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Publié par
L'Institut International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 270 Lundi 30 mai
2005
RESUME DES VINGT-DEUXIEMES SESSIONS
DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES:
19-27 MAI 2005
Les vingt-deuxièmes sessions des
Organes Subsidiaires (SB 22) de la Convention-Cadre sur les
Changements Climatiques (UNFCCC) a eu lieu du 19 au 27 mai 2005, au
'Maritim Hotel' à Bonn, en Allemagne. Etaient présents dans ces
sessions près de 1600 participants représentant 156 Parties à la
Convention, un Etat observateur et de nombreuses agences des Nations
Unies, organisations intergouvernementales et organisations non
gouvernementales (ONG).
Les SB 22 sont le premier
rassemblement des Organes Subsidiaires depuis l'entrée en vigueur du
Protocole de Kyoto, en février 2005. Elles sont également les
dernières sessions préparatoires de la première Conférence des
Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de
Kyoto (CdP/RdP 1), qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre 2005,
à Montréal, au Canada.
Aux SB 22, L'Organe Subsidiaire chargé
de fournir des Avis Scientifiques et Technologiques (OSAST) s'est
penché sur les questions touchant à l'adaptation, à l'atténuation, à
la mise au point et au transfert des technologies, et aux politiques
et mesures entre les Parties visées à l'Annexe I. Les délégués y ont
également achevé leurs travaux sur une gamme d'autres sujets, y
compris, les besoins en matière de recherche relevant de l'UNFCCC,
la coopération avec les organisations internationales pertinentes,
l'application de l'Article 2.3 du Protocole (effets adverses des
politiques et mesures) et, les questions méthodologiques.
L'Organe Subsidiaire d'Application (SBI)
s'est penché sur les arrangements concernant la CdP/RdP 1 et la
onzième Conférence des Parties à l'UNFCCC (CdP 11). Le SBI a
également procédé à l'examen de diverses questions administratives
et financières, s'accordant finalement sur un budget programme
2006-2007 à un niveau inférieur de 1,75 million de dollars à celui
proposé. Après de longues discussions, les délégués ont également
résolu deux questions figurant depuis longtemps à l'ordre du jour du
SBI, portant sur les Pays les Moins Avancés et sur les
communications nationales émanant des Parties non visées à l'Annexe
I. Toutefois, ils n'ont pas été en mesure de terminer leur travail
sur la question du Fonds Spécial pour les Changements Climatiques,
qui sera reprise aux SB 23.
Sur un certain nombre de fronts, les
SB 22 étaient soutenues par la dynamique engendrée par l'entrée en
vigueur du Protocole de Kyoto, plus tôt cette année, qui a également
marqué le Séminaire des Experts Gouvernementaux (SOGE), avant la
session. Cependant, il y a eu également des signes des man?uvres et
des positionnements qui auront lieu à la CdP 11 et à la CdP/RdP 1 à
Montréal, compte tenu du fait que le processus est sur le point
d'entrer dans des eaux inconnues.
BREF HISTORIQUE DE L'UNFCCC ET DU
PROTOCOLE DE KYOTO
Les changements climatiques sont
considérés comme l'une des menaces les plus graves posées au
développement durable, avec des effets défavorables attendus sur: la
santé humaine, la sécurité alimentaire, l'activité économique, les
ressources en eau et les autres ressources naturelles, et
l'infrastructure physique. Le climat de la planète a des variations
naturelles, mais les scientifiques s'accordent pour dire que les
concentrations accrues de rejets anthropiques de gaz à effet de
serre, dans l'atmosphère, sont en train de causer des changements
dans le climat. Selon le groupe intergouvernemental sur l'évolution
climatique (GIEC), les effets de ces changements climatiques ont
déjà été observés et une majorité des scientifiques climatologues
estime que de promptes mesures de précaution sont indispensables.
La réponse politique internationale
aux changements climatiques a commencé par la mise en place de la
Convention-cadre sur les Changements Climatiques (UNFCCC) en 1992.
L'UNFCCC établit le cadre de l'action visant à stabiliser les
concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, aux fins
d'éviter "les interférences anthropiques dangereuses" avec le
système climatique. Les gaz mis sous contrôle sont: le méthane,
l'oxyde nitrique et, de manière particulière, le dioxyde de carbone.
L'UNFCCC est entrée en vigueur le 21 mars 1994. Avec la récente
accession de la Turquie, l'UNFCCC compte désormais 189 Parties. Les
Parties à l'UNFCCC se réunissent typiquement une fois par an en une
Conférence des Parties (CdP), et deux fois par an, dans des réunions
des Organes Subsidiaires de l'UNFCCC.
PROTOCOLE DE KYOTO:
En décembre 1997, les délégués se sont réunis à la CdP-3, à Kyoto,
au Japon et se sont accordés sur un Protocole, relevant de l'UNFCCC,
engageant les pays industrialisés et les pays en transition
économique (PTE), à réaliser des objectifs quantifiés, dans la
réduction de leurs rejets de
gaz à effet de serre. Ces pays, connus comme étant les Parties
visées à l'Annexe I de l'UNFCCC, se sont ainsi engagés à réduire
leurs émissions globales dans six gaz à effet de serre, de manière à
en abaisser les niveaux, d'au moins 5,2% par rapport à ceux de 1990
et ce, au cours de la période entre 2008 et 2012 (première période
de l'engagement). Cet engagement est assorti d'objectifs
particuliers variant d'un pays à l'autre. Le Protocole a établi, par
ailleurs, trois mécanismes souples destinés à aider les Parties
visées à l'Annexe I à réaliser leurs objectifs nationaux de manière
peu coûteuse: un système d'échange des droits d'émission; la mise en
?uvre concertée (JI) des projets de réduction d'émissions, entre les
Parties visées à l'Annexe I; et, le mécanisme pour un développement
propre (MDP) qui permet le placement des projets à mettre en ?uvre
dans les pays non visés à l'Annexe I. Après la CdP-3, les Parties
ont entamé des négociations autour de la plupart des règles et des
détails opérationnels déterminant la manière dont les pays allaient
réduire leurs émissions, et la manière dont ils allaient s'y prendre
pour mesurer et pour évaluer les réductions d'émission. A ce jour,
150 Parties, dont 37 Parties visées à l'Annexe I, représentant un
total de 61,6% des émissions de gaz à effet de serre de 1990 des
pays visés à l'Annexe I, ont ratifié le Protocole, réalisant ainsi
les conditions requises pour son entrée en vigueur, qui a eu lieu le
16 février 2005.
PLAN D'ACTION DE BUENOS AIRES:
Le Plan d'Action de Buenos Aires (PABA) a été négocié à la CdP-4 en
1998, pour l'établissement d'un processus pour l'avancement des
dispositions du Protocole. Le PABA a fixé la CdP-6 comme date butoir
pour la conclusion d'un accord sur les détails opérationnels et sur
le renforcement de la mise en ?uvre de l'UNFCCC. Les sujets qui
devaient être traités, englobaient: les règles devant régir les
mécanismes, le régime de suivi devant être appliqué pour le contrôle
de la mise en conformité aux obligations par les différents pays,
les méthodes à suivre dans la comptabilisation des émissions et des
réductions d'émissions effectuées aux niveaux nationaux, et les
règles devant régir les crédits des suppressions du gaz carbonique
effectuées par le biais des puits de fixation du carbone. Parmi les
questions relevant de l'UNFCCC nécessitant une résolution,
figuraient, entre autres, celles du renforcement des capacités, de
la mise au point et du transfert des technologies, et de l'aide
devant être apportée aux pays en développement particulièrement
sensibles aux effets adverses des changements climatiques ou aux
actions entreprises par les pays industrialisés dans le cadre de la
lutte contre les changements climatiques.
Après l'accord sur le PABA à la CdP-4,
les réunions qui ont suivi ont tenté de réaliser un accord sur les
divers éléments du programme de travail. En novembre 2000, les
Parties se sont réunies à la CdP-6 à La Haye, aux Pays-Bas, et ont
essayé, sans y parvenir, de parachever ces négociations. La CdP-6 a
été suspendue jusqu'au mois de juillet 2001, lorsqu'elle s'est
réunie de nouveau, à Bonn, en Allemagne. Les délégués ont mené de
longues concertations et se sont accordés finalement sur l'adoption
d'une décision politique baptisée les Accords de Bonn. Mais cette
décision politique ne pouvait être mise en opération qu'à travers un
paquet de décisions de la CdP portant sur des questions spécifiques,
telles que mécanismes souples, respect des dispositions et
utilisation des terres, modification dans l'utilisation des terres
et foresterie (UTMAFT). Les délégués n'ayant pas été en mesure de
finaliser les libellés de toutes les décisions, ils ont décidé de
transmettre tous les projets de décisions, à la CdP-7, pour
résolution finale.
ACCORDS DE MARRAKECH: Les délégués ont
poursuivi leurs discussions autour des "accords de Bonn" à la CdP-7
en octobre/novembre 2001. Au terme de longues négociations, les
Accords de Marrakech ont été adoptés. Les Accords de Marrakech ont
établi les éléments nécessaires à l'application des décisions prises
dans le cadre du Protocole et de l'UNFCCC, notamment, les mécanismes
souples et l'UTMAFT; les règles encadrant le respect des
dispositions; les règles régissant la communication et l'évaluation
des données concernant les rejets et le piégeage des gaz à effets de
serre; et, les questions ayant trait au soutien devant être apporté
aux pays en développement, notamment le renforcement des capacités,
le transfert des technologies, répondant aux effets défavorables des
changements climatiques et l'établissement de trois fonds - le Fonds
pour les Pays les Moins Avancés (PMA), le Fonds Spécial pour les
Changements Climatiques (FSCC), et le Fonds pour l'Adaptation.
CDP-8 & CDP-9: Les délégués se sont
réunis à la CdP-8 en octobre/novembre 2002, puis de nouveau, à la
CdP-9, en décembre 2003, pour négocier les décisions concernant la
mise en application des Accords de Marrakech. Les Parties s'y sont
accordées, entre autres, sur le règlement intérieur du Comité
exécutif (CE) du MDP, l'organe désigné pour superviser le MDP, et
les modalités et procédures encadrant les activités de boisement et
de reboisement (B&R) dans le cadre du MDP. Les Parties ont également
débattu de la manière d'intégrer les conclusions du Troisième
Rapport d'Evaluation du GIEC dans le travail de l'UNFCCC,
s'accordant sur l'inscription à l'ordre du jour, deux nouveaux
points consacrés à l'adaptation et à l'atténuation.
SB-20: En juin 2004, les délégués se
sont réunis, à Bonn, pour les vingtièmes sessions du SBI et de
l'OSAST. La SBSTA-20 s'est penchée entre autres sur les activités
des petits projets de boisement et de reboisement, inscrits dans le
cadre du MDP et sur les directives concernant les bonnes pratiques
(DBP) dans le domaine de l'UTCATF, et a tenu deux ateliers intégrés
consacré l'un à l'adaptation, l'autre, à l'atténuation. La SBI-20 a
planché sur le mécanisme de financement de l'UNFCCC et sur les
arrangements encadrant les réunions intergouvernementales.
CdP-10: La CdP-10 s'est tenue à Buenos
Aires, en Argentine, du 6 au 18 décembre 2004. La réunion a impliqué
de longues négociations sur les voies et moyens de prendre des
engagements en faveur de la lutte contre les changements climatiques
dans la période post-2012. Le Protocole de Kyoto demande aux Parties
d'entamer l'examen de la période post-2012, en 2005. Les délégués
ont finalement décidé de tenir un Séminaire des Experts
Gouvernementaux avant les SB-22, en mai 2005. Toutefois, le mandat
du Séminaire ne fait référence ni à la période post-2012 ni à de
nouveaux engagements. Il énonce plutôt que l'objectif du Séminaire
consiste à promouvoir "un échange officieux d'informations
concernant: (a) les actions ayant trait à l'atténuation et
l'adaptation, pour aider les Parties à poursuivre l'élaboration de
réponses effectives et appropriées aux changements climatiques; et
(b) les politiques et mesures adoptées par leurs gouvernements
respectifs, qui soutiennent la concrétisation des engagements qu'ils
ont pris dans le cadre de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques et du Protocole de Kyoto."
Les délégués se sont également
accordés sur un accord d'ensemble sur l'adaptation - Programme de
Travail de Buenos Aires sur les Mesures d'Adaptation et de Réponse -
appuyant la poursuite de la mise en application des mesures
d'adaptation aux effets défavorables des changements climatiques,
tout en traitant les appels en faveur d'une diversification
économique pour les pays touchés par les mesures de réponse
communautaires axées sur les changements climatiques.
En outre, les Parties ont examiné puis
adopté de nombreuses décisions et conclusions portant sur des
questions telles que celles du transfert des technologies, la
modification de l'utilisation des terres et la foresterie, le
mécanisme financier de l'UNFCCC, et l'éducation, la formation et la
conscientisation du public. Certaines questions sont restées non
résolues. Parmi ces dernières, il y a lieu de citer: les
négociations autour du Fonds pour les PMA, le FSCC, les
communications nationales des pays en développement (Parties non
visées à l'Annexe I) et l'Article 2.3 du Protocole (effets
défavorables des politiques et mesures).
SEMINAIRE DES EXPERTS
GOUVERNEMENTAUX: Un Séminaire des Experts Gouvernementaux a
également été tenu avant les SB-22, les 16 et 17 mai 2005, à Bonn.
La décision de tenir un Séminaire a été prise par les Parties, à la CdP-10. Le Séminaire a impliqué un échange d'informations sur les
mesures ayant trait à l'atténuation et l'adaptation d'aider les
Parties à poursuivre l'élaboration de réponses efficaces aux
changements climatiques; et sur les politiques et mesures qui
soutiennent la mise en ?uvre des engagements pris dans le cadre de
l'UNFCCC et du Protocole. Pour accéder au compte rendu du Bulletin
des Négociations de la Terre, consacré au Séminaire, visitez:
http://www.iisd.ca/climate/sb22
COMPTE RENDU DES SB 22
Durant les SB 22, l'Organe Subsidiaire
chargé de fournir des Avis Scientifiques et Technologiques (OSAST)
s'est réuni à cinq reprises en plénière, ainsi que dans un certain
nombre de groupes de contact et de concertations officieuses, en vue
de réaliser des progrès sur les points inscrits à son ordre du jour.
En résultat de ces réunions, des projets de conclusions sur un
certain nombre de questions ont été adoptés et des projets de
décisions ont été renvoyés à la CdP 11 ou à la CdP/RdP 1 pour leur
considération. Les conclusions et les projets de décisions portaient
sur les effets scientifiques, techniques et socioéconomiques et sur
la vulnérabilité et l'adaptation aux changements climatiques, ainsi
que sur l'atténuation des changements climatiques, la mise au point
et le transfert des technologies, et sur les "bonnes pratiques" en
matière de politiques et mesures (P&Ms) en cours dans les Parties à
l'Annexe I. Elles ont porté également sur les besoins de la
recherche relativement à la Convention, la coopération avec les
organisations internationales pertinentes, les thèmes
méthodologiques et diverses autres questions. Les thèmes
méthodologiques ont englobé les lignes directrices techniques
concernant les méthodologies applicables aux ajustements effectués
dans le cadre du Protocole de Kyoto, les systèmes de registre
relevant du Protocole, et les implications de la mise en ?uvre des
activités des projets inscrits dans le cadre du MDP pour la
réalisation des objectifs d'autres traités environnementaux. L'OSAST
n'a pas été en mesure d'achever ses travaux sur les émissions
provenant des carburants utilisés par les transports aérien et
maritime internationaux. Les Parties ne sont pas parvenues non plus
à adopter des conclusions concernant la Réunion Internationale pour
l'Evaluation de l'Application du Programme d'Action des Petits Etats
Insulaires en Développement (PEID), qui s'est déroulée du 10 au 14
janvier 2005, à Port Louis, à Maurice.
