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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 224
Jeudi 4 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-9 DE LA CCCC:
MERCREDI 3 DECEMBRE 2003
Mercredi, les délégués
près de CdP-9 se sont réunis, le matin, dans des sessions du
SBSTA et du SBI, et tout le long de la journée, dans des
consultations informelles et des groupes de contact. Le SBSTA
a discuté de la coopération avec les organisations
internationales pertinentes, de l'énergie propre ou moins
émettrice de gaz à effet de serre, de la mise en œuvre de
l'Article 2.3 du Traité (effets adverses), des activités de
mise en œuvre concertée (AIJ) et de la proposition brésilienne
appelant à des objectifs de réduction différenciés, calculés
en fonction de l'impact des émissions historiques sur
l"élévation de la température. Le SBI a traité du budget de
programme de l'exercice 2004-5. Plusieurs groupe de contact se
sont réunis pour débattre des projets de conclusions et
décisions de la CdP.
SBSTA
COOPERATION AVEC LES
ORGANISATIONS PERTINENTES:
Plusieurs Parties ont souligné la nécessité de promouvoir le
renforcement des capacités, le transfert des technologies et
l'élaboration des rapports, comme mesures d'appui aux
synergies. La FAO a présenté un rapport sur ces activités dans
les domaines de l'agriculture, de l'énergie et du
développement rural, et l'UICN a mis en relief le besoin
d'intégrer les mesures liées aux changements climatiques dans
la gestion des aires protégées. Le Président Thorgeirsson a
indiqué que Outi Berghäll (Finlande) et Marcela Maim (Chili)
mèneront des consultations informelles sur le projet de
conclusions du SBSTA.
POINTS DIVERS: Les
questions touchant à l'énergie propre ou moins émettrice de
gaz à effet de serre: Le CANADA, appuyé par la FEDERATION DE
RUSSIE, et contré par l'UE, le G-77/CHINE et d'autres
intervenants, a encouragé le SBSTA à inviter les Parties à
soumettre leurs vues sur ces questions. Le Président
Thorgeirsson a indiqué qu'il mènera des consultations
informelles sur ce sujet. Les questions
touchant à la mise en application de l'Article 2.3: L'ARABIE
SAOUDITE a encouragé la réalisation de progrès sur la mise en
application de l'Article 2.3. L'UE a déclaré que les questions
ayant trait à cet article ont déjà été traitées dans des
décisions antérieures. Le Président Thorgeirsson a indiqué
qu'il mènera des consultations informelles sur ce sujet.
Autres questions:
Au sujet des AIJ relevant de la phase pilote, le Président
Thorgeirsson a passé en revue les changements survenus dans la
fréquence des rapports de synthèse des AIJ, et a noté que le
1er juin 2004 est la date butoir pour la soumission des
procès-verbaux à inclure dans le septième rapport de synthèse.
Au sujet de l'évaluation des aspects
scientifiques et méthodologiques de la proposition
brésilienne, le ROYAUME-UNI a décrit le contexte général et
les résultats de la troisième réunion d'experts, tenue à
Berlin, en Allemagne, en septembre 2003. Le Président
Thorgeirsson a indiqué qu'il élaborera des conclusions
concernant ce sujet.
SBI
QUESTIONS ADMINISTRATIVES
ET FINANCIERES: Le budget de
Programme 2004-5: Le G-77/CHINE a appelé à une efficacité
accrue, à une utilisation expéditive des ressources et à un
équilibre entre les régions géographiques et entre les sexes,
au sein du Secrétariat, et a plaidé pour l'intégration des
activités ayant rapport avec le Traité, dans le budget central
du Secrétariat. Le porte-parole a indiqué par ailleurs que les
ressources allouées au programme de développement durable sont
inadéquates pour le soutien à la fois du renforcement des
capacités, du transfert des technologies, de l'adaptation, et
de la mise en œuvre du Programme de travail de New Delhi
retenu pour l'Article 6 de la CCCC (éducation, formation et
conscientisation du public). Il a également appelé à davantage
de ressources pour le soutien de la participation des pays en
développement dans les processus en rapport avec la CCCC et
s'est opposé à l'application de l'échelle des valeurs des
Nations Unies. Le Secrétaire exécutif de la CCCC,
Waller-Hunter, a évoqué les mesures prises par le Secrétariat
pour l'amélioration du rapport coût-efficacité, et a mis en
garde les délégués, qu'en dépit de ces mesures, le Secrétariat
ne sera pas capable de “faire plus avec moins.” Elle a indiqué
que le Secrétariat a alloué des ressources au programme,
suivant les décisions de la CdP, et a appliqué les principes
de la répartition équitable dans l'affectation des ressources.
