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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 219
Lundi 16 Juin 2003
RESUME DES DIX-HUITIEMES SESSIONS DES
ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
4-13 JUIN 2003
Les dix-huitièmes sessions des Organes
Subsidiaires (SB-18) de la Convention-Cadre sur les
Changements Climatiques (CCCC) se sont déroulées du 4 au 13
juin 2003, au 'Maritim Hotel' à Bonn, en Allemagne. Plus de
1288 participants, représentant 137 Parties, un Etat
observateur, 107 organisations observatrices et six organes
médiatiques, y ont assisté. Aux SB-18, les délégués ont
poursuivi le traitement des questions soumises à la
négociation depuis la CdP-8 et les préparatifs de l'entrée en
vigueur du Traité de Kyoto. Tout au long de la réunion, les
Parties se sont réunies en groupes de contact, en
consultations officieuses et en sessions plénières de l'Organe
Subsidiaire de Mise en Œuvre (SBI) et de l'Organe Subsidiaire
de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA) pour procéder
à l'adoption des projets de conclusions et à l'approbation des
projets de décisions de la CdP concernant un nombre de thèmes,
notamment: le Fonds Spécial des Changements Climatiques (FSCC);
la mise en application de l'Article 4.8 et 4.9 (effets
adverses) de la CCCC; le renforcement des capacités; le budget
programmatique de la biennale 2004-2005; les définitions et
les modalités devant encadrer l'intégration des activités
d'afforestation et de reforestation dans le cadre de l'Article
12 (Mécanisme pour un Développement Propre) du Traité; les "bonnes
pratiques" en matière de politiques et mesures (P&Ms); le
Troisième Rapport d'Evaluation (TRE) du GIEC; et des thèmes
méthodologiques.
Depuis l'adoption de la CCCC en 1992, les
négociateurs se sont attelés à construire un Traité
suffisamment fort pour relever les défis posés par les
changements climatiques. Avec la ratification de la Russie, le
Traité de Kyoto entrera en vigueur. Il est possible que les
SB-18 n'aient pas envoyé un flux de signaux positifs à Moscou
ou à d'autres Parties visées à l'Annexe I, mais des signes
positifs ont été, tout de même, perceptibles dans les
discussions menées autour de nombre de questions ayant trait à
l'efficacité du régime et de la direction future des
négociations.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DUDU TRAITÉ DE
KYOTO
Le phénomène des Changements Climatiques
est considéré comme étant l’une des menaces les plus sérieuses,
posées à l’environnement de la planète, ayant des effets
négatifs sur: la santé humaine, la sécurité alimentaire,
l'activité économique, l'eau et autres ressources naturelles,
et l'infrastructure physique. Le climat de la planète varie
naturellement, mais les scientifiques s’accordent pour dire
que l'augmentation des concentrations des émissions
anthropiques de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est à
l'origine des changements survenus dans le climat de la
planète. Selon le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution
Climatique (GIEC), les effets des changements climatiques sont
déjà observables. Nonobstant des incertitudes qui perdurent,
la majorité des scientifiques estime que des mesures de
précaution sont à prendre et qu’une action rapide est
nécessaire.
La réponse politique internationale à cette
évolution climatique a commencé à prendre forme avec
l’adoption de la CCCC en 1992. La CCCC est venue établir le
cadre devant régir l’action qui vise à stabiliser les
concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre, aux
fins d'éviter la survenue "d'interférences dangereuses" avec
le système climatique, lesquelles englobent le méthane,
l'oxyde nitrique et, de manière plus particulière, le dioxyde
de carbone. La CCCC est entrée en vigueur le 21 mars 1994.
Elle compte aujourd'hui 188 Parties.
LE TRAITÉ DE KYOTO: En 1995, la
première réunion de la Conférence des Parties (CdP-1), a
établi le Groupe Spécial sur le Mandat de Berlin et l'a chargé
de parvenir à un accord sur le renforcement de la lutte contre
les changements climatiques. Au terme d’intenses négociations,
les délégués près de la CdP-3 qui s'est déroulée à Kyoto, au
Japon, en décembre 1997, devaient s’entendre sur un Traité,
relevant de la CCCC, engageant les pays industrialisés et les
pays en transition vers une économie de marché (PTE), à se
fixer des objectifs quantitatifs pour la baisse de leurs
rejets de gaz à effet de serre. Ces pays, connus comme étant
les Parties visées à l’Annexe I de la CCCC, ont pris un
engagement à réduire leurs émissions globales dans six gaz à
effet de serre, de manière à en abaisser le niveau d’au moins
5% par rapport à ceux de 1990 et ce, au cours de la période
s’étalant entre 2008 et 2012 (première période de l'engagement).
Cet engagement est assorti d’objectifs à atteindre variant
d'un pays à l'autre. Le Traité a établi, par ailleurs, trois
mécanismes destinés à aider les Parties visées à l’Annexe I à
réaliser leurs objectifs nationaux de manière efficace du
point de vue coût – un système d'échange des droits d'émission,
une mise en œuvre concertée (JI) des projets de réduction
d’émissions, entre les Parties visées à l’Annexe I, et le
Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) visant à
encourager les projets dans les pays des Parties non-visées à
l’Annexe I (les pays en développement).
Au cours des réunions qui ont suivi, les
délégués ont négocié la majeure partie des règles et ont
arrêté les détails opérationnels devant déterminer la manière
dont les pays opéreront leurs coupes en matière d'émission, et
la manière dont les réductions d'émission seront mesurées et
évaluées. Pour entrer en vigueur, le Traité doit être ratifié
par 55 Parties signataires de la CCCC, notamment parmi celles
visées à l’Annexe I, représentant au moins 55% du total des
émissions de dioxyde de carbone enregistrées en 1990. Avec
l'annonce, par la Suisse de sa ratification, le 3 juin 2003,
le Traité compte à ce jour 111 Parties, dont 32 Parties visées
à l'Annexe I, représentant un total de 44,2 % des émissions de
dioxyde de carbone, de 1990.
LE PLAN D’ACTION DE BUENOS AIRES: En
novembre 1998, les Parties se sont réunies pour la CdP-4, à
Buenos Aires, en Argentine, et ont pris une décision, baptisée
le Plan d’Action de Buenos Aires (PABA). Le PABA a fixé la
CdP-6, comme date butoir, pour la conclusion d'un accord sur
les détails opérationnels du Traité et sur le renforcement de
la mise en application de la CCCC. Le PABA englobe les règles
devant encadrer les mécanismes, le régime de suivi devant être
appliqué pour le contrôle de la mise en conformité aux
obligations par les différents pays, et les méthodes à suivre
dans la comptabilisation des émissions nationales et des
réductions opérées. Les règles appelées à régir le crédit des
pays en matière de fixation de carbone, devaient être
également traitées. Parmi les questions relevant de la CCCC et
nécessitant une résolution, figuraient, celles: du
renforcement des capacités, de la mise au point et du
transfert des technologies, et de l’aide devant être apportée
aux pays en développement particulièrement sensibles aux
effets adverses des changements climatiques ou des actions
entreprises par les pays industrialisés dans le cadre de la
lutte contre les changements climatiques.
LA PREMIERE PARTIE DE LA CdP-6: La
CdP-6 et les treizièmes sessions de reprise des organes
subsidiaires de la CdP-6 ont eu lieu à La Haye, aux Pays-Bas,
du 13 au 25 novembre 2000. Les positions politiques sur les
principales questions sont restées tranchées, avec peu de
signes de volonté de compromis. La seconde semaine des
négociations, le Président Jan Pronk (Pays-Bas), a tenté de
faire avancer le débat sur nombre de points politiques et
techniques controversés, en convoquant des sessions Plénières
officieuses de haut niveau. Après près de 36 heures d'intenses
tractations durant les deux derniers jours de la CdP-6, les
négociateurs ne sont pas parvenus à s'accorder sur toute une
gamme de sujets, en particulier les questions ayant trait au
financement, au caractère complémentaire des mécanismes, au
respect des obligations, à l'occupation des sols et aux
changements survenus dans ce domaine et celui de la foresterie
(LULUCF). Le samedi 25 novembre, dans l'après-midi, le
Président Pronk a annoncé que les délégués n'ont pas réussi à
conclure un accord. Les délégués ont alors décidé de suspendre
la CdP-6 et de reprendre les travaux en 2001.
LA DEUXIEME PARTIE DE LA CdP-6: En mars
2001, l'administration américaine a répudié le Traité, les
responsables déclarant qu'ils estiment que ce dernier présente
"une défectuosité fatale," du fait qu'il risque de s'avérer
préjudiciable à leur économie, et que les pays en
développement y sont exemptés d'objectifs à atteindre en
matière de réduction d'émission. Les Parties se sont réunies,
de nouveau, pour la deuxième partie de la CdP-6 et les SB-14,
en juillet 2001, à Bonn, en Allemagne. Au terme de longues
concertations, le Président Pronk a présenté sa proposition de
projet de décision politique. En dépit de l'appui apporté par
nombre de Parties, des désaccords sont survenus sur le
caractère que devait revêtir le régime de mise en conformité
aux obligations. Après plusieurs journées de consultations,
les ministres ont décidé finalement d'adopter la décision
politique du Président Pronk, avec une version révisée du
chapitre consacré au thème de la conformité aux obligations,
le 25 juillet 2001. La décision politique - appelée aussi,
"les Accords de Bonn"- avait besoin d'être traduite au plan
opérationnel, à travers des décisions de la CdP. Ces décisions
ont été considérées comme étant un "paquet" et comme aucun
accord n'a pu être réalisé, l'ensemble des projets de
décisions a été transmis à la CdP-7.
LA CdP-7: Les délégués ont poursuivi
les discussions sur les Accords de Bonn à la CdP-7 et aux
SB-15, à Marrakech, au Maroc, du 29 octobre au 10 novembre
2001. Au terme de longues négociations, un paquet comprenant
les questions de LULUCF, des mécanismes, des Clauses 5 (thèmes
méthodologiques), 7 (communication des données) et 8 (évaluation
de l'information) du Traité, et de la contribution à apporter
au SMDD, a été proposé le 8 novembre. Le marché a été accepté
par la plupart des groupes régionaux, mais certaines Parties
visées à l'Annexe I, dont: l'Australie, le Canada, le Japon,
la Nouvelle Zélande et la Fédération de Russie, ne se sont pas
jointes au consensus. Elles ont contesté, entre autres, les
conditions d'éligibilité et le caractère "bancable" des
crédits relevant des mécanismes. Au terme de longues
négociations, toutefois, les Accords de Marrakech ont été
approuvés, avec entre autres: une prise en considération des
principes régissant le thème de LULUCF, et d'un caractère
bancable limité, pour les unités engendrées par les puits de
fixation de carbone, dans le cadre du MDP.
LES SB-16: Les Parties se sont réunies
aux SB-16, à Bonn, du 5 au 14 juin 2002. Les participants y
ont procédé à l'examen d'un ensemble de questions non
inscrites à l'ordre du jour, en raison de la hâte qui a
caractérisé les négociations du PABA. Les points de vue
concernant la direction devant être prise par le processus
climatique ont différé grandement, certaines Parties regardant
vers les débats tenus récemment, et d'autres, vers la période
d'engagement à venir. Bon nombre de participants ont fait
part, tout de même, de leur espoir de voir le Traité entrer en
vigueur avant le SMDD, prévu en août 2002. L'UE et le Japon
ont annoncé leurs ratifications juste avant le SMDD.
LA CdP-8: Les délégués près de la CdP-8
et des SB-17 se sont réunis du 23 octobre au 1er
novembre 2002, à New Delhi, en Inde. Le dernier jour de la
CdP-8, ils ont adopté la Déclaration de Delhi sur les
Changements Climatiques et le Développement Durable. La
Déclaration réaffirme: le développement et l'éradication de la
pauvreté comme étant des priorités globalisantes des pays en
développement, et reconnaît les responsabilités communes mais
différenciées des Parties et les priorités du développement et
les circonstances nationales dans la mise en œuvre des
engagements de la CCCC. Les Parties, à la CdP-8, ont procédé à
l'examen des questions institutionnelles et de procédure,
relevant du Traité, et ont adopté plusieurs décisions, y
compris sur le règlement intérieur et le MDP.
COMPTE RENDU DES SB-18
L'Organe Subsidiaire de Conseil
Scientifique et Technologique (SBSTA) s'est réuni du 4 au 13
juin 2003. Les Parties ont tenu des réunions plénières, des
groupes de contact et des consultations officieuses, pour
procéder à l'examen de diverses questions techniques et
méthodologiques. En résultat de ces réunions: des projets de
conclusions ont été adoptés concernant nombre de thèmes, et
des projets de décisions de la CdP et de la CdP/RdP ont été
approuvés pour être recommandés à la CdP-9, pour adoption. Les
conclusions et les projets de décisions ont porté sur les
thèmes méthodologiques, notamment: l'évaluation des travaux
méthodologiques effectués dans les cadres de la CCCC et du
Traité; les questions ayant trait aux Articles 5 (thèmes
méthodologiques), 7 (communication des données) et 8 (évaluation
de l'information) du Traité; les questions à l'élaboration des
rapports et à l'évaluation des inventaires de gaz à effet de
serre des Parties visées à l'Annexe I; les définitions et les
modalités devant encadrer l'intégration des activités
d'afforestation et de reforestation relevant de l'Article 12 (MDP)
du Traité; les orientations en matière de bonnes pratiques et
autres informations concernant l'utilisation des sols, les
modifications survenues dans l'utilisation des sols et la
foresterie (LULUCF); et les émissions provenant des
combustibles utilisés dans l'aviation internationale et dans
le transport maritime. Les conclusions et les projets de
décisions ont également porté sur: le Troisième Rapport
d'Evaluation (TRE) du GIEC; la mise au point et le transfert
des technologies; "les bonnes pratiques" en matière de
politiques et de mesures (P&Ms); la recherche et l'Observation
systématique (R&OS); la coopération avec les organisations
internationales pertinentes; et des points divers, dont, les
questions ayant trait à l'énergie propre ou moins émettrice de
gaz à effet de serre et les questions ayant trait à la mise en
application de l'Article 2.3 (effets adverses des P&M) du
Traité.
L'Organe Subsidiaire de la Mise en Œuvre (SBI)
s'est réuni du 4 au 13 juin. Les délégués ont adopté des
projets de conclusions et recommandé des projets de décisions,
pour transmission à la CdP-9. Ces projets ont porté sur: les
communications nationales de l'Annexe I; les questions
financières relatives aux Parties non visées à l'Annexe I, y
compris: celle du Fond Spécial des Changements Climatiques (FSCC)
et celle de la mise à disposition d'un soutien financier et
technique; le renforcement des capacités; les questions ayant
trait aux pays les moins avancés (PMA), relevant de l'Article
4.9 de la CCCC; l'Article 6 (éducation, formation et
conscientisation du public) de la CCCC; les arrangements
encadrant les réunions intergouvernementales; et les questions
administratives et financières.
La requête soumise par les pays d'Asie
Centrale, du Caucase, l'Albanie et la Moldavie (ACCAM)
concernant leur statut dans le cadre de la CCCC, a été
transmise aux SB-19. Les délégués se sont également penchés
sur la mise en œuvre de la décision 5/CP.7, concernant
l'Article 4.8 et 4.9 (effets adverses) de la CCCC. Ils ne sont
pas parvenus, toutefois, à un accord sur quelque conclusion
que ce soit.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE CONSEIL
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
Le mercredi 4 juin, le Président du SBSTA,
Halldór Thorgeirsson (Islande) a souhaité aux délégués la
bienvenue à la SBSTA-18. Le Secrétaire Exécutif de la CCCC,
Joke Waller-Hunter, a indiqué que les discussions du SBSTA
donneraient sa forme au programme de travail futur. Le Maroc,
au nom du G-77/ Chine, a appelé à une focalisation sur la
question de l'adaptation, et a souligné la nécessité de rendre
opérationnels les Fonds créés dans les cadres du Traité et de
la CCCC. Le délégué a appelé aussi à un inversement du déclin
enregistré dans les financements destinés à couvrir la
participation des délégations des pays en développement, et à
l'entrée en vigueur du Traité. L'UE a déclaré que les travaux
menés sur les thèmes méthodologiques, doivent s'assurer de
l'intégrité des inventaires. Tuvalu, au nom de l'Alliance des
Petits Etats Insulaires (AOSIS), a déclaré que le TRE du GIEC
doit informer les discussions sur les développements survenus
dans le régime climatique. La Suisse a annoncé qu'elle a
ratifié le Traité de Kyoto, le 2 juin 2003.