L'Organe Subsidiaire de Mise en
Application (SBI) a examiné les arrangements prévus pour les
réunions intergouvernementales, y compris, la CdP/RdP 1 et la CdP
11, ainsi que les futures périodes de session et l'organisation du
processus intergouvernemental. Il a traité également de diverses
questions administratives et financières, de questions ayant trait
aux pays les moins avancés (PMA) et aux communications nationales
émanant des Parties non visées à l'Annexe. Le SBI n'a pas été en
mesure de conclure son travail sur le FSCC, qui sera repris aux SB
23.
Outre les réunions et concertations
officielles des organes subsidiaires, plus de 40 manifestations ont
été organisées en marges de ces réunion. Pour plus de précisions sur
ces manifestations, visitez:
http://www.iisd.ca/climate/sb22/enbots/
Ce compte rendu des SB 22 est basé sur
l'ordre du jour des sessions, avec des chapitres distincts consacrés
aux questions examinées par l'OSAST et le SBI.
L'ORGANE
SUBSIDIAIRE CHARGE DE FOURNIR DES AVIS SCIENTIFIQUES ET
TECHNOLOGIQUES
L'OSAST 22 s'est ouverte jeudi matin
19 mai 2005. La Secrétaire Exécutive de l'UNFCCC, Joke
Waller-Hunter, a souhaité la bienvenue aux délégués et a transmis
les regrets du Président de l'OSAST, Abdullatif Salem Benrageb
(Libye), de ne pas pouvoir être présent à l'ouverture de la session.
Elle a remercié le Vice-président de l'OSAST Amjad Abdulla
(Maldives) pour sa prise en charge de la présidence de la réunion,
jusqu'à l'arrivée du Président Benregeb, attendue un peu plus tard
au cours de la session. Elle a fait observer que l'OSAST a un ordre
du jour chargé qui apportera une contribution à la CdP 11 et à la
CdP/RdP-1.
Le Luxembourg, au nom de l'UE, a
encouragé les délégués à bâtir sur l'expérience positive du
Séminaire des Experts Gouvernementaux, et a appuyé le démarrage des
travaux sur les procédures applicables à la période post-2012. Au
sujet de l'ordre du jour de l'OSAST, il a mis en exergue le point
consacré aux mesures d'atténuation, et a accueilli avec satisfaction
le démarrage des discussions autour des mesures d'adaptation et des
transports aérien et maritime.
La Jamaïque, au nom du Groupe 77 et de
la Chine (G-77/Chine), a mis en exergue l'action internationale dans
le domaine des changements climatiques et ses liens avec les
Objectifs de Développement pour le Début du Millénaire. La
représentante a également mis en relief les questions des mesures
d'adaptation et d'atténuation et les thèmes méthodologiques. Le
Kenya, au nom du Groupe africain, a pressé pour la simplification
des modalités du MDP et a encouragé l'entreprise d'une action
urgente favorisant le transfert des technologies et les mesures
d'adaptation. Tuvalu, au nom de l'Alliance des Petits Etats
Insulaires (AOSIS), a mis l'accent sur l'adaptation et sur les
besoins des PEID. L'Egypte a appelé à l'accroissement des efforts
dans le domaine de l'atténuation. Le Mali a mis en exergue les
effets des changements climatiques sur les PMA.
Le Président Amjad Abdulla a introduit
l'ordre du jour (FCCC/SBSTA/2005/1). l'Arabie Saoudite, appuyée par
le Qatar, a déclaré que la décision 10/CP.9 de la CdP concernant
l'adaptation devrait figurer également à l'ordre du jour du SBI, et
a suggéré de reporter l'adoption de l'ordre du jour de l'OSAST, en
attendant de résoudre cette question. l'UE, le G-77/Chine, le Groupe
africain, la Norvège, le Japon, l'Afrique du Sud, la Nouvelle
Zélande, le Kenya, la Tanzanie et d'autres ont apporté leur appui à
l'adoption de l'ordre du jour de l'OSAST. Le Président Abdulla a
pris note des réserves de l'Arabie Saoudite, et l'ordre du jour a
été adopté. Les délégués ont également accepté la proposition de
mise à jour du Président Abdulla relative à l'organisation des
travaux.
LES
MESURES D'ADAPTATION
Les aspects des effets scientifiques,
techniques et socioéconomiques des, et la vulnérabilité et
l'adaptation aux, changements climatiques, ont été abordés d'abord
par l'OSAST 22, jeudi 19 mai. L'objectif des discussions autour de
ce thème consistait à élaborer pour l'OSAST un programme de travail
quinquennal consacré à l'adaptation, tel que mandaté par la décision
1/CP.10 (Programme de travail de Buenos Aires pour l'Adaptation et
les Mesures de Réponse). Après un atelier en session, de nombreuses
concertations officieuses et six réunions de groupe de contact, les
délégués se sont accordés sur les conclusions de l'OSAST, qui ont
englobé un projet de décision de la CdP et un projet de l'annexe
consacrée au programme de l'OSAST. Cependant, étant donné qu'il
s'agit là de la première session où le programme de travail est
débattu à titre officiel, l'OSAST n'a pas finalisé le programme, et
les projets de décision et de l'annexe sont restés entre crochets.
Les Parties ont décidé, toutefois, que la première étape du
processus devrait consister en la conduite d'un exercice
d'inventaire exhaustif.
Pour faciliter l'élaboration de ce
programme de travail, l'OSAST a organisé un atelier en session, qui
s'est déroulé le samedi 21 mai. L'atelier a été coprésidé par Philip
Gwage (Ouganda) et David Warrilow (Royaume-Uni), et a consisté en un
exposé - thème présenté par Ian Burton, de l'Université de Toronto,
et des exposés présentés par quinze représentants de pays. Les
thèmes communs chez les présentateurs englobent la nécessité de
l'échange d'informations et de la coopération internationale,
d'approches ascendantes, de l'engagement à la fois des membres de la
profession et des décideurs politiques, et de l'intégration dans le
développement durable. Le résumé de ces discussions est disponible
en ligne à:
http://www.iisd.ca/vol12/enb12265f.html
L'OSAST s'est réuni de nouveau le
lundi 23 mai pour examiner ce point de l'ordre du jour et pour
entendre le résumé de l'atelier. Un groupe de contact, coprésidé par
Marjorie Pyoos (Afrique du Sud) et James Shevlin (Australie), a été
mis en place pour poursuivre les concertations.
Basant leur discussion sur le résumé
de l'atelier élaboré par le Vice-président de l'OSAST, qui
renfermait les éléments éventuels du programme de travail, les
délibérations du groupe de contact ont été centrées sur le programme
et sur les approches possibles. Les délégués ont engagé un échange
de vues initial, au cours duquel le G-77/Chine et l'AOSIS ont
réitéré leur appel à des mesures tournées vers l'action et ont
déclaré que la nécessité d'accélérer leur mise en place ne devrait
pas être restreinte par des appels à de nouvelles évaluations. L'UE,
les Etats-Unis et la Nouvelle Zélande ont favorisé l'amélioration de
la compréhension et de la coopération. Le G-77/Chine et l'AOSIS ont
également appelé à l'insertion d'une référence aux plus vulnérables,
l'AOSIS appelant, pour les PEID, à une voie particulière permettant
de traiter ces besoins de manière urgente. L'Arabie Saoudite a mis
en relief l'adaptation aux mesures de réponse.
Au sujet de la structure du programme
de travail, les Etats-Unis ont souligné la nécessité de se focaliser
sur les secteurs prioritaires. Le G-77/Chine a proposé d'utiliser
une variété d'approches intégrées se déroulant de manière parallèle
et non séquentielle. Cela englobe une approche applicable aux moyens
de subsistance, axée sur les actifs ("capitaux") par opposition a
l'approche sectorielle. Le Groupe Africain a mis en garde que
l'approche sectorielle risquait de marginaliser le savoir local. Le
Japon a également préféré l'adoption d'une approche thématique
large, pour éviter les discussions trop longues sur les secteurs
prioritaires. Le G-77/Chine et l'AOSIS ont appelé à l'établissement
d'un groupe de travail d'experts pour faire avancer les travaux et
s'assurer du suivi.
Le débat autour des projets de
conclusions et de décision s'est focalisé sur le point de savoir
s'il fallait faire référence à la décision 1/CP.10, comme proposé
par le G-77/Chine, ou au sous-chapitre figurant dans la décision
1/CP.10 qui se réfère spécifiquement à l'OSAST et au programme de
travail. L'Arabie Saoudite, contrée par l'UE, la Suisse, la Norvège
et d'autres, a déclaré que la référence à l'ensemble de la décision
couvre les intérêts de l'ensemble des Parties. Jeudi 26 mai, le
Président de l'OSAST, Benrageb a offert de conduire un atelier
informel avant les SB 23, pour faciliter l'élaboration du programme
de travail, et, après quelques amendements rédactionnels mineurs,
les délégués ont approuvé les projets de conclusions. Ces derniers
ont ensuite été adoptés par la plénière de l'OSAST, le 27 mai.
Conclusions de l'OSAST et Projet de
Décision de la CdP: Dans ses conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.14),
l'OSAST prend note des soumissions faites par les Parties et
accueille avec satisfaction l'échange de vues mené durant l'atelier
en session. L'OSAST a également décidé de considérer et a élaboré le
projet d'annexe et le projet de décision de la CdP aux SB 23, et
demande au Secrétariat, sous couvert du Président de l'OSAST,
d'organiser un atelier informel avant les SB 23 pour faciliter
l'élaboration du programme de travail. Le projet de décision de la
CdP est resté entre crochets.
LES
MESURES D'ATTENUATION
Le point à l'ordre du jour consacré
aux aspects scientifiques, techniques et socioéconomiques de
l'atténuation des changements climatiques a été d'abord abordé au
cours de la séance de la matinée de l'atelier en session de l'OSAST,
puis au cours de la séance de l'après-midi de la plénière de
l'OSAST, tenues toutes deux le lundi 23 mai. Un groupe de contact
coprésidé par Kok Seng Yap (Malaisie) et Toshiyuki Sakamoto (Japon)
a été convoqué. Il s'est réuni à deux reprises à titre officiel, et
un certain nombre de séances de concertations officieuses ont
également été tenues. L'OSAST a plus tard adopté la conclusion
(FCCC/SBSTA/2005/L.10) concernant ce sujet.
Au cours de l'atelier en session, les
délégués ont entendu des exposés présentés par des experts
internationaux, axés sur les facteurs qui affectent l'innovation, le
déploiement et la diffusion des technologies d'atténuation, et sur
les aspects socioéconomiques de l'atténuation, y compris la
réduction de la pauvreté et les effets économiques. Les Experts ont
traité, entre autres, des structures capitales du secteur de
l'énergie, de l'investissement écologique, de l'efficacité
énergétique, de l'investissement public dans la R&D, des barrières
mercatiques, des liens entre mitigation et baisse de la pollution
locale, des effets des déversements, et du MDP. Le résumé de ces
discussions est disponible en ligne à:
http://www.iisd.ca/vol12/enb12266f.html
Les délibérations suivantes du groupe
de contact ont été basées sur les conclusions élaborées par les
Coprésidents du groupe de contact. Les discussions se sont
focalisées sur les deux principaux domaines: l'élaboration par le
secrétariat de rapports sur les enseignements tirés des ateliers
précédents consacrés à l'atténuation; et la tenue d'un atelier avant
session sur l'atténuation, à l'OSAST 23.
S'agissant du rapport devant être
élaboré par le Secrétariat, les discussions ont été centrées sur la
forme, la portée et le calendrier de ces rapports, et un accord a
été atteint rapidement, mercredi 25 mai. Les Parties se sont
entendues sur le timing de la soumission des rapports et sur le fait
que les rapports doivent être "concis."
Au sujet de l'atelier avant session,
l'UE et le Canada se sont déclarés en faveur de la tenue d'un forum
au sein duquel les Parties pourraient échanger leurs vues sur les
enseignements tirés des ateliers consacrés à l'atténuation et sur
les futures mesures à prendre dans le cadre de ce point de l'ordre
du jour. Le G-77/Chine, les Etats-Unis, le Japon et l'Australie ont
exprimé leur doute quant à la valeur d'un tel forum, et ont fait
part de leurs réserves concernant les besoins en matières de
financement, et concernant les effets sur le temps disponible pour
l'examen d'autres points de l'ordre du jour. L'UE, avec le Canada, a
proposé la tenue d'un atelier avant session, arguant que le coût
serait moindre et qu'il n'y aurait pas d'interférence avec d'autres
points de l'ordre du jour. Les Etats-Unis ont fait part de leurs
réserves concernant le risque de voir l'atelier avant session
s'avérer une simple extension des négociations. Au terme de trois
jours de discussions, il n'y a eu aucun accord sur la tenue de ce
forum, et les références ont été enlevées des projets de
conclusions.
Un autre sujet soulevé dans le groupe
de contact a été celui du piégeage et du stockage du carbone. Le
Canada a fait état du rapport spécial du GIEC consacré à ce thème,
attendu prochainement, et a suggéré que la question du piégeage et
stockage du carbone devrait être examinée avant la CdP/RdP 2. Le
délégué des Etats-Unis a déclaré que ce n'est pas clair pour lui que
le rapport du GIEC consacré à ce sujet, relève de ce point de
l'ordre du jour.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.10), l'OSAST prend note des
soumissions des Parties, figurant dans le document
FCCC/SBSTA/2005/MISC.2 et Adds.1-2. Il y accueille également avec
satisfaction l'échange de vues mené au cours de l'atelier en
session, tenu à l'OSAST 22, et le résumé de l'atelier élaboré par le
Président de l'OSAST. En outre, l'OSAST demande au Secrétariat
d'élaborer, d'ici le 15 juillet 2005, un rapport concis sur les
thèmes présentés aux ateliers en session tenus à ce jour, couvrant
les gaz à effet de serre, les secteurs, les technologies, les
régions et les aspects socioéconomiques et autres facteurs en
rapport.
LES
THÈMES MÉTHODOLOGIQUES
L'OSAST 22 s'es penché sur une gamme
de thèmes méthodologiques, y compris les émissions émanant des
carburants utilisés dans le transport aérien et maritime
international, les lignes directrices techniques concernant les
méthodologies d'ajustements relevant du Protocole, et les systèmes
de registre relevant du Protocole. L'OSAST a également examiné les
implications de la mise en ?uvre des activités de projet inscrites
dans le cadre du MDP pour la réalisation des objectifs d'autres
traités environnementaux. Les Parties sont parvenues à adopter les
conclusions concernant l'ensemble de ces sujets, à l'exception du
sous-point consacré aux émissions du secteur du transport aérien et
maritime.