GROUPES DE CONTACT DU SBSTA
PUITS DE FIXATION DU
CARBONE DANS LE CADRE DU MDP: Ce
groupe de contact a été coprésidé par Thelma Krug (Brésil) et
Karsten Sach (Allemagne). Le Coprésident Sach a présenté un
papier officieux des Coprésidents élaboré sur la base des
consultations informelles pré-sessions et autres. Le papier
officieux englobe des libellés amendés ainsi que la soumission
conjointe faite par l'UE et le BRESIL concernant la
non-permanence, et une nouvelle version de l'Appendice E.
Plusieurs soumissions y ont été également mentionné, notamment
celles concernant les espèces invasives aliènes et les OGM,
les petits projets et les projets particuliers, et l'approche
basée sur l'assurance en matière de non-permanence. Des
consultations informelles seront menées pour faire avancer les
discussions.
ORIENTATIONS SUR LES
BONNES PRATIQUES DANS LE DOMAINE DE LULUCF:
Ce groupe a été coprésidé par Margaret
Mukahanana-Sangarwe (Zimbabwe) et Audun Rosland (Norvège). Au
sujet des Orientations du GIEC sur les bonnes pratiques (OBP),
la NOUVELLE ZELANDE a suggéré de se focaliser sur les OBP dans
leur ensemble. Le CANADA et l'AUSTRALIE ont déclaré que l'OBP
fournissent les lignes directrices nécessaires à l'élaboration
des rapports et qu'elles devraient être adoptées. Le délégué
des ETATS-UNIS a parlé du besoin d'une expérience pratique
avec les nouvelles directives régissant la soumission des
rapports. Il a encouragé la prise d'une décision sur le CRF
dans les meilleurs délais possibles.
Au sujet du CRF, les
ETATS-UNIS et la SUISSE ont encouragé le maintien des liens
avec la Révision de 1996 des Directives du GIEC concernant
l'élaboration des rapports. Avec l'UE, ils ont indiqué que les
catégories figurant dans les tableaux sectoriels doivent être
en cohérence avec l'OBP. Le CANADA a souligné le besoin de
rationaliser les tableaux et de les rendre cohérents. La
MALAISIE a encouragé la simplification des tableaux. Le
Coprésident Rosland a indiqué qu'un comité restreint
poursuivra les discussions informelles autour de cette
question.
Au sujet de la
soustraction de certains facteurs, le BRESIL, au nom du
G-77/Chine, appuyé par l'UE, a déclaré que cela reflète bien
les principes approuvés dans les Accords de Marrakech et doit
être traité avant la deuxième période de l'engagement. Au
sujet des produits ligneux récoltés, le CANADA, appuyé par la
NOUVELLE ZELANDE et la NORVEGE, a proposé l'organisation d'un
atelier pour renforcer les capacités et améliorer les
connaissances. L'UE a mis l'accent sur l'importance des
soumissions avancées par les Parties. Les délégués ont décidé
de soumettre leurs vues sur ce sujet. Des soumissions seront
également requises sur les questions de dégradation et de
dé-végétation, pour examen à la CdP-10.
TRANSFERT DES
TECHNOLOGIES: Ce groupe de
contact, coprésidé par Terry Carrington (Royaume-Uni) et
Kishan Kumarsingh (Trinidad & Tobago) a traité des éléments
devant figurer dans le programmes de travail futur du GETT.
Les ETATS-UNIS, le CANADA, le JAPON et l'UE ont affirmé que le
projet de programme de travail du GETT est ambitieux, mais
gérables. Le G-77/CHINE a fait circuler et a, plus tard,
élaboré sur un papier consacré au projet de programme de
travail et axé sur: la détermination des besoins en matière de
technologie, le TT:CLEAR, l'instauration d'environnements
favorables, le renforcement des capacités, les mécanismes, le
financement innovant, et la fréquence des réunions. Les
ETATS-UNIS et l'UE ont signalé que plusieurs points figurant
dans le papier, sont déjà traité dans le projet de programme
de travail. Au sujet de la suggestion que les Parties visées à
l'Annexe I soumettent des rapports sur les activités de
renforcement des capacités, l'UE a déclaré que toutes les
Parties doivent le faire. Au sujet de la fréquence des
réunions, le délégué a indiqué que la disponibilité des
membres du GETT et les restrictions budgétaires doivent être
considérées. Le Coprésident Carrington a indiqué que les
Coprésidents élaboreront un projet de conclusions.