Le SBSTA a ensuite, adopté son ordre du
jour (FCCC/SBSTA/ 2003/1), sans amendement.
LE TRE DU GIEC
Les sous-articles de l'ordre du jour
concernant: les aspects scientifiques, techniques et
socioéconomiques des effets des, et la vulnérabilité et
l'adaptation aux, changements climatiques, et les aspects
scientifiques, techniques et socioéconomiques de l'atténuation,
ont été examinés ensemble. Le TRE du GIEC a été abordé par le
SBSTA, le mercredi 4 juin, puis, a été traité dans un groupe
de contact coprésidé par David Warrilow (Royaume-Uni) et Walid
Al-Malik (Emirats Arabes Unis). Après des négociations menées
dans quatre réunions du groupe de contact et nombre de
consultations officieuses tenues entre le 4 et le 12 juin, les
délégués sont parvenus à s'accorder sur des projets de
conclusions, que le SBSTA a adopté le vendredi 13 juin.
Au cours de la Plénière du SBSTA du
mercredi 4 juin, le G-77/ Chine, a déclaré que les conclusions
du TRE doivent être utilisées de manière prudente. La Chine a
fait état "de suspicions ou de désaccords répandus," associés
à quelques-unes de ces conclusions, et a suggéré que le SBSTA
requière du GIEC, davantage de commentaires à leur sujet. La
Suisse a déclaré que le TRE doit être examiné de manière
routinière dans le cadre des points inscrits à l'ordre du
jour, et, contré par le G-77/Chine, a suggéré que les ordres
du jour annotés futurs fassent toujours référence au TRE.
L'Australie, avec le Canada, l'UE et l'AOSIS, ont souhaité
voir les discussions autour du TRE, constituer un point séparé
de l'ordre du jour. L'AOSIS a également noté que le SBSTA
n'est pas parvenu, jusque là, à intégrer de manière probante
les conclusions du TRE dans ses travaux. Le Canada a souligné
le besoin de tenir des discussions sur les thèmes transversaux
ayant trait à l'adaptation et à l'atténuation.
Au cours de la réunion du premier groupe de
contact, jeudi 5 juin, les Parties ont débattu du point de
savoir si le groupe de contact doit se focaliser sur le
processus de l'examen du TRE ou sur les questions de fonds
ayant trait au TRE. La Chine, appuyée par l'UE et le
G-77/Chine, a suggéré de se focaliser sur les aspects
scientifiques, techniques et socioéconomiques de l'adaptation
et de l'atténuation. Le Coprésident Warrilow a mis en garde
que les participants pourraient ne pas être suffisamment
préparés pour un débat technique approfondi. L'Arabie Saoudite
a déclaré que la question de l'adaptation doit être traitée
dans le cadre de l'Article 4.8 et 4.9 (effets adverses) de la
CCCC.
Vendredi 6 juin, le Président Warrilow a
donné un aperçu sur les projets de conclusions et les éléments
de projet de décision. Après un certain débat, les délégués se
sont accordés pour dire qu'ils ont besoin d'un délai
supplémentaire pour examiner le texte.
Mardi 10 juin, le groupe de contact a
poursuivi ses délibérations autour du projet de conclusions
des Coprésidents. Plusieurs délégués se sont opposés à la
suggestion du Coprésident David Warrilow que les Parties
compilent une liste d'éléments du programme de travail
provisoire. Ils ont souligné qu'avant la considération du
libellé consacré au programme de travail, il est nécessaire:
de s'accorder sur la question de savoir si les aspects
scientifiques, techniques et socioéconomiques de l'adaptation
et de l'atténuation doivent être traités sous un seul ou sous
deux points séparés de l'ordre du jour du SBSTA; et, de
s'entendre sur les éléments du programme de travail proposé.
Le G-77/Chine, contré par l'UE, le Japon et les Etats-Unis,
ont remis en question, l'utilité de la tenue de consultations
inter-sessions sur le TRE, avant la SBSTA-19. L'Australie, la
Nouvelle Zélande et les Etats-Unis ont indiqué que
l'adaptation et l'atténuation pourraient être considérées sous
des articles séparés de l'ordre du jour. Le Canada, l'UE, le
Japon et la Suisse, contrés par le G-77/Chine, ont préféré les
voir considérées sous un seul et même point de l'ordre du
jour. Samedi 7 juin, le groupe de contact a
procédé à l'examen des projets de conclusions des Coprésidents.
Le G-77/CHINE et les ETATS-UNIS se sont opposés à
l'établissement d'un processus axé sur l'examen du TRE, dans
les points à l'ordre du jour de la CdP et de l'Organe
Subsidiaire. Le Canada a fait objection à l'examen par le
SBSTA, de documents autres que le TRE, dans le cadre des
points à l'ordre du jour de la CdP et de l'Organe Subsidiaire.
Le G-77/Chine, la Fédération de Russie et les Etats-Unis ont
fait objection au libellé requérant du Secrétariat,
l'élaboration d'un projet de programme de travail consacré au
TRE. Appuyé par le Canada et la Nouvelle Zélande mais contré
par l'Arabie Saoudite, le délégué des Etats-Unis a proposé que
le Secrétariat produise un papier d'information sur les liens
entre le TRE et d'autres points inscrits à l'ordre du jour. Le
G-77/Chine a préféré voir le thème de l'atténuation des effets
et de celui de l'adaptation, traités de manière séparée, et
s'est opposé à la considération des approches intégrées
appliquées à l'adaptation et à l'atténuation. Le Canada, les
Etats-Unis, l'UE, la Nouvelle Zélande et l'Australie ont
déclaré que les éléments transversaux relatifs à l'atténuation
et à l'adaptation, doivent être traités, et que l'organisation
d'un événement sur ce thème en marge de la réunion aiderait à
faire avancer les connaissances relatives à ces éléments.
Après des consultations officieuses tenues
mercredi 11 juin, les Parties se sont réunies, à titre
officieux, au cours de la soirée, pour procéder à l'examen de
la révision de texte des projets de conclusions des
Coprésidents. Après de nouvelles consultations informelles, le
groupe de contact a parachevé ses travaux le jeudi 12 juin.
Au cours de la Plénière du SBSTA du
vendredi 13 juin, le Coprésident du groupe de contact,
Warrilow, a introduit le projet de conclusions, que le SBSTA a
adopté, moyennant quelques amendements mineurs.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.15), le SBSTA rappelle que
d'une manière générale, le TRE doit être utilisé de façon
routinière aux fins de fournir les données concernant les
délibérations autour des points à l'ordre du jour de la CdP et
des Organes Subsidiaires. Le SBSTA, également:
-
décide d'introduire, comme deux points
séparés de l'ordre du jour, les aspects scientifiques,
techniques et socioéconomiques de l'adaptation et de
l'atténuation;
-
invite les Parties à soumettre, d'ici le
30 octobre 2003, leurs points de vue concernant les éléments,
la portée et les priorités des travaux devant être entrepris
dans le cadre de ces deux points de l'ordre du jour;
-
requiert du Secrétariat, l'organisation
d'une consultation pré-session, avant la SBSTA-19, avec la
participation du GIEC et autres; et
-
accepte, que dans la considération des
deux points nouveaux points de l'ordre du jour, il doive
prendre note des liens éventuels entre les aspects
scientifiques, techniques et socioéconomiques de
l'adaptation et de l'atténuation, les objectifs de la CCCC
et le développement durable.
LES THEMES METHODOLOGIQUES
L'EVALUATION DES TRAVAUX METHODOLOGIQUES
DANS LE CADRE DU CCCC ET DU TRAITE: Ce sujet a été examiné
par le SBSTA, le mercredi 4 juin, puis pris en charge dans des
consultations officieuses modérées par Harald Dovland (Norvège),
dans l'objectif d'identifier les travaux méthodologiques
nécessaires à entreprendre, et d'examiner les éléments de
l'éventuel programme de travail.
Mercredi 5 juin, le GIEC a présenté un
rapport sur son travail de révision des lignes directrices
régissant les inventaires, de 1996, requises par la SBSTA-17.
Les délégués ont évoqué la nécessité, entre autres:
d'identifier les besoins méthodologiques issus des discussions
thématiques; d'établir une distinction entre les méthodologies
d'application uniforme et celles spécifiques aux circonstances
nationales; et d'impliquer un large éventail de scientifiques,
dotés d'une expertise dans les différents domaines.
Jeudi 12 juin, Harald Dovland a présenté un
rapport sur les consultations officieuses, notant que l'annexe
attachée au projet de conclusions et qui renferme les
propositions d'origine soumises par les Parties, concernant
les éléments de l'éventuel programme de travail futur, demeure
entièrement crochetée. Les Parties ont adopté ensuite le
projet de conclusions, avec l'annexe crochetée.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/L.8), le SBSTA note:
l'importance d'organiser les travaux méthodologiques de
manière efficace et efficiente; le besoin de procéder au
classement de ses travaux méthodologiques, par priorité; et
l'importance d'avoir à disposition des données fiables. Le
SBSTA requiert du Secrétariat: d'élaborer un papier
établissant un bilan sur la disponibilité, l'accessibilité et
la relativité des donnés des sources d'émission et sur les
données socioéconomiques; et, de dégager les options offertes
pour l'élaboration, l'hébergement et la gestion de l'interface
des données, et sa soumission à la considération de la
SBSTA-19.
Le SBSTA décide également la poursuite, par
les Parties, de l'examen des propositions présentant les
éléments prévisionnels du programme de travail futur éventuel,
à la SBSTA-19; et, invite les intéressés à présenter davantage
de soumissions.
S'agissant des données fournies par le GIEC
concernant la révision planifiée de ses lignes directrices de
1996 régissant l'élaboration des inventaires, le SBSTA invite
le GIEC à présenter un rapport sur l'état d'avancement de ces
travaux, à la SBSTA-19, et éventuellement aux autres sessions
à venir.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT AUX ARTICLES 5, 7
ET 8 DU TRAITE: La question des orientations techniques
relatives aux méthodes d'ajustements relevant de l'Article 5.2
(ajustements) et celles ayant trait à l'application de
l'Article 8 (évaluation de l'information), ont été abordées
par le SBSTA, le mercredi 4 juin. Elles ont été ensuite
examinées dans sept réunions de groupe de contact, tenues
entre le 4 et le 11 juin. Jeudi 12 juin, le SBSTA a recommandé
deux projets de décisions, pour adoption, à la CdP-9, avec
deux projets de décisions pour la CdP, pour transmission à la
CdP/RdP. Des consultations officieuses sur la question des
registres relevant de l'Article 7.4, ont également été menées
tout au long de la SBSTA-18, et des projets de conclusions ont
été adoptés par le SBSTA, le jeudi 12 juin.
Mercredi 4 juin, Audun Rosland (Norvège) a
présenté un rapport sur l'atelier sur l'Article 5.2, qui s'est
déroulé du 7 au 9 avril 2003, à Lisbonne, au Portugal. Le
Président Thorgeirsson a demandé à Helen Plume (Nouvelle
Zélande) et Newton Paciornik (Brésil) de coprésider un groupe
de contact pour l'examen de ce sujet, ainsi que des questions
ayant trait à la mise en application de l'Article 8.
Au sujet de l'Article 7.4 (registres),
Murray Ward (Nouvelle Zélande) a présenté une synthèse des
consultations pré-session tenues le 2 juin, sur la question
des registres et du journal des transactions. Il a indiqué que
les consultations se sont focalisées sur l'élaboration de
normes devant régir l'échange d'informations et le partage
d'expériences en matière d'élaboration des registres nationaux.
Il a mis en relief la nécessité de financements suffisants à
permettre au Secrétariat de poursuivre ses travaux sur cette
question. Le Président Thorgeirsson a indiqué que Murray Ward
conduira des consultations autour de ce sujet. Jeudi 2 juin,
Murray Ward a présenté le rapport concernant ces consultations
officieuses, et les Parties ont adopté le projet de
conclusions.
Mercredi 4 juin, le groupe de contact,
coprésidé par Helen Plume et Newton Paciornik, s'est réuni
pour plancher sur: les critères de la sélection des chefs
évaluateurs; la formation des équipes d'experts chargées de
l'évaluation (EEE); le traitement des données confidentielles;
l'amélioration de la performance et du professionnalisme des
EEE; et le parachèvement des orientations techniques
concernant les ajustements et les discussions autour de
l'Article 8. Les délégués ont décidé qu'à la fois le personnel
du Secrétariat et les membres des EEE seront formés puis
testés dans le domaine des procédures à suivre dans la
protection des données confidentielles. Vendredi 6 juin, les
délégués ont traité de la divulgation de données durant le
processus d'évaluation. Ils ont aussi posé la question de
savoir si la Partie soumise à l'évaluation pouvait avoir accès
aux détails de l'évaluation. Au sujet de la formation, les
délégués ont examiné la question du statut des experts qui
échouent aux examens, et le point de savoir si, oui ou non,
les examens doivent être obligatoires et si les cours doivent
avoir des séminaires finaux.
Samedi 7 juin, le groupe de contact a
délibéré autour des projets de décisions de la CdP et de la
CdP/RdP concernant les programmes de formation, des membres
des EEE. Le Canada a fait part de son intérêt à contribuer aux
ressources dans le cours de base relatif à l'évaluation des
inventaires. L'UE a préféré voir une priorité accordée au
module de formation relatif au thème de LULUCF, si les
ressources sont limitées. Lundi 9 juin, les Parties ont
débattu des conditions requises en matière de langues
souhaitées chez les chefs évaluateurs, et se sont accordées
sur le projet de texte des orientations techniques relatives
aux méthodes d'ajustement, relevant de l'Article 5.2.
Mercredi 11 juin, les délégués ont discuté
longuement du code de pratique devant régir le traitement des
données confidentielles, décidant que l'Accord concernant les
Services d'Evaluation des Experts, soit basé sur les éléments
décrits dans le code pratique, et sur tout autre élément
additionnel susceptible de découler de la considération des
conséquences des brèches éventuelles de l'accord. Les Parties
se sont accordées sur les projets de décisions en suspens de
la CdP et de la CdP/RdP et leurs annexes, à l'exception du
paragraphe consacré aux conditions exigées en matière de
langues, pour les chefs évaluateurs. La Chine et le Japon ont
accepté la tenue d'une discussion officieuse sur cette
question en suspens.
Au cours de la Plénière du SBSTA du jeudi
12 juin, le groupe de contact coprésidé par Helen Plume a
présenté un rapport sur les résultats des travaux du groupe.
Les Parties ont décidé de recommander: un projet de décision
de la CdP et de la CdP/RdP concernant les orientations
techniques devant encadrer les méthodes d'ajustement relevant
de l'Article 5.2; et, un avenant relatif à des projets de
décisions. Après l'introduction d'un amendement, les Parties
ont décidé de recommander un projet de décisions de la CdP et
de la CdP/RdP concernant la mise en application de l'Article
8, y compris les critères de sélection des chefs évaluateurs
et le programme de formation des membres des EEE, en vue de la
première évaluation devant être effectuée, dans le cadre des
lignes directrices relevant de l'Article 8.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.6), le SBSTA recommande à la
CdP-9, d'adopter la décision concernant les éléments ayant
trait à l'application de l'Article 8, à savoir:
-
le programme de formation des membres des
EEE participant à la première évaluation relevant de
l'Article 8;
-
le code pratique du traitement des
données confidentielles dans l'évaluation des inventaires
effectuée dans le cadre de l'Article 8;
-
l'accord concernant les services
d'évaluation des experts, pour les membres des EEE
participant dans les évaluations conduites dans le cadre de
l'Article 8; et
-
les critères de sélection des chefs
évaluateurs participant dans les EEE relevant de l'Article
8.
En outre, le SBSTA, accueille favorablement
les résultats de l'atelier sur le thème des ajustements, et
prend note du rapport des consultations intersessions menées
sur la question des registres. Il appelle les Parties visées à
l'Annexe II à apporter leurs contributions aux travaux sur la
question du journal des transactions et celle des normes
techniques devant encadrer l'échange d'informations.
Les Projets de Décisions de la CdP et de la
CdP/RdP: Dans le projet de décision de la CdP-9 concernant
les orientations techniques devant encadrer les méthodes
d'ajustement (FCCC/SBSTA/ 2003/L.6/Add.2), la CdP recommande
que la CdP/RdP-1 adopte le projet de décision concernant ce
thème ainsi que l'avenant attaché aux projets de décisions (FCCC/SBSTA/2003/L.6/Add.3).
