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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No.
226
Samedi 6 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-9 DE LA CCCC:
VENDREDI 5 DECEMBRE 2003
Vendredi, les délégués près de la CdP-9 se sont réunis dans
plusieurs groupes de contact, pour délibérer autour des
conclusions et des décisions de la CdP. Les Groupes de contact
du SBI ont planchés sur les communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I, le renforcement des
capacités, le Fonds spécial changements climatiques (FSCC) et
les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision
5/CP.7 (mise en application de la Clause 4.8 et 4.9 de la CCCC,
concernant les effets défavorables). Les groupes de contact du
SBSTA se sont penchés sur la recherche et l'observation
systématique (R&OS), le troisième rapport du GIEC (TRE), les
orientations concernant les bonnes pratiques en matière de
CATF, et les puits de fixation du carbone, inscrits dans le
cadre du MDP. Un groupe de contact, convoqué par la CdP pour
l'examen de la question des communications nationales des
Parties visées à l'Annexe I, s'est également réuni.
GROUPES DE CONTACT DE LA CdP
COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES VISEES A L'ANNEXE I:
Ce groupe de contact, coprésidé par José Ovalle (Chili) et
Michael Zammit-Cutajar (Malte), a procédé à l'examen du projet
de décision de la CdP. L'ARGENTINE a parlé des omissions
constatées dans le projet de décision, quant à la portée des
thèmes, à l'étendue des retards dans la soumission des
documents, aux problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des
P&Ms, et à l'augmentation des niveaux d'émissions. Le délégué
a décrit les problèmes liés à l'incompatibilité des méthodes
utilisée dans l'élaboration des projections et dans le
regroupement des taux d'émission nets et bruts. Le délégué des
Etats-Unis: a déclaré que les références aux engagements
relevant du Protocole, pourraient être prématurées, a remis en
question l'interprétation retenue de l'Article 4.2 (a) et (b)
(réalisation des engagements par les pays industrialisés
Parties), et a fait objection à la focalisation sur
l'aviation internationale, notant que l'examen de ce sujet
devrait attendre les résultats des discussions du SBSTA.
Les Parties ont également traité de l'organisation d'un
atelier destiné à faciliter la soumission des quatrièmes
communications nationales, dans les délais impartis. Contré
par l'UE, le G-77/CHINE a suggéré la suppression des
références à l'Article 4.2, partout dans le projet de
décision, arguant que le contenu porte jugement. Le délégué
des ETATS-UNIS a suggéré que cela pouvait répondre à de
nombreuses réserves exprimées par le groupe. Les Parties
poursuivront leurs délibérations dans des consultations
informelles, lundi 8 décembre.
GROUPES DE CONTACT DU SBI
COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES VISEES A L'ANNEXE I:
Ce groupe de contact a discuté des conclusions révisées des
Coprésidents concernant l'examen de la cinquième
compilation-synthèse des communications nationales initiales,
et du travail du GEC. Les Parties ont débattu du point de
savoir s'il est besoin de préciser le nombre de Parties
non-visées à l'Annexe I, ayant soumis des projets pour
financement, le G-77/CHINE proposant de supprimer la référence
à “plusieurs” Parties non-visées à l'Annexe I. L'UE a déclaré
qu'étant donné que les Parties non-visées à l'Annexe, n'ont
pas toutes soumis leurs communications nationales, l'absence
de qualificatif porterait à confusion. Abordant la question du
caractère urgent de la soumission des communications
nationales initiales, les délégués ont débattu du point de
savoir s'il faut “inviter,” “exhorter” ou “encourager” les
Parties à le faire.
Les Parties ont délibéré de la question de savoir si
l'élaboration des communications nationales est “une occasion
précieuse” de procéder à un renforcement des capacités, le
G-77/CHINE encourageant la suppression de cette référence.
Contré par le G-77/CHINE, le JAPON a préféré supprimer la
référence à un “nouveau” soutien financier et technique pour
l'amélioration des capacités nationales. Au sujet de la
compilation-synthèse des données tirées des communications
nationales des petits Etats insulaires en développement (PEID),
axées sur les mesures d'adaptation et d'atténuation, NIUE et
ANTIGUA & BARBUDA, appuyés par les ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE et
l'UE, ont encouragé le maintien de leurs travaux dans un
document-synthèse séparé.