EMISSIONS EMANANT DES COMBUSTIBLES
UTILISES DANS LE TRANSPORT AERIEN ET MARITIME INTERNATIONAL: Ce
thème a été a été examiné l'OSAST 22 en plénière jeudi 19 mai,
lorsque le Secrétariat de l'UNFCCC a introduit la note mise à jour
(FCCC/SBSTA/2005/INF.2) concernant ce thème. L'Organisation
Internationale de l'Aviation Civile (ICAO) a résumé ses
accomplissements dans ce domaine et plusieurs Parties ont souligné
l'importance de ce sujet. Le sujet a été transmis à des
concertations officieuses, les Parties travaillant sur des projets
de conclusions. Les concertations ont été modérées par José Romero
(Suisse).
Dans le groupe de contact, des
divergences ont vite émergé entre les Parties, en particulier sur la
possibilité de mettre en place un processus de suivi. L'UE a cherché
à établir un processus qui pourrait englober un atelier ou autre
réunion d'experts, mais d'autres Parties, dont les Etats-Unis, ont
remis en question le besoin d'un tel atelier. Après de longues
négociations, un texte a émergé, prenant note des données fournies
par l'ICAO et invitant l'Organisation Maritime Internationale (OMI)
à fournir les données de ses activités en cours et planifiées ayant
trait aux émissions du transport maritime, à la SBSTA 24, en mai
2006. Le texte englobait également un compromis entre l'UE, les
Etats-Unis et d'autres, qui reconnaît les difficultés
méthodologiques et la disponibilité limitée des données permettant
d'établir une distinction entre la consommation de combustibles
nationale et celle internationale. Le compromis demandait aussi la
tenue d'un atelier intersession, sous réserve de disponibilité de
ressources, début 2007, pour y débattre des questions d'inventaire,
y compris l'amélioration de la qualité de la communication des
données concernant les estimations des émissions du transport aérien
et maritime. Le texte stipule que l'OSAST n'examinera pas ce sujet
avant mai 2007.
Bien que le texte de compromis ait été
accueilli avec satisfaction par la plupart des Parties, l'Arabie
Saoudite, le Koweït et un certain nombre d'autres pays en
développement exportateurs de pétrole ont fait objection au libellé
décrivant le processus de suivi. Ces pays ont argué que la
discussion sur les émissions émanant du transport aérien et maritime
étaient en train de détourner le temps limité et l'attention de
l'OSAST loin des sujets qui sont plus importants pour les pays en
développement.
Au cours de la plénière de clôture de
l'OSAST, vendredi 27 mai, le texte de compromis a bénéficié du
soutien de l'UE, des Etats-Unis, du Canada, de l'Australie, de la
Fédération de Russie, de l'Argentine, de la Bulgarie, de la Nouvelle
Zélande, de l'Ukraine, du Japon, de la Norvège, de l'AOSIS et du
Groupe pour l'Intégrité (Suisse, République de Corée et le Mexique).
Toutefois, l'Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats Arabes Unis,
Oman, l'Iran et la Libye n'ont pas apporté leur appui au texte.
L'Inde a également fait objection au paragraphe appelant à la tenue
d'un atelier, et a mis en relief les coupes budgétaires opérées dans
le cadre de l'UNFCCC et les travaux en cours concernant ce sujet,
menés par l'ICAO.
Conclusions de l'OSAST:
Aucun accord
n'ayant été atteint, l'OSAST a adopté de brèves conclusions révisées
(FCCC/SBSTA/2005/L.11/Rev.1), précisant que l'OSAST 22 n'a pas
achevé l'examen de ce sujet, et qu'il reprendra les discussions à
l'OSAST 23.
IMPLICATIONS DES ACTIVITES DE PROJET
INSCRITES DANS LE CADRE DU MDP SUR LA REALISATION DES OBJECTIFS
D'AUTRES TRAITES ENVIRONNEMENTAUX: Ce thème a été d'abord traité au
cours de la plénière de l'OSAST, jeudi 19 mai, et dans deux réunions
de groupes de contact vendredi 20 mai et mardi 24 mai. Le point de
l'ordre du jour a été le résultat d'une demande, faite par la CdP,
d'élaborer une recommandation pour la CdP/RdP 1 concernant les
implications pour d'autres instruments environnementaux, en
particulier, le Protocole de Montréal, découlant de l'établissement
de nouvelles installations d'hydrochlorofluorocarbone-22 (HCFC-22)
pour gagner des crédits, dans le cadre du MDP, pour la destruction
d'hydrofluorocarbon-23 (HFC-23).
Durant les consultations du groupe de
contact, présidé par Georg Børsting (Norvège), les Parties ont
décidé de demander aux Secrétariat d'élaborer un document présentant
les options possibles en se basant sur les soumissions faites par
les Parties et avec la contribution du CD du MDP, en vue de prendre
une décision sur ce sujet à la CdP/RdP 1. Les discussions se sont
ensuite centrées sur le point de savoir s'il fallait inviter les
organisations intergouvernementales pertinentes et les Parties à
faire part de leurs vues, et sur la manière d'intégrer les
soumissions des Parties dans le document décrivant les options. Les
Parties ont décidé finalement que le document présentant les options
devrait être spécifiquement basé sur les implications, pour le
Protocole de Montréal, de l'établissement d'installations de HCFC-22
pour gagner des crédits de la destruction du HFC-23 dans le cadre du
MDP, et sur les moyens de traiter ces implications.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.3), l'OSAST a pris note des données
contenues dans le document technique élaboré par le Secrétariat, sur
ce sujet. L'OSAST invite également les Parties, et ont admis
observateurs et organisations intergouvernementales, à soumettre au
Secrétariat, avant le 5 août 2005, leurs contributions concernant
les implications pour la concrétisation de l'objectif du Protocole
de Montréal, consistant à établir de nouvelles installations de
HCFC-22 pour l'obtention de crédits pour la combustion du HFC-23, et
concernant les moyens de traiter ces implications. L'OSAST demande
en outre au Secrétariat, de collationner les soumissions et
d'élaborer un document présentant les options possibles, en se
basant sur les soumissions des Parties et les contributions
apportées par le CD du MDP pour examen par les SB 23, en vue
d'élaborer un projet de décision de la CdP/RdP 1 concernant ce
thème.
LIGNES DIRECTRICES TECHNIQUES
CONCERNANT LES METHODOLOGIES APPLICABLES AUX AJUSTEMENTS OPERES DANS
LE CADRE DU PROTOCOLE DE KYOTO: Ce sujet a été traité d'abord par
l'OSAST au cours de la plénière du jeudi 19 mai, puis dans quatre
réunions de groupe de contact et des consultations officieuses. Au
cours de ces réunions, les Parties ont procédé à l'examen de la note
élaborée par le Secrétariat, renfermant une proposition pour les
lignes directrices techniques concernant les méthodologies
applicables aux ajustements opérés dans les activités d'UTCATF
(FCCC/SBSTA/2005/2). Cette proposition a été élaborée en bâtissant
sur les lignes directrices techniques déjà approuvées par la CdP 9
pour les activités autres que celles de l'UTCATF. Les discussions,
coprésidées par Newton Paciornik (Brésil) et Audun Rosland
(Norvège), n'ont pas été litigieuses et ont impliqué une évaluation
technique des procédures et des méthodes devant être utilisées par
les équipes d'experts chargés des évaluations, pour le calcul des
ajustements, y compris des tableaux des "facteurs du conservatisme."
Les délégués ont accepté les tableaux et les lignes directrices
techniques avec des amendements mineurs. L'exception a porté sur les
critères régissant les cas de non communication des données
concernant ces activités. Sur ce point, les délégués ont décidé de
demander des soumissions de la part des Parties en vue de poursuivre
leur examen aux SB 24.
Conclusions de l'OSAST et projets de
décisions de la CDP et de la CDP/RDP: Dans ses conclusions
(FCCC/SBSTA/2005/L.2), l'OSAST souligne qu'il a examiné le document
technique élaboré par le Secrétariat, et recommande le projet de
décision de la CdP (FCCC/SBSTA/2005/L.2/Add.1), qui englobe le
projet de décision de la CdP/RdP et une annexe contenant les
orientations techniques concernant les méthodologies applicables aux
ajustements devant être opérés dans le cadre de l'UTCATF. Il demande
au Secrétariat d'établir un processus visant à permettre aux équipes
d'experts chargées de l'évaluation d'acquérir une expérience dans le
domaine des ajustements pour l'UTCATF au cours du processus d'examen
des inventaires de la période 2007-2008, en utilisant les données
volontaires réelles des inventaires soumis par les Parties, et
d'organiser un événement consacré à l'information avec les
évaluateurs en chef, d'autres experts d'évaluation et les Parties,
en vue de partager les expériences aux SB 24. Un événement similaire
aura lieu aux SB 28, et portera sur les expériences vécues dans le
domaine des ajustements opérés dans le domaine des puits
d'absorption des GES. L'OSAST invite en outre les Parties à
soumettre avant le 19 août 2005, leurs propositions concernant
l'élaboration des critères devant régir les cas de non soumission
des données ayant trait aux estimations des émissions et des
suppressions par les puits. Cette dernière question sera examinée
par l'OSAST 23 en vue de recommander une décision pour adoption par
la CdP/RdP 1.
SYSTEMES DE REGISTRE ETABLIS DANS LE
CADRE DU PROTOCOLE DE KYOTO: Ce thème a été d'abord abordé le jeudi
19 mai, au cours de la plénière d'ouverture de l'OSAST, lorsque
Murray Ward (Nouvelle Zélande) a présenté les résultats des
consultations officieuses, tenues avant les SB 22. Il a annoncé que
le livre des transactions internationales (LTI) ne sera pas en
opération avant le second semestre 2006, et a souligné que les
projets MDP ne peuvent pas participer au marché du gaz carbonique de
l'UE avant que le LTI soit opérationnel, et a mis en relief les
besoins du Secrétariat en matière de financement.
Les consultations officieuses ont été
réussies et au cours de la plénière de clôture de l'OSAST, vendredi
27 mai, Murray Ward a annoncé que les détails sont en place pour le
Secrétariat, pour tester le LTI, qui est ainsi susceptible d'être
prêt au troisième trimestre 2006.
Conclusions de l'OSAST: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.7), l'OSAST prend note du rapport
concernant les consultations intersessions consacrées à la question
des systèmes de registre. L'OSAST a également fait l'éloge du
travail accompli par le Secrétariat dans les vérifications des
données d'identification devant être effectuées par le LTI, tel que
figurant dans le document FCCC/SBSTA/2005/INF.3, estime que ces
vérifications jette de bonnes fondations sur lesquelles se
poursuivra l'élaboration du LTI, et encourage les Parties à faire
plein usage du document. En outre, l'OSAST: accueille avec
satisfaction l'information que les récentes contributions faites par
les Parties au Fonds Fiduciaire pour les Activités Supplémentaires,
permettent au Secrétariat de poursuivre l'élaboration du LTI;
souligne que le Secrétariat espère que le LTI sera prêt pour le
démarrage des communications par d'autres systèmes de registre au
troisième trimestre 2006; et précise que l'administrateur du LTI
élaborera des procédures opérationnelles communes.
La question de mise au point et le
transfert des technologies a été d'abord abordé à l'OSAST 22 au
cours de la plénière du jeudi 19 mai. Un groupe de contact coprésidé
par William Kojo Agyemang-Bonsu (Ghana) et Holger Liptow (Allemagne)
a été convoqué. Le groupe s'est réuni à deux reprises, à titre
officiel, et plusieurs fois à titre officieux, pour parvenir à un
accord sur des projets de conclusions englobant le mandat du Groupe
d'Expert sur le Transfert des Technologies (GETT). Ces conclusions
ont été adoptées par l'OSAST 22.
MISE AU
POINT ET TRANSFERT DES TECHNOLOGIES
Au cours de la plénière de l'OSAST, le
Président du GETT, Kishan Kummarsingh (Trinidad et Tobago) a
présenté le rapport le plus récent du GETT. La Malaisie, au nom du
G-77/Chine, a souligné l'importance de la réponse aux besoins
identifiés dans les études des besoins en matière de technologies
(EBT), et a demandé un examen complet de l'application des décisions
de la CdP ayant trait au transfert des technologies, depuis la CdP
1. Le Groupe Parapluie (groupe de pays industrialisés comprenant les
Etats-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie, La Nouvelle Zélande,
la Norvège et l'Islande) a mis l'accent sur l'implication du secteur
privé et sur la création d'un environnement habilitant.
Durant les réunions de groupe de
contact et les discussions officieuses, les délégués ont délibéré
sur le projet de texte élaboré par les Coprésidents. Les échanges
étaient d'une manière générale divisés le long de lignes nord sud,
les Parties focalisées sur une large gamme de sujets, dont: le point
de savoir si l'OSAST devait "demander" ou "recommander" au GETT
d'accomplir telle ou telle autre tâche, dans le cadre de son mandat;
la revue des décisions de la CdP depuis la CdP 1; l'évaluation du
cadre de mise en application; L'implication du secteur privé; les
stratégies à long terme; et la considération des technologies
particulières.
Au sujet de la revue des décisions de
la CdP, le G-77/Chine a plaidé pour la revue de toutes les décisions
de la CdP, tandis que l'UE, les Etats-Unis, le Japon et d'autres ont
déclaré que le cadre de mise en application est le point de départ,
étant donné qu'il a déjà examiné les décisions précédentes.
Au sujet de l'implication du secteur
privé, les discussions se sont focalisées sur le point de savoir qui
devrait faciliter l'implication du secteur privé et fournir des
environnements d'habilitation.
Le débat s'est également focalisé sur
le point de savoir s'il devait y avoir une stratégie à long terme
pour le transfert des technologies ou une stratégie à long terme
spécifiquement pour le programme de travail du GETT.
Au sujet de la considération des
technologies particulières, le G-77/Chine a déclaré vouloir
l'insertion d'une liste des technologies particulières à examiner
par le GETT, tandis que les Etats-Unis, l'UE, le Japon et d'autres
ont déclaré que l'OSAST ne devrait pas "choisir les lauréates." Un
texte de compromis a été accepté pour l'ensemble de ces questions.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.13), l'OSAST s'accorde sur le mandat
devant guider le GETT dans l'élaboration des recommandations
concernant l'amélioration de la mise en application du cadre pour
des actions constructives et utiles au renforcement de la mise en
?uvre de l'Article 4.5 de l'UNFCCC (transfert des technologies).
L'OSAST accueille avec satisfaction le rapport du Président du GETT
et la collaboration entre le PNUE et le PNUD sur l'analyse des EBT.
L'OSAST prend note de l'atelier sur les financements innovants de la
mise au point et du transfert des technologies, planifié pour
octobre 2005, et que le GETT explorera davantage la question des
technologies du domaine public et d'appartenance publique. Il fait
état également d'un séminaire sur les technologies d'adaptation
prévu à Trinidad et Tobago, du 14 au 16 juin 2005. L'OSAST prend
note aussi du panier de travail chargé du GETT et du Secrétariat,
invite les Parties à fournir un soutien financier et encourage le
GETT à poursuivre l'examen des questions ayant trait à la diffusion
et au transfert des technologies énergétiques avancées, plus propres
et plus efficientes, abordables et efficaces au point de vue coût,
en tenant compte des résultats des EBT.