L'avenant englobe trois annexes présentant: la liste des
ressources de l'évaluation des inventaires, pertinentes au
calcul des ajustements; les dispositions des lignes
directrices de l'évaluation de l'Article 8, ayant trait aux
ajustements; et, le tableau des facteurs de conservation. Dans
le projet de décision de la CdP-9 concernant les questions
ayant trait à la mise en application de l'Article 8 (FCCC/
SBSTA/2003/L.6/Add.1), la CdP recommande un projet de décision
sur ce même thème, pour adoption par la CdP/RdP-1, assorti de
deux annexes. Les annexes renferment, l'une, le programme de
formation des membres des EEE, pour les premières évaluations
devant être conduites dans le cadre des lignes directrices
relevant de l'Article 8, et l'autre, les critères de sélection
des chefs évaluateurs.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT A L'ELABORATION
DES RAPPORTS ET A L'EVALUATION DES INVENTAIRES DES PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I: Le mercredi 4 juin, le Président
Thorgeirsson a indiqué qu'il élaborera un projet de
conclusions concernant les questions ayant trait à
l'établissement des rapports et à l'évaluation des inventaires
de gaz à effet de serre, relevant de la CCCC. Il a précisé que
les questions ayant trait à la formation des membres des EEE,
pour la première évaluation devant être conduite dans le cadre
des lignes directrices consacrées à l'évaluation relevant de
l'Article 8 (évaluation de l'information) du Traité, et celles
ayant trait au traitement des données confidentielles figurant
dans les rapports relevant du Traité, seront examinées par le
groupe de contact sur les Articles 5, 7 et 8 du Traité. Le
jeudi 12 juin, le SBSTA a adopté le projet de conclusions et a
décidé de recommander un projet de décision, pour adoption,
par la CdP-9.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.7), le SBSTA prend note: de
l'information concernant les activités de formation pilote en
faveur des membres des EEE, pour les évaluations techniques
des inventaires élaborées par les Parties visées à l'Annexe I,
dans le cadre de la CCCC; et, de l'information concernant le
traitement des données confidentielles révélées dans le cadre
de l'évaluation technique des inventaires. Le SBSTA requiert
du Secrétariat, le parachèvement de l'élaboration des cours de
base de l'évaluation des inventaires, en vue de sa mise en
application en 2004.
Le SBSTA recommande également que la CdP-9
adopte le projet de décision relatif à l'évaluation technique
des inventaires de gaz à effet de serre établis par les
Parties visées à l'Annexe I, dans le cadre de la CCCC.
Le Projet de Décision de la CdP: Le
projet de décision de la CdP (FCCC/SBSTA/ 2003/L.7/Add.1)
concernant les questions ayant trait à l'évaluation technique
des inventaires de gaz à effet de serre établis par les
Parties visées à l'Annexe I, dans le cadre de la CCCC,
comprend le programme de formation des membres EEE dans les
domaines de l'évaluation technique des inventaires, du code
pratique régissant le traitement des données confidentielles
révélées au cours de l'évaluation technique des inventaires,
et les éléments devant être insérés dans l'Accord sur les
Services d'Evaluation Experte, pour les membres des EEE.
LES PUITS DE FIXATION DU CARBONE, DANS LE
CADRE DU MDP: Ce thème a été d'abord abordé au cours de la
Plénière du SBSTA du mercredi 4 juin. Puis confié à un groupe
de contact coprésidé par Karsten Sach (Allemagne) et Thelma
Krug (Brésil), qui s'est réuni à cinq reprises, entre le 4 et
le 12 juin. Un certain nombre de comités de rédaction se sont
également réunis. Le groupe a élaboré des projets de
conclusions, qui ont été adoptés par le SBSTA, le vendredi 13
juin.
Mercredi 4 juin, les délégués ont examiné
les résultats de l'atelier organisé sous le thème des
modalités et des définitions à inclure dans les activités des
projets d'afforestation et de reforestation (A&R) inscrits
dans le cadre du MDP, qui s'est déroulé à Foz do Iguaçu, au
Brésil, du 12 au 14 février 2003, et qui a aidé à élaborer le
projet de texte consolidé consacré aux modalités et aux
définitions.
Jeudi 5 juin, le Coprésident Krug a attiré
l'attention sur les approches proposées en matière d'assurance
et d'unités temporaires relatives au traitement de la
non-permanence. L'AOSIS a rappelé que les modalités en cours
de discussion sont destinées à être appliquées uniquement
pendant la première période de l'engagement, l'UE, n'ayant pas
apporté son appui à l'adoption d'une approche séparée pour la
question d'assurance. Le Canada a traité également de
questions ayant trait à l'approche en matière d'assurance. Le
délégué a proposé l'insertion d'un nouveau libellé autorisant,
entre autres, les Parties visées à l'Annexe I, disposant "d'unités
de réduction d'émission certifiées, en état d'étiolement," à
procéder au remplacement de ces unités, si les assureurs
viennent à manquer à leur obligation de les remplacer.
Samedi 7 juin, les délégués ont procédé à
un échange de vue autour des lignes directrices proposées pour
les études d'impact socioéconomique et environnemental,
figurant dans l'annexe attachée au texte de négociation
consolidé. Le G-77/Chine a suggéré que ces sujets soient
traités plutôt dans le corps du texte principal, que dans
l'annexe. L'UE, le G-77/Chine et la Suisse ont souligné la
nécessité de concevoir les lignes directrices en fonction des
besoins particuliers des pays. Le Groupe Afrique a requis une
assistance volontaire et une participation active des parties
prenantes dans la mise en œuvre des projets d'A&R inscrits
dans le cadre du MDP.
Mercredi 11 juin, la Nouvelle Zélande a
introduit un document portant sur les définitions, combinant
les soumissions faites par les Parties. La Colombie a indiqué
que les réservoirs communs de carbone doivent être rendus "à
l'intérieur des limites des projets " L'UE et l'AOSIS ont
déclaré que les définitions proposées concernant les "limites
des projets" doivent être amendées de manière à établir une
distinction entre les limites pertinentes aux méthodes de
comptabilité et celles à caractère exclusivement géographique.
Au sujet du suivi des projets, la Bolivie a posé la question
de savoir comment procéder à l'estimation et au contrôle des
brèches. Dans le groupe de contact final, jeudi 12 juin, les
délégués ont débattu des projets de conclusions des
Coprésidents et du texte de négociation. Le G-77/Chine a parlé
de la nécessité de définir la non-permanence et de procéder à
l'examen de l'incertitude, d'autres intervenants ont noté
l'importance de l'élaboration des modalités devant encadrer
les petits projets inscrits dans le cadre du MDP.
Le SBSTA a adopté les projets de
conclusions, le vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.13), le SBSTA: note qu'il a
fait des progrès sur la question des définitions et des
modalités devant encadrer l'inclusion des activités des
projets d'A&R dans le cadre du MDP, au cours de la première
période d'engagement; requiert du Secrétariat, l'organisation
de consultations pré-sessions, aux fins d'y considérer
davantage le projet de texte de négociation; et, décide de
poursuivre son travail sur le projet de texte de négociation,
à la SBSTA-19.
LES DIRECTIVES CONCERNANT LES BONNES
PRATIQUES ET AUTRES INFORMATIONS CONCERNANT LE THEME DE LULUCF:
Les questions ayant trait aux directives du GIEC concernant
les bonnes pratiques et aux diverses données concernant le
thème de LULUCF, ont été débattues par le SBSTA, le mercredi 4
juin. Les projets de conclusions y afférant ont été adoptés,
le jeudi 12 juin. Les consultations officieuses ont été
modérées par Margaret Mukahanana-Sangarwe (Zimbabwe) et Audun
Rosland (Norvège). Le projet de texte de négociation, englobe
également une annexe consacrée aux modalités et aux procédures
devant régir les activités des projets d'A&R inscrits dans le
cadre du MDP. L'annexe contient un certain nombre de crochets
autour: des définitions de la forêt, de la reforestation et de
l'afforestation; des réservoirs de carbone; de la limite des
projets; des seuils de référence des suppressions nettes de
gaz à effet de serre réalisée par les puits de fixation; des
suppressions nettes de gaz à effet de serre réalisées
réellement par les puits de fixation; des brèches; de la
suppression temporaire; de l'assurance de la Réduction
d'Emissions Certifiée (REC); du rôle du Comité Directeur du
MDP; de l'accréditation et de la désignation des entités
opérationnelles; des conditions requises pour la
participation; de la validation et de l'enregistrement; du
suivi; de la vérification et de la certification; de
l'émission des divers types de REC; et, de la non-permanence
des projets. L'annexe contient également un appendice crocheté,
renfermant des orientations concernant les effets
socioéconomiques et environnementaux de la conception des
projets, et visant à faciliter l'élaboration des lignes
directrices nationales.
Mercredi 4 juin, le GIEC a présenté un
rapport sur ses travaux autour du thème de LULUCF, des projets
de texte de second ordre des directives concernant les bonnes
pratiques et, des définitions et des options méthodologiques
susceptibles d'être retenues pour l'inventaire des émissions
dues à la dégradation des forêts et des divers types de
végétation directement induite par l'activité humaine.
Présentant un rapport sur l'état d'avancement des travaux du
Partenariat de Collaboration pour les Forêts, la FAO a noté
l'importance d'avoir, entre autres, une terminologie cohérente
en matière de forêts et de carbone et des méthodes
rationalisées pour la détermination des stocks de carbone
forestier et des modifications qui y surviennent.
Jeudi 12 juin, le SBSTA a adopté des
projets de conclusions basés sur les trois tâches du GIEC, à
savoir: les directives en matière de bonne pratique dans le
domaine de LULUCF; les définitions de la dégradation des
forêts et des végétations; et l'annulation des effets humains
naturels et indirects sur l'évolution des stocks de carbone.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.3), le SBSTA a noté
l'inclusion éventuelle de méthodes d'estimation des
modifications survenues dans les stocks de carbone emmagasinés
dans les produits ligneux récoltés, sous forme d'annexe ou
d'appendice attaché au rapport du GIEC concernant les bonnes
pratiques dans le domaine de LULUCF, et requiert du GIEC, la
soumission d'un rapport sur ce sujet, à la considération de la
SBSTA-19, ainsi que l'organisation, en marge de la réunion,
d'un événement consacré aux orientations en matière de bonnes
pratiques utilisées dans le domaine de LULUCF, durant la
SBSTA-19. Il note également que les questions ayant trait aux
produits ligneux récoltés, continueront à être examinées à la
SBSTA-19 et aux sessions d'après. Le SBSTA requiert aussi du
Secrétariat, en concertation avec le GIEC, l'élaboration des
projets de formats de rapport communs applicables au domaine
de LULUCF, pour considération à la SBSTA-19 et, invite le GIEC
à présenter, à la SBSTA-19, un rapport sur l'état d'avancement
de l'élaboration des méthodologies praticables et sur les
effets découlant des pratiques forestières utilisées dans le
passé, y compris les plans du processus d'évaluation.
LES EMISSIONS DECOULANT DES COMBUSTIBLES
UTILISES DANS L'AVIATION INTERNATIONALE ET DE TRANSPORT
MARITIME: Ce thème a été abordé par le SBSTA le mercredi 4
juin. Le Président Thorgeirsson a indiqué que Greg Terrill (Australie)
conduira des consultations officieuses autour de ce sujet.
Comme suite aux consultations officieuses qui se sont étalées
sur, pratiquement, toute la durée des SB-18, le SBSTA a adopté
les projets de conclusions y afférant, le jeudi 12 juin.
Mercredi 4 juin, l'Organisation
Internationale de l'Aviation Civile (ICAO) a souligné la
nécessité d'inventaires d'émission plus crédibles relatifs au
secteur de l'aviation. Le représentant a ensuite donné un
aperçu sur les efforts continus fournis par l'organisation
dans les domaines: des options politiques offertes pour la
limitation ou la réduction des émissions du secteur de
l'aviation; de l'élaboration des technologies et des normes
des émissions mondiales; la réduction de la quantité de
carburants consumés à travers des mesures opérationnelles
améliorées; et l'utilisation de mécanismes fondés sur la loi
du marché. L'Organisation Maritime Internationale (OMI) a
parlé de ses travaux visant à améliorer la qualité des
rapports et de la comparabilité des émissions de gaz à effet
de serre émanant des navires, puis a présenté un rapport sur
la réunion informelle organisée entre les Secrétariats de la
CCCC et de l'OMI.
Jeudi 12 juin, Greg Terrill a introduit le
projet de conclusions. L'Argentine a fait part de ses réserves
quant à l'augmentation de 50 %, enregistrée dans les émissions
de gaz à effet de serre émanant des vols internationaux, dans
le courant de la décennie 1990-2000. Le SBSTA a ensuite adopté
le projet de conclusions.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/L.2), le SBSTA invite les
Secrétariats de l'OMI, de l'ICAO et de la CCCC à organiser
deux réunions d'experts, avant la SBSTA-19, pour y examiner
les options offertes pour l'amélioration des méthodes
d'estimation et de compte rendu des émissions provenant de
l'aviation internationale et du transport maritime.
LA MISE AU POINT ET LE TRANSFERT DES
TECHNOLOGIES
Ce point de l'ordre du jour a été examiné
par le SBSTA, le jeudi 5 juin, puis dans des consultations
informelles modérées par Kishan Kumarsingh (Trinité et Tobago)
et Terry Carrington (Royaume-Uni). Le SBSTA a examiné puis
adopté le projet de conclusions, le jeudi 12 juin.
Au cours de la Plénière du SBSTA du jeudi 5
juin, William Agyemang-Bonsu (Ghana), Président du Groupe
d'Experts sur le Transfert des Technologies (GETT) a présenté
un rapport sur les travaux du GETT. Les délégués ont souligné
la nécessité: d'une large participation des parties prenantes
et d'une transparence dans l'instauration d'environnements
favorables au transfert des technologies; d'actions concrètes
visant la mise en application des résultats du GETT et des
études des besoins en matière de technologies; et d'une
attention à la question plus large de mise au point des
technologies. Des consultations officieuses ont été menées
pour examiner les conclusions de l'atelier consacré au thème
de l'instauration d'environnements incitateurs, organisé à
Gand, en Belgique, les 9 et 10 avril 2003, et pour élaborer un
projet de conclusions concernant la suite des orientations à
fournir au GETT. Le 12 juin, le SBSTA a adopté le projet de
conclusions concernant ce sujet.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/ 2003/L.5), le SBSTA fait état du
rapport du GETT, qui a conclu que la réussite du transfert des
technologies est tributaire d'une large implication des
parties prenantes, et que les gouvernements ont un rôle
crucial à jouer dans l'instauration des conditions favorables.
Il encourage les ONG du secteur du commerce et de l'industrie
et les organisations internationales à organiser des ateliers
axés sur le secteur et des activités d'échanges d'expériences
et de leçons apprises.
Le SBSTA demande au GETT, d'envisager
l'inclusion des activités de mise au point des technologies
écologiquement rationnelles dans ses travaux, de considérer
les résultats de l'atelier consacré au thème des synergies, et
de recommander de nouvelles actions au SBSTA. Il requiert
également du Secrétariat, l'organisation de discussions de
tables-rondes, au niveau des hauts responsables, entre les
gouvernements et le commerce et l'industrie, et une réunion
extraordinaire du GETT en conjonction avec les manifestations
consacrées à la technologie, planifiées par le gouvernement
indien, en novembre 2003; et la poursuite de ses travaux sur
le développement des liens avec les systèmes d'information et
les mécanismes d'échange de données technologiques, pertinents,
et les centres technologiques nationaux/régionaux disponibles,
aux fins de faire valoir les opportunités potentielles
offertes dans le domaine du transfert des technologies,
identifiées à travers les études des besoins en matière de
technologies, effectuée par les Parties. Le Secrétariat est
requis de présenter au SBSTA, à ses sessions suivantes, un
rapport sur les résultats des ces activités.
"LES BONNES PRATIQUES" EN MATIERE DE
POLITIQUES ET DE MESURES
Ce thème a été abordé par le SBSTA, le
jeudi 5 juin, puis pris en charge par un groupe de contact
coprésidé par Greg Terrill (Australie) et Richard Muyungi (Tanzanie).
Au terme de quatre réunions du groupe de contact, tenue entre
6 et 11 juin, les délégués se sont accordés sur un projet de
conclusions, que le SBSTA a adopté le vendredi 13 juin.