Reprenant l'examen des travaux du GEC, les Parties ont examiné
la manière dont les ateliers devraient être organisés. L'UE,
contrée par le G-77/CHINE, a suggéré que les ateliers
pourraient traiter de tous les domaines thématiques dans le
cadre d'une approche de combinaison, au lieu d'aborder un seul
thème à la fois. La THAILANDE a souligné qu'une telle
approche n'améliorerait pas forcément “l'efficacité et
l'utilité” des ateliers.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les délégués ont procédé à
l'examen du projet de conclusions du Président, axé sur le
besoin et le moment opportun de l'atelier sur ce sujet, et,
sur les dates et sur le fond des soumissions requises des
Parties. Les Parties ont décidé que ces soumissions seront
intégrées dans le texte portant sur l'efficacité du
renforcement des capacités, dans les pays en développement,
qui doit être élaboré par le Secrétariat, pour la SBSTA-20.
Les Parties se sont accordées sur la nécessité de veiller à la
cohérence entre les décisions concernant le renforcement des
capacités et celles prises sur le transfert des technologies
ayant rapport avec le renforcement des capacités.
Au sujet des orientations devant être fournies au FEM, la
CROATIE a proposé de demander au FEM de faire en sorte que son
approche dans le domaine de l'impulsion du renforcement des
capacités corresponde bien au cadre régissant le renforcement
des capacités, mis en place dans les PTE. La SUISSE,
l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS ont proposé de transmettre au
FEM, le texte concernant les orientations qui lui sont
destinées, pour examen dans le cadre du point pertinent de
l'ordre du jour. Le G-77/CHINE et l'UE y ont fait objection,
notant l'importance de s'assurer d'abord de l'accord des
experts du renforcement des capacités. En raison des
contraintes de temps, les Parties ont décidé de transmettre le
texte crocheté au FEM, pour considération.
FSCC: Le G-77/CHINE a introduit les points de vue du
Groupe sur le projet de décision des Coprésidents, notant,
entre autres que le FSCC devrait être financé par des fonds
nouveaux et supplémentaires, et que la hauteur du financement
du FSCC devrait correspondre au domaine de focalisation du FEM
sur les changements climatiques. Les délégués ont ensuite
procédé à une lecture du texte, paragraphe par paragraphe.
L'UE, contrée par le G-77/CHINE, a indiqué que l'objectif du
FSCC consiste: à aider les pays en développement à intégrer
les facteurs changements climatiques dans les stratégies
nationales de développement durable et de réduction de la
pauvreté, et à leur mise en œuvre. Contré par le G-77/CHINE,
le délégué a encouragé la considération de la fonction du FSCC
comme consistant à apporter un soutien à l'intégration des
facteurs changements climatiques dans les activités de
développement menées à l'échelon national et à l'échelon
local. Le G-77/CHINE, contré par l'UE et la NORVEGE, a
souligné le besoin de financements à hauteur prévisible et
adéquate. Au sujet de l'inclusion d'activités dans la décision
7/CP.7 (financements relevant de la CCCC), en particulier dans
le domaine de la diversification économique, l'UE, avec la
NORVEGE, contrée par le G-77/CHINE, a appelé à la suppression
de la référence. Partageant les mêmes réserves, le CANADA a
proposé de discuter du processus de poursuite de
l'élaboration de ces points, après la mise en opération du
FSCC.
PROGRES REALISES DANS LA MISE EN ŒUVRE DE LA DECISION 5/
CP.7: Dans ce groupe de contact, coprésidé par Rob Mason
(Royaume-Uni) et Al Waleed Al-Malik (Emirats Arabes Unis), les
délégués ont examiné les perspectives concernant la
progression de la mise en œuvre des activités inscrites dans
le cadre de la décision 5/CP.7. Mettant en relief, les liens
entre le thème de l'adaptation et les autres thèmes, l'UE a
indiqué que la décision 5/CP.7 a permis le développement de
nombre d'activités importantes. Le G-77/CHINE a déclaré qu'un
débat de fond est nécessaire autour de la mise en application
de la décision, en vue de faire avancer les travaux en cours.
Notant que, dans le cadre de la CCCC, l'adaptation est une
priorité, la MICRONESIE, intervenant au nom de l'AOSIS, a mis
en exergue la vulnérabilité des PEID et a souligné, entre
autres, le besoin: d'un renforcement des capacités, d'un
traitement des défis posés dans le domaine de l'assurance, et
d'une amélioration de l'accès aux financements. L'ARABIE
SAOUDITE a mis l'accent sur la nécessité de prendre des
mesures immédiates, de soutenir les pays en développement dans
le développement technique des utilisations de combustibles
fossiles peu consommatrices, et sur l'échange d'informations
sur les P&M gagnantes à tous les coups, qui permettent de
réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en
réduisant au minimum les effets défavorables sur les pays en
développement.
