont été, en
1996, responsables de 64% du total des émissions de CO2, au lieu de
75% en 1985. Bien que la plupart des augmentations d'émissions
soient engendrées par les pays non visés à l'Annexe I, ces derniers
n'atteindront pas 50% du total des émissions avant encore 15 ou 20
ans. Il nota pour finir, que la stabilisation à long terme des
émissions nécessite des efforts par l'ensemble des pays.
Le LUXEMBOURG, au nom de l'UE, rappela sa proposition stipulant que
les Parties de "l'Annexe X " doivent, individuellement ou
conjointement, et conformément au Mandat de Berlin, réduire les
niveaux d'émission de CO2, CH4 et N2O à la fois (total pondéré,
calculé en fonction du Potentiel de Réchauffement du Globe sur une
période de 100 ans) d'au moins 7.5% au-dessous des niveaux de 1990,
d'ici 2005. Le délégué proposa par ailleurs que les HFC, PFC et SF
doivent être ajoutés à l'ensemble des gaz concernés par ces
objectifs de réduction, au plus tard en l'an 2000. Il déclara que
les pays industrialisés se doivent d'être à la hauteur de leurs
responsabilités et se porter à l'avant. Mais toutes les Parties
doivent réaliser qu'à long terme, un effort de plus en plus mondial
sera indispensable pour faire face à ce problème.
Le BRESIL résuma sa proposition (FCCC/AGBM/1997/MISC.1/Add.3) en
appelant à l'établissement d'un rapport direct et objectif entre le
taux annuel des émissions de gaz à effet de serre et l'augmentation
de la température moyenne enregistrée à la surface du globe. Le
délégué proposa que les objectifs de réduction soient établis en
fonction des changements de température. Il appela à la mise en
place d'un mécanisme permettant aux pays non visés à l'Annexe I de
faire face à l'évolution climatique. Il préconisa l'élaboration
d'objectifs quantitatifs pour les pays non visés à l'Annexe I en
fonction de leur niveau de bien-être. Il proposa que le Fonds pour
le Développement Propre reçoive des contributions obligatoires de la
part des pays visés à l'Annexe I à hauteur proportionnellement égale
à leur degré de non respect de leurs engagements. Il nota quatre
points de négociations: les objectifs de réduction des Parties
visées à l'Annexe I exprimés en terme de changement de température;
le calendrier de l'évaluation de la performance des pays visés à
l'Annexe I; l'année initiale de considération des émissions
antérieures; et, l'estimation de la contribution au Fonds pour le
Développement Propre. Il demanda enfin à ce que la proposition soit
officiellement soumise à la CdP-3.
Le ZIMBABWE, au nom du Groupe Africain, exprima son espoir de voir
l'AGBM accélérer le processus de négociation et parvenir à un accord
avant la fin de la prochaine session. La représentante nota par
ailleurs que les pays Africains étaient souvent marginalisés par le
processus du mécanisme de financement intérimaire. Elle fit part de
sa préoccupation quant au manque de progrès dans les délibérations
et souhaita l'intégration, dans les politiques et mesures et les
objectifs quantitatifs de limitation et de réduction des émissions,
de dispositions en faveur de l'évaluation de l'impact socio-
économique. Elle nota que les décisions à prendre ne doivent pas
alourdir les fardeaux socio-économiques et environnementaux qui
pèsent sur l'Afrique. Elle ajouta enfin que l'accord doit inclure
l'engagement de ressources financières et technologiques au profit
des pays Africains.
La FEDERATION RUSSE déclara que le résultat doit passer par le même
processus de ratification que la Convention et que les objectifs de
réduction du CO2 doivent être considérés en même temps que les
objectifs en matière de suppression. La SLOVENIE fit part de sa
disposition à se joindre aux Parties de l'Annexe I et à se conformer
aux engagements juridiques contraignants, et apporta son soutien à
la proposition de l'UE concernant les réductions des gaz à effet de
serre.
Le délégué des ETATS-UNIS déclara que l'accord de l'AGBM doit:
retenir des objectifs juridiques contraignants; fournir un maximum
de souplesse; inclure des seuils crédibles et réalistes; englober
des mécanismes de mise en conformité à l'échelon national; et,
engager l'ensemble des pays. Il ajouta qu'il n'était pas possible de
déterminer le type de cible numérique sans connaître auparavant les
contraintes imposées à un tel objectif. Les USA avaient introduit
des propositions sur les échanges en matière d'émission, sur la mise
en œuvre conjointe, sur les procédures budgétaires et sur le
processus d'épargne en matière d'émission, en vue d'accroître la
flexibilité et de réduire les coûts. A ce sujet, le délégué présenta
de nouvelles propositions qui seraient d'après lui, d'importance
capitale pour la détermination de la structure de l'accord. Il
expliqua qu'un accord juridique contraignant nécessitera un
mécanisme de mise en conformité auquel viendraient se greffer les
concepts de flexibilité, bien que ces derniers soient actuellement
empreints d'une certaine ardeur politique. Il appela par ailleurs à
l'adoption d'une approche englobant l'ensemble des gaz à effet de
serre, des sources, des secteurs et des dispositifs d'absorption qui
s'y rapportent. Les pays qui n'utiliseront pas la méthode
d'habilitation retenue par le PICC pour l'adoption d'une telle
approche, doivent être pénalisés. Concernant la participation de
l'ensemble des pays, il appela à l'amélioration de la définition de
l'Article 4.1 et du Mandat de Berlin. Il nota qu'en dépit de la
différence qui existe entre les pays visés et les pays non visés à
l'Annexe I, on ne pouvait s'attendre raisonnablement à ce que rien
ne puisse être fait au niveau des engagements des uns et des autres.
Les propositions US englobent une recommandation en faveur d'un
processus à long terme vers l'objectif de la Convention consistant à
impliquer l'ensemble des pays dans la recherche d'une solution. Une
nouvelle négociation suivra certainement l'AGBM et d'ici là, tous
les pays doivent être en mesure d'y participer.
L'OUZBEKISTAN déclara que les pays en transition économique
requièrent un investissement dans les nouvelles technologies.
L'ARABIE SAOUDITE attira l'attention sur certaines contradictions
contenues dans les politiques retenues dans l'Annexe I, comme:
l'accroissement de la production des combustibles fossiles dans les
pays industrialisés lorsqu'il y a baisse de consommation, visant à
induire une baisse des importations; et, la fourniture de
subventions à certains secteurs basés sur les combustibles fossiles
tout en taxant l'utilisation d'autres combustibles fossiles. Le
délégué souhaita la considération de possibilités de compensation
dans l'éventualité d'un impact économique négatif sur certains
Etats.
Le Président introduisit la documentation comprenant le texte
principal de négociation compilé à l'AGBM-6 (FCCC/AGBM/1997/3/Add.1)
et les propositions soumises par les Parties après l'AGBM-6
(FCCC/AGBM/1997/MISC.1/Add.2, 3, 4 et 5). Le Président précisa que
les délégations se réuniront en session fermée et que des séances
d'informations seront tenues tous les matins au profit des
observateurs.
Le Président devait ensuite inviter un certain nombre de Parties
ayant de nouvelles propositions à faire leurs exposés. Le JAPON
appela: à une étude par le SBSTA de la suppression du dioxyde de
carbone au moyen des puits d'absorption avant que le sujet ne soit
abordé dans le cadre des objectifs quantitatifs de limitation et de
réduction; à la mise en place d'un processus permettant d'intégrer
les dernières découvertes scientifiques; et, à l'établissement d'un
lien entre l'entrée en vigueur de l'accord et le total des émissions
des pays qui l'auront ratifié.
La GEORGIE appela à l'amélioration des mécanismes de financement
dans le secteur de l'énergie et à l'encouragement de la
participation du secteur privé dans les activités de mise en œuvre
conjointe. Le représentant de SAMOA, au nom de l'Alliance des Petits
Etats Insulaires (AOSIS), proposa de refléter le principe de
prévention dans le travail de l'AGBM. Il déclara que l'objectif qui
doit guider l'accord de l'AGBM doit consister à s'assurer que
l'élévation du niveau des mers découlant des changements climatiques
n'excède pas 20 centimètres par rapport aux niveaux de 1990, et que
la température moyenne du globe ne dépasse pas 2° C par rapport à
celle de l'ère préindustrielle.
Au cours de la Plénière du 4 Août, les présidents des groupes
officieux présentèrent un rapport sur leurs travaux à ce jour. Les
délégués devaient entendre par ailleurs les présentations d'un
certain nombre d'ONG, dont celles de l'International Council for
Local Environmental Initiatives, d'un représentant du secteur du
Commerce et de l'Industrie, et du Climate Action Network. Le délégué
Nippon commenta le rapport d'une ONG où il est suggéré que le JAPON
proposait des objectifs incluant une importante augmentation des
émissions de CO2 par les pays visés à l'Annexe I, d'ici l'An 2010. Le
délégué souligna que son pays n'a jamais fait une telle proposition
et réitéra la position du JAPON qui préconise une réduction des
émissions de CO2 à moins d'une tonne par habitant d'ici l'An 2100. Le
Président du Groupe d'Experts de l'OCDE sur les Pays Visés à
l'Annexe I indiqua que le Groupe à cherché à fournir un soutien
analytique à l'AGBM.
COMPTE-RENDU DES GROUPES OFFICIEUX
LE GROUPE OFFICIEUX CHARGE DES OBJECTIFS QUANTITATIFS DE LIMITATION
ET DE REDUCTION DES EMISSIONS
Le Groupe Officieux sur les Objectifs Quantitatifs de Limitation et
de Réduction de Emissions a tenu tout au long de la semaine un
certain nombre de réunions et, sur la base du projet de texte fourni
par le Président, Luiz GYLVAN MEIRA FILHO (BRESIL), produisit un
texte consolidé contenant des alternatives pour chacune des sections
suivantes: la couverture, la nature de l'objectif et les situations
de départ, les dispositifs d'épargne, les systèmes d'emprunt, les
Parties en transition économique, les organisations régionales
d'intégration économique, la flexibilité (les échanges en matière
d'émissions, la mise en œuvre conjointe et les efforts de
coopération fournis par les Parties intéressées), la mesure,
l'établissement des rapports et la communication des informations,
la revue de la mise en œuvre et de la conformité, les effets
éventuels sur les pays en développement et, l'annexe dressant la
liste des gaz.
Deux "notes" de sauvegarde furent introduites au début du projet de
texte de négociation. L'une indique que "tous les paragraphes
restent ouverts à une négociation finale, et les crochets contenus
dans chacun des paragraphes ne doivent aucunement préjuger du statut
de ce paragraphe". L'autre stipule que dans l'opinion de plusieurs
délégations, il existe un certain nombre de liens très important
entre les différents éléments du texte et que l'inclusion de
propositions dans quelque section du texte ne doit en rien préjuger
de la considération de ces liens. Les divergences de points de vue
sur la manière de refléter dans le document les alternatives
touchant à l'uniformité des objectifs et à la différenciation,
furent résolues après des consultations étendues et ce, à travers
l'introduction au début du chapitre "nature de l'objectif et
situation de départ", d'un chapeau stipulant qu'aucun consensus n'a
encore été réalisé sur les objectifs quantitatifs de limitation et
de réduction des émissions et que les Parties reconnaissent que
lorsque le consensus sur l'établissement de tels objectifs et sur
leur nature sera atteint, une nouvelle consolidation et de nouveaux
amendements seront requis pour le texte.
La couverture: Les libellés crochetés dans cette section se réfèrent
aux émissions anthropogéniques en fonction des sources, aux
suppressions en fonction des dispositifs d'absorption et aux gaz à
effet de serre auxquels viendront s'appliquer les objectifs
quantitatifs de limitation et de suppression. Les crochets englobent
également les méthodologies permettant d'établir les suppressions
par dispositifs d'absorption ainsi que les critères permettant
l'adjonction de gaz à effet de serre à "l'Annexe G" où ces gaz
seraient listés. D'autres crochets entourent la référence à la
révision périodique de la liste des gaz à effet de serre.
La nature de l'objectif et la situation de base: Dans cette section,
9 alternatives traitent de la répartition des objectifs quantitatifs
de limitation et de réduction des émissions sur les Parties, en
fonction d'une approche à taux uniforme ou d'une approche
différenciée. On y trouve également une alternative concernant les
périodes budgétaires. Les variations des objectifs à taux uniforme
et des situations de base comprennent l'établissement de dates
butoirs pour le retour des émissions anthropogéniques à leurs
niveaux de 1990 d'ici l'année 2000, 2005 ou 2010, et la réduction
des émissions anthropogéniques d'une moyenne de 15% à 20% par
rapport à leurs niveaux de 1990, d'ici 2005, 2010 ou 2020.
L'alternative ayant trait aux périodes budgétaires porte sur
l'établissement des limites maximums pour les émissions de gaz à
effet de serre selon un calendrier précis pour les pays listés dans
"l'Annexe Q" ou dans "l'Annexe Q1". Les pays devant être inclus dans
ces annexes restent à déterminer. Les pays listés dans l'Annexe Q
devront adopter les politiques et les mesures nationales nécessaires
à la fois à la "limitation" et à la "réduction" des émissions, par
sources. Les pays couverts par "l'Annexe Q1" devront entreprendre
des politiques et des mesures de "mitigation des changements
climatiques".
L'alternative sur les périodes budgétaires englobe des dispositions
concernant la réalisation des objectifs de limitation des émissions,
l'estimation des budgets en rapport, et la procédure permettant
d'établir les engagements des Parties de "l'Annexe Q1".
L'une des alternatives traite de la nécessité d'établir une certaine
"équité" entre les Parties. Il y est déterminé à cet effet que les
engagements doivent être "gouvernés par le principe selon lequel
l'action de mitigation entreprise par les Parties listées dans
"l'Annexe Q" aura pour effet des changements dans des proportions
égales en termes de bien-être économique par habitant".
Dans une autre alternative, la fourchette correspondant aux
objectifs quantitatifs différenciés des différentes Parties est
déterminée entre une réduction de 30% d'ici 2010 par rapport aux
niveaux d'émissions de 1990 et une augmentation de 40% d'ici 2010
par rapport aux niveaux d'émission de 1990.
D'autres alternatives proposent aux Parties listées dans l'Annexe I
de la Convention de coopérer de manière à s'assurer que le total
cumulé annuel/net de leurs émissions de gaz à effet de serre durant
une période de temps spécifique soit, en pourcentage, moins élevé
que leurs émissions cumulées durant la période de temps antérieure.
L'Epargne en cas de dépassement des objectifs et l'Emprunt en cas de
rendement insuffisant: Ces sections se réfèrent à la manière dont
les Parties peuvent épargner ou emprunter des parts d'émissions.
Elles comprennent une proposition préconisant des contributions
financières sous forme de pénalités en cas de "non maintien des
émissions en-dessous des plafonds respectifs".
Les Organisations Régionales d'Intégration Economique: Cette section
renferme des dispositions permettant aux Etats membres d'une
organisation régionale d'intégration économique de coopérer dans la
mise en œuvre de leurs engagements.
La flexibilité: Ce chapitre comprend des sous-sections sur le
commerce en matière d'émissions, la mise en œuvre conjointe et la
coopération entre les Parties.
