|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 231
Lundi 15 Décembre 2003
RESUME DE LA NEUVIEME CONFERENCE DES PARTIES
DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
1-12 DECEMBRE 2003
La neuvième Conférence des Parties (CdP-9)
de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques (CCCC) et les dix-neuvièmes sessions de l'Organe
Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique de la de
la CdP (SBSTA) et de l'Organe Subsidiaire de Mise en Œuvre (SBI)
ont été tenues au Centre des Congrès de la Fiera Milan, à
Milan, en Italie, du 1er au 12 décembre 2003. Y
étaient présents, plus de 5000 participants de 166
gouvernements, quatre Etats observateurs, 312 organisations
intergouvernementales, non gouvernementales et autres
organisations observatrices, et 191 médias. Tout le long de la
réunion, les Parties se sont réunies dans de nombreux groupes
de contact et de consultations informelles, ainsi que dans des
sessions plénières du SBSTA, du SBI et de la CdP. A la CdP-9,
les Parties ont adopté nombre de décisions et de conclusions
portant sur diverses questions, dont: les définitions et les
modalités concernant l'inclusion des activités d'afforestation
et de reforestation devant être menées dans le cadre du
Mécanisme pour un développement propre; les orientations
concernant les bonnes pratiques dans le domaine de
l'utilisation des terres, des modifications survenues dans
l'utilisation des terres et la foresterie (LULUCF); le Fonds
Spécial pour la lutte contre les changements climatiques (FSCC);
et le Fonds pour les Pays les Moins Avancés (PMA). Trois
tables rondes ministérielles de haut niveau ont été tenues le
mercredi 10 et le jeudi 11 décembre.
Les deux faces de la CCCC, les négociateurs
et les groupes constitutifs, étaient visibles à la CdP-9. Les
négociations officielles, restées dans l'impasse sur plusieurs
sujets, ont tout de même abouti à un consensus sur un certain
nombre de décisions, notamment, celle concernant les puits de
fixation du carbone, dans le cadre du MDP, grâce à laquelle,
la CdP restera dans les esprits comme étant la "CdP sur les
forêts." Se réunissant en parallèle aux groupes de contact et
aux consultations informelles, au sein desquels les petits
détails ont été débattus, la CdP-9 a prouvé que les questions
de changement climatique continuent à occuper une place de
premier plan dans l'ordre du jour d'un grand nombre d'ONG, de
groupes professionnels, et de la communauté académique. Ce
sont ces groupes constitutifs qui continuent à prouver que
nonobstant l'absence de progrès significatifs, des efforts
vigoureux visant à traiter les effets défavorables des
changements climatiques sont déjà entrepris et sont en train
de se fortifier.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DU PROTOCOLE
DE KYOTO
Le changement climatique est considéré
comme l'une des menaces les plus graves posées au
développement durable, avec des effets négatifs attendus sur:
la santé humaine, la sécurité alimentaire, l'activité
économique, les ressources en eau et autres ressources
naturelles, et l'infrastructure physique. Le climat de la
planète a des variations naturelles, mais les scientifiques
s'accordent pour dire que les concentrations accrues de rejets
anthropiques de gaz à effet de serre, dans l'atmosphère, sont
en train de causer des changements dans le climat. Selon le
Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique (GIEC),
les effets de ces changements climatiques ont déjà été
observés. En dépit des incertitudes qui subsistent, la
majorité des scientifiques climatologues estiment que de
promptes mesures de précaution sont indispensables.
La réponse politique internationale aux
changements climatiques a commencé par la mise en place de la
Convention-cadre sur les Changements Climatiques (CCCC) en
1992. La CCCC établit le cadre de l'action visant à stabiliser
les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, aux
fins d'éviter "les interférences anthropiques dangereuses"
avec le système climatique. Les gaz à effet de serre devant
être limités englobent: le méthane, l'oxyde nitrique et, de
manière particulière, le dioxyde de carbone. La CCCC est
entrée en vigueur le 21 mars 1994 et compte actuellement 188
Parties.
LE PROTOCOLE DE KYOTO: En 1995 le
Groupe spécial sur le mandat de Berlin est établi par la
CdP-1, pour la réalisation d’un accord sur de mesures de
renforcement des efforts fournis dans le domaine de la lutte
contre les changements climatiques. Au terme d’intenses
négociations, culminant à la CdP-3, à Kyoto, au Japon, en
décembre 1997, les délégués se sont accordés sur un Protocole,
relevant de la CCCC, engageant les pays industrialisés et les
pays en transition économique (PTE), à réaliser des objectifs
quantifiés, dans la réduction de leurs rejets de gaz à effet
de serre. Ces pays, connus comme étant les Parties visées à
l’Annexe I de la CCCC, se sont ainsi engagés à réduire leurs
émissions globales dans six gaz à effet de serre, de manière à
en abaisser les niveaux, d’au moins 5% par rapport à ceux de
1990 et ce, au cours de la période entre 2008 et 2012
(première période de l'engagement). Cet engagement est assorti
d’objectifs particuliers variant d'un pays à l'autre. Le
Protocole établit, par ailleurs, trois mécanismes destinés à
aider les Parties visées à l’Annexe I à réaliser leurs
objectifs nationaux de manière efficace du point de vue coût.
Les mécanismes englobent: un système d’échange des droits
d’émission, la mise en œuvre concertée (JI) des projets de
réduction d’émissions, entre Parties visées à l’Annexe I, et
le mécanisme pour un développement propre (MDP) qui vise à
encourager les projets conjoints entre les Parties visées à
l’Annexe I et celles non visées à cette même annexe (les pays
en développement).
Dans les réunions qui ont suivi, les
Parties ont négocié le gros des règles et des détails
opérationnels déterminant la manière dont les pays allaient
réduire leurs émissions, et la manière dont ils allaient s'y
prendre pour mesurer et pour évaluer les coupes. Pour entrer
en vigueur, le Protocole doit être ratifié par 55 Parties
signataires de la CCCC, notamment des Parties visées à
l’Annexe I représentant au moins 55% du total des émissions de
dioxyde de carbone, au titre de l’année 1990. A ce jour, 120
Parties ont ratifié le Traité, parmi lesquelles figurent 32
Parties visées à l'Annexe I, représentant un total de 44,2%
des émissions de dioxyde de carbone.
LE PLAN D’ACTION DE BUENOS AIRES: En
novembre 1998, les Parties se sont réunies, pour la CdP-4, à
Buenos Aires, Argentine. Ils y ont pris un ensemble de
décisions, formant le Plan d’action de Buenos Aires (PABA). Le
PABA fixait la CdP-6 comme date butoir pour la conclusion d'un
accord sur les détails opérationnels et sur le renforcement de
la mise en œuvre de la CCCC. Les sujets qui devaient être
traités, englobaient: les règles devant régir les mécanismes,
le régime de suivi devant être appliqué pour le contrôle de la
mise en conformité aux obligations par les différents pays,
les méthodes à suivre dans la comptabilisation des émissions
et des réductions d’émissions effectuées aux niveaux nationaux,
et les règles devant régir les crédits des suppressions du gaz
carbonique effectuées par le biais des puits de fixation du
carbone. Parmi les questions relevant de la CCCC nécessitant
une résolution, figuraient, entre autres, celles du
renforcement des capacités, de la mise au point et du
transfert des technologies, et de l’aide devant être apportée
aux pays en développement particulièrement sensibles aux
effets adverses des changements climatiques ou aux actions
entreprises par les pays industrialisés dans le cadre de la
lutte contre les changements climatiques.
PREMIERE PARTIE DE LA CdP-6: La CdP-6
et les treizièmes sessions de reprise des organes subsidiaires
de la CdP-6 se sont déroulées à La Haye, aux Pays-Bas, du 13
au 25 novembre 2000. La seconde semaine des négociations, le
Président Jan Pronk (Pays-Bas), a tenté de faciliter les
négociations autour de nombreux points politiques et
techniques controversés, en convoquant des sessions Plénières
informelles de haut niveau. Les deux derniers jours, au terme
de près de 36 heures d'intenses pourparlers, les négociateurs
ne sont parvenus à aucun accord sur un certain nombre de
sujets importants et notamment sur les questions ayant trait:
au financement, au caractère complémentaire que devaient
revêtir les mécanismes, au respect des obligations et à LULUCF.
Le samedi 25 novembre, dans l'après-midi, le Président Pronk a
annoncé que les délégués n'ont pas réussi à parvenir à un
accord. Les délégués ont décidé de suspendre la CdP-6 et ont
fait part de leur volonté de reprendre les travaux en 2001.
DEUXIEME PARTIE DE LA CdP-6: En mars
2001, l'administration américaine a répudié le Traité, les
responsables déclarant qu'ils le considéraient comme étant "fatalement
défectueux" en ce sens qu'il risquait de causer préjudice à
leur économie et qu'il exemptait les pays en développement
d'avoir des objectifs à atteindre en matière d'émission. Les
Parties se sont réunis, de nouveau, à la deuxième partie de la
CdP-6 et quatorzièmes sessions des organes subsidiaires, du 16
au 27 juillet 2001, à tenues à Bonn, en Allemagne. Après de
longues consultations, le Président Pronk a présenté sa
proposition de projet de décision politique. En dépit de
l'appui exprimé par plusieurs Parties, des désaccords ont fait
surface autour de la question du caractère que devait revêtir
le régime de mise en conformité aux obligations. Au terme de
plusieurs journées de concertations, les ministres ont décidé,
le 25 juillet 2001, d'adopter la décision politique d'origine,
englobant une version révisée du chapitre consacré au respect
des obligations. La décision politique - ou "Accords de Bonn"-
devait être rendue opérationnelle, à travers les décisions de
la CdP. Ces décisions étaient considérées comme formant un "paquet,"
et comme aucun accord n'a pu être réalisé sur les questions
des mécanismes, du respect des obligations et de LULUCF, tous
les projets de décisions ont été renvoyés à la CdP-7.
LA CdP-7: Les délégués ont poursuivi
leurs discussions autour des "accords de Bonn" à la CdP-7 et
quinzièmes sessions des organes subsidiaires, à Marrakech, au
Maroc, du 29 octobre au 10 novembre 2001. Au terme de longues
négociations, un paquet a été proposé sur les questions ayant
trait au LULUCF, aux mécanismes, aux Clauses 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des informations) et 8 (évaluation
des données) du Traité, et à la contribution devant être
apportée au SMDD. Le marché a été accepté par la plupart des
groupes régionaux, mais certaines Parties visées à l'Annexe I,
notamment l'Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle
Zélande et la Fédération de Russie, ne se sont pas jointes au
consensus, remettant en question, entre autres: les conditions
d'éligibilité et caractère bancable des réalisations
accomplies dans le cadre des mécanismes. Au terme de longues
négociations, toutefois, les Accords de Marrakech ont été
approuvés.
SB-16: Les Parties se sont réunies aux
seizièmes sessions des organes subsidiaires, du 5 au 14 juin
2002, à Bonn. Les participants y ont procédé à l'examen d'un
ensemble de questions qui avaient été laissées en marge de
l'ordre du jour, en raison de la négociation pressée du PABA.
Les points de vue concernant la direction devant être prise
par le processus climatique différaient grandement, certaines
Parties portant l'attention sur les débats tenus récemment et
d'autres, à l'opposé, mettant l'accent sur la prochaine
période d'engagement. Plusieurs participants ont exprimé leur
souhait de voir le Traité entrer en vigueur avant le Sommet
Mondial pour le Développement Durable (SMDD), prévu en août
2002. L'UE et le Japon ont annoncé que leurs ratifications
seront accomplies juste avant le SMDD.
CdP-8: Les délégués prenant près de la
CdP-8 et SB-17 se sont réunis du 23 octobre au 1er
novembre 2002, à New Delhi, en Inde. Le dernier jour de la
CdP-8, ils ont adopté la Déclaration de Delhi concernant
les changements climatiques et le développement durable.
La Déclaration réaffirme le développement et l'éradication de
la pauvreté comme étant les grandes priorités des pays en
développement, et reconnaît, dans la mise en œuvre des
engagements relevant de la CCCC, à la fois, les
responsabilités communes mais différenciées des Parties et
l'importance des priorités de développement et des
circonstances nationales. A la CdP-8, les Parties ont
également considéré les questions institutionnelles et
procédurales relevant du Traité et ont adopté plusieurs
décisions, notamment sur le règlement intérieur du Comité
Exécutif (CE) du MDP.
SB-18: Les délégués près des SB-18 se
sont réunis à Bonn, du 4 au 13 juin 2003. Ils y ont poursuivi
le traitement des questions en négociation depuis la CdP-8 et
s'y sont préparés à l'entrée en vigueur du Traité de Kyoto.
Des conclusions ont été approuvées sur nombre de sujets, mais
les questions du budget programmatique 2004-5 du Secrétariat
et du Fonds spécial pour la lutte contre les changements
climatiques se sont avérées particulièrement ardues.
COMPTE RENDU DE LA CdP-9
Ouvrant la session, lundi matin, 1er
décembre, le Vice-président de la CdP-8 Enele Sopoaga (Tuvalu)
a souhaité la bienvenue aux participants.
Intervenant au nom du Président de la
CdP-8, T.R. Baalu, le Secrétaire adjoint indien de
l'environnement et des forêts, C. Viswanath, a appelé les
Parties visées à l'Annexe I, à prendre les devants dans le
traitement des effets des changements climatiques et à
apporter une assistance financière et technique aux pays en
développement. Il a rejeté l'introduction d'engagements pour
les pays en développement.
Le Vice-président Sopoaga a ensuite
introduit Miklós Persányi, Ministre hongrois de
l'environnement et des eaux, qui a été élu Président de la
CdP-9, par acclamation. Dans sa déclaration d'ouverture, le
Président Persányi a mis en exergue les efforts fournis dans
les pays en développement pour la mise en application des
modes de production respectueux du climat. Il a souligné que
bien que le Protocole ne soit pas encore entré en vigueur, sa
ratification par de nombreuses Parties, témoigne de son
importance.
Altero Matteoli, Ministre italien de
l'environnement et de l'aménagement des territoires, a
souligné que la CdP-9 offre l'occasion d'identifier de
nouvelles et de plus solides initiatives en matière de lutte
contre les changements climatiques. Roberto Formigoni,
Président de la région lombarde, a mis en relief l'importance
de l'action régionale dans le domaine des changements
climatiques, et Gabriel Albertini, maire de Milan, a déclaré
que les délégués doivent adopter des vues à long terme sur les
changements climatiques, sur leurs effets et sur le bien-être
des générations futures. Luigi Cocchiaro, au nom du Président
de la province de Milan, a appelé à une mise en œuvre accrue
dans les domaines du transport et de l'énergie renouvelable.
Le Secrétaire exécutif de la CCCC, Joke
Waller-Hunter, a déclaré que malgré le fait que la date
d'entrée en vigueur du traité demeure incertaine, il est
encourageant de constater que cela ne ralenti pas la dynamique
de l'action. Elle a mis en relief le besoin de s'assurer que
des ressources adéquates sont mises à disposition pour
permettre la réalisation du programme et la mise en
application des décisions de la CdP.
Le Maroc, au nom du for G-77/Chine, a
appelé la Fédération de Russie à ratifier le Traité et les
Etats-Unis à "retourner à bord," et a fait part de ses
réserves concernant la faiblesse des niveaux de la
contribution financière, apportée au Secrétariat. Le Zimbabwe,
au nom du Groupe africain, a affirmé que les Parties visées à
l'Annexe I ont failli au rôle de chef de file qui devait être
le leur, en matière de réduction des rejets de gaz à effet de
serre, et qu'elles manquent de volonté politique de le faire.
L'Italie, au nom de l'UE, a exhorté les
Etats-Unis à prendre des mesures comparables à celles qui
auraient été attendues d'eux, dans le cadre du Traité. Tuvalu,
au nom de l'AOSIS, a indiqué que le débat autour de
l'afforestation et de la reforestation dans le cadre du MDP
doit veiller au maintien de l'intégrité sociale,
environnementale et économique des mécanismes. Le Pakistan a
déclaré que les travaux de la CdP-9 doivent se focaliser sur
le renforcement des capacités, le transfert des technologies
et le SCCF.
Mettant en relief la vulnérabilité des PMA,
la Tanzanie, au nom des PMA, a souligné la nécessité de
l'entrée en vigueur du Traité et d'un travail constructif sur
les sujets de transfert des technologies, du renforcement des
capacités et des PMA.
La CdP s'est réunie en sessions plénières,
le lundi 1 décembre, le jeudi 4 décembre et, à deux reprises,
le vendredi 12 décembre. Un segment de haut niveau a eu lieu
le mercredi 10 et le jeudi 11 décembre, et a englobé trois
débats de tables rondes. Le SBI et le SBSTA ont entamé leurs
travaux le lundi 1er décembre. Le SBSTA s'est
réuni du lundi 1er au mercredi 3 décembre, et a
clôturé ses travaux le mardi 9 décembre. Le SBI s'est réuni du
lundi 1er au jeudi 4 décembre, puis le mardi 9
décembre, et a clôturé ses travaux le mercredi 10 décembre.
Plusieurs réunions de groupes de contact et de consultations
informelles ont été également tenues. Ce compte rendu résume
les sujets examinés au cours de cette réunion, et les
présentent dans l'ordre dans lequel ils sont inscrits dans les
ordres du jour du SBSTA, du SBI et de la CdP.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE CHARGE DE FOURNIR DES
AVIS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES
Le SBSTA était présidé par Halldór
Thorgeirsson (Islande). Il a tenu quatre réunions plénières,
entre le lundi 1er décembre et mardi 9 décembre.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Adoption
de l'ordre du jour: Les délégués ont adopté l'ordre du
jour du SBSTA, le lundi 1er décembre (FCCC/SBSTA/2003/11).
Election des membres du Bureau, autres que
le Président: Le mardi 9 décembre, le SBSTA a élu Arthur
Rolle (Bahamas), Vice-président du SBSTA, et Ibrahim Bin Ahmed
Al-Ajami (Oman), Rapporteur du SBSTA.
TROISIEME RAPPORT D'EVALUATION DU GIEC:
Les aspects scientifiques, techniques et socioéconomiques
des effets des, et la vulnérabilité et l'adaptation aux,
changements climatiques, et les aspects scientifiques,
techniques et socioéconomiques des mesures d'atténuation:
Le lundi 1er décembre, le Président Thorgeirsson a introduit
son rapport de synthèse des consultations qui ont précédé la
session, tenues les 27 et 28 novembre 2003, à Milan. La
Malaisie, au nom du G-77/Chine, a fait part de son espoir de
voir les nouveaux points de l'ordre du jour, ne pas introduire
de nouveaux engagements pour les pays en développement-Parties.
L'UE a déclaré que le SBSTA devrait
utiliser un large éventail d'approches et de méthodes, y
compris études cas, papiers techniques et autres ateliers, et
s'inspirer des activités menées par les parties prenantes. Le
Japon a indiqué que le processus devrait être basé sur une
approche fondée sur des démarches pratiques.
Les délégués ont décidé de convoquer un
groupe de contact conduit par le Président du SBSTA,
Thorgeirsson, sur ce sujet.
Le jeudi 4 décembre, le Président du groupe
de contact, Thorgeirsson, a introduit le projet de décision et
les projets de conclusions du SBSTA sur ce sujet. Evoquant le
besoin de poursuivre l'examen des thèmes et des questions
soumises au SBSTA dans le cadre des deux nouveaux points
introduits dans son ordre du jour, le G-77/Chine a fait
objection à la transmission du projet de décision à la CdP.
S'opposant au G-77/Chine, plusieurs Parties ont souligné la
nécessité de commencer le travail sur ces nouveaux points de
l'ordre du jour. Le Président Thorgeirsson a indiqué qu'il
mènera des consultations informelles avec les Parties.
