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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 222
Mardi 2 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-9 DE LA CCCC:
LUNDI 1er DECEMBRE 2003
La neuvième Conférence des Parties de la
CCCC (CdP-9) et les dix-neuvièmes sessions de l'organe
subsidiaire de mise en application (SBI-19) et de l'organe
subsidiaire de conseil scientifique et technologique
(SBSTA-19), se sont ouverts aujourd'hui, lundi 1er
décembre, à Milan, en Italie. Le matin, les délégués ont
entendu des déclarations et ont traité de questions
organisationnelles, en séance plénière de la CdP. L'après-midi
a vu se dérouler les sessions d'ouverture du SBI et du SBSTA.
Les participants ont procédé à l'examen des questions
organisationnelles, du troisième rapport d'évaluation (TRE) du
GIEC, des thèmes méthodologiques et des communications
nationales des Parties non-visées à l'Annexe I. Dans la
soirée, les Parties se sont réunis en groupes de contact sur
le TRE du GIEC et sur les communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I.
PLENIERE D'OUVERTURE DE LA CdP
OUVERTURE DE LA SESSION: Le Vice-président
de la CdP-8, Enele Sopoaga (Tuvalu) a ouvert la session.
Parlant au nom du Président de la CdP-8,
T.R. Baalu, C. Viswanath, Secrétaire associé indien de
l'environnement et des forêts, a appelé les Parties visées à
l'Annexe I à jouer le rôle de chef de file dans le traitement
des effets des changements climatiques et à fournir aux pays
en développement, une assistance financière et technique, et
ont rejeté l'introduction d'engagements pour les pays en
développement.
Le Vice-président Sopoaga a ensuite introduit
Miklós Persányi, ministre hongrois de l'environnement et de
l'eau, qui a été élu, par acclamation, Président de la CdP-9.
Le Président Persányi a mis en exergue les
efforts fournis dans les pays en développement pour la mise en
place de modes de production respectueuses du climat. Il a
indiqué qu'en dépit du fait que le Traité ne soit pas encore
entré en vigueur, sa ratification par de nombreuses Parties
témoigne de son importance.
Altero Matteoli, ministre italien de
l'environnement et de l'aménagement du territoire, a souligné
que la CdP-9 offre l'occasion d'identifier de nouvelles et de
plus solides initiatives en matière de lutte contre les
changements climatiques.
Roberto Formigoni, Président de la région
lombarde, a mis en relief l'importance de l'action régionale
dans le domaine des changements climatiques.
Gabriel Albertini, maire de Milan, a déclaré
que les délégués doivent adopter des vues à long terme sur les
changements climatiques, sur leurs effets et sur le bien-être
des générations futures.
Luigi Cocchiaro, au nom du Président de la
province de Milan, a appelé à une mise en œuvre accrue dans
les domaines du transport et de l'énergie renouvelable.
Le Secrétaire exécutif de la CCCC, Joke
Waller-Hunter, a déclaré que malgré le fait que la date de
l'entrée en vigueur du traité demeure incertaine, il est
encourageant de constater que cela ne ralenti pas la dynamique
de l'action. Elle a mis en relief le besoin de s'assurer que
des ressources adéquates sont mises à disposition pour
permettre la réalisation du programme et la mise en
application des décisions de la CdP, et a indiqué qu'il est
essentiel que les discussions autour du budget aboutissent à
un assortiment réaliste de l'offre et de la demande.
LES QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Adoption
du règlement intérieur: La CdP a décidé d'appliquer le
règlement intérieur, à l'exception de la règle 42 (vote). Le
Président Persányi a noté qu'il mènera des consultations avec
les Parties et qu'il présentera à la CdP-10, un rapport sur
l'adoption du règlement intérieur, dans son intégrité.
Adoption de l'ordre du jour: Le
Président Persányi a présenté l'ordre du jour, pour adoption,
(FCCC/CP/2003/1 and Add.1), en notant que le Bureau de la
CdP-8 a recommandé que le point, qui y figure, relatif à la
seconde revue de l'adéquation des engagements relevant de
l'Article 4.2(a) et (b) de la CCCC, soit laissé en suspens.
L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par OMAN l'UE, mais contrée par le
CANADA, a requis l'exclusion de la proposition canadienne
concernant les modalités de la comptabilisation des quantités
assignées ayant trait aux exportations d'énergie propre.