Au cours de la Plénière du SBSTA du jeudi 5
juin, le Président Thorgeirsson a rappelé que la mise en
application de la décision 13/ CP.7 (P&Ms) pourrait
s'effectuer par deux voies: le renforcement des approches
basée sur la toile, en matière d'échange d'informations; et
l'engagement dans davantage de travaux méthodologiques
d'élaboration et d'évaluation des P&Ms. S'agissant du contexte
des circonstances nationales, plusieurs délégués ont déclaré
que l'échange d'informations est précieux pour la mise en
relief de l'efficacité des P&Ms. Outre l'invitation des
Parties non-visées à l'Annexe I à tirer profit des échanges
d'informations, la Suisse, avec l'Australie et le Canada, a
appuyé l'idée d'avoir, à l'ordre du jour, un point permanent
consacré au thème des P&Ms. L'Arabie Saoudite a indiqué que
les discussions doivent être limitées aux seules Parties
visées à l'Annexe I. L'UE a appelé à la tenue d'ateliers
supplémentaires et à la mise en place d'outils basés sur la
toile. Le Japon, avec l'Australie, a déclaré que les P&Ms
doivent être auto-évaluées. Un groupe de contact a été
convoqué pour l'élaboration d'un projet de conclusions et d'un
projet de décision de la CdP, axés sur le thème des échanges
d'informations.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, vendredi 6 juin, l'UE, appuyée par les Etats-Unis,
a suggéré l'organisation d'ateliers axés sur l'échange
d'informations concernant les activités particulières du
secteur ou du sous-secteur. Le G-77/Chine a indiqué que
l'échange d'informations doit être focalisé sur les effets
adverses des P&Ms sur les pays en développement. Le délégué
des Etats-Unis, appuyé par Samoa, a suggéré que le Secrétariat
élabore l'attribution des tâches (AT) ayant trait au
traitement de la question des effets adverses, des ateliers à
venir, conformément à la décision 13/CP.7. Le G-77/Chine s'est
opposé à l'idée d'organiser des ateliers additionnels, quels
que soient leurs AT, mentionnant les contraintes budgétaires
et la nécessité d'un "débat total " sur la question de la mise
en application de la décision 13/CP.7. Le Japon a suggéré de
poursuivre l'amélioration des échanges d'informations basés
sur la toile.
Lundi 9 juin, le Coprésident Terrill a
introduit sa proposition de projet de conclusions. Le
G-77/Chine a déclaré que le texte doit se référer uniquement
aux Parties visées à l'Annexe I et qu'il ne doit, ni
directement ni indirectement, encourager les Parties non-visées
à l'Annexe I, à partager leurs données. Samoa a déclaré que
toutes les Parties pourraient tirer profit de l'échange
d'informations, même si les actions y afférentes sont
entreprises uniquement par les Parties visées à l'Annexe I. Le
délégué des Etats-Unis a indiqué que l'échange d'informations
entre les Parties visées et celles non visées à l'Annexe I,
faciliterait les activités de renforcement des capacités et de
transfert des technologies. Le G-77/Chine, contré par
l'Australie, l'UE, le Japon et les Etats-Unis, a requis la
suppression du libellé appelant à des échanges d'informations
durant les événements organisés en marge des sessions. Au
sujet des approches basées sur la toile, en matière d'échange
d'informations, le délégués des Etats-Unis a fait part de ses
réserves concernant le risque de voir le besoin de mettre à
jour le site sur la toile, donner lieu à un nouveau type
d'exigence dans le domaine de l'élaboration des rapports.
Mardi 10 juin, le Coprésident Muyungi a
introduit un nouveau projet de conclusions. L'Arabie Saoudite,
au nom du G-77/Chine, a fait objection au libellé faisant
référence à des échanges d'informations entre "toutes les
Parties," et au libellé "invitant les Parties visées à
l'Annexe I et autres Parties intéressées " à procéder à des
échanges d'informations durant les tables-rondes officieuses.
Le porte-parole a déclaré aussi que la proposition des
Coprésidents de tenir des tables-rondes officieuses au cours
de la période de la session, semble être impraticable. Samoa a
précisé qu'il ne partage pas toutes les préoccupations
exprimées par l'Arabie Saoudite. Après une courte pause pour
concertations, le G-77/Chine n'a pas été en mesure de
s'entendre sur une position unifiée à l'égard du libellé. L'UE
et le Japon ont requis la suppression de la phrase appelant à
des échanges d'informations sur les voies et moyens de réduire
au minimum les effets adverses des mesures réactives. Avec les
Etats-Unis, ils ont encouragé la poursuite de la discussion
autour de l'option de la tenue de tables-rondes.
Mercredi 11 juin, les Parties ont procédé à
l'examen du projet de conclusions des Coprésidents, paragraphe
par paragraphe. L'UE et le Japon, contrés par le G-77/Chine,
ont réitéré leur demande de supprimer la phrase appelant à des
échanges d'informations sur les voies et moyens de réduire au
minimum les effets adverses des mesures réactives. Après un
certain débat, l'UE a proposé de remplacer la phrase par une
référence générale à la décision 13/ CP.7. Au terme de
discussions informelles, le Coprésident Terrill a proposé de
nouvelles conclusions, notant l'importance permanente de la
mise en application de la décision 13/CP.7, et acceptant de
reconsidérer ce point de l'ordre du jour, à la SBSTA-19. Les
Parties ont approuvé le projet de conclusions, et le SBSTA l'a
adopté le vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions concernant les P&Ms (FCCC/ SBSTA/2003/L.12), le
SBSTA se félicite des progrès réalisé dans la mise en œuvre de
la décision 13/CP.7, note que les Parties partagent le même
avis quant à l'importance continue de la mise en application
de cette décision, et accepté de poursuivre la considération
de ce point de l'ordre du jour, à la SBSTA-19.
LA RECHERCHE ET L' OBSERVATION SYSTEMATIQUE
Ce thème a été abordé par le SBSTA, le
jeudi 5 juin, puis a été considéré dans un groupe de contact
coprésidé par Stefan Rösner (Allemagne) et S.N. Sok Appadu (Iles
Maurice). Le groupe de contact s'est réuni, une fois, pour
parachever la considération du projet de conclusions et du
projet de décision de lma CdP, lesquels ont été adoptés par le
SBSTA, le jeudi 12 juin.
Mardi 5 juin, le Président Thorgeirsson a
introduit l'événement pré-sessions sur les R&OS, tenue le 2
juin, qui a considéré le Second Rapport sur l'Adéquation du
Système Mondial d'Observation Climatique (SMOC). Le
Secrétariat du SMOC a décrit les principales recommandations
du Rapport, notamment, la nécessité: d'améliorer les normes,
les données et les produits des systèmes d'observation; de
mettre à disposition les produits pertinents aux besoins de la
CCCC; et de renforcer les capacités et l'amélioration des
systèmes d'observations dans les pays en développement, à
travers l'établissement d'un fonds volontaire. Le Canada, avec
l'UE et le G-77/Chine, a déclaré que les gouvernements doivent
répondre aux besoins de la CCCC en matière d'observation. Le
G-77/Chine, avec la Chine, l'Uruguay et l'Ouganda, a indiqué
que les pays en développement nécessitent un soutien financier
pour les R&OS.
Jeudi 12 juin, le SBSTA a adopté le projet
de conclusions et a décidé de renvoyer le projet de décision à
la CdP.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.4), le SBSTA: fait état des
recommandations élaborées par le Second Rapport d'Adéquation
du SMOC; identifie le Rapport comme étant l'occasion
d'enclencher, chez les gouvernements, une dynamique en faveur
de l'amélioration des systèmes d'observation du climat de la
planète; et note la mise en place inachevée des réseaux
terrestres axés sur le thème des océans. Le SBSTA invite
également le Secrétariat du SMOC à élaborer, en consultation
avec l'OMM, une analyse des problèmes posés et des options
offertes pour la suppression des barrières entravant la
réception des données de la part des réseaux d'information
atmosphérique hydrologique des centres de données mondiaux, et
requiert des Parties, la soumission de leurs points de vue sur
les actions prioritaires.
Le Projet de Décision de la CdP: Dans
le projet de décision (FCCC/SBSTA/ 2003/L.4/Add.1), la CdP
exhorte les Parties à apporter leur appui aux besoins de
hautes priorité à travers des contributions aux mécanismes de
financement pertinents, invite les agences de parrainage du
SMOC à mettre en place le cadre nécessaire à l'élaboration des
lignes directrices devant encadrer l'établissement des
rapports des systèmes terrestres de surveillance climatique,
et requiert du Secrétariat du SMOC, de coordonner
l'élaboration d'un plan quinquennal ou décennal répartie en
étapes, pour l'intégration des systèmes de surveillance du
climat de la planète.
LA COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS
INTERNATIONALES PERTINENTES
Ce point de l'ordre du jour a été abordé
par le SBSTA, le vendredi 6 juin. Au terme des consultations
officieuses menées tout au long de la réunion, les Parties ont
adopté le projet de conclusions du Président, au cours de la
Plénière du SBSTA du jeudi 12 juin, et ont recommandé un
projet de décision, pour adoption par la CdP-9.
Vendredi 6 juin, les participants ont
entendu les déclarations d'un certain nombre de Parties et
d'organisations internationales pertinentes. Le Secrétariat de
la CCD a recommandé que les synergies entre les conventions se
concrétisent au niveau du terrain. Le Secrétariat de Ramsar a
noté que les gouvernements auront des défis à relever dans la
concrétisation simultanée des engagements pris dans les cadres
de la CCCC et de la Convention de Ramsar. Le GIEC a fourni une
mise à jour sur ses activités. La FAO a passé en revue ses
travaux en matière de renforcement des capacités dans le
domaine forestier et celui des changements climatiques, et
l'UICN a fait état du soutien technique et juridique qu'elle
apporte à nombre de pays en développement, sur les définitions
et les modalités ayant trait aux puits de fixation du carbone
dans le cadre du MDP. La Fédération de Russie a annoncé sa
ratification de la CCD. La Suisse, avec l'UE, a proposé que le
Secrétariat de la CCCC présente des rapports réguliers sur les
activités pertinentes de l'OMC. Le Canada, la Colombie et les
Etats-Unis ont apporté leur appui à la suggestion du Président
Thorgeirsson de faire en sorte que les activités liées à
l'élaboration des rapports soient menées plutôt à l'échelon
national. La Colombie, contrée par le Koweït et l'Arabie
Saoudite, a suggéré d'utiliser la note du Secrétariat
concernant l'OMC pour la discussion à venir sur ce sujet.
Jeudi 12 juin, le SBSTA a adopté le projet
de conclusions, moyennant un amendement mineur.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.9), le SBSTA: approuve la
poursuite de l'examen du thème de la coopération avec d'autres
conventions, à la SBSTA-19; accueille favorablement la
décision du GIEC d'entreprendre son Quatrième Rapport
d'Evaluation; et encourage les Parties à coordonner le
traitement des questions ayant trait à la CCCC et à l'OMC, à
l'échelon national.
QUESTIONS DIVERSES
LES QUESTIONS AYANT TRAIT A L'ENERGIE
PROPRE OU EMETTRICE DE MOINS DE GAZ A EFFET DE SERRE: Ce
thème a été traité au cours de la Plénière du SBSTA du
vendredi 6 juin, puis dans des consultations informelles. Au
cours de la Plénière du SBSTA du vendredi 6 juin, le Canada,
appuyé par la Fédération de Russie, et contré par l'UE et le
G-77/ Chine, a requis que les conclusions du SBSTA prennent
note de la proposition canadienne d'une étude sur le rôle du
commerce international dans le domaine de l'énergie propre
dans la réalisation des objectifs de la CCCC et du Traité. Le
Président Thorgeirsson a indiqué qu'il mènera des
consultations informelles et élaborera un projet de
conclusions sur ce sujet. Le SBSTA a adopté le projet de
conclusions le vendredi 13 juin.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT A LA MISE EN
ŒUVRE DE L'ARTICLE 2.3 DU TRAITE: Le SBSTA a abordé la
question le la mise en application de l'Article 2.3 (effets
adverses des P&Ms), au cours de la Plénière du vendredi 6 juin.
Le sujet a été ensuite pris en charge dans des consultations
officieuses, menées par le Président Thorgeirsson. Le SBSTA a
adopté le projet de conclusions, le vendredi 13 juin. Les
Conclusions du SBSTA: Dans ses conclusions (FCCC/SBSTA/2003/
L.11), le SBSTA prend note de la soumission du Canada figurant
dans le document FCCC/ SBSTA/2003/MISC.7, et approuve la
poursuite de la considération de ce sujet, à la SBSTA-19.
Au cours de la Plénière du SBSTA du
vendredi 6 juin, le G-77/ Chine a requis, entre autres, que ce
thème devienne un point régulier de l'ordre du jour, et que le
SBSTA considère l'élaboration d'un projet de décision
concernant les premières actions à entreprendre. Le Canada et
l'UE ont argué que la question est traitée de manière adéquate
par les décisions précédentes. Le Président Thorgeirsson a
mené des consultations officieuses et a élaboré un projet de
conclusions sur ce sujet. Le vendredi 13 juin, le Président
Thorgeirsson a signalé qu'une soumission concernant ce sujet,
a été reçue de la part du G-77/Chine (FCCC/SBSTA/2003/MISC.8).
Le SBSTA a adopté ensuite le projet de conclusions.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.10), le SBSTA approuve la
poursuite de la considération des questions relevant de ce
point de l'ordre du jour, à la SBSTA-19.
POINTS DIVERS: Le SBSTA a abordé la
rubrique des points divers au cours de la Plénière du vendredi
6 juin. Plusieurs Parties ont suggéré que le SBSTA fasse part
de son soutien en faveur de la Conférence Mondiale sur les
Changements Climatiques, prévue à Moscou du 29 septembre au 3
octobre 2003. Le Président Thorgeirsson a déclaré qu'il mènera
des consultations informelles sur ce sujet et qu'il préparera
un projet de conclusions. Le SBSTA a adopté un projet de
conclusions, moyennant quelques amendements mineurs, le
vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions (FCCC/ SBSTA/2003/ L.14), le SBSTA: invite les
Parties et le Secrétariat à coopérer pour la réalisation d'un
résultat probant, à la Conférence Mondiale sur les Changements
Climatiques, prévue à Moscou, en Fédération de Russie, du 29
septembre au 3 octobre 2003; accueille favorablement l'annonce,
par l'Inde, de la tenue de son bazar technologique, à New
Delhi, du 10 au 13 novembre 2003, et d'une table-ronde de haut
niveau sur le thème du "MDP: les opportunités offertes à la
coopération internationale," prévue le 10 novembre; et, note
que selon la disponibilité des ressources financières, une
réunion spéciale du GETT et un atelier sur le thème de
l'adaptation, auront lieu à Delhi, durant le bazar des
technologies.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Au cours de la matinée du vendredi 13 juin,
le Rapporteur du SBSTA, Tatyana Ososkova (Ouzbékistan) a
introduit le procès-verbal de la SBSTA-18 (FCCC/ SBSTA/2003/L.1),
qui a été ensuite adopté. Le Président Thorgeirsson a remercié
les délégués, les Coprésidents et le Secrétariat, et a déclaré
qu'il attend avec impatience d'être à la SBSTA-19, à Milan. Il
a clôturé la réunion à 11 h 58.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE MISE EN ŒUVRE
La Présidente du SBI, Daniela Stoycheva (Bulgarie)
a ouvert la première réunion de la SBI-18, le mercredi 4 juin
et a introduit, pour adoption, l'ordre du jour (FCCC/SBI/2003/1).
La Suisse, appuyée par le G-77/CHINE, a proposé l'inclusion
des communications nationales des Parties non-visées à
l'Annexe I, dans l'ordre du jour. Le délégué des Etats-Unis,
appuyé par le Canada et l'Australie et contré par le
G-77/Chine, a proposé que ce point de l'ordre du jour aborde
la question de la soumission des deuxièmes communications
nationales et de celles qui suivront. La Présidente Stoycheva
a accepté de suspendre l'adoption de l'ordre du jour, en vue
de permettre au G-77/Chine d'examiner la proposition des
Etats-Unis.
Jeudi 5 juin, la Présidente Stoycheva a
annoncé que les Parties ont décidé de d"examiner la question
des communications nationales des Parties non-visées à
l'Annexe I, dans le cadre de la rubrique 'points divers', et
le SBI a adopté l'ordre du jour sans amendement.
LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I
Le SBI a abordé la question des
communications nationales des Parties visées à l'Annexe I, le
vendredi 6 juin, puis a adopté le projet de conclusions du
Président le vendredi 13 juin.
Le vendredi 6 juin, le délégué des
Etats-Unis a réaffirmé son engagement à réduire l'intensité de
ses rejets de GES; il s'est aussi opposé à la création de
nouveaux organes pour l'étude des communications. L'Australie
a déclaré que bien qu'elle n'ait aucunement l'intention de
ratifier le Traité, elle tient toujours son engagement à
réaliser l'objectif fixé pour ses rejets de GES, dans le cadre
du Traité. Le G-77/CHINE et l'AOSIS ont fait part de leurs
réserves concernant le risque de voir les émissions de GES
continuer à augmenter en dépit des mesures d'atténuation mises
en place. Les porte-parole ont exhorté les Parties visées à
l'Annexe I, à mettre en œuvre des politiques et des mesures
plus rigoureuses. La Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle
élaborera un projet de conclusions sur ce thème. Les délégués
ont adopté ce même projet de conclusions le vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.8), le SBI: requiert du
Secrétariat, de continuer de fournir des données basées sur
les communications nationales des Parties visées à l'Annexe I,
de manière accessible et utile aux Parties; de conclure que la
compilation/synthèse des troisièmes communications nationales
des Parties visées à l'Annexe I, mérite un examen plus
approfondi par la CdP-9; et encourage les Parties qui ne l'ont
pas encore fait, à soumettre leurs communications nationales
dans les meilleurs délais possibles.
LES QUESTIONS FINANCIERES AYANT TRAIT
AUX PARTIES NON VISEES A L'ANNEXE I
LE FONDS SPECIAL DES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES: Les questions ayant trait au FSCC ont été
abordées par le SBI, le jeudi 4 juin, puis ont été examinées
dans cinq réunions du groupe de contact, tenues du 7 au 12
juin, coprésidées par Rawleston Moore (Barbade) et Jaap
Rooimans (Pays-Bas). Le jeudi 11 juin, les délégués ont mené
des consultations informelles, au cours de la matinée, et ont
approuvé le projet de conclusions, au cours de la réunion du
groupe de contact, dans la soirée. Le SBI a adopté le projet
de conclusions, le vendredi 13 juin.
Au cours de la Plénière d'ouverture du SBI,
jeudi 4 juin, l'AOSIS et le G-77/Chine ont souligné la
nécessité pour le Fonds Spécial pour les Changements
Climatiques de soutenir les activités d'adaptation et, avec
l'UE, l'AOSIS et le Ghana, ont mis en relief l'importance de
fournir un appui financier aux pays non éligibles aux soutiens
accordés dans le cadre des fonds disponibles à la CCCC.
L'Arabie Saoudite a mis en exergue l'importance de financer
les activités ayant trait à l'adaptation aux fins de faciliter
le traitement des effets adverses des mesures réactives et des
activités de diversification économique.
Un groupe de contact a été convoqué pour
procéder à la détermination et au classement prioritaire des
activités, programmes et autres mesures devant être financés
dans le cadre du FSCC, et pour fournir des orientations
opérationnelles au Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM).
Samedi 7 juin, les délégués ont examiné la question du
classement prioritaire des activités financées par le FSCC.
Plusieurs Parties ont identifié l'adaptation comme étant
l'activité prioritaire du FSCC. Elles ont proposé que les
activités soient conduites dans l'ordre des priorités retenues
dans les communications nationales et dans les stratégies
nationales de développement durable. Les Parties se sont
penchées également sur la question de l'inclusion des
activités axées sur l'atténuation, le Canada et l'UE appelant
à l'établissement d'un équilibre entre les mesures
d'adaptation et les mesures d'atténuation.
Dans le groupe de contact du lundi 9 juin,
le FEM a souligné l'importance de la fourniture, par la CdP,
d'orientations claires et précises, aux fins d'éviter la
duplication des efforts avec d'autres activités couvertes par
le Fonds. Les délégués ont débattu de la nécessité de doter le
FSCC de principes directeurs, en particulier le besoin
d'intégrer les considérations ayant trait aux changements
climatiques dans les processus de développement, de fournir
une fonction catalytique, et de bâtir sur les arrangements
existants du FEM. Notant l'importance des principes directeurs,
les porte-parole de l'AOSIS et des pays les moins avancés (PMA)
ont indiqué que les principes du FSCC ne doivent pas créer
d'obstacles à l'accès aux financements.
Mardi 10 juin, le groupe de contact a
entamé ses discussions autour du projet de conclusions des
coprésidents. Au sujet des principes directeurs du FSCC, le
G-77/Chine a déclaré que le Fonds: doit avoir un caractère
complémentaire aux domaines de focalisation du FEM ayant trait
aux changements climatiques, au Fonds pour les Pays les Moins
Avancés, et au financement bilatéral et multilatéral; et, doit
optimiser les opportunités de financement en faveur de
l'adaptation, au profit des Parties non-visées à l'Annexe I
non-éligibles aux soutiens accordés par le Fonds pour les PMA.
Les délégués se sont également penchés sur la question de la
poursuite de l'élaboration des points de vue concernant le
FSCC, l'UE réitérant son appui à l'idée d'un processus
permettant aux Parties de poursuivre la soumission de leurs
points de vue.
Au cours de la réunion du groupe de contact
du mercredi 11 juin, le G-77/Chine a présenté les amendements
qu'il souhaite introduire dans le projet de conclusions des
coprésidents, et a proposé que le texte qu'il a avancé, serve
de plate-forme aux négociations (FCCC/SBI/2003/MISC.1/Add.1).
Le Coprésident Moore a ajourné le groupe de contact pour
permettre la tenue de consultations informelles sur ce sujet.
Les consultations informelles ont accepté de se servir du
texte des Coprésidents, comme plate-forme aux délibérations du
groupe de contact. Les délégués ont ensuite poursuivi leur
débat autour de la question de l'ordre prioritaire des
activités du FSCC. Ils n'ont pas été en mesure de s'accorder
sur l'inclusion des activités ayant trait au volet atténuation.
Ils ont décidé de supprimer le libellé demandant la poursuite
de la soumission des vues et appelant à la tenue d'une
consultation informelle intersessions sur le thème du FSCC,
avant la SBI-19.
Après les consultations informelles, le
matin du jeudi 12 juin, les délégués se sont réunis de nouveau
dans le groupe de contact et ont approuvé le projet de
conclusions des Coprésidents, moyennant quelques amendements
mineurs.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.13), le SBI note que les
activités susceptibles d'être soutenues par le FSCC doivent
correspondre aux besoins des pays, être efficaces du point de
vue coût et intégrées dans les stratégies nationales de
développement durable et de réduction de la pauvreté.
S'agissant des priorités du FSCC, le SBI note que les Parties
ont identifié les activités ayant trait au volet adaptation et
visant à traiter les effets adverses des changements
climatiques, comme étant hautement prioritaires, et que le
transfert des technologies et les activités de renforcement
des capacités, qui lui sont associées, doivent être également
soutenus. Le SBI souligne aussi que les activités du FSCC
doivent être complémentaire à celles du Fonds pour les PMA et
aux domaines de focalisation du FEM ayant trait aux
changements climatiques, et requiert de la SBI-19, la
fourniture de nouvelles orientations au FEM concernant
l'opération du FSCC et la recommandation d'un projet de
décision de la CdP-9, à cet égard.
LA FOURNITURE D'UN SOUTIEN FINANCIER ET
TECHNIQUE: Au cours de la Plénière du SBI du vendredi 6
juin, le FEM a présenté un rapport sur les conclusions de la
réunion de son Conseil, tenue en mai 2003, et a mis en relief
plusieurs décisions concernant le soutien devant être apporté
à l'élaboration des communications nationales des Parties non
visées à l'Annexe I. Plusieurs Parties ont appelé à un
déboursement des ressources financières dans les délais
impartis, et à l'organisation d'ateliers régionaux et
sous-régionaux sur les lignes directrices devant encadrer
l'élaboration des secondes communications nationales. La
Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle élaborera un projet de
conclusions sur ce sujet. Le vendredi 13 juin, le SBI a adopté
le projet de conclusions.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.10), le SBI note que la
fréquence de la soumission des deuxièmes et, le cas échéant,
des troisièmes communications nationales sera déterminée à la
CdP-9, et invite les Parties à soumettre leurs points de vue
sur la fréquence et sur le calendrier de ces soumissions. Le
SBI invite également les Parties à présenter leur points de
vue concernant leur expérience avec le FEM ou ses agences
d'exécution, dans l'élaboration des communications nationales.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES
Ce point de l'ordre du jour a été examiné
par le SBI, vendredi 6 juin, puis a été pris en charge dans un
groupe de contact. Présidé par Dechen Tsering (Bhutan), le
groupe de contact s'est réuni à quatre reprises du 6 au 11
juin, et a parachevé l'attribution des tâches (AT) de
l'évaluation exhaustive de la mise en œuvre de la décision
2/CP.7 (renforcement des capacités des pays en développement).
Au cours de la réunion du SBI du vendredi 6
juin, le Secrétariat a présenté aux délégués un aperçu sur la
synthèse des données fournies par les Parties concernant
l'évaluation exhaustive des décisions 2/CP.7 et 3/CP.7 (renforcement
des capacités dans les pays en transition économique), sur les
points de vue concernant les actions menées par les pays en
développement et les PTE par rapport à leurs besoins
prioritaires, et sur les points de vue concernant les actions
menées par les Parties visées à l'Annexe II, dans le cadre de
l'application de ces décisions.
Au sujet du processus d'évaluation, le
G-77/Chine: a souligné que ce dernier doit englober une
analyse de la mise en œuvre des projets et programmes conduite
actuellement en réponse à la décision 2/CP.7; a identifié les
lacunes et les domaines éventuelles où la mise en application
peut être améliorée; et a décrit les démarches à entreprendre
par le SBI dans les activité de renforcement des capacités en
matière de suivi. Le Canada a indiqué que l'évaluation doit
inclure également les activités entreprises avant la CdP-7.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, vendredi 6 juin, les délégués ont procédé à un
échange de vues sur leurs attentes et sur le processus de
l'évaluation exhaustive des activités de renforcement des
capacités dans les pays en développement. Se basant sur ces
points de vue, le Président Tsering a fait circuler une
proposition de projet de conclusions, le samedi 7 juin. Au
cours de leur débat autour de cette proposition, les délégués
ont décidé de requérir du Secrétariat, la préparation d'un
papier de compilation sur les progrès réalisés dans la mise en
application de la décision 2/ CP.7. Ils ont débattu de
l'inclusion des données provenant d'autres sources, telles que
le FEM et autres organisations bilatérales et multilatérales.
Le délégué des Etats-Unis a souligné l'importance de prendre
en ligne de compte les approches conduites par les pays.
Compte tenu des contraintes de temps, les délégués ont décidé
de requérir de la CdP-9, l'adoption d'une décision prorogeant
l'évaluation jusqu'à la CdP-10. Ils ont décidé également de
requérir de la CdP, l'adoption d'une décision consacrée à
l'évaluation de la mise en œuvre du renforcement des capacités,
dans les PTE.
Au sujet de l'attribution des tâches du
processus d'évaluation, les Parties ont débattu de la période
devant faire l'objet de l'évaluation. Le G-77/Chine a souhaité
une focalisation sur la période qui suit la CdP-7, le Canada
et d'autres Etats ont noté que le renforcement des capacités
est un processus à long terme. Le groupe de contact a
parachevé ses travaux, le mercredi 11 juin. Le SBI a adopté le
projet de conclusions et l'attribution des tâches de
l'évaluation exhaustive, le vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.4), le SBI avalise l'attribution
des tâches de l'évaluation exhaustive et requiert du
Secrétariat, l'élaboration d'un papier visant à appuyer le
processus d'évaluation, en utilisant les données, fournies par
le FEM, pertinentes aux organisations internationales et aux
agences bilatérales et multilatérales, concernant le soutien
accordé au processus d'évaluation, et sa soumission à la
SBI-19, pour considération. Il recommande à la CdP-9 de
déterminer les actions nécessaires au parachèvement de
l'évaluation, d'ici la CdP-10, et les orientations nécessaires
à l'évaluation de la décision 3/ CP.7. Le SBI requiert
également du Secrétariat, l'élaboration d'un papier de
compilation visant à faciliter l'évaluation de l'efficacité de
l'application de la décision.
LA MISE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 4.8 ET
4.9 DE LA CCCC
L'ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN ŒUVRE DES
ACTIVITES RELEVANT DE LA DECISION 5/CP.7: Ce point de
l'ordre du jour a été considéré par le SBI, le mercredi 4 juin.
Un groupe de contact coprésidé par Fadhel Lari (Koweït) et
Robert Mason (Royaume-Uni) a été convoqué pour procéder à
l'examen de la manière dont la mise en application de la
décision 5/ CP.7 (mise en œuvre des Articles 4.8 et 4.9
concernant les effets adverses) et s'est réuni à six reprises
du 6-12 juin. Le SBI a adopté le projet de conclusions, le
vendredi 13 juin.
Mercredi 4 juin, le Secrétariat a annoncé
l'atelier mandaté par la décision 5/CP.7, sur le thème des
synergies éventuelles avec les autres conventions et accords
environnementaux multilatéraux, prévu du 2 au 4 juillet, à
Espoo, en Finlande. La Présidente Stoycheva a présenté un
rapport oral sur nombre d'ateliers organisés récemment autour
des questions d'assurance, notant que le rapport écrit n'est
pas encore prêt. Les délégués ont débattu des résultats des
ateliers et ont mis en exergue: la nécessité de solutions
internationales à long terme permettant de réduire au minimum
les effets adverses des mesures réactives; l'importance
d'accorder à l'industrie des assurances, un statut
d'observateur, dans le processus climatique, aux fins
d'améliorer leur compréhension de la problématique; et, les
orientations fournies par les Accords de Marrakech, concernant
la mise en application de la décision 5/CP.7.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, il y a eu divergence sur le point de savoir si,
oui ou non, des progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre
de la décision 5/CP.7. L'UE, les Etats-Unis, le Canada,
l'Australie et la Nouvelle Zélande ont mis en relief les
avancées accomplies, notamment, la troisième reconstitution de
fonds du FEM, l'établissement du Fonds pour les PMA, et
l'élaboration des lignes directrices devant encadrer les
Programmes d'Action Nationaux en matière d'Adaptation (PANA).
Le G-77/ Chine y a fait objection, affirmant que le progrès
réalisé à ce jour reste insuffisant, et a appelé à des actions
de suivi concrètes, des recommandations des ateliers tenus
récemment sur les thèmes de l'évaluation des risques et de
l'assurance.
Comme suite à des requêtes présentées par
la Nouvelle Zélande, l'Australie, les Etats-Unis et l'UE, des
consultations informelles ont été tenues sur la question de
l'ordre du jour de l'atelier attendu sur le thème des
synergies. L'Arabie Saoudite a déclaré préférer que
l'attribution des tâches de l'atelier ne puisse être
considérée qu'après qu'une date soit fixée pour l'atelier sur
le thème de la diversification économique, également commandé,
par la décision 5/CP.7, pour avant la CdP-9.
Samedi 7 juin, les Coprésidents ont fait
circuler une proposition de projet de conclusions concernant
ce point de l'ordre du jour. Compte tenu du fait que le
G-77/Chine n'a pas tenu encore sa concertation sur le projet
de conclusions proposé, la réunion a été ajournée.
Ils ont débattu, par ailleurs, de la
manière dont il faut élaborer sur le cahier des charges de
l'atelier sur le thème de la diversification économique, le
G-77/Chine s'opposant à un processus de soumissions, notant
que cela risque de retarder la tenue de l'atelier. Le
Secrétariat a révisé la proposition des Coprésidents,
intégrant les suggestions du G-77/Chine et de l'UE de refléter
les amendements introduits durant le débat.Lundi 9 juin, le
G-77/Chine et l'UE ont présenté leurs propositions pour le
projet de conclusions. Après un long débat sur le point de
savoir quel document doit servir de plate-forme à la
discussion, les délégués ont décidé finalement de délibérer
sur la base du projet de texte des Coprésidents. La divergence
sur le libellé portant sur la question des progrès réalisés,
n'a pas pu être résolue. Au sujet des rapports relatifs aux
ateliers sur l'assurance et sur l'évaluation des risques, les
délégués ne sont pas parvenus à s'accorder sur le point de
savoir si ces thèmes doivent être traités dans un seul et même
paragraphe ou dans deux paragraphes séparés.