Dans la réunion de groupe de contact tenue
vendredi 5 décembre, le Président Thorgeirsson a présenté un
rapport sur les consultations informelles qu'il a menées,
notant que les Parties ont y mis l'accent sur la nécessité: de
bâtir sur l'accord existant; de faire avancer le travail sans
créer de frontières; d'encourager une large participation, y
compris des experts, tout en maintenant le processus sous le
contrôle des Parties; et de s'assurer de la participation de
toutes les Parties. Les Parties ont examiné ce sur quoi
devrait porter le futur atelier, l'Arabie Saoudite
encourageant une focalisation des travaux sur la détermination
du cahier des charges de l'atelier. Le G-77/Chine, la Nouvelle
Zélande et la Thaïlande ont souligné le besoin de déterminer
la portée de l'atelier. La Chine, l'Inde, le Soudan et
l'Arabie Saoudite ont proposé de procéder à des soumissions
structurées sur les thèmes prioritaires qui devraient être
considérés dans l'atelier. L'UE et la Norvège ont affirmé que
de nouvelles soumissions ne sont pas nécessaires. Le
G-77/Chine, l'Arabie Saoudite et Oman ont fait objection à
l'élaboration d'une décision de la CdP. L'UE, la Norvège, la
Nouvelle Zélande, la Fédération de Russie et le Canada ont
fait part de leur soutien en sa faveur.
Parvenues à un accord, au cours de leurs
consultations informelles, les Parties ont tenu une plénière
du SBSTA le mardi 9 décembre. La Fédération de Russie a
souligné que le TRE fournit une "plate-forme scientifique à
caractère global," applicable à toutes les Parties. Le SBSTA a
adopté les conclusions et a décidé de transmettre le projet de
décision à la CdP. La CdP a adopté la décision le vendredi 12
décembre.Dans le groupe de contact tenu samedi 6 décembre, le
Président Thorgeirsson a introduit les projets de décision et
de conclusions révisés de la CdP, et a invité les Parties à
tenir des consultations informelles.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.26), le SBSTA note que les
échanges effectués avec les experts durant les consultations
pré-session pourraient s'avérer utiles pour les travaux futurs
que le SBSTA doit mener dans le cadre des nouveaux points de
l'ordre du jour. Le SBSTA a également noté que la
considération des thèmes de développement durable, des
opportunités offertes et des solutions à appliquer, et de la
vulnérabilité et des risques posés, entre autres, est
pertinente dans le cadre des deux nouveaux points introduits
dans l'ordre du jour. Le SBSTA invite les Parties à soumettre
leurs vues sur ces thèmes, et d'autres données concernant ces
points de l'ordre du jour.
Dans ces conclusions, le SBSTA: Demande
également au Secrétariat, sous la direction du Président du
SBSTA, d'organiser un atelier sur chacun des nouveaux points
de l'ordre du jour, durant la SBSTA-20; demande au Président
du SBSTA de tenir compte des vues et autres données fournis
par les Parties, dans la préparation des ateliers; et décide
de déterminer les prochaines étapes concernant chacun des
nouveaux points de l'ordre du jour à la SBSTA-20, à la lueur
du résultat des ateliers.
La Décision de la CdP: Dans sa
décision (FCCC/SBSTA/2003/L.26/Add.1), la CdP demande à la
SBSTA-20 d'entamer ses travaux sur la question des aspects
scientifiques, techniques et socioéconomiques des effets des,
et de la vulnérabilité et de l'adaptation aux, changements
climatiques, et la question des aspects scientifiques,
techniques et socioéconomiques des mesures d'atténuation, et
de se focaliser sur le partage des données et les échanges
d'expériences et de vues entre les Parties sur les
opportunités et les solutions pratiques susceptibles de
faciliter la mise en application de la CCCC. La CdP demande
également au SBSTA de présenter un rapport sur ses travaux à
la CdP-11.
LES THEMES METHODOLOGIQUES: Evaluation des
travaux méthodologiques menés dans le cadre de la CCCC et du
Protocole: Dans la Plénière du SBSTA du lundi 1er
décembre, plusieurs Parties ont noté la valeur de la synthèse
des points de vue, élaborée par le Secrétariat, concernant le
futur programme de travail sur les questions méthodologiques
et ont souligné le nécessité d'une interface de données. Le
Président Thorgeirsson a demandé à Jim Penman (Royaume-Uni) et
Brian Challenger (Antigua et Barbuda), de co-présider un
groupe de contact pour débattre de ces sujets.
Dans le groupe de contact tenu le mardi 2
décembre, les Parties ne sont parvenues à s'accorder ni sur la
question l'approche à adopter ni sur celle du contenu de ses
activités, et ont décidé de rationaliser les propositions,
d'éviter la duplication du travail et de faire avancer les
choses en entamant la phase de détermination de l'interface
des données.
Au cours de la réunion du groupe de contact
tenue le jeudi 4 décembre, les Coprésidents ont présenté les
éléments proposés à être débattus, établissant une distinction
entre les nouveaux points et ceux qui ont déjà été traités
dans le cadre de la CCCC ou ailleurs. Plusieurs Parties ont
recommandé de se focaliser sur les travaux méthodologiques
concernant la mise en œuvre de la CCCC et les bonnes pratiques
en matière de politiques et mesures (P&Ms), dans les pays
visés à l'Annexe I. Les Parties ne sont pas parvenues à
s'entendre sur l'insertion des libellés portant sur les
énergies propres ou émettrices de moins de GES, les
méthodologies applicables à la détermination de l'impact de la
mise en œuvre du Protocole, et les méthodologies applicables à
la détermination des contributions devant être apportées par
les Parties.
Le vendredi 5 décembre, des réserves ont
été exprimées au sein du groupe de contact, sur: les
implications sur le coût; le point de savoir si les travaux
sur le point de l'ordre du jour ont été achevés; le
rattachement du libellé appelant à un renforcement des
capacités et à des efforts de collaboration aux éléments des
travaux méthodologiques; et le libellé appelant à des
évaluations périodiques.
Dans le groupe de contact tenu lundi 8
décembre, quelques délégués ont fait part de leurs réserves
concernant le fait que les dispositions concernant le contexte
général et les futurs travaux méthodologiques doivent attendre
la fin des discussions autour du TRE du GIEC. Les Parties se
sont accordées sur les clauses concernant la phase de
détermination de l'interface des données et sur la suppression
des libellés appelant: à des évaluations périodiques de l'état
d'avancement des travaux méthodologiques; à une collaboration
avec les organisations pertinentes; et à un renforcement des
capacités dans le domaine de l'élaboration et de la
dissémination des méthodologies. Les Parties ont débattu du
point de savoir si, oui ou non, il faillait supprimer les
clauses portant sur l'échange des données concernant la mise
en place de systèmes nationaux pour la préparation des
inventaires nationaux de gaz à effet de serre, et sur les
échanges d'informations aux fins d'améliorer la compréhension
commune des propositions concernant la détermination des
contributions devant être apportées par les Parties dans le
domaine du contrôle des émissions.
Au cours de la Plénière du SBSTA, tenue
mardi 9 décembre, les délégués ne sont pas parvenus à
s'accorder sur le point de savoir si l'atelier proposé doit se
focaliser uniquement sur les quatrièmes communications
nationales, portant sur les projections établies par les
Parties visées à l'Annexe I ou s'il doit être consacré à des
questions d'ordre plus général. Décidant de consacrer
l'atelier aux projections d'émission des Parties visées à
l'Annexe I, à titre de contribution à leurs quatrièmes
communications nationales, le SBSTA a adopté les conclusions.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.25), le SBSTA reconnaît que
le Système d'Information du Secrétariat concernant les Gaz à
Effet de Serre et le dépositoire qui fait autorité en matière
de données concernant les GES rapportés par les Parties à la
CCCC. Il demande au Secrétariat, dans la mesure des fonds
disponibles: d'entamer la phase de détermination de la portée
de l'examen de l'interface des données et invite les Parties à
soumettre leurs vues concernant ce sujet, lesquelles feront
l'objet d'un rapport de synthèse élaboré par le Secrétariat;
invite les Parties à soumettre des propositions et à organiser
un atelier sur les projections d'émission des Parties visées à
l'Annexe I, à titre de contribution à leurs quatrièmes
communications nationales; et invite les Parties à soumettre
des propositions et à organiser un atelier sur les systèmes
nationaux relevant de l'Article 5.1 du Protocole pour
l'élaboration des inventaires nationaux de GES.
Les Inventaires des gaz à effet de serre:
Au cours de la Plénière du SBSTA tenue lundi 1er
décembre, les Parties ont appelé à la détermination des
options offertes pour la réduction des émissions de GES dans
le secteur de l'aviation civile. Elles ont également: proposé
que le SBSTA travaille avec l'Organisation Internationale de
l'Aviation Civile (ICAO) à la réalisation de nouveaux progrès
en la matière, encouragé un rôle plus actif que celui de
collecte d'information sur les émissions enregistrées dans le
secteur des transports aérien et maritime, et, encouragé le
SBSTA à soutenir les programmes visant à améliorer
l'estimation des émissions des secteurs maritime et aérien.
Le Président Thorgeirsson a demandé à Helen
Plume (Nouvelle Zélande) de conduire des consultations
informelles sur ce sujet. Au cours de la Plénière du SBSTA,
tenue mardi 9 décembre, Plume a rapporté que les Parties n'ont
pas réussi à ôter tous les crochets figurant dans les projets
de conclusions concernant les émissions provenant des
carburants utilisés dans le secteur du transport aérien et
maritime international. Au terme de discussions menées en
Plénière, les Parties ont décidé de supprimer les crochets. Le
SBSTA a adopté les conclusions, telles qu'amendées.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.28), le SBSTA traite des
questions des thèmes méthodologiques, des émissions provenant
des carburants utilisés dans le secteur du transport aérien et
maritime international, et du rapport concernant les données
des inventaires nationaux de GES soumises par les Parties
visées à l'Annexe I, au titre de la période 1990-2001. Le
SBSTA a demandé au Secrétariat de poursuivre sa coopération
avec le GIEC et de fournir davantage d'informations détaillées,
en se basant sur les inventaires de GES les plus récents
soumis par les Parties, et sur le résultat de l'étude
technique des inventaires de GES. Le SBSTA fait également état
d'améliorations substantielles dans la qualité et le respect
du calendrier des soumissions des inventaires de GES,
apportées par la plupart des Parties visées à l'Annexe I.
Afforestation et Reforestation dans le
cadre du MDP: Le mardi 2 décembre, le Président du SBSTA
Thorgeirsson a fait état de progrès accomplis sur les
définitions et les modalités concernant les projets de
modifications dans l'utilisation des terres et la foresterie (LULUCF)
menés dans le cadre du MDP, au cours des consultations pré-session
tenues vendredi 29 et samedi 30 novembre. Il a précisé que les
délégués y avaient traité, entre autres: des seuils de
référence et des questions de complémentarité et de fuites;
des options offertes dans le domaine des crédits en matière
d'émission; et critères socioéconomiques et environnementaux.
Le Président Thorgeirsson a indiqué qu'un groupe de contact
sera formé, sous la coprésidence de Karsten Sach (Allemagne)
et Thelma Krug (Brésil).
Au cours de la réunion du groupe de contact
group tenu mercredi 3 décembre, le Coprésident Sach a présenté
un texte de négociation révisé, à annexer au projet de
décision de la CdP. Le texte intègre nombre de soumissions
faites par les Parties concernant, en particulier, les
questions de permanence et de critères socioéconomiques et
environnementaux. D'autres propositions avancées ont porté sur
les dispositions concernant la question des espèces aliènes
invasives (EAI), les organismes génétiquement modifiés (OGM),
et les petits projets.
Le jeudi 5 décembre, les délégués ont tenu
des consultations informelles et ont débattu de la viabilité
des fuites positives et des diverses options offertes à
l'établissement de la période de crédit.
Dans le groupe de contact tenu samedi 6
décembre, le Coprésident Krug a présenté la révision de texte
de l'annexe attachée au projet de décision de la CdP.
Détaillant les modalités et les procédures applicables aux
activités des projets d'afforestation et de reforestation,
l'annexe retient les définitions des forêts, de
l'afforestation et de la reforestation. Elle renferme
également les options d'un crédit d'émission temporaire et
d'un crédit à long terme, susceptibles d'être renouvelés ou
pris comme période fixe; autorise les fuites négatives
uniquement; fournit une définition des petits projets dont les
modalités seront arrêtées à la CdP-10; intègre des critères
socioéconomiques et environnementaux dans les conditions
requises dans la conception des projets; et englobe une
référence générale à la Directive du GIEC concernant les
Bonnes Pratiques.
Le lundi 8 décembre, les consultations
informelles se sont poursuivies tout le long de la journée et
jusque tard dans la nuit. Les discussions ont été axées, entre
autres, sur la taille des petits projets et sur les modalités
qui les régissent, et sur l'inclusion des EAI et des OGM.
Mardi 9 décembre, le Coprésident Krug a
présenté au groupe de contact une révision de texte de
l'annexe attachée au projet de décision de la CdP, produit par
les consultations informelles tenues durant toute la journée
du lundi 8 décembre et la matinée du mardi 9 décembre.
Plusieurs Parties ont félicité les Coprésidents pour le "paquet
équilibré " produit, et ont exhorté les divers participants à
éviter de rouvrir le débat. Le Canada, contré par la Suisse et
l'UE, a proposé de supprimer la référence, figurant dans le
projet de décision de la CdP, à la conscientisation sur les
accords "environnementaux"internationaux, et de laisser
uniquement "accords internationaux." L'amendement a été
accepté, dans le cadre de l'esprit de compromis, et le groupe
de contact a décidé de transmettre le projet de décision de la
CdP, au SBSTA, pour approbation.
Au cours de la Plénière du SBSTA tenue
mardi 9 décembre, le Coprésident du groupe de contact, Krug, a
rapporté qu'un accord a été atteint sur le projet de décision
de la CdP. L'Australie a fait part de ses réserves concernant
l'isolation des OGM et des EAI. La Norvège a regretté, à
l'opposé, le fait qu'on n'ait pas retenu une formulation plus
vigoureuse appelant à leur exclusion des activités inscrites
dans le cadre des projets. L'UE a souligné que le texte est
équilibré et qu'il rend compte des progrès accomplis vers la
mise en application du Protocole. Le mardi 9 décembre, le
SBSTA a décidé de transmettre le projet de décision à la CdP.
Le vendredi 12 décembre, la CdP a adopté la décision.
La Décision de la CdP: La décision
concernant l'afforestation et la reforestation dans le cadre
du MDP (FCCC/SBSTA/2003/L.27) contient un projet de décision
de la CdP/RdP assorti d'une annexe détaillant les modalités et
les procédures régissant la décision concernant les activités
des projets. Dans la décision, la CdP affirme le besoin d'un
travail de conscientisation sur les dispositions pertinentes
des accords internationaux applicables à l'afforestation et
reforestation dans le cadre du MDP, et reconnaît aux Parties
hôtes le droit d'évaluer les risques associés aux OGM et aux
EAI, en fonction de leurs législations nationales. La CdP
invite également les Parties à faire des soumissions sur la
simplification des modalités et des procédures devant régir
les petits projets et sur leur mise en œuvre, et demande au
Secrétariat d'élaborer un papier technique sur ce sujet, en se
basant sur les propositions soumises par les Parties, pour
examen par la SBSTA-20 et la CdP-10.
Orientations concernant les bonnes
pratiques et autres données sur la question de LULUCF: Le
SBSTA a décidé d'examiner le rapport du GIEC sur les
orientations concernant les bonnes pratiques dans le domaine
de LULUCF, en concomitance avec le traitement du travail du
même GIEC sur la soustraction des facteurs des modifications
directes induites par l'Homme dans les stocks de carbone, des
effets des modifications indirectes induites par l'Homme et
des effets des modifications naturelles, et avec le rapport du
GIEC sur la dégradation des forêts et la perte de divers types
de végétations.
Mardi 2 décembre, le GIEC a présenté au
SBSTA, son rapport sur les Orientations concernant les bonnes
pratiques (OBP) dans le domaine de LULUCF. Le GIEC a également
présenté le rapport concernant ses travaux de soustraction
factorielle, et a fait état des difficultés rencontrées dans
l'élaboration d'une méthodologie pratique pour la soustraction
d'une large gamme d'activités menées dans le domaine de LULUCF.
Le Président Thorgeirsson a indiqué que Margaret
Mukahanana-Sangarwe (Zimbabwe) et Audun Rosland (Norvège)
coprésideront un groupe de contact chargé d'élaborer les
conclusions concernant les OBP.
Au cours de la réunion du groupe de
contact, mercredi 3 décembre, plusieurs Parties ont suggéré
d'adopter les OBP du GIEC. Elles ont noté la nécessité de
maintenir les liens, dans le format commun des rapports, avec
les Lignes directrices révisées de 1996 du GIEC, régissant la
soumission des rapports, et ont indiqué que les tableaux
sectoriels devraient être plus simples et plus cohérents. Le
Coprésident Rosland a établi un groupe restreint pour la
poursuite des discussions informelles de ce sujet.
Le G-77/Chine et l'UE ont souligné
l'importance de la soustraction factorielle, affirmant qu'elle
reflète les principes approuvés dans les Accords de Marrakech,
et que par conséquent elle doit être traitée avant la deuxième
période d'engagement. Au sujet de la dégradation des forêts et
de la perte d'autres types de végétations, le groupe de
contact a décidé que les Parties devraient être requises de
faire des soumissions, pour discussion à la CdP-10.
Au cours de la réunion de groupe de contact
du jeudi 4 décembre, le Coprésident Rosland a présenté un
rapport sur les progrès accomplis sur la question du format
commun des rapports et a annoncé que l'UE, avec l'aide du
Canada, entend présenter un rapport, sous forme de tableaux,
sur les données sectorielles générales relatives au domaine de
LULUCF, en se basant sur les OBP du GIEC.
Vendredi 5 décembre, le groupe de contact a
débattu des projets de conclusions recommandant d'utiliser les
OBP du GIEC dans le cadre de la CCCC, et la poursuite de leur
examen à la SBSTA-20, avant de recommander leur utilisation
dans le cadre du Protocole. L'AOSIS a fait part de ses
réserves concernant l'adoption des OBP en l'absence d'un délai
suffisant pour leur examen, et concernant le caractère
pratique d'un examen séparé d'OBP pour la CCCC et d'OBP pour
le Protocole. D'autres intervenants ont encouragé l'adoption
d'OBP applicables, à la fois, à la CCCC et au Protocole, en
vue d'élaborer les inventaires nationaux en temps opportun
pour l'entrée en vigueur du Protocole. L'UE a recommandé
d'enregistrer les réserves de Tuvalu dans les minutes de la
réunion au lieu d'amender les projets de conclusions. Tuvalu
s'est opposé à cette suggestion.
Au sujet de la dégradation des forêts et la
perte d'autres types de végétations, les Parties ont débattu
du point de savoir si, oui ou non, le SBSTA devait inviter les
Parties à soumettre au Secrétariat, leurs vues sur les
définitions et les méthodologies possibles.
Samedi 6 décembre, le groupe de contact a
poursuivi ses discussions autour des révisions de texte des
projets de conclusions et du projet de décision de la CdP,
s'est focalisé sur le point de savoir si, oui ou non, il
fallait recommander l'application des OBP dans l'élaboration
des rapports relevant de la CCCC et du Protocole. Les délégués
ont également débattu de la manière de se référer au rapport
du GIEC concernant la soustraction factorielle, en en prenant
note dans les décisions, et de comptabiliser les activités de
LULUCF.
Au cours de la réunion de groupe de contact
du lundi 8 décembre, la Coprésidente Margaret
Mukahanana-Sangarwe a annoncé que les Parties ont décidé de
recommander les OBP du GIEC pour l'élaboration des rapports
relevant de la CCCC, et de poursuivre l'examen des exigences
requises dans l'élaboration des rapports relevant du Protocole,
à la SBSTA-20, en vue d'une prise de décision par la CdP-10.