Les Parties ont adopté l'ordre du jour
avec, en suspens, les points relatifs à la seconde évaluation
de l'adéquation des engagements, à la proposition canadienne
concernant les exportations d'énergie propre, et aux questions
ayant trait à l'Article 2.3 du Traité (effets adverses des
politiques et mesures). Le Président Persányi a accepté de
mener des consultations avec les Parties, sur ces sujets.
DECLARATIONS D'OUVERTURE: Le MAROC, au
nom du for G-77/Chine, a appelé la Fédération de Russie à
ratifier le Traité et les Etats-Unis à "retourner à bord," et
a fait part de ses réserves concernant la faiblesse des
niveaux de la contribution financière, apportée au
Secrétariat.
Le ZIMBABWE, au nom du Groupe africain, a
affirmé que les Parties visées à l'Annexe I ont failli au rôle
de chef de file qui devait être le leur, en matière de
réduction des rejets de gaz à effets de serre, et qu'elles
manquent de volonté politique de le faire.
L'ITALIE, au nom de l'UE, a exhorté les
Etats-Unis à prendre des mesures comparables à celles qui
auraient été attendues d'eux, dans le cadre du Traité.
TUVALU, au nom de l'AOSIS, a indiqué que le
débat autour de l'afforestation et de la reforestation dans le
cadre du MDP doit veiller au maintien de l'intégrité sociale,
environnementale et économique des mécanismes.
Le PAKISTAN a déclaré que les travaux de la
CdP-9 doivent se focaliser sur le renforcement des capacités,
le transfert des technologies et le SCCF.
Mettant en relief la vulnérabilité des PMA, la
TANZANIE, au nom des PMA, a souligné la nécessité de l'entrée
en vigueur du Traité et d'un travail constructif sur les
sujets de transfert des technologies, du renforcement des
capacités et des PMA.
SBI
QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Adoption de
l'ordre du jour: La Présidente du SBI, Daniela Stoycheva
(Bulgarie) a ouvert la session, et a introduit l'ordre du
jour, pour adoption, (FCCC/SBI/2003/ 9 and Corr.1). Au sujet
du sous-article concernant la soumission des deuxièmes et
troisièmes communications, le G-77/CHINE a fait objection à la
référence à la "fréquence des" soumissions, et avec l'ARABIE
SAOUDITE, a souligné l'importance du soutien financier et
technique de l'élaboration des communications nationales,
avant le traitement de la question de leur calendrier.
Apportant son appui à l'insertion de cette référence, l'UE,
avec l'AUSTRALIE, a noté que la décision 17/CP.8 (lignes
directrices régissant l'élaboration des communications
nationales des Parties non-visées à l'Annexe I) se réfère à la
"fréquence des " soumissions.
Au sujet du sous-article consacré à
l'examen de la cinquième compilation et synthèse des
communications nationales initiales, le G-77/CHINE, contré par
les Etats-Unis, a fait objection à un document soumis par le
Secrétariat, sur les mesures prises par les Parties non-visées
à l'Annexe I, en faveur de la réduction des émissions.
Après des concertations informelles autour
des deux sous-articles, les discussions se sont poursuivies en
Plénière, les délégués s'étant accordés sur la suppression de
la référence consacrée au document, et de laisser en suspens,
le sous-article consacré à la fréquence des soumissions.
Les délégués ont ensuite examiné le point
de l'ordre du jour concernant le traitement de la mise en
œuvre de l'Article 4.8 et 4.9 (effets adverses). L'UE, avec
les Etats-Unis, a souligné le besoin de discuter de la mise en
application de la décision 5/CP.7, en tant que sous-article.
Le G-77/CHINE et d'autres intervenants, ont proposé que le
sous-article de l'ordre du jour ne soit pas limité à la
décision 5/CP.7, mais traiter de toutes les questions ayant
trait à l'Article 4.8. Après un certain débat, le sous-article
a été placé en suspens, et l'ordre du jour a été adopté, tel
qu'amendé.
COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES
NON-VISEES A L'ANNEXE I: examen de la cinquième compilation et
synthèse des premières communications nationales: L'UE,
appuyée par le JAPON, a requis une compilation synthèse
détaillée, portant sur l'ensemble des communications
nationales soumises à ce jour.
TRAVAUX DU GEC: L'UE a souligné
l'importance d'une participation maximum dans les ateliers. Le
délégué des ETATS-UNIS a souligné la nécessité de données
transparentes, d'objectifs clairs et réalistes, et d'un
programme efficace et souple.