Mardi 10 juin, le groupe s'est réuni de
nouveau pour procéder à l'examen du nouveau projet de
conclusions. Une fois de plus, une divergence est apparue sur
le point de savoir si, oui ou non, et si oui, de quelle
manière il est nécessaire de traiter les résultats des
ateliers organisés sur les thèmes de la modélisation, de
l'assurance et des effets adverses et des questions y
afférentes. Les Parties ont révisé les amendements et les
options proposés, et ont débattu de leur emplacement dans le
projet de texte. Au cours de cette réunion, le G-77/Chine a
proposé l'insertion d'un nouveau paragraphe requérant du
Secrétariat, la compilation d'un rapport de synthèse sur les
données concernant les besoins particuliers des pays en
développement découlant des effets adverses des changements
climatiques et des mesures réactives, et sur le soutien
nécessaire à la satisfaction de ces besoins. L'Australie, le
Canada, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis ont proposé un
libellé de rechange dressant la liste des activités ayant
trait à la mise en application de la décision 5/CP.7, pour
refléter le fait que des progrès ont bien été réalisés. Le
G-77/Chine a déclaré qu'il s'agit là d'une proposition sans
rapport avec le sujet et que le libellé n'est pas une
alternative.
Au sujet des résultats de l'atelier sur le
thème de la modélisation, l'AOSIS a proposé l'insertion d'un
paragraphe appelant le SBSTA à noter la nécessité d'améliorer
le soutien du renforcement des capacités des experts des pays
en développement et l'accroissement de leur participation dans
le processus de modélisation. Le G-77/Chine a maintenu son
appui en faveur du libellé consacré aux actions, relatives aux
résultats des ateliers, qui pourraient être recommandées par
le SBI et le SBSTA. L'UE a préféré un libellé notant que la
SBI-18 a procédé à l'examen des résultats de l'atelier. Le
G-77/Chine a proposé l'insertion d'un libellé portant sur les
résultats des ateliers organisés sur les thèmes de l'assurance
et de l'évaluation des risques et sur les actions y afférentes,
l'UE et les Etats-Unis y faisant opposition, évoquant, pour
motif, la non-disponibilité des rapports écrits, pour
considération à la SBI-18. L'AOSIS a proposé l'insertion d'un
libellé appelant le SBI à inviter les Parties à poursuivre la
présentation de leurs vues sur les résultats de l'atelier,
pour considération par la CdP, pour permettre l'élaboration
d'une décision. Les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la
Nouvelle Zélande ont apporté leur appui à l'idée d'inviter les
Parties à soumettre leurs vues, mais ont déclaré que le SBI ne
doit pas, toutefois, préjuger du résultat des délibérations de
la CdP.
Après la révision du projet de conclusions
par le Secrétariat, les délégués ne sont pas parvenus à
s'entendre sur la suppression de quelques-unes des options qui
y figurent. L'UE, les Etats-Unis, l'Australie et l'AOSIS ont
également fait part de leur déception concernant l'absence
d'un accord. Ils ont proposé que le projet de conclusions
englobe les paragraphes autour desquels un certain accord
existe. Le G-77/Chine a souhaité soit voir stipuler dans les
conclusions qu'il n'y a pas eu d'accord, soit voir le texte
transmis, entre crochets, à la SBI-19. Après de brèves
consultations avec les délégués, le Coprésident Robert Mason a
présenté un rapport stipulant qu'il existe encore une volonté
d'essayer de s'accorder sur quelque formulation, et a annoncé
que les concertations se poursuivront jeudi.
Le groupe de contact s'est réuni de
nouveau, jeudi 12 juin, après les consultations informelles
tenues le matin pour tenter de parvenir à un accord sur le
projet de conclusions. Une autre proposition pour le projet de
conclusions, a été mise en circulation. Ces conclusions ont
englobé les paragraphes partiellement approuvés. L'UE, le
Canada, l'Australie, le Japon, les Etats-Unis, l'AOSIS et la
Nouvelle Zélande ont noté qu'en dépit du fait que le texte ne
sert pas tous leurs intérêts, ils apportent leur appui à son
utilisation comme plate-forme de négociation. Ils ont déclaré
que si un accord n'est pas réalisé sur l'utilisation de ce
texte, ils souhaiteraient voir cela mentionné dans les
conclusions et ne pas voir de texte transmis à la SBI-19.
L'Arabie Saoudite, la Libye (au nom du Groupe africain), le
Koweït, le Venezuela et le Nigeria se sont opposés à
l'utilisation de ce texte. Ils ont proposé d'utiliser plutôt
la dernière version du projet de conclusions ou de conclure
qu'il n'y a pas eu d'accord. L'Arabie Saoudite a mis en garde
contre l'établissement d'un précédent, en ne transmettant pas
de texte à la prochaine session. Retraçant des cas précédents
où les Parties ont été "d'accord pour ne pas être d'accord,"
le délégué des Etats-Unis y a fait objection, affirmant que
les Parties ne sont pas obligées de renvoyer le pénultième
texte.
Le Coprésident Lari a noté que les Parties
n'ont pas réussi à se mettre d'accord et a proposé que le
projet de conclusions stipule que le SBI n'a pas achevé ses
travaux sur les points inscrits à l'ordre du jour et qu'il
s'est accordé sur leur poursuite à la prochaine session.
Vendredi 13 juin, le SBI a adopté son projet de conclusions.
La Présidente du SBI, a fait part de sa déception et a
souhaité aux Parties la bienvenue à une réunion pré-session
pour examiner la manière de poursuivre le travail sur ce point
de l'ordre du jour.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2003/ L.12) stipule que le SBI n'a pas achevé
l'examen de ce sujet.
LES QUESTIONS AYANT TRAIT AUX PMA: Le
SBI a procédé à l'examen de ce point de l'ordre du jour,
mercredi 4 juin. Le sujet a été ensuite pris en charge dans
des consultations informelles. Le SBI a adopté le projet de
conclusions le vendredi 13 juin.
Mercredi 4 juin, le Président du Groupe
d'Experts sur les PMA (GEPMA), Laavasa Malua (Samoa), a
présenté un rapport sur les travaux du GEPMA. Les délégués y
ont souligné la nécessité de rendre opérationnel, à court
terme, le Fonds pour les PMA, aux fins de soutenir leurs
besoins immédiats et urgents, et de s'assurer que la mise en
œuvre des PANA améliore les synergies avec d'autres
conventions des Nations Unies.
Jeudi 5 juin, au cours de l'examen des
questions financières relatives aux Parties non-visées à
l'Annexe I, la Tanzanie, au nom des PMA, a proposé que les
questions ayant trait au Fonds pour les PMA soient traitées de
manière séparée de celles relatives au FSCC. La Présidente
Stoycheva a décidé de convoquer des consultations informelles
sur les questions ayant trait aux PMA. Ces consultations ont
été modérées par Mamadou Honadia (Burkina Faso) et José Romero
(Suisse) et ont été focalisées sur les résultats des travaux
du GEPMA et sur la suite des orientations devant être fournies
à ce dernier et au Fonds pour les PMA. Le projet de
conclusions sur ce sujet a été adopté le vendredi 13 juin.
Les Conclusions du SBI: Dans ces
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.9), le SBI note la nécessité de
poursuivre les discussions de manière à traiter des modalités
devant encadrer la mise en œuvre des PANA. Il est d'avis que
dans le traitement des divers éléments du programme de travail
consacré aux PMA, une attention doit être accordée aux
activités cruciales, telles que celles de l'amélioration de la
prise de conscience et du renforcement des capacités. Il note
également que la mise en œuvre des PANA doit promouvoir
l'intégration des préoccupations en matière d'adaptation, dans
le processus de développement des PMA et que le Fonds pour les
PMA doit être complémenté par d'autres sources de financement,
telles que celle de l'aide au développement. Le SBI décide de
considérer, à la SBI-19, davantage d'orientations concernant
l'opération du Fonds pour les PMA, en vue de recommander une
décision à la CdP-9.
L'ARTICLE 6 DE LA CCCC
L'Article 6 de la CCCC (éducation,
formation et conscientisation du public) a été examiné par la
Plénière du SBI, le vendredi 6 juin. Le SBI a adopté le projet
de conclusions du Président, le vendredi 13 juin.
Au cours de la Plénière du SBI du vendredi
6 juin, Jean-Pascal van Ypersele (Belgique) a présenté un
rapport sur l'atelier régional de l'UNECE. Les participants y
ont fait des recommandations sur nombre d'aspects de la mise
en application de l'Article 6, à l'échelon national et à
l'échelle internationale, y compris ceux ayant trait à
l'éducation formelle et non-formelle et aux besoins en matière
de conscientisation du public. Plusieurs Parties, le PNUE,
l'UNESCO et l'ISDR (Stratégie Internationale pour la Réduction
des Catastrophes), ont apporté leur appui à la mise en place
d'un mécanisme d'échange d'informations en réseau. Le Botswana
et la Thaïlande ont offert d'accueillir les ateliers régionaux.
Vendredi 13 juin, le SBI a adopté le projet
de conclusions moyennant quelques amendements mineurs.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/ L.5), le SBI accueille
favorablement la proposition du Secrétariat concernant le
réseau d'échange d'information relatif à l'Article 6 (FCCC/SBI/2003/4)
et invite le Secrétariat: à poursuivre ses travaux sur la mise
en place du centre d'échange d'information; à présenter à la
SBI-19, un rapport sur l'état d'avancement des travaux; à
compiler les données reçues de la part des Parties non-visées
à l'Annexe I dans leurs communications nationales concernant
les activités relevant de l'Article 6; et, à élaborer un
prototype de centre d'échange d'information d'ici la SBI-21.
Le SBI invite également les Parties à soumettre au Secrétariat,
d'ici le 15 août 2003, leurs vues sur les voies possibles
d'améliorer, dans leurs communications nationales,
l'élaboration des rapports sur les activités visant à mettre
en œuvre le programme de travail de New Delhi relatif à
l'Article 6.
LA REQUETE EMANANT DU GROUPE DES PAYS ACCAM
La situation de la requête du groupe des
pays d'Asie Centrale et du Caucase, de l'Albanie et de la
Moldavie (ACCAM) concernant leur statut dans le cadre de la
CCCC, a été examinée au cours des Plénières du SBI du vendredi
6 et du vendredi 13 juin.
Le vendredi 6 juin, la présidente Stoycheva
a indiqué qu'elle mènera des consultations informelles. Le
vendredi 13 juin, elle a rapporté qu'aucun projet de
conclusions n'a pu être approuvé, qu'elle poursuivra les
consultations informelles, et qu'elle communiquera les
résultats à la SBI-19. L'Ouzbékistan, au nom du groupe ACCAM,
appuyé par Qatar, a souligné l'importance de s'assurer de la
représentation équitable de ces pays au sein du Groupe
d'Experts Consultatif (GEC) sur les Communications Nationales
des Parties non-visées à l'Annexe I.
LES ARRANGEMENTS CONCERNANT LES REUNIONS
INTERGOUVERNEMENTALES
Ce sujet a été examiné par le SBI le jeudi
5 juin, puis débattu dans deux réunions de groupe de contact,
présidées par Karsten Sach (Allemagne). Les délégués ont
considéré le projet de conclusions concernant ce point de
l'ordre du jour, le vendredi 13 juin.
Au cours de la Plénière du SBI du jeudi 5
juin, les délégués se sont penchés sur les sous-articles de
l'ordre du jour, consacrés au programme de travail de la
CdP-9, les arrangements relatifs à la première session de la
CdP/RdP, aux sessions futures, et à la participation effective
dans le processus de la CCCC. Le Secrétariat a présenté, entre
autres, deux scénarios pour le programme de travail: un
pour la CdP-9 et un pour la CdP/RdP-1 au cas où le Traité
entre en vigueur avant le CdP-9.
Au sujet de l'organisation des travaux de
la CdP, les délégués ont débattu des tables-rondes de haut
niveau, prévues à la CdP-9. Plusieurs délégués ont souligné la
nécessité de séparer les travaux entrepris dans le cadre de la
CCCC et dans celui du Traité. Le délégué des Etats-Unis, avec
l'Australie, la Slovénie, la Norvège et le Canada, a plaidé en
faveur d'un programme de travail pluriannuel, et d'une
rationalisation de l'ordre du jour de chacune des sessions.
Au sujet de la participation effective, le
délégué des Etats-Unis a fait objection à la manière dont le
Comité Exécutif du MDP est en train de mettre en application
les règles régissant la participation des observateurs. Le
G-77/Chine, avec l'Arabie Saoudite, le Burkina Faso et l'UE, a
appelé à un accroissement du financement destiné à la
couverture de la participation des délégués des pays en
développement. Plusieurs délégations ont appelé à l'adoption
d'une approche systématique permettant de s'assurer une
participation, à la fois large et équilibrée, dans tous les
organes, les groupes d'experts et autres ateliers.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, jeudi 5 juin, les délégués ont débattu des
arrangements relatifs aux réunions intersessions et du
programme de travail de la CdP-9 et de la CdP/RdP-1. Au sujet
du calendrier des travaux de la CdP/RdP-1, les délégués ont
examiné le point de savoir s'il faut intégrer ou maintenir la
distinction entre la CCCC et le Protocole. Le délégué des
Etats-Unis a souligné la nécessité d'une approche qui ne
mélangera pas les questions relatives à la CCCC et celles
relatives au Traité, étant donné que cela aurait un impact sur
les droits des Parties de la CCCC qui ne sont pas membres du
Traité. Avec l'Arabie Saoudite, il a mis en exergue le besoin
d'accorder une priorité à la CCCC par rapport au Traité. La
Norvège s'est déclarée en faveur d'un taux d'intégration aussi
important que possible.
Au sujet de la participation effective dans
le processus de la CCCC, les délégués ont discuté des voies et
moyens d'améliorer l'accès des observateurs aux processus.
L'Argentine a souligné le besoin de faciliter la participation
des Parties et celles des observateurs.
S'agissant de l'organisation des travaux de
la CdP-9, il n'y a eu aucun accord sur la nécessité de
déterminer les thèmes des sessions de table-ronde, même si les
délégués ont dressé une liste de thèmes. Les délégués ont
débattu de la manière de faire référence aux différentes
prérogatives du SBSTA et du SBI, agissant dans le cadre de la
CCCC et celui du Traité, et à la possibilité de tenir des
réunions conjointes de la CdP et de la CdP/RdP.
Vendredi 13 juin, le SBI s'est penché sur
un projet de conclusions incluant un projet de décision
recommandé à la CdP. La Présidente Stoycheva a informé les
délégués que Miklós Persányi, Ministre Hongrois de
l'Environnement et des Ressources en Eau, a été désigné
Président de la CdP-9. La Hongrie a affirmé son engagement à
maintenir une étroite coopération avec toutes les Parties, en
vue de faire avancer les choses pour la concrétisation des
objectifs de la CCCC.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2003/ L.3 and Add. 1) traitent des préparatifs de la
CdP-9, des arrangements concernant la CdP/RdP-1, des futures
sessions, et de la participation effective dans le processus
de la CCCC.
Au sujet des arrangements concernant la
CdP-9, le SBI décide que les tables-rondes constitueront le
mode d'échange durant le segment de haut niveau. Et que dans
le cas où la CdP est organisée en conjonction avec la CdP/RdP,
ce sont les déclarations politiques qui constitueront le mode
d'échanges, durant une réunion conjointe de haut niveau.
Au sujet des arrangements concernant la CdP/RdP-1,
le SBI recommande qu'elle se réunisse en conjonction avec la
première session de la CdP, prévue après la date de l'entrée
en vigueur. Le SBI a également décidé: d'organiser des
réunions de la CdP et de la CdP/RdP pour s'assurer que les
points similaires ou ayant rapport l'un avec l'autre, de leur
ordre du jour, soient traités en proximité ou de manière
conjointement si les Parties de la CCCC et celles Protocoles
le décide; et de transmettre un projet de décision concernant
les arrangements relatifs à CdP/RdP-1, pour adoption par la
CdP.
Au sujet des sessions futures, le SBI note
les dates proposées pour les sessions de 2008 (2-13 juin et
1-12 décembre 2008). Il note également les difficultés accrues
auxquelles se trouve confronté le processus de la CCCC pour ce
qui est de la gestion de son ordre du jour, et invite les
Présidents du SBI et du SBSTA à poursuivre la considération de
l'organisation des sessions futures en vue d'un traitement
efficace et efficient du panier des travaux.