Les Echanges en Matière d'Emission: Trois alternatives sont retenues
dans cette sous-section: la première établit que les engagements
seront accomplis à titre individuel et non à travers des actions
coordonnées telles que les échanges en matière d'émissions. La
deuxième stipule que le commerce en matière de permis d'émissions
entre les Parties de "l'Annexe Q" ne pourra avoir lieu qu'après la
conclusion d'un accord sur une allocation initiale équitable et
satisfaisante des objectifs quantitatifs et des budgets d'émissions.
La troisième alternative détermine que, sauf s'il est prévu
autrement, toute Partie de "l'Annexe Q" peut transférer à, ou
acquérir d'une autre Partie de "l'Annexe Q" ou de "l'Annexe Q1" une
part des émissions qui lui sont allouées pour une période budgétaire
aux fins d'honorer ses engagements de limitation et de réduction des
émissions. Dans le cadre de cette alternative, des critères assortie
de certaines restrictions ont été introduits quant à la manière
d'opérer les échanges en matière d'émissions.
La Mise en Œuvre Conjointe: La première alternative retenue dans
cette sous-section réitère que les engagements doivent être
accomplis individuellement et non à travers des actions coordonnées.
La seconde alternative permet aux Parties de "l'Annexe Q" ou "Q1" de
concrétiser une partie de leurs obligations à travers une mise en
œuvre conjointe des mesures de mitigation. Plusieurs options sont
retenues dans cette alternative quant à la participation.
La coopération entre les Parties Intéressées: Cette sous-section
renferme une disposition selon laquelle les pays visés à l'Annexe I
peuvent, sous certaines conditions, transférer ou recevoir de
n'importe quelle Partie listée dans l'Annexe I de la Convention,
l'équivalent en réduction d'émissions ou en amélioration des
dispositifs d'absorption résultant des investissements spécifiques,
dans le but d'honorer ces obligations. Elle stipule par ailleurs que
toute Partie non listée dans l'Annexe I de la Convention peut, à
titre volontaire, mener des projets visant à limiter ou à supprimer
les gaz à effet de serre par dispositifs d'absorption et par
réservoirs, en fonction de ces priorités et stratégies de
développement.
Les effets éventuels, sur les pays en développement, des nouveaux
engagements pris dans le cadre du nouvel instrument/les préjudices
socio-économiques subis par les pays en développement: Cette section
réitère que dans la mise en œuvre des politiques et mesures, les
dispositions de la Convention intéressant les pays particulièrement
vulnérables à l'évolution climatique (Art. 4.8) seront pleinement
prises en compte. Il y est également proposé la mise en place d'un
mécanisme de compensation concret pour les dommages subis par les
pays en développement et découlant de la mise en œuvre des mesures
de réponse. Plusieurs modalités sont envisagées pour le mécanisme de
compensation, notamment, la couverture des pertes économiques et
sociales et le droit de chercher à redresser le manque à gagner au
niveau des exportations de combustibles fossiles.
La mesure, les rapports et la communication d'informations: Cette
section porte sur la communication des informations relatives à la
mise en œuvre du protocole ou autre instrument juridique
contraignant qui sera contracté par les Parties. Elle englobe des
dispositions concernant la comparabilité, la consistance et la
transparence de l'information, ainsi que le contenu et la
périodicité.
Revue de l'information liée à la mise en application et à la
conformité: Ce chapitre renferme les dispositions relatives à la
revue de l'information aux fins d'évaluer la conformité aux
obligations. Les modalités de ces revues qui seront effectuées par
des équipes ou des comités d'experts y sont considérées, ainsi que
leur fréquence et les recommandations à faire en fonction des
résultats obtenus.
Revue des engagements: Sept alternatives figurent dans cette section
et se focalisent sur les modalités, la fréquence et la méthode
d'évaluation des engagements. Elle renferme des options à l'usage
des entités chargées de mener ces évaluations (CdP ou Réunion des
Parties).
GROUPE OFFICIEUX SUR LES POLITIQUES ET MESURES
Mohamed OULD EL GHAOUTH (Mauritanie) présida le Groupe Officieux sur
les Politiques et Mesures (P&M) qui s'est réuni à deux reprises
durant l'AGBM-7. La discussion se focalisa sur le point de savoir si
les P&M doivent être juridiquement contraignantes et si elles
doivent être différenciées. Quelques délégations se déclarèrent en
faveur de P&M juridiquement contraignantes et se référèrent aux
propositions figurant dans plusieurs annexes établissant des
politiques et mesures différenciées. Un groupe de pays soumit un
papier officieux à ce sujet. D'autres délégations se déclarèrent en
faveur d'une approche flexible en vertu de laquelle les pays
pourraient établir leurs propres P&M.
Au cours de la Plénière finale, les délégués reçurent le projet de
texte révisé produit par le Groupe Officieux. Le document se réfère
aux P&M qui seront adoptées ou qui bénéficieront d'une haute
priorité par les pays listés dans "l'Annexe Q". Les types de
politiques et mesures devant être adoptés par les pays de "l'Annexe
Q" sont classés par listes: les P&M figurant dans la Liste A seront
à adoptés; celles figurant dans la Liste B devront bénéficier d'une
haute priorité; et celles de la Liste C auront simplement une
certaine priorité. Le projet de texte de négociation révisé renferme
des dispositions en vertu desquelles les politiques et mesures
devant être appliquées par les pays de "l'Annexe Q" devront:
s'étendre à "tous" les gaz à effet de serre, à leurs émissions par
source et à leurs éliminations par dispositifs d'absorption, ainsi
qu'aux secteurs pertinents; et, contribuer à la stabilisation des
concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Il y est
également stipulé que les P&M ne doivent pas avoir d'effets adverses
sur les conditions socio-économiques des Parties pays en
développement en particulier les pays listés dans l'Article 4.8 de
la Convention.
Le projet de texte appelle: les pays de l'Annexe Q à élaborer des
plans nationaux pour la limitation et la réduction des émissions
anthropogéniques par source et à l'amélioration de la suppression
des gaz à effet de serre par réservoirs et par dispositifs
d'absorption. Il détermine que les plans nationaux seront
contraignants. Une autre disposition stipule que "les Parties
continueront à maintenir un maximum de flexibilité en décidant par
elles-mêmes de la manière dont elles pourraient au mieux et en
fonction de leurs circonstances nationales, réaliser les objectifs
de limitation et de réduction des émissions".
Dans ce projet de texte, les secteurs devant être couverts par les
P&M sont ceux de l'énergie, du transport, de l'industrie, de
l'agriculture, des forêts et de la gestion des déchets. Les listes
de P&M spécifiques devant être incluses dans la Liste A sont
lourdement crochetées. On y trouve entre autres: l'abolition ou la
suppression progressive des subventions accordées aux combustibles
fossiles qui constituent la source d'énergie la plus polluante;
l'augmentation des taxes sur le pétrole/l'énergie/le CO2/les gaz à
effet de serre; l'exemption des combustibles de l'aviation; et,
l'étiquetage en fonction de la consommation d'énergie.
Le libellé concernant l'établissement des indicateurs de performance
pour mesurer l'accomplissement des P&M et des objectifs est
également lourdement crocheté.
LE GROUPE OFFICIEUX SUR L'ARTICLE 4.1 (ENGAGEMENTS)
Le Groupe Officieux sur la poursuite de l'amélioration des
engagements relevant de l'Article 4.1 se réunit à trois reprises
sous la présidence d'Evans KING (Trinité et Tobago). Lorsque KING
dut rentrer dans son pays, le Groupe Officieux poursuivit ses
consultations sous la présidence de John ASHE (Antigua et Barboude).
Les délégués s'accordèrent dés le début pour négocier sur la base du
document préparé par le Président. Concernant les paragraphes du
chapeau qui portent sur l'amélioration de la mise en œuvre des
engagements, on croit savoir que certains pays de l'Annexe I ont
cherché à introduire des références au Mandat de Berlin. Ils
auraient également apporté leur appui à une référence à certains
éléments de la CCCC et notamment au fait qu'aucun nouvel engagement
ne doit être introduit pour les pays non visés à l'Annexe I, mais un
certain nombre d'autres pays de l'Annexe I y firent objection.
Quelques délégations se déclarèrent réticentes à l'introduction
d'une référence au principe des responsabilités communes mais
différenciées. Il y eut des propositions pour la suppression des
paragraphes établissant un rapport conditionnel entre l'amélioration
des engagements des Parties non visées à l'Annexe I et la mise à
disposition de ressources financières et du transfert technologique
par les pays industrialisés.
Un pays industrialisé avança un projet de texte alternatif engageant
les Parties à améliorer la mise en application de l'Article 4.1 et à
renforcer la collaboration.
Plusieurs paragraphes furent supprimés, y compris celui qui appelait
les Parties à: reconnaître les progrès réalisés dans le cadre de
l'Article 4.1; réaffirmer leurs liens à l'Article 4.1; et à
développer la coopération internationale sur la base de structures
d'encouragement mutuellement profitables. Une délégation appela à
l'élaboration des inventaires nationaux sur une base annuelle.
Quelques pays non visés à l'Annexe I s'opposèrent à l'idée d'avoir
des inventaires annuels en raison des contraintes financières et
techniques.
Plusieurs pays proposèrent la suppression du paragraphe appelant à
l'établissement d'une coopération pour faciliter la mitigation et
l'adaptation à l'évolution climatique. Les pays non visés à l'Annexe
I exprimèrent une forte objection au paragraphe appelant à des
définitions spécifiques des politiques et des mesures.
Les paragraphes notant le rôle que doit jouer le développement et le
transfert des technologies et appelant les entités chargées de
l'opération du mécanisme de financement à apporter une assistance
financière à l'introduction des technologies, furent supprimés.
Le samedi 2 Août, le Président accepta de produire pour la poursuite
des discussions, un nouveau texte contenant des alternatives pour
les articles autour desquels il n'y a pas de consensus. Le projet de
texte sur l'amélioration de la mise en œuvre des engagements
figurant dans l'Article 4.1 comprend un chapeau et deux
alternatives. Le libellé du chapeau qui stipule que "le texte est
sans préjudice pour les dispositions de l'Article 4.1", est le
résultat du débat mené sur la question de savoir si le projet de
texte doit inclure l'ensemble des références aux articles de la
CCCC. Une note stipulant que "tous les paragraphes restent ouverts à
la négociation et ne sont pas encore approuvés" est attaché au
texte.
La première alternative note les responsabilités communes mais
différenciées, les capacités, les priorités du développement
national et régional, les objectifs et les circonstances. Il y est
précisé que les Parties ne doivent introduire aucun nouvel
engagement pour les Parties non visées à l'Annexe I, mais qu'elles
doivent réaffirmer et poursuivre l'amélioration des engagements
existants.
La deuxième alternative stipule également que les Parties doivent
améliorer les engagements de l'Article 4.1 et ajoute qu'elles
devront pour cela renforcer la collaboration à travers les
mécanismes bilatéraux et multilatéraux et les mécanismes propres à
la Convention. Le texte portant sur les engagements existants rend
la mise en œuvre dépendante de la mise en application effective des
engagements incombant aux Parties visées à l'Annexe I dans le
domaine des ressources financières et du transfert technologique. Il
appelle, par ailleurs, au développement économique et à
l'éradication de la pauvreté qui constitue "la première et la plus
importante priorité" des Parties pays en développement.
Selon le texte crocheté de la seconde alternative, le mécanisme de
financement doit fournir les ressources nécessaires à la mise en
œuvre des dispositions prévues pour dix domaines mentionnés dans les
sous-articles de la CCCC: les inventaires d'émissions; les
programmes nationaux; la technologie; les dispositifs d'absorption
des gaz à effet de serre; les effets de l'évolution climatique; la
prise en considération du changement climatique dans les politiques
et actions pertinentes; la recherche et l'observation; les échanges
d'informations; l'éducation, la formation et la conscientisation
publique; et, l'information liée à la mise en œuvre.
L'alternative stipule qu'un ou plusieurs fonds doivent être établis
dans le cadre du protocole, assurant la mise à disposition de
ressources financières nouvelles et supplémentaires, prévisibles et
adéquates, pour la mise en œuvre des engagements existants incombant
aux pays en développement.
La section portant sur les inventaires d'émissions renferme des
références crochetées appelant à effectuer les soumissions sur "une
base annuelle" et à établir des données "annuelles". Le chapitre
portant sur les politiques et actions pertinentes comprend deux
alternatives pour les indicateurs: l'une appelle à l'utilisation
d'indicateurs de "niveau national". L'autre appelle à l'utilisation
de plus d'indicateurs pertinents possibles. La section intéressant
l'information liée à la mise en œuvre contient trois alternatives.
La première appelle à une communication des informations par la
seconde CdP du protocole. La deuxième appelle à des études
approfondies. La troisième appelle à l'étude approfondie des
communications des Parties visées à "l'Annexe I" ou "l'Annexe Q" et
la considération des communications des Parties non visées à
"l'Annexe I" ou "l'Annexe Q".
LE GROUPE OFFICIEUX SUR LES INSTITUTIONS ET LES MECANISMES
Le groupe officieux sur les institutions et les mécanismes, présidé
par Takao SHIBATA (Japon), se réunit à 4 reprises durant l'AGBM-7.
Il examina les propositions figurant dans le texte de compilation du
Président de l'AGBM relatives au Préambule et aux chapitres des
Institutions et Mécanismes et des Eléments Finaux. Les Parties ont
été à la fin invitées à envoyer au Secrétariat leurs commentaires
sur un certain nombre d'éléments finaux qu'on n'a pas eu le temps de
discuter.
Dans le projet de texte final, deux propositions sont retenues. La
première proposition, placée entre crochets, note que les Parties
ont conclu que les alinéas 2(a) et (b) de l'Article 4 ne sont pas
adéquats, et qu'elles ont adopté le Mandat de Berlin pour renforcer
les engagements de l'Annexe I. Il y est également reconnu que le
processus n'introduit aucun nouvel engagement pour les Parties non
visées à l'Annexe I mais réaffirme les engagements de l'Article
4.1, en tenant compte des Articles 4.3, 4.5 et 4.7.
La deuxième proposition, plus étendue, comprend des paragraphes
introductifs crochetés. L'un se réfère à la décision de la CdP-1
relative au Mandat de Berlin. L'autre renferme des références
doublement crochetées au "paragraphe 2 de l'Article 7" et aux
"dispositions" de la Convention, compte tenu du fait que le
protocole est un instrument juridique rattaché à la Convention.
On trouve également des crochets autour de la référence à la
contribution potentielle de la suppression des subventions à la
réduction des gaz à effet de serre dans les pays visés à l'Annexe I.
Le libellé crocheté note que "par conséquent, une haute priorité
doit être accordée à ces politiques dans la mise en œuvre de leurs
engagements". La seconde proposition contient des références: aux
effets probables sur les pays en développement et sur les pays
producteurs de combustibles fossiles; au futur réexamen des efforts
fournis par les Parties de la CCCC pour la lutte contre les
changements climatiques; aux indicateurs de la limitation des gaz à
effet de serre; à l'approche globale; aux mesures volontaires prises
par l'ensemble des Parties dans le domaine des objectifs
quantitatifs de limitation et de réduction des émissions; à la mise
en œuvre conjointe; à la flexibilité; à la perspective future d'une
approche basée sur les concentrations pour les objectifs de
limitation; et, à la mise en application.