Fourniture d'un soutien financier et
technique: L'UE a encouragé les Parties qui n'ont pas
commencé à élaborer les communications nationales, à faire
plein usage du soutien accordé par le FEM.
Le SBI a décidé de convoquer un groupe de
contact sur les communications nationales, présidé par S.N.
Sok Appadu (Maurice).
SBSTA
OUVERTURE DE LA SESSION: Le Président
du SBSTA, Halldór Thorgeirsson (Islande) a ouvert la session,
et les délégués ont adopté l'ordre du jour
(FCCC/SBSTA/2003/11). Au sujet de l'élection des membres du
bureau, autres que le Président, Thorgeirsson a indiqué que ce
point que ce sujet sera examin� en conjonction avec l'�lection
des membres du Bureau de la COP-9.
TRE DU GIEC: Introduisant le r�sum� du
Pr�sident, des consultations pr�-sessions, le Pr�sident
Thorgeirsson a indiqu� que les approches retenues pour
l'examen des nouveaux points inscrits � l'ordre du jour,
englobent: l'am�lioration des �changes d'informations et
d'exp�riences; l'identification des lacunes en mati�re de
donn�es et d'information; et la mise � disposition d'analyses
pertinentes aux politiques. Il a d�crit les solutions et les
opportunit�s dans lesquelles l'adaptation et l'att�nuation
peuvent contribuer au d�veloppement durable. La MALAISIE, au
nom du G-77/Chine, a fait part de son espoir de voir les
nouveaux points de l'ordre du jour, ne pas introduire de
nouveaux engagements pour les pays en d�veloppement Parties,
et a soulign� que le SBSTA ne devrait pas se focaliser sur la
planification � long terme des questions d'adaptation et
d'att�nuation, compte tenu de l'urgence des besoins en mati�re
d'adaptation.
L'UE a d�clar� que le SBSTA devrait
utiliser un large �ventail d'approches et de m�thodes, y
compris �tudes cas, papiers techniques et autres ateliers, et
s'inspirer des activit�s men�es par les parties prenantes. Le
JAPON a d�clar� que le processus devrait �tre bas� sur une
approche fond�e sur des d�marches pratiques. La NORVEGE a not�
le niveau de convergence et d'optimisme relev� dans les
consultations pr�-session et, avec la NOUVELLE ZELANDE, a
soulign� l'importance de maintenir un �quilibre entre les
approches de bas en haut et de haut en bas.
L'ARABIE SAOUDITE a soulign� que le SBSTA
ne doit pas aller au-del� de son mandat, et doit rester dans
le contexte de l'Article 4 (engagements) de la CCCC. Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS a fait part de ses r�serves concernant
l'interpr�tation des consid�rations d'adaptation et
d'att�nuation, en solutions et en opportunit�s contribuant au
d�veloppement durable, et en planification � long terme.
L'ARABIE SAOUDITE a fait part de ses r�serves concernant
l'adoption d'une vue �largie sur ce sujet. Le SBSTA a d�cid�
de convoquer un groupe de contact sur ce sujet.
QUESTIONS METHODOLOGIQUES: Evaluation des
travaux m�thodologiques: L'AUSTRALIE a not� la valeur
d'une synth�se des points de vue exprim�s sur le programme de
travail futur sur les m�thodologies et, avec l'UE, a soulign�
la n�cessit� d'une interface de donn�es. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS a mis en exergue la n�cessit� d'accorder une
priorit� aux questions importantes, et de tenir compte des
capacit�s, de l'expertise et des consid�rations financi�res.
Le SBSTA a d�cid� de convoquer un groupe de contact pour
l'examen de ces questions.
Inventaires des gaz � effet de serre:
Le GIEC a donn� un aper�u sur l'�tat d'avancement de la
r�vision des Lignes directrices r�vis�es de 1996, r�gissant
les inventaires nationaux de gaz � effet de serre.
L'Organisation internationale de l'aviation civile (ICAO) a
mis � jour le SBSTA, sur le travail de l'ICAO dans le domaine
des rejets de l'aviation. L'ARGENTINE a appel� � la
d�termination des options offertes pour la r�duction des
�missions de gaz � effet de serre provenant de l'aviation
civile.
