|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 209
Lundi 4 Novembre 2002
RESUME DE LA HUITIEME CONFERENCE DES PARTIES
DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
23 OCTOBRE - 1 NOVEMBRE 2002
La huitième Conférence des Parties (CdP-8)
de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques (CCCC) et les septièmes sessions de l'Organe
Subsidiaire de Mise en Œuvre (SBI) et de l'Organe Subsidiaire
de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA) de la CdP, se
sont déroulées au Centre de Conférence Vigyan Bhawan, à New
Delhi, en Inde, du 23 octobre au 1er novembre 2002.
Plus de 4300 participants, représentant 167 Parties, 3 Etats
observateurs, 213 organisations intergouvernementales, non
gouvernementales et autres, et 222 médias, y étaient présents.
Il s'agissait là, de la première CdP, depuis novembre 2001,
date à laquelle les délégués avaient achevé trois années de
négociations sur les détails opérationnels du Protocole de
Kyoto et adopté les Accords de Marrakech sur les Accords de
Bonn. La réunion venait marquer une nouvelle phase de
négociations, focalisée sur la mise en application des Accords
de Marrakech et des clauses de la CCCC.
Au cour de cette conférence, les Parties se
sont réunies dans des groupes de négociation, des
consultations officieuses et des sessions plénières du SBI, du
SBSTA et de la CdP, pour essayer d'adopter des décisions et
des conclusions sur un certain nombre de questions laissées,
auparavant, à l'extérieur de l'ordre du jour, en raison de
caractère pressant que revêtaient les négociations autour du
Plan d'Action de Buenos Aires. Les Parties devaient examiner
et adopter des décisions et des conclusions, entre autres, sur:
les directives améliorées devant encadrer les communications
nationales des Parties non-visées à l'Annexe I; nombre de
points concernant le mécanisme de financement; les "bonnes
pratiques" en matière de politiques et mesures; la recherche
et l'observation systématique; la coopération avec les
organisations internationales pertinentes; et, les thèmes
méthodologiques. Trois tables rondes ministérielles de haut
niveau devaient se dérouler les mercredi 30 et jeudi 31
octobre, sur les intitulés respectifs de "Mise au Point," de "Changements
Climatiques et Développement durable," et de "Conclusion." Le
dernier jour, les Parties ont adopté la Déclaration de Delhi
sur les Changements Climatiques et le Développement Durable.
La démarcation habituelle entre les
positions des pays industrialisés et des pays en développement
sur bon nombre de questions n'a pas manqué de se mettre en
évidence à la CdP-8. Plusieurs pays avaient espéré voir la
dichotomie pays industrialisés/pays en développement, prendre
fin, de manière à faciliter l'adoption de la Déclaration de
Delhi, à travers à la fois la mise en exergue des divers
intérêts des pays non inclus dans l'Annexe I mais, également,
l'ouverture d'un dialogue sur l'élargissement des engagements,
de manière conforme aux positions déclarées des pays visés à
l'Annexe I. Au lieu de cela, les pays non visés à l'Annexe I
devaient voir leurs appels en faveur d'une telle déclaration,
être submergés par les appels de pays en développement plus
puissants, en faveur d'une déclaration focalisée sur le thème
de l'adaptation. La Déclaration de Delhi réaffirme le
développement et l'éradication de la pauvreté comme étant les
grandes priorités des pays en développement, et soumet la mise
en application des engagements de la CCCC aux principes des
responsabilités communes mais différenciées, aux priorités du
développement et au respect des circonstances particulières
des pays. Le document n'appelle pas à l'ouverture d'un
dialogue sur la question de l'élargissement des engagements.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DU PROTOCOLE
DE KYOTO
Le Changement Climatique est considéré
comme l’une des menaces les plus sérieuses posées à
l’environnement de la planète, avec des effets négatifs sur la
santé humaine, la sécurité alimentaire, l'activité économique,
l'eau et autres ressources naturelles, et l'infrastructure
physique. Le climat de la planète varie naturellement, mais
les scientifiques s’accordent pour dire que l'augmentation des
concentrations des émissions anthropiques de gaz à effet de
serre dans l'atmosphère sont derrières les changements
survenus dans le climat. Selon le GIEC, les effets des
changements climatiques sont déjà observables. Nonobstant des
incertitudes qui perdurent, la majorité des scientifiques
estime que des mesures de précaution sont à prendre et qu’une
action rapide est nécessaire.
La réponse politique internationale à cette
évolution climatique commença à prendre forme avec
l’élaboration de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques (CCCC). Adoptée en 1992, la CCCC vint établir le
cadre devant régir l’action qui vise à éviter la survenue "d'interférences
dangereuses" avec le système climatique. Les GES à limiter
englobent le méthane, l'oxyde nitrique et de manière plus
particulière, le dioxyde de carbone. La CCCC est entrée en
vigueur le 21 mars 1994. Elle compte aujourd'hui 187 Parties.