Au sujet de la soustraction factorielle, les Parties ont
décidé de faire état du rapport soumis au SBSTA par le GIEC en
réponse à l'invitation que lui a faite la CdP, dans ce sens.
Mardi 9 décembre, le SBSTA a adopté les
projets de conclusions et ont approuvé la décision devant être
transmise à la CdP, qui a adopté la décision, vendredi 12
décembre.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions pourtant sur les orientations concernant les
bonnes pratiques et autres données sur la question de LULUCF (FCCC/SBSTA/2003/L.22),
le SBSTA, entre autres, a demandé aux Parties de faire des
soumissions sur la dégradation et la dé-végétation et sur la
soustraction factorielle, en vue de leur examen à la SBSTA-20,
et de prendre note du rapport de la réunion d'experts du GIEC
sur la compréhension scientifique actuelle du processus
affectant les stocks de carbone et les influences que l'Homme
exerce sur eux.
Les produits ligneux récoltés: Ce sujet
a été abordé en concomitance avec le sujet des OBP concernant
le domaine de LULUCF, dans le groupe de contact coprésidé par
Margaret Mukahanana-Sangarwe et Audun Rosland. Mardi 2
décembre, le Président Thorgeirsson a introduit au SBSTA, le
papier technique, élaboré par le Secrétariat, sur l'estimation,
la récolte et la comptabilisation des produits ligneux
récoltés. Le délégué des Etats-Unis a proposé une
comptabilisation séparée des produits exportés et des produits
importés, et Tuvalu a noté la nécessité de rendre compte des
produits ligneux récoltés dans les pays en développement et
transférés aux pays industrialisés. Les Parties se sont
accordées pour dire qu'il s'agit là d'une question pour la
seconde période d'engagement, et ont décidé de la transmettre
à la SBSTA-20, pour poursuite d'examen. Au cours de la réunion
du groupe de contact du mercredi 3 décembre, la discussion
s'est focalisée sur le point de savoir s'il y a lieu de tenir
un atelier pour renforcer les capacités ou simplement demander
aux Parties de faire des soumissions sur ce sujet. Au cours du
groupe de contact du jeudi 4 décembre, les délégués ont
débattu des projets de conclusions des Coprésidents. Le texte
a été crocheté autour de la référence appelant à la prise en
compte des OBP du GIEC, dans les soumissions. Le mardi 9
décembre, le SBSTA a adopté les conclusions.
La Décision de la CdP: Dans sa
décision concernant l'utilisation des OBP dans l'élaboration
des inventaires nationaux de gaz à effet de serre, dans le
cadre de la CCCC (FCCC/SBSTA/2003/ L.22/Add.1), la CdP a
décidé de poursuivre l'examen des tableaux du format commun
exigé dans l'élaboration des rapports relevant du Protocole, à
la SBSTA-20. La CdP a également invité les Parties à soumettre
leurs vues sur les tableaux et sur les exigences requises dans
l'élaboration des rapports relevant du Protocole, et a demandé
au Secrétariat de procéder à une mise à jour des tableaux
préliminaires, en vue de faciliter leur examen. La décision
englobe des tableaux sectoriels, figurant dans les Annexes
I-III, qui seront intégrés dans les logiciels des rapports
d'inventaire que le Secrétariat est en train d'élaborer.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions du SBSTA (FCCC/SBSTA/2003/L.21), entre autres,
invitent les Parties à soumettre leurs vues sur le sujet, aux
fins de poursuivre l'examen de la question à la SBSTA-20 et la
SBSTA-21, et de tenir un atelier avant la SBSTA-21, en
fonction de la disponibilité de fonds.
Les questions ayant trait aux systèmes
d'enregistrement relevant de l'Article 7.4 du Protocole:
Le mardi 2 décembre, présentant au SBSTA le rapport des
consultations pré-session sur la question des registres,
Murray Ward (Nouvelle Zélande), a souligné l'importance de la
coopération entre les administrateurs des registres et du
livre des transactions. Au cours de la Plénière du SBSTA tenue
le mardi 9 décembre, Ward a décrit la portée des projets de
conclusions. Ces derniers ont été ensuite adoptés par le SBSTA.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.20), le SBSTA: prend note du
rapport sur l'élaboration des normes à respecter dans les
échanges de données et le livre des transactions; souligne le
besoin, pour le Secrétariat, de focaliser l'attention sur le
livre des transactions, et de continuer à chercher les moyens
de réduire les besoins financiers associés à l'élaboration du
livre des transactions; et encourage les Parties visées à
l'Annexe II, à fournir des efforts exceptionnels pour apporter
des contributions supplémentaires au Fonds fiduciaire, aux
fins de permettre l'entreprise du travail nécessaire au
démarrage de l'élaboration du livre des transactions, début
2004 et à son parachèvement avant la CdP-10. Le SBSTA y
demande également à chacune des Parties listées dans l'Annexe
B du Protocole, qui n'ont pas encore désigné l'administrateur
chargé de la tenue de son registre nationale, de le faire dans
les meilleurs délais possibles, en vue de faciliter une
coopération précoce dans l'élaboration des registres et du
livre des transactions.
LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Au cours
de la Plénière du mardi 2 décembre, le Secrétariat a présenté
le centre d'échange d'information de la CCCC sur les
technologies (TT:CLEAR). William Kojo Agyemang-Bonsu (Ghana),
Président du Groupe d'experts sur le transfert des
technologies (GETT), puis a présenté le programme de travail
du GETT, proposé pour 2004. Le Président Thorgeirsson a
demandé à Terry Carrington (Royaume-Uni) et Kishan Kumarsingh
(Trinidad & Tobago) de coprésider un groupe de contact sur le
programme du groupe de travail du GETT et les questions qui
s'y rapportent.
Au cours de la réunion du groupe de
travail, mercredi 3 décembre, les Parties ne sont pas
parvenues à s'accorder sur le point de savoir si le projet de
texte devait être élargi ou s'il est déjà suffisamment "ambitieux".
Il y a eu également divergence de point de vue sur la
fréquence des réunions proposées, certains pays industrialisés
notant que la disponibilité des membres du GETT et les
restrictions budgétaires doivent être considérées.
Jeudi 4 décembre, le groupe de contact a
décidé de transmettre au SBI, une proposition concernant les
orientations devant être fournies au Fonds mondial pour
l'environnement (FEM), pour examen dans le cadre du point de
l'ordre du jour consacré au FSCC. Il s'est accordé également
pour dire que le travail entrepris par le SBSTA sur la
question du transfert des technologies complémente celui des
autres forums.
Au cours de la réunion du groupe de contact
du samedi 6 décembre, les Parties ont recommandé d'amender le
texte appelant à un soutien de la part des organisations
internationales et autres. Un texte appelant à "pousser" les
pays industrialisés à transférer les technologies aux pays en
développement, à la conduite d'études d'évaluation sur le
transfert des technologies et d'une recherche conjointe sur
les technologies écologiquement rationnelles, et à
l'élaboration de rapports sur les activités de renforcement
des capacités ayant trait au transfert des technologies, dans
les communications nationales. Les délibérations se sont
poursuivies dans des groupes de discussions informels, le
samedi après-midi 6 décembre et le lundi 8 décembre.
Les conclusions ont été adoptées par le
SBSTA, le mardi 9 décembre.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.18), le SBSTA, entre autres:
-
avalise le programme de travail de 2004
du GETT;
-
note que la pleine exécution du programme
de travail de 2004 du GETT, nécessite des ressources
additionnelles supplémentaires;
-
encourage les Parties à intégrer
davantage de rapports particuliers sur les activités de
renforcement des capacités, ayant trait au transfert des
technologies, dans leurs communications nationales, et à
promouvoir et à soutenir les réseaux et les partenariats
technologiques qui complètent les activités de transfert des
technologies, de formation et de renforcement des capacités;
et
-
invite le PNUD et d'autres à fournir au
GETT les données concernant la mise en œuvre des études de
détermination des besoins en matière de technologies et les
activités de renforcement des capacités en matière de
transfert des technologies.
Le SBSTA demande aussi au Secrétariat, dans
la mesure de la disponibilité des ressources, d'organiser un
atelier sur les options innovantes offertes pour le
financement de la mise au point et le transfert des
technologies.
LES "BONNES PRATIQUES" DANS LES POLITIQUES
ET MESURES: Cette question a été traitée par le SBSTA, le
mardi 2 décembre, et dans les consultations informelles
conduites par Richard Muyungi (Tanzanie) et Greg Terrill (Australie).
Le mardi 2 décembre, l'UE a encouragé les Parties à soumettre
au Secrétariat des rapports sur les progrès palpables
accomplis, et a demandé au SBSTA de déterminer les activités
prioritaires et d'élaborer un programme de travail axé sur les
bonnes pratiques. Au cours de la Plénière du SBSTA du 9
décembre, Terrill a introduit les projets de conclusions,
notant que les Parties n'ont pas été en mesure de parvenir à
un accord. Le SBSTA a adopté des conclusions rendant compte de
cela.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.29), le SBSTA décide de
poursuivre l'examen de la question, à la SBSTA-20.
LA RECHERCHE ET L'OBSERVATION SYSTEMATIQUE:
Mardi 2 décembre, le délégué des Iles Cook, au nom de
l'AOSIS, a mis en relief le besoin de ressources financières
et techniques. L'UE et la Suisse ont souligné l'importance des
ensembles de données historiques. Le Président Thorgeirsson a
indiqué que Sue Barrell (Australie) et Philip Gwage (Ouganda)
coprésideront un groupe de contact sur ce sujet.
Au cours de la réunion du Groupe de
contact, mercredi 3 décembre, les Parties ont débattu des
projets de conclusions et du projet de décision de la CdP. Le
Chili a souligné la nécessité d'appeler les gouvernements à
fournir des ressources financières aux autorités
météorologiques nationales.
Dans le groupe de contact du vendredi 5
décembre, les Parties ont procédé à l'examen du projet de
décision révisé de la CdP. Soulignant l'importance d'un
financement soutenu pour les plans d'action régionaux, le
G-77/Chine a suggéré que des orientations concernant ce sujet,
soient fournies au FEM. Faisant référence aux conclusions de
la SBSTA-17 qui figurant dans la disposition consacrée à cette
question, le Coprésident Barrell a demandé au G-77/Chine si
une nouvelle disposition, sur ce point, est nécessaire. Le
porte-parole du G-77/Chine a indiqué que le groupe mènera une
concertation interne. Le Coprésident Barrell a ensuite indiqué
qu'il tiendra des consultations informelles sur ce sujet, avec
les Parties.
Au cours du groupe de contact du samedi 6
décembre, le Coprésident Barrell a présenté un rapport sur les
consultations informelles et a proposé un texte de compromis.
Les Parties ont discuté du point de savoir à quelle entité
opérationnelle le SBI devrait fournir des orientations.
Dans le groupe de contact réuni lundi 7
décembre, les Parties ont décidé d'inviter le SBI à accorder
une attention appropriée à la prise en considération des
besoins prioritaires déterminés dans les plans d'action
régionaux axés sur les systèmes d'observation climatique, dans
l'examen des options offertes en matière de financement, y
compris dans les orientations complémentaires du SBI destinées
aux FEM.
Au cours de la Plénière du mardi 9 décembre,
le SBSTA a adopté les conclusions et a décidé de transmettre
le projet de décision à la CdP.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.17), le SBSTA demande au
Secrétariat d'organiser, à la SBSTA-20, un 'side event' sur
les initiatives en cours et celles planifiées en matière de
recherche, pour le traitement des recommandations du TRE du
GIEC en matière de recherche. Rappelant les conclusions de la
SBSTA-17, le SBSTA invite également le SBI, au moment de
l'examen des orientations complémentaires destinées au FEM,
d'accorder une attention appropriée au traitement des besoins
prioritaires identifiés dans les plans d'action régionaux
relatifs aux systèmes d'observation du climat de la planète.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBSTA/2003/L.17/Add.1), la CdP demande aux
Parties d'examiner le second rapport sur l'adéquation, dans le
contexte de leurs capacités, et de considérer les mesures
qu'elles pourraient prendre pour le traitement des
conclusions, notant, entre autres, la richesse de
l'information qui peut être fournie à travers la numérisation,
l'analyse et l'échange des données historiques, et
l'importance de l'adhésion aux principes adoptés pour régir
l'échange libre et illimité des données et des produits. La
COP demande au Secrétariat du Système d'observation du climat
mondial (GCOS) de coordonner l'élaboration d'un plan
d'exécution quinquennal – décennal, applicable aux systèmes
d'observation du climat de la planète. La CdP invite également
le Secrétariat du GCOS et le Groupe spécial sur les
observatoires de la planète Terre (GEO) à collaborer
étroitement dans l'élaboration de leurs plans d'exécution
respectifs, et le Groupe spécial sur les observatoires de la
planète Terre, de traiter la question de la surveillance du
climat du globe, comme une priorité. La CdP encourage les
Parties en mesure de la faire, à apporter leur soutien aux
besoins prioritaires dans les pays en développement.
LA COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS
INTERNATIONALES PERTINENTES: Mardi 2 décembre, le
représentant de la Convention de la Diversité Biologique (CDB)
a donné un aperçu sur les résultats pertinents de la neuvième
réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis
scientifiques, techniques et technologiques, et a présenté les
principales conclusions du rapport de son Groupe Spécial
d'experts techniques sur la diversité biologique et les
changements climatiques. La Convention sur la lutte contre la
désertification (CCD) a signalé que sa récente CdP-6 a adopté
une décision encourageant le Groupe de Liaison Conjoint à
identifier de nouveaux domaines pour les activités conjointes.
Le Secrétariat inter-agences de la
Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes a
donné un aperçu sur ses travaux axés sur l'intégration de
l'adaptation aux changements climatiques dans les stratégies
de réduction des catastrophes.
Plusieurs Parties ont souligné le besoin de
promouvoir le renforcement des capacités, le transfert des
technologies et l'élaboration des rapports, en tant que
mesures de soutien des synergies. La FAO a présenté un rapport
sur ses activités dans les domaines de l'agriculture, de
l'énergie et du développement rural, et l'UICN a souligné la
nécessité d'intégrer les mesures de lutte contre les
changements climatiques dans la gestion des aires protégées.
Le Président Thorgeirsson a indiqué qu'Outi Berghäll (Finlande)
et Marcela Maim (Chili) conduiront des consultations
informelles sur les projets de conclusions de SBSTA.
Au cours de la Plénière du SBSTA, mardi 9
décembre, le Coprésident Berghäll a présenté un rapport sur
les consultations informelles. L'UE a signalé qu'un atelier,
co-organisé par la CCD et la CDB sur la détermination et la
promotion des synergies à travers les forêts et les
écosystèmes forestiers, se tiendra au mois de mars 2004, à
Viterbe, en Italie. Le SBSTA a adopté les conclusions.
Les Conclusions de SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.19) traite de la coopération
avec d'autres conventions, et la coopération avec les
organisations scientifiques et les organes des Nations Unies.
Au sujet de la coopération avec d'autres conventions, le SBSTA
note le mandat distinct et le statut autonome de chaque
convention; réitère l'importance de la promotion des synergies
aux échelons national et local, où se déroule la mise en œuvre;
et encourage les Parties à veiller à la cohérence, dans la
mise en application des conventions.
POINTS DIVERS: Les questions ayant trait à
l'énergie propre ou moins émettrice de gaz à effet de serre:
Ce sujet a été abordé par la Plénière du SBSTA, le
mercredi 3 décembre. Les délégués ne sont pas parvenus à
s'accorder sur le point de savoir si le SBSTA doit, oui ou
non, inviter les Parties à soumettre leurs vues sur le sujet,
et le Président Thorgeirsson a indiqué qu'il mènera des
consultations informelles sur la question.
Au cours de la Plénière du SBSTA du mardi 9
décembre, le Président Thorgeirsson a signalé qu'aucun
consensus n'a pu être réalisé autour de la question. Le Canada
a exprimé l'espoir de voir des progrès s'accomplir dans le
futur. Le SBSTA a adopté les conclusions qui notent qu'aucun
progrès n'a été réalisé.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.23), le SBSTA note qu'il n'a
pas achevé l'examen des questions posées dans le cadre de ce
sous-article de l'ordre du jour, à la SBSTA-19 et décide de
poursuivre leur considération à la SBSTA-20.
Les Questions ayant trait à la mise en
œuvre de l'Article 2.3 du Protocole: Ce sujet a été abordé
par le SBSTA, le mercredi 3 décembre. Les Parties ne se sont
pas entendues sur la suite des travaux sur la question de la
mise en œuvre de l'Article 2.3 (effets défavorables des P&Ms).
Le Président Thorgeirsson a indiqué qu'il mènera des
consultations informelles sur ce sujet.
Au cours de la Plénière du SBSTA du mardi 9
décembre, le Président Thorgeirsson a informé qu'aucun accord
n'est encore en vue. Le SBSTA a adopté les conclusions, qui
mentionnant cette absence d'accord.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/SBSTA/2003/L.24), le SBSTA note qu'il n'a
pas achevé l'examen des questions posées dans le cadre de ce
sous-article de l'ordre du jour et décide de poursuivre leur
considération à la SBSTA-20.
Points divers: Le mercredi 3 décembre,
au cours de la Plénière du SBSTA, le Président Thorgeirsson a
passé en revue les rapports de synthèse sur les changements
survenus dans la fréquence des activités de mise en œuvre
concertée et a indiqué que le 1er juin 2004, est
fixé comme étant la date limite pour la soumission des
rapports devant être inclus dans le septième rapport de
synthèse. Au cours de la Plénière du SBSTA du mardi 9 décembre,
le Président Thorgeirsson a fait état de ces discussions.
Au cours de la Plénière du SBSTA tenue le
mercredi 3 décembre, les délégués ont débattu de l'examen des
aspects scientifiques et méthodologiques de la proposition
brésilienne qui appelle à des objectifs différenciés, en
matière de réduction d'émissions, à établir en fonction de
l'impact des émissions historiques sur le réchauffement. Le
Royaume-Uni a donné un aperçu sur les tenants et les
aboutissants de la troisième réunion d'experts, tenue à
Berlin, en Allemagne, en septembre 2003. Le Président
Thorgeirsson a indiqué qu'il mènera des consultations sur ce
sujet.
Au cours de la Plénière du SBSTA du mardi 9
décembre, le président Thorgeirsson a signalé que le SBSTA a
pris note des discussions.
RAPPORT DE LA SESSION: Le rapport de la
SBSTA-19 a été présenté par Tatyana Ososkova (Ouzbékistan), le
mardi 9 décembre. Le SBSTA a adopté le rapport (FCCC/SBSTA/2003/L.26). Les délégués ont remercié le Président Thorgeirsson
pour sa "remarquable contribution," sa focalisation sur la
transparence et le leadership dont il a fait montre durant
tout le long de sa présidence du SBSTA. Le Président
Thorgeirsson a clôturé la SBSTA-19 à 22:36.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE MISE EN ŒUVRE
Le SBI était présidé par Daniela Stoycheva
(Bulgarie) et s'est réuni à six reprises, du lundi 1er
décembre, à mercredi 10 décembre.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Adoption
de l'ordre du jour: Le lundi 1er décembre, la
Présidente Stoycheva a ouvert la session et a introduit
l'ordre du jour, pour adoption (FCCC/SBI/2003/9 and Corr.1).
Au sujet du sous-article concernant la soumission des
deuxièmes et troisièmes communications nationales, le
G-77/Chine a fait objection à la référence à la "fréquence
des" soumissions et, avec l'Arabie Saoudite, a souligné qu'il
est important de traiter du sujet du soutien financier et
technique nécessaire à l'élaboration des communications
nationales avant de traiter de la question de leur calendrier.