R&OS:
Ce groupe a été coprésidé par Sue Barrell
(Australie) et Philip Gwage (Ouganda). Les Parties ont discuté
du projet de décision et du projet de conclusions concernant
les systèmes d'observation du climat de la planète. Le
Coprésident Barrell a décrit le Mécanisme de coopération du
GCOS, qui identifie l'utilisation la plus efficace des
ressources disponibles, pour l'amélioration des systèmes
d'observation du climat de la planète, dans les pays en
développement. L'INDE, appuyée par le G-77/CHINE, a suggéré
l'insertion d'une référence aux principes de l'OMM régissant
le libre échange des données. Le délégué des ETATS-UNIS a mis
en garde contre des r�f�rences aux principes �tablis par telle
ou telle organisation particuli�re. Le MALI, au nom du
G-77/Chine, a not� le besoin de fournir des orientations au
FEM concernant l'infrastructure d'appui. Le porte-parole a
soulign� l'importance de la mise en application des plans
d'action r�gionaux. L'UE, appuy�e par la SUISSE, a encourag�
la num�risation des donn�es historiques. Le CANADA a sugg�r�
d'inviter le Groupe sur les observations de la plan�te Terre (GEO)
� accorder une priorit� au suivi de l'�volution climatique, et
le d�l�gu� des ETATS-UNIS a propos� de demander au GCOS et au
GEO de coordonner leurs travaux. Le CHILI a soulign� la
n�cessit� d'appeler les gouvernements � fournir des ressources
financi�res aux autorit�s m�t�orologiques nationales.
GROUPES DE CONTACT DU SBSTA
COMMUNICATIONS
NATIONALES DES PARTIES NON-VISEES A L'ANNEXE I: Les
d�l�gu�s ont entendu un expos� pr�sent� par le Pr�sident du
CGE Brian Challenger (Antigua et Barbuda) sur le programme de
travail propos� pour le CGE au titre des exercices 2003-7. Les
participants ont d�battu de la r�partition des experts
r�gionaux dans chacun des groupes th�matiques du CGE, et du
financement des ateliers. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS, appuy�
par l'UE, a sugg�r� que les ateliers soient organis�s plut�t
sur la base de l'�tat d'avancement de l'�laboration des
communications, que sur celles des r�gions. Les projets de
conclusions ont �t� distribu�s pour discussion � la prochaine
r�union du groupe de contact.
RENFORCEMENT DES
CAPACITES: Ce groupe a �t� pr�sid� par Dechen Tsering
(Bhutan). Au sujet des actions et des mesures visant �
compl�ter l'�valuation exhaustive de la mise en place du cadre
n�cessaire au renforcement des capacit�s dans les pays en
d�veloppement, les Parties ont discut� de la requ�te adress�e
au Secr�tariat pour la production d'un papier technique sur
les le�ons apprises. Le G-77/CHINE, appuy� par l'UE, a
soulign� l'importance de l'examen par le Secr�tariat, des
lacunes et des insuffisances constat�es dans la mise en �uvre
du cadre en question.
L'UE a soulign�
l'importance de la d�termination des besoins des pays en
d�veloppement, en mati�re de renforcement des capacit�s. La
SUISSE a sugg�r� de s'inspirer des travaux entrepris par le
PNUD et par le FEM, et a not� l'importance de s'assurer de la
coh�rence entre les travaux accomplis par le FEM et ceux
r�alis�s par la CCCC. Les Parties ont d�cid� que le papier
technique doit �tre �tudi� par les gouvernements.
Le JAPON et la SUISSE
ont sugg�r� de reporter la transmission de nouvelles
directives au FEM, en attendant le parach�vement de
l'�valuation exhaustive. Les d�l�gu�s ont d�cid� de demander
au FEM de pr�senter un rapport sur l'�tat d'avancement de
l'�laboration de son approche strat�gique pour l'am�lioration
du renforcement des capacit�s. Le Pr�sident Tsering a indiqu�
que des consultations informelles seront tenues pour la
pr�paration du projet de d�cision de la CdP.