Concernant les institutions et les mécanismes, il y eut des échanges
étendus sur la question centrale des liens existant entre la
CdP/CCCC et tout nouvel instrument. Bien que toutes les Parties
soient en général en faveur d'une "économie institutionnelle" (la
CdP de la CCCC pouvant servir en même temps de Réunion des Parties
du Protocole), les points de vue diffèrent et sont parfois opposés
quant à l'autorité que la CdP devrait avoir par rapport au
protocole. Certaines Parties pays en développement n'étaient pas
satisfaites de la perspective d'une existence autonome du protocole
et de l'éventualité de le voir absorber la CCCC. Elles plaidèrent
pour le droit de toutes les Parties de la CCCC à amender le
protocole. Certaines Parties pays en développement firent part de
leur préoccupations quant à l'influence que pourraient exercer dans
le futur les Parties non ratifiantes sur le protocole. L'un des
délégués appela à l'établissement d'une distinction entre l'aspect
juridique et l'aspect politique de la relation entre la CdP et le
protocole. Il y eut accord général sur l'opportunité d'un processus
consultatif multilatéral mais les décisions concernant sa relation
avec le protocole furent laissées ouvertes.
Le projet de texte renferme deux propositions sur la Conférence des
Parties. La première stipule que la CdP de la Convention servira de
CdP pour le protocole, à la condition que les décisions liées au
protocole ne puissent être prises que par les seules Parties de la
CCCC qui sont également Parties du protocole, et que les membres du
Bureau de la CdP de la CCCC qui ne sont pas Parties dans le
protocole soient remplacés par des membres élus par et issus des
Parties du protocole. Dans le paragraphe portant sur le vote, il y a
des crochets autour des libellés concernant le type de vote
majoritaire à retenir et les Parties du protocole habilitées à
voter.
La seconde proposition établit une Réunion des Parties du Protocole
(RdP). Le Secrétariat de la CCCC y servirait en même temps de
secrétariat du Protocole et les organes subsidiaires de la CCCC,
d'organes subsidiaires du Protocole. La section stipulant que le
mécanisme de financement défini dans la CCCC servira de mécanisme
pour le Protocole, contient des crochets autour du libellé qui note
que le mécanisme sera guidé par la CdP du Protocole lorsqu'il est
question d'activités relevant du Protocole.
Il y a quatre propositions pour la revue de l'information et la
revue de la mise en œuvre et de la conformité. Les deux premières se
réfèrent à la nécessité d'impliquer des équipes d'experts dans la
revue de l'information. La troisième stipule que c'est la RdP qui
recevra, passera en revue et assurera la publication de
l'information. La quatrième proposition, placée entre crochets,
stipule que la CdP et ses organes subsidiaires appropriés recevront
les communications nationales et se chargeront de leur étude
approfondie. Les références crochetées relatives au processus
consultatif multilatéral englobent: le calendrier de l'établissement
ou de la considération du PCM, le PCM auquel se réfère l'Article 13
de la CCCC, et une référence à la promotion de la mise en
application.
La section portant sur le Règlement des Différends contient trois
propositions. La première applique l'Article 14 de la CCCC au
Protocole. La seconde, restreint cette disposition aux seules
Parties autres que les organisations régionales d'intégration
économique. On y trouve, placées entre crochets, des références aux
différends liés à la mise en œuvre des engagements et aux
réclamations faites par les pays en développement concernant des
préjudices économiques subis. On y trouve aussi une référence à
l'Article relatif au mécanisme de compensation. Une référence à la
soumission du différend à la Cour de Justice Internationale s'y
trouve également crochetée. La troisième proposition, qui préconise
un règlement des différends obligatoire et contraignant, contient
des crochets autour de la référence aux "conséquences spécifiques
découlant d'une violation".
S'agissant des éléments finaux, un certain nombre de participants
exprimèrent le point de vue qu'un certain nombre de propositions
avaient été gelées en attendant la clarification des questions qui
les englobent à l'AGBM. Dans la discussion sur les annexes,
plusieurs Parties pays en développement et pays nouvellement
industrialisés cherchèrent à s'assurer qu'une procédure d'amendement
aussi rigoureuse que celle de la CCCC régissent le statut des
Parties incluses dans les annexes du Protocole. Concernant les liens
entre le Protocole et d'autres accords, certaines Parties
s'opposèrent à la proposition de mesures dérogatoires, craignant
qu'elles ne viennent subordonner le Protocole à d'autres
institutions et en particulier à l'Organisation Mondiale du Commerce
(OMC). D'autres cherchèrent à établir que le Protocole ne portera
pas préjudice aux droits et obligations des membres de l'OMC.
Concernant l'entrée en vigueur, deux positions principales devaient
émerger. Certains se déclarèrent en faveur d'une ratification basée
sur le nombre des signataires. D'autres préférèrent une approche
mesurée, liant la ratification au pourcentage des contributions aux
émissions de gaz à effet de serre des Parties ratifiantes. Il y eut
quelques débats sur la question de savoir si le pourcentage doit se
référer aux gaz à effet de serre émis par les Parties visées à
l'Annexe I ou au chiffre global. Quelques Parties plaidèrent en
faveur d'une proposition garantissant que les Parties qui décident
de se retirer du Protocole continueront à être responsables pour
toute réclamation portée contre elles suite à d'éventuels préjudices
économiques subis par les Pays en développement.
Trois propositions concernant la Relation entre le Protocole et la
Convention sont restées entre crochets. La première stipule que: la
CdP de la CCCC doit également se charger de la revue de la mise en
application du Protocole; les Parties du Protocole peuvent demander
à la CdP une orientation sur les questions de double emploi; et, les
dispositions de la CCCC relatives au protocole doivent s'appliquer
au Protocole sauf là où il en est décidé autrement. La seconde
proposition stipule que les engagements du Protocole n'annulent pas
les engagements de l'Annexe I pour la période qui s'étale jusqu'à
l'an 2000. La troisième proposition stipule que l'instrument est un
document complémentaire faisant partie intégrante de la CCCC.
Dans la section portant sur l'Adoption et l'amendement des annexes,
on trouve placées entre crochets des références portant sur: les
restrictions concernant la forme des annexes autres que celles
adoptées avec l'instrument; les options intéressant le vote
majoritaire à appliquer pour les annexes; et l'entrée en vigueur des
amendements.
Le chapitre sur les "Liens avec les autres accords" où il est
stipulé que l'instrument ne portera atteinte à aucun droit ou
obligation des Parties des accords internationaux existants, en
particulier de l'accord établissant l'OMC, est entièrement crocheté.
La section portant sur l'application provisoire du Protocole avant
son entrée en vigueur, est restée également crochetée.
Il y a trois propositions pour l'Entrée en Vigueur. La seconde
proposition, crochetée, place l'entrée en vigueur après le dépôt de
la "quinzième" ratification ou le dépôt par lequel le total des
émissions de "dioxyde de carbone" et/ou de gaz à effet de serre des
Parties concernées, durant l'année 1990, excédera les "trois-quarts"
du total des émissions des "Parties visées dans l'Annexe I de la
Convention" ou de "toutes les Parties de la Convention" durant cette
même année. La troisième proposition, placée également entre
crochets, stipule que l'instrument entrera en vigueur 90 jours après
sa ratification par toutes les Parties de l'Annexe I et 90 jours
après la mise en œuvre de tous les engagements de l'Annexe I de la
CCCC.
PLENIERE FINALE
Le Président du groupe officieux sur les institutions et les
mécanismes introduisit un nouveau projet de texte de négociation
révisé et nota qu'il y restait plusieurs crochets mais que les
délégués avaient réussi à consolider le texte et à en affiner le
contenu. Il précisa qu'il se tenait prêt à recevoir les commentaires
sur le texte. Le Président du groupe officieux chargé des objectifs
quantitatifs de limitation et de réduction des émissions introduisit
à son tour un projet de texte de négociation révisé et déclara qu'il
était satisfait de l'échange constructif des points de vue entre les
Parties. Il nota que le groupe officieux avait réalisé des progrès
dans l'identification des alternatives mais que le texte entier
restait entre crochets pour être examiné à la réunion d'Octobre
prochain. Il indiqua que le groupe officieux n'avait pas eu le temps
d'examiner l'application volontaire des engagements par les Parties
non visées à l'Annexe I. Il nota par ailleurs qu'une proposition
appelant à l'introduction d'une section consacrée à la stabilisation
des niveaux d'émissions avait été soumise à l'AGBM pour
considération. Concernant la revue des engagements, le Président du
groupe officieux déclara qu'en raison de l'incertitude quant à
l'évolution du processus, il était approprié de garder le texte de
négociation du Président.
Il demanda au Président de l'AGBM de considérer la manière dont la
revue des engagements devra être traitée dans le futur. Concernant
les travaux de mesure, l'établissement des rapports et la revue de
l'information et de la conformité, le Président suggéra que la revue
soit référée au groupe officieux chargé des institutions et des
mécanismes pour discussion. L'ARABIE SAOUDITE appela le Président à
s'assurer que le projet comprenne un chapeau stipulant entre autres
que tous les paragraphes restaient ouverts à une négociation finale
et que les crochets existants ne préjugent pas du statut des
paragraphes.
Le Président de l'AGBM introduisit le projet de texte de négociation
révisé intéressant les politiques et mesures. Il nota qu'il y a eu
un long débat sur l'option de n'avoir aucune référence sur les
politiques et mesures contre celle de se doter d'une liste détaillée
des politiques et mesures communes et coordonnées. Le Président du
groupe officieux chargé de l'Article 4.1 introduisit un projet
révisé du texte de négociation et nota qu'en dépit du fait que le
texte ne comprenne aucun point d'accord, il constitue un bon point
de départ pour les négociations d'Octobre.
Le porte-parole des G-77/CHINE rappela aux délégués que le processus
du Mandat de Berlin ne doit pas introduire de nouveaux engagements
pour les Parties non visées à l'Annexe I mais qu'il doit faire
avancer la mise en œuvre des engagements existants de toutes les
Parties. Il déclara que les propositions portant sur de nouveaux
engagements servent en réalité à camoufler le manque de volonté
politique dont font preuve les Parties visées à l'Annexe I. Il nota
qu'aucun pays n'a proposé le partage du fardeau des effets du
changement climatique en dépit de l'historique des émissions de bon
nombre de Parties visées à l'Annexe I. Il affirma que le grand
handicap pour les pays non visés à l'Annexe I est le fait qu'ils ne
disposent d'aucun forum de discussion autre que les sessions de
négociation.
Le délégué US déclara qu'il était engagé à atteindre un accord
capable de permettre des avancées sérieuses dans la limitation des
émissions de gaz à effet de serre. Il fit remarquer que les
paragraphes consacrés à l'évolution des engagements liés à la
limitation des émissions n'avaient pas été discutés et appela à leur
considération à la réunion d'Octobre. Le ZIMBABWE, au nom du Groupe
Africain, déclara que les délégations Africaines sortiront de la
réunion préoccupées par la lenteur du rythme de la progression,
alors que les effets négatifs du changement climatique continuent à
sévir. La représentante nota quatre principes qui nécessitent d'être
clairement définis: la limitation de tous les gaz à effet de serre;
l'établissement de droits d'émissions par habitant de façon réaliste
et tenant compte de la croissance démographique et de la
différenciation; la réduction des émissions des Parties visées à
l'Annexe I et le contrôle de l'augmentation des émissions des
Parties non visées à l'Annexe I; et, des cadres temporels
appropriés, compte tenu des effets actuels de l'évolution
climatique.
Le Président appela les Parties visées à l'Annexe I à n'épargner
aucun effort et à se consulter entre eux, durant la période
intérimaire, pour trouver un compromis. Le KENYA appela à un
protocole ou autre instrument juridique fort. L'ARABIE SAOUDITE
suggéra aux Parties visées à l'Annexe I d'identifier les politiques
et mesures spécifiques qu'ils comptent adopter pour réaliser leurs
objectifs quantitatifs de limitation et de réduction des émissions,
et de fournir une étude sur les effets environnementaux, économiques
et sociaux de leurs propositions sur les Parties non visées à
l'Annexe I. Le GHANA nota que plusieurs pays Africains sont en train
de mettre en œuvre des plans d'action de développement durable, mais
que leurs efforts dans ce domaines se trouvent minés par l'évolution
climatique. Le délégué reconnut l'importance des engagements des
Parties non visées à l'Annexe I et déclara que l'utilisation de la
différenciation pour les objectifs quantitatifs de limitation et de
réduction des émissions était à la fois juste et raisonnable. Le
LUXEMBOURG, au nom de l'UE, parla de la contribution de l'UE et de
la flexibilité qui caractérise sa position, et nota les
préoccupations exprimées par le porte-parole des G-77/Chine.
Le Président nota que toutes les propositions figurant dans le texte
de négociation (FCCC/AGBM/1997/3/Add.1 et MISC.1/Add.2, 3, 4, et 5)
restaient sur la table et que les éléments du texte de négociation
n'avaient pas tous été considérés à l'AGBM-7. Les projets de texte
présentés par les présidents des groupes officieux seront annexés au
rapport de la session de la même manière que l'avait fait le SBI
avec les documents des communications des Parties non visées à
l'Annexe I et l'étude du FEM. Encouragé par les commentaires de
plusieurs Parties, le Président ajouta qu'il poursuivra ses
consultations durant la période intérimaire et qu'il élaborera pour
l'AGBM-8 un texte du Président qui servira de point focal.
Le Président nota que l'AGBM terminera ses travaux avec la session
finale d'Octobre prochain. Tout ce qui restera à faire après cela,
sera de présenter un rapport à la CdP-3. Il rappela sa déclaration
d'ouverture à la Plénière dans laquelle il avait souligné la
nécessité d'avoir des propositions pour les objectifs quantitatifs
de limitation et de réduction des émissions et réaffirma que ces
objectifs quantitatifs constituaient le but à atteindre. Il nota
qu'on ne devrait pas sous-estimer les obstacles qui restent à
franchir durant l'AGBM-8 et encouragea les Parties à s'y rendre
entièrement déterminées à faire avancer le consensus.
Concernant le rapport de la réunion, le Président précisa que les
annotations de l'Agenda énonceront que les textes produits par les
groupes officieux seront attachés en tant qu'additifs au rapport. Le
rapport lui-même sera largement procédural. Il invita les Parties à
autoriser le Rapporteur à compléter le rapport après la session en
collaboration avec le Président et le Secrétariat. Répondant aux
questions de l'ARABIE SAOUDITE, le Président précisa que
l'invitation Saoudienne aux pays visés à l'Annexe I à fournir
l'information sur les effets de leurs propositions figurera dans les
conclusions du rapport. Le Président nota que le Mandat de Berlin
pourrait en fait s'étendre jusqu'à la CdP-3 et qu'il élaborera le
texte du Président dans les meilleurs délais possibles. La session
fut ajournée.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE CHARGE DE LA MISE EN OEUVRE
Le 28 Juillet, le Président Mohamed OULD EL GHAOUTH (Mauritanie)
ouvrit la sixième session de l'Organe Subsidiaire chargé de la Mise
en Œuvre (SBI-6) . Il rappela aux délégués que le SBI ne se réunira
pas durant la CdP-3 et qu'ils devaient finaliser un certain nombre
de recommandations au cours de cette sixième session et de la
septième session prévue au mois d'Octobre. Concernant l'adoption de
l'ordre du jour (FCCC/SBI/1997/7), il invita les Philippines à
demander à ses collègues s'ils étaient disposés à procéder à des
échanges de points de vue préliminaires concernant les propositions
d'amendement de la CCCC et de ses annexes; (FCCC/SBI/1997/11). Si
cela n'est pas le cas, les propositions seraient transmises
directement à la CdP-3. L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par le KOWEIT,
souhaita la suppression du point de l'ordre du jour portant sur les
questions émanant de la SE/AGNU. Le délégué déclara qu'il y avait
peu de substance à tirer de la SE/AGNU pouvant servir à la CdP-3. Le
Président précisa que ce point de l'ordre du jour constituait un
simple point d'information.