L'UE a fait �tat d'une augmentation des
�missions provenant de l'aviation internationale et du
transport maritime, de l'ordre de 48%, ces dix derni�res
ann�es, et a propos� au SBSTA de travailler avec l'ICAO pour
la r�alisation davantage de progr�s dans ce domaine. TUVALU a
encourag� un r�le proactif plus important que celui de la
simple collecte des donn�es concernant les �missions provenant
de l'aviation et du transport maritime et a requis du
Pr�sident, le d�marrage d'un processus d'att�nuation des
�missions provenant de ce secteur. Le JAPON a d�clar� que les
m�thodologies r�vis�es devraient �tre utilis�es par toutes les
Parties, et a soulign�, � cet effet, l'importance de l'�quit�.
L'AUSTRALIE a encourag� le SBSTA � apporter son soutien aux
programmes d'am�lioration de l'estimation des rejets du
secteur maritime et de l'aviation, et a appuy� l'id�e de mener
une �tude comparative entre les donn�es concernant
consommation de combustibles et les rejets de l'aviation et
les mod�les de l'ICAO.
Le Pr�sident Thorgeirsson a demand� � Helen
Plume (Nouvelle Z�lande) de mener des consultations
informelles sur ce sujet, et a indiqu� que le sujet sera
trait� par le SBSTA, le jeudi 9 d�cembre.
GROUPES DE CONTACT
TRE DU GIEC: Le groupe de contact,
conduit par le Pr�sident du SBSTA, Thorgeirsson, s'est r�uni
dans la soir�e pour d�battre des t�ches g�n�rales relatives
aux deux points de l'ordre du jour, des d�marches
particuli�res devant �tre entreprises par la SBSTA-20 et du
projet de d�cision de la CdP. L'UE, contr�e par l'ARABIE
SAOUDITE, a sugg�r� l'�laboration d'un programme de travail, �
long terme, pratique. La CHINE et l'AUSTRALIE a appel� � une
focalisation sur les mesures pratiques. L'AUSTRALIE, avec la
NORVEGE, a propos� d'organiser des tables rondes � la
SBSTA-20. Le CANADA, les ETATS-UNIS et le JAPON, ont soulign�
l'importance des �changes d'informations. La NOUVELLE ZELANDE,
appuy�e par le G-77/CHINE, a sugg�r� l'�tablissement d'un
centre d'�change d'information. Le CANADA a propos�
l'�laboration d'une d�cision sur la base du r�sum� des
consultations pr�-session, �labor� par le Pr�sident. Le
Pr�sident Thorgeirsson a indiqu� qu'il pr�parera un projet de
conclusions du SBSTA et un projet de d�cision de la CdP sur la
base des suggestions avanc�es par les Parties.
COMMUNICATIONS NATIONALES: Le groupe a
d�cid� de requ�rir du Pr�sident du GEC de pr�senter le
programme de travail du GEC, � la prochaine r�union du groupe
de contact, mercredi 3 d�cembre.
DANS LES COULOIRS
Avec la question de la deuxi�me p�riode de
l'engagement mijotant en souterrain, les pl�ni�res d'ouverture
de la CdP et du SBI ont �t� marqu�es par de longues
discussions sur les questions susceptibles de dominer l'ordre
du jour de la CdP au cours des deux prochaines semaines.
L'insertion de la deuxi�me �valuation de l'ad�quation des
engagements reste, comme de par le pass�, sujette �
controverse et ce point de l'ordre du jour a �t� laiss� en
suspens pour la cinqui�me ann�e cons�cutive. L'adoption de
l'ordre du jour du SBI a pris plus de temps que pr�vu, les
d�bats se focalisant sur le document produit par le
Secr�tariat, qui met en exergue la prise de mesures
d'att�nuation par les pays en d�veloppement. Un d�l�gu� a fait
observer que l'insistance des pays en d�veloppement �
s'opposer � la reconnaissance du document, pr�te � l'ironie,
vu qu'elle remet et question l'une des raisons pour lesquelles
les Etats-Unis ont rejet� le Trait�. D'autres ont sugg�r� que
le document du Secr�tariat pourrait avoir fourni quelques
"munitions" pour un accroissement de l'aide financi�re et
technique en faveur des pays en d�veloppement, tout en
renfor�ant le principe des responsabilit�s communes mais
diff�renci�es, et en offrant aux Etats-Unis une occasion de
retourner � bord.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SBSTA: Le SBSTA se r�unira � 10h en
Salle Pl�ni�re II puis de nouveau � 15h en Salle Pl�ni�re I.
SBI: Le SBI se r�unira � 10h en Salle
Pl�ni�re I puis de nouveau � 15h en Salle Pl�ni�re II.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur les th�mes m�thodologiques se r�unira de 18h � 20h
dans la Salle de Naples. |