Dans le cadre de son mandat, le GETT
est requis, entre autres:
-
d'évaluer
les progrès accomplis et l'efficacité de la mise en application des
activités identifiées dans le cadre de chacun des thèmes du cadre;
-
de
suggérer les voies et moyens permettant de faire avancer la mise en
application du cadre;
-
d'identifier les actions pratiques et les mesures concrètes pour
l'implication du secteur privé;
-
de
considérer la manière d'améliorer la coopération avec les
conventions pertinentes et les processus intergouvernementaux; de
considérer les stratégies à long et moyen termes et la planification
des travaux;
-
de
considérer la manière de promouvoir la recherche en collaboration;
et
-
de
recommander une éventuelle révision des thèmes clés dans le cadre
existant.
LES
POLITIQUES ET MESURES
Le point de l'ordre du jour consacré
aux "bonnes pratiques" en matière de P&Ms entre les Parties visées à
l'Annexe I, a été traité par l'OSAST d'abord au cours de la plénière
du jeudi 19 mai. Des consultations officieuses, modérées par Tony
Surridge (Afrique du Sud) et Normand Tremblay (Canada), ont été
convoquées. Une table ronde autour de ce sujet, mandatée par l'OSAST
20, s'est tenue le mardi 24 mai. L'événement a englobé des exposés
et des débats visant à l'échange de données et au partage de
l'expérience acquises dans le domaine de la mise en application des
P&Ms, et a été divisé en trois parties: les aspects domestiques, les
aspects internationaux et les thèmes transversaux. Le résumé de ces
discussions est disponible en ligne à:
http://www.iisd.ca/vol12/enb12266f.html
Au cours des consultations
informelles, les délégués ont réagi positivement à la table ronde,
et ont été en mesure de s'accorder sur un texte court présentant les
grandes lignes des projets de conclusions. Les conclusions ont été
acceptées et transmises à l'OSAST, qui les a adoptées.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.4), l'OSAST souligne qu'il a examiné
le document FCCC/SBSTA/2004/INF.10 contenant les options ayant trait
à l'utilisation d'approches basées sur le web pour les échanges de
données et d'expériences dans le domaine des "bonnes pratiques,"
entre les Parties visées à l'Annexe I. L'OSAST accueille également
avec satisfaction la table ronde, rappelle l'élaboration attendue du
rapport du Secrétariat sur les "bonnes pratiques" et décide
d'examiner les prochaines étapes à l'OSAST 24.
LES
BESOINS EN MATIERE DE RECHERCHE RELATIVEMENT A LA CONVENTION
Ce sujet a été examiné d'abord au
cours de la plénière de l'OSAST jeudi 19 mai, puis dans deux
réunions de groupe de contact, co-présidées par María Paz Cigarán
(Pérou) et Sergio Castellari (Italie). Les conclusions visent à
établir un dialogue entre l'OSAST et les programmes et les
institutions de recherche, aux échelons, national, régional et
international.
Les discussions menées en plénière ont
été focalisées sur deux thèmes principaux: la nécessité d'accroître
la capacité des pays en développement de contribuer aux efforts de
lutte contre les changements climatiques, y compris une plus grande
implication des experts des pays en développement; et le point de
savoir si oui ou non l'OSAST devait fournir au GIEC des orientations
concernant le recherche. La Suisse et l'Australie ont souligné la
nécessité d'éviter la duplication des efforts du GIEC. L'UE, contrée
par le Kenya, a proposé un projet d'étude consacrée à
l'identification des sujets de recherche pertinents aux politiques,
à communiquer à la communauté de la recherche.
Conclusions de l'OSAST et Projet de
Décision de la CdP: Dans ses conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.6),
l'OSAST accueille avec satisfaction les efforts des programmes
nationaux, régionaux et internationaux de recherche sur les
changements survenus à l'échelle de la planète, et l'endossement du
Plan de Mise en ?uvre Décennal, au troisième Sommet sur
l'Observation de la Terre, qui a établi le Système des Systèmes
d'Observation de la Planète Terre. En outre, l'OSAST: invite les
Parties à présenter leurs soumissions concernant les besoins et les
priorités en matière de recherche; demande au Secrétariat d'élaborer
un rapport de synthèse sur les besoins en matière de recherche et de
le mettre à la disponibilité des Parties et des programmes
nationaux, régionaux et internationaux pertinents de recherche sur
les changements climatiques, avant les SB 24; demande au Secrétariat
d'organiser une manifestation en marge des SB 24 axée sur
l'amélioration de la communication entre les organisations de
recherche sur les changements climatiques et l'OSAST; souligne la
nécessité de renforcer les capacités des pays en développement en
matière de recherche; et souligne que l'amélioration de la
compréhension des changements climatiques peut renseigner la mise au
point des technologies d'atténuation et d'adaptation.
Dans le projet de décision de la CdP
(FCCC/SBSTA/2005/L.6/Add.1), la CdP, entre autres: reconnaît le rôle
proéminent et indépendant du GIEC; reconnaît la nécessité de liens
plus solides entre les programmes nationaux, régionaux et
internationaux de recherche sur les changements climatiques; et
encourage les Parties visées à l'Annexe I à renforcer davantage
l'engagement des institutions de recherche issues des pays en
développement.
COOPÉRATION AVEC LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PERTINENTES
RAPPORT DU GIEC SUR LA SAUVEGARDE DE
LA COUCHE D'OZONE ET DU SYSTEME DU CLIMAT DE LA PLANETE: LES
HYDROFLUOROCARBONES ET LES PERFLUOROCARBONES: Cette question a été
abordée par l'OSAST d'abord le jeudi 19 mai, lorsque Susan Solomon
et Bert Metz du Groupe Intergouvernemental sur les Changements
climatiques (GIEC) ont présenté les principales conclusions du
rapport spécial du GIEC qui examine les alternatives aux substances
nocives à l'ozone qui affectent le système climatique mondial.
L'Uruguay, le Kenya et le Japon ont appelé à la coordination des
travaux du Protocole de Montréal et de l'UNFCCC sur ce thème.
L'Australie a argué qu'une poursuite de son examen par l'OSAST n'est
pas nécessaire et a encouragé l'action à l'échelon national. La
question a été référée à un groupe de contact présidé par Darren
Goetze (Canada).
Dans le groupe de contact, qui s'est
réuni à trois reprises, des divergences ont rapidement émergé autour
du processus de suivi de l'OSAST. Le Royaume-Uni, au nom de l'UE, a
souhaité l'établissement d'un processus de l'OSAST consacré au suivi
du rapport, suggérant la tenue d'une réunion d'experts ou d'un
atelier. Les Etats-Unis et d'autres ont rejeté la proposition d'un
atelier, arguant que le rapport fournit aux pays une bonne
plate-forme pour la prise d'action. Les Etats-Unis ont également
fait part de leurs réserves concernant les soumissions sollicitées
des Parties sur ce sujet.
En outre, il y a eu des divergences
sur le libellé invitant le Protocole de Montréal à présenter une
déclaration dans une session future de l'OSAST. La Chine, l'Arabie
Saoudite et la Jamaïque ont proposé de supprimer ce libellé, tandis
que l'UE, la Norvège et le Sénégal voulaient son maintien. Les
délégués se sont finalement accordés sur un texte de compromis qui
accueille avec satisfaction les données fournies par le Secrétariat
du Protocole de Montréal et invite les Parties de l'UNFCCC à faire
des soumissions, tout en s'accordant sur le fait que le sujet
devrait être finalisé à l'OSAST 24. La décision ne fait pas
référence à un atelier ou autre réunion.
Vendredi 27 mai, l'OSAST a examiné les
projets de conclusions. L'Arabie Saoudite a suggéré une altération
du texte invitant les Parties à soumettre leurs vues à propos du
rapport du GIEC, de sorte que les soumissions traitent les aspects
du rapport, ayant trait plutôt à la mise en application de l'UNFCCC"
qu'à son "objectif." Après que l'UE, le G-77/Chine et d'autres
Parties aient déclaré qu'ils soutenaient le texte tel quel, l'Arabie
Saoudite a retiré sa suggestion, et les conclusions ont été adoptées
sans amendement.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.8), l'OSAST remercie le GIEC et le
Groupe du Protocole de Montréal sur l'Evaluation Technologique et
Economique, pour l'achèvement du Rapport Spécial sur la Sauvegarde
de la Couche d'Ozone et du Système Climatique Mondial: Questions
relatives aux Hydrofluorocarbones et aux Perfluorocarbones. L'OSAST
encourage également les Parties à utiliser les données figurant dans
le rapport lors de l'élaboration et de la mise en ?uvre des
stratégies nationales consacrées aux changements climatiques. Il
souligne les besoins permanents de la recherche, du mesurage et de
l'observation systématique pertinents à la couche d'ozone, le
système climatique mondial et les interconnections potentielles. Il
accueille avec satisfaction les données fournies par le Secrétariat
du Protocole de Montréal sur toute considération accordée aux
rapports par la RDP du Protocole de Montréal, d'ici l'OSAST 24.
Enfin, l'OSAST invite les Parties à soumettre au Secrétariat de
l'UNFCCC, avant le 13 février 2006, leurs vues sur les aspects du
rapport, pertinents pour l'objectif de l'UNFCCC. Il demande au
Secrétariat de collationner ces vues pour examen à l'OSAST 24, en
vue de finaliser l'examen de ce point de l'ordre du jour.
REUNION INTERNATIONALE POUR
L'EVALUATION DE L'APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION POUR LES PEID:
Ce sujet a été abordé par l'OSAST d'abord le jeudi 19 mai, lorsque
Tuvalu, au nom de l'AOSIS, a souligné que l'Assemblée Générale de
l'ONU examinera la Stratégie de Maurice au cours de sa prochaine
session, et a proposé que l'OSAST examine la Stratégie à l'OSAST 23.
Le Vice-président de l'OSAST, Abdulla, a déclaré qu'il
entreprendrait des consultations officieuses sur ce sujet.
Au cours des consultations officieuses
tenues la semaine qui a suivi, des divergences ont émergé sur le
point de savoir s'il devait y avoir un processus de suivi autour de
la manière dont l'UNFCCC pourrait aider à la mise en application de
la Stratégie de Maurice, et autour des éléments que le processus
pourrait impliquer. L'AOSIS, l'UE et le G-77/Chine ont souhaité un
processus qui inviterait les Parties à faire des soumissions et à
traiter la question à la CdP 11, tandis que les Etats-Unis ont
indiqué qu'il n'y avait pas besoin d'avantage de travaux de l'UNFCCC
sur ce sujet, et a préféré un texte plus court en prenant note de la
Stratégie de Maurice.
Deux paragraphes additionnels proposés
par l'UE ont également causé quelques désaccords. Les Etats-Unis, le
Canada, l'Inde et d'autres ont fait objection au texte proposé par
l'UE traitant des changements climatiques et de l'élévation du
niveau des mers, dans le cadre de l'Evaluation du Millénaire en
septembre 2005. Les délégués ont également débattu du texte proposé
par l'UE qui établit un lien entre la priorité accordée à
l'efficience énergétique et l'énergie durable dans le cadre de la
Stratégie de Maurice, avec les quatorzième et quinzième sessions de
la Commission du Développement Durable en 2006-2007. La Commission
se focalisera sur les questions d'énergie, au cours de ces sessions.
Une formulation de compromis
concernant le processus a été proposée, mercredi 25 mai, par
l'Australie, suggérant un texte dans lequel les Parties sont
invitées à soumettre "des vues sur la mise en ?uvre des aspects
pertinents de la Déclaration et de la Stratégie de Maurice à travers
les travaux en court du SBI et de l'OSAST, selon ce qu'il convient."
L'Australie a par la suite retiré cette proposition et l'a remplacée
par une autre formulation qui invite les Parties à continuer à tenir
compte du sujet dans les travaux permanent de l'OSAST, selon ce
qu'il convient.
Au cours de la plénière de l'OSAST de
vendredi 27 mai, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle Zélande et
le Japon, ont apporté leur appui à la deuxième proposition de
l'Australie. Cependant, l'AOSIS et l'UE ne l'ont pas acceptée, et
Tuvalu, intervenant au nom de l'AOSIS, a déclaré que "certaines
Parties n'ont pas d'espace pour la souplesse." Maurice a déclaré
qu'il pouvait apporter son appui à la première proposition
australienne. Au terme de nouvelles consultations, le Président de
l'OSAST, Benrageb, a rapporté qu'aucun accord n'a pu être atteint et
que cela serait enregistré dans le rapport de la réunion.
Les Parties ont examiné ensuite la
question de savoir si ce point de l'ordre du jour devait
réapparaître dans l'ordre du jour de l'OSAST 23, tel qu'établi dans
la version la plus récente des projets de conclusions
(FCCC/SBSTA/2005/L.12). Le délégué des Etats-Unis a précisé que ce
point avait déjà été traité, même si des conclusions n'avaient pas
été convenues, et que la demande d'origine de la CdP 10 était
simplement que le Secrétariat présente à l'OSAST 22 un rapport sur
la Réunion Internationale sur les PEID. Il a précisé également que
les réserves des PEID sont en train d'être traitées dans le cadre
d'autres points de l'ordre du jour, tels que ceux consacrés à
l'adaptation, au transfert des technologies et au renforcement des
capacités.
L'AOSIS, l'UE, le G-77/Chine et
Antigua et Barbuda ont déclaré être en désaccord avec les
Etats-Unis, et ont argué qu'étant donné que l'examen de ce point n'a
pas été achevé, le règlement intérieur dicte qu'il soit repris à la
session suivante de l'OSAST. Aucune conclusion n'a été approuvée sur
ce sujet.
SYSTEME D'OBSERVATION DU CLIMAT DE LA
PLANETE: L'OSAST a examiné ce sujet, brièvement, jeudi 19 mai,
lorsque le Vice-président, Abdulla, a déclaré qu'il rédigerait les
conclusions concernant le système d'observation du climat de la
planète (GCOS), et a noté les réserves exprimées par l'Argentine à
propos de la question des eaux territoriales et des bouées
dérivantes. Les conclusions ont été adoptées sur ce sujet, le
vendredi 27 mai.
Conclusions de l'OSAST: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/ L.9), l'OSAST accueille avec
satisfaction le rapport concernant les progrès accomplis dans la
poursuite de la mise en ?uvre du système initial d'observation du
climat des océans, élaboré par le Secrétariat du GCOS
(FCCC/SBSTA/2005/MISC/5). Il accueille avec satisfaction également
le rapport concernant l'analyse des questions d'échange des données
au sein des réseaux atmosphériques et hydrologiques mondiaux (WMO/DT
1255 GCOS96) et approuve l'examen de ces rapports dans le cadre de
l'examen du Plan de Mise en ?uvre du Système d'Observation du Climat
de la Planète en Soutien de l'UNFCCC à l'OSAST 23. Les Parties y
sont aussi invitées à soumettre leurs vues sur ces rapports d'ici le
15 septembre 2005.