LE PROTOCOLE DE KYOTO: En 1995 le
Groupe Spécial sur le Mandat de Berlin est établi par la CdP-1
pour la réalisation d’un accord sur de nouvelles mesures en
faveur de la lutte contre les changements climatiques. Au
terme d’intenses négociations, les délégués près de la CdP-3
qui s'est déroulée à Kyoto, au Japon, en décembre 1997,
devaient s’entendre sur un Protocole, relevant de la CCCC,
engageant les pays industrialisés et les pays en transition
vers une économie de marché, à réaliser des objectifs
quantifiés de décroissement de leurs émissions de gaz à effet
de serre. Ces pays, connus comme étant les Parties visées à
l’Annexe I de la CCCC, se sont ainsi engagés à réduire leurs
émissions globales dans six gaz à effet de serre, de manière à
en abaisser le niveau d’au moins 5% par rapport à ceux de 1990
et ce, au cours de la période s’étalant entre 2008 et 2012, et
cet engagement était assorti d’objectifs variant d'un pays à
l'autre. Le Protocole établit par ailleurs trois mécanismes
destinés à aider les Parties visées à l’Annexe I à réaliser
leurs objectifs nationaux de manière efficace du point de vue
coût. Les mécanismes incluaient un système d’échange des
droits d’émission, une mise en œuvre concertée (JI) des
projets de réduction d’émissions, entre Parties visées à
l’Annexe I, et le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP)
visant à encourager les projets conjoints entre les Parties
visées à l’Annexe I et celles non visées à cette même annexe
(les pays en développement).
On laissa aux réunions qui devaient suivre
le soin de fixer la majeure partie des règles et d’arrêter les
détails opérationnels devant déterminer la manière dont les
coupes en matière d'émission seront réalisées et la manière
dont les efforts consentis par les pays seront mesurés et
évalués. Pour entrer en vigueur, le Protocole doit être
ratifié par 55 Parties signataires de la CCCC, notamment des
Parties visées à l’Annexe I représentant au moins 55% du total
des émissions de dioxyde de carbone au titre de l’année 1990.
A ce jour, 96 Parties ont ratifié le Traité, dont 26 Parties
visées à l'Annexe I, représentant un total de 37,4% des
émissions de dioxyde de carbone.
LE PLAN D’ACTION DE BUENOS AIRES: Au
cours de la CdP-4 qui se réunit à Buenos Aires, en Argentine,
en novembre 1998, les Parties établirent un programme de
travail visant à la réalisation d'un accord sur les détails
opérationnels du Protocole et le renforcement des mesures de
mise en œuvre de la CCCC elle-même. Dans une décision réputée
comme étant le Plan d’Action de Buenos Aires (PABA), les
délégués s'accordèrent sur une date limite, fixée à la CdP-6,
pour la conclusion de cet accord. Parmi les sujets importants
nécessitant une résolution, figuraient alors celui des règles
devant encadrer les mécanismes, celui du régime de suivi
devant être appliqué pour le contrôle de la mise en conformité
aux obligations par les différents pays, et celui des méthodes
à suivre dans la comptabilité des émissions et des réductions
d’émissions aux niveaux nationaux. Les règles appelées à régir
les crédits en matière de suppression du gaz carbonique, par
le biais des puits de fixation du carbone, devaient être
également traitées. Parmi les questions relevant de la CCCC
nécessitant une résolution, figuraient, entre autres, celles
du renforcement des capacités, de la mise au point et du
transfert des technologies, et de l’aide devant être apportée
aux pays en développement particulièrement sensibles aux
effets adverses des changements climatiques ou des actions
entreprises par les pays industrialisés dans le cadre de la
lutte contre le changement climatique.