Répartition des Tâches entre le SBI et le SBSTA: Le 28 Juillet, les
délégués examinèrent le document (FCCC/SB/1997/2) et décidèrent
qu'un groupe de contact conjoint SBI/SBSTA, présidé par l'Amb. Mark
HAMBLEY (USA) et José ROMERO (Suisse), planchera sur cette question.
Le Groupe se réunit tout au long de la semaine, et le 4 Août, une
réunion officieuse du SBI entérina le projet de décision du groupe
de contact. Le 5 Août, le SBI et SBSTA décidèrent l'un et l'autre de
recommander le projet de décision à l'adoption par la CdP-3.
Le projet de décision décrit l'approche générale selon laquelle l'un
des organes assumera la responsabilité de la considération d'une
question donnée et demandera, au besoin, des contributions
spécifiques de l'autre organe. Là où la responsabilité n'est pas
assignée, les ordres du jour doivent être organisés de manière à
éviter que le SBSTA et le SBI ne traitent parallèlement des mêmes
questions. Lorsque cela ne sera pas possible, la tenue de sessions
ad hoc conjointes doit être envisagée.
Le SBI aura la responsabilité d'élaborer les lignes directrices des
processus de considération des communications nationales et autre
documentation pertinente. Le SBSTA, en coopération avec le SBI, aura
la responsabilité d'élaborer les lignes directrices devant régir la
fourniture de l'information comparable et toutes les questions
méthodologiques en rapport, et sera chargé de l'examen des
communications nationales et notamment des papiers techniques pour
vérifier, entre autres, les méthodologies utilisées.
Le SBI, avec l'apport du SBSTA, aura la responsabilité d'apporter
une assistance à la CdP dans l'étude et l'évaluation de la mise en
application de la Convention et notamment pour ce qui est du
développement et du transfert des technologies. Comme stipulé par la
Convention, le SBSTA aura la responsabilité de fournir un avis sur
l'ensemble des aspects scientifiques, technologiques et
méthodologiques.
Le SBI aura également la responsabilité de toutes les questions
politiques et des contributions pertinentes liées à la consultation
avec les ONG. Lorsque le SBSTA ou tout autre organe subsidiaire
décidera que les ONG peuvent fournir un apport pertinent sur tel ou
tel point examiné, le SBSTA ou l'organe en question peuvent demander
l'examen de cet apport. Les questions impliquant l'accréditation
provisoire des ONG individuelles relèvent de la responsabilité de
l'organe pertinent.
S'agissant des activités de mise en œuvre conjointe, le SBSTA sera
responsable de l'élaboration du cadre des rapports et de la
considération des aspects scientifiques, techniques et
méthodologiques de ces rapports. Le SBSTA aura également à préparer
des rapports d'activité pour la CdP. Pour sa part, le SBI aura la
responsabilité d'assister la CdP dans la revue de l'avancement des
activités de mise en œuvre conjointe de la phase pilote, sur la base
des rapports fournis par le SBSTA.
Le SBSTA assumera la responsabilité générale des questions ayant
trait à la recherche et aux systèmes d'observation et aura à jouer
un rôle de coordination dans les activités touchant à la mise en
œuvre. Le SBSTA sera également chargé de fournir un avis sur les
programmes d'éducation, de formation, de conscientisation et d'accès
du public à l'information.
Les Communications de l'Annexe I: Le 30 Juillet, le Secrétariat
introduisit les documents suivants: le calendrier provisoire de
l'étude approfondie des secondes communications nationales des
Parties visées à l'Annexe I (FCCC/SB/1997/5) en attendant les
préparatifs du calendrier final au SBI-7; une mise à jour des
tendances des émissions de gaz à effet de serre et des projections
futures (FCCC/SB/1997/6); et un rapport sur la situation de l'étude
des premières communications nationales (FCCC/SB/1997/INF.3) qui
sera complétée d'ici le SBI-7. Le Secrétariat nota la lenteur des
soumissions des secondes communications nationales qui étaient dues
au mois d'Avril de l'année en cours. L'UE appela les Parties à
contribuer au succès du processus des communications. La CHINE
demanda au Secrétariat d'inclure des rapports sur les difficultés
rencontrées par les Parties visées à l'Annexe I dans
l'accomplissement de leurs engagements.
Dans le rapport de la réunion , les délégués prirent note du rapport
d'avancement du Secrétariat et demandèrent un rapport sur les
expériences retenues de l'étude des premières communications
nationales, pour considération au SBI-7.
Le projet de conclusion concernant les communications de l'Annexe I
(FCCC/SBI/1997/CRP.5) fut également adopté. Il stipule, entre
autres, que le Secrétariat doit soumettre au SBI-7 un rapport sur
les progrès réalisés par les Parties visées à l'Annexe I,
individuellement ou conjointement, vers les niveaux d'émissions de
1990. Le délégué US déclara que son acceptation de la
formule "individuellement ou conjointement" ne doit porter aucun
préjudice à sa position par rapport à d'autres libellés en
négociation. Le délégué des PHILIPPINES appela à l'inclusion d'une
référence spécifique à l'Article 4.2(b). Le SBI exprima, par
ailleurs, sa préoccupation quant au retard enregistré dans la
soumission des communications par plusieurs Parties de l'Annexe I et
prit note du rapport de l'atelier informel sur les communications de
l'Annexe I. Les Parties de l'Annexe II sont requises de fournir
l'information, conformément à l'Article 12.3 qui appelle à des
rapports sur les ressources financières, sur l'assistance en matière
d'adaptation et sur le transfert technologique.
Communications des Parties Non Visées à l'Annexe I: Le 29 Juillet,
le Secrétariat présenta des documents concernant les activités du
Secrétariat en matière de soutien financier et technologique
(FCCC/SBI/1997/9) et concernant la soumission des communications
nationales initiales (FCCC/SBI/1997/13). L'oratrice nota que
l'Argentine et la Jordanie ont soumis leurs communications
nationales et qu'une quarantaine d'autres Parties non visées à
l'Annexe I avaient fait part de leur intention d'en faire de même,
d'ici l'an 2000. Le LUXEMBOURG, au nom de l'UE, déclara que le
processus de revue des communications des Parties non visées à
l'Annexe I devrait être entamé dans les plus brefs délais possibles.
Le CANADA demanda l'accélération des communications des Parties non
visées à l'Annexe I. La représentante se déclara en faveur de
l'examen des communications des Parties non visées à l'Annexe I
comme un moyen de faire avancer les engagements de l'Article 4.1, y
compris pour ce qui concerne les plans directeurs et les visites de
terrain. L'AUSTRALIE souligna que la composante revue doit faire
partie intégrante du processus, notant que la visite des pays avec
la participation des experts des Parties non visées à l'Annexe I est
utile pour le processus des Parties visées à l'Annexe I.
L'ARGENTINE déclara que la considération des communications des
Parties non visées à l'Annexe I doit avoir un caractère facilitatif
et non confrontationnel et qu'elle n'avait aucun problème avec les
études approfondies des communications des Parties non visées à
l'Annexe I. La TANZANIE, au nom des G-77/CHINE, appuyée par
l'AUSTRALIE et CUBA, déclara que la discussion des communications
des Parties visées et des Parties non visées à l'Annexe I doit être
basée sur la différenciation. La CHINE et la MALAISIE recommandèrent
une étude globale plutôt que des études individuelles, notant que
les communications initiales des Parties non visées à l'Annexe I
pourraient ne pas être aussi consistantes ou aussi complètes que
celles des Parties visées à l'Annexe I. Les USA déclarèrent que
l'examen des engagements des Parties non visées à l'Annexe I
n'avaient pas besoin d'être aussi détaillé ni aussi étendu que celui
prévu pour les Parties visées à l'Annexe I. La représentante ajouta
que la compilation et la synthèse des communications des Parties non
visées à l'Annexe I ne nécessitaient ni le même calendrier ni la
même fréquence et qu'elles viseraient simplement à compléter le
rapport de synthèse général qui pourrait identifier des lacunes ou
des inconsistances dans les communications des Parties non visées à
l'Annexe I.
La représentante des PHILIPPINES affirma que la stratégie
d'abattement des gaz à effet de serre dépasse les engagements des
pays en développement et ne devrait être mentionnée qu'à titre
d'activité volontaire possible. Appuyée par la CHINE, l'INDE, la
MALAISIE et la COLOMBIE, elle souligna que les communications des
Parties non visées à l'Annexe I ne doivent être régies que par les
dispositions de la CCCC et les décisions pertinentes de la CdP-2. Le
ZIMBABWE, CUBA et d'autres déclarèrent que la fourniture des
communications initiales restait tributaire de la mise à disposition
des fonds nécessaires à cette fin. L'ARABIE SAOUDITE déclara que le
soutien financier doit être soutenu et étroitement lié au
renforcement des capacités.
La REPUBLIQUE DE COREE et la MALAISIE évoquèrent les décalages au
niveau des conditions et des capacités des différents pays. Le
BANGLADESH et le BURKINA FASO plaidèrent pour la tenue d'ateliers
régionaux. Le JAPON déclara qu'il était en train de renforcer les
cours de formation au profit des experts des pays en développement,
pour accroître leurs capacités. Le SENEGAL s'engagea à soumettre sa
communication avant la Réunion de Kyoto. Le Président proposa de
former un groupe de contact sur ce sujet, sous la conduite des USA
et de la MALAISIE.
Le Groupe de contact se réunit à plusieurs reprises sans parvenir à
un consensus. A la Plénière finale, la CHINE présenta un rapport sur
les discussions du Groupe de contact soulignant les difficultés
financières et techniques et les problèmes posés à l'étude des
communications, compte tenu de l'allure chancelante des soumissions.
Les délégués décidèrent que les délibérations se poursuivront au
SBI-7 et adoptèrent les projets de conclusion du groupe de contact.
Deux annexes attachées aux conclusions renferment des projets de
propositions soumis par les G-77/CHINE et les USA. Dans la
proposition des G-77/CHINE, la CdP déciderait: d'examiner les effets
globaux des mesures prises dans le cadre de la CCCC; de compiler la
liste des projets de financement soumis par les Parties non visées à
l'Annexe I et de chercher à obtenir des fonds du mécanisme
financier; et d'examiner les communications des Parties non visées à
l'Annexe I de manière facilitative, non confrontationnelle, ouverte
et transparente. Pour sa part, le SBI effectuerait l'examen initial
des communications et soumettrait à la CdP un rapport de synthèse
sur les effets globaux des mesures prises dans le cadre de la CCCC.
Le Secrétariat est sollicité d'élaborer un rapport sur les lignes
directrices de la préparation des communications initiales dans
l'objectif d'améliorer la compatibilité.
Dans le projet de texte US, la CdP déciderait que l'examen des
communications initiales des Parties non visées à l'Annexe I devra
inclure; entre autres tâches, l'évaluation quantitative et
qualitative de l'information pour s'assurer de la consistance avec
les lignes directrices applicables, et l'élaboration d'un rapport
sur l'application des lignes directrices. Le projet de texte
requiert par ailleurs du Secrétariat: la sélection des experts à
partir des listes nominatives fournies par les Parties pour aider
dans le processus d'examen; la compilation et la synthèse des
informations contenues dans chacune des communications nationales;
la compilation de l'ensemble des projets, et des informations qui
s'y rapportent, soumis par les Parties non visées à l'Annexe I;
l'organisation d'ateliers régionaux d'experts; et, la sélection des
cas où des visites d'experts seraient profitables et la préparation
des arrangements nécessaires à ces visites.
Le Mécanisme de Financement: Le 29 Juillet, le Secrétariat présenta
une compilation des points de vue soumis par les Parties
(FCCC/SBI/1997/MISC.3) et le rapport de synthèse concernant ce sujet
(FCCC/SBI/1997/8). Le Président invita les délégués à faire part de
leurs commentaires sur le mécanisme financier et nota que dans la
période de la première reconstitution du FEM, aucune activité liée
aux changements climatiques n'essuya de refus de financement.
L'ARABIE SAOUDITE déclara que le FEM était suffisant pour la période
intérimaire, mais qu'il était dépassé. Appuyé par la COREE, l'IRAN
et les G-77/CHINE, le délégué appela à un délai supplémentaire pour
l'examen du mécanisme de financement.
Le KOWEIT, le NIGERIA et l'ARABIE SAOUDITE suggérèrent que les
Parties envisagent d'autres options pour le mécanisme financier. La
CHINE appela à un accroissement des fonds de réapprovisionnement et
requit l'affectation de fonds supplémentaires pour le transfert
technologique. La MALAISIE informa que deux de ses propositions de
projets ont été refusées par le FEM.
L'UE déclara que le rapport présenté par le Secrétariat constituait
une base suffisante pour le soutien du réapprovisionnement et
suggéra la désignation du FEM comme entité permanente pour
l'opération du mécanisme de financement. L'AUSTRALIE, les USA, le
CANADA, le JAPON et le ROYAUME-UNI notèrent le succès du FEM et
proposèrent de le retenir en tant que mécanisme permanent, à la CdP-
3. Le ROYAUME-UNI se déclara en faveur du FEM et annonça qu'il était
prêt à lui apporter des contributions substantielles. Le
représentant du FEM se félicita de l'évaluation du mécanisme de
financement et nota que le FEM a fourni $US4 milliards pour le
soutien opérationnel des projets liés aux changements climatiques.
Le porte-parole des G-77/CHINE appela à un examen attentif de toutes
les sources d'information et nota qu'il était disposé à soumettre un
projet de décision concernant le processus de revue. Un groupe de
contact, présidé par John ASHE (Antigua et Barboude) fut établi pour
examiner la question.
Le groupe de contact se réunit tout au long de la semaine et, le 31
Juillet, produisit un texte contenant des références crochetées
résumant le travail effectué par le FEM depuis le début et faisant
état des premières réserves émises par certaines Parties non visées
à l'Annexe I. Dans la section réservée aux résultats de la SE/AGNU,
le texte renferme des références crochetées reconnaissant que la
mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des traités
environnementaux internationaux pourrait être promue par un soutien
financier sûr, soutenu et prévisible, des capacités
institutionnelles suffisantes, des ressources humaines et un accès
adéquat aux technologies.
Dans une option crochetée, le FEM serait désigné comme mécanisme de
financement de la Convention et le SBI entamerait les arrangements
permettant aux Parties de poursuivre l'examen des activités du FEM,
y compris la méthodologie suivant laquelle les Parties pourraient
soulever les questions de performance. Dans une alternative
crochetée, le FEM continuerait à servir de mécanisme financier à
titre intérimaire en attendant la décision de la CdP-4.
Le texte fut adopté dans le rapport de la réunion. Le SBI décida
aussi de reporter l'examen de cette question à la prochaine session
et demanda à toutes les Parties de soumettre leurs points de vue
concernant le mécanisme de financement avant le 8 Septembre. Un
certain nombre de délégués firent part de leurs réserves concernant
la date du 8 Septembre et déclarèrent qu'ils s'étaient accordés pour
soumettre ces rapports vers le 25 Septembre et disposer ainsi d'un
délai suffisant pour l'examen de cette question. On s'accorda
finalement sur la date du 15 Septembre en guise de compromis.
