Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 12 No. 316
 Jeudi 16 novembre 2006

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP 12 ET DE LA CDP/RDP 2:

MERCREDI 15 NOVEMBRE 2006

Mercredi, le segment de haut niveau conjoint de la CdP et de la CdP/RdP a commencé par des allocutions liminaires, suivies par plus de 40 déclarations présentées par les ministres et les chefs de délégation, les organes des Nations Unies et les institutions spécialisées. En outre, le second atelier du “Dialogue sur l'action de coopération à long terme pour traiter les changements climatiques à travers l'amélioration de la mise en œuvre de la Convention” a entamé ses travaux. Des consultations informelles ont également été tenues sur le MDP.

SEGMENT DE HAUT NIVEAU CONjoint

OUVERTURE DE LA REUNION: Kivutha Kibwana, président de la CdP et de la CdP/RdP, a ouvert le segment de haut niveau conjoint. Il a identifié les changements climatiques comme étant un immense défi pour l'Afrique, a déclaré que le processus climatique tirerait profit plutôt de l'encouragement que de la vilipende des pays extérieurs au Protocole, et a mis en relief les progrès accomplis sur l'adaptation.

Le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, a mis en exergue la santé, la sécurité alimentaire et les risques posés à l'eau, associés aux changements climatiques. Il a identifié l'adaptation comme étant une question de survie pour les pauvres, a appelé à l'intégration des risques climatiques dans les stratégies et programmes des OMD et a placé les changements climatiques parmi les diverses menaces mondiales telles que les conflits armés, la pauvreté et la prolifération des armes. Il a annoncé le Cadre de Nairobi pour le soutien de la participation des pays en développement dans le MDP, en particulier en Afrique, et l'initiative conjointe PNUD-PNUE visant à aider les pays à mettre en facteur les changements climatiques dans les plans de développement nationaux. Il a déclaré que le Protocole de Kyoto, pour crucial qu'il puisse être, n'est qu'un premier petit pas et a fait état d'une absence “effrayante” de leadership. Il a également appelé les électeurs à faire des changements climatiques un enjeu des élections.

Moritz Leuenberger, président de la Confédération suisse, a plaidé pour la mise en place d'une taxe internationale sur le carbone, imposable aux personnes et aux entreprises, sur la base du principe “pollueur payeur.” Il a déclaré que la taxe compenserait l'injustice des changements climatiques et a souligné que même les pays les plus puissants ne sont pas en mesure, chacun à lui seul, de faire face aux conséquences des changements climatiques.

Mwai Kibaki, le résident du Kenya, a mis l'accent sur la menace que posent les changements climatiques en Afrique. Il a déclaré que le point jusqu'auquel les pays en développement pourraient s'acquitter de leurs obligations dépendra du soutien apporté par les pays industrialisés. Il a souligné l'importance du Fonds d'Adaptation et de la répartition équitable des projets inscrits dans le cadre du MDP.

DECLARATIONS DES ORGANES ET INSTITUTIONS DES NATIONS UNIES: Mettant en exergue les appels d'ordres scientifique et politique à s'attaquer au problème des changements climatiques, le représentant de la CCNUCC a souligné que le régime futur devrait mettre en œuvre des mesures encourageant le placement du développement et de l'investissement sur une voie plus écologique au moyen d'une “convention climatique autofinancée.” Le PNUE a déclaré que l'Afrique est “du côté des récipiendaires des changements climatiques,” et a souligné que l'action de la société civile contre les changements climatiques ne devrait pas être découragée, dans l'attente des résultats des négociations. Le FEM a mis en relief ses qualifications de gérer le Fonds d'adaptation. Le GIEC a demandé à la communauté politique d'examiner les implications du RE4 attendu prochainement, pour les politiques nationales et régionales. La BANQUE MONDIALE a présenté un rapport sur les activités pertinentes, y compris les projets d'électrification à faible production de dioxyde de carbone, en Afrique. Le porte-parole de la CCD a mis l'accent sur les liens entre les changements climatiques et la désertification, et les opportunités de fixation du carbone offertes par les agroécosystèmes. La CDB a appelé à des synergies plus importantes entre les conventions de Rio. L'OMM a souligné le rôle des services météorologiques.

DECLARATIONS DES PAYS: Les parties ont présenté leurs réflexions sur une large gamme de sujets, notamment, le transfert des technologies, les ressources adéquates et le financement innovant, la création des capacités, les partenariats avec les institutions locales, la répartition plus équitable des projets inscrits dans le cadre du MDP et les divers éléments de l'approche “à voies multiples” concernant l'action à long terme. Plusieurs parties ont également souligné le justificatif économique de l'action précoce, y compris l'étude de Stern. Les ministres ont également présenté des rapports sur les réponses nationales.