LA PREMIERE PARTIE DE LA CdP-6: La
CdP-6 et les treizièmes sessions de reprise des organes
subsidiaires de la CdP-6 se tinrent à La Haye, aux Pays-Bas,
du 13 au 25 novembre 2000. Les positions politiques concernant
les principales questions restèrent tranchées, avec peu de
signes de volonté de compromis. La seconde semaine des
négociations, le Président Jan Pronk (Pays-Bas), tenta de
faciliter la progression sur les nombreux points politiques et
techniques controversés en convoquant des sessions Plénières
informelles de haut niveau. Il regroupa les questions devant
être abordées en quatre ensembles: (a) le renforcement des
capacités, le transfert des technologies, les effets adverses,
et les directives à fournir au mécanisme de financement; (b)
les mécanismes; (c) l'utilisation des sols, les changements
intervenus dans l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF);
et, (d) la mise en conformité aux obligations, les politiques
et mesures (P&Ms), et le travail d'estimation, l'élaboration
des rapports et l'évaluation devant être effectuées dans le
cadre des Articles 5, 7 et 8. Après près de 36 heures
d'intenses pourparlers, les deux derniers jours, les
négociateurs ne parvinrent à aucun accord, les questions ayant
trait au financement, au caractère complémentaire de
l'utilisation des mécanismes, au respect des obligations et au
LULUCF, s'étant avéré particulièrement dures à résoudre. Le
samedi 25 novembre, dans l'après-midi, le Président Pronk
annonça que les délégués n'ont pas réussi à parvenir à un
accord. Les délégués décidèrent de suspendre la CdP-6 et
firent part de leur volonté de reprendre les travaux au cours
de l'année 2001.
LA DEUXIEME PARTIE DE LA CdP-6: En mars
2001, l'administration américaine répudia le Traité, les
responsables déclarant qu'ils le considéraient comme étant "fatalement
défectueux" en ce sens qu'il risquait de causer préjudice à
leur économie et qu'il exemptait les pays en développement
d'avoir des objectifs à atteindre en matière d'émission. Les
délégués se réunirent de nouveau pour la deuxième partie de la
CdP-6 et les quatorzièmes sessions des organes subsidiaires,
tenues à Bonn, en Allemagne, du 16 au 27 juillet 2001. Au
terme de longues concertations, le Président Pronk présenta sa
proposition de projet de décision politique. Plusieurs Parties
annoncèrent qu'elles pouvaient y apporter leur appui, mais des
désaccords survinrent sur le caractère que devait revêtir le
régime de mise en conformité aux obligations. Après plusieurs
journées de consultations, les ministres décidèrent finalement
d'adopter la décision politique d'origine, avec une version
révision du chapitre consacré au thème de la conformité aux
obligations. La décision politique ou "les Accords de Bonn" –
fut adoptée officiellement par la CdP, le 25 juillet 2001.
Bien que des projets de décisions aient été
approuvés autour de plusieurs questions clés, aucun accord ne
put être conclu autour des mécanismes, du respect des
obligations et de LULUCF. Comme les libellés figurant dans le
"paquet" des décisions n'ont pas, tous, été parachevés,
l'ensemble des projets de décisions furent transmis à la
CdP-7.
La CdP-7: Les délégués se réunirent
pour la CdP-7 et les quinzièmes sessions des organes
subsidiaires, à Marrakech, au Maroc, du 29 octobre au 10
novembre 2001. Le principal objectif était de terminer les
tâches non achevées durant les première et deuxième parties de
la CdP-6, et de clore ainsi, le travail accompli durant ces
trois années de négociations. Les Accords de Bonn servirent de
plate-forme aux travaux.
Au terme de longs pourparlers bilatéraux et
multilatéraux, un paquet fut proposé sur les LULUCF, les
mécanismes, les Clauses 5, 7 et 8 du Traité, et sur la
contribution devant être apportée au SMDD, au cours de la
soirée du jeudi 8 novembre. Le marché fut accepté par la
plupart des groupes régionaux, y compris par le G-77/Chine et
l'UE, mais le Groupe 'Umbrella' (alliance informelle de
Parties visées à l'Annexe I, comprenant l'Australie, le
Canada, le Japon, la Nouvelle Zélande et la Fédération de
Russie) ne se joint pas au consensus. Ils remirent en
question, entre autres, les conditions d'éligibilité et la "bancabilité"
dans le cadre des mécanismes. Au terme de longues négociations,
toutefois, les Accords de Marrakech furent approuvés, les
principaux traits incluant la considération des Principes
régissant LULUCF et la limite de la bancabilité des unités
engendrées par les puits d'absorption de gaz carbonique, dans
le cadre du MDP.
LES SB-16: Les Parties se réunirent
pour les seizièmes sessions des organes subsidiaires, du 5 au
14 juin 2002, à Bonn. La réunion procéda à l'examen d'un
ensemble de questions laissées en dehors de l'ordre du jour,
en raison des négociations pressées du PABA. Les points de vue
concernant la direction devant être prise par le processus
climatique différaient grandement, certaines Parties portant
l'attention sur les débats tenus récemment et d'autres, à
l'opposé, mettant l'accent sur la prochaine période
d'engagement. Plusieurs participants firent part de leur
espoir de voir le Traité entrer en vigueur avant le Sommet
Mondial pour le Développement Durable (SMDD), prévu en août
2002, l'UE et le Japon annonçant leurs ratifications juste
avant le Sommet. Plusieurs projets de décisions furent
approuvés et transmis à la CdP-8 pour examen et adoption.