Apportant son appui à l'insertion de cette référence, l'UE,
avec l'Australie, a rappelé que la décision 17/CP.8 (lignes
directrices pour l'élaboration des communications nationales
des pays non-visés à l'Annexe I) se réfère à la "fréquence
des" soumissions.
Au sujet du sous-article concernant la
considération de la cinquième compilation-synthèse des
premières communications nationales, le G-77/Chine, contré par
les Etats-Unis, a fait objection au document avancé par le
Secrétariat sur les mesures prises par les Parties non-visées
à l'Annexe I, pour réduire les émissions.
Au sujet du point de l'ordre du jour,
concernant la mise en œuvre de la clause 4.8 et 4.9 de la CCCC
(effets défavorables), l'UE et les Etats-Unis ont souligné la
nécessité d'examiner la mise en œuvre de la décision 5/CP.7 (mise
en application de la clause 4.8 et 4.9 de la CCCC concernant
les effets défavorables), en tant que sous-article de l'ordre
du jour. Le G-77/Chine et d'autres pays ont proposé que ce
sous-article ne soit pas limité à la décision 5/CP.7, mais
traite de toutes les questions ayant trait à la clause 4.8. Au
terme d'un certain débat, l'ordre du jour a été adopté, avec
ces deux sous-articles en suspens.
Le jeudi 4 décembre, la Présidente
Stoycheva a noté que suite à des consultations informelles,
les Parties sont parvenues à un accord sur les deux sous-articles
de l'ordre du jour. Au sujet de la soumission des deuxièmes
et, le cas échéant, des troisièmes communications nationales,
les Parties ont décidé de supprimer la référence à la "fréquence
des" soumissions. Au sujet des effets défavorables, les
Parties ont décidé de considérer plutôt la mise en œuvre de la
décision 5/CP.7, que la mise en œuvre de la clause 4.8. Le SBI
a adopté l'ordre du jour, tel qu'amendé.
LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES
NON-VISEES A L'ANNEXE I: Le lundi 1er décembre,
le SBI a planché sur les questions de l'examen de la cinquième
compilation-synthèse des premières communications nationales,
des travaux du Groupe d'experts consultatif sur les
communications nationales des Parties non-visées à l'Annexe I
(GEC), et de la fourniture d'un soutien financier et
technique, s'accordant sur la convocation d'un groupe de
contact, présidé par Sok Appadu (Ile Maurice), pour la
poursuite de l'examen des communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I.
Election des membres du Bureau, autres
que le Président: Le mercredi 10 décembre, la Présidente
Stoycheva a indiqué que Fadhel Lari (Koweït) a été élu Vice-président
du SBI, pour un second mandat. Elle a précisé que le
Rapporteur du SBI sera élu à la SBI-20.
Le jeudi 4 décembre, le SBI a abordé la
question de la soumission des deuxièmes et, le cas échéant,
des troisièmes communications nationales. La représentante des
Etats-Unis a suggéré que les communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I soient soumises quatre ans, au
plus tard, après la soumission de leurs premières
communications initiales, et que les PMA soumettent leurs
communications une fois tous les cinq ans. Au sujet de la
soumission des inventaires de gaz à effet de serre, elle a
proposé que les Parties non-visées à l'Annexe I les soumettent
leurs inventaires, une fois tous les deux ans, et que les PMA
soumettent les leurs, une fois tous les cinq ans, comme partie
intégrante de leurs communications nationales.
Dans le groupe de contact réuni le vendredi
5 décembre, les Parties ont examiné les questions de la
cinquième compilation-synthèse et des travaux du GEC. Les
Parties ont débattu de la manière dont les ateliers du GEC
devraient être organisés, avec l'UE, contré par le G-77/Chine,
suggérant que les ateliers traitent de tous les domaines
thématiques, dans une approche combinée, au lieu de traiter
d'un thème uniquement.
Le samedi 6 décembre, le groupe de contact
a considéré la mise à disposition d'un soutien financier et
technique, et le calendrier de la soumission des deuxièmes et,
le cas échéant, des troisièmes communications nationales. Le
G-77/Chine a noté que l'élaboration des communications
nationales est un processus continu, mais que la fréquence des
soumissions est un "sujet officieux." Le Président Appadu a
demandé aux Parties de soumettre leurs vues, pour inclusion
dans les projets de conclusions et de décision de la CdP.
Dans le groupe de contact, lundi 8 décembre,
le G-77/Chine a suggéré de supprimer le libellé reconnaissant
que la soumission des communications nationales permettrait de
s'assurer que la CdP disposera de suffisamment de données pour
procéder à l'évaluation de la mise en œuvre de la CCCC en
temps opportun. L'UE a proposé un libellé stipulant que les
communications nationales aident la CdP à évaluer la mise en
œuvre de la CCCC.
Le mardi 9 décembre, les délégués se sont
réunis à deux reprises en groupe de contact. Le G-77/Chine a
suggéré l'insertion d'un libellé stipulant que la fréquence
des soumissions de communications nationales dépendra de la
disponibilité des financements. L'UE, les Etats-Unis et
l'Australie ont souhaité l'insertion d'un libellé demandant,
plutôt, que les deuxièmes communications nationales soient
soumises dans un délai de trois ans de la date de mise à
disposition des ressources financières. Le G-77/Chine a
souligné qu'il ne discutera pas de la question de la fréquence
des soumissions. La représentante des Etats-Unis, contrée par
le G-77/Chine, a recommandé l'insertion d'un libellé demandant
aux Parties non-visées à l'Annexe I de soumettre leurs
inventaires nationaux une fois tous les deux ans. Les
consultations informelles se sont poursuivies tout le long de
la journée.
Le mercredi 10 décembre, le SBI a adopté
ses conclusions et a décidé de transmettre le projet de
décision à la CdP.
Les Conclusions du SBI: Dans
ses conclusions concernant les travaux du GEC (FCCC/SBI/2003/L.24),
le SBI a pris note du programme de travail du GEC, pour la
période 2003-2007. Il demande au GEC et au Secrétariat,
d'inviter les experts à travailler sur les différents domaines
des communications nationales, en prenant en ligne de compte,
d'autres activités et programmes pertinents, tels que le
programme d'action national consacré à l'adaptation (PANA), en
vue d'améliorer l"efficacité et l'utilité des ateliers. Le SBI
reconnaît également que les affectations actuelles de
ressources financières et techniques pourraient être
insuffisantes pour répondre aux besoins des travaux du GEC, et
invite les Parties visées à l'Annexe II à apporter des
contributions financières. Le SBI encourage le GEC à prendre
en ligne de compte les activités du Programme d'appui aux
communications nationales du FEM/PNUD/PNUE.
Dans ses conclusions concernant la question
de la fourniture d'un soutien financier et technique (FCCC/SBI/2003/L.25),
le SBI invite les Parties à poursuivre la soumission de leurs
vues sur les expériences qu'elles ont vécu avec le FEM et ses
agences d'exécution, dans le cadre de l'élaboration des
communications nationales, et a demandé au secrétariat du FEM
de compiler cette information et de la mettre à la disposition
du SBI.
Dans ses conclusions concernant la
soumission des deuxièmes et, le cas échéant, des troisièmes
communications nationales (FCCC/SBI/2003/L.30), le SBI décide
de poursuivre l'examen de ce sujet à la SBI-20.
La Décision de la CdP: Dans sa
décision concernant l'examen de la cinquième compilation-synthèse
des premières communications nationales (FCCC/SBI/2003/L.23),
la CdP conclut, entre autres: que plusieurs Parties non-visées
à l'Annexe I ont soumis des projets pour financement, que
l'amélioration et le soutien des capacités sont indispensables
à l'entretien du renforcement des capacités durant
l'élaboration des communications nationales; et que le soutien
financier et technique continue à être indispensable à
l'amélioration des capacités nationales dans les pays non-visés
à l'Annexe I, pour l'élaboration des deuxièmes et, le cas
échéant, des troisièmes communications nationales. La CdP
demande au Secrétariat d'élaborer une compilation-synthèse des
données contenues dans les premières communications nationales
soumises jusqu'au 1er avril 2005, et un document
sur les moyens éventuels susceptibles de faciliter la mise en
œuvre des projets proposés pour financement par les Parties
non-visées à l'Annexe I.
LE MECANISME DE FINANCEMENT DE LA CCCC: Le
Fonds Spécial pour la Lutte contre Changements Climatiques:
Au cours de la Plénière du SBI du mardi 2 décembre, l'UE a
déclaré que le FSCC devrait être utilisé comme catalyseur pour
la levée de ressources additionnelles en provenance de sources
bilatérales et multilatérales. La Chine a encouragé
l'établissement d'une procédure pour la reconstitution du FSCC.
La Présidente Stoycheva a établi un groupe de contact,
coprésidé par Rawleston Moore (Barbade) et Frode Neergaard (Danemark),
pour l'élaboration d'un projet de décision de la CdP.
Dans la réunion du groupe de contact,
mercredi 3 décembre, plusieurs pays ont souligné le caractère
prioritaire du financement des projets, conformément aux
décisions concernant l'adaptation et le transfert des
technologies. La Colombie, appuyée par le Pérou, a proposé une
classification des projets en catégories de petite, moyenne et
grande échelles. Le G-77/Chine a souligné l'importance du
traitement de la question des sources et des mécanismes de
financement. La Micronésie a souligné le besoin d'un accès
rapide, et l'Afrique du Sud a déclaré que la question de la
hauteur des financements nécessaires à la garantie de la
durabilité du FSCC doit être traitée.
Dans le groupe de contact réuni le jeudi 4
décembre, les Coprésidents ont présenté le projet de décision
de la CdP. Le Nigeria, au nom du G-77/Chine, a signalé que la
décision ne pouvait pas servir de plate-forme pour la
négociation, arguant qu'elle ne contient pas suffisamment
d'orientations sur les procédures opérationnelles. L'UE, le
Canada et la Norvège ont déclaré que le projet de décision
constitue une bonne plate-forme pour les négociations.
Le vendredi 5 décembre, le groupe de
contact a entrepris une lecture, paragraphe par paragraphe, du
texte. Le G-77/Chine a déclaré que le financement du FSCC
devrait provenir de fonds nouveaux et supplémentaires, et que
la hauteur du financement du FSCC devrait correspondre à celle
que le FEM réserve au domaine focal des changements
climatiques. Le G-77/Chine, contré par l'UE et la Norvège, a
souligné le besoin d'un libellé appelant à des niveaux de
financements adéquats et prévisibles. Au sujet de l'inclusion
dans la décision 7/CP.7 (financements relevant de la CCCC), en
particulier, d'un certain nombre d'activités, en particulier,
celles ayant rapport avec la diversification économique, l'UE,
avec la Norvège, contrée par le G-77/Chine, appelé à la
suppression de la référence.
Dans la réunion du groupe de contact du
samedi 6 décembre, les Coprésidents ont présenté le projet de
décision révisé de la CdP. Le G-77/Chine a fait part de ses
réserves concernant le fait que le projet de décision n'ait
pas englobé des éléments concernant la prévisibilité et le
caractère nouveau et supplémentaire des fonds, et que les
références au transfert des technologies ayant rapport avec
l'adaptation, s'y trouvent exclues. Les Coprésidents ont
suspendu le groupe de travail pour permettre la tenue de
consultations informelles.
Dans le groupe de contact réuni lundi 9
décembre, la discussion s'est focalisée sur les paragraphes
opérationnels traitant des principes régissant le FSCC et de
la définition des projets d'adaptation. S'opposant à la
proposition de l'UE d'inclure des références aux Objectifs de
développement du millénaire (ODM), le G-77/Chine a insisté que
de telles références ne doivent être examinées que dans le
texte de préambule. Les délégués ne sont pas parvenus à
s'accorder sur la proposition canadienne d'utiliser les
communications nationales des Parties non-visées dans l'Annexe
I comme plate-forme, pour la détermination des priorités dans
le domaine des mesures d'adaptation et celui du transfert des
technologies.
Dans le groupe de contact réuni mercredi 10
décembre, le Coprésident Moore a présenté la seconde révision
de texte du projet de décision de la CdP élaboré par les
Coprésidents, signalant qu'il s'agit là d'un texte "à prendre
où à laisser". L'UE, le Canada et le Japon, contrés par le
G-77/Chine, ont indiqué qu'ils pouvaient accepter le texte des
Coprésidents. Le G-77/Chine a proposé un texte de remplacement,
concernant le classement prioritaire et le financement des
activités de diversification économique. Au terme de nouvelles
consultations informelles, le Coprésident Moore a indiqué que
le projet de décision de la CdP sera transmis au SBI avec ses
libellés crochetés. Au cours du la Plénière du SBI du mercredi
10 décembre, le SBI a décidé de transmettre le projet de
décision au Président de la CdP pour poursuite d'action. Le
G-77/Chine, l'Argentine, la Chine et l'Arabie Saoudite ont
fait part de leurs réserves concernant l'absence de progrès
sur cette question et ont signalé que les pays industrialisés
ne sont pas en train d'honorer les obligations auxquelles ils
ont souscrit à la CdP-7.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/CP/2003/L.8), la CdP note que le FSCC soutient
la mise en œuvre de la CCCC, contribue à la concrétisation des
objectifs du SMDD et des ODM, et contribue à l'intégration des
considérations ayant trait aux changements climatiques dans
les activités de développement. La CdP décide d'apporter son
appui à la mise en œuvre des activités d'adaptation, en tenant
compte des communications nationales ou les PANA, et des
diverses données pertinentes fournies par la Partie candidate.
Au sujet de l'utilisation des ressources du FSCC, la CdP
décide que ces ressources seront utilisées pour le financer
les activités du transfert des technologies, des programmes et
des mesures qui sont complémentaires à celles qui sont
actuellement financées par le FEM dans les domaines
prioritaires suivants: la mise en application des résultats
des évaluations des besoins en matière de technologies;
l'information concernant les technologies; le renforcement des
capacités pour le transfert des technologies; et de
l'instauration d'environnements favorables. La CdP décide
également que les activités de diversification économique
doivent être financées, et invite les Parties à soumettre au
Secrétariat, d'ici le 15 septembre 2004, leurs vues concernant
les activités, les mesures et les programmes appliqués dans
ces domaines, pour poursuite d'examen par la SBI-21 et la
CdP-10.
Le Rapport du FEM à l'adresse de la CdP:
Ce sujet a été traité par le SBI, le mardi 2 décembre,
puis dans des consultations informelles conduites par la
Présidente du SBI, Stoycheva. Le mardi 2 décembre toujours, le
FEM a mis en exergue ses initiatives dans le domaine de la
lutte contre les changements climatiques. La Tanzanie, au nom
des PMA, a souligné la nécessité de procédures d'approbation
rapides pour les PANA. La Chine et le Brésil ont encouragé
l'accélération du financement des deuxièmes communications
nationales, et l'Algérie a fait part de ses réserves
concernant l'absence de progrès et de financements. Le
mercredi 10 décembre, le SBI a décidé de transmettre le projet
de décision à la CdP, qui l'a adopté le vendredi 12 décembre.
La CdP a également pris note du Rapport du FEM (FCCC/CP/2003/3).
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBI/2003/L.27), la CdP décide de demander au
FEM de présenter à la CdP-10, un rapport sur la mise en œuvre
de l'approche stratégique adoptée dans l'impulsion du
renforcement des capacités, et sur le cadre mis en place pour
la prise de mesures significatives et efficaces, visant à
impulser l'application de l'Article 4.5 (mise au point et
transfert des technologies) de la CCCC.
Directives additionnelles à l'adresse du
FEM: Ce sujet a été traité au cours de la Plénière du SBI,
du mardi 2 décembre. La Présidente Stoycheva a demandé à
Andrea Albán (Colombie) de mener des consultations informelles
avec les présidents des groupes de contact pertinents, et
d'élaborer un projet de décision omnibus de la CdP. Le
mercredi 10 décembre, le SBI a décidé de transmettre la
décision à la CdP, qui l'a adoptée le vendredi 12 décembre.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBI/2003/L.28), la CdP demande au FEM d'assurer
le suivi de la performance du "projet global" pour le soutien
de l'élaboration des communications nationales, et de fournir,
en temps opportun, les financements nécessaires à
l'élaboration des communications nationales des Parties non-visées
à l'Annexe I qui ne sont pas couvertes par le "projet global."
Au sujet du renforcement des capacités, la CdP décide de
demander au FEM d'apporter son soutien à la mise en place des
cadres nécessaires au renforcement des capacités, annexés à la
décision 2/CP.7 (renforcement des capacités dans les pays en
développement) et la décision 3/CP.7 (renforcement des
capacités dans les pays en transition économique (PTE)). Au
sujet des questions ayant trait au transfert des technologies,
la CdP décide de demander au FEM de poursuivre son soutien aux
activités d'habilitation ayant trait aux besoins en matière de
technologie. Elle demande également au FEM de poursuivre son
soutien en faveur de l'éducation, de la formation et de la
conscientisation, et de rendre opérationnelle, dans les
meilleurs délais possibles, la nouvelle priorité stratégique
accordé à l'adaptation, dans le domaine focal des changements
climatiques.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le mardi
2 décembre, plusieurs Parties ont souligné la nécessité de
documenter les meilleures pratiques et les leçons apprises. La
Présidente Stoycheva a indiqué qu'un groupe de contact,
présidé par Dechen Tsering (Bhutan), élaborera un projet de
décision de la CdP.
Le mercredi 3 décembre, le groupe de
contact a procédé à l'examen des actions et mesures devant
être entreprises pour l'achèvement de l'évaluation exhaustive
de la mise en œuvre du cadre nécessaire au renforcement des
capacités dans les pays en développement. Les Parties ont
débattu de la demande adressée au Secrétariat de produire un
papier technique portant sur les leçons apprises. Le
G-77/Chine, appuyé par l'UE, a souligné l'importance de
l'examen, par le Secrétariat, des lacunes et des imperfections
constatées dans la mise en place du cadre. La Présidente
Tsering a indiqué que des consultations informelles seront
menées pour l'élaboration d'un projet de décision de la CdP.
Le vendredi 5 décembre, le groupe de
contact a débattu du projet de décision de la CdP. Les Parties
ont décidé que les soumissions requises des Parties seront
intégrées dans le texte portant sur l'efficacité du
renforcement des capacités dans les pays en développement, qui
sera élaboré par le Secrétariat, d'ici la SBI-20. Au sujet des
directives à l'adresse du FEM, la Croatie a proposé que
l'approche du FEM dans l'impulsion du renforcement des
capacités soit axée sur la réponse devant être apportée au
cadre nécessaire au renforcement des capacités dans les PTE.
Les Parties ont décidé de transmettre le texte crocheté
portant sur les directives au FEM, pour poursuite d'examen
dans le cadre du point pertinent de l'ordre du jour.
Samedi 6 décembre, le groupe de contact a
considéré le projet de décision révisé de la CdP, élaboré par
le Président. Les délégués n'ont pas été en mesure de
s'accorder sur la question de savoir si, oui ou non, un
atelier devait être tenu pour faciliter les échanges de vues
et d'expériences concernant la mise en application de la
décision 2/CP.7. La Présidente Tsering a indiqué qu'elle
mènera des consultations informelles avec les Parties.
Le mardi 9 décembre, la Présidente Tsering
a présenté le rapport des travaux du groupe de contact et le
SBI a décidé de transmettre le projet de décision à la CdP,
qui l'a adopté le vendredi 12 décembre.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBI/2003/L.19), la CdP décide: de compléter la
première évaluation exhaustive de la mise en œuvre du cadre du
renforcement des capacités dans les pays en développement,
d'ici la CdP-10; de mener, à partir de là, de nouvelles études
exhaustives, une fois tous les cinq ans; de demander au
Secrétariat d'élaborer un papier technique sur la portée et
l'efficacité des activités de renforcement des capacités dans
les pays en développement, pour considération à la SBI-20; et
invite les Parties à soumettre au Secrétariat, d'ici le 15
février 2004, des compléments d'information, en guise de
contribution au papier technique. La CdP encourage également
les PTE, dans l'élaboration de leurs communications nationales,
à fournir les données concernant la mise en œuvre du cadre du
renforcement des capacités dans les PTE. La CdP demande au
Secrétariat d'élaborer une compilation-synthèse sur les
activités de renforcement des capacités dans les PTE, en
s'appuyant, entre autres, sur les données fournies par le FEM,
pour examen à la SBI-20.