QUESTIONS
DIVERSES
MISE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 2.3
DU PROTOCOLE DE KYOTO: Les questions ayant trait à la mise en
application de l'Article 2.3 du Protocole (effets défavorables des
P&Ms) ont été abordées par l'OSAST, au cours de la plénière de jeudi
19 mai. Le Président de l'OSAST, Benrageb, a été chargé de convoquer
des consultations officieuses autour de ce sujet. Au cours des
négociations officieuses, certaines Parties ont exprimé l'opinion
que ce point de l'ordre du jour devrait être examiné par la CdP/RdP
au lieu de l'OSAST, comme dans les sessions précédentes. Durant la
plénière de l'OSAST de vendredi 27 mai, le Président Benrageb a
rapporté que les Parties n'ont pas été en mesure de parvenir à un
accord sur la troisième session consécutive. Comme aux sessions
précédentes, de brèves conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.5) ont été
adoptées par l'OSAST 22.
Conclusions de l'OSAST: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2005/L.5), l'OSAST note qu'il n'a pas
terminé l'examen des questions ayant trait à l'Article 2.3 du
Protocole, et décide de poursuivre l'examen de ces questions à
l'OSAST 23.
PLENIERE
DE CLOTURE
La Secrétaire Exécutive, Joke
Waller-Hunter, a félicité le Président Benrageb et le Vice-président
Abdulla, pour leurs efforts qui, a-t-elle affirmé, ont abouti à la
réussite de cette session, au cours de laquelle plusieurs questions
ont avancé. Elle a indiqué qu'une évaluation préliminaire des
conclusions de l'OSAST convenues à cette session, impliquait des
ressources supplémentaires à hauteur de 130.000 dollars, et a
précisé que tout soutien additionnel serait hautement apprécié. Elle
a ajouté que la CdP 11 et la CdP/RdP 1 à Montréal constituerait des
événements "marquants." Vendredi 27 mai, l'OSAST 22 a tenu sa
réunion plénière de clôture. Le Président de l'OSAST Benrageb a
exprimé ses regrets qu'il n'ait pas pu être présent plus tôt à la
session, et a remercié le Vice-président, Abdulla, pour la conduite
de l'OSAST en son absence.
L'OSAST a ensuite adopté son rapport
de la session (FCCC/SBSTA/2005/L.1). Remerciant les Présidents des
groupes de contact, les délégués, les interprètes et tous ceux qui
étaient impliqués, le Président Benrageb a clôturé la réunion peu
après 16 h.
L'ORGANE
SUBSIDIAIRE DE MISE EN APPLICATION
Le Président du SBI, Thomas Becker
(Danemark) a ouvert la session vendredi matin 20 mai. La Secrétaire
Exécutive Joke Waller-Hunter a déclaré que la SBI 22 est une
occasion offerte pour l'achèvement des travaux sur les diverses
questions qui n'ont pas été terminées à la CdP 10, et pour le
traitement d'autres sujet, y compris ceux de l'amélioration du
processus intergouvernemental, des arrangements pour la CdP 11 et la
CdP/RdP 1, et des questions financières.
Vendredi matin 20 mai, les délégués
ont débattu de l'ordre du jour provisoire (FCCC/SBI/2005/1 et Add.1)
en détail et, en particulier, des ajouts proposés par l'Arabie
Saoudite au sujet de la mise en application de l'Article 4.8 (effets
défavorables) et 4.9 (PMA) de l'UNFCCC, (FCCC/SBI/2005/1/Add.2), et
de l'ajout concernant le renforcement des capacités, proposé par le
G-77/Chine. L'UE et le Groupe pour l'Intégrité Environnementale ont
apporté leur appui à l'ordre du jour, sans amendements, tandis que
le Groupe Africain et l'AOSIS ont plaidé pour l'ajout d'un point
consacré au renforcement des capacités. Le Groupe Parapluie a fait
objection à la proposition de l'Arabie Saoudite et a souhaité avoir
plus de précisions sur la proposition ayant trait au renforcement
des capacités. L'Arabie Saoudite, le Nigeria, Oman, l'Egypte,
l'Algérie, le Qatar, le Pakistan, le Koweït et les Emirats Arabes
Unis ont apporté leur soutien aux ajouts proposés.
Les délégués ont décidé de commencer
les travaux sur la base de l'ordre du jour provisoire d'origine
pendant la tenue des consultations. Le SBI est retourné à ce sujet
le lundi 23 mai, lorsque le Président Becker a proposé que ces
questions soient insérées sous le point des Questions Diverses. Au
terme des concertations officieuses, les délégués ont accepté la
proposition du Président et ont adopté l'ordre du jour
(FCCC/SBI/2005/1 et Add.1).
COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES NON VISEES A L'ANNEXE I
COMMUNICATIONS NATIONALES EMANANT DES
PARTIES NON VISEES A L'ANNEXE I: En suspens depuis la CdP 9, les
questions du calendrier des soumissions par les Parties non visées à
l'Annexe I, des deuxièmes et, le cas échéant, des troisièmes
communications nationales, et les questions connexes, ont été
finalement résolues à la SBI 22 après une série de concertations
officieuses tenues du 23 au 25 mai. Les concertations étaient
modérées par Soobaraj Nayroo Sok Appadu (Maurice) et Anders Turesson
(Suède).
Les discussions tenues autour de ce
sujet aux SB 22 se sont focalisées sur le calendrier des
soumissions, combiné à une éventuelle période d'extension, tel que
conçu dans une proposition antécédente avancée par l'Australie. Les
délégués des pays donateurs du FEM ont cherché à s'assurer que les
extensions n'auraient aucun impact sur les lignes directrices
actuelles du FEM relatives au financement des communications
nationales des Parties non visées à l'Annexe I. Le G-77/Chine a
cherché à assurer les pays donateurs du FEM que le problème à
résoudre concerne le calendrier et non le financement additionnel.
L'UE, le Japon, l'Australie, les Etats-Unis et le Canada se sont
accordés sur l'abandon de la référence à une période triennale de
préparation des projets et ont proposé l'insertion d'un libellé
stipulant que les extensions éventuelles n'impliqueront aucun
financement supplémentaire de la part du FEM. Cela a été accepté par
le G-77/Chine dans le cadre d'un accord d'ensemble incluant une
entente sur la poursuite de l'examen de ces issues à la CdP 15 et
l'autorisation des PMA à soumettre leurs deuxièmes communications à
leur discrétion. Cet accord d'ensemble a été adopté par le SBI,
jeudi 26 mai.
Conclusions du SBI et projet de
Décision de la CdP: Dans ses conclusions (FCCC/SBI/2005/L.9), le SBI
s'accorde sur l'insertion du projet de décision recommandé pour
adoption par la CdP 11, stipulant que les Parties non visées à
l'Annexe I n'économiseront aucun effort pour soumettre les deuxièmes
et, le cas échéant, les troisièmes communications nationales, dans
les quatre années qui suivent le premier déboursement destiné à
l'élaboration effective de la communication nationale, sur une base
convenue du coût de revient.
Dans le projet de décision de la CdP,
la CdP souligne qu'au besoin et en fonction de leurs circonstances
nationales, les Parties peuvent, après en avoir informé le
Secrétariat, utiliser une extension pouvant aller jusqu'à une année,
pour leurs soumissions; et, que les extensions n'impliqueront pas de
ressources financières additionnelles de la part du FEM. Les PMA
peuvent soumettre leurs deuxièmes communications nationales à leur
discrétion, et le débat autour de la suite de la mise en application
de l'Article 12.5 (communications nationales) sera abordé à la CdP
15, en 2009.
COMPILATION ET SYNTHESE DES PREMIERES
COMMUNICATIONS NATIONALES: Les projet de conclusions concernant la
compilation et la synthèse des premières communications nationales
élaborés par le Président du SBI, Becker, et adoptées par le SBI,
jeudi soir 26 mai.
Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.8), le SBI fait état de son examen du
document FCCC/SBI/2005/INF.2 contenant la liste des projets soumis
par les Parties non visées à l'Annexe I, conformément à l'Article
12.4 de l'UNFCCC (projets proposés par les pays en développement).
La recommandation à la CdP 11 demande au FEM, conformément à
l'Article 12.4 et à la décision 11/CP.1 (financement des mesures
d'adaptation), d'aider, au besoin, les Parties non visées à l'Annexe
I dans la formulation et l'élaboration des propositions de projets
identifiées dans leurs communications nationales, lorsque les
Parties sont en train de formuler leurs programmes nationaux pour le
traitement des questions ayant trait aux changements climatiques.
Les programmes d'aide bilatérale et multilatérale sont invités à
offrir une assistance similaire.
TRAVAIL DU GROUPE D'EXPERTS
CONSULTATIF SUR LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES NON VISEES
A L'ANNEXE I: Ce sujet a été examiné par le SBI d'abord au cours de
la session plénière du vendredi 20 mai, lorsque Emily Ojoo-Massawa
(Kenya), Présidente du Groupe d'Experts Consultatif sur les
communications nationales des Parties non visées à l'Annexe I (GCE),
a présenté un exposé oral basé sur le rapport concernant l'état
d'avancement des travaux du GCE (FCCC/SBI/2005/7), y compris une
réunion au Mozambique, et les ateliers de GCE sur la formation sur
le tas pour les régions asiatiques et africaines. Le délégué des
Etats-Unis a exprimé leur appréciation quant au travail accompli par
le GCE et a invité d'autres pays à s'assurer du suivi du soutien
financier de son pays pour son travail. La Suisse a souligné
l'importance du soutien accordé par le Secrétariat de l'UNFCCC et le
PNUD et le Programme du PNUE pour le Soutien des Communications
Nationales (NCSP).
Les projets de conclusions concernant
le travail du Groupe d'Experts Consultatif (GCE) ont été ensuite
élaborés par le Président du SBI, Becker, en concertation avec le
Secrétariat et les Parties intéressées. Ils ont été adoptés par le
SBI, jeudi 26 mai.
Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.11), le SBI fait état du rapport oral
du Président du GCE et des résultats des ateliers du GCE sur la
formation sur le tas. Le SBI note les recommandations dans le
rapport du GCE (FCCC/SBI/2005/7) sur l'amélioration des matériels de
formation et sur les futurs ateliers de formation. L'OSAST note
également que les réunions du GCE, qui ne sont pas plus de deux par
an, sont cruciales, et fait état des progrès accomplis dans la
collaboration avec le NCSP financé par le FEM. Un atelier du GCE
consacré aux mesures d'atténuation est provisoirement prévu en
République de Corée du 26 au 30 septembre 2005, bien qu'une partie
de son financement soit encore en suspens. Le SBI demande que, dans
le cadre de son programme de travail au titre de 2006-2007, le CGE
continue à explorer la possibilité d'une session conjointe avec
d'autres groupes d'experts.
FOURNITURE D'UN SOUTIEN FINANCIER ET
TECHNIQUE: Après avoir été brièvement examinés en plénière le
vendredi 20 mai, les projets de conclusions consacrés à la
fourniture du soutien financier et technique par le FEM pour
l'élaboration des premières communications nationales et des
suivantes, ont été élaborés par le Président du SBI, Becker. Le SBI
a adopté les conclusions concernant ce sujet, le jeudi 26 mai.
Conclusions du SBI:
Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.7), le SBI a accueilli avec
satisfaction les données fournies par le Secrétariat du FEM
concernant le soutien financier mis à disposition pour l'élaboration
des premières communications nationales et de suivantes
(FCCC/SBI/2005/INF.1). Le SBI note que le FEM continue à fournir les
données concernant les Parties non visées à l'Annexe I qui n'ont pas
soumis les communications initiales et/ou celles suivantes, et
demande au Secrétariat de l'UNFCCC de présenter un rapport à la SBI
24. Le SBI fait état également du document (FCCC/SBI/2005/INF.3)
consacré aux Parties qui n'ont pas encore soumis les premières
communications nationales, et leur demande de le faire dans les
meilleures délais possibles. Le SBI note aussi que les PMA peuvent
soumettre leurs communications à leur discrétion.
MECANISME
DE FINANCEMENT
FONDS SPECIAL CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
Ce sujet a été d'abord examiné par le SBI, le vendredi 20 mai.
Plusieurs Parties ont fait part de leur déception que la question
n'ait pas été résolue à la CdP 10. L'UE a mentionné l'engagement
financier de l'UE en faveur du FSCC et à l'adaptation et aux
technologies. Le Bangladesh, au nom des PMA, a déclaré que les PMA
devraient être en mesure d'accéder au FSCC pour leurs besoins à
l'adaptation.
Le sujet a été repris dans des
consultations officieuses et dans un groupe de contact qui s'est
réuni à deux reprises et qui était coprésidé par Jozef Buys
(Belgique) et Emily Ojoo-Massawa (Kenya). Les principaux domaines
débattus étaient les priorités et les domaines focaux du Fonds. Le
G-77/Chine a fait objection à une proposition de l'UE stipulant que
le financement "soutiendra l'assistance technique." L'UE a argué que
cette formulation permettrait au Fonds d'apporter une valeur ajoutée
à ce qui est déjà entrepris ailleurs. Le G-77/Chine a déclaré que
cette formulation est incompatible avec la décision 5/CP.7 (mise en
application de l'Article 4.8 et 4.9 de l'UNFCCC). Cela a concordé
avec le désaccord sur les libellés faisant référence au financement
de la diversification économique et au développement des
utilisations non énergétiques des combustibles fossiles. L'UE a
argué que l'objectif de la diversification économique est de réduire
la dépendance sur un produit de base unique. Le G-77/Chine a
souligné qu'étant donné que de nombreux pays ne disposent qu'une
seule ressource, faire en sorte que cette ressource soit moins
polluante, devrait être l'objectif du Fonds.
Jeudi, 26 Mai, les Coprésidents du
groupe de contact ont informé les Parties qu'il n'a pas été possible
d'atteindre un accord. Le projet de décision de la CdP
(FCCC/SBI/2005/L.13) a été renvoyé aux SB 23 pour poursuite
d'examen. Une bonne partie des libellés est restée entre crochets,
en particulier, les paragraphes qui identifient les domaines
prioritaires pour le Fonds. Le Président du SBI, Becker, a encouragé
les délégués à arriver à la CdP 11 avec des mandats plus souples de
manière à permettre la réalisation d'un accord. L'UE a noté qu'un
effort plus déterminé sera nécessaire pour parvenir à un accord à la
CdP 11, et que dans l'intervalle, l'UE travaillera avec le FEM pour
s'assurer que ses engagements financiers existants soient proprement
concrétisés.
APPLICATION DE L'ARTICLE 4.8 ET 4.9 DE L'UNFCCC
QUESTIONS AYANT TRAIT AUX PAYS LES
MOINS AVANCES: Ce sujet a été abordé par le SBI, le vendredi 20 mai,
lorsque les délégués ont été informés par le Président du Groupe
d'Experts sur les PMA (GEPAM), Paul Desanker (Malawi), sur la
réunion du GEPAM qui s'est déroulée au mois d'avril 2005, et par
Ricardo Moita (Portugal) et Richard Muyungi (Tanzanie) sur les
activités avant session qui avaient impliqué les représentants d'un
certain nombre de Parties visées à l'Annexe II, des PMA, du FEM et
d'agences d'exécution. Plusieurs Parties ont souligné l'atmosphère
positive des activités avant session, et la nécessité de s'accorder
sur l'opération du Fonds pour les PMA et d'avancer dans la mise en
application. Ricardo Moita et Bubu Pateh Jallow (Gambie) ont accepté
de coprésider un groupe de contact.