GROUPES DE CONTACT DU SBSTA
R&OS: Les Parties ont procédé à l'examen du projet de
décision révisé de la CdP et ses projets de conclusions. Le
CHILI, l'UE et les ETATS-UNIS ont fait objection à l'idée de
se référer à l'importance d'adhérer aux principes adoptés en
faveur d'un échange d'information libre et non-restrictif,
notant que de tels principes n'existent pas. Le G-77/CHINE a
indiqué que le Groupe entend mener une concertation interne
sur ce sujet. Soulignant l'importance d'un financement soutenu
pour les plans d'action régionaux, le G-77/CHINE a suggéré que
des orientations dans ce sens doivent être fournies au FEM.
Faisant référence aux conclusions de la SBSTA-17, qui
contiennent une disposition sur ce sujet, la Coprésidente Sue
Barrell a demandé au G-77/CHINE s'il est nécessaire d'inclure
une requête adressée au SBI lui demandant d'envisager, dans
ces conclusions, l'insertion d'orientations additionnelles au
FEM, sur ce sujet. Le G-77/CHINE a indiqué qu'il mènera une
concertation interne sur ce sujet.
TRE DU GIEC: Le Président Halldór Thorgeirsson a
présenté un rapport sur les consultations informelles, notant
que les Parties y ont souligné le besoin: de bâtir sur
l'accord disponible; d'avancer dans les travaux, sans établir
des contraintes; d'encourager une large participation, y
compris des experts, tout en veillant au maintien du
processus sous le contrôle des Parties; et de s'assurer de la
participation de toutes les Parties. Il a proposé la tenue
d'un atelier “en période de session” pour s'assurer de la
participation de toutes les Parties. L'ARABIE SAOUDITE a
déclaré que les travaux devraient se focaliser sur la
détermination du cahier des charges de l'atelier. Le
G-77/CHINE, la NOUVELLE ZELANDE et la THAILANDE a mis en
relief la nécessité de déterminer la portée de l'atelier. La
CHINE, l'INDE, le SOUDAN et l'ARABIE SAOUDITE a proposé de
demander des soumissions structurées sur les thèmes
prioritaires, pour examen, dans l'atelier. L'UE et la NORVEGE
ont affirmé qu'il n'est pas nécessaire de procéder à de
nouvelles soumissions. Le G-77/CHINE, l'ARABIE SAOUDITE et
OMAN ont fait objection à la décision de la CdP. L'UE, la
NORVEGE, la NOUVELLE ZELANDE, la FEDERATION DE RUSSIE et le
CANADA ont exprimé leur appui en faveur de la décision.
Le Président Thorgeirsson a introduit le projet de décision
révisé de la CdP et le projet de conclusions, et à invité les
Parties à se réunir pour des consultations informelles, samedi
6 décembre.
QUESTIONS METHODOLOGIQUES: les délégués ont procédé à
l'examen du projet de conclusions des Coprésidents. L'ARABIE
SAOUDITE a demandé que le paragraphe faisant référence aux
éléments devant figurer dans les futurs travaux
méthodologiques, dans l'annexe des conclusions, soit placé
entre crochets, en attendant que ces éléments soient agréés.
Le délégué des ETATS-UNIS a déclaré que lest implications en
matière de coût doivent être notées. L'AUSTRALIE, contrée par
l'OUGANDA, a déclaré que ce sont plutôt les données rapportées
par les Parties que la base de donnée, qui devraient être
couvertes par le terme “source autorisée.” L'AUSTRALIE a
introduit un nouveau libellé précisant le rôle de la phase de
la mise en perspective de l'interface des données, soulignant
que les Parties devraient procéder à des échanges de vue et à
la considération de l'éventail des options offertes. La
NOUVELLE ZELANDE, appuyée par le CANADA, et contrée par l'UE
et le JAPON, a suggéré l'insertion d'un libellé stipulant que
les conclusions viennent compléter le travail mené dans le
cadre du sous-article de l'ordre du jour. Le CANADA a
recommandé que le libellé appelant au renforcement des
capacités et à des efforts de collaboration soit rattaché aux
éléments devant figurer dans les travaux méthodologiques.