Au sujet de la participation effective dans
le processus de la CCCC, le SBI souligne l'importance de la
facilitation de la participation des Parties et reconnaît que
la participation des observateurs est un trait fondamental du
processus de la CCCC. Il invite les Présidents des Organes
Subsidiaires et autres organes à adhésion limitée, ainsi que
le Secrétariat, à poursuivre les efforts visant à faciliter la
participation effective et à promouvoir la transparence du
processus, et à présenter un rapport à la SBI-20.
Le Projet de Décision de la CdP: Dans
le projet de décision (FCCC/SBI/2003/L.3 Add.1), la CdP est
appelée à recommander que la CdP/RdP-1 adopte le projet de
décision concernant les arrangements relatifs à sa première
session, qui fournissent des orientations intéressant
l'application du règlement intérieur provisoire.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET
FINANCIERES
LA PERFORMANCE FINANCIERE INTERIMAIRE DE LA
BIENNALE 2002-2003: Mercredi 4 juin, la Présidente
Stoycheva a présenté la performance financière intérimaire de
la biennale 2002-2003, laquelle fait état d'arriérés en
suspens à hauteur de 8,5 millions de dollars. Elle indique
également que les deux-tiers des Etats membres n'ont pas
encore versé leurs contributions au titre de l'exercice 2003.
Le Secrétariat a noté que c'est le budget régulier des Nations
Unies, et non les contributions des Parties, qui a financé le
coût des services conférenciers de la biennale 2002-2003 et
que les Parties ont été créditées comme il se doit. Le Maroc a
fait part de ses réserves concernant le déficit du Fonds
Fiduciaire de la Participation, et a requis du Secrétariat,
l'exploration des possibilités de réapprovisionner le Fonds en
question. Vendredi 13 juin, le SBI a adopté le projet de
conclusions.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.2), le SBI exprime son
appréciation aux Parties qui ont payé leur contribution au
budget central dans les délais impartis, et encourage les
Parties qui ne l'ont pas encore fait, à s'acquitter de leurs
contributions. Il note les préoccupations partagées par les
Parties concernant le déficit du Fonds Fiduciaire de la
Participation et requiert du Secrétaire Exécutif d'explorer
les possibilités de réapprovisionner le Fonds.
LE BUDGET PROGRAMMATIQUE DE LA BIENNALE
2004-2005: Ce sujet a été examiné par le SBI les mercredi
4 et jeudi 5 juin. Un groupe de contact présidé par John Ashe
(Antigua et Barbuda) s'est réuni à trois reprises entre le 6
et le 10 juin. Des consultations informelles ont également été
menées. Le SBI a adopté un projet de conclusions englobant un
projet de décision de la CdP, dans la soirée du vendredi 13
juin.
Mercredi 4 juin, le Secrétaire Exécutif,
Joke Waller-Hunter, a présenté le budget programmatique, qui
affiche une augmentation budgétaire de 29% pour la biennale
2003-2004. Dans sa proposition de budget, le Secrétariat a
estimé que 3,2 millions de dollars seront requis pour les
activités inscrites dans le cadre du Traité, s'il entre en
vigueur au cours de la biennale 2004-2005. L'Arabie Saoudite a
souligné la nécessité d'un équilibre entre les lignes du
budget biennal, pour les articles tels que les ateliers. Le
délégué des Etats-Unis a souhaité avoir davantage de détails
au sujet du budget du Secrétariat et a fait part de ses
réserves concernant la répartition proposée entre les
activités relevant de la CCCC et celles relevant du Traité. Le
Canada a plaidé pour "un bond, une fois pour toutes" dans le
budget.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, vendredi 6 juin, le Président Ashe a présenté un
projet de décision de la CdP-9, renfermant trois options pour
le budget provisoire et les échelles d'évaluation indicative
qui séparent le financement des activités de la CCCC et celles
du Traité, à différents degrés. La première option est basée
sur l'hypothèse que le budget de la CCCC a deux composantes et
que les Parties adopteront deux échelles à la prochaine CdP;
la seconde option consiste en l'approbation d'un budget de
prévoyance pour les activités du Traité, à la prochaine CdP,
et en l'approbation d'un financement du Traité, sur la base
d'une échelle indicative, qui serait activé à l'entrée en
vigueur du Traité; et la troisième option consiste à laisser
l'adoption du budget du Traité et de son échelle indicative, à
la CdP/RdP. Le jeudi 5 juin, l'UE a suggéré que le budget soit
plus prévisible et plus viable pour les sessions à venir, et a
fait part de sa surprise quant à la distinction, dans le
budget, entre les activités de la CCCC et du Traité.
L'Australie a souligné que les priorités budgétaires ont
besoin d'être éclaircies, et, avec le Brésil, la Chine, l'UE,
le Japon, la Norvège et la Fédération de Russie, a indiqué que
l'augmentation budgétaire proposée est trop élevée. La
Fédération de Russie s'est déclarée en faveur d'une
augmentation budgétaire nulle, précisant qu'elle accepterait
la prise d'une augmentation destinée à compenser l'inflation.
Le délégué a requis une explication claire de la manière dont
la contribution de son pays au budget serait affectée, du fait
de sa ratification du Traité.
Lundi 9 juin, le Président Ashe a présenté
un projet de décision révisé et un tableau ventilé des coûts
associés aux activités du Traité. Les Parties se sont
accordées sur un libellé demandant au Secrétaire Exécutif
d'indiquer plutôt les implications administratives et
financières, que les coûts proprement dits, des décisions
proposées de la CdP.
Au sujet de l'éventuel projet de décision
concernant l'adoption de deux échelles d'évaluation
indicatives, l'UE a déclaré que si la décision est adoptée,
cela établirait un précédent négatif pour les autres accords
environnementaux multilatéraux (AEM), en ce sens qu'il viendra
demander aux Parties la couverture d'activités sélectionnées
des AEM, et constituerait une incitation perverse pour les
Parties qui n'ont pas encore ratifié le Traité. Contrée par
les Etats-Unis, l'UE a proposé ensuite deux nouvelles options
demandant aux Parties de décider du maintien d'une seule
échelle indicative, au lieu de deux. Dans le cadre de la
première option, les Parties approuveraient, à la CdP, un
budget pour la CCCC, englobant les activités préparatoires
associées au Traité. Dans le cadre de la deuxième option, les
Parties approuveraient le budget de la CCCC à la CdP et
adopteraient le budget des activités préparatoires associées
au Traité à la CdP/RdP. Le délégué des Etats-Unis a proposé
que les Parties prennent uniquement une décision sur les coûts
de la biennale de la CCCC, et non des coûts préparatoires et
opérationnels associés au Traité. Le G-77/Chine, l'Argentine
et le Brésil ont noté que la nouvelle échelle d'évaluation de
l'Assemblée Générale ne doit pas s'appliquer de manière
automatique.
Mardi 10 juin, l'UE et les Etats-Unis ont
continué à être en désaccord sur la question des échelles
indicatives. Le Honduras a fait état de ses réserves
concernant le hauteur du financement budgétisé pour les
activités du MDP. Le Président Ashe a poursuivi ses
consultations informelles autour du budget, pour tenter de
débloquer la divergence entre les Etats-Unis et l'UE.
Vendredi 13 juin, les Parties ont poursuivi
leurs consultations informelles, toute la journée, en résultat
de quoi, elles se sont accordées sur un projet de conclusions
et sur un projet de décision de la CdP. Le SBI a ensuite
adopté le projet de conclusions y afférent, le vendredi soir.
Les Conclusions du SBI: Dans le projet
de conclusions (FCCC/2003/SBI/ L.14), le SBI invite le
Secrétariat à informer les Parties que la CdP-9 sera requise
de considérer un budget programmatique à hauteur de: 1) 32,84
millions de dollars; 2) 35,79 millions de dollars; ou 3) un
autre montant. Il propose aussi un budget de prévoyance pour
la couverture des services conférenciers, à hauteur de 5,96
millions de dollars, au cas où l'Assemblée Générale de l'ONU
décide de ne pas accorder, à ces activités, de ressources du
budget régulier des Nations Unies. En outre, le SBI: requiert
du Secrétaire Exécutif de proposer un budget programmatique
révisé, incluant une révision du tableau des effectifs affiché
dans les options budgétaires 1 et 2; recommande un projet de
décision concernant le budget programmatique de la biennale,
pour poursuite d'examen, aux SB-19; et, note les points de vue
exprimés par un certain nombre de Parties concernant
l'utilisation des échelles d'évaluation de l'ONU, comme plate-forme
pour l'échelle indicative des contributions.
Au sujet du projet de décision de la CdP,
figurant dans l'annexe attachée aux conclusions, la CdP: note
le niveau du capital courant de réserve; autorise le
Secrétaire Exécutif à effectuer des transferts de fonds
limités entre les lignes budgétaires; et requiert du
Secrétaire Exécutif la présentation d'un rapport sur les
entrées d'argent et sur la performance du budget, et la
proposition des ajustements susceptibles d'être utiles dans le
budget biennal, à la prochaine CdP.
MISE EN APPLICATION SUR L'ACCORD CONCERNANT
L'ELECTION DU DOMICILE DU SIEGE: Au cours de la Plénière
du SBI du lundi 4 juin, Karsten Sach (Allemagne) a indiqué que
le Gouvernement Allemand a récemment accepté de soutenir et
d'accommoder l'ensemble des agences des Nations Unies basées à
Bonn, dans un seul site. Le vendredi 13 juin, la Présidente
Stoycheva a exprimé son appréciation quant à la mise en œuvre
de l'accord relatif au siège. Elle a fait état d'une prochaine
réunion entre les organisations onusiennes et le gouvernement
allemand, prévue pour la dernière semaine de juin.
QUESTIONS DIVERSES
L'UTILISATION DES LIGNES DIRECTRICES DEVANT
ENCADRER L'ELABORATION DES COMMUNICATIONS NATIONALES DES
PARTIES NON-VISEES A L'ANNEXE I: Le rapport de l'atelier
consacré à l'élaboration des communications nationales des
Parties non-visées à l'Annexe I, a été examiné par le SBI le
vendredi 6 juin, puis de nouveau le vendredi 13 juin. Le
vendredi 6 juin, le G-77/Chine et Tuvalu ont déclaré que la
mise en application des lignes directrices exigera des
rallonges en matière de ressources financières et de
renforcement des capacités, et, avec l'UE, ont souligné la
nécessité de se focaliser sur la vulnérabilité et l'adaptation
et sur les inventaires de gaz à effet de serre. Le vendredi 13
juin, les Parties ont adopté un projet de conclusions, élaboré
par la présidente Stoycheva.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions (FCCC/SBI/ 2003/L.11), le SBI requiert du
Secrétariat, en consultation avec le GEC, l'élaboration d'un
gabarit pour faciliter davantage l'utilisation des lignes
directrices relevant de la CCCC, et la mise en place d'un site
sur la toile, consacré à la divulgation des données concernant
l'aide fournie par les programmes de soutien bilatéraux et
multilatéraux, pour l'élaboration des communications
nationales.
LA PROPOSITION DE LA CROATIE CONCERNANT LE
THEME DE LULUCF ET LES CIRCONSTANCES PARTICULIERES DE LA
CROATIE DANS LE CADRE DE L'ARTICLE 4.6 DE LA CCCC: Les
points de l'ordre du jour relatifs à la proposition soumise
par la Croatie concernant le thème de LULUCF et ses
circonstances particulières dans le cadre de l'Article 4.6 de
la CCCC (circonstances particulières des PTE), ont été
examinés conjointement par le SBI, le mercredi 4 juin. L'UE a
encouragé la Croatie à soumettre une série de données
cohérentes concernant ses émissions, au titre de la période
1990-2001, en utilisant des méthodologies cohérentes. La
Bosnie-Herzégovine, la Serbie et le Monténégro ont fait
objection aux ajustements indiqués par la Croatie, pour
l'inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre, au
titre de l'année de référence 1990.
Après des consultations informelles
modérées par Jim Penman (Royaume-Uni), le vendredi 13 juin, le
SBI a adopté le projet de conclusions concernant le thème de
LULUCF et l'Article 4.6.
Les Conclusions du SBI: Dans les
conclusions concernant le thème de LULUCF (FCCC/ SBI/2003/L.6),
le SBI note la fourniture, par la Croatie, des données
particulières au pays et de l'information sur sa proposition
concernant la valeur de la gestion forestière. Dans les
conclusions relatives à l'Article 4.6 (FCCC/ SBI/2003/L.7), le
SBI invite la Croatie à soumettre, d'ici le 30 septembre 2003,
l'inventaire des émissions anthropiques par sources, et des
suppressions, par puits de fixation, de l'ensemble des gaz à
effet de serre qui ne sont pas contrôlés par le Traité de
Montréal, en utilisant les lignes directrices révisées du GIEC
et les lignes directrices de la CCCC concernant les
communications nationales. Il note que le SBI poursuivra
l'examen de ce sujet, à la
SBI-19.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Après l'allocution du Secrétaire Exécutif,
Joke Waller-Hunter, nombre de Parties ont présenté des
déclarations d'adieu au Secrétaire Exécutif Adjoint, Tahar
Hadj-Sadok, qui prend sa retraite.
Le SBI a adopté ensuite le rapport de la
session (FCCC/ SBI/ 2003/L.1), introduit par le Rapporteur du
SBI, Emily Ojoo-Massawa (Kenya). Dans sa déclaration
d'ouverture, la Présidente Stoycheva a indiqué qu'elle a été
invitée par le Président du SBSTA à participer dans les
consultations menées par les groupes d'experts du SBSTA autour
des thèmes transversaux. Au sujet du lien entre les groupes
d'experts du SBSTA et du SBI, elle a noté que des requêtes de
contributions par les groupes, seront canalisées à travers les
organes subsidiaires respectifs. Elle a remercié les
participants et fait part de son espoir de voir le reste du
monde, reconnaître dans le travail accompli aux SB-18, un
reflet du sens des responsabilités mondiales qui anime les
participants. Elle a ajourné la SBI-18 à 20 h 05.
BREVE ANALYSE DES SB-18
VUE D'EN HAUT
Depuis l'adoption de la CCCC, en 1992, les
négociateurs se sont attelés à élaborer un Traité en assez bon
état de navigabilité, pour relever le défi des changements
climatiques. Avec la ratification de la Russie, le voilà prêt
à mettre les voiles. La brève analyse ci-après examine la
signification que revêtent les discussions menées aux SB-18,
dans le cadre de l'évolution du régime climatique. Elle pose,
en particulier, la question de savoir si cette réunion nous a
rapprochés davantage du lancement du Traité, en envoyant les
bons signaux, à Moscou. Elle apporte une réflexion sur les
débats qui ont intéressé l'état de navigabilité du régime et
le cours que pourraient prendre les négociations à venir.
DES SIGNAUX VERS MOSCOU
Depuis la CdP-6, le besoin d'embarquer les
Parties à bord du Traité a constitué la lame de fond des
négociations. A la conclusion des Accords de Bonn, le chef
négociateur de l'UE avait déclaré que "pour embarquer les
Etats-Unis, nous avions d'abord besoin d'une barque. Désormais
nous avons la barque." Mais aux SB-18, les Parties n'étaient
focalisées ni sur le moment, ni sur la possibilité même d'une
ratification par les Etats-Unis. Elles étaient plutôt
concentrées sur le moment où la Russie monterait à bord,
permettant ainsi le lancement du Traité, compte tenu du fait
que sa ratification allait enclencher son entrée en vigueur.
En résultat que quoi, les négociateurs n'ont pas cessé de
spéculer, tout au long de la session, sur les signaux envoyés
à Moscou.
Des signaux négatifs ont émergé des
discussions menées autour de nombre de sujets, notamment, ceux
concernant le budget du Secrétariat de la CCCC et les
arrangements relatifs aux réunions de la CdP et de la CdP/RdP.
Reflétant sa réticence à prendre part au lancement du Traité,
le délégué des Etats-Unis a souhaité voir le budget réparti en
deux, de manière à ce que les contributions au budget du
Secrétariat provenant des Parties non-signataires du Traité ne
puissent pas servir au financement des activités du Traité. La
position des Etats-Unis se comprend, répartir en deux le
budget pourrait entraver les opérations du Secrétariat et
donner lieu à une séparation nette entre deux instruments
juridiques complémentaires. De manière plus générale, un
budget répartie en deux, risque de déstabiliser les programmes
de travail futurs et d'établir un précédent pour les autres
AEM, tout comme l'insistance des Etats-Unis sur la nécessité
d'arrangements distincts pour les réunions de la CdP et les
réunions de la CdP/RdP.