Les Questions Administratives et Financières: Le 28 Juillet, le
Secrétaire Exécutif de la CCCC introduisit la documentation relative
au budget programmatique pour les exercices 1998 et 1999
(FCCC/SBI/1997/10,INF.1 et INF.2). Il attira l'attention sur le
document officieux concernant l'état des paiements au budget central
de la CCCC et déclara que la situation du cash flow continuait à
être préoccupante. Il annonça que le niveau des premières
estimations budgétaires a été révisé à la baisse mais qu'il restait
tout de même supérieur à celui de 1997.
Il discuta aussi de la proposition préconisant de maintenir pour la
période post Kyoto un fonds de réserve permettant de faire face aux
imprévus qui risquent d'émerger de la CdP-3. Concernant le Fonds de
Participation, il mit en garde qu'un lien pourrait être établi entre
les demandes de financement des Parties et l'état de leurs
contributions.
L'UE introduisit une déclaration officielle concernant le budget
programmatique des exercices 1998 et 1999, faisant part de sa
préoccupation concernant le montant total des propositions
budgétaires présentées par le Secrétariat et les 50% d'accroissement
général qu'elles représentent. L'UE suggéra la constitution d'un
groupe de contact pour faire avancer le travail ayant trait au
budget.
Dans la discussion officieuse concernant le budget qui eut lieu dans
l'après-midi, les délégués exprimèrent des opinions différentes sur
les implications des décisions budgétaires liées aux délibérations
de l'AGBM et de la CDP-3. Certains souhaitèrent inclure des fonds
pour la couverture d'un éventuel processus post Kyoto dans le cadre
d'une proposition de budget de réserve, et même d'inclure ces fonds
dans le budget central de la CCCC. D'autres déclarèrent que le
budget ne doit pas influencer le cours des prochaines négociations
en assumant par anticipation qu'elles établiront un tel processus.
La nécessité de lister séparément les Fonds nécessaires à la mise en
œuvre des engagements des Parties visées et non visées à l'Annexe I
fut également mise en question, mais un certain nombre de
délégations déclarèrent que la distinction établie au niveau des
responsabilités des différentes Parties doit être reflétée au niveau
du budget. Plusieurs délégations devaient exprimer par ailleurs
leurs réserves concernant les augmentations au niveau des effectifs
et du montant budgétaire global par rapport aux chiffres de 1997.
Elles demandèrent au Secrétariat de fournir un complément
d'information sur ces questions.
Au cours de la Plénière finale, le Président présenta le projet de
conclusions concernant le budget programmatique des exercices 1998
et 1999 et nota qu'il sera inclus dans l'annexe. L'UE nota que
l'augmentation de 15% sur deux ans au niveau du budget témoignait de
l'importance que l'UE attache à la mise en œuvre et à la poursuite
du développement de la Convention. Le Secrétaire Exécutif exprima
son appréciation pour la clôture rapide de cette question et nota
que 5 des 10 contributions les plus importantes de l'année n'ont pas
encore été reçues.
Les Arrangements Prévus pour les Réunions Intergouvernementales: Le
29 Juillet, les délégués examinèrent le document FCCC/SBI/1997/11.
S'agissant des arrangements prévus pour la CdP-3, le porte-parole
des G-77/CHINE, appuyé par le NIGERIA, le VENEZUELA, l'ARABIE
SAOUDITE, le KOWEIT, la CHINE, le MALI, l'IRAN, la COREE, la
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, la COLOMBIE et l'INDE, déclara que le
segment ministériel proposé doit inclure tous les chefs de
délégations et leurs conseillers et pas seulement les ministres.
Quelques délégations déclarèrent qu'il devrait être rebaptisé
Segment de "Haut Niveau" et que les textes à discuter doivent être
distribués bien avant la tenue de la table ronde ministérielle.
Concernant l'ordre du jour de la CdP-3, le porte-parole des G-
77/CHINE souhaita que la CdP-4 soit prévue pour 1998. L'UE et
l'AUSTRALIE préférèrent voir la CdP-4 se tenir début 1999. Les
délégués exprimèrent diverses opinions quant à la valeur du segment
ministériel. Le NIGERIA, la CHINE et l'ARABIE SAOUDITE mirent en
garde contre l'inclusion des organisations partenaires et des ONG
dans la table ronde ministérielle et souhaitèrent savoir qui allait
se charger de leur sélection. Le JAPON déclara que les ONG doivent
être exclues du segment ministériel, compte tenu de sa nature
hautement politique.
Le 30 Juillet, le Président du SBI rapporta qu'il n'y avait pas eu
d'accord sur le projet de décision concernant les préparatifs de la
CdP-3 et de la CdP-4 élaboré par les G-77/CHINE qui incluront la
seconde évaluation des engagements des Parties visées à l'Annexe I.
La CCCC appelle à la tenue de cette seconde évaluation avant le 31
Décembre 1998. Le Président plaida pour une certaine flexibilité de
la part des G-77/CHINE pour aplanir les difficultés concernant la
date proposée pour la CdP-4. Les présidents des G-77/CHINE et de
l'UE acceptèrent de tenir des consultations avec le Président du SBI
sur les arrangements de la CdP-3 et de la CdP-4.
Lors de la réunion officieuse tenue le 1er Août, les délégués
poursuivirent leurs débats autour du projet de conclusions
concernant les arrangements de la CdP-3 et en particulier sur la
proposition qui demande au Secrétariat d'entamer tous les
préparatifs nécessaires à la cdP-3 pour la conduite de la seconde
évaluation des Articles 4.2(a) et (b) et la revue des Annexes I et
II. Le débat porta également sur le texte consacré aux dates du
segment de haut niveau où il est noté que le Président de la CdP
travaillera à la promotion d'un dialogue officieux entre les
ministres et les chefs de délégations.
Lors de la Plénière finale, les délégués approuvèrent le projet de
conclusions qui demande, entre autres, au Secrétariat d'effectuer
les préparatifs nécessaires à la cdP-3 pour l'examen de la seconde
évaluation de l'adéquation des Articles 4.2(a) et (b), et que la
CdP-3 inscrive ce même point à l'ordre du jour de la CdP-4. La
requête adressée au Secrétariat concernant les préparatifs de la
revue des Annexes I et II fut remplacée par une recommandation
adressée à la cdP-3 d'entreprendre une revue des informations
disponibles en vue de prendre les décisions sur les amendements à
apporter aux Annexes I et II.
Les conclusions recommandent par ailleurs que le Segment de Haut
Niveau des Ministres et Autres Chefs de Délégations prévu à la cdP-3
ait lieu du 8 au 10 Décembre. A la demande des G-77/CHINE, le
paragraphe concernant le dialogue officieux entre les ministres et
autres chefs de délégations fut supprimé.
Concernant les arrangements pour la CdP-4 , le SBI recommanda que la
CdP-4 se tienne en Novembre 1998, le lieu de la réunion sera Bonn, à
moins qu'une proposition d'accueillir la CdP ne soit reçue dans
l'intervalle.
Les Mécanismes de Consultation Avec les ONG: Le 29 Juillet, le SBI
examina les mécanismes de la consultation avec les ONG. Le
Secrétariat introduisit deux documents (FCCC/SBI/1997/14 et Add.1).
S'agissant de l'accès des ONG, l'un des documents contient des
propositions préconisant l'amélioration des mécanismes disponibles
et l'établissement de nouveaux mécanismes, y compris un mécanisme de
consultation des ONG du monde des affaires (Business Consultative
Mecanism). L'autre document (Add.1) renferme des réflexions
supplémentaires préparées par le Secrétariat. Le représentant des
commissions d'utilité publique et de Climate Action Network approuva
la transparence du processus d'accréditation et d'inscription. Le
représentant des ONG du monde du commerce et de l'industrie apporta
son appui au concept de BCM et souligna la nécessité d'améliorer les
mécanismes de communication actuels. Le Conseil International des
Initiatives Environnementales Locales (ICLEI) nota qu'un rapport
sera soumis à la CdP et à ses organes subsidiaires, avec des données
sur les initiatives des collectivités locales en matière de
réduction des gaz à effet de serre. Les USA, la MALAISIE, l'EGYPTE,
le SENEGAL, l'UE, le CANADA, l'AUSTRALIE, le BENIN et le VENEZUELA
accueillirent favorablement la participation des ONG dans la
Convention. La MALAISIE et le BENIN déclarèrent que les ONG hostiles
au processus de la Convention ne doivent pas être autorisées à
assister.
L'INDONESIE appela à un mécanisme de consultation élargi permettant
l'inclusion des collectivités locales et des ONG du monde des
affaires. Le CANADA, l'AUSTRALIE et le VENEZUELA notèrent les
contraintes financières du Secrétariat. Le CANADA suggéra
l'amélioration des organes et des mécanismes existants. Le Président
invita les Parties à soumettre leurs commentaires et indiqua que la
question sera reprise au SBI-4.
Lors de la Plénière finale, le SBI prit note des documents du
Secrétariat concernant les mécanismes de consultation avec les
organisations non gouvernementales. Le Président indiqua qu'un
groupe de contact sera constitué durant la SBI-4 pour examiner ce
point. Le SBI encouragea aussi l'ensemble des Parties à soumettre
leurs points de vue sur cette question avant le 25 Août.
Questions Diverses: Le 30 Juillet, le SBI décida de référer au SBSTA
le point inscrit à son ordre du jour et concernant le développement
et le transfert des technologies. Lors de la Plénière finale, les
Parties devaient adopter par référendum le projet de conclusion
concernant la réduction du volume de la documentation et le
calendrier des réunions (FCCC/SBI/1997/1997/11). Le SBI prit
également note de l'information fournie par le Secrétariat
concernant la SE/AGNU.
Rapport de la Réunion: Lors de la Plénière finale, le 5 Août, le
Président nota que la plupart des décisions prises par les groupes
de contact figuraient dans le projet de rapport (FCCC/SBI/1997/L.2).
Les délégués passèrent en revue le rapport de la réunion et
l'adoptèrent tel qu'amendé. Le Président ajourna la réunion vers
11h30.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE CHARGE DE FOURNIR LES AVIS SCIENTIFIQUES ET
TECHNOLOGIQUES
Le Président du SBSTA, Tibor FARAGO (Hongrie) ouvrit le SBSTA-6 le
28 Juillet et souligna l'intérêt de l'amélioration des engagements
pris dans le cadre de la CCCC, tel qu'exprimé par la SE/AGNU. Il
nota que le BURUNDI était devenu récemment Partie de la CCCC et
déclara que l'UKRAINE et SINGAPOUR allaient suivre bientôt. Le
Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael ZAMMIT-CUTAJAR, nota qu'en
dépit de la focalisation de l'attention sur l'AGBM, les autres
organes subsidiaires feront des contributions positives à la CdP-3.
Il se déclara préoccupé par la lenteur du rythme des soumissions des
communications nationales qui constituent un engagement de base,
affectant la capacité du Secrétariat à compiler et à synthétiser
l'information.
Concernant l'adoption de l'ordre du jour, le porte-parole des G-
77/CHINE fit des réserves de position sur le traitement séparé des
questions méthodologiques liées aux activités de mise en œuvre
conjointe. La CHINE proposa de placer ce point entre crochets. Le
délégué US demanda des explications sur cette action. Le Président
proposa d'inclure ce point dans la discussion générale sur les
activités de mise en œuvre conjointe. Les délégués acceptèrent
finalement d'examiner ce point dans le cadre de la discussion sur
les questions méthodologiques.
Concernant l'élection des membres du Bureau, Soobaraj SOK APPADU
(Maurice) fut élu Vice Président, et Alvaro Jose RODRIGUEZ GOMEZ
(Colombie) fut désigné Rapporteur. S'agissant de l'organisation des
travaux, le Président proposa d'établir des groupes officieux pour
l'examen de la répartition des tâches entre le SBSTA et le SBI et
proposa également la constitution d'un groupe sur les questions
méthodologiques sous la présidence de Harald DOVLAND (Norvège) et du
Vice Président du SBSTA, APPADU. Trente quatre délégations devaient
faire part de leur intérêt à y participer.
Répartition des Tâches: Le 28 Juillet, les délégués examinèrent le
document relatif à la répartition des tâches (FCCC/SB/1997/2). Le
document propose, entre autres, que toute question ne pourra être
examinée que par un seul organe subsidiaire et que si nécessaire,
l'autre organe pourrait se pencher sur certains aspects particuliers
de la question. Le LUXEMBOURG, au nom de l'UE, et le JAPON
appuyèrent l'approche proposée et, avec la SUISSE, soulignèrent la
nécessité de programmes d'éducation et de conscientisation publique.
Le JAPON nota que la répartition des tâches, pour ce qui concerne
les communications nationales et les activités de mise en œuvre
conjointe, doit être clarifiée. Les USA notèrent que le SBSTA
devrait se contenter d'affiner les points obscurs, plutôt que de
chercher à redéfinir les décisions.
Quelques délégations, dont la MALAISIE, l'ARABIE SAOUDITE et l'IRAN,
soulignèrent l'importance du transfert technologique pour les pays
en développement et la nécessité d'avoir des discussions plus
détaillées. Certains firent part de leur désaccord avec la
proposition du document qui stipule que le SBI traitera de la
question de transfert technologique "à un moment donné, dans le
futur". Le CANADA nota que certains éléments correspondaient de
manière appropriée à l'expertise du SBSTA, contrairement à d'autres
éléments tels que les droits de propriété intellectuelle, les
mécanismes financiers et le rôle du secteur privé.
Les délégués se réunirent en groupe officieux conjoint sous la
présidence de l'Amb. Mark HAMBLEY (USA) et José ROMERO (Suisse),
pour produire un projet de conclusion. Le Groupe tint des
consultations tout au long de la semaine et présenta ses conclusions
le 6 Août. Ces mêmes conclusions avaient été présentées et adoptées
par le SBI (voir plus haut).
Les Questions Méthodologiques: Le 28 Juillet, le Président ouvrit la
discussion sur les questions méthodologiques et financières en
notant que le groupe officieux présidé par Harald DOVLAND (Norvège)
procédera également à l'examen de cette question. Il demanda aux
délégués de limiter leurs interventions à des commentaires généraux
sur les documents FCCC/SB/1997/INF.2, FCCC/SBI/1997/10 et
FCCC/SB/1997/INF.1, et de laisser les détails pour les discussions
officieuses. L'UE, les USA et le JAPON affirmèrent que les documents
étaient raisonnables et utiles. Cependant, chacun des groupes fit
des réserves et accepta de participer aux discussions officieuses.
L'UE et les USA s'interrogèrent sur la manière dont les financements
devraient être alloués aux différents organes. La MALAISIE nota
l'importance des questions méthodologiques et appela à une
augmentation du budget. La CHINE souhaita voir le travail
s'effectuer sur une base régionale et souligna que cela devait
constituer une tâche prioritaire.
Le 29 Juillet, le groupe officieux chargé des questions
méthodologiques entendit un exposé donné par le Secrétariat sur son
Programme de Travail Méthodologique. Le 30 Juillet, le groupe
présenta à la Plénière un rapport disant que le groupe a trouvé peu
de chevauchement entre le travail du Secrétariat et celui d'autres
organisations internationales. L'ARABIE SAOUDITE fit objection au
papier présenté par le groupe méthodologique et déclara que le
Secrétariat ne devrait pas être alourdi par de nouvelles
responsabilités. Le délégué appela à la tenue d'un nouveau groupe de
travail pour discuter des panels consultatifs techniques
intergouvernementaux (PCTI) et rappela au Président la proposition
des G-77/CHINE concernant les PCTI.