LE SMDD: Le SMDD se tint du 26 août au
4 septembre 2002, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le SMDD
adopta un texte identifiant la CCCC comme étant le "principal"
instrument du traitement de la question des changements
climatiques, réaffirmant l'objectif ultime de la CCCC, et
soulignant l'importance de la mise au point de technologies
propres, dans les secteurs clés, tels que celui de l'énergie.
Le Plan de Mise en Œuvre de Johannesburg fait également
référence à l'importance de la ratification du Traité en temps
opportun par les pays qui ne l'ont pas encore fait. Les
délégués s'accordèrent aussi sur un libellé identifiant les
actions à entreprendre dans le cadre du traitement des
changements climatiques, telles que celle consistant à fournir
une assistance financière et technique aux pays en
développement et aux pays en transition économique.
COMPTE RENDU DE LA CdP-8
Au cours de la séance du matin du mercredi
23 octobre, le Président de la CdP-7, Mohamed Elyazghi (Maroc)
ouvrit la CdP-8. Il attira l'attention sur l'importance des
Accords de Marrakech, notant que le processus en était
désormais au stade de la mise en application.
La CdP élit, ensuite, T.R. Baalu, Ministre
Indien de l'Environnement et des Forêts, Président de la
CdP-8, par acclamation. Le Président de la CdP-8, Baalu,
souhaita la bienvenue aux participants et nota que les effets
des changements climatiques se faisaient déjà sentir. Il mit
en exergue l'importance de la mise en application et parla des
pays les plus vulnérables aux changements climatiques et de la
nécessité de mesures d'adaptation. Il indiqua qu'une "Déclaration
de Delhi" basée sur le consensus et traitant des changements
climatiques et du développement durable constituait le
résultat important attendu de la CdP-8.
Dans son allocution, le Secrétaire Exécutif
de la CCCC, Joke Waller-Hunter, mit l'accent sur le lien entre
pauvreté et environnement établi au SMDD. Au sujet de
l'échange d'informations entre les Parties, l'oratrice
expliqua que le Secrétariat y contribuera en accueillant les
bases de données concernant les émissions, ainsi que les
politiques et mesures (P&M), aux fins de faciliter les
échanges d'information entre les Parties.
Le Secrétariat nota que 185 Etats et 1
organisation régionale ont ratifié la CCCC. L'orateur indiqua
que l'Afghanistan a déposé son instrument de ratification, le
19 septembre, amenant le nombre total des Parties à 187.
S'agissant de l'ordre du jour provisoire (FCCC/
CP/2002/1, Add.1 et Add.2), le G-77/CHINE demanda l'exclusion
de la proposition canadienne appelant à une décision sur les
modalités devant encadrer la comptabilisation des quantités
attribuées en vertu de l'Article 7.4 (registres) du Protocole,
en matière d'exportation de l'énergie propre.
Le CANADA mit en exergue la proposition
appelant à une énergie propre comme étant prioritaire pour la
réussite future du Protocole. L'UE s'opposa, par ailleurs, à
la requête de l'ARABIE SAOUDITE d'inclure dans l'ordre du
jour, un débat sur la mise en œuvre de l'Article 2.3 (effets
adverses des P&M) du Protocole. L'ARABIE SAOUDITE précisa que
la question constituait un travail non achevé relevant du PABA
et mit en relief l'intérêt de l'élaboration d'une d'un projet
de décision pour la CdP/MdP-1. L'ordre du jour fut adopté avec
ces points, et la question de la deuxième évaluation de
l'adéquation des engagements resta en suspens.
Le Président Baalu nota que les
consultations se poursuivaient pour l'élection des membres du
bureau, autres que le Président. Le vendredi 1er
novembre, le Président de la CdP-8, Baalu, nota que les
membres du bureau ont été élus et invita les Parties à
approuver les élections par acclamation. Les membres élus sont:
Daniela Stoytcheva (Bulgarie), pour la présidence du SBI,
Halldór Thorgeirsson (Islande) pour la présidence du SBSTA, et
Gonzalo Menéndez (Panama), en qualité de Rapporteur. Les
autres membres sont issus du Burkina Faso, du Chili, de
l'Allemagne, du Maroc, du Qatar, de la Fédération de Russie et
de Tuvalu.
Dans sa déclaration d'ouverture, le
G-77/Chine fit part de sa déception quant à la faiblesse du
niveau des ressources financières fournies par les Parties
visées à l'Annexe I, soulignant que l'action entreprise
jusqu'ici a été symbolique. Appuyé par l'AUSTRALIE, au nom du
Groupe 'Umbrella', l'orateur souligna l'importance du lien
entre le développement durable et les changements climatiques.