BUDGET DE
PROGRAMME: Le Pr�sident John Ashe (Antigua et Barbuda) a
soulign� les t�ches du groupe consistant � d�terminer la
hauteur du budget et � traiter la proposition du Secr�tariat
concernant l'allocation d'un financement int�rimaire �
l'entr�e en vigueur du Trait�. Au sujet des options offertes
pour le budget, L'UE a plaid� pour une augmentation de 9%, et
le JAPON a propos� un accroissement nominal z�ro. Au sujet de
l'allocation int�rimaire, l'UE a d�clar� consid�rer cette
proposition comme une tentative positive de conf�rer une
certitude et une s�curit� au financement du Trait�. Le JAPON a
d�clar� que ces co�ts devraient �tre inclus dans le Fonds
fiduciaire compl�mentaire, et non dans le budget central. Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS a d�clar� que les activit�s de
d�veloppement ayant rapport avec le Trait�, et en particulier
celles ayant trait aux m�canismes de coop�ration, devraient
�tre transf�rer au Fond fiduciaire compl�mentaire ou � la
proposition de l'allocation int�rimaire. L'AUSTRALIE a
souhait� voir les activit�s relevant du Trait�, financ�es par
les seules Parties du Trait�, et incluse dans un budget et un
fond fiduciaire � part.
SCCF: Les
Copr�sidents Rawleston Moore (Barbade) et Frode Neergaard
(Danemark) ont ouvert la session, notant leur t�che consistant
� �laborer des conclusions et un projet de d�cision de la CdP.
L'UE et le CANADA ont soulign� la n�cessit� de s'adosser sur
les conclusions de la SBI-18, et le G-77/CHINE a d�clar� que
le travail doit �tre bas� sur les soumissions faites � la
SBI-18. Plusieurs pays ont mis en exergue la priorit� du
financement des projets, conform�ment aux d�cisions approuv�es
concernant l'adaptation et le transfert des technologies. La
COLOMBIE, avec le PEROU, a propos� un classement cat�goriel
des projets, en petite, moyenne et grande �chelles. Le
G-77/CHINE a soulign� l'importance de traiter la question des
sources de financement et des m�canismes de d�boursement. L'UE
a d�clar� que le SCCF devrait soutenir l'int�gration des
activit�s d'adaptation. Le PAKISTAN a soulign� l'importance du
financement des environnements favorables � l'�nergie
renouvelable, et en particulier, des domaines non couverts par
le FEM. La MICRONESIE a mis en relief la n�cessit� d'un acc�s
rapide, et l'AFRIQUE DU SUD a d�clar� que la question de la
hauteur des financements permettant de s'assurer de la
durabilit� du SCCF doit �tre trait�e. L'OUGANDA a soulign� que
le SCCF ne doit pas affecter le niveau des financements mis �
la disposition du Fonds pour les PMA.
DANS LES COULOIRS
Avec le d�marrage du
groupe de contact sur le SCCF et l'allure prises par les
n�gociations autour du budget de programme du Secr�tariat,
certains observateurs ont d�cid� d'appeler la journ�e du
mercredi, journ�e du �monter-nous l'argent �. Ceci s'applique
probablement moins aux discussions du groupe de contact et
plus � la r�union informelle durant laquelle les d�l�gu�s ont
tent� de d�gager les arrangements concernant leur part du
fardeau, pour la concr�tisation des �engagements politiques
forts en faveur du financement de la lutte contre les
changements climatiques dans les pays en d�veloppement, �
qu'ils ont pris voil� plus de deux ans, au cours de la
deuxi�me partie de la CdP-6. Dans l'intervalle, � New York,
des n�gociations ont eu lieu, au sein de la deuxi�me
commission de l'AGNU, sur la requ�te d'imputer le financement
des services de conf�rence de la CCCC, au budget r�gulier de
l'ONU, qui, selon un d�l�gu�, vont aboutir, plus tard dans la
journ�e, � un vote, �tablissant un pr�c�dent.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE DE LA CdP:
La CdP se r�unira dans la Salle Pl�ni�re I, � 10h, puis,
de nouveau � 15h, pour traiter de l'�valuation de la mise en
application des engagements et de diverses autres dispositions
de la CCCC, des communications nationales relevant de l'Annexe
I, et du rapport du CE.du MDP.
GROUPES DE CONTACT:
Les groupes de contact du SBSTA et du SBI se r�uniront
pour traiter des questions de LULUCF, de l'orientation en
mati�re de bonnes pratiques, du TRE du GIEC, des travaux
m�thodologiques men�s dans les cadres de la CCCC et du Trait�,
du transfert des technologies, du budget de programme, et du
SCCF.
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