Le 31 Juillet, le Président du groupe de contact sur les
méthodologies présenta les conclusions de ce dernier à la Plénière.
Le porte-parole des G-77/CHINE demanda un délai pour l'examen de ce
papier avant de donner son approbation. Le ZIMBABWE nota que la
participation des pays non visés à l'Annexe était limitée. Le Groupe
de contact sur les méthodologies dut se réunir pour de nouvelles
consultations.
Le 5 Août, le projet de conclusion révisé fut présenté dans le cadre
du rapport révisé du SBSTA-6. Concernant le programme de travail
devant être mené par le Secrétariat, le SBSTA décida: d'accorder la
plus haute priorité aux activités touchant aux méthodes utilisées
dans les inventaires des gaz à effet de serre; une haute priorité
aux projections des émissions et des dispositifs d'absorption des
gaz à effet de serre; et, une priorité aux méthodes d'évaluation et
de suivi de l'efficacité des politiques et mesures spécifiques pour
déterminer les stratégies d'adaptation et les technologies à
adopter.
Les conclusions révisées requièrent entre autres du Secrétariat,
l'élaboration d'un rapport d'avancement sur le programme de travail
relatif aux méthodologies; notent que le SBSTA-7 entamera l'examen
des voies et moyens appropriés de fournir les termes de référence
des contributions expertes et de l'évaluation des documents
techniques; et fournissent l'opportunité de soumettre, d'ici le 20
Janvier 1998, les premiers commentaires concernant les domaines
prioritaires et les options de travail en fonction des projections
retenues. Les conclusions renferment également un budget indicatif
pour le programme de travail sur les méthodologies.
Le 28 Juillet, les délégués examinèrent les questions
méthodologiques relatives aux crédits liés à la mise en œuvre
conjointe. Les USA et l'UE souhaitèrent l'ouverture de discussions
immédiates sur ce sujet, affirmant que la mise en œuvre conjointe
serait limitée sans la résolution de la question des crédits. Les G-
77/CHINE et la FEDERATION RUSSE notèrent qu'il était prématuré de
parler crédits à ce stade. Ils soulignèrent que la mise en œuvre
conjointe en était encore à sa phase pilote, avec peu de projets et
peu de pays impliqués. La NORVEGE souligna que ce sujet était
complexe et que traiter des méthodologies uniquement pourrait ne pas
être profitable. Le délégué appela à un examen étendu de la question
avant la considération des détails méthodologiques.
Le Président suggéra de reporter la discussion sur les crédits à
l'année prochaine, en attendant les délibérations politiques qui se
tiendront à l'AGBM. Le CANADA nota que chaque CdP est responsable de
la revue des projets pilotes et se déclara préoccupé de voir la
question des crédits ainsi négligée.
Le Président appela les USA, la NORVEGE, le CANADA et la CHINE à
élaborer un texte de compromis et de le soumettre à la considération
à la Plénière. Le 30 Juillet, le délégué US rapporta que ce petit
groupe officieux n'était pas parvenu à produire un texte d'accord
mais qu'il entendait poursuivre les consultations jusqu'à la réunion
finale du SBSTA. Le 5 Août, la CHINE rapporta que le groupe n'avait
toujours pas réalisé un accord. Le Président proposa alors que le
rapport de la réunion mentionne que le SBSTA a abordé la question et
décidé de reporter sa considération à une session ultérieure. La
CHINE proposa de supprimer la référence à la considération
ultérieure. Le représentant des PHILIPPINES demanda si la question
serait de nouveau examinée en tant que point à part dans l'ordre du
jour ou en conjonction avec les questions méthodologiques. Les USA
notèrent la nécessité de poursuivre les discussions, déclarant que
le fait qu'on ne soit pas encore parvenu à des conclusions sur ce
sujet, témoigne à l'évidence d'une grande divergence dans les points
de vue. Les délégués approuvèrent la décision d'examiner la question
à une session ultérieure.
La Coopération avec les Organismes Internationaux: Le 30 Juillet,
les délégués examinèrent le document (FCCC/SBSTA/1997/MISC.4). Le
Président nota que la documentation n'était pas bien fournie et
encouragea les organisations intergouvernementales et
internationales à donner aux délégués un aperçu sur leurs activités.
La Commission Océanographique Internationale (COI) évoqua la
nécessité de moderniser l'observation du niveau des mers et appela à
les organismes internationaux à y apporter leur assistance. Le Panel
Consultatif Scientifique et Technique (PCST) auprès du Fonds Mondial
pour l'Environnement (FEM) présenta un rapport sur ses activités et
sur les ateliers qu'il a tenus sur l'évolution climatique, mettant
en relief sa coopération avec différents organismes internationaux.
L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) présenta un rapport sur
le développement de l'Agenda Climatique et annonça qu'un rapport
sera soumis à la CdP-3. Le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (PNUE) affirma l'importance de l'équité dans le
cadre des questions méthodologiques et appela à une résolution dans
ce sens. Le représentant nota les avantages acquis à travers les
échanges d'informations entre les groupes impliqués dans les
activités de mise en œuvre conjointe (AIJ), mais mit en garde que
les AIJ pouvaient affaiblir le développement des technologies
locales.
Le PICC annonça que le Troisième Rapport d'Evaluation (TRE) sera
achevé d'ici la fin de l'an 2000. Outre les processus physique,
chimique et écologique, le TRE intégrera les sciences naturelles et
sociales et s'étendra aux questions sectorielles et aux perspectives
régionales. Le PICC produira également un rapport de synthèse
"pertinent aux politiques".
Le LUXEMBOURG, au nom de l'UE, mit en exergue sa proposition qui
englobe des questions émanant des décideurs et qui se focalise entre
autres sur les progrès réalisés dans le domaine de la détection des
changements, sur les scénarios de non intervention et sur les
possibilité de combinaison des politiques. La SUISSE nota
l'importance de la divulgation des résultats du TRE dans toutes les
langues des Nations Unies et de la fourniture de ressources
adéquates pour le Secrétariat du PICC.
La CHINE déclara que le TRE doit refléter la mise en œuvre des
Articles 4.2(a) et (b) et, avec les USA, appela à des briefings sur
les consultations du Groupe de Travail Conjoint formé par les
membres des Bureaux de la CCCC et du PICC. Le ZIMBABWE, au nom du
Groupe Africain, avec CUBA et la ZAMBIE, souhaita le renforcement
des systèmes nationaux d'observation et de recherche. La
représentante appela le PICC à produire des rapports de synthèse
simplifiés sur les études d'impact régionales et regretta le fait
que le FEM n'ait pas apporté son appui au programme de
conscientisation sur la question climatique, proposé par le PNUE.
Le délégué des ILES MARSHALL déclara que le PICC devrait chercher à
obtenir de meilleures informations concernant les meilleurs
scénarios possibles et notamment l'élévation des niveaux des mers et
les effets socio-économiques encourus en cas d'inaction dans ce
domaine. Les avancées réalisées vers l'établissement d'un rapport de
synthèse sur les solutions douces seraient d'une grande assistance
aux leaders politiques. SAMOA évoqua le fait que certaines régions
ne disposent pas d'experts dans ce domaine, pour argumenter la
nécessité du renforcement des capacités. Le PEROU appela à un
travail sur la méthodologie adaptée aux forêts tropicales et sur le
cycle du carbone dans les océans, en fonction des régions.
Dans le rapport de la réunion, les délégués notèrent l'information
fournie par les diverses organisations internationales et
demandèrent au Secrétariat d'organiser durant le SBSTA-7, une
réunion officieuse pour la discussion des questions clés devant être
traitées dans le TRE. Suite à une proposition US, les conclusions
appellent les Parties à agir à travers les différentes organisations
pertinentes telles que l'Organisation Internationale de l'Aviation
Civile (ICAO) et l'Organisation Maritime Internationale (IMO).
Les Communications Nationales: Le 28 Juillet, le Secrétariat
introduisit les documents intéressant les communications des Parties
visées à l'Annexe I (FCCC/SB/1997/5) et les données des inventaires
et des projections (FCCC/SB/1997/6). Les délégués les notèrent sans
outre discussion. S'agissant des communications des Parties non
visées à l'Annexe I, les délégués avaient devant eux les documents
FCCC/SBI/1997/9 et FCCC/SBI/1997/13, et décidèrent d'attendre les
résultats des délibérations du SBI.
Transfert Technologique: Le 30 Juillet, le Président invita les
délégués à fournir leurs commentaires sur le rapport d'avancement
(FCCC/SB/1997/3), sur la mise à jour du rapport (FCCC/SB/1997/4) et
sur le papier technique concernant les tendances et les conditions
employées par les institutions multilatérales de crédit
(FCCC/TP/1997/1). La TANZANIE, au nom des G-77/CHINE, déclara que le
transfert technologique restait une composante essentielle et un
élément prioritaire de la mise en œuvre de la CCCC. Le SBSTA doit
continuer à établir des groupes d'experts sur les questions
spécifiques en utilisant la liste agréée des experts. Le ZIMBABWE,
au nom du Groupe Africain, demanda la réouverture de la question des
PCTI qui pourrait constituer une première étape vers la mise en
place d'un mécanisme de redéploiement des informations. La CHINE
déclara que le SBSTA devrait établir des PCTI pour faciliter le
transfert technologique.
Les USA et l'UE suggérèrent que l'action sur les PCTI attende la
revue de la liste des experts prévue à la prochaine session du
SBSTA. Le JAPON déclara que le SBSTA devrait se concentrer sur la
mise à jour et considérer attentivement les qualifications
nécessaires aux PCTI. La MALAISIE déclara que les PCTI et la liste
des experts doivent être renforcés par les expertises disponibles au
sein des gouvernements.
Les USA déclarèrent que le rôle des gouvernements dans le transfert
technologique consiste à encourager la divulgation des technologies
et l'abolition des barrières. Les efforts doivent se focaliser sur
l'information des Parties pays en développement sur les canaux et
les conditions de financement. Le CANADA déclara que le secteur
privé est le véhicule le plus souhaitable pour le transfert
technologique avec, pour les gouvernements, un rôle facilitateur.
L'UE nota l'importance accrue des flux financiers du secteur privé
et déclara que le travail lié aux flux financiers du secteur privé
doit se focaliser sur l'énergie et le transport. L'OUZBEKISTAN
suggéra la création d'un groupe consultatif international sur les
échanges technologiques.
Le projet de conclusion sur le transfert technologique approuvé le 5
Août stipule que le SBSTA a pris note des rapports techniques et
d'avancement du Secrétariat et appuie les plans du Secrétariat pour
l'élaboration de rapports sur le rôle du secteur privé et sur les
barrières et les activités d'encouragement à entreprendre par les
gouvernements dans le domaine du transfert technologique. Dans ses
conclusions, le SBSTA encourage le Secrétariat à étendre sa
coopération avec les différentes organisations afin d'améliorer,
entre autres, la mise à disposition des données climatiques
pertinentes. Le projet de conclusions stipule, par ailleurs, que le
SBSTA a discuté des PCTI et noté que le Secrétariat a été requis
d'élaborer un rapport sur son expérience avec la liste des experts.
Il y est rappelé que la question des PCTI et de leur éventuel
établissement sera examinée par le SBSTA-7. Les Parties peuvent
soumettre leurs propositions concernant ce sujet jusqu'au 30 Août
1997. Le SBSTA s'est félicité de l'utilisation de la liste d'experts
par le Secrétariat à l'occasion de trois réunions d'experts
consacrées aux technologies et aux questions de transfert
technologique et rappelle sa requête invitant les Parties à désigner
des experts pour la liste.
Activités de Mise en Œuvre Conjointe: Le 28 Juillet, les délégués
discutèrent en Plénière des activités de mise en œuvre conjointe
(AIJ) de la phase pilote. Le Secrétariat introduisit le document
(FCCC/SBSTA/1997/INF.2) qui renferme la liste des projets qui ont
été acceptés, approuvés ou endossés par les autorités nationales
désignées.
L'UE appela à l'établissement d'une ligne de base crédible,
reflétant la situation sans les projets AIJ. L'estimation des
profits doit être transparente et n'inclure que les éléments
touchant authentiquement à la réduction des gaz à effet de serre. La
représentante nota que beaucoup restait à faire sur les situations
de départ spécifiques aux technologies et sur le travail de
vérification par une tierce partie. Les USA notèrent que des
possibilités de progrès pourraient être identifiées dans la pratique
et mirent l'accent sur certains aspects des critères d'évaluation
des AIJ, tels que le suivi et la vérification des résultats,
l'estimation des coûts des projets et la quantification des profits
au niveau des émissions. Le délégué souligna la nécessité d'examiner
les liens entre ces sujets et la question des crédits. Les USA et le
CANADA déclarèrent que le prochain document de synthèse du
Secrétariat doit commencer par des conclusions concernant les
projets AIJ. La NORVEGE mit en relief son expérience nationale en
matière d'AIJ et nota les efforts visant à développer un
portefeuille de projets aux fins d'équilibrer les secteurs et les
technologies. Le COSTA-RICA déclara que la volonté de payer pour des
réductions de gaz à effet de serre à travers les AIJ est liée à la
question du financement et souligna la nécessité de mettre à
disposition des crédits.
Le ZIMBABWE, la CHINE, le KOWEIT et la MALAISIE mirent en garde
contre l'établissement de conclusions prématurées sur les AIJ,
basées sur la seule phase pilote. Le ZIMBABWE et la CHINE
affirmèrent qu'il ne sera pas possible d'évaluer l'efficacité des
AIJ avant l'an 2000. L'ARABIE SAOUDITE déclara que plusieurs
activités ont été initiées pour simplement réaffirmer l'idée des AIJ
et nota que l'approbation d'un projet par le gouvernement hôte ne
constitue pas forcément un signe de succès, compte tenu du fait que
certains pays ne disposent pas des capacités permettant de juger des
profits. SAMOA nota que 12 Parties seulement, dont 2 appartenant à
l'Annexe I, étaient actuellement impliquées dans des projets AIJ.
Alors que d'importantes opportunités existent pour les AIJ un peu
partout dans le monde, peu de pays de la région Asie Pacifique ont
une idée claire sur ce sujet.
Dans le rapport de la réunion, le SBSTA note avec satisfaction
l'information fournie par le Secrétariat concernant les AIJ et les
travaux en cours dans ce domaine.
Rapport de la Session: Le 30 Juillet, le Rapporteur, Alvaro J.
RODRIGUEZ (Colombie), introduisit le "squelette" du projet de
rapport du SBSTA (FCCC/SBSTA/1997/CRP.2) qui fut amendé par les
délégués avant d'être adopté. Le 5 Août, les délégués discutèrent du
reste des questions de l'ordre du jour, examinèrent le projet de
rapport révisé de la réunion (FCCC/SBSTA/1997/L.4), et entendirent
un exposé sur l'atelier du SBI concernant les communications des
Parties visées à l'Annexe I. Le SBSTA prit note des questions
méthodologiques décrites dans le rapport. Les délégués devait
adopter le rapport de la session, tel qu'amendé, et le Président
ajourna la réunion à 17h.
LE GROUPE AD HOC CHARGE DE L'ARTICLE 13
Le 28 Juillet, le Président Patrick SZELL (Royaume-Uni) ouvrit la
cinquième session du Groupe Ad Hoc Chargé de l'Article 13 (AG13-5),
dernière réunion de l'AG13 avant la CdP-3. Il rappela que des
progrès avaient été réalisés à l'AG13-4, principalement grâce à la
décision établissant que l'AG13 ne doit pas viser à conclure son
travail avant la CdP-4, en attendant la décision de l'AGBM sur la
nature du régime de conformité.