L'Afrique du Sud, au nom du G-77/CHINE, a mis l'accent sur l'adaptation et sur les effets défavorables des mesures de réactivité. Au sujet de l'action future, elle a indiqué que les pays industrialisés devraient d'abord fixer un plafond à leurs émissions, tandis que les pays en développement devraient d'abord être “habilités.”

La Finlande, au nom de l'UE, a parlé des dangers du retardement de l'action, soulignant qu'elle ne cherchait pas à imposer des objectifs contraignants aux pays en développement mais à explorer une gamme d'options.

Le Bangladesh, au nom des PMA, a mis l'accent sur l'adaptation, le MDP, la micro-finance et la compensation de ceux qui sont touchés par les changements climatiques. Tuvalu, au nom de l'AOSIS, a encouragé la fourniture d'une aide opportune aux pays en développement.

De nombreuses parties ont encouragé une plus grande concentration sur l'adaptation, et le GROUPE AFRICAIN et l'ARABIE SAOUDITE ont fait part de leur déception quant à la lenteur des progrès sur la question du transfert des technologies. La JAMAIQUE et le MALAWI ont encouragé la révision du Cadre de l'affectation des ressources du FEM.

Au sujet des plans futurs, l'ALLEMAGNE a souhaité voir l'UE réduire, d'ici 2020, ses émissions de 30% par rapport à leurs niveaux de 1990, et s'est déclarée prête à réduire de 40% ses propres émissions, d'ici là. La FRANCE a annoncé la tenue, au mois de février 2007, d'une réunion consacrée au futur régime des changements climatiques. Le DANEMARK a encouragé la manifestation d'une volonté politique “non pas dans les discours, mais sur la table des négociation,” et “non pas dans le futur, mais maintenant.” L'AUSTRALIE a déclaré que le nouveau cadre doit englober l'ensemble des principales économies.

L'IRAN a demandé à la CdP de prendre en considération le rôle de l'énergie nucléaire. Le ROYAUME-UNI a encouragé l'établissement d'un lien entre les divers schémas d'échange des droits d'émissions. La CE a annoncé un premier transfert de 80 millions d'euros dans le cadre de son Fonds mondial pour l'efficience énergétique et l'énergie renouvelable pour les projets relevant du MDP dans les pays en développement, en particulier, en Afrique.

Le délégué des ETATS-UNIS a souligné la nécessité de mieux rattacher les objectifs climatiques aux objectifs socioéconomiques “plus immédiats” en vue d'élargir la “coalition pour l'action.” Le CANADA a réaffirmé ses engagements en faveur du Protocole et a appelé à une solution globale. La CHINE a encouragé les pays visés à l'Annexe I à s'entendre sur de nouvelles cibles à atteindre en matière de réduction d'émissions. La FEDERATION DE RUSSIE a plaidé pour des engagements volontaires.

Le DANEMARK et la POLOGNE ont fait part de leur volonté d'accueillir de futures CdP et CdP/RdP. Le délégué des PAYS-BAS a annoncé un financement pour les observations climatiques en Afrique, à travers le plan d'action régional du SMOC.

Des enregistrements diffus�s sur la toile du segment de haut niveau seront disponible en ligne �: http://unfccc.int/meetings/cop_12/webcast/items/3882.php

DIALOGUE DE LA CCNUCC

Sandea De Wet (Afrique du Sud) a ouvert le second atelier inscrit dans le cadre du Dialogue, rappelant la d�cision de la CdP de faire en sorte que le dialogue soit aussi informel que possible et appelant � “l'�largissement de l'espace cr�atif.”

RECENTS DEVELOPPEMENTS SURVENUS DANS LES DOMAINES DE L'ECONOMIE ET DE L'INVESTISSEMENT LIES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Nicholas Stern a pr�sent� son �tude sur l'�conomie des changements climatiques, qu'il a identifi�e comme �tant “le plus grand d�ficit de march� que le monde ait connu.” Il a mis en exergue l'urgence de l'action dans les prochains 10 � 20 ans et a d�clar� que les co�ts �conomiques d'une action forte et pr�coce visant � stabiliser les niveaux atmosph�riques des gaz � effet de serre, s'�l�veraient � seulement 1% du PIB mondial, soulignant que “l'att�nuation est une histoire de croissance.” Il a mis en relief l'importance d'objectifs � long terme et de souplesse � court terme, mais �galement de la persuasion et de l'�quit� et a mis l'accent sur l'�tablissement d'interconnexions entre les march�s du carbone, sur la mise au point des technologies et sur l'�laboration de politiques claires. Stern a �galement mis en exergue des efforts fournis par les pays pour le traitement du probl�me du d�boisement et des liens intimes entre l'adaptation et le d�veloppement et a appel� � une augmentation de l'APD et de la R&D mondiale dans le domaine de l'�nergie. Il a conclu en mettant en garde contre les graves effets �conomiques du retardement de l'action et rappel� que les co�ts de la r�sorption des �missions sont en harmonie avec la croissance et qu'il est besoin urgent d'une action d�cisive et forte.