L'ARTICLE 6 DE LA CCCC: Au cours de la
Plénière du mardi 2 décembre, les délégués ont suggéré que les
communications nationales englobent les données concernant les
obstacles posés à la mise en application de l'Article 6 (éducation,
formation et conscientisation du public), ont souligné la
nécessité d'un travail d'adaptation conduit par le pays, et
ont appelé à la prévision d'une assistance financière et
technique. Plusieurs Parties ont souligné l'importance des
ateliers régionaux. La Présidente Stoycheva a demandé à Markus
Nauser (Suisse) de mener des consultations informelles et
d'élaborer des projets de conclusions. Au cours de la Plénière
du SBI du mardi 9 décembre, les délégués ont adopté les
conclusions. Fatou Ndeye Gaye (Gambie) a présenté un rapport
sur les consultations informelles, et le Secrétariat a précisé
la nature, le rôle et la méthode de travail du groupe de
travail consultatif temporaire chargé de la question du prompt
démarrage d'un pôle d'échange d'information sur l'Article 6.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2003/L.20), le SBI encourage: la
fourniture au Secrétariat, d'orientations concernant la mise
en œuvre du pôle d'échange d'information; la poursuite de
l'exploration des institutions susceptibles d'abriter le pôle
d'échange d'information; les travaux contribuant à la création
d'une version de petite échelle, du pôle d'échange
d'information; et l'organisation d'un atelier pré-session pour
la réception du feedback concernant le développement du pôle
d'échange d'information. Le SBI demande au Secrétariat, en
fonction de la disponibilité des ressources, d'établir un
groupe consultatif informel intérimaire pour faciliter le
prompt démarrage de la phase préparatoire du pôle d'échange
d'information.
MISE EN ŒUVRE DE L'ARTICLE 4.8 ET 4.9 DE LA
CCCC: Etat d'avancement de la mise en œuvre des activités
inscrites dans le cadre de la décision 5/CP.7: Au cours de
la réunion du SBI du jeudi 4 décembre, la Présidente Stoycheva
a indiqué que Rob Mason (Royaume-Uni) et Al Waleed Al-Malik (Emirats
Arabes Unis) coprésideront un groupe de contact chargé
d'élaborer un projet de décision de la CdP sur ce sujet.Le SBI
encourage les Parties à fournir les données concernant les six
domaines clés de l'Article 6, dans leurs communications
nationales, précisant, entre autres, que les rapports
additionnels et/ou séparés, intérimaires, sur la mise en œuvre
du Programme de travail de New Delhi concernant l'Article 6,
resteront une initiative volontaire des Parties.
Dans le groupe de contact réuni vendredi 5
décembre, le G-77/Chine a appelé à des discussions de fond sur
la mise en œuvre de la décision 5/CP.7, en vue de faire
avancer les choses, sur la base du travail déjà accompli.
Signalant que dans les termes de la CCCC, l'adaptation est une
priorité, l'AOSIS a souligné, entre autres, la nécessité d'un
renforcement des capacités, d'un traitement des problèmes
d'assurance et d'une amélioration de l'accès au financement.
L'Arabie Saoudite a souligné le besoin de prendre des mesures
immédiates, de soutenir les pays en développement dans la mise
au point technique des utilisations non consommatrices de
combustibles fossiles, et de procéder à des échanges
d'informations sur les P&M permettant de réduire les émissions
de GES, tout en minorant les effets défavorables sur les pays
en développement.
Dans le groupe de contact réuni lundi 8
décembre, les délégués ont examiné la manière de refléter le
niveau des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la
décision 5/CP.7. Contrée par le G-77/Chine, l'Australie a
suggéré de parler de progrès "significatifs" dans la mise en
œuvre de la 5/CP.7. Les Parties ont également débattu de la
manière de traiter des points de vues exprimés au sujet de
l'assurance.
Au terme de consultations informelles sur
le projet de texte des conclusions, tard dans la nuit du mardi
9 décembre, l'Arabie Saoudite, contrée par le G-77/Chine, la
Micronésie, les Etats-Unis, l'UE, la Nouvelle Zélande,
l'Australie, le Japon et le Canada, est revenue sur l'appui
apporté, auparavant, au texte appelant à la fourniture
d'informations sur les actions entreprises en vue de traiter
les effets défavorables des mesures de réponse, et a proposé
l'introduction de crochets. Après des consultations
informelles, le groupe a approuvé le projet de conclusions,
sans amendement, ainsi que l'inclusion de la proposition de
l'Arabie Saoudite, dans le projet de texte de négociation qui
doit être intégré dans l'annexe attachée au projet de
conclusions.
Le mercredi 10 décembre, le Coprésident du
groupe de contact, Mason, a présenté son rapport au SBI,
précisant que les conclusions contiennent un projet de
décision de la CdP, crocheté. Le SBI a adopté les conclusions.
Les Conclusions de SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/2003/L.26), le SBI invite les Parties et
les organisations internationales pertinentes à soumettre les
données concernant les activités actuelles et/ou planifiées
qui comportent des programmes d'appui visant à répondre aux
circonstances particulières et des besoins spécifique des pays
en développement Parties, découlant des effets défavorables
des changements climatiques, et entreprises dans le cadre de
la décision 5/CP.7. Le SBI décide également de poursuivre
l'examen de ce point de l'ordre du jour à la SBI-20, sur la
base du projet de texte contenu dans les conclusions.
Les Questions ayant trait aux PMA: La
question de l'Article 4.9 (PMA) de la CCCC a été examinée par
le SBI, le mardi 2 décembre. La’avasa Malua (Samoa), Président
du Groupe d'experts sur les PMA, a décrit le résultat des
activités du Groupe d'experts sur les PMA, notant que
plusieurs parties prenantes des PMA ont exprimé le besoin d'un
appui à long terme. Richard Muyungi (Tanzanie), Président des
PMA, a signalé que la mise en application de nombre d'éléments
du programme de travail des PMA, est encore incomplète. Le
Bangladesh, avec l'UE et le Canada, a plaidé pour une
prorogation du mandat du Groupe d'experts sur les PMA, et a
mis en relief la complémentarité entre le Fonds pour les PMA
et le FSCC. La Présidente Stoycheva a indiqué que Mamadou
Honadia (Burkina Faso) et José Romero (Suisse) modèreront des
consultations informelles sur ce sujet et qu'un projet de
décision de la CdP sera élaboré.
Au cours de la Plénière du mercredi 10
décembre, le Coprésident Romero a présenté au SBI un rapport
sur les consultations informelles, signalant qu'aucun accord
n'a pu être atteint sur les directives devant être fournies au
Fonds pour les PMA. Le SBI a décidé de transmettre à la CdP,
les projets de décisions concernant la revue des lignes
directrices régissant l'élaboration des PANA, et la
prorogation du mandat du Groupe d'experts sur les PMA. Au
sujet du projet de conclusions concernant l'état d'avancement
de la mise en œuvre de l'Article 4.9 (PMA), la Tanzanie, au
nom des PMA, a fait objection aux libellés stipulant que le
SBI a exprimé sa satisfaction quant aux progrès accomplis
jusque-là dans le programme de travail des PMA.
Après les délibérations menées en Plénière,
le SBI a décidé de transmettre le projet de conclusions
concernant l'évaluation de l'état d'avancement de la mise en
œuvre de l'Article 4.9 de la CdP, en y introduisant un
amendement précisant que les progrès accomplis dans la mise en
œuvre de l'Article 4.9 seront évalués à la CdP-10. Au sujet du
projet de conclusions du SBI énonçant que le SBI n'a pas été
en mesure de compléter ses discussions sur la question des
orientations à fournir au Fonds pour les PMA, la Tanzanie, au
nom des PMAs, a souligné l'impératif de parvenir à un accord
sur ce sujet, à la CdP-9. Le SBI a décidé de transmettre cette
question au Président Persányi, pour poursuite des
consultations.
Au terme des consultations informelles
modérées par le Président Persányi et Roger Cornforth
(Nouvelle Zélande), la CdP a adopté les conclusions concernant
l'évaluation de l'état d'avancement de la mise en œuvre de
l'Article 4.9, et la décision concernant les directives ayant
trait à l'opération du Fonds pour les PMA, le vendredi 12
décembre.
Les Conclusions de la CdP: Dans les
conclusions concernant l'évaluation de l'état d'avancement de
la mise en œuvre de l'Article 4.9 (FCCC/CP/2003/L.7), la CdP
fait état des progrès accomplis, jusque-là, dans la mise en
œuvre de l'un des éléments du programme de travail des PMA
adopté par la décision 5/CP.7. Elle fait également état des
réponses apportées par les Parties visées à l'Annexe II,
concernant la fourniture de ressources au Fonds pour les PMA,
pour la couverture de l'élaboration des PANA, ainsi que du
soutien et des orientations fournies par le Groupe d'experts
sur les PMA. La CdP souligne la nécessité d'entamer les
travaux sur le reste des éléments du programme de travail des
PMA, et note qu'elle procédera à l'évaluation de l'état
d'avancement de la mise en œuvre de l'Article 4.9 à la CdP-10,
en vue d'envisager l'action à venir.
La Décision de la CdP: Dans sa
décision (FCCC/SBI/2003/L.29/Add.2), la CdP décide de proroger
le mandat du Groupe d'expert sur les PMA. La CdP invite les
Parties visées à l'Annexe II, à apporter leurs contributions
au financement qui soutient les activités du Groupe d'experts
sur les PMA. Elle décide enfin de procéder, à la CdP-11, à une
évaluation des progrès du groupe d'experts sur les PMA, du
besoin de sa continuation, et de son cahier des charges.
Dans la décision concernant l'évaluation
des directives encadrant l'élaboration des PANA (FCCC/SBI/2003/L.29/Add.1),
la CdP décide que, pour l'heure, la révision des directives
n'est pas nécessaire.
Dans la décision concernant les directives
devant encadrer l'opération du Fonds pour les PMA (FCCC/CP/2003/L.9),
la CdP décide d'adopter les directives destinées à l'entité
chargée de l'opération du mécanisme de financement de la CCCC,
pour l'opération du Fonds pour les PMA. La CdP demande à
l'entité à prendre en ligne de compte, dans l'élaboration des
directives opérationnelles devant encadrer le financement de
la mise en œuvre des PANA, divers éléments et, notamment:
-
le besoin de s'assurer de l'adoption
d'une approche en phase avec priorités nationales,
garantissant un bon rapport coût-efficacité et la
complémentarité avec d'autres sources de financement;
-
l'accès équitable, par les PMA, au
financements réservés à la mise en œuvre des PANA;
-
les critères exigés pour le soutien des
activités, sur la base de l'intégralité des coûts agréés, en
tenant compte de la hauteur des fonds disponibles;
-
les lignes directrices régissant le
soutien expéditif;
-
l'urgence et l'immédiateté des mesures
d'adaptation aux effets défavorables des changements
climatiques; et
-
le classement prioritaire des activités.
La CdP a également décidé de procéder à
l'évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la
décision et de considérer l'adoption de nouvelles directives à
la CdP-10.
REQUETE DU GROUPE DES PAYS D'ASIE CENTRALE
ET DU CAUCASE, DE L'ALBANIE ET DE LA MOLDAVIE, CONCERNANT LEUR
STATUT DANS LE CADRE DE LA CCCC: La requête émanant du
groupe des pays d'Asie Centrale et du Caucase, de l'Albanie et
de la Moldavie (ACCAM) concernant leur statut dans le cadre de
la CCCC, a été examinée par le SBI le mardi 2 décembre.
L'Ouzbékistan a requis une décision de la CdP autorisant
l'ACCAM à recevoir des soutiens financiers et ses experts, à
être nominés et à participer dans les groupes d'experts. La
Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle mènera des
consultations informelles sur ce sujet. Au cours de la
Plénière du SBI du mercredi 10 décembre, la Présidente du SBI,
Stoycheva, a informé qu'aucun accord n'a été atteint sur le
sujet. Au cours de la Plénière de la CdP, vendredi 12 décembre,
le Président Persányi a proposé, et la CdP a approuvé, que le
sujet soit traité par les futures sessions de la CdP.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET
FINANCIERES: La performance financière intérimaire de la
biennale 2002-2003: Ce sujet a été débattu au cours de la
Plénière du SBI du mardi 2 décembre, et dans des consultations
informelles conduites par la Présidente Stoycheva. La Suisse à
fait part de ses réserves concernant le fait que les activités
prioritaires soient hautement tributaires des contributions
volontaires, dans le budget central. Le mercredi 11 décembre,
la Plénière du SBI a décidé de transmettre la décision de la
CdP, qui l'a adoptée le vendredi 12 décembre.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBI/2003/L.16), la CdP encourage toutes les
Parties qui n'ont pas encore payé leurs contributions, de le
faire sans outre délais, et fait part de ses préoccupations
face à la tendance qui perdure des retards enregistrés dans le
paiement des contributions.
Budget programmatique de la biennale
2004-5: Au cours de la Plénière du SBI du mardi 2
décembre, le Japon a souligné son appui en faveur d'un budget
à croissance nominale nulle. L'UE a souligné l'importance de
la mise à disposition de ressources adéquates et sûres, et a
proposé que la CdP considère l'opportunité d'adopter l'Euro
comme devise des budgets futurs. La représentante des
Etats-Unis s'est opposée à l'inclusion des coûts de
l'élaboration du Protocole dans le budget central du
Secrétariat, et avec l'Australie, a appelé à des budgets
séparés pour la CCCC et le Protocole. La Présidente Stoycheva
a indiqué que John Ashe (Antigua et Barbuda) présidera un
groupe de contact sur ce sujet.
Au cours du groupe de contact du mercredi 3
décembre, le G-77/Chine a appelé à un équilibre géographique
et un équilibre hommes-femmes, au sein du Secrétariat, a
plaidé pour l'intégration des activités ayant trait au
Protocole dans le budget central du Secrétariat, et a
encouragé la fourniture davantage de ressources, pour le
soutien de la participation des pays en développement dans les
processus liés à la CCCC. Au cours du groupe de contact du
jeudi 4 décembre, la Nouvelle Zélande, le G-77/Chine et
l'Ouganda, ont plaidé pour une augmentation budgétaire de 9%.
Au cours du groupe de contact du samedi 6 décembre, l'UE et la
Nouvelle Zélande ont déclaré que les activités d'élaboration
du Protocole devraient rester dans le budget central. Le
Président Ashe a indiqué qu'il élaborera des échelles et des
budgets séparés pour le Protocole et la CCCC. Le lundi 8
décembre, le Président Ashe a fait circuler un projet de
décision révisé de la CdP, qui a été approuvé par les Parties.
Au cours de la Plénière du SBI du mercredi
10 décembre, le SBI a décidé de transmettre le projet de
décision à la CdP, moyennant un amendement mineur. Le SBI a
également pris note des réserves exprimées par l'Argentine sur
les échelles d'évaluation.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/CP/2003/L.4), la CdP approuve un budget
programmatique à hauteur de 34.807.326 dollars, et adopte
l'échelle indicative des contributions au budget
programmatique, pour 2004 et 2005, et l'échelle indicative des
contributions, déterminant les contributions devant être
versées par les Parties, au Protocole, au titre de 2005. La
CdP note également: que le budget programmatique contient des
éléments ayant rapport avec la CCCC, et des éléments ayant
trait aux activités préparatoires menées dans le cadre du
Protocole; et que les éléments ayant trait au Protocole,
reflétés expressément, à la fois, dans le budget central,
l'allocation intérimaire et le Fonds fiduciaire complémentaire,
constituent une portion des besoins financiers globaux
relevant du Protocole. La CdP approuve également une
allocation intérimaire à hauteur de 5.455.793 dollars, pour la
conduite des activités inscrites dans le cadre du Protocole.
Participation des Parties ayant des
arriérés: Au cours de la Plénière du SBI, du mardi
9 décembre, l'Argentine et le Brésil ont fait objection à la
pratique du Secrétariat de retenir le soutien financier à la
participation dans les réunions de la CCCC, des Parties ayant
des arriérés. La Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle
entreprendra des consultations informelles sur ce sujet. Le
mercredi 10 décembre, la Présidente Stoycheva a présenté son
rapport concernant les consultations informelles et a proposé
que le SBI prenne note des réserves exprimées et recommande
que la pratique soit suspendue jusqu'à la CdP-10. Elle a
également suggéré que le SBI demande au Secrétariat d'examiner
les implications de cela sur les pays en développement et des
PTE et soumette un rapport à la SBI-20, sur ce sujet.
QUESTIONS DIVERSES: Proposition de la
Croatie concernant les questions de LULUCF et des
circonstances particulières de la Croatie, dans le cadre de
l'Article 4.6 de la CCCC: Ces questions ont été présentées
au SBI, le mardi 2 décembre. Après les consultations
informelles entreprises par Jim Penman (Royaume-Uni), le SBI a
adopté les conclusions et a décidé de transmettre le projet de
décision de la CdP, lequel a été adopté, vendredi 12 décembre.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions concernant les circonstances particulières de la
Croatie, dans le cadre de l'Article 4.6 (circonstances
particulières des PTE) (FCCC/SBI/2003/L.18), le SBI fait état
des données fournies par la Croatie concernant les émissions
anthropiques, par sources, et les suppressions, par les puits
de fixation, ainsi que les projections de ses émissions de gaz
à effet de serre.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/SBI/2003/L.17/Add.1), la CdP décide que, pour
la première période d'engagement, les additions et les
soustractions effectuées dans la quantité assignée à la
Croatie, en résultat de la gestion forestière et des activités
des projets qui s'y rapportent, ne doivent pas excéder 0,265
mégatonnes de carbone, par an, fois cinq.
Rapport sur l'état d'avancement de l'examen
des troisièmes communications nationales des Parties visées à
l'Annexe I: Le mardi 2 décembre, le Secrétariat a signalé
que 36 Parties visées à l'Annexe I ont soumis leurs
communications nationales.
Autres points divers: Le SBI a traité
de deux sujets sous ce point de l'ordre du jour. Le mardi 2
décembre, les Parties ont examiné une proposition avancée par
la BiéloRussie d'utiliser, dans son cas, 1990, comme année de
référence. L'UE a indiqué que seule la CdP/RdP dispose de la
prérogative de prendre une décision sur cette question. La
Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle élaborera des projets
de conclusions sur ce sujet. Le mardi 9 décembre, la
Présidente Stoycheva a introduit les projets de conclusions
concernant ce sujet, lesquels projets ont été adoptés.
Les Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/2003/L.21), le SBI fait
état de la proposition soumise par la BiéloRussie d'utiliser
1990 comme son année de référence, et demande au Secrétariat
de faire circuler un rapport sur l'étude approfondie menée
autour de la première communication nationale de la
BiéloRussie, avant la SBI-20.
PROCES-VERBAL DE LA SESSION: Le mardi 9
décembre, l'Arabie Saoudite, au nom du G-77/Chine, a demandé
qu'en vertu de la Clause 10 du Règlement intérieur, l'ordre du
jour provisoire de la SBI-20 et des sessions qui suivront doit
inclure un point consacré à "l'examen continu de la fonction
et des opérations du Secrétariat," et a souhaité voir cette
proposition officiellement notée dans le procès-verbal de la
SBI-19. Le SBI a pris note de la requête.