Le groupe de contact s'est réuni cinq
fois du 23 au 26 mai, et à de nombreuses occasions, à titre
officieux. Après avoir mené des concertations officieuses et élaboré
des projets de conclusions du SBI et un projet de décision de la CdP
11, le Président du SBI, Becker, a présidé la dernière réunion du
groupe de contact.
Une bonne partie du débat a été axée
sur une proposition avancée par l'UE et appuyée par plusieurs
autres, stipulant que le financement provenant du Fonds pour les PMA
doivent soutenir les activités d'adaptation prioritaires identifiées
dans les Programmes d'Action Nationaux d'Adaptation (PANA) qui sont
"supplémentaires" aux activités qui seraient entreprises pour
répondre à la variabilité climatique. Le porte-parole des PMA a fait
état des difficultés associées à la distinction entre variabilité
climatique et changements climatiques. Les délégués ont également
examiné les détails de l'échelle de cofinancement devant être
élaborée pour les activités qui ne bénéficient pas du financement de
l'intégrité des coûts. Le porte-parole des PMA a souligné la
nécessité de faire référence à leurs "circonstances uniques" dans
l'élaboration de l'échelle.
Un accord sur le projet de décision de
la CdP 11 a été enfin réalisé juste avant la plénière du jeudi 26
mai.
Conclusions du SBI et Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBI
(FCCC/SBI/2005/L.14/Add.1) contiennent un projet de décision de la
CdP, dans lequel la CdP énonce que l'opération du Fonds du PMA
devrait être en cohérence avec les principes suivants:
-
adoption
d'une approche à l'initiative des pays, pour le soutien de la mise
en ?uvre des activités urgentes et immédiates identifiées dans les
PANA, comme moyen d'améliorer les capacités d'adaptation;
-
soutien
de la mise en ?uvre des activités identifiées dans les PANA, et
d'autres éléments du programme de travail sur les PMA identifiés
dans la décision 5/CP.7, pour promouvoir l'intégration des mesures
d'adaptation dans les stratégies, plans ou politiques de
développement national et de réduction de la pauvreté, en vue
d'accroître la résistance aux effets défavorables des changements
climatiques; et
-
soutien
de l'approche fondée sur l'apprentissage sur le tas.
Egalement inclus dans le projet de
décision:
-
une
décision stipulant qu'un financement de l'intégralité des coûts sera
fourni par le fonds pour permettre aux PMA de couvrir les coûts
supplémentaires - définis comme étant "des coûts imposés aux pays
vulnérables pour la réalisation de leurs besoins immédiats en
matière d'adaptation" - des activités d'adaptation aux effets
défavorables des changements climatiques, telles qu'identifiées et
classées en rang prioritaire dans les PANA;
-
une
requête appelant le FEM à élaborer une échelle de co-financement
pour le soutien des activités identifiées dans les PANA, en tenant
compte des circonstances des PMA;
-
une
décision stipulant que les activités identifiées dans les PANA, qui
ne sont pas soutenues à travers le financement de l'intégralité des
coûts, décrit ci-dessus, seront co-financées à travers l'échelle de
co-financement;
-
une
requête appelant le SBI 23 à évaluer les expériences vécues dans la
mise en application des PANA, y compris celles vécues dans l'accès à
des ressources provenant du Fonds pour les PMA; et
-
une
décision stipulant que la CdP 14 est appelée à évaluer les progrès
accomplis et considérer l'adoption de nouvelles lignes directrices,
selon ce qu'il convient.
ARRANGEMENTS POUR LES REUNIONS INTERGOUVERNEMENTALES
Le point de l'ordre du jour consacré
aux arrangements à prévoir pour les réunions intergouvernementales,
a été abordé par le SBI au cours de la plénière du vendredi 20 mai,
lorsque le Secrétaire de la CdP, Richard Kinley, a présenté aux
délégués les sous-articles de cet ordre du jour, à savoir, les
préparatifs de la CdP 11 et de la CdP/RdP 1 à Montréal
(FCCC/SBI/2005/4 et Corr.1), les futures périodes de session,
l'organisation du processus intergouvernemental, et les
organisations observatrices dans le processus de l'UNFCCC.
S'agissant des futures périodes de
session, Richard Kinley a fait état d'une demande du GIEC de
reporter la CdP 13 de trois ou quatre semaines pour éviter qu'elle
ait lieu trop tôt après la finalisation du rapport de synthèse du
Quatrième Rapport d'Evaluation du GIEC. Il a également fait état
d'un récent atelier sur les voies et moyens d'améliorer
l'organisation du processus intergouvernemental (FCCC/SBI/2005/2),
et a mis en relief le travail en cours, au sein des Nations Unies,
sur l'implication de la société civile. Karsten Sach (Allemagne) a
accepté de présider un groupe de contact sur ce point de l'ordre du
jour.
Le groupe de contact s'est réuni à
trois reprises et a procédé à l'examen de tous les sous-points. Au
sujet de la question des futures périodes de session, il y a eu de
premières divergences d'opinion sur la demande du GIEC de reporter
la CdP 13. L'Australie, le Japon, l'Inde, l'UE, la Nouvelle Zélande
et d'autres ont apporté leur soutien à la requête du GIEC, tandis
que l'Arabie Saoudite et la Chine ont suggéré que le Rapport du GIEC
soit examiné à la CdP 14. Les Parties ont finalement accepté la
requête.
Les délégués ont débattu de certains
détails des améliorations possibles pouvant être apportées au futur
processus des négociations. En dépit de l'accord général sur la
nécessité de trouver les voies et moyens permettant d'améliorer le
processus et de traiter les problèmes posés par des agendas et des
paniers de travail trop chargés, il y a eu une gamme de points de
vues sur la manière dont cela pourrait être concrétisé. Alors que
certaines Parties, telles que la Norvège et le Canada, ont suggéré
que certaines propositions pourraient être mises en ?uvre sans
délais, l'Arabie Saoudite a encouragé la poursuite des discussions.
Les Parties ont finalement décidé de poursuivre les travaux sur ce
sujet à la SBI 24.
Vendredi 27 mai, Karsten Sach a
présenté à la plénière un rapport sur les discussions du groupe de
contact et a introduit les projets de conclusions. Au sujet du
processus intergouvernemental, il a fait état d'un accord sur "la
poursuite de l'exploration des options possibles offertes pour
l'amélioration." Toutefois, évoquant les plaintes exprimées à propos
du nombre de groupes de contact et de l'ordre du jour chargé, il a
encouragé les Parties à réfléchir aux solutions possibles, avant la
CdP 11 et la CdP/RdP 1, faisant observer que "nous ne souhaitons pas
tirer cet enseignement de manière trop dure." Le SBI a adopté les
conclusions.
Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2005/L.4) traitent des arrangements relatifs à la CdP 11
et à la CdP/RdP 1, des futures périodes de session, de
l'organisation du processus intergouvernemental et des organisations
observatrices dans le processus de la Convention.
Au sujet de la CdP 11 et CdP/RdP 1, le
SBI remercie le Gouvernement du Canada pour son offre d'accueillir
l'événement, et demande au pays hôte de faciliter l'émission de
visas pour s'assurer d'une participation effective des Parties. Il
avalise les dates du 7 au 9 décembre 2005, pour la réunion de haut
niveau de la CdP 11 et CdP/RdP 1, demande au Secrétaire Exécutif de
prendre note des points de vue des Parties sur les éléments
susceptibles de figurer dans les ordres du jour provisoires, et
encourage les Parties à améliorer leurs contributions au Fonds
Fiduciaire pour la Participation dans le Processus de l'UNFCCC.
Au sujet des futures périodes de
session, il note les dates de la CdP 12 et CdP/RdP 2 (6-17 novembre
2006), encourage les Parties à faire des offres d'accueillir la
réunion, et précise que le Président de la COP 12 sera issu du
Groupe des Pays Africains. Le SBI recommande les dates du 31 mai au
11 juin et du 8 au 19 novembre 2010 pour les périodes de session,
cette année là, et recommande également de modifier les dates de CdP
13, de novembre 2007 au 3-14 décembre 2007.
Au sujet de l'organisation du
processus intergouvernemental, le SBI prend note de l'atelier tenu
durant la SBI 21, souligne les difficultés accrues auxquelles le
processus intergouvernemental se trouve confronté en terme d'ordre
du jour extensif et autres problèmes, et invite les Parties à
soumettre leurs vues sur les options offertes pour la poursuite des
améliorations, d'ici le 15 novembre 2005. Le SBI a également décidé
de poursuivre l'examen de ce sujet à la SBI 24, et demande au
Secrétariat d'identifier les options, en tenant compte des points de
vue des Parties et des expériences tirées de la CdP/RdP 1.
Au sujet des organisations
observatrices, le SBI fait état des travaux en cours aux Nations
Unies et du rapport du Secrétaire Général concernant à la
participation des observateurs. Il note que parmi les mesures
recommandées par le Secrétaire Général, certaines font déjà partie
intégrale de la pratique établie de l'UNFCCC, et demande au
Secrétariat de l'UNFCCC d'identifier les voies et moyens d'améliorer
la participation des organisations observatrices, en s'inspirant des
processus plus larges des Nations Unies. Le SBI examinera ce sujet à
la SBI 26, en mai 2007.
QUESTIONS
ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES
PERFORMANCE BUDGETAIRE DE LA BIENNALE
2004-2005: Ce sujet a été examiné par le SBI, en plénière, le
vendredi 20 mai. Les remarques d'ouverture du Secrétariat se sont
focalisées sur le déficit financier dû aux contributions non encore
réglées par un certain nombre de Parties. Le Président du SBI,
Becker, a indiqué qu'il mènera des concertations officieuses avec
les Parties et qu'il élaborera des projets de conclusions. Au cours
de la plénière du SBI du jeudi 26 mai, les Parties ont adopté les
conclusions sans commentaires.
Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.5), le SBI prend note des états
financiers intérimaires (FCCC/SBI/2005/INF.4), fait part de ses
réserves concernant le montant important des contributions en
suspens, et exhorte les Parties qui n'ont pas encore versé leurs
contributions, à le faire le plus tôt possible. Il fait état avec
préoccupation des déficits enregistrés au niveau des financements
supplémentaires, par rapport à ce qui est requis, qui ont causé des
retards dans la mise en ?uvre des principales activités, et décide
de poursuivre l'examen de cette question aux SB 23.
BUDGET DE PROGRAMME DE LA BIENNALE
2006-2007: Ce sujet a été abordé par le SBI, le vendredi 20 mai. Le
Secrétariat a donné un aperçu de la proposition de budget, qui
consiste en une augmentation réelle de 0,5% en euros, correspondant
à une augmentation de 22% en dollars américains. Le Secrétariat a
souligné qu'en dépit de l'accroissement des activités, dû à l'entrée
en vigueur du Protocole, la dépréciation du dollar américain par
rapport à l'euro a réduit les fonds dont dispose le Secrétariat,
compte tenu du fait que la plupart de ses dépenses sont effectuées
en Euros. Le délégué des Etats-Unis a indiqué qu'il ne pouvait
accepter ni l'augmentation budgétaire ni la proposition d'établir le
budget plutôt en Euros qu'en dollars. L'UE a apporté son appui au
budget tel que proposé. John Ashe (Antigua et Barbuda) a accepté de
présider un groupe de contact.
Le groupe de contact s'est réuni à
trois reprise entre le 21 et le 26 mai, et des consultations
officieuses ont eu lieu tout le long de la semaine. Le niveau
général de la proposition de budget et la proposition d'établir le
budget en euros ont continué à être les deux principaux points de
contention. Le G-77/Chine a cherché à s'assurer que les engagements
pris en faveur de quatre réunions annuelles des trois groupes
d'experts, soient honorés.
A la réunion du groupe de contact,
jeudi 26 mai, le Président Ashe a présenté une proposition de budget
révisée, consistant en une recette totale de 55.2515.83 dollars, qui
était appuyée par l'UE et par le G-77/Chine. Le délégué des
Etats-Unis a proposé de réduire le budget de l'UNFCCC de 2 millions
de dollars, et le Japon a proposé de réduire le budget général de 3
millions de dollars. La Secrétaire Exécutive, Joke Waller-Hunter, a
fait observer qu'une réduction budgétaire de 2 millions de dollars
"affecterait de manière sérieuse les opérations du Secrétariat." A
défaut d'accord, le Président Ashe a clôturé la réunion et a suggéré
de renvoyer le texte aux SB 23.
Les consultations officieuses, avec
l'implication du Président du SBI, Becker, se sont poursuivies toute
l'après-midi et dans la soirée. La plénière du SBI a été suspendue
jusqu'au vendredi matin 27 mai, pour permettre la poursuite des
délibérations.
Le SBI est parvenu à un accord sur le
budget, le vendredi matin. L'accord final portait sur un budget de
programme général de 53.501.583 dollars, comprenant 2.037.020
dollars en contributions fournies par le pays hôte et 2000.000
dollars en report. Cela représente une réduction de 1,75 millions
par rapport à la proposition d'origine.
Au cours de la plénière finale, la
Jamaïque, au nom du G-77/Chine, a souligné que le groupe avait
accepté l'accord sous beaucoup de contrainte, et qu'il était
"embarrassé" d'être partie prenante dans une décision qui envoie à
la communauté mondiale un mauvais signal sur l'engagement des
Parties en faveur du processus des changements climatiques. La
représentante a également fait observer que le budget ne porte sur
aucune activité particulière au renforcement des capacités, alors
que ce dernier devrait figurer au premier plan dans les
délibérations de l'UNFCCC.
La Secrétaire Exécutive, Joke
Waller-Hunter, a souligné que l'accord final n'aura d'impact ni sur
les trois principaux domaines d'intervention - l'adaptation,
l'apport d'un soutien aux Parties non visées à l'Annexe I, et
l'infrastructure du Protocole - ni sur les travaux des trois groupes
d'experts ou les activités associées au MDP, à la Mise en ?uvre
Concertée et à la mise en application. Toutefois, des effets seront
ressentis sur les articles tels que les voyages du personnel, la
formation, les travaux de consultation, l'organisation des examens
approfondis des communications nationales des Parties visées à
l'Annexe I, la diffusion des données et la mise en place d'un
nouveau site sur la toile pour l'UNFCCC.
Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.15/Rev.1), le SBI décide: de
recommander à la CdP 11 d'approuver le budget de programme central
au titre de la biennale 2006-2007; propose la prévision d'un budget
d'urgence de 7.828.611 dollars pour la couverture des services
conférenciers; d'autoriser la Secrétaire Exécutive à notifier les
Parties de leurs contributions au titre de 2006; et demande à la
Secrétaire Exécutive d'élaborer une révision du document
FCCC/SBI/2005/8/Add.1 qui contiendra les mandats applicables aux
activités reflétées ici.