R�pondant aux questions, Stern a soulign�, entre autres: qu'il n'y a pas qu'une seule voie pour n'importe quel objectif particulier de stabilisation; l'importance des conditions locales pour l'adaptation; que les PEID ne sont pas trait�s de mani�re ad�quate dans l'ensemble des mod�les climatiques; la n�cessit� d'impliquer les minist�res des finances; l'importance des flux d'investissement cr��s par les march�s du carbone pour l'�tablissement de la confiance n�cessaire � faire avancer l'accord international; l'exag�ration des co�ts de l'att�nuation et de leur impact sur la comp�titivit�; les accords sectoriels internationaux concernant les industries � haute intensit� �nerg�tique; et, que les pays en d�veloppement souffrent davantage � cause de leur position g�ographique et ont des �conomies moins diversifi�es et moins de ressources pour faire face.

Katherine Sierra, Banque mondiale, a pr�sent� un rapport sur le Cadre d'investissement de la Banque dans l'�nergie propre et le d�veloppement, traitant de la n�cessit� d'un financement accru � des conditions privil�gi�es, pour l'�lectrification en Afrique subsaharienne et d'un soutien accru de l'APD pour l'acc�s � l'�nergie; le r�le des �changes de droits d'�missions dans la r�duction des �missions de gaz � effet de serre et les besoins en mati�re de financement; et les options offertes en mati�re d'investissement. Au sujet de l'adaptation, Elle a d�clar� que l'APD et l'investissement priv� sont expos�s aux  risques climatiques et qu'au moins 1 milliard de dollars sera n�cessaire pour prot�ger le portefeuille du d�veloppement contre les changements climatiques.

AVANCER LES OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DE MANIERE DURABLE: Howard Bamsey (Australie) a ouvert la session de l'apr�s-midi. Gao Guangsheng, Comit� national pour la coordination de la lutte contre les changements climatiques, Chine, a expliqu� que dans le 11e plan quinquennal chinois, la baisse de l'intensit� �nerg�tique est pr�vue au alentours de 20%. Il a soulign� les efforts fournis par la Chine dans les domaines de l'�nergie et de la foresterie, et a appel� � une coop�ration financi�re et technique internationale.

Leon Charles, Coordinateur du Projet climatique, Grenada, a rappel� la d�vastation sans pr�c�dant et les pertes de vies dues � l'Ouragan Ivan, mettant en exergue le foss� entre les promesses de secours et les contributions r�elles, qu'il a compar� au financements fournis dans le cadre de la CCNUCC. Il a cit� l'observation de Stern concernant l'impact potentiellement catastrophique, sur les PEID, d'une �l�vation de la temp�rature de 2�C, et a appel� � ce que l'impact sur les PEID devienne un rep�re pour la d�termination des cibles futures dans le domaine des changements climatiques. Il a appel� �galement au soutien d'un fonds destin� � aider les PEID � r�cup�rer apr�s les �v�nements m�t�orologiques extr�mes. La JAMAIQUE a fait �tat de l'absence de prise en consid�ration des PEID dans la mod�lisation climatique globale.

Marina Silva, ministre de l'environnement, Br�sil, a soulign� que la perception qu'une d�duction du d�boisement est plus facile que la modification de la matrice �nerg�tique dans les pays industrialis�s est “injuste.” Jo�o Paulo Ribeiro Capobianco, minist�re de l'environnement du br�sil, a expliqu� la proposition br�silienne de fournir des incitations positives pour la r�duction des �missions dues au d�boisement dans les pays en d�veloppement, pr�cisant qu'il s'agit l� d'une disposition volontaire qui n'implique aucune obligation future et qui ne compte pas dans les cibles de r�duction des �missions fix�s pour l'Annexe I.