Le mercredi 10 décembre, le Rapporteur du
SBI, Emily Ojoo-Massawa (Kenya) a présenté le procès-verbal de
la session, qui a été adopté (FCCC/SBI/2003/L.15). La
Présidente Stoycheva a clôturé la SBI-19 à 1:16 du matin, le
jeudi 11 décembre.
LA PLENIERE DE LA CdP
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Les
questions organisationnelles ont été abordées le lundi 1er
décembre. La CdP a décidé d'appliquer le projet de
Règlement intérieur, à l'exception de la Clause 42 (vote). Le
Président Persányi a indiqué qu'il mènera des consultations
avec les Parties et qu'il présentera à la CdP-10, le rapport
concernant l'adoption du Règlement intérieur, dans son
intégralité.
Le Président Persányi a présenté l'ordre du
jour pour adoption (FCCC/CP/2003/1 and Add.1), notant que le
Bureau de la CdP-8 a recommandé que le sujet de la deuxième
évaluation de l'adéquation des engagements relevant de
l'Article 4.2(a) et (b) de la CCCC soit laissé en suspens.
L'Arabie Saoudite, appuyée par Oman et l'UE, et contrée par le
Canada, a demandé l'exclusion de la proposition canadienne
concernant les modalités devant encadrer la comptabilisation
des quantités assignées, dans le domaine des exports d'énergie
propre.
Les Parties ont adopté l'ordre du jour,
avec les points consacrés à la deuxième évaluation de
l'adéquation des engagements, à la proposition avancée par le
Canada au sujet des exportations d'énergie propre, et aux
questions ayant trait à l'Article 2.3 du Protocole, laissées
en suspens. Le Président Persányi a accepté de mener des
consultations avec les Parties, sur ces points.
Election des membres du Bureau, autres que
le Président: Le vendredi 12 décembre, le Président
Persányi a annoncé que les Vice-présidents ci-après ont été
élus: Mamdou Honadia (Burkina Faso); José Ovalle (Chili); Outi
Berghäll (Finlande); Helen Plume (Nouvelle Zélande); Jawed Ali
Khan (Pakistan); Enele Sopoaga (Tuvalu); et Ahmed Saeed Majid
(Emirats Arabes Unis). Il a signalé que Jeffery Spooner (Jamaïque)
a été élu Rapporteur de la CdP et Abdullaltif Benrageb (Libye),
Président du SBSTA.
Date ET LIEU DE LA CdP-10: Mercredi 10
décembre, l'Argentine a offert d'accueillir la CdP-10 à Buenos
Aires. Au cours du Segment de haut niveau, jeudi 11 décembre,
le Président Persányi a fait état de l'offre de l'Argentine et
a signalé que de nombreuses Parties ont proposé de modifier la
date de la CdP-10. Il a demandé aux Parties de mener des
consultations sur ce sujet. Le vendredi 12 décembre, le
Président Persányi a annoncé que la CdP-10 se tiendra en
Argentine, du 29 novembre au 10 décembre 2004.
EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES
ENGAGEMENTS ET AUTRES PROVISIONS DE LA CCCC: Le jeudi 4
décembre, les délégués ont présenté leurs vues sur ce point de
l'ordre du jour, avec la Fédération de Russie, la BiéloRussie
et la Slovénie indiquant que les baisses d'émissions
enregistrées chez eux sont dues au découplage du PIB et des
émissions, et non à un déclin de l'économie. Le G-77/Chine a
fait part de ses réserves concernant l'augmentation
enregistrée dans les émissions des pays visés à l'Annexe I et
a appelé à un engagement politique. L'Argentine, contrée par
les Etats-Unis, a remis en question le caractère approprié de
la mesure de l'intensité des émissions. L'AOSIS, avec le
Bangladesh, a déclaré que l'insuffisance des mesures
d'atténuation a abouti au besoin d'accroître les mesures
d'adaptation. L'Islande a appelé à l'application et le
transfert des technologies disponibles, et l'Afrique du Sud a
appelé à un leadership démontrable par les Parties visées à
l'Annexe I. Le Président Persányi a indiqué que José Ovalle
(Chili) et Michael Zammit-Cutajar (Malte) coprésideront un
groupe de contact sur ce sujet.
Au cours de la Plénière de la CdP, vendredi
12 décembre, le Coprésident Ovalle a présenté un rapport sur
les travaux du groupe de contact, et la CdP a adopté la
décision. L'Argentine a souligné que les futures discussions
autour de ce sujet devraient inclure la nécessité d'avoir des
méthodologies comparables pour la mesure des projections en
matière d'émission de GES, et l'Arabie Saoudite a indiqué que
les effets des P&M des pays visés à l'Annexe I, sur les pays
en développement dépendant des exportations de combustibles
fossiles, doivent également être traités.Le vendredi 5
décembre, le groupe de contact a débattu du projet de décision
de la CdP. L'Argentine a fait état d'omissions, concernant
l'étendue des retards enregistrés dans les soumissions de
documents, les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des
P&Ms, et l'augmentation des niveaux d'émissions. Le délégué
des Etats-Unis a déclaré que les références aux engagements
pris dans le cadre du Protocole pourraient s'avérer
prématurées, a remis en question l'interprétation de l'Article
4.2 (a) et (b) (concrétisation des engagements par les pays
industrialisés-Parties) et a fait objection à la focalisation
sur l'aviation internationale. Contré par l'UE, le G-77/ Chine
a suggéré de supprimer la référence à l'Article 4.2, partout
dans le projet de décision, arguant qu'elle émet un jugement.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/2003/CP/L.3), la CdP note: que les émissions
globales de GES des Parties visées à l'Annexe I, en 2000,
étaient inférieures à leurs niveaux de 1990, et que cela est
largement dû aux baisses d'émissions enregistrées dans les PTE;
que les émissions des secteurs de l'énergie et du transport
sont augmenté en 2000, par rapport à leurs niveaux de 1990; et
que les émissions provenant du secteur de l'aviation civile
internationale se sont accrues de plus de 40% au cours de la
période 1990-2000. La CdP indique que l'entreprise de
nouvelles actions par les Parties visées à l'Annexe I, est
nécessaire pour la mise en œuvre des P&Ms susceptibles de
contribuer à la modification des tendances à long terme, des
émissions anthropiques, et encourage ces Parties à intensifier
leurs efforts, à cet effet. La CdP exhorte les Parties visées
à l'Annexe I qui n'ont pas encore soumis leurs communications
nationales ou leurs inventaires annuels de GES, à en faire un
devoir prioritaire.
En outre, la CdP souligne la nécessité pour
les Parties incluses dans l'Annexe II de la CCCC, de fournir
des renseignements détaillés sur l'aide qu'elles ont apportée
aux pays en développement-Parties qui sont particulièrement
vulnérables aux effets défavorables des changements
climatiques, pour leur permettre de couvrir les coûts de
l'adaptation à ces effets défavorables. Elle encourage le
SBSTA à considérer les voies et moyens d'améliorer la
transparence des projections de GES, en temps opportun pour
contribuer aux préparatifs des quatrièmes communications
nationales.
AUTRES POINTS TRANSMIS A LA CDP PAR LES
ORGANES SUBSIDIAIRES: Plusieurs décisions transmises par
la SBSTA-18 ont été adoptées par la CdP-9, (contenues dans le
document FCCC/SBSTA/2003/10/Add.1-2). S'agissant des questions
ayant trait aux Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des données) et 8 (évaluation des données) du
Protocole, la CdP a adopté la décision concernant la mise en
application de l'Article 8, qui renferme un projet de décision
de la CdP/ RdP portant sur le même sujet, et la décision
concernant la fourniture de directives techniques utiles aux
méthodes d'ajustements relevant de l'Article 5.2 (ajustements)
du Protocole, qui renferme un projet de décision de la CdP/RdP.
Au sujet des questions ayant trait à l'établissement des
rapports et à l'évaluation des inventaires des Parties visées
à l'Annexe I, la CdP a adopté la décision concernant les
questions ayant trait à l'évaluation technique des inventaires
de GES des Parties visées à l'Annexe I. Au sujet de la
recherche et de l'observation systématique, la CdP a adopté la
décision concernant sur les systèmes mondiaux d'observation du
climat.
NDLR: Pour les détails
concernant ces décisions, prière se référer au Vol. 12 No. 219
du Earth Negotiations Bulletin (html,
pdf,
text).
DEUXIEME EVALUATION DE L'ADEQUATION DE
L'ARTICLE 4.2(a) ET (b) DE LA CCCC: Le lundi 1er
décembre, le Président Persányi a informé que le point de
l'ordre du jour consacré à la deuxième évaluation de
l'adéquation de l'Article 4.2(a) et (b) de la CCCC (concrétisation
des engagements des pays industrialisés-Parties) a été laissé
en suspens, indiquant qu'il mènera des consultations
informelles avec les Parties, sur ce sujet. Le vendredi 12
décembre, il a rapporté qu'aucun accord n'a pu être réalisé,
et a indiqué que ce point sera renvoyé à la CdP-10.
RAPPORT DU COMITE EXECUTIVE DU MDP: Le
jeudi 4 décembre, le Japon et l'UE a appelé à l'accélération
de l'enregistrement des projets. Le Réseau 'Climate Action' a
encouragé l'observation de l'équité dans la répartition des
projets inscrits dans le cadre du MDP, et dans la désignation
des entités opérationnelles et des experts. Le Président
Persányi a indiqué que Enele Sopoaga (Tuvalu) conduira des
consultations informelles sur ce sujet.
Le vendredi 12 décembre, Enele Sopoaga a
présenté un rapport sur les consultations informelles, et le
Secrétariat a informé les délégués que les membres ci-après
ont été élus au BE du MDP: Marina Shvangiradze (Géorgie),
Georg Børsting (Norvège), Richard Muyungi (Tanzanie), John
Ashe (Antigua et Barbuda) et José Miguez (Brésil). La CdP a
également adopté une décision concernant les directives devant
être fournies au BE.
La Décision de la CdP: Dans la
décision (FCCC/CP/2003/L.2), la CdP décide qu'un projet du MDP
commençant entre la date de l'adoption de la décision 17/CP.7
(modalités et procédures encadrant le MDP) et la date
d'enregistrement du première activité inscrite dans son cadre,
peut utiliser la période de crédit commençant avant la date de
l'enregistrement, si l'activité a été soumise à
l'enregistrement avant le 31 décembre 2005. La CdP décide
également: de demander aux Parties de promouvoir le
renforcement des capacités, en vue d'obtenir davantage de
demandes d'accréditation en tant qu'entités opérationnelles
désignées, des entités localisées dans les pays non-visés à
l'Annexe I; d'encourager le BE à intensifier le travail sur
les méthodologies; et d'inviter les Parties à verser,
d'urgence, des contributions au Fonds Fiduciaires
complémentaire de la CCCC.
POINTS DIVERS: Le jeudi 4 décembre, la
Suisse, intervenant au nom des Parties signataires de la
Déclaration Politique de Bonn, de 2001, concernant le
Financement des Pays en Développement (le Canada, l'UE,
l'Islande, la Nouvelle Zélande, la Norvège et la Suisse), a
réaffirmé l'engagement politique pris au cours de la deuxième
partie de la CdP-6, de fournir 410 millions de dollars aux
pays en développement, sur une base annuelle, à partir de
2005. Le délégué a informé que des démarches sont en cours,
vers la concrétisation de cet engagement.
LE SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Le segment de haut niveau a eu lieu le
mercredi 10 et le jeudi 11 décembre. Le 10 décembre, les
Parties ont entendu des déclarations, le matin, et ont engagé
les débats de la première table ronde, l'après-midi. Le 11
décembre, les Parties ont tenu les deux dernières tables
rondes.
Ouvrant la réunion de haut niveau, le
Président Persányi a fait l'éloge de l'engagement dont les
délégués ont fait montre en matière d'action et de leadership.
Il a indiqué que la CCCC et son Protocole sont les seules
options viables offertes pour la prévention des interférences
avec le climat de la planète. Parlant au nom du Premier
ministre italien, Silvio Berlusconi, Altero Matteoli, ministre
italien de l'environnement et de l'aménagement des territoires,
a déclaré que le projet de traité établissant une constitution
européenne prévoit pour les Etats membres de l'UE d'honorer
leurs obligations dans le domaine de la réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Parlant au nom du
Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, José Antonio Ocampo,
Sous-secrétaire général de l'ONU, chargé des affaires
économiques et sociales, a encouragé les Parties visées à
l'Annexe I qui n'ont pas encore ratifié le Protocole, à le
faire dans les meilleurs délais possibles, et a souligné
l'importance des ODM. Joke Waller-Hunter, Secrétaire exécutif
de la CCCC, a déclaré que la CdP-9 a démontré qu'en présence
d'un engagement et d'une volonté politiques, il sera possible
d'établir des cadres d'action institutionnels rationnels.
LES TABLES RONDES: Trois tables rondes
de haut niveau ont été tenues les 10 et 11 décembre sur les
thèmes suivants "changements climatiques, adaptation,
atténuation et développement durable," "les technologies, y
compris l'utilisation technologique et la mise au point et le
transfert des technologies," et "l'évaluation des progrès
accomplis aux niveaux national, régional et international." Le
Président Persányi a élaboré un Résumé du Président des
discussions de table ronde (FCCC/CP/2003/CRP.1).
Table Ronde I – "Changements
climatiques, adaptation, atténuation et développement durable": Cette
table ronde a été coprésidée par Yuriko Koike, Ministre nippon
de l'environnement, et Tadashi Lometo, Ministre de la santé et
de l'environnement, des Iles Marshall. Le Coprésident Koike a
souligné la nécessité d'analyser les progrès accomplis et de
déterminer la suite des actions. Le Coprésident Lometo a mis
en exergue la vulnérabilité des PEID. Au cours de la première
partie de la table ronde, les Parties ont débattu de
l'éradication de la pauvreté, de la croissance économique et
de la sécurité alimentaire. Plusieurs Parties ont appelé à
l'entrée en vigueur du Protocole et à un soutien financier
suffisant en faveur des pays en développement, pour répondre
aux changements climatiques. Le Maroc, au nom du G-77/Chine, a
déclaré que les mesures d'adaptation et d'atténuation seront
vouées à l'échec si les pays industrialisés venaient à ignorer
les préoccupations et la situation des pays vulnérables. Le
Bénin a souligné l'importance de l'intégration de la réduction
de la pauvreté et des mesures d'adaptation.
Au sujet de la question de la réduction des
émissions de gaz à effet de serre, l'Italie, au nom de l'UE, a
déclaré que les pays industrialisés doivent fournir un effort
plus important et que les pays en développement doivent
prendre des mesures à cette fin. La Nouvelle Zélande a mis
l'accent sur la vulnérabilité des PEID et a fait état des
menaces posées aux cultures insulaires. La Slovénie, avec
d'autres pays, a déclaré qu'elle entend honorer les
engagements qui sont les leurs dans le cadre du Protocole,
dans l'absence de l'entrée en force du Protocole. Le
Mozambique, avec la Belgique, a appelé à "davantage d'action
et moins de bavardage." La Panama a déclaré que l'adaptation
doit bénéficier d'un statut similaire à celui dont bénéficie
l'atténuation, dans le cadre de la CCCC.
Au cours de la deuxième partie des débats
de la table ronde, les Parties ont traité de la vulnérabilité,
des catastrophes ayant rapport avec le climat, des effets
exercés et des mesures d'adaptation. L'Argentine a appelé à un
mécanisme de facilitation des projets d'adaptation. Samoa a
fait part de son espoir de voir le FSCC, financer les projets
d'adaptation communautaires. La Fédération de Russie a déclaré
que les incertitudes qui restent concernant le point de savoir
si les efforts fournis en matière d'atténuation seront
efficaces pour la réduction des changements climatiques et
justifient la poursuite de l'adaptation. Le Burkina Faso s'est
interrogé sur l'utilité des PANA si les mécanismes nécessaires
à leur mise en œuvre ne sont pas en place. La Chine a déclaré
que lorsque les pays industrialisés auront pris les devants,
dans le domaine de l'atténuation des émissions, les pays en
développement seront en mesure d'apporter leur contribution.
L'Autriche a affirmé que l'énergie nucléaire n'est pas une
option à retenir pour la lutte contre les changements
climatiques. Le Népal a déclaré qu'en dépit de la contribution
insignifiante de son pays aux changements climatiques, des
efforts d'atténuation des émissions y sont en cours.
Dans la troisième partie des débats de la
table ronde, les délégués ont débattu de l'adaptation et de
l'atténuation dans le développement national. La France a
souligné que ce siècle restera dans les mémoires comme étant
le siècle des affres des changements climatiques et de
l'irresponsabilité collective ou comme le siècle de la
maîtrise du climat et de la maturation de l'humanité. L'Arabie
Saoudite a déclaré que les mesures d'atténuation et
d'adaptation ne doivent pas donner lieu à de nouveaux
engagements pour les pays en développement.
Deuxième Table Ronde – "Les technologies, y compris l'utilisation technologique et la mise au point et le
transfert des technologies:" La deuxième table ronde a été
coprésidée par Paula Dobriansky, Sous-secrétaire d'Etat
américain, chargée des affaires internationales, et Mohammed
Valli Moosa, Ministre sud-africain des affaires
environnementales et du tourisme, le Coprésident Dobriansky a
soulevé des questions sur la promotion de l'accès aux
technologies, dans les pays en développement, et sur
l'implication du secteur privé dans l'avancement des
technologies propres. Le Coprésident Moosa a souligné le
besoin d'une focalisation sur les actions qui peuvent être
déjà prises. Il a proposé de dresser un inventaire des
technologies existantes.
Dans la première partie des débats de la
table-ronde, les Parties ont traité de la facilitation de
l'innovation technologique, l'élaboration et la diffusion de
l'atténuation et de l'adaptation dans le contexte du
développement durable. L'Irlande, au nom de l'UE, a souligné
l'importance du découplage de la croissance économique et des
émissions de GES, a indiqué que les sources d'énergie
renouvelables constituent une priorité, et a précisé que le
transfert des technologies peut s'effectuer dans les sens
Sud-Sud et Nord-Sud. Le Burundi a fait part de ses réserves
concernant l'accès aux données fournies par les pays
industrialisés. L'Islande a appelé à une vision, à un
leadership et au partenariat, et à l'engagement de la
communauté du commerce et de l'industrie. L'Inde a fait part
de ses réserves concernant le fait que l'unique produit
concret des appels lancés en faveur du transfert des
technologie, soit 'TT:CLEAR'. Le Rwanda a déclaré que les
donateurs doivent traiter de la nécessité de réduire la
pauvreté, dans le cadre du transfert des technologies. Les
organisations des peuples indigènes ont appelé à une
participation plus importante et à la garantie de l'impératif
d'obtenir le consentement préalable, en connaissance de cause,
des peuples indigènes, avant de passer à l'acte.
Le Suriname a souligné la nécessité de
transférer des technologies utiles au développement durable,
de renforcer les capacités et de répondre aux besoins des pays
récipiendaires. La Suède a déclaré que les décideurs
politiques devraient se focaliser sur les questions d'équité
et sur les modalités devant encadrer l'adoption des
technologies, à l'échelon local. Le Tchad a requis une liste
des technologies qui ont été transférées aux pays en
développement. L'Espagne a encouragé l'établissement de cadres
institutionnels pour faciliter l'investissement provenant du
secteur privé, dans les projets qui promeuvent le
développement durable.