PROCEDURES FINANCIERES CONCERNANT LE
SOUTIEN DE LA PARTICIPATION AU PROCESSUS DE L'UNFCCC: Mise en
application du paragraphe 7(c) des Procédures Financières de
l'UNFCCC (Soutien financier de la participation) a été abordé par le
SBI au cours de la plénière du vendredi 20 mai. Le Secrétariat a
noté qu'à la demande des SB 19, il a suspendu sa pratique de retrait
du fonds destiné aux Parties, pour leur participation dans le
processus de l'UNFCCC, si leurs contributions au budget central sont
en suspens. L'Argentine a fait remarquer que cette mesure
d'encouragement n'affectait que les pays en développement, parce
qu'ils sont les seuls à nécessiter une aide financière pour assister
aux réunions. Le déficit enregistré dans les contributions signifie
que la moitié du soutien indispensable pour la participation des
délégués de ces pays, pourrait être disponible pour la CdP 11 et la
CdP/RdP 1. Le Président du SBI, Becker, a indiqué qu'il mènera des
consultations officieuses avec les Parties et qu'il élaborera des
projets de conclusions. Au cours de la réunion plénière jeudi 26
mai, le SBI a adopté les conclusions concernant ce sous-article,
après quelques amendements rédactionnels mineurs proposés par
l'Australie.
Conclusions du SBI:
Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.10), le SBI prend note du document
FCCC/SBI/2005/3 consacré à la suspension de cette pratique, décide
que davantage de temps est requis pour la détermination des
implications financières de la suspension et décide de maintenir le
statu quo jusqu'au 31 décembre 2007. Le Secrétariat est requis de
présenter un rapport sur cette question, aux SB 26. Le SBI y fait
part également de ses réserves concernant la continuation du déficit
dans les contributions destinées au Fonds Fiduciaire pour la
Participation dans le processus de l'UNFCCC, précisant que cela rend
difficile la mise en conformité complète au, et l'application du,
paragraphe 7(c) des procédures de gestion financière de la
Convention.
APPLICATION DE L'ACCORD CONCERNANT LE
SIEGE: Ce sujet a été abordé brièvement au cours de la plénière du SBI, vendredi 20 mai, lorsque l'Allemagne et la Secrétaire
Exécutive, Joke Waller-Hunter, ont présenté des rapports sur
l'Accord concernant le siège et sur l'avancement des travaux pour
son élargissement au Protocole. De courts projets de conclusions ont
été élaborés et adoptés sans outre commentaire, le vendredi 27 mai.
Conclusions du SBI:
Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.2), le SBI prend note des déclarations
du gouvernement hôte et de la Secrétaire Exécutive à la SBI 22,
demande à la Secrétaire Exécutive d'informer le SBI de tout nouveau
développement, et invite le gouvernement hôte à rapporter à la SBI
24, les progrès accomplis dans l'application de l'Accord concernant
le siège.
EVALUATION INTERNE DES ACTIVITES DU
SECRETARIAT: L'évaluation interne des activités du Secrétariat a été
abordée au cours de la plénière du SBI du vendredi 20 mai, lorsque
Joke Waller-Hunter a présenté le rapport sur l'évaluation
intérimaire (FCCC/SBI/2005/6), faisant état d'un manque de
ressources pour répondre aux demandes et invitant les Parties à
fournir des orientations. Harald Dovland (Norvège) a accepté de
présider un groupe de contact, et a fait circuler des projets de
conclusions au groupe de contact, le samedi 21 mai. Le groupe s'est
réuni à deux reprises. Dans les discussions du groupe, l'UE a
souhaité amender le paragraphe consacré au travail avec d'autres
organisations internationales, précisant que la coopération et la
communication devraient être focalisées et devraient apporter une
valeur ajoutée. Toutefois, après des objections de la part des
Etats-Unis, le paragraphe a été supprimé. Le Japon et la Suisse ont
ajouté que les efforts devraient être menés dans le cadre des
ressources disponibles. Les conclusions ont été adoptées par le SBI,
vendredi 27 mai.
Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions consacrées à ce sujet (FCCC/SBI/2005/L.6), le SBI note
le volume et la portée des activités du Secrétariat, et encourage la
Secrétaire Exécutive à relever les défis posés et à entreprendre les
initiatives établies dans le rapport qu'elle a présenté
(FCCC/SBI/2005/6, Annex I). Le SBI recommande également, à
l'intention de la CdP, un projet de décision
(FCCC/SBI/2005/L.6/Add.1), stipulant que la CdP devrait rappeler ses
décisions concernant les mandats de ses groupes d'experts, et invite
les présidents des groupes d'experts à s'assurer que leurs demandes
à l'intention du Secrétariat cadrent avec leurs mandats et avec les
ressources disponibles pour ces activités. Les recommandations à la
CdP soulignent également l'importance de l'à propos et de la qualité
de la documentation, et voudraient que la CdP reconnaisse
"l'avantage que présente pour les Parties, l'exercice d'une
discipline dans les requêtes faites au Secrétariat pour
l'élaboration de documents." Les recommandations demandent également
au Secrétariat de tenir les Parties au courant des systèmes
d'information disponibles.
QUESTIONS
DIVERSES
NIVEAU DES EMISSIONS DE L'ANNEE DE
REFERENCE DE LA CROATIE: Le Président du SBI, Becker, a introduit ce
sujet le vendredi 20 mai, en précisant qu'il figure à l'ordre du
jour depuis plusieurs années, et a exprimé l'espoir de le voir
résolu à cette réunion. L'UE a appuyé la proposition de la Croatie
concernant les seuils de référence de ses émissions au titre de
l'année 1990. La Bosnie-Herzégovine et la Serbie et Monténégro ont
fait part de leurs réserves. Des consultations officieuses présidées
par Jim Penman (Royaume-Uni) ont résolu le sujet, et le SBI a décidé
de transmettre à la CdP, les conclusions contenant un projet de
décision de la CdP, pour examen.
Conclusions du SBI et Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBI (FCCC/SBI/2005/L.3)
concernant la souplesse en faveur de la Croatie, dans le cadre de
l'Article 4.6 de l'UNFCCC (souplesse en faveur des Economies en
transition Parties visées à l'Annexe I) contiennent un projet de
décision pour la CdP 11. Dans la décision, la CdP confirme que la
Croatie bénéficiera d'un certain degré de souplesse pour ce qui est
du niveau historique des émissions de gaz à effet de serre, et
décide que le SBI procédera à l'examen du niveau des émissions de
l'année de référence de la Croatie à une session future.
REUNIONS NEUTRES DE L'UNFCCC SUR LA
QUESTION CLIMATIQUE: Ce sujet a été abordé vendredi 20 mai, lorsque
le SBI a procédé à l'examen du rapport concernant l'opportunité de
rendre les réunions de l'UNFCCC "neutres sur la question climatique"
(FCCC/SBI/2005/9). Les Etats-Unis et L'Arabie Saoudite ont fait
objection à la proposition de rendre les réunions de l'UNFCCC
neutres sur la question climatique, soulignant l'ordre du jour
chargé d'autres questions pressantes, et arguant qu'il revient aux
pays individuels de décider de cela lorsqu'ils accueillent des
réunions de l'UNFCCC. En dépit du soutien de la proposition par la
Micronésie et par Trinidad et Tobago, les projets de conclusions
finaux ne propose pas de rendre toutes les réunions de l'UNFCCC
neutres sur la question climatique, et se réfèrent uniquement à la
déclaration du Canada, qu'elle a l'intention de faire en sorte que
la CdP 11 et CdP/RdP 1, neutres sur la question climatique.
Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/2005/L.12), le SBI accueille favorablement la
déclaration du Canada qu'elle a l'intention de faire en sorte que la
CdP 11 et CdP/RdP 1, soient neutres sur la question climatique.
QUESTIONS RELATIVES A L'APPLICATION DE
LA DECISION 1/CP.10: Vendredi 27 mai, le Président du SBI, Becker, a
indiqué en plénière que trois soumissions ont été faites aux SB 22,
à propos de la décision 1/CP.10 (Programme de Travail de Buenos
Aires pour les Mesures d'Adaptation et de Réponse). Il a expliqué
que ces soumissions figurent dans le document (FCCC/SBI/2005/Misc.2)
auquel une référence sera faite dans le rapport final de la SBI 22,
sous le point "Autres questions diverses."
PLENIERE
DE CLOTURE
Vendredi 27 mai, la Secrétaire
Exécutive, Joke Waller-Hunter, a fait une déclaration dans laquelle
elle a souligné que le SBI a parachevé ses travaux sur un certain
nombre de questions en suspens depuis longtemps, qualifiant cela de
"grande réussite." Elle a également fait noter que les conclusions
du SBI issues de cette session n'ont pas eu d'implications sur le
budget. Cependant, elle a ajouté que le déficit enregistré dans les
ressources du budget est un problème "sérieux" et que le Fonds pour
la Participation est bien épuisé. Elle a également attiré
l'attention sur l'ordre du jour provisoire très chargé de la CdP 11
et CdP/RdP 1. Le SBI a ensuite adopté le rapport de la session
(FCCC/SBI/2005/L.1).
Le Président du SBI, Thomas Becker, a
remercié les participants, les interprètes, la sécurité et le
"fantastique Secrétariat." La Jamaïque, parlant au nom du
G-77/Chine, a félicité les délégués d'avoir résolu des questions
telles que celle des communications nationales des Parties non
visées à l'Annexe I, mais a fait part de son "extrême déception"
quant à l'absence de progrès sur la question du FSCC. Le Luxembourg,
intervenant au nom de l'UE, a déclaré que le SBI a enregistré une
bonne avancée. La réunion a été clôturée à 23 h 15.
BREVE ANALYSE DES SB 22
LE CALME
AVANT LA TEMPETE?
"Je me suis impliqué après avoir subi
des attaques de panique au sujet des changements climatiques."
Thom Yorke, chanteur vedette de
Radiohead
Il n'y avait pas trace de panique dans
les couloirs du 'Maritim Hotel', à Bonn, durant la semaine et demie
des réunions des Organes Subsidiaires de l'UNFCCC (SB 22). Les
délégués et le personnel du Secrétariat ont semblé être en train de
donner à leurs préparatifs de la première CdP siégeant en tant que
Réunion des Parties du Protocole de Kyoto, un rythme normal. A plus
d'une occasion, cependant, des allusions faites à quelques-unes des
principales questions soumises à la CdP/RdP, ont placé le débat près
de lignes de faute potentielles, notamment la tentative de forcer, à
Montréal, l'ouverture d'un débat sur l'amendement du Protocole de
Kyoto, à propos du mécanisme pour le respect des dispositions et ses
organes, et de tenir en marge de la réunion, des débats autour de
"l'élément déclencheur" à retenir pour les discussions post-2012.
L'approche sérieuse adoptée aux SB 22 a néanmoins mené à la
résolution de certaines questions non réglées depuis longtemps, y
compris l'échéancier des communications nationales des Parties non
visées à l'Annexe I et le Fonds pour les PMA.
Sur un certain nombre de fronts, les
SB 22 ont été soutenues par la dynamique créée par l'entrée en
vigueur du Protocole de Kyoto, voilà quelque temps, cette année, qui
a été entretenue par la tenue du Séminaire des Experts
Gouvernementaux (SEG).
Cette analyse se penchera sur le
traitement réservé à nombre de questions soumises à la SB 22, et
fournira un instantané du paysage de la négociation menée en
perspective de la CdP/RdP. Elle examinera ces sujets à travers le
prisme de l'établissement de la confiance et des sujets auxquels il
faut prêter attention à la CdP/RdP, à mesure que le processus avance
dans des eaux inexplorées.
CDP
CONSACREE AU THEME DU CARBONE: LES DIFFICULTES GRANDISSANTES ET LE
NOUVEAU MARCHE DU CARBONE
Une large frange pense que, compte
tenu des discussions en cours sur le scénario de l'après 2012, la
CdP/RdP doit - et c'est le moins qu'elle puisse faire - envoyer un
signal fort de confidence et de durabilité, au monde, aux
gouvernements et aux marchés où le carbone est désormais établi par
le régime des changements climatiques comme marchandise viable. Le
marché du carbone est créé et il se trouve maintenant dans ses
premiers jours de fonctionnement, grâce au schéma mis en place par
l'UE pour le droit d'échange d'émissions et autres initiatives. Un
indicateur précoce de la réussite du régime climatique est que les
SB 22 coïncident avec la nouvelle émise en Europe que le prix du
marché du permis d'émettre une tonne métrique de dioxyde de carbone
a atteint le record de 19 dollars.
LE MDP
"PEUT MIEUX FAIRE"
Certains experts ont indiqué que le
prix s'approchait maintenant d'un niveau qui encouragera les acteurs
du marché de l'énergie et les services publics à passer à des formes
plus propres de génération d'électricité, soulignant ainsi
l'importance des débats menés autour du G-8 et à la SEG sur les
décisions à longue portée concernant l'investissement dans l'énergie
et son déploiement.
Sous la surface de ce débat, qui
dresse les uns contre les autres, les défenseurs de l'intégrité
environnementale du MDP et ceux qui sont en train d'exercer de
fortes pressions en faveur d'un accès plus aisé aux REC et à
"l'efficience," les tensions sont en train de grandir. La pression
est, croit-on savoir, exercée de manière à peser sur le Comité
Directeur du MDP. Les gestionnaires du MDP se trouvent désormais de
plus en plus exposés aux politiques strictes de la communauté des
affaires et de l'investissement, tant et si bien que, dans certains
quartiers du 'Maritim Hotel', l'atmosphère s'était épaissie de
discussions d'ordre juridique sur les mesures susceptibles d'assurer
une couverture juridique aux membres du Comité directeur.Il y a eu
beaucoup de discussions - à l'intérieur des salles de négociation et
dans les couloirs - au sujet de la gestion future du MDP, les
entreprise et les pays ayant perdu patience sur le fait que cela a
pris trois ans pour établir des institutions liées au MDP, de
niveaux national et international, et pour voir les premiers projets
être approuvés. Avec l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, ces
entreprises et ces pays sont devenus nerveux quant à la perspective
de voir se concrétiser les engagements et à la nécessité de
s'assurer qu'ils peuvent faire usage des Réductions d'Emission
Certifiées (REC), engendrées par les investissements dans les
projets inscrits dans le cadre du MDP. Le MDP est, pour les pays en
développement, un instrument pour l'établissement de la confiance.
Cependant, c'est la confiance du marché et du monde des affaires,
qui est devenue une préoccupation pressante, et cela a abouti à une
campagne concertée pour la remise en question de la condition
d'additivité requise pour les projets MDP.
A l'exposition consacrée au carbone
'Carbon Expo' à Cologne, en Allemagne, qui a eu lieu la semaine
précédant les SB 22, la Secrétaire Exécutive de l'UNFCCC,
Waller-Hunter a exprimé une autre préoccupation. Elle a fait part de
sa frustration d'avoir eu à constater que les ambitions que les
gouvernements nourrissaient pour le MDP et la réalité des ressources
engagées ne sont pas toujours assorties. Cela a donné lieu à des
frustrations chez tout le monde, y compris au sein du Secrétariat
qui souhaite accroître son appui technique au Comité Directeur du
MDP et à ses Groupes de Discussion. Les problèmes posés au
financement du MDP remontent, en partie, à certaines complications
survenues dans la budgétisation, créées par l'absence des Etats-Unis
dans le Protocole de Kyoto, et au besoin qui en a découlé, de
séparer les lignes budgétaires de l'UNFCCC et du Protocole, et de
s'adosser sur le Fonds Fiduciaire Supplémentaire.