Mettant en exergue le principe des responsabilités communes
mais différenciées, la CHINE déclara que le régime climatique
devait tenir compte des demandes grandissantes en matière
d'énergie qui se produiront au fur et à mesure de
l'amélioration de la qualité de vie dans les pays en
développement. Le ZIMBABWE, au nom du Groupe Africain, appela
à un soutien accru en faveur des projets d'adaptation.
La CdP se réunit en sessions plénières les
mercredi 23 et vendredi 25 octobre et, à deux reprises, le
vendredi 1er novembre. Un débat de haut niveau eut
lieu les mercredi 30 et jeudi 31 octobre et inclut des tables
rondes. Le SBSTA tint sa séance d'ouverture le mercredi 23
octobre. Elle tint aussi des séances de travail le jeudi 24 et
le vendredi 25 octobre, et tint sa dernière réunion, le mardi
29 octobre. Le SBI entama ses travaux le mercredi 23 octobre.
Il se réunit le jeudi 24 et le vendredi 25 octobre, la nuit du
mardi 29 octobre, le jeudi 31 octobre et, clôtura ses travaux
le vendredi 1er novembre.
Ce rapport résume les sujets débattus au
cours de la réunion, dans l'ordre qui est le leur dans les
ordres du jour du SBSTA, du SBI et de la CdP.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE CONSEIL
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
Le Président du SBSTA, Halldór Thorgeirsson
(Islande), Le Président du SBSTA, Halldór Thorgeirsson (Islande)
procéda à l'ouverture de la session. Evoquant la démission du
vice-président du SBSTA, l'orateur indiqua qu'une nomination
était attendue du GRULAC, pour son remplacement. Tatyana
Osokova (Ouzbékistan) servira en qualité de rapporteur. Le
SBSTA adopta l'ordre du jour provisoire (FCCC/ SBSTA/2002/7).
Le SBSTA se réunit sur quatre jour, établit de nombreux groupe
de contact et adopta ses conclusions et ses projets de
décisions, le mardi 29 octobre. L'ensemble de ces conclusions
et projets de décisions furent renvoyés à la CdP, pour
adoption, le vendredi 1er novembre.
LE TROISIEME RAPPORT D'EVALUATION (TRE) du
GIEC: Le 24 octobre, l'UE, contrée par les Etats-Unis et
le G-77/ Chine, proposa proposa d'ajouter à l'ordre du jour,
un point sur les thèmes méthodologiques ayant trait à la
stabilisation des émissions de GES. Le Président Thorgeirsson
indiqua qu'il élaborera les conclusions. Le 29 octobre, les
Parties adoptèrent les conclusions, moyennant quelques
amendements mineurs.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.20) notent que le SBSTA
prenait en considération les implications éventuelles du TRE
dans son travail et qu'il poursuivra l'examen du TRE à la
SBSTA-18.
LES THEMES METHODOLOGIQUES – Evaluation du
travail Méthodologique effectué dans les contextes de la CCCC
et du Protocole: Cette question fut abordée à deux
reprises au sein du SBSTA et à plusieurs reprises dans des
consultations officieuses. Le Secrétariat introduisit le
rapport concernant ce nouveau point de l'ordre du jour du
SBSTA, au cours de la séance d'ouverture, mercredi 23 octobre,
en mettant en relief cinq thèmes prioritaires ayant trait aux
inventaires de gaz à effet de serre (GES), aux émissions et
suppressions par les puits de captation, aux P&M, aux
technologies d'atténuation et d'adaptation, et aux effets des
changements climatiques, à la vulnérabilité et à l'adaptation.
L'UE, la Norvège, l'Arabie Saoudite et la Nouvelle Zélande
apportèrent leur appui à l'idée d'examiner ce point au delà de
la SBSTA-17. Le délégué des Etats-Unis mit en garde contre le
risque de voir le Secrétariat outrepasser son mandat, en
entamant un tel travail.
Harald Dovland (Norvège) entreprit des
consultations officieuses. Au cours de la Plénière du SBSTA du
mardi 29 octobre, Il présenta un projet de conclusions. La
Chine signala qu'elle n'avait pas été en mesure de prendre
part aux consultations et proposa plusieurs amendements de
fond. Une révision de texte fut approuvée à la fin de la
réunion, après des consultations officieuses.
Les Conclusions du SBSTA: Dans ses
conclusions, (FCCC/ SBSTA/2002/L.17) le SBSTA:
-
appuie l'adoption d'une approche
stratégique pour le futur travail sur les thèmes
méthodologiques;
-
invite les Parties à soumettre leurs
points de vue concernant ce point;
-
invite le GIEC à procéder à la révision
des directives devant encadrer les inventaires nationaux de
GES;
-
requiert du Secrétariat, la fourniture
des données concernant les méthodologies d'estimation des
émissions et des suppressions par puits de captage; et,
-
décide de poursuivre l'examen de ce point
de l'ordre du jour au cours des futures sessions du SBSTA.