Dans la deuxième partie des discussions,
les Parties ont parlé de l'aide au développement, de la
recherche, de la coopération dans la mise au point des
technologies, des partenariats, du renforcement des capacités,
du financement et de l'instauration d'environnements
favorables. Le Malawi a déclaré que les engagements doivent
être traduits en actions concrètes, notamment le transfert des
technologies et l'allègement de la pauvreté. La République de
Corée, au nom du Groupe pour l'intégrité environnementale, a
souligné l'importance des technologies financées par les fonds
publics et du soutien provenant du secteur privé. Cuba a
souligné la nécessité de prendre en considération les
contextes économique et social, au moment du transfert des
technologies. La Belgique a souligné le besoin de se focaliser
sur l'énergie propre et sur la réduction des émissions, et non
sur les solutions de fin de parcours. En réponse à la Belgique,
l'Arabie Saoudite a précisé que l'objectif de la CCCC n'est
pas de réduire la dépendance du pétrole. Le Royaume-Uni a
donné un aperçu sur ses projets de réduction d'émissions et a
souligné la nécessité de mettre au point des technologies à
faible rejet de carbone, d'utiliser sans outre délais les
technologies disponibles, et de tracer des trajectoires de
développement basées sur l'énergie propre. Le G-77/Chine a
appelé à un soutien efficace en faveur du transfert des
technologies dans les pays non-visés à l'Annexe I, et à
l'encouragement du renforcement des capacités, à l'échelon
local. L'Ukraine a déclaré que les PTE pourraient réduire
leurs émissions à travers le recours aux technologies les plus
récentes et à l'énergie renouvelable.
Dans la troisième partie de la table ronde,
les Parties ont discuté de l'implication du secteur privé, des
mécanismes du marché, et des partenariats publics-privés. La
Malaisie a noté l'importance des incitations fiscales. Les ONG
actives dans le secteur du commerce et de l'industrie ont
encouragé les gouvernements à instaurer des cadres favorables,
et ont indiqué que des investissements à caractère non
commercial, sont nécessaires pour un engagement à long terme.
Le délégué des Etats-Unis a mis en exergue les partenariats
publics-privés et a parlé des programmes nationaux axés sur la
fixation du carbone, sur l'hydrogène et sur l'énergie
nucléaire. Le Ghana a déclaré que le transfert des
technologies doit inclure le savoir-faire et le développement
des ressources humaines. Notant que le Protocole est la seule
option viable, le Japon a mis en relief l'élaboration de
règles communes applicables à tous les pays. Le Chili a
souligné le rôle joué par les conditions du marché, dans la
garantie des technologies propres. La Gambie a souligné le
besoin de technologies appropriées, du renforcement des
capacités, et d'une coopération internationale améliorée. Le
Mozambique a déclaré que les PMA disposant de secteurs privés
limités ont besoin d'un renforcement des capacités pour
pouvoir participer dans le processus du transfert des
technologies.
Troisième Table Ronde – "Evaluation des
progrès accomplis aux échelons national, régional et
international": La dernière table ronde, tenue sur le
thème de "l'évaluation des progrès réalisés aux échelons
national, régional et international, pour la concrétisation de
la promesse et de l'objectif des accords conclus dans le
domaine de la lutte contre les changement climatiques, y
compris les aspects scientifiques, informationnels, politiques
et financiers" a été coprésidée par Fernando Tudela Abad, chef
du Secrétariat mexicain chargé de l'environnement, des
ressources naturelles et des pêches, et Jürgen Trittin,
Ministre allemand de l'environnement, de la conservation de la
nature et de la sécurité nucléaire. Le Coprésident Tudela Abad
a déclaré que le MDP est confronté à des difficultés dues au
retard enregistré dans l'entrée en vigueur du Protocole, à la
limitation des marchés et au caractère "paralysant" des coûts
de transaction. Le Coprésident Trittin a indiqué que la CCCC
oblige toutes les Parties à faire face aux changements
climatiques, et s'est interrogé sur l'étendue du leadership
dont les pays industrialisés ont fait montre dans la lutte
contre les changements climatiques et dans le traitement des
effets défavorables.
Dans la première partie de la table ronde,
les Parties ont discuté des leçons apprises des mesures
appliquées aux échelons local et national. La République
tchèque a déclaré que la coopération doit être fondée sur des
règles claires. Le Yémen a fait part de ses réserves
concernant la réticence des Parties visées à l'Annexe I à
prendre les mesures nécessaires au traitement des changements
climatiques. Le délégué des Pays-Bas a déclaré que son pays
entend poursuivre la concrétisation de ses obligations
relevant du Protocole, dans l'absence d'une ratification par
la Fédération de Russie. Le Kazakhstan a annoncé qu'il est en
train de parachever ses procédures pour la ratification du
Protocole. L'Iran a mis en relief les avantages de la
diversification économique et a souligné le principe des
responsabilités communes mais différenciées, incombant aux
Parties. La Grèce a souligné l'importance des données
scientifiques pour l'élaboration de politiques rationnelles de
lutte contre les changements climatiques. Le Costa Rica a
déclaré que les générations futures jugeront la génération
présente, sur la base du point de savoir si, oui ou non, le
Protocole a été ratifié. La Turquie a annoncé son accession à
la CCCC.
Dans la troisième partie de la table ronde,
les Parties ont débattu de l'évaluation des progrès et des
mesures pratiques devant être prises dans le cadre des actions
futures, se focalisant, en particulier, sur la coopération et
les partenariats intersectoriels, aux fins de promouvoir
l'action dans le domaine de la lutte contre les changements
climatiques. Le délégué des Philippines a déclaré que le
rythme actuel des négociations est "vraiment inadéquat." La
Fédération de Russie a encouragé la mise en place de
procédures claires pour le MDP, la mise en opération de la
mise en œuvre concertée, et la simplification des procédures
existantes relevant du Protocole. Tuvalu a indiqué que les
progrès accomplis jusque-là ne reflètent pas le sérieux des
changements climatiques et a souligné qu'une action réelle est
nécessaire. Le Bhutan a fait part de ses réserves concernant
le risque de voir le Fonds pour les PMA s'avérer inaccessible
à la majeure partie des PMA. Oman et d'autres ont exhorté les
Parties visées à l'Annexe I à fournir une aide financière et
technique plus importante aux pays en développement.
L'Australie a indiqué qu'elle s'efforcera d'atteindre ses
objectifs relevant du Protocole. Kiribati a appelé à la mise
en place d'un cadre garantissant l'accès des pays vulnérables
aux financements réservés au traitement des effets
défavorables des changements climatiques. Cuba a noté
l'importance de l'accès aux technologies et à l'information.
Dans la deuxième partie de la table ronde, les Parties ont
débattu des enseignements tirés de la mise en œuvre des
mesures de lutte contre les changements climatiques, aux
échelons régional et international. La Norvège a fait observer
la reconnaissance, au sein des communautés de l'industrie et
des finances, du besoin de passer à un monde maîtrisant ses
rejets de carbone. Les Iles Maldives et l'Ile Maurice ont
appelé à un transfert de technologies permettant de répondre
aux besoins des PEID en matière d'adaptation. La Colombie a
mis en exergue le rôle des institutions régionales et le
besoin de renforcer les banques de développement régionales.
La Suède a mis l'accent sur la valeur du schéma européen du
droit d'échange d'émission. Le Bangladesh a souligné la
nécessité d'activités de renforcement des capacités, à
l'échelon régional. Le Nigeria a signalé que les négociations
autour du FSCC ont réouvert des accords conclus lors de
précédentes sessions de la CdP.
DECLARATIONS DES ORGANISATIONS
OBSERVATRICES: Les déclarations des organes et agences
spécialisées des Nations Unies: Le Directeur exécutif du
PNUE, Klaus Töpfer, a appelé à un soutien financier et
technique pour la relève de ce "défi éthique," qui affecte
surtout les pauvres dans les pays en développement. José
Antonio Ocampo, Sous-secrétaire général de l'ONU, chargé des
Affaires Economiques et Sociales, a souligné le rôle des
mécanismes de financement et du commerce dans la
diversification des économies. Len Good, Président-directeur
général du FEM, a annoncé que les projets pilotes axés sur la
planification et les mesures d'adaptation sont une nouvelle
priorité stratégique du FEM, et a appelé à des directives
claires pour la mobilisation des ressources nécessaires au
FSCC.
Le Vice-président de la Banque Mondiale,
Ian Johnson, a déclaré que de financements publics et privés
sont indispensables pour le traitement du problème des
changements climatiques. Le Président du GIEC, Rajendra
Pachauri, a exprimé l'espoir que les participants trouveront
le TRE du GIEC utile à leur travail sur la CCCC. Hama Arba
Diallo, Secrétaire exécutif de la CCD a souligné l'importance
d'une mise en œuvre efficace de la CCCC et de la CCD, à
l'échelon local, permettant d'éviter la duplication des
efforts et d'optimiser l'utilisation des ressources. Alvaro
Silva Calderon, Secrétaire exécutif de l'OPEC, a déclaré que
les préoccupations des pays de l'OPEC concernant les effets
défavorables, continuent à être traitées de manière inadéquate.
Kiyotaka Akasaka, Secrétaire général adjoint de l'OCDE, a
indiqué que l'OCDE travaille avec ses Etats membres, au
renforcement de l'utilisation des mécanismes fondés sur la loi
du marché, en vue de limiter les effets des changements
climatiques, tout en contribuant au développement économique
durable.
G.O.P. Obasi, Secrétaire général de l'OMM,
a déclaré que l'année 2003 sera la deuxième année la plus
chaude enregistrée dans les annales, et a souligné que l'OMM
continuera de mobiliser les efforts pour le renforcement des
réseaux d'observation.
Déclarations des organisations
intergouvernementales: L'Agence Internationale de
l'Energie a souligné l'importance des politiques et des
mesures d'efficience énergétique. L'Institut International de
la Réfrigération a présenté les objectifs consistant à réduire
de moitié, les émissions de fluorocarbone, d'ici 2020.
Déclarations des ONG: Le Réseau
'Climate Action' a appelé la Fédération de Russie à ratifier
le Protocole. Le 'Business Council for Sustainable Energy' a
encouragé le BE du MDP à élaborer des seuils de référence
normalisés pour les projets d'efficacité énergétique et
d'énergie renouvelable. Le sixième Forum Autochtone
International sur les Changements Climatiques a souligné
l'impératif du consentement préalable, en connaissance de
cause, et d'une participation accrue des peuples autochtones
dans les projets inscrits dans le cadre du MDP. L'organisation
'Climate Alliance' a appelé la CdP-9 à traiter de la portée,
du rôle, de la complémentarité et de la cohérence des
politiques climatiques locales, régionales et nationales.
Le Bureau du WWF pour le Pacifique-sud a
parlé des effets "dévastateurs" des changements climatiques
sur les PEID. La Chambre Internationale du Commerce a appelé à
des règles promouvant l'innovation et stimulant l'implication
du secteur des affaires. Les Unions mondiales et la
Confédération internationale des syndicats libres ont
encouragé l'intégration des considérations de l'emploi, dans
les rapports du GIEC. Le porte-parole des ONG italiennes,
opérant dans le domaine climatique, a déclaré que les
gouvernements devraient s'adosser davantage sur les
associations et les groupes locaux pour l'entreprise d'actions
concrètes. Le représentant des ONG indépendantes opérant dans
le domaine de la recherche a appelé à une collaboration
mondiale, à une volonté politique, à des manières de penser
créatrices, et à l'évitement de la rhétorique politicienne. Le
Conseil œcuménique mondial a déclaré que la dégradation
environnementale est une affaire de justice et de spiritualité,
et a souligné que la réduction d'émissions doit être un but
moral.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le vendredi 12 décembre, le Rapporteur
Gonzalo Menéndez (Panama) a introduit le rapport de la CdP-9
et la CdP l'a adopté (FCCC/CP/2003/L.1 and Add.1).
Cuba a demandé que ses réserves concernant
le refus des visas qui lui sont nécessaires pour assister aux
réunions du Conseil du FEM, en dépit de son statut de
représentant des pays des Caraïbes au sein du Conseil, soient
enregistrées dans le rapport de la CdP-9. Le G-77/Chine a lu
une déclaration encourageant le Secrétariat du FEM à prendre,
avec la Banque Mondiale, les mesures nécessaires pour que le
gouvernement hôte accorde au représentant des pays des
Caraïbes un visa pour assister aux réunions du Conseil du FEM.
Le G-77/Chine a également encouragé le Secrétariat du FEM et
d'autres organisations internationales à prendre les mesures
nécessaires et de conclure, avec les gouvernements hôtes et
les agences idoines, des arrangements garantissant la
représentation de toutes les Parties aux réunions pertinentes.
Le Président Persányi a indiqué que cette requête sera notée
dans le rapport de la CdP-9.
La Fédération de Russie a demandé à quel
moment sera entrepris le travail préparatoire nécessaire à la
facilitation de la mise en œuvre des projets relevant de
Article 6 du Protocole (mise en œuvre concertée). Le
Secrétaire exécutif a répondu que cela sera fait par le
Secrétariat en 2004-5, sous réserve de la disponibilité des
ressources extrabudgétaires qui seront activées en 2005, à
l'entrée en vigueur du Protocole.
L'Argentine a introduit une expression de
gratitude au gouvernement italien et à la population de la
ville de Milan. La CdP l'a adoptée (FCCC/CP/2003/L.6).
En conclusion, le G-77/Chine a déclaré que
les accomplissements de la CdP-9 donnent de l'espoir à
l'avenir. Le délégué a fait état des décisions concernant les
puits de fixation de carbone inscrits dans le cadre du MDP et
le FSCC, ainsi que du procès verbal du BE du MDP, comme étant
des produits importants, et a souligné la nécessité, pour les
Parties visées à l'Annexe I, de mettre en application les
engagements qui sont les leurs dans le cadre de la CCCC. Le
Japon et l'Australie, au nom du Groupe 'Umbrella', ont
également fait noter le caractère important des résultats de
la CdP-9.
Le Président Persányi a déclaré que les
résultats de la CdP ne vont pas faire la une des journaux,
mais que tout de même, une coopération est en train de se
construire et le renforcement de la CCCC est en train de se
faire, le comparant à l'édification de la cathédrale de Milan.
Remerciant les participants et le Secrétariat, il a clôturé la
CdP-9 à 18:47.
BREVE ANALYSE DE LA CDP-9
LES DEUX FACES DE LA CCCC
Deux aspects de la CCCC, deux "faces,"
étaient visibles à la CdP-9. La première face, était celle du
cours des négociations qui visaient à renforcer le traité
d'origine et à amener le Protocole de Kyoto au stade de
fructification. Bien que les négociations officielles aient, à
la CdP-9, enregistré une certaine progression incarnée,
notamment, dans l'accord conclu sur la question du recours aux
puits de fixation du carbone inscrits dans le cadre du MDP,
cette face de la réunion n'a pas permis de la percevoir comme
étant un succès éclatant. Alors que les négociations
intergouvernementales officielles semblaient assailli par
l'inertie et l'absence de leadership, les couloirs de la CdP-9
bourdonnaient d'activités, donnant à voir ce que certains
appellent la deuxième "face" de la réunion: la "face de la
concrétisation." Cet aspect de la CdP-9 s'est incarné dans les
ateliers et les divers 'side events' qui ont présenté une
vision et montré l'enthousiasme que suscite la Convention dans
les rangs des groupes constitutifs observateurs: les ONG
écologistes, les groupes du secteur du commerce et de
l'industrie, les collectivités locales, les organisations des
peuples autochtones, et les ONG indépendantes opérant dans le
domaine de la recherche (RINGO). Ce sont ces groupes
constitutifs qui continuent à prouver, qu'en dépit de la
réticence apparente de certaines Parties à réaliser des
progrès significatifs, des efforts vigoureux visant à traiter
les effets défavorables des changements climatiques sont déjà
en cours et sont en train de gagner en force. Cette analyse
présente un aperçu sur ces deux "faces" du processus de la
CCCC.
LA FACE 'NEGOCIATEURS'
LA "CDP DES FORETS": La CdP-8 a déjà
été baptisée par certains "CdP de l'adaptation" en raison des
progrès qui y ont été accomplis sur les questions ayant trait
à l'adaptation, et pour un motif similaire, les négociateurs
pourraient un jour raconter que la CdP-9 a été la "CdP des
forêts." Depuis la CdP-4 en 1998, la question des puits de
fixation du carbone, dans le cadre du MDP est en proie à des
discussions longues et compliquées et à des positions de
négociations souvent diamétralement opposées. La longue
période des consultations menées au cours des sessions et des
intersessions, qui a permis de forger de bons rapports entre
les négociateurs et donné aux Parties l'occasion de comprendre
leurs préoccupations réciproques, a donné lieu à une
atmosphère encore plus cordiale, à la CdP-9.
Pour l'essentiel, le débat pourrait être
perçu comme ayant été un échange entre des acquéreurs et des
vendeurs de crédits de fixation de carbone. Les acquéreurs,
dont l'UE, la Norvège et la Suisse, étaient surtout,
préoccupés par la qualité du produit et la recherche de
conditions garantissant la protection de leurs investissements
et le maintien de leur crédibilité auprès des ONG écologistes.
Certains d'entre eux ont insisté sur des critères rigoureux
pour les effets socioéconomiques et environnementaux, la
non-permanence et les fuites. Face à eux, les vendeurs, dont
la Bolivie, la Colombie et divers pays latino-américains,
cherchaient à obtenir des conditions de marché favorables et
permettant d'éviter des coûts de transaction "paralysants".
Ils voulaient des périodes de crédit souples, une approche
basée sur l'assurance des crédits, apportant une
valeur-ajoutée à ce qui aurait autrement semblé une simple
"location" des réductions d'émissions, et des évaluations
d'impact environnemental et social qui ne soient pas trop
strictes et trop coûteuses.
Après des années de négociations, un
compromis, sous forme de paquet, "magistralement concocté",
pour reprendre les mots d'un observateur, par les Coprésidents
Thelma Krug et Karsten Sach, a été conclu. La valeur du
compromis reste à tester, mais désormais, toutes les Parties
sont d'avis que la seule voie qui reste à suivre est celle de
l'apprentissage sur le tas.
DIRECTION PRISE PAR LES negoCiations: EN
ARRIERE, DE BIAIS OU DE L'AVANT?: Quels que soient les
résultats réalisés dans les discussions sur les puits inscrits
dans le cadre du MDP, Il y a eu, à ne point douter, une
impression que, dans nombre de sujets abordés par le SBSTA et
le SBI, on faisait du sur place dans les eaux habituelles, si
on n'était pas en train de pédaler à reculons. Cela s'applique
notamment aux négociations menées autour du Troisième Rapport
d'Evaluation du GIEC (TRE) et de la question des
communications nationales des Parties non-visées à l'Annexe I.
La limite des progrès accomplis dans les
négociations autour du TRE, devient évidente dès qu'on se
rappelle que c'est le Premier Rapport d'Evaluation (PRE) qui a
mené à la négociation de la CCCC elle-même, et que le Deuxième
Rapport d'Evaluation (DRE) a aidé à enclencher la négociation
du Protocole de Kyoto. En contraste, près de trois ans après
l'achèvement du TRE, et après deux années de négociations dans
les sessions du SBSTA et de la CdP, les délégués ont seulement
décidé de ne pas empêcher la tenue d'un débat de fond autour
du TRE, dans le cadre des nouveaux points consacrés à
l'adaptation et à l'atténuation, qui ont été introduits, à
cette fin, dans l'ordre du jour. La forte résistance du
G-77/Chine à l'adoption d'une décision de la CdP concernant le
TRE, et de fait, à la discussion d'autres sujets que celui des
procédures, témoigne clairement de la détermination du groupe
à ne pas permettre aux négociations d'approcher, même de loin,
de la question de futurs engagements pour les pays en
développement. Après tout, le nouveau point de l'ordre du jour
consacré à l'atténuation sera le principal espace dans lequel
ce sujet pourrait être traité. Avec la frustration suscitée
par le fait que les Parties visées à l'Annexe I à honorer
leurs engagements, la limite des transferts de technologies et
l'insuffisance du soutien financier, les pays en développement
ont tenu fermement à prévenir la conduite de négociations
tournées vers des activités d'atténuation incombant aux pays
non-visés à l'Annexe I, dans le futur.