Le Président attira l'attention sur le projet de texte concernant le
processus consultatif multilatéral (PCM) (FCCC/AG13/1997/2), Annexe
II) renfermant des propositions sur les fonctions et procédures,
avec un certain nombre de références placées entre crochets. Il
indiqua que les nouvelles soumissions de la SUISSE et de
l'OUZBEKISTAN ont été distribuées (FCCC/AG13/1997/MISC.2).
Le Président demanda aux délégations de faire circuler leurs
propositions d'amendement concernant le projet du PCM pour permettre
leur examen dans la soirée. Le Président présenta également un
projet de décision qu'il avait préparé pour la CdP-3, demandant des
provisions pour deux sessions supplémentaires de l'AG13, devant
durer chacune six demi journées, dans l'objectif de parachever le
travail avant la CdP-4. Le respect de la date butoir n'est pas
garanti.
S'agissant de la portée et des éléments du PCM, le Président
sollicita des commentaires concernant l'ordre des paragraphes dans
le texte de compilation du PCM. L'UE déclara que le paragraphe
introductif doit se référer à un "processus" tel que mandaté par
l'Article 13 de la CCCC. La référence à l'établissement d'un comité
doit venir à la suite. Le délégué US mit en garde contre toute
tentative de devancer la CdP-3 et ajouta qu'il n'était pas en mesure
d'endosser un quelconque cours d'action pour l'AG13. Le Président
demanda ensuite les commentaires sur le premier paragraphe de la
compilation du PCM. Les Parties discutèrent: de l'introduction d'une
référence à l'Article 13 de la CCCC; du point de savoir si le
paragraphe doit se référer uniquement à l'établissement d'un comité
ou d'un processus, avec un second paragraphe consacré au comité ou
les deux à la fois; du point de savoir, si le comité doit être
"permanent" ou ad hoc, et s'il doit présenter un rapport directement
à la CdP ou au SBI.
Le 29 Juillet, les délégués engagèrent une revue, paragraphe par
paragraphe, du projet de compilation des propositions. Les Parties
s'accordèrent sur une reformulation du paragraphe introductif
élaborée par un groupe de travail présidé par le ZIMBABWE. Le
paragraphe établit le PCM comme un ensemble de procédures devant
être servies par un comité. Il n'y eut aucun accord sur le point de
savoir si le comité sera permanent ou ad hoc et s'il doit être
établi dans le cadre du SBI.
Concernant le paragraphe énonçant les objectifs, le Président nota
la proposition de l'UE, appuyée par la SUISSE et l'AUSTRALIE, de se
référer à un "processus" plutôt qu'à un comité. Les USA, appuyés par
l'ARABIE SAOUDITE, proposèrent que le PCM fournisse aux Parties un
avis sur "leur" mise en œuvre de la Convention. L'UE précisa que
l'Article 13 de la CCCC se réfèrait à un avis sur "la" mise en œuvre
Concernant les sous-paragraphes en rapport, il n'y eut aucun accord
sur les objectifs de promotion de la compréhension de la Convention
et de la prévention des litiges. Le Président nota le soutien de
l'IRAN, du CHILI et de la CHINE pour l'inclusion de la fourniture
d'une assistance aux Parties, et la suggestion de l'UE que le comité
émette des avis sur différents éléments de la CCCC en apportant son
assistance financière et technologique.
Le Président accepta de noter la proposition de l'IRAN appuyée par
l'ARABIE SAOUDITE de reformuler trois sous-paragraphes pour donner:
"fournir une assistance (consultative) aux Parties qui le
nécessitent aux fins de faciliter la mise en oeuvre de la Convention
et trouver des solutions aux problèmes éventuels à cet effet". Le
Président nota que la question de la fourniture d'assistance
continuera probablement à hanter les Parties.
L'AUSTRALIE et les USA firent objection à une suggestion de la
SUISSE, appuyée par la FRANCE, d'inclure dans les objectifs une
référence à un protocole. Le Président conseilla aux Parties
d'oublier les références à un protocole d'ici l'année prochaine.
Le Président déclara que le paragraphe stipulant que le PCM sera
séparé, mais sans préjudice pour les dispositions de l'Artice 14 de
la CCCC (règlement des différends), a été élaboré sur la base d'une
formulation tirée du Protocole de Montréal. L'ARABIE SAOUDITE
rappela que l'Article 13 de la CCCC n'est pas une procédure liée à
la non conformité. Le Président invita les Parties à demander si la
question des liens du PCM avec le règlement des différends, objet de
l'Article 14 de la CCCC, ne se posera jamais, compte tenu de son
caractère "assistantiel."
Les délégués discutèrent par ailleurs du paragraphe consacré au
mandat du comité. On s'accorda sur un nouvel intitulé "Mandat du
Comité". Il y eut ensuite un long débat sur la nécessiter de fournir
une assistance aux Parties, avec des propositions avancées par la
CHINE, la SUISSE, l'UE et les USA. La SUISSE accepta de s'aligner
sur la proposition de l'UE préconisant que l'assistance doit se
limiter à des avis et des recommandations sur les aspects financiers
et techniques. Le reste des propositions figurera dans la nouvelle
compilation de texte. Il y eut aussi un débat étendu sur le rôle de
la CdP.
Le 30 Juillet, l'AG13-5 examina le projet du rapport devant être
soumis à la CdP-3 (FCCC/AG13/1997/CRP.2). Le projet de rapport
stipule que l'établissement du PCM doit s'effectuer dans le cadre de
la CCCC. La prochaine session de l'AG13 décidera de l'opportunité
d'ajuster son projet de texte-cadre à la lueur des négociations de
l'AGBM. Les Parties s'accordèrent sur la tenue de deux sessions
supplémentaires de 6 et 8 réunions pour achever le travail avant la
CdP-4. Le texte-cadre entier est resté entre crochets.
Dans le paragraphe introductif, les options décrivant les procédures
du PCM comme "ad hoc" ou "permanentes" restent crochetés. Les
propositions intéressant les objectifs du PCM, la nouvelle
proposition préconisant la fourniture d'une assistance consultative
aux Parties et les éléments figurant dans le mandat proposé pour le
comité, sont également crochetés. Les décisions concernant la
manière dont les questions seront traitées par le PCM et le point de
savoir si une ou plusieurs Parties seront impliquées dans les
soumissions, sont suspendues. Dans la section consacrée aux
résultats, le paragraphe qui assujettit les conclusions et
recommandations émanant du PCM au consentement de la Partie ou des
Parties concernées, est resté entre crochets.
L'UE, appuyée par le CHILI, l'ARABIE SAOUDITE et le CHILI appela à
un minimum de deux sessions supplémentaires de l'AGB, devant chacune
s'étaler sur huit demi journées, et avec le KOWEIT et la FRANCE
appela à un engagement plus fort sur l'achèvement du travail avant
la CdP-4. Les USA et la CHINE désapprouvèrent. Le Président SZELL
amenda le projet de décision à transmettre à la CdP-3
(FCCC/AG13/1997/CRP.2, Annexe III) pour indiquer que l'AG13 doit
continuer au-delà de la CdP, inviter l'AG13 à compléter son travail
d'ici la CdP-4, et lui demander de se contenter de présenter à la
CdP-4 un rapport sur les progrès réalisés s'il ne parvient pas à
respecter la date butoir. Il modifia également le projet de rapport
(Questions Organisationnelles), pour indiquer que l'AG13 nécessite
deux sessions supplémentaires consistant chacune en 6 à 8 réunions.
Passant en revue le projet de compilation concernant le Processus
Consultatif Multilatéral (PCM) (Annexe II), dans le paragraphe
décrivant la manière dont les questions en rapport doivent être
traitées, la CHINE demanda la réinsertion entre crochets de la
référence à la considération de toute soumission faite par "une
Partie sur sa propre demande" Le KOWEIT, la CHINE et l'ARABIE
SAOUDITE demandèrent s'il ne suffisait pas de se référer à ce
paragraphe procédural dans le paragraphe consacré au Mandat du
Comité.
Le Rapporteur, Andrej KRANJC (Slovénie), présenta le projet de
rapport de l'AG13-5 pour adoption. Le Président nota que des
discussions détaillées seront nécessaires à l'AG-6 sur: l'assistance
aux Parties; la question de savoir qui est habilité à déclencher des
délibérations; et, les implications de la CdP-3.
BREVE ANALYSE DE L'AGBM
Maintenant que l'AGBM-7 est passée, on peut se demander si les
gouvernements se sont rapprochés de la réalisation d'un accord sur
le renforcement de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques. Hélas, la valeur de ce qui a été accompli reste sujet à
interprétation autant que le fut le statut contesté de la "Symphonie
Inachevée" de Schubert. Pour évaluer les progrès, trois questions
clés ont été posées aux délégués et observateurs pendant leurs
déplacements entre les salles Beethoven, Schubert et Haydn de
l'Hôtel Maritim durant l'AGBM-7: sur quel point précis a-t-on
progressé dans ce round des négociations? quels sont les nouveaux
liens et les nouvelles concessions mutuelles? et, quelles seront
durant la période intérimaire, les opportunités clés susceptibles de
faire avancer le processus vers la concrétisation d'un résultat
recevable par toutes les Parties.
LE SEPTIEME MOUVEMENT DE L'AGBM: Dans l'absence de propositions
officielles initiales de la part des USA et du Japon au sujet des
objectifs de réduction des émissions, l'impression générale est que
la majeure partie des progrès réalisés durant cette session se
limite à la réduction du nombre de propositions dans le texte de
négociation du Président ESTRADA-OYUELA. Une ONG espérait voir les
Parties commencer à prendre un certain recul par rapport à leurs
propositions individuelles et reconnaître davantage le texte du
Président qui sera soumis à l'AGBM-8, comme une entreprise commune.
D'autres étaient moins qu'impressionnés. Ils pensent que certaines
positions de négociation se sont endurcies, avec quelques Parties,
clairement déterminées à prendre leurs distances par rapport à
l'ensemble du processus, se contentant de soumettre des propositions
irréalistes pour couvrir leur retraite.
Dans un souci de faire avancer les choses vers la négociation, les
USA firent quelques pas vers l'acceptation de ce qui a été appelé le
concept Européen de "bulle" qui préconise l'établissement à
l'échelle interne, d'une différenciation des objectifs de réduction
des émissions. L'UE avait fait clairement savoir qu'elle accepterait
les échanges en matière d'émission si les niveaux des objectifs
approuvés dans le cadre du Mandat de Berlin sont "adéquats". Un
autre développement fut celui du changement de position des pays de
l'OCDE vis à vis de l'approche globale. La majorité de ces pays
considèrent désormais que l'approche englobant plusieurs gaz à la
fois est le moyen d'atteindre des objectifs importants - ce dont ils
n'étaient pas sûrs pour le CO2 pris de manière séparée. Le problème
qui risque d'émerger maintenant est celui de la complexité du régime
de suivi qui sera nécessaire. Une "approche globale assortie de
réserves" pourrait s'imposer, avec une première focalisation sur les
gaz industriels. Le troisième développement fut suscité par la
proposition du Brésil, premier pays en développement à envisager un
avenir dans lequel tous les pays adopteraient de nouveaux
engagements, et premier pays n'appartenant pas à l'AOSIS à parler
objectifs.
L'offre de l'UE de jouer un rôle leader avec des objectifs forts
accompagnés de politiques et de mesures, fut contrarié par l'absence
quasi totale de soutien de la part des pays industrialisés et du G-
77. L'explication donnée par l'un des observateurs quant à l'absence
de soutien de la part des G-77/CHINE, se référa au leadership de la
Tanzanie au sein des G-77/Chine, exacerbé par la dynamique politique
qui prévaut aujourd'hui au sein du groupe. Le Tanzanien à la tête du
groupe, nouveau venu dans le processus intergouvernemental mais
expert dans ces sujets, s'accrocha dur et ferme au principe adopté
par le groupe selon lequel aucune position ne doit être prise là où
l'un des membres n'est pas d'accord. Ce principe trouve son origine
dans ce qui a été qualifié de "fausse fraternité" traduite par une
opposition constante à l'OCDE. Quels que soient ceux les
instigateurs de cette opposition, ils réussissent plutôt bien leur
travail au sein du groupe. Cela aide à expliquer l'influence d'une
poignée de pays dans le processus décisionnel des G-77/Chine.
L'Arabie Saoudite par exemple, a, croit-on savoir, réussi à adopter
une position plus retranchée que jamais et à s'imposer comme un
acteur clé au sein du groupe qui l'autorisa à présenter sa
proposition à deux reprises durant cette session de l'AGBM.
D'autres acteurs clés suscitèrent également des critiques. Alors que
l'administration Clinton avançait vers une forte position politique
sur la question des changements climatiques, on croit savoir que les
opposants de l'administration ont "causé des dégâts" et même tenté
de déstabiliser et de discréditer la délégation US à Bonn. Les
batailles politiques intenses qui se déroule à l'intérieur des USA
se sont également jouées à l'orée des négociations de l'AGBM,
contribuant ainsi à freiner le processus. Une intervention contrôlée
à distance se fit dans le processus par le biais d'une résolution
émanant du Sénat et demandant aux négociateurs US de ne pas bouger
et d'éviter tout engagement unilatéral par les pays industrialisés.
Le co-sponsor de la résolution, le Sénateur Robert BIRD (Virginie de
l'Ouest) exerça en privé son lobbying auprès du Président ESTRADA,
mais sans beaucoup de succès semble-t-il.
Un observateur académique suggéra que la position des G-77/Chine
avait durci en réponse à la résolution du Sénat et aux appels des
USA à une approche évolutive du Mandat de Berlin. Il est d'accord
avec les spéculations qui disent que ce résultat était l'objectif
d'un lobbying sophistiqué organisé par les industriels des Etats-
Unis qui sont déterminés à s'attaquer aux "parties molles" du
processus, telles que l'exploitation des tensions Nord-Sud et des
craintes de perte d'emploi aux Etats-Unis.
Les difficultés intérieures des Etats-Unis ont une certaine
résonance au Japon. Les difficultés de ce dernier sont exacerbées
par les responsabilités liées à l'accueil d'une conférence majeure
des Nations Unies, un privilège qui doit maintenant sembler à
certains à Tokyo comme un calice de poison. Les forces intérieures
Nippones sont pour la plupart en faveur d'un protocole fort. Les
premiers signaux concernant les objectifs Nippons - le bruit a couru
que le Japon allait présenter des propositions autorisant certains
pays industrialisés à accroître leurs émissions - furent très mal
reçus par les ONG. Un observateur Européen chevronné a estimé qu'il
s'agissait là d'un développement politique notable en soi. D'autres
observateurs devaient noter par la suite que ce type de pression
publique exercée par les ONG sera un élément important pour le reste
des négociations, en dépit des "portes closes" des réunions
officielles.
Les tensions politiques au Japon concernant le type d'objectifs à
soutenir sont reflétées dans les discussions politiques entre les
différents ministres du gouvernement Japonais, avec de sérieuses
préoccupations au Ministère du Commerce International et de
l'Industrie. On croit savoir que le premier ministre interviendrait
bientôt pour éviter une bataille qui serait bien embarrassante à
Tokyo, et - surtout - pour parer à toute surprise.