Les directives concernant les Articles 5, 7
et 8 du Protocole: Les délégués abordèrent les questions
ayant trait aux Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des données) et 8 (évaluation des données), au
cours de la séance d'ouverture du SBSTA, le mercredi 23
octobre. Un groupe de contact fut convoqué sous la
Coprésidence d'Helen Plume (Nouvelle Zélande) et Festus
Luboyera (Afrique du Sud). Le groupe tint trois sessions
officielles pour faire le point et pour s'accorder sur les
libellés négociés durant les séances officieuses. Le mardi 29
octobre, la Plénière du SBSTA adopta les conclusions et la CdP,
les projets de décisions.
Au cours de la première Plénière du SBSTA,
tenue mercredi 23 octobre, le Président Thorgeirsson mit en
exergue les questions en suspens devant être traitées,
notamment: les options offertes pour le traitement des données
confidentielles durant les travaux d'évaluation; la formation
et le renforcement des capacités des équipes d'experts,
chargées de l'évaluation;
Les normes techniques devant encadrer les
échanges de données entre les registres nationaux, le registre
du MDP et le livre des transactions; et, l'établissement des
rapports et l'évaluation des données concernant les quantités
attribuées et les registres nationaux. L'UE se félicita de
l'avancée réalisée sur la question des options offertes en
matière de termes de service relatives aux chefs évaluateurs
et en matière de formation des experts. L'Arabie Saoudite
déclara que la formation des experts d'évaluation devait
s'élargir aux experts issus de pays en développement. Le
délégué des Etats-Unis souligna l'importance des options
offertes pour le traitement des données confidentielles et
encouragea la transparence des données des inventaires.
Au sujet des normes techniques devant régir
les registres établis en vertu de l'Article 7.4 (registres),
Murray Ward (Nouvelle Zélande) présenta un rapport sur les
conclusions des consultations intersessions. Il évoqua la
réalisation d'un accord sur: le besoin d'un cadre de normes
communes; la nécessité d'engager des experts techniques; et,
la future focalisation sur les détails de la conception des
registres.
Au cours de la première réunion du groupe
de contact, le 23 octobre, les délégués débattirent du timing
relatif aux procédures rapides de rétablissement de
l'éligibilité à l'utilisation des mécanismes. L'UE fit
circuler un papier portant sur la prévention et la résolution
des problèmes techniques et des décalages au niveau des normes
techniques et de la formulation des rapports et des
évaluations. Les délégués examinèrent puis endossèrent une
proposition appelant à l'élaboration d'études de cas dans me
domaine du calcul des ajustements devant être apportée dans le
cadre de l'Article 5.2 (ajustements). Reprenant de nouveau la
question de la formation des experts appelés à opérer au sein
des équipes d'évaluation, le Secrétariat mit en relief les
plans relatifs au programme de formation pilote. Au sujet du
traitement des données confidentielles, les délégués
procédèrent à un échange de vues préliminaire et décidèrent de
renvoyer la question à la SBSTA-18.
Au cours de la Plénière du SBSTA, du mardi
29 octobre, la Coprésidente Plume rapporta que le groupe de
contact avait achevé ses travaux, clôturant trois années de
négociations sur ce sujet. Murray Ward présenta un rapport sur
les consultations officieuses tenues sur la question des
directives relevant de l'Article 7.4. Les conclusions et le
projet de décision furent adoptés.
Le samedi 26 octobre, le groupe de contact
se pencha sur les chapitres en suspens du texte des directives
relevant des Articles 7 et 8. Les discussions officieuses se
poursuivirent tout au long des journées du samedi 26 et du
lundi 28 octobre. Le lundi soir, le libellé, dans son
intégralité, fut approuvé au sein du groupe de contact, après
quelques modifications textuelles introduites par l'UE, le
G-77/Chine et la Nouvelle Zélande.
La CdP adopta aussi un projet de décision,
transmis par la SBSTA-16, portant sur la question des progrès
démontrables.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décisions de la CdP: Dans les conclusions (FCCC/SBSTA/2002/L.15),
le SBSTA, entre autres: décide d'examiner, à sa huitième
session, les critères devant encadrer les experts
d'évaluations ainsi que les voies et moyens de s'assurer de
leur compétence; requiert du Secrétariat, l'organisation d'une
formation en matière d'évaluation des inventaires et
l'élaboration d'une proposition concernant le programme de
formation; et, requiert du Secrétariat, la conduite d'études
de cas dans le domaine de l'ajustement.