Quelques observateurs ont commenté, par
ailleurs, avoir été surpris par la position prohibitive du
G-77/Chine à l'égard l'avancement de l'examen de fond du TRE
du GIEC, car les travaux s'en sont trouvés freinés non
seulement sur la question de l'atténuation, mais également sur
la question de l'adaptation, qui constitue un sujet de grande
préoccupation pour une large, même si elle n'est pas forcément
très puissante, frange du G-77/Chine. Compte tenu de ce manque
de focalisation sur les discussions de fond, il est peu
probable que le TRE, contrairement au DRE et au PRE, puisse
jouer un rôle significatif dans le tracé des futures
négociations de la CCCC. Néanmoins, la fenêtre ouvrant sur
l'examen de fond du troisième Rapport d'Evaluation du GIEC, et
possiblement de ceux qui vont suivre, est créée.
Au sujet des communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I, ce serait trop dire que de
grandes avancées ont été faites. En fait, la perception
générale semble être que les Parties ont fait un pas en
arrière, au moins dans un sens: alors qu'à la SBSTA-18, les
délégués ont décidé "d'encourager" les Parties qui n'ont pas
encore soumis leurs communications nationales, à le faire dans
les meilleurs délais possibles, une fois de plus cette fois,
le texte de compromis ne fait qu'"encourager" les Parties à le
faire dans les meilleurs délais possibles. En outre, les
longues négociations menées, à la CdP-8, autour de la révision
de texte des lignes directrices encadrant les communications
nationales, sont revenues hanter les négociateurs, au moment
où les pays en développement, réalisation que le financement
serait insuffisant pour la couverture de ce travail,
cherchaient à affaiblir les chances d'aboutir à des
engagements additionnels, en matière de rapports.
L'opposition inébranlable du G-77/Chine à
l'insertion de toute référence à la fréquence des soumissions,
a été perçue par certains comme étant une preuve de plus du
refus des pays en développement d'aller de l'avant sur autre
chose que les obligations incombant aux pays industrialisés.
S'agissant de l'incapacité des Parties de parvenir à un accord
sur la soumission des futures communications nationales: d'une
part, elle reflète ce que certains ont appelé le "créneau"
actuel du G-77/Chine, pour éviter l'assignation d'engagements
futurs pour eux; d'autre part, elle illustre l'incohérence
entre le mandat de négociation de l'UE, qui pousse à
l'élaboration d'une décision sur ce sujet, et sa détermination
à mener ce mandat jusqu'au bout. En dépit de l'accent, que
nombre d'Etats membres de l'UE placent sur l'importance de ce
sujet, il n'est pas tout à fait clair pour les observateurs,
pour quels motifs, si ce n'est en raison d'une mauvaise
communication ou à des fins obscures, ce sujet a été abandonné
par l'UE sans résistance.
Hors du carré des positions défensives et
des approches stratégiques focalisées, tenues dans les
négociations, les discussions de haut niveau, tenues entre les
ministres durant les tables rondes, y ont introduit un nouveau
rythme et l'occasion de prendre du recul pour adopter une
vision plus large du processus de la CCCC et de la
problématique des changements climatique, elle-même. Non tenus
par le dénominateur commun des positions des divers groupes et
des frontières des négociations, les ministres ont été forcés,
dans des délais limités, d'aller droit au but et de présenter
les sujets qu'ils estiment être les plus pertinents dans le
large contexte des changements climatiques. Plusieurs
questions soulevées par les ministres, comme celles du
développement durable, de l'adaptation et du transfert des
technologies n'étaient pas nouvelles, mais avaient besoin, à
l'évidence, d'un appui politique. Les déclarations présentées
par de nombreux pays sur leurs objectifs et leurs actions
futures, relevant de Kyoto, peuvent également donner une
meilleure idée sur les résultats non-négociés de la CdP, à
savoir: que les ministres et officiels de haut rang du Canada,
des Pays-Bas et de l'Australie ont confirmé leur intention de
concrétiser leurs objectifs de Kyoto, même si le Protocole
n'entrait pas en vigueur; et que l'Allemagne, le Royaume-Uni,
les Philippines et la Micronésie ont apporté leur appui à
l'action visant à maintenir l'augmentation de la température
de la planète, au-dessous de deux degrés Celsius, au cours de
ce siècle. Réveiller les ministres sur la nécessité d'engager,
d'intégrer et d'accorder une priorité à ces sujets pourrait
bien avoir été le résultat non-négocié le plus important de la
CdP.
LA FACE 'GROUPES CONSTITUTIFS'
D'abord, une large majorité des 'side
events' s'est focalisée sur les "actions futures" et une
"réflexion sur l'après première période d'engagement." Cela a
contrasté abruptement avec les négociations officielles, où la
question de la deuxième revue de l'adéquation des engagements,
a été laissé en suspens. La dernière journée de la CdP-9 a été
marquée par une discussion informelle entre des NGO
écologistes et un certain nombre de Parties visées à l'Annexe
I et de Parties non-visées à Annexe I, portant sur l'urgence
de la détermination des actions futures. Au moment où se
déroulaient les négociations officielles, la "deuxième face"
de la CCCC était également hautement visible, à la CdP-9. La
CdP de Milan a démontré que les questions de changement
climatique restent haut placées dans l'ordre du jour politique
de nombreuses ONG, de groupes professionnels et de la
communauté universitaire, quel que soit le résultat du dernier
round des négociations intergouvernementales. Pendant que les
diplomates s'efforçaient à s'accorder entre eux, souvent, sur
le plus petit dénominateur commun, plus d'une centaine de
'side events' se sont également déroulés à Milan, dont la
totalité ou presque, était axée sur le plus haut dénominateur
commun: l'élaboration des mesures concrètes nécessaires à la
réalisation de l'objectif ultime de la CCCC. Pour nombre de
participants à la CdP-9, l'attention et l'intérêt suscités
dans ces débats a éclipsé l'impasse et le refus de certaines
Parties de s'engager dans des négociations de fond sur les
progrès accomplis ou leur absence. Les 'side events' ont
souvent mis l'accent sur les diverses voies ouvertes, que les
négociateurs semblaient "avoir peur d'emprunter," – mettant de
nouveau en évidence, le caractère quelque peu contradictoire
des deux faces de la CCCC qui étaient visibles à la CdP-9.
Ensuite, au moment où les négociations
autour des communications nationales "échoppaient" constamment
sur des craintes de voir la soumission des données concernant
les inventaires et les P&M, mener à de "nouveaux
engagements," les groupes constitutifs actifs dans les 'side
events' avaient déjà jeté et solidifié les fondations d'un
partage fructueux des expériences vécues, des capacités mises
à contribution et des leçons apprises, mettant en évidence, la
valeur et la contribution apportée par ces informations, aux
débats sur l'intégration de la lutte contre les changements
climatiques, de l'adaptation, de l'action locale et des
projets innovants. La CdP-9 a également été marquée par la
reconnaissance officielle des ONG constituant le groupe RINGO,
créé à la CdP-8, qui a pris sa place à côté des autres groupes
d'observateurs reconnus. RINGO constitue un nouvel ensemble
important d'organisations engagées dans la recherche et
l'analyse indépendantes, et tout donne à penser que
l'intégration de ces dernières ne manquera pas de renforcer
l'élément recherche dans le processus climatique.
L'UNIQUE SPECTACLE EN VILLE
La CdP-9 a eu un départ caillouteux, mais
s'est achevée sur une note positive. Qualifiant le Protocole
de "carcan de régulations infinies et peu réalistes," la
Sous-secrétaire d'Etat américaine chargée des affaires
internationales, Paula Dobriansky, a écrit dans une grande
publication financière, que "l'unique option acceptable et
efficace du point de vue coût," offerte pour la réduction des
émissions de GES est la voie choisie par les Etats-Unis. Ce
point de vue a été fortement défendu (de manière peu
convaincante, selon la plupart des observateurs), par la
délégation américaine forte de 60 membres, à Milan. Quelques
jours plus tard, un conseiller auprès de la présidence russe,
"réfléchissant à haute voix" a annoncé qu'une ratification
russe est improbable. Néanmoins, ces déclarations n'ont pas
empêché les Parties de maintenir le processus sur ses rails.
En fait, le message le plus important émanant du segment de
haut niveau est que le Protocole est "l'unique spectacle en
ville."
La CdP-9 a mis en évidence, non seulement
la démarcation existant entre les pays industrialisés et les
pays en développement, mais également, le fossé existant, en
matière de leadership et d'initiative, entre les négociateurs
et les groupes constitutifs. La résolution des divergences à
travers une lecture paragraphe par paragraphe reste une
entreprise compliquée, mais le nombre important de 'side
events' est venu signaler l'amorce d'une évolution positive
pour les futures sessions de la CdP. Dans ce sens, le résultat
majeur de la CdP-9 est l'accent renouvelé sur le rôle des
groupes constitutifs de la CCCC, en leur qualité de composante
importante du processus de la mise en place d'un régime
mondial équitable, dans le domaine de la lutte contre les
changements climatiques, un point mis en lumière par leurs
demandes formulées en faveur d'une action forte, par leur
leadership dévoué, par leurs échanges d'informations et par
leur réflexion tournée vers l'avenir.
A SUIVRE D'ICI LA CDP-10
REUNION PREPARATOIRE INTERREGIONALE POUR LA
REVUE DE LA MISE EN APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION DE LA
BARBADE: La réunion préparatoire interrégionale pour
l'évaluation du Programme d'Action de la Barbade se déroulera
à Nassau, aux Bahamas, du 26 au 30 janvier 2004. Pour de plus
amples renseignements, contacter: Diane Quarless, UN SIDS
Unit; tel: +1-212-963-4135 fax: +1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
QUATRIEME SOMMET DE DELHI SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE 2004: Organisé par l'Energy and
Resources Institute (TERI), ce Sommet aura lieu du 4 au 7
février 2004, à Nouvelle Delhi, en Inde. Pour les détails,
contacter: Summit Secretariat, TERI; tel: +91-11-2468-2138;
fax: +91-11-2468-2144; e-mail:
dsds@teri.res.in;
Internet:
http://www.teriin.org/dsds.
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CDB ET PREMIERE REUNION DES PARTIES DU PROTOCOLE
DE BIO-SECURITE: La CdP-7 de la CDB se tiendra du 9 au 20
février 2004, à Kuala Lumpur, en Malaisie. Elle sera suivie de
la Réunion des Parties du Protocole de Carthagène sur la Bio-sécurité,
prévue du 23 au 27 février 2004. Pour plus d'informations,
contacter: CBD Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org.
QUATRIEME FORUM MONDIAL SUR L'ENERGIE
DURABLE: Cette réunion sera tenue du 18 au 20 février
2004, à Vienne, en Autriche. Pour davantage de renseignements,
contacter: Irene Freudenschuss-Reichl; tel: +1-212-963-6890;
fax: +1-212-963-7904; e-mail:
freudenschuss-reichl@un.org; Internet:
http://www.gfse.at.
DEUXIEME CONFERENCE ANNUELLE INTERNATIONALE
DE L'EMA SUR LES GAZ A EFFET DE SERRE: Cette conférence se
tiendra du 21 au 24 mars 2004, à Bruxelles, en Belgique. Pour
plus d'information, contacter: EMA Head Office; tel:
+1-414-276-3819; fax: +1-414-276-3349; e-mail:
info@emissions.org;
Internet:
http://www.emissions.org/conferences/brussels04.
REUNION EXTRAORDINAIRE DES PARTIES DU
PROTOCOLE DE MONTREAL: Cette réunion est prévue du 24 au
26 mars 2004, à Montréal, au Canada. Pour plus de
renseignement, contacter: Ozone Secretariat; tel:
+254-2-62-3850; fax: +254-2-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org;
Internet:
http://www.unep.org/ozone.
QUINZIEME FORUM ANNUEL SUR LES TECHNOLOGIES
TERRESTRES: Ce forum se réunira du 13 au 15 avril 2004, à
Washington DC, aux Etats-Unis. Pour plus d'information,
contacter: Conference Secretariat; tel: +1-703-807-4052; fax:
+1-703-528-1734; e-mail:
earthforum@alcalde-fay.com; Internet:
http://www.earthforum.com.
LA CDD AGISSANT EN TANT QUE PREPCOM DE LA
REUNION INTERNATIONALE POUR LA REVUE DE LA MISE EN APPLICATION
DU PROGRAMME D'ACTION DE LA BARBADE POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE DES PEID: Cette réunion aura lieu du 14 au 16
avril 2004, à New York. Pour les détails, contacter: Diane
Quarless, UN SIDS Unit; tel: +1-212-963-4135; fax:
+1-917-367-3391; e-mail:
mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
DOUZIEME SESSION DE LA COMMISSION DU
DEVELOPPEMENT DURABLE (CDD-12): La CDD-12 est prévue du 19
au 30 avril 2003, à New York, aux Etats-Unis. Pour plus
d'informations, contacter: UN Division for Sustainable
Development; tel: +1-212-963-2803; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/csd12.htm.
VINGT-NEUVIEME CONFERENCE TECHNIQUE
INTERNATIONALE SUR L'EMPLOI DU CHARBON ET LES SYSTEMES
COMBUSTIBLES: Cette réunion se déroulera du 18 au 22 avril
2004, à Clearwater, en Floride, aux Etats-Unis. Pour d'autres
renseignements, contacter: Barbara Sakkestad, Coal Technology
Association; tel: +1-301-294-6080; fax: +1-301-294-7480;
Internet:
http://www.coaltechnologies.com/conferences.html.
PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE DE L'UNION
EUROPEENNE DES GEO-SCIENCES: Cette réunion est prévue du
25 au 30 avril 2004, à Nice, en France. Pour de plus amples
informations, contacter: EGU Office, Germany; tel:
+49-5556-1440; fax: +49-5556-4709; e-mail:
egu@copernicus.org;
Internet:
http://www.copernicus.org/EGU/ga/egu04.
HUITIEME REUNION PRINTANIERE ANNUELLE DE
L'EMA: Cette réunion se tiendra du 2 au 5 mai 2004, à la
Nouvelle Orléans, en Louisiane, aux Etats-Unis. Pour plus de
détails, contacter: EMA Head Office, USA; tel:
+1-414-276-3819; fax: +1-414-276-3349; e-mail:
info@emissions.org;
Internet:
http://www.emissions.org/conferences/springconference04/index.php.
FORUM DES NATIONS UNIES SUR LES FORETS: La
FNUF-4 se déroulera du 3 au 14 mai 2004 à Genève, en Suisse.
Pour d'autres informations, contacter: Mia Söderlund, UNFF
Secretariat; tel: +1-212-963-3262; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: unff@un.org;
Internet:
http://www.un.org/esa/forests.htm.
"INSTITUT" AVANCE SUR LA VULNERABILITE AUX
CHANGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX MONDIAUX: Cette réunion aura
lieu du 3-21 mai 2004, à Laxenberg, en Autriche. Pour les
détails, contacter: START; tel: +1-202-462-2213; fax:
+1-202-457-5859; e-mail:
START@agu.org; Internet:
http://www.start.org/links/announce_oppo/P3_Announcement.pdf.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES ENERGIES
RENOUVELABLES: Cette conférence se tiendra du 1er
au 4 juin 2004, à Bonn, en Allemagne. Pour plus de
renseignements, contacter: Secretariat of the International
Conference for Renewable Energies 2004; tel: +49-6196-794404;
fax: +49-6196-794405; e-mail:
info@renewables2004.de;
Internet:
http://www.renewables2004.de.
DOUZIEMES SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES
DE LA CCCC: Les SB-20 auront lieu du 14 au 25 juin 2004, �
Bonn, en Allemagne. Pour davantage d'informations, contacter:
UNFCCC Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax:
+49-228-815-1999; e-mail:
secretariat@unfccc.int;
Internet:
http://www.unfccc.int.
CONFERENCE SUR LES EMISSIONS DE GES ET LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES ABRUPTS: Cette conf�rence est
pr�vue du 24 au 26 juin 2004, � Paris, en France. Pour plus de
renseignements, contacter: Michael Obersteiner, International
Institute for Applied Systems Analysis (IIASA); tel:
+43-2236-8070; fax: +43-2236-71313; e-mail:
oberstei@iiasa.ac.at;
Internet:
http://www.iiasa.ac.at/~oberstei/ff/index.html?sb=1.
CONFERENCE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET LES SYSTEMES AQUATIQUES: LE PASSE, LE PRESENT & LE FUTUR: Cette
conf�rence se tiendra du 21 au 23 juillet 2004, � Plymouth, au
Royaume-Uni. Pour les d�tails, contacter: University of
Plymouth; tel: + 44-1752-233304; fax: + 44-1752-233310;
e-mail:
climate@plymouth.ac.uk; Internet:
http://www.biology.plymouth.ac.uk/climate/climate.htm.
REUNION SUR LES FORETS SOUS LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUE, LES UL ET LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE: Cette
r�union se d�roulera du 27 au 31 ao�t 2004, � Oulu, en
Finlande. Pour plus de renseignements, contacter: Satu
Huttunen; tel: +358-81-553-1527; fax: +358-81-553-1061;
e-mail: satu.huttunen@oulu.fi;
Internet:
http://iufro.ffp.csiro.au/iufro.
CONFERENCE INTERNATIONALE POUR L'EVALUATION
DECENNALE DE LA MISE EN APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION DE
LA BARBADE: La PAB+10 se d�roulera du 28 ao�t au 3
septembre 2004, � St. Louis, � l'Ile Maurice. Pour de plus
amples renseignements, contacter: Diane Quarless, UNDSD, SIDS
Unit; tel: +1-212-963-4135; fax: +1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/sids/sids.htm.
SEPTIEME CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES
TECHNOLOGIES DE CONTROLE DES GES: Cette conf�rence est
pr�vue du 5 au 9 septembre 2004, � Vancouver, au Canada. Pour
d'autres renseignements, contacter: Ted Morris, Conference
Secretariat; tel: +1-306-337-2290; fax: +1-306-337-2301;
e-mail: ed.Morris@uregina.ca;
Internet:
http://www.ghgt7.ca/main.html.
DIX-NEUVIEME CONGRES MONDIAL SUR L'ENERGIE:
Cette r�union se tiendra du 5 au 9 septembre 2004, � Sydney,
en Australie. Pour plus d'informations, contacter: Nineteenth
World Energy Congress Managers; tel: +612-9248-0800; fax:
+612-9248-0894; e-mail:
energy2004@tourhosts.com.au; Internet:
http://www.tourhosts.com.au/energy2004.
CRIC-3 DE LA CCD: La troisi�me r�union
du Comit� de la CCD sur la Revue de la Mise en Application de
la Convention est pr�vue en septembre 2004, � Bonn, en
Allemagne. Les dates pr�cises seront fix�es par le Bureau.
Pour les d�tails, contacter: the UNCCD Secretariat; tel:
+49-228-815-2802; fax: +49-228-815-2898/99; e-mail:
secretariat@unccd.int;
Internet:
http://www.unccd.int/.
SEIZIEME REUNION DES PARTIES DU PROTOCOLE
DE MONTREAL (RdP-16): La RdP-16 se d�roulera du 22 au 26
novembre 2004, � Prague, en R�publique tch�que. Pour plus
d'informations, contacter: Secretariat for the Vienna
Convention and the Montreal Protocol; tel: +254-20-62-3850;
fax: +254-20-62-3601; e-mail:
ozoneinfo@unep.org;
Internet:
http://www.unep.org/ozone.
DIXIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA CCCC:
La CdP-10 se d�roulera du 29 novembre au 10 d�cembre 2004,
� Buenos Aires, en Argentine. Pour de plus amples
renseignements, contacter: UNFCCC Secretariat; tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; email:
secretariat@unfccc.int;
Internet:
http://www.unfccc.int. |