Youba Sokona, Observatoire du Sahara et du Sahel, a appel� � une approche fond�e sur “le d�veloppement d'abord,” en mati�re de lutte contre les changements climatiques. Notant que la graduation demeure un probl�me et mettant en relief le besoin d'une coop�ration � tous les niveaux, il a souhait� voir un engagement communautaire plus large. R�pondant aux observations faites, Sokona a d�clar� qu'il n'y a pas de contradiction fondamentale � appr�hender les changements climatiques dans le cadre des strat�gies de d�veloppement des pays individuels. Le repr�sentant du secteur de l'entreprise a soulign� le r�le de l'industrie dans la divulgation et dans l'avancement des technologies.

Olav Kj�rven, PNUD, a soulign�: le lien entre les OMD et les risques climatiques, signalant que 40% des activit�s de d�veloppement financ�es par des donateurs peuvent �tre objets de risques li�s aux changements climatiques; et les perspectives de fusionner les opportunit�s d'adaptation et d'att�nuation � travers, par exemple, la foresterie et la mise en valeur des terres men�es au niveau des communaut�s.

L'ALLEMAGNE a d�crit la mani�re dont les politiques visant � soutenir l'�nergie renouvelable peuvent contribuer � la r�duction des gaz � effet de serre et � la r�alisation du d�veloppement durable, y compris la cr�ation d'emplois.

 CONSULTATIONS INFORMELLES

MDP: Les discussions autour du projet de d�cision de la CdP/RdP �labor� par les copr�sidents sont rest�es dans l'impasse sur un certain nombre de sujets, notamment les lignes directrices r�gissant l'�ligibilit� des projets de boisement/reboisement (B/R), avec des divergences entre certains pays industrialis�s et pays en d�veloppement sur l'interpr�tation des d�cisions de la CdP 9. Les parties ont �t� invit�es � examiner deux approches optionnelles applicables � la requ�te de soumissions sur la limite fix�e pour les activit�s des petits projets de B/R inscrits dans le cadre du MDP, en vertu de la D�cision 6/CMP.1. Une option demanderait aux parties de soumettre leurs points de vue sur l'ad�quation de la limite, l'autre inviterait les parties et aux observateurs accr�dit�s de soumettre leurs points de vue sur la possibilit� de modifier la limite. Les parties ont  d�battu aussi d'un appel possible � des soumissions sur le pi�geage et la fixation du carbone et sur la n�cessit� de poursuivre la recherche. Au sujet de la r�partition r�gionale, les parties ont examin� des approches alternatives applicables � l'encouragement des parties vis�es � l'Annexe I � soutenir les parties non vis�es � l'Annexe I, en particulier les PMA.

DANS LES ALLEES

Alorss que les discours de Kofi Annan et de Nicholas Stern ont, le matin, attir� une foule nombreuse de d�l�gu�s dans les salles des r�unions pl�ni�res et autour des t�l�viseurs de circuit ferm� de Gigiri, la s�ance de l'apr�s-midi consacr� au Dialogue de la CCNUCC n'a pas �t� � la hauteur de toutes les attentes. “Davantage comme un monologue,” a sugg�r� un d�l�gu� estimant que trop peu de temps �tait imparti aux discussions interactives. Cependant, les optimistes ont fait observer que c'�tait l� la premi�re fois que quelques nouvelles propositions �taient pr�sent�es de mani�re formelle.

 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Suzanne Carter, Xenya Cherny Scanlon, Peter Doran, Ph.D., Mar�a Guti�rrez, Miquel Mu�oz et Chris Spence. Edition num�rique: Dan Birchall. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l’IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d’Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l’ACDI), le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l’environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la commission europ�enne (DG-ENV), et la direction g�n�rale de la protection de la nature, du minist�re italien de l’environnement et de l’am�nagement du territoire. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l’exercice 2006, par: le programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), l’agence suisse de l’environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l’environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res et du commerce, SWAN International, le minist�re japonais de l'environnement (par le biais de l'Institut des strat�gies environnementales globales - IGES) et le minist�re japonais de l'�conomie, du commerce et de l'ndustrie (par le biais de l'Institut mondial de recherche sur le progr�s industriel et social - GISPRI, qui fournit le ENB en japonais, � cette r�union). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l’IEPF/OIF. Le financement de la version espagnole du Bulletin a �t� fourni par le minist�re espagnole de l’environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l’IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d’�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d’Information de l’IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-646-536-7556 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L’�quipe du ENB assurant la couverture de la Conf�rence des Nations Unies sur les changements climatiques - Nairobi 2006, est joignable par courriel � <chris@iisd.org>.