Le Projet de décisions de la CdP (FCCC/SBSTA/2002/L.15/
Add.1) renferme le reste des éléments devant être intégrés
dans les directives relevant des Articles 7 et 8, notamment
les chapitres portant sur:
-
l'élaboration des rapports sur les
compléments d'information relevant de l'Article 7.1 (données
concernant les unités de réduction d'émission (URE), les
réductions d'émission certifiées (REC), les unités de
quantités attribuées (UQA) et les unités de suppression
(SU)) et de l'Article 7.2 (registres nationaux);
-
l'évaluation des données concernant les
quantités attribuées dans le cadre des Articles 3.7 et 3.8,
des URE, des REC, des UQA et des SU;
-
l'évaluation des registres nationaux; et
-
les procédures expéditives devant être
adoptées pour la revue du rétablissement de l'éligibilité à
l'utilisation des mécanismes.
Le projet de décision de la CdP concernant
les termes de service des chefs évaluateurs (FCCC/SBSTA/2002/L.15/Add.2),
contient le projet de décision de la CdP/RdP-1 sur les termes
de service.
Un autre projet de décision de la CdP (FCCC/SBSTA/2002/
L.15/Add.3) contient les normes techniques devant encadrer les
échanges de données entre les systèmes d'enregistrement mis en
place dans le cadre du Protocole.
La décision concernant les progrès
démontrables (FCCC/ SBSTA/2002/L.6) élabore sur le rapport
devant être soumis d'ici le 1er janvier 2006, et
requiert du Secrétariat, la fourniture d'une synthèse des
soumissions.
Les Directives devant encadrer
l'Elaboration des Rapports et l'Evaluation des Inventaires de
GES: Les délégués traitèrent de ce point de l'ordre du
jour, durant la Plénière du SBSTA du mercredi 23 octobre. Le
Secrétariat présenta un rapport sur les données des derniers
inventaires nationaux de GES soumis par les Parties visées à
l'Annexe I concernant la période allant de 1990 à 2000, notant
que sur les quarante Parties visées à l'Annexe I attendues, 39
ont déjà fourni les données concernant leurs émissions et
suppressions de GES. Au cours de la Plénière finale du SBSTA,
mardi 29 octobre, les délégués adoptèrent les conclusions sans
outre amendements.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.16) prennent note des toutes
dernières données d'inventaires, des renseignements concernant
la formation des experts et des points de vue des Parties
concernant la question du traitement des données
confidentielles, et décide de poursuivre l'examen de ces
questions à la SBSTA-18.
Les Activités de Mise en Œuvre Conjointe (AIJ):
Le SBSTA se pencha sur le rapport concernant les AIJ, le jeudi
24 octobre. Le Secrétariat fit état de cinq nouveaux projets
inscrits dans le cadre des AIJ, dont trois en Afrique, et nota
que le nombre total de ces projets s'élevait désormais à 157.
Le Président Thorgeirsson indiqua qu'il élaborera le projet de
conclusions. Le mardi 29 octobre, le SBSTA approuva le projet
de conclusions.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décision de la CdP: Dans ses conclusions (FCCC/SBSTA/2002/L.21),
le SBSTA note qu'il a procédé à l'examen de six rapports de
synthèse sur les AIJ, et recommande, à la CdP, un projet de
décision, pour adoption.
Dans le projet de décision (FCCC/SBSTA/2002/L.21/Add.1),
le SBSTA:
-
reconnaît que les activités AIJ
fournissent autant d'occasion d'apprentissage sur le tas;
-
décide en faveur de la continuation de la
phase pilote et d'une modification de la fréquence des
rapports de synthèse, qui deviennent ainsi bi-annuels;
-
requiert du Secrétariat, la soumission de
données mises à jour au SBSTA et au SBI; et,
-
décide que les rapports doivent être
soumis d'ici le 1er juin 2004.
L'Utilisation des Sols, les Changements
Intervenus dans l'Utilisation des Sols, et la Foresterie (LULUCF)
– les définitions et les modalités devant encadrer l'inclusion
de des activités d'afforestation et de reforestation menées
dans le cadre de l'Article 12 (MDP) du Protocole: Les
Parties traitèrent du thème de LULUCF dans le contexte du MDP,
dans la Plénière du SBSTA et dans trois réunions de groupe de
contact, coprésidées par Thelma Krug (Brésil) et Karsten Sach
(Allemagne).