Voilà un débat auquel il faut
s'attendre à la CdP/RdP, dont l'un des points de l'ordre du jour
englobera un rapport émanant du Comité Directeur du MDP.
Naturellement, la présidence canadienne de la CdP/RdP s'intéresse à
cette question et elle est déterminée à apporter une contribution au
bon fonctionnement du MDP. Le Canada tient beaucoup aux crédits, et
elle est en train de tout faire pour venir à bout de la complexité
du processus actuel du MDP. Il est anticipé que le débat de la
CdP/RdP abordera la question de savoir si l'infrastructure du MDP
peut être à la hauteur des demandes du nouveau flot de projets qui
se compteront bientôt plutôt par centaines que par dizaines. Le
Comité Directeur du MDP se réunira de nouveau en juillet, à Bonn,
pour finaliser son plan de gestion, y compris les améliorations
devant être introduites dans le groupe de discussion sur la question
méthodologique, susceptible de passer de 10 à 15 membres.
Certains ont commencé à faire du porte
à porte pour étendre de manière radicale le jeu du MDP, en sortant
ses responsabilités de la portée du Secrétariat. Les utilisateurs
potentiels du MDP ont été mis en garde que toute tentative de
réouverture des Accords de Marrakech, irait, à court terme, à
l'encontre du but recherché, car cela risque d'aboutir à une
situation où aucun crédit MDP ne pourrait être utilisé au cours de
la première période d'engagement.
BONNE
CDP, MAUVAISE RDP? QUELQUES QUESTIONS A SUIVRE DE PRES A LA CDP 11
ET CDP/RDP 1
Quelques espoirs sont permis de voir
les Parties émerger de la CdP/RdP dotée d'un "Mandat de Montréal"
(comme suggéré par l'Afrique du Sud au SEG), qui établit en fait le
cadre de l'après 2012. Cependant, pour le moins, il est anticipé
qu'aucune option ne sera hypothéquée. En marge des SB 22, l'UE et
l'AOSIS se sont réunies avec la Présidence canadienne pour examiner
la possibilité de réintroduire ce qu'on appelle "l'Approche
d'Estrada" pour déclencher un débat sur l'après 2012, à la CdP/RdP.
Cela amènerait la Présidence à introduire dans l'ordre du jour un
point consacré à ce sujet.
Les principaux sujets soumis à la
CdP/RdP, qui aideront à conférer une qualité au résultat - et à
déterminer la confiance quant à l'avenir du processus - seront
l'établissement d'un Comité chargé de l'Examen du Respect des
Dispositions et l'amélioration du travail sur les mesures
d'adaptation.
MECANISME
POUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS
Un mécanisme pour le respect des
dispositions, juridiquement contraignant, est reconnu comme étant
une composante essentielle des régimes juridiques intérieurs, mais
le mécanisme retenu pour le Protocole de Kyoto fera ?uvre de
pionnier dans sa portée et dans sa complexité. Il y a encore débat
sur la manière dont ce sujet sera traité à la CdP/RdP. Les options
offertes consistent en l'adoption d'une décision ou en l'amendement
du Protocole de Kyoto.
Le dernier jour des SB 22, les
délégués ont trouvé un texte élaboré par l'Arabie Saoudite distribué
au comptoir de la documentation. Ce document de 14 pages
(FCCC/KP/CMP/2005/2) présente une proposition saoudienne appelant
les Parties à adopter l'approche de l'amendement du Protocole pour
mettre en opération le respect des dispositions. La proposition
saoudienne traite des procédures et mécanismes ayant trait au
respect des obligations prises dans le cadre du Protocole de Kyoto,
e.g. le Comité chargé de l'Examen du Respect des Dispositions, les
Branches chargées de la Facilitation et de l'Application, les appels
et les conséquences. Les défenseurs du Protocole craignent de voir
l'approche de l'amendement utilisant les Clauses 18 et 20.1 du
Protocole, par opposition à l'adoption d'une décision de la CdP,
retarder de manière significative la mise en application des
procédures du respect des dispositions, car un amendement
nécessiterait une ratification par toutes les Parties. En outre,
l'ouverture du Protocole à un amendement établirait un précédent qui
risque de placer le processus sur des chemins imprévus.
Le Comité sur le Respect des
Dispositions est susceptible d'être établi à la CdP/RdP, et ses
membres y seront probablement élus. Le mécanisme pour le respect des
dispositions, qui est l'un des gardiens institutionnels de
l'intégrité du Protocole, aura la charge de l'évaluation de ma mise
en application et des études approfondies. Il est entendu que le non
respect des normes établies pour l'élaboration des rapports, risque
de mener à la disqualification des Parties de l'utilisation des
mécanismes de souplesse. Les discussions menées aux SB 22 ont touché
au respect des dispositions lorsque il a été souligné que la Branche
chargée de la Facilitation pouvait commercer immédiatement son
travail de soutien des EET dans leurs tentatives de traiter les
questions ayant trait à l'UTCAFT.
ADAPTATION ET IMPUTABILITE
L'adaptation a été un autre sujet où
les délibérations menées au SEG ont débordé sur celles menées aux SB
22, avec l'élaboration du "squelette" d'un programme de travail
quinquennal, point focal de la discussion, en réponse à une
importante décision de la CdP 10. Cependant, le texte secondaire des
discussions sur l'adaptation a exposé une autre ligne de faute
potentielle dans les négociations menant à la CdP/RdP. Il est
probable que les travaux méthodologiques consacrés à l'adaptation
s'accroîtront pour s'approcher du niveau des travaux consacrés aux
méthodologies appliquées à l'atténuation. Il est juste de se
demander si cela est utile - après tout, l'atténuation est la pierre
angulaire du Protocole et l'activité la plus importantes consacrée à
la réduction de l'impact général des changements climatiques sur les
sociétés humaines. Il faut s'attendre à un accent renouvelé sur
l'efficacité des coûts et sur les préoccupations d'équité.
Non loin de la surface des discussions
autour de la qualité du programme quinquennal, quelques participants
ont détecté une nervosité grandissante chez les grands pollueurs
quant à la possibilité de s'exposer à la responsabilité des coûts de
l'adaptation. Un lien (qui pourrait selon certains être transformé
en une plate-forme de litige) a été établi dans le cadre de
l'Article 4.4 de l'UNFCCC. Cet article stipule que les pays
industrialisés Parties aideront les pays en développement Parties
qui sont particulièrement vulnérables, à couvrir les coûts de
l'adaptation. Des indices de nervosité au sein de la délégation des
Etats-Unis et d'autres délégations, ont été détectés dans les
tentatives de prévenir l'établissement d'un quelconque lien entre
les récents événements météorologiques extrêmes et les changements
climatiques, ainsi que dans les discussions sur la Stratégie de
Maurice. Cela est en cohérence avec leur position à la CdP 10 puis à
la Conférence Mondiale pour la Prévention des Catastrophes et à la
Réunion Internationale sur les PEID.
CONCLUSION: LES TEMPETES A VENIR - PREVISIONS METEOROLOGIQUES A
LONGUE PORTEE
Il y avait déjà des signes de
manigance et des positionnements qui se dérouleront à Montréal,
compte tenu du fait que le processus est sur le point de pénétrer
dans des eaux inexplorées. Différentes Parties et différents groupes
de négociation semblent être en train d'entrer dans cette nouvelle
phase avec des mandats concurrents relativement à la Convention et
le Protocole.
Les Etats-Unis semblent déterminés à
poursuivre leur engagement en faveur de l'UNFCCC, à ne pas ratifier
Kyoto et à garder un ?il attentif sur l'interaction entre les deux
processus. Cela s'est manifesté à aux SB 22 à travers les
déclarations soigneusement élaborées des Etats-Unis et les positions
prises sur la question des liens avec d'autres processus, et leur
attitude sur la question des implications budgétaires sur
l'interface UNFCCC-Kyoto. L'Arabie Saoudite et ses partenaires de
l'OPEP ont réussi à s'assurer que le débat sur les émissions émanant
du transport maritime et de l'aviation internationale vient à peine
de quitter le port, et s'attendent à ce qu'il occupe le centre le la
scène du débat de la CdP/RdP sur la manière de traiter la question
du mécanisme du respect des dispositions. La position de l'UE au SEG
était fondée sur la détermination de maintenir la porte ouverte pour
la poursuite de l'élaboration du "processus officieux" de l'après
2012. L'UE semble être toujours consciente des sensibilités des
Etats-Unis et du G-77/Chine, et du propre lobbying vocal du commerce
et de l'industrie de l'Europe, qui a des réserves à propos de la
compétitivité. Selon certains, la Chine a augmenté son engagement en
faveur du processus. Dans l'intervalle, la Présidence canadienne est
susceptible d'introduire des stratégies d'enclenchement possibles
pour l'examen de la question de l'après 2012 dans les débats menés
durant la période intersession, tout en établissant un équilibre
entre ses relations avec les Etats-Unis et l'UE. Il est peu probable
qu'à ce stade, un quelconque point de l'ordre du jour, introduit par
le Canada, puisse aller plus loin que l'examen, par exemple à la
réunion de Haut Niveau.
Ces questions et d'autres seront en
jeu à Montréal. Et les prévisions météorologiques à longue portée
prévoient encore des événements extrêmes.
REUNIONS A VENIR
SEMINAIRE DE L'UNFCCC SUR LA MISE AU
POINT ET LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES ECOLOGIQUEMENT RATIONNELLES
POUR L'ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Cette réunion est
programmée du 14 au 16 juin 2005, à Tobago, Trinidad et Tobago. Pour
plus de précisions, contacter: UNFCCC Secretariat; tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int;
internet:
http://www.unfccc.int
CONSULTATIONS ET REUNION DU CONSEIL DU
FEM: Ces réunions sont programmées du 6 au 10 juin 2005, à
Washington, DC, Etats-Unis. Pour de plus amples renseignements,
contacter: GEF Secretariat; tel: +1-202-473-0508; fax:
+1-202-522-3240; e-mail:
secretariat@thegef.org; internet:
http://www.gefweb.org/Outreach/Meetings_Events/meetings_events.html
FORUM ASIATIQUE SUR LE FINANCEMENT DE
L'ENERGIE RENOUVELABLE: Ce forum est programmé pour les 15 et 16
juin 2005, à Hong Kong, en Chine. Pour plus d'informations,
contacter: Sarah Ellis, Green Power Conferences; tel:
+44-870-758-7808; e-mail:
sarah.ellis@greenpowerconferences.com;
internet:
http://www.greenpowerconferences.com/events/RenewableFinanceAsia.htm
REUNION EXTRAORDINAIRE DES PARTIES AU
PROTOCOLE DE MONTREAL/VINGT-CINQUIEME REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL
OUVERT A TOUS: Ces réunions sont programmées du 27 juin au 1er
juillet 2005, à Montréal, au Canada. La réunion extraordinaire vise
à résoudre les divergences sur les dérogations permettant
l'utilisation du bromure de méthyle en 2006. Pour en savoir
davantage, contacter: Ozone Secretariat; tel: +254-2-62-3850; fax:
+254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org; internet:
http://www.unep.org/ozone
2005 REUNION ANNUELLE DE L'ATELIER
INTERNATIONAL SUR L'ENERGIE: Cet atelier est programmé du 5 au 7
juillet 2005, à Kyoto, au Japon. Les thèmes qui y seront couverts
englobent la gestion de l'incertitude et des changements climatiques
abruptes, les régimes de l'UNFCCC/Post-Kyoto et les réponses
technologiques aux changements climatiques. Pour plus de
renseignements, contacter: Leo Schrattenholzer; tel:
+43-2236-807-225; fax: +43-2236-807-488; e-mail:
leo@iiasa.ac.at;
internet:
http://www.iiasa.ac.at/Research/ECS/IEW2005/index.html
EDITION 2005 DU SOMMET DU G8 A
GLENEAGLES: Cette r�union se d�roulera du 6 au 8 juillet 2005, � Gleneagles, Perthshire, en Ecosse. Pour les d�tails, contacter:
British Prime Minister's Office; fax: +4420-7925-0918; Internet:
http://www.g8.gov.uk/
EDITION 2005 DU CONGRES MONDIAL SUR
L'ENERGIE SOLAIRE: Ce congr�s aura lieu du 6 au 12 ao�t 2005, �
Orlando, en Floride, aux Etats-Unis. Pour plus de renseignements,
contacter: Becky Campbell-Howe, American Solar Energy Society; tel:
+1-303-443-3130; fax: +1-303-443-3212; e-mail:
bchowe@ases.org;
internet:
http://www.swc2005.org
DIX-SEPTIEME REUNION DES PARTIES AU
PROTOCOLE DE MONTREAL: La RDP-17 est provisoirement programm�e en
novembre 2005 � Dakar, au S�n�gal. Pour plus de pr�cisions,
contacter: Ozone Secretariat; tel: +254-2-62-3850; fax:
+254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org; internet:
http://www.unep.org/ozone
PREMIERE REUNION DES PARTIES AU
PROTOCOLE DE KYOTO ET ONZIEME CONFERENCE DES PARTIES A L'UNFCCC:
Programm�e du 28 novembre au 9 d�cembre 2005, � Montr�al, au Canada,
la premi�re R�union des Parties au Protocole de Kyoto (RdP-1) se
d�roulera en conjonction avec la onzi�me session de la Conf�rence
des Parties (CdP 11) � la Convention-cadre sur les Changements
climatiques. Pour plus de renseignements, contacter: UNFCCC
Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://unfccc.int/meetings/unfccc_calendar/items/2655.php
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Ce num�ro du Bulletin
des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>
a �t� r�dig� par Alexis Conrad, Peter Doran, Ph.D.,
Mar�a Guti�rrez, Miquel Mu�oz, et Chris Spence. Edition
num�rique: David Fernau. Version fran�aise: Mongi
Gadhoum. Editrices: Lisa Schipper, Ph.D., <lisa@iisd.org>
et Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston
James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>.
Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin
sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le
Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et
scientifiques internationales, du d�partement d'Etat
am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI);
l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du
Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le
minist�re danois des affaires �trang�res; le
gouvernement allemand (� travers les minist�res de
l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le
d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des
affaires �trang�res, la Commission Europ�enne (DG-ENV),
et le minist�re italien de l'environnement. Un soutien
g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de
l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement
australien; le minist�re f�d�ral autrichien de
l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la
gestion des eaux; les minist�res su�dois du
d�veloppement durable et des affaires �trang�res; les
minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires
�trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement
et des affaires �trang�res; SWAN International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES),
et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de
l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est
financ�e par le minist�re fran�ais des affaires
�trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version
espagnole est fourni par le minist�re espagnol de
l�environnement. Les opinions exprim�es dans le
Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne
refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des
bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin
peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications
non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour
tout renseignement, y compris les demandes de couverture
d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du
Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>,
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