OUVERTURES NORD-SUD: Même les "évolutionnistes" les plus acharnés
n'insistent pas pour que les nouvelles actions incombant aux pays en
développement aient lieu maintenant et souhaitent plutôt voir ces
pays établir des mécanismes permettant de considérer le moment
opportun pour ces actions et la manière dont elles pourraient être
déterminées. Les observateurs disent que les revues programmées des
engagements pris dans le contexte de la CCCC pourraient constituer
un cadre pour la considération des actions à entreprendre pour les
pays en développement, qui serait politiquement lié mais
officiellement séparé du nouveau protocole ou autre instrument
juridique devant être approuvé à Kyoto. La revue des annexes est un
autre outil cité par les observateurs, comme moyen d'élargir le
groupe des pays assumant des responsabilités de premier rang au
niveau des engagements de la CCCC. Ces deux approches laisserait la
charge de la responsabilité aux pays visés à l'Annexe I tout en
répondant à la préoccupation exigeant la participation de toutes les
Parties. La présentation et l'apparence sont souvent cruciaux pour
la réussite politique et la présentation d'un package en deux volets
avec les Parties non visées à l'Annexe I embarquées pour le Mandat
de Berlin - Suite -, pourrait être la solution.
A cet égard, certains observateurs étaient surpris de constater que
les USA n'avaient pas poussé plus fort dans leurs négociations
autour de l'Article 4.1. Ils en ont conclu que la délégation avait
décidé de "placer la majeure partie de leurs œufs dans un autre
panier", d'où l'appel en faveur d'une approche évolutive du Mandat
de Berlin (intégrer les pays en développement le plus tôt possible)
axée sur une revue de l'adéquation des engagements et de la mise en
œuvre conjointe. Cela peut expliquer la décision du Président
ESTRADA d'éviter "une explosion" et de laisser l'évolution et la
revue de l'adéquation hors de son texte de négociation.
UN INSTRUMENT POUR LES QUATRE SAISONS: Les questions saillantes des
objectifs en matière d'émissions de gaz à effet de serre et des
calendriers qui s'y rapportent sont pour le moment intouchables,
tranquillement emmitouflées sous l'intitulé obscur "d'objectifs
quantitatifs de limitation et de réduction des émissions". L'absence
de propositions assorties d'objectifs spécifiques de la part des
producteurs les plus importants de gaz à effet de serre bloque cet
aspect du processus. Tant et si bien que le Président du groupe
officieux chargé de cette question laissa entendre qu'une tentative
d'aborder cette question risquait d'embarrasser certaines Parties.
La question de savoir si les politiques et mesures doivent oui ou
non être juridiquement contraignantes est un autre problème à
résoudre. En dépit des dispositions figurant dans le projet de texte
actuel et stipulant que les Parties doivent se doter de plans
nationaux contraignants pour la limitation et la réduction des
émissions anthropogéniques par source et pour l'amélioration de la
suppression des rejets par dispositif d'absorption, il existe aussi
une clause échappatoire qui stipule que: "les Parties continueront à
maintenir un maximum de flexibilité dans les décisions concernant la
manière dont elles pourraient au mieux et en fonction de leurs
circonstances nationales, atteindre leurs objectifs de
limitation/réduction des émissions". Le débat en cours au sujet de
la flexibilité se retrouve ainsi ravivé dans la discussion sur les
politiques et mesures. Il semble qu'on avance désormais vers
l'acceptation que certaines P&M seulement soient classées comme
étant obligatoires. Maintenant, à savoir lesquelles, dans quelle
proportion et autres détails, cela est loin d'être éclairci.
S'agissant de la question de savoir si les objectifs doivent être
réalisés individuellement ou conjointement, une distinction fut
établie selon laquelle les engagements seront réalisés
individuellement, alors que les P&M pourraient être entreprises en
commun ou de manière coordonnée. Des éclaircissements reste là aussi
nécessaires quant à la manière d'opérer l'approche
commune/coordonnée.
Une référence fut faite au processus de coordination à instituer
sous la responsabilité du SBSTA pour l'élaboration des lignes
directrices devant régir la mise en œuvre des mesures communes
établies pour les P&M obligatoires et celles hautement prioritaires.
L'inclusion d'une "Annexe Q1" regroupant les pays qui doivent
prendre des mesures pour la mitigation de l'évolution climatique
suggère une autre voie permettant d'impliquer les Parties non visées
à l'Annexe I dans de nouveaux engagements.
INTERLUDE: La période intérimaire menant à l'AGBM-8, prévu au mois
d'Octobre, et celle entre l'AGBM-8 et la CdP-3 revêtiront, nul
doute, une importance singulière. Les événements clés attendus d'ici
là sont: une réunion intérimaire imminente qui se tiendra en
Allemagne sous la présidence d'ESTRADA, une réunion qui aura lieu à
la Maison Blanche au mois d'Octobre, à l'issue de laquelle les
objectifs pourraient être annoncés, la réunion qui aura lieu au
Japon, début Septembre et qui regroupera 10 Parties visées à
l'Annexe I, les échanges bilatéraux UE/USA et enfin la réunion du G-
7/+1 qui aura lieu en Novembre prochain. ESTRADA est également
susceptible de mener dans l'intervalle de nouvelles consultations
officieuses.
REPRISE: L'ordre politique et économique mondial est comme on le
voit à la veille du XXIème siècle, plus complexe qu'il ne l'était
lorsque la question de changement climatique arriva sur l'agenda
politique - un fait qui suscite tout genre de contradiction dans la
structure de la CCCC, dont la question de savoir qui appartient
vraiment à l'Annexe I et qui appartient à l'Annexe II et celle de la
répartition des responsabilités ne sont pas les moindres. En contre
poids à cette observation, est le fait que les dettes vis à vis de
l'histoire - notamment l'histoire des relations Nord-Sud et celles
des émissions de gaz à effet de serre - survivront aux tendances
économiques contemporaines.
Combien même l'évolution climatique est une question
environnementale, les questions souveraines posées à l'AGBM sont de
plus en plus exposées comme des questions concernant les coûts
économiques et politiques masqués du libre cheminement du monde
industriel vers le développement non durable. La question de savoir
si les négociateurs du Mandat de Berlin produiront ce qu'un
observateur a qualifié de "masse impossible" à résoudre à Kyoto ou
simplement la masse critique permettant de réaliser un objectif
auquel toutes les Parties se sont déjà engagées, doit être éclaircie
au fil des saisons.
A SUIVRE DURANT LA PERIODE INTERIMAIRE
ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CCCC: Les prochaines sessions des organes
subsidiaires de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques
sont prévues à Bonn du 20 au 31 Octobre 1997. Le SBI et le SBSTA se
réuniront du 20 au 22 Octobre et tiendront leurs sessions finales
durant la deuxième semaine. Le reste du temps sera consacré à
l'AGBM. Il n'y aura pas de réunion pour l'AG13. La troisième
Conférence des Parties (CdP-3) est prévue du 1er au 10 Décembre à
Kyoto, au Japon. Pour plus d'informations concernant les réunions
liées à la CCCC, contacter le Secrétariat à Bonn, en Allemagne; Tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.de . Consulter aussi les Pages d'Accueil de la
CCCC au http://www.unfccc.de et de l'Unité du PNUE chargée de
l'Information sur les Conventions au http://www.unep.ch/iuc.html.
ATELIER DE FORMATION SUR LA PRESENTATION DES STRATEGIES DE MISE EN
OEUVRE NATIONALES: Cet atelier se tiendra du 25 au 27 Août 1997 à
Lima, au Pérou. L'objectif en est la préparation des stratégies de
mise en œuvre nationales. Pour de plus amples informations,
contacter: Stephen Gnew, CC:TRAIN; tel: +41-22-733-1383; fax: +41-
22-733-1383; e-mail: sgnew.unitar@unep.ch.
ATELIER REGIONAL AFRICAIN SUR L'ELABORATION DES COMMUNICATIONS
NATIONALES INITIALES: Cet atelier se déroulera du 28 au 30 Août
1997, à Dakar, au Sénégal. L'atelier qui sera tenu en Anglais et en
Français couvrira un large éventail de sujets et se focalisera sur
les besoins particuliers des pays Africains. Les groupes de travail
y seront établis pour les différents domaines thématiques. Pour plus
d'informations, contacter: Youba Sokona, ENDA-Energy; tel: +221-225-
983; fax: +221-217-595.
ATELIERS REGIONAUX US SUR L'EVOLUTION CLIMATIQUE: les ateliers
régionaux examineront la vulnérabilité des diverses régions des
Etats-Unis face à l'évolution climatique et recueilleront
l'information nécessaire à l'évaluation scientifique à l'échelle
nationale. L'Atelier de la Nouvelle Angleterre se tiendra du 3 au 5
Septembre 1997 à Durham dans le New Hampshire. Pour plus
d'informations, contacter: Clara Kustra; tel: +1-603-862-3484; fax:
+1-603-862-1915; e-mail: clara@unh.edu. Consulter aussi la Page
d'Accueil au: http://www.necci.sr.unh.edu/. L'Atelier Régional du
Sud-Ouest se tiendra les 3 et 4 Septembre 1997 à Tucson dans
l'Arizona. Pour plus d'informations, contacter: Jon Unruh; tel: +1-
520-621-7189; e-mail: unruhj@u.arizona.edu. Consuler aussi:
http://vpr2.admin.arizona.edu/udall_center/CLIMATE.HTM.
L'Atelier National sur les Effets de l'Evolution Climatique se
tiendra du 10 au 12 Novembre 1997, à Washington, DC.
ATELIER DE FORMATION SUR LA PRESENTATION DES STRATEGIES DE MISE EN
OEUVRE NATIONALES: Cet atelier sera tenu du 15 au 19 Septembre 1997,
au Sénégal. L'objectif est la formation des participants dans
l'élaboration des stratégies nationales de mise en œuvre. Pour plus
de renseignement, contacter: Stephen Gnew, CC:TRAIN; tel: +41-22-
733-1383; fax: +41-22-733-1383; e-mail: sgnew.unitar@unep.ch.
ATELIER REGIONAL SUR LES TECHNOLOGIES ENERGETIQUES PROPRES,
L'ELABORATION DES PROJETS ET LE FINANCEMENT POUR LES PAYS EN
TRANSITION ECONOMIQUE: Cet atelier, prévu du 22 au 26 Septembre
1997, à Budapest, Hongrie, servira de forum pour la facilitation des
projets liés aux technologies de mitigation des gaz à effet de serre
entre les promoteurs des projets d'efficience énergétique et
d'énergie renouvelable et la communauté financière internationale.
Pour plus de détail, contacter: Christopher Bordeaux; tel: +1-202-
586-3070; fax: +1-202-586-3485/3486; e-mail:
christopher.bordeaux@hq.doe.gov.
KLIMA'97 A LEIPZIG: Cette conférence et la Foire Commerciale
parallèle prévues du 25 au 28 Septembre 1997 à Leipzig en Allemagne
portera sur l'ensemble des mesures techniques, scientifiques,
économiques et sociales liées à la protection et à la préservation
du climat. Pour plus d'information, contacter: Ingomar Brandl, UTEC
International Kongress-und Ausstellungs-Service GmbH, Hainstrasse
16, D-04109 Leipzig; tel: + 49-41- 960-6797; fax + 49-341-960 6798.
REUNION SUR LES ECHANGES EN MATIERE D'EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE
SERRE: La Direction de l'Environnement de l'OCDE tiendra une r�union
les 29 et 30 Septembre 1997 � Paris pour discuter des Echanges
Internationaux en mati�re d'Emissions de Gaz � Effet de Serre. Pour
plus de renseignements, contacter l'OCDE; tel: +33-01-45-24-82-00;
fax: +33-01-45-24-85-00; e-mail: news.contact@oecd.org. Consulter
aussi http://www.oecd.org/ .
ATELIER REGIONAL DE L'AMERIQUE LATINE SUR LA PREPARATION DES
COMMUNICATIONS NATIONALES: Cet atelier se tiendra � Itaipu, au
Br�sil, du 30 Septembre au 2 Octobre 1997 et se d�roulera en
Espagnol et en Portugais. Il inclura des pr�sentations individuelles
par les pays sur l'�tat des pr�paratifs des communications
nationales et des rapports sur les questions th�matiques d�battues
au sein des groupes. Pour plus de d�tails, contacter: John O'Brien,
UNDP/GEF � New York; tel: +1-212-906-6033; fax: +1-212-908-6998.
ATELIER DE FORMATION SUR LA PREPARATION DES STRATEGIES DE MISE EN
OEUVRE: Cet atelier se tiendra du 29 Septembre au 3 Octobre 1997, au
B�nin. D'autres ateliers de formation sont pr�vus au Tchad du 20 au
24 Octobre 1997 et en Bolivie du 5 au 7 Novembre 1997. Les objectifs
en sont la formation des participants dans la pr�paration des
strat�gies nationales de mise en �uvre. Pour de plus amples
renseignements, contacter: Stephen Gnew, CC:TRAIN; tel: +41-22-733-
1383; fax: +41-22-733-1383; e-mail: sgnew.unitar@unep.ch .
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L'ENERGIE ET L'ENVIRONNEMENT ET SUR
L'UTILISATION EFFICIENTE DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES EN EAU:
Cette conf�rence est pr�vue du 12 au 14 Octobre 1997 � Limassol,
Chypre. Pour plus d'information, contacter: Dr. Savvas Tassou,
Department of Mechanical Engineering, Brunel University, Uxbridge,
Middlesex, UB8 3PH, United Kingdom; Fax: +44 (0)1895-256392; e-mail:
savvas.tassou@brunel.ac.uk .
INITIATIVE ASIE PACIFIQUE POUR L'ENERGIE RENOUVELABLE ET
L'EFFICIENCE ENERGETIQUE'97: Cet �v�nement aura lieu du 14 au 16
Octobre 1997 � Djakarta en Indon�sie et sera sponsoris� par
Alternative Development Asia; tel: +852-257-49133; fax: +852-257-
41997; e-mail: altdev@hk.spuer.net .
CONFERENCE SUR L'EVOLUTION CLIMATIQUE: la Conf�rence "Targeting
Kyoto and Beyond" sponsoris�e par le Climate Network Europe (CNE),
l'Organisation Mondiale des L�gislateurs pour un Environnement
Climatique Equilibr� (Globe-EU) et German Watch, se tiendra du 16 au
17 Octobre 1997 au Bundestag � Bonn en Allemagne. La Conf�rence
englobera un atelier parlementaire, un panel minist�riel et une
table ronde patronale. Pour plus d'information, contacter: CNE; tel:
+32-2-231-01-80; fax: +32-2-230-57-13; e-mail: canron@gn.apc.org .
CLIMATE-L
Une Liste Electronique au Service du Processus de la CCNUCC
L'Institut International du D�veloppement Durable, �diteur du
Bulletin des N�gociations de la Terre a le plaisir d'annoncer la
cr�ation de sa nouvelle liste de distribution �lectronique con�ue
pour la facilitation des �changes d'informations li�es au processus
de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques.
CLIMATE-L est une liste mod�r�e destin�e � la divulgation des
nouvelles et des informations concernant les r�unions pass�es et �
venir relatives � la CCNUCC, les copies des papiers de position et
les indicateurs concernant les ressources on-line telles que les
sites WWW et les documents plus volumineux.
CLIMATE-L est con�ue en tant que liste tr�s focalis�e avec des
messages concis et des liens permettant d'acc�der aux documents on-
line si vous le souhaiter, il est possible de configurer votre
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