L'ARABIE SAOUDITE a suggéré la suppression du libellé appelant
à des évaluations périodiques et a souligné le besoin de se
focaliser sur la mise en œuvre. Les discussions se
poursuivront dans des consultations informelles, samedi 6
décembre.
ORIENTATIONS SUR LES BONNES PRATIQUES DANS LE DOMAINE DES
CATF: les délégués ont procédé à l'examen des conclusions,
qui, entre autres, recommande d'utiliser les Orientations du
GIEC concernant les bonnes pratiques (OBP) dans le cadre de la
CCCC, et de les examiner de nouveau à la SBSTA-20, avant de
recommander leur utilisation dans le cadre du Protocole.
TUVALU, au nom de l'AOSIS, a fait part de ses réserves
concernant l'adoption des OBP sans avoir eu le temps de les
examiner, et concernant le caractère pratique d'un examen
séparé des OBP relevant de la CCCC et du Protocole. Le GIEC a
expliqué la manière dont ces points sont traitées dans les OBP.
L'UE, le JAPON, la NOUVELLE ZELANDE et le CANADA ont encouragé
l'adoption des orientations à la fois pour la CCCC et pour le
Protocole, pour pouvoir élaborer les inventories nationaux à
temps pour l'entrée en vigueur du Protocole. La NOUVELLE
ZELANDE, appuyée par l'AUSTRALIE et la FEDERATION DE RUSSIE, a
souligné l'importance de l'adoption des OBP pour l'avancement
de la mise en œuvre de la CCCC, et l'UE a noté qu'un
retardement de l'adoption des OBP empêchera la préparation des
soumissions d'inventaires prévue en 2006. Contrée par TUVALU,
L'UE a recommandé d'enregistrer les réserves de Tuvalu dans
les minutes de la réunion, au lieu d'amender le projet de
conclusions.
Au sujet des problèmes liés à dégradation des forêts et à la
dé-végétation, les Parties ont débattu du point de savoir su
le SBSTA doive inviter les Parties à soumettre leurs vues sur
les définitions et les méthodologies éventuelles, au
Secrétariat. TUVALU a proposé de se référer à la décision
11/CP.7 (CATF).
PUITS DE FIXATION DU CARBONE DANS LE CADRE DU MDP: Le
coprésident Karsten Sach a donné un aperçu sur les questions
en suspens concernant les puits d'absorption inscrits dans le
cadre du MDP, et a annoncé que le texte des Coprésidents sera
présenté à la réunion du Groupe de contact, samedi 6 décembre.
Le représentant des ORGANISATIONS DES POPULATIONS AUTOCHTONES
a exhorté les délégués à adopter les normes internationales
dans les critères socioéconomiques et écologiques appliquées
aux activités des projets de CATF menées dans le cadre du MDP.
La réunion a ensuite été ajournée.
DANS LES COULOIRS
Les craintes suscitées autour de la seconde période
d'engagement et des engagements des pays en développement ont
enfin fait surface, vendredi, au moment où les discussions
sur la synthèse des communications nationales des Parties
visées à l'Annexe I, en étaient à préciser la portée des défis
climatiques posés pour la décennie à venir. Alors que le
résultat de ce débat pourrait potentiellement servir de
fondement au succès, à Milan, les choses semblent aller vers
une dégringolade (les pays en développement craignant de voir
la reconnaissance, dans la décision de la CdP, des défis à
venir, posées à la réduction des émissions, venir appeler à
une réponse mondiale, exigeant l'implication de toutes les
Parties). La note positive dans tout cela, réside dans le fait
que l'ancien Secrétaire exécutif de la CCCC qui copréside ces
négociations est un routier chevronné de la problématique
examinée. Sa “diplomatie éloquente” et sa familiarité avec les
soubresauts qui ont marqué ces dix dernières années de
négociations climatiques, pourrait conduire les débats vers
une percée importante.
Une autre note concerne RINGOs – ONG indépendantes opérant
dans le domaine de la recherche – sont officiellement établis
en tant que groupe dans le cadre de la CCCC.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPES DE CONTACT DU SBI: Des groupes de contact se
réuniront toute la journée sur les questions: du renforcement
des capacités; du budget de programme pour 2004-5; des
communications nationales des Parties non-visées à l'Annexe I;
et du FSCC.
GROUPES DE CONTACT DU SBSTA: Des groupes de contact se
r�uniront toute la journ�e sur les questions: du transfert des
technologies; des orientations sur les bonnes pratiques dans
le domaine des CATF; des R&OS; du TRE du GIEC; et des puits
d'absorption du carbone, relevant du MDP.
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