Sur d'autres sujets, des signaux négatifs
ont été envoyés concernant l'avenir à long terme du régime.
Tout au long des SB-18, les Parties visées à l'Annexe I ont
continué à avancer des propositions ayant des implications sur
la participation des pays en développement dans la seconde
période de l'engagement. Les propositions avancées pour le
Fonds Spécial des Changements Climatiques (FSCC), les P&Ms et
les effets adverses, par exemple, ont insisté sur le lien
entre le volet atténuation et le volet adaptation. Les pays de
l'OPEP ont refusé d'accepter l'établissement de quelque lien
que ce soit, et ont bloqué toute possibilité de souplesse de
la part des pays en développement particulièrement préoccupés
par les effets adverses des changements climatiques. Certains
observateurs ont noté que les arguments de l' OPEP à cet égard,
ont servi les autres membres du G-77/Chine qui sont tout aussi
inquiets du placement de quelque accent que ce soit sur la
nécessité de mesures d'atténuation dans les pays en
développement.
Il est possible que les SB-18 n'aient
envoyé de signaux positifs ni à Moscou ni à d'autres Parties
visées à l'Annexe I. Des signaux positifs ont toutefois été
perceptibles dans les débats menés autour de nombre de
questions ayant trait à l'efficacité du régime et à la
direction que prendront les négociations futures.
L'ETAT DE NAVIGABILITE
La manière dont les choses vont marcher
pour le régime international des changements climatiques, une
fois le Traité lancé, va dépendre des règles et procédures qui
vont présider à la mise en application. Les Parties ont
continué, aux SB-18, à débattre de nombreux sujets ayant trait
à la mise en application de la CCCC et du Traité, notamment
ceux du FSCC, des puits de fixation du carbone dans le cadre
du MDP et des Articles 5, 7 et 8 du Traité.
Compte tenu du fait que le Traité n'est pas
entré en vigueur et que les discussions sur la question du
Fonds consacré à l'Adaptation ne pointent pas encore à
l'horizon, les pays non-visés à l'Annexe I ont cherché à
s'assurer que les activités relevant de l'adaptation
bénéficient d'un ordre prioritaire dans le cadre du FSCC. Dans
l'intervalle, les pays visés à l'Annexe I ont demandé que le
FSCC finance les projets d'atténuation tout autant que les
activités d'adaptation, arguant que l'action précoce dans ce
domaine ne peut que venir renforcer la réponse mondiale à la
problématique des changements climatiques. La réalisation d'un
compromis sur cette question sera difficile. Toutefois un
résultat contentant à la fois les pays donateurs et les pays
récipiendaires faciliterait le rôle des Parties non-visées à
l'Annexe I, au cours de la traversée du régime.
La dernière tâche consistant en la mise en
opération du MDP – décider des définitions et des modalités
devant encadrer les projets des puits de fixation du carbone –
est un autre sujet important ayant rapport avec la question de
la participation des pays en développement dans le régime
climatique. Si le MDP doit impulser le développement durable,
un système de "vérification et d'équilibrage" doit être conçu
pour traiter de questions comme celles de la non-permanence et
des effets socioéconomiques et environnementaux potentiels des
projets. S'agissant de la non-permanence, les discussions de
cette session ont été axées sur le thème de l'assurance et des
approches de crédit temporaire. Au moins, une Partie visée à
l'Annexe I et plusieurs pays d'Amérique Latine ont déclaré
préférer recourir à l'assurance pour garantir l'intégrité des
projets des puits de fixation du carbone, pendant une durée
minimale de dix ans après la fin de la période de l'engagement.
D'autres pays, y compris l'AOSIS, ont déclaré favoriser les
approches fondées sur le crédit temporaire pour s'assurer que
les crédits obtenus à travers les projets de puits de fixation
du carbone soient, en fin de compte, remplacés par les crédits
obtenus à travers les réductions d'émissions. Les Parties ont
éclairci les options offertes pour le traitement de la
question de non-permanence, mais ne sont pas parvenues à
s'entendre sur quelque libellé que ce soit, et se sont
retrouvées également divisées sur la question de savoir
jusqu'à quel point l'évaluation des effets socioéconomiques et
environnementaux doit influer sur la conception des projets et
sur leur approbation. Aux yeux de nombreux observateurs, la
manière dont ces questions et d'autres encore seront résolues,
sera déterminante pour la légitimité des projets de puits de
fixation du carbone, entrepris dans les pays en développement.
Comparées aux négociations menées autour
des questions FSCC et des puits de fixation du carbones dans
le cadre du MDP, celles ayant trait aux Articles 5, 7 et 8 du
Traité n'ont pas été particulièrement litigieuses. Les Parties
se sont accordées sur des conclusions et sur des projets de
décisions non crochetés de la CdP et de la CdP/RdP, concernant
la formation des chefs d'équipes des experts en l'évaluation (EEE),
le code de conduite pour les membres de l'EEE, le traitement
des données confidentielles et les ajustements devant être
apportés aux inventaires des émissions de gaz à effet de serre.
Une fois adoptées, ces décisions viendront renforcer le
fonctionnement des deux aspects uniques du Traité – les
mécanismes fondés sur la loi du marché et le système de mise
en conformité aux obligations. A cet égard, les SB-18 ont
préparé le Traité à être lancé prochainement.
TRACER LE PARCOURS
Bien que les Parties soient d'accord sur
l'objectif ultime du régime, les SB-18 leur ont offert une
occasion importante de poursuivre leurs discussions autour de
nombreux sujets capables d'affecter la direction future du
régime. Parmi ces sujets, il y a lieu de citer celui des
effets adverses, des P&Ms et du TRE du GIEC.
S'accorder sur un cours d'action commun
dans les domaines des effets adverses et des P&Ms n'a pas été
une tâche aisée et les Parties n'y ont pas réussi à s'entendre
sur des conclusions de fond. Les divergences de vue, d'ordre
général, entre les pays industrialisés et les pays en
développement n'ont pas été l'unique motif de l'absence de
progrès. L'autre raison a été le fait que le G-77/Chine s'est
avéré fréquemment incapable d'articuler ou d'avancer des
positions unifiées.
Les discussions autour de la question des
effets adverses a commencé, comme prévu, par l'argumentation
des pays industrialisés Parties selon laquelle des progrès
significatifs ont été réalisés dans le traitement des effets
adverses, et celle des pays en développement, soutenant le
contraire. A la fin des débats, les pays de l'OPEP ont utilisé
leur tactique habituelle consistant à insister sur l'existence
d'un lien entre l'adaptation aux effets des changements
climatiques et l'adaptation aux effets des mesures réactives.
Plusieurs observateurs ont interprété la demande par l'OPEP,
d'une compensations pour les effets adverses des mesures de
réponse, comme étant l'équivalent "d'une pénalité de non-conformité
" aux obligations en matière d'atténuation des émissions.
D'autres pays en développement ont plaidé en particulier pour
des actions relevant du volet d'adaptation aux changements
climatiques, apparemment inquiets du risque de voir la
tactique de l'OPEP empêcher toute progression et perpétuer
l'impasse dans laquelle se trouve la question des effets
adverses. Les pays industrialisés ont bien entendu continué à
résister à l'établissement du moindre lien entre les deux
genres d'effets adverses, et se sont montrés réticents à
l'utilisation des rapports des ateliers organisés autour de
ces questions, comme plate-forme pour l'action future. En
conséquence de quoi, les prochaines étapes du volet
d'adaptation restent obscures.
En fin de parcours, les négociations ont
calé lorsque l'Arabie Saoudite, intervenant de nouveau au nom
du G-77/Chine, a refusé la demande de l'UE et du Japon que la
phrase requérant explicitement des échanges d'informations sur
les voies et moyens de réduire au minimum les effets adverses
des mesures de réponse, soit supprimée. Un observateur a
spéculé que si le délégué des Etats-Unis n'a pas souffl� mot
sur ce sujet, c'est surtout parce que son pays ne pr�voit pas
de mettre en application des politiques et des mesures ayant
des effets adverses significatifs. Les Parties se sont
accord�es uniquement sur la reprise des discussions autour des
P&Ms, aux SB-19. Bien que le d�l�gu� de l'Arabie Saoudite ait
affirm� qu'il aspirait � voir instaur�e une "nouvelle �re de
coop�ration" sur ce sujet, un autre d�l�gu� a qualifi� la
question des P&Ms de "cul de sac."S'agissant des P&Ms,
plusieurs Parties vis�es � l'Annexe I ont affirm� que
l'�change d'information peut s'av�rer profitable � toutes les
Parties et qu'il peut faciliter le renforcement des capacit�s
et le transfert des technologies. L'Arabie Saoudite, au nom du
G-77/Chine, a argu� que le texte ne doit, ni directement ni
indirectement encourager les Parties non-vis�es � l'Annexe I �
proc�der � des �changes de donn�es. Toutefois, au moins, un
membre du G-77/Chine a d�clar� qu'il ne partage pas les vues
de l'Arabie Saoudite sur ce point.
Dans l'intervalle, les discussions autour
des prochaines �tapes de l'examen du TRE du GIEC, ont abouti �
des conclusions de fond. Les pays en d�veloppement �taient
unis sur ce sujet, mais pour un moment, les pays
industrialis�s se sont montr�s divis�s sur la question de
savoir si, dans les sessions � venir du SBSTA, les aspects
att�nuation et adaptation doivent constituer un seul et m�me
point de l'ordre du jour ou deux points distincts. Les pays
industrialis�s se sont oppos�s � l'id�e de les pr�senter sous
une un seul et m�me point de l'ordre du jour, estimant que
l'att�nuation est la responsabilit� des seules Parties vis�es
� l'Annexe I. Les Parties se sont accord�es sur un compromis
d�licat consistant � �tablir deux nouveaux points � l'ordre du
jour, mais �galement sur la n�cessit� de prendre note de
"liens �ventuels" dans les futures discussions. On croit
savoir que nombre de Parties vis�es � l'Annexe I, dont la
Russie, sont satisfaites, m�me s'il n'est pr�cis� nulle part
de mani�re claire qu'on parle bien des liens �ventuels entre
l'att�nuation et l'adaptation.
A L'HORIZON
Dans les conclusions approuv�es aux SB-18,
les Parties ont fait part de leur soutien en faveur de la
Conf�rence Mondiale sur les Changements Climatiques (CMCC),
qui se tiendra � Moscou au mois de septembre, avant la CdP-9.
Certains observateurs ont laiss� entendre que ce soutien n'est
pas, loin s'est faut, aussi universel qu'il n'y para�t dans le
texte. Apparemment, l'UE pourrait mettre sa participation de
haut niveau � la CMCC sous la condition de voir la Russie
franchir certaines �tapes vers la ratification, dans le
courant des quelques mois � venir. Cette indication directe de
l'importance que l'UE accorde � la ratification de la Russie
vient compl�menter les quelques signaux positifs envoy�s par
les discussions des SB-18 autour du TRE du GIEC et des
Articles 5, 7 et 8, et pourrait contrebalancer quelques-uns de
leurs signaux n�gatifs. En tout �tat de cause, bien que la
ratification de la Russie viendrait permettre au Trait�
d'entrer en vigueur, elle ne r�soudra, ni d'une mani�re ni
d'une autre, les questions en suspens ayant trait � l'�tat de
navigabilit� du Trait� et du cours du r�gime. Il est �vident
que le r�gime sera bient�t mis � l'�preuve � travers la mise
en application du Trait� et l'�valuation des progr�s
tangibles, avec un dialogue autour de la participation des
pays en d�veloppement, pointant � l'horizon.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-9
GROUPE DE TRAVAIL DES PARTIES DU TRAITE DE
MONTREAL: La 23�me r�union du Groupe de Travail
se tiendra du 7 au 11 juillet 2003, � Montr�al, au Canada.
Pour de plus amples renseignements, contacter: Ozone
Secretariat; tel: +254-20-62-3850; fax: +254-20-62-3601;
e-mail: Marco.Gonzalez@unep.org; Internet: http://www.unep.org/ozone/oewg/23oewg/23oewg.shtml
ATELIER SUR LE THEME DES SYNERGIES ET DE LA
COOPERATION AVEC D'AUTRES CONVENTIONS: Cet atelier est
pr�vu du 2 au 4 juillet 2003, � Espoo, en Finlande. Il
traitera des synergies et des actions conjointes �ventuelles
avec les autres conventions et accords environnementaux
multilat�raux. Pour plus d'informations, contacter: UNFCCC
Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999;
e-mail: secretariat@unfccc.int; Internet: http://www.unfccc.int
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA
MODELISATION DU SYSTEME DE LA PLANETE TERRE: Cette
conf�rence se d�roulera du 15 au 19 septembre 2003, � Hambourg,
en Allemagne, et traitera de la mod�lisation mondiale,
r�gionale et de complexit� r�duite. Pour d'autres d�tails,
contacter: Max Planck Institute for Meteorology; tel:
+49-40-41173-311; fax: +49-40-41173-366; e-mail:
mpi-conference2003@dkrz.de; Internet:
http://www.mpimet.mpg.de
TROISIEME CONFERENCE MONDIALE SUR LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Cette conf�rence aura lieu du 29
septembre au 3 octobre 2003, � Moscou, en F�d�ration de Russie.
La conf�rence traitera des questions scientifiques importantes
et des r�ponses politiques aux probl�mes de l'�volution
climatique. Pour de plus amples informations, contacter:
Organizing Committee; tel: +7-95-255-2143; fax:
+7-95-255-1707; e-mail: wccc2003@mecom.ru; Internet:
http://www.wccc2003.org/index_e.htm
21EME SESSION PLENIERE DU GROUPE
INTERGOUVERNEMENTAL SUR L'EVOLUTION CLIMATIQUE (GIEC): La
21�me session pl�ni�re se tiendra les 3, 6 et 7
novembre 2003, � Vienne, en Autriche. Les sessions des Groupes
de Travail I, II et III du GIEC se d�rouleront les 4 et 5
novembre, � Vienne. Pour plus de renseignements, contacter:
IPCC Secretariat; tel: +41-22-730-8208; fax: +41-22-730-8025;
e-mail: ipcc_sec@gateway.wmo.ch; Internet: http://www.ipcc.ch
15EME REUNION DES PARTIES DU TRAITE DE
MONTREAL (RDP-15): La RdP-15 se tiendra du 10 au 14
novembre 2003, � Nairobi, au Kenya. Pour plus de d�tails,
contacter: Ozone Secretariat; tel: +254-20-62-3850; fax:
+254-20-62-3601; e-mail: Marco.Gonzalez@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone/meet2003.shtml
REUNION DU CONSEIL DU FONDS POUR
L'ENVIRONNEMENT MONDIAL: Le Conseil du FEM se r�unira du
19 au 21 novembre 2003, � Washington, DC, au Etats-Unis. Des
consultations avec les ONG pr�c�deront la r�union du Conseil.
Pour d'autres informations, contacter: GEF Secretariat; tel
+1-202-473-0508; fax: +1-202-522-3240; email: secretariatgef@worldbank.org;
Internet: http://www.gefweb.org
DEUXIEME CONFERENCE MONDIALE SUR L'ENERGIE
EOLIENNE � EXPOSITION 2003 SUR L'ENERGIE RENOUVELABLE:
Cette conf�rence est pr�vue du 23 au 26 Novembre 2003, � la
Ville du Cap, en Afrique du Sud. Elle traitera des questions
technologiques associ�es � l'�nergie �olienne, outre ses
aspects politiques et r�glementaires, son financement, les
retomb�es de l'investissement et, son impact environnemental.
Pour plus de renseignements, contacter: the Registrar; tel:
+27-21-914-2888; fax: +27-21-914-2890; e-mail: registrar@sbs.co.za;
Internet: http://www.sbs.co.za/wwec2003
NEUVIEME CONFERENCE DES PARTIES
DE LA CCCC: La CdP-9 aura lieu du 1er au 12
d�cembre 2003, � Milan, en Italie. Pour les d�tails, contacter:
UNFCCC Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax:
+49-228-815-1999; email: secretariat@unfccc.int; Internet:
http://www.unfccc.int and http://www.minambiente.it/cop9 |