Dans le SBSTA, jeudi 24 octobre, le
représentant de la FAO présenta un rapport sur le récent
atelier consacré aux définitions ayant trait à la question des
forêts. La Malaisie mit l'accent sur le besoin de s'assurer de
l'intégrité environnementale des projets inscrits dans le
cadre du MDP. Le Brésil plaida pour l'élaboration "d'une
formulation commune." Faisant objection à la proposition
avancée par le Canada, à la SBSTA-16 et appelant à changer
l'année de référence de 1989 à 1999, l'UE mit en relief son
appui en faveur des définitions établies dans les Accords de
Marrakech. La Colombie affirma que l'année de référence 1989
pouvait être un obstacle pour les projets. L'AOSIS souligna la
nécessité de mener des évaluations d'impact social et
environnemental des projets.
Le groupe de contact débattit des questions
de procédure, au cours de sa première réunion tenue le jeudi
24 octobre. Les délégués décidèrent de se focaliser sur les
questions techniques. Le vendredi 25 octobre, le groupe de
contact aborda les questions ayant trait à la non-permanence.
Le G-77/Chine soumit une proposition focalisée sur les
principes, les éléments, et les thèmes transversaux impliqués
dans la question de non-permanence. L'UE proposa un système de
comptabilisation basé sur les Unités Temporaires de Réduction
d'Emission Certifiées (UTREC). Le samedi 26 octobre, le
Coprésident du groupe de contact, Krug, invita les Parties à
examiner la définition de la notion 'd'additionalité'. Le
G-77/Chine apporta son appui aux principes avancés par l'UE
concernant 'l'additionalité' et indiqua que cette dernière
devait être considérée au cas par cas. L'UE souligna
l'importance d'avoir une "véritable" additionalité. Le Canada,
avec la Norvège, plaida pour le maintien de la définition
disponible de l'additionalité. S'agissant de la question des
fuites, l'UE fit part de ses réserves concernant la mesure des
fuites dues aux activités de déplacement. Le G-77/ Chine nota
que les fuites présentaient à la fois des effets positifs et
des effets négatifs.
Le lundi 28 octobre, le groupe de contact
poursuivit ses discussions autour de la question des effets
socioéconomiques et environnementaux. La Suisse mit en relief
les préoccupations ayant trait à la biodiversité. La Nouvelle
Zélande attira l'attention sur les déplacements découlant
d'autres types d'activités dans le contexte du MDP. Tuvalu
proposa l'élaboration d'une liste des critères
socioéconomiques et environnementaux devant encadrer les
projets. Plusieurs Parties soulignèrent qu'il revenait aux
pays hôtes de définir ces critères. Au sujet de la question
des incertitudes, le Canada, l'UE et l'Uruguay apportèrent
leur appui en faveur des Accords de Marrakech. L'Uruguay nota
la nécessité d'établir une séparation entre les notions
d'incertitude et de risque.
Au sujet des crédits et de la durée des
projets, l'UE, appuyée par un certain nombre d'autres Parties,
plaida pour des crédits à long terme. La Colombie, le Paraguay
et le Chili indiquèrent que les projets devaient être
considérés au cas par cas. Tuvalu évoqua le problème de la
couverture des projets au delà de la première période
d'engagement. Le Brésil souhaita voir les crédits limités à
une période de 20 ans. La Colombie, avec l'Uruguay, la Bolivie
et le Chili, appela à des projets de petite échelle, dans le
domaine des puits de fixation de carbone. Le groupe renvoya le
projet de conclusions au SBSTA. Les conclusions furent
adoptées le mardi 29 octobre.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.22), notent, entre autres,
l'élaboration par le Secrétariat, d'un papier sur les options
offertes pour la question des puits de fixation de carbone mis
en place dans le contexte du MDP, et la tenue d'un atelier en
février 2003.
Les Aspects Scientifiques et
Méthodologiques de la Proposition Brésilienne: La
proposition brésilienne appelant à établir des objectifs de
réduction d'émission différentiés pour les Parties, en
fonction de l'impact de leurs émissions historiques sur
l'élévation de la température, fut traitée dans le SBSTA et
dans nombre de consultations officieuses modérées par Murray
Ward (Nouvelle Zélande) et Gylvan Meira Filho (Brésil). Le
jeudi 24 octobre, le Secrétariat parla de la récente réunion
d'experts tenue à Bracknell, au Royaume-Uni (25-27 septembre).
Contré par l'Arabie Saoudite, mais appuyé par le Mexique et
l'UE, le Brésil recommanda le renouvellement du mandat du
SBSTA sur cette question. Les Etats-Unis, le Canada et
l'Australie firent part de leurs réserves concernant l'absence
de recherche rigoureuses sur la question des contributions
faites aux changements climatiques. Le mardi 29 octobre, Ward
présenta au SBSTA les résultats des consultations. Le SBSTA
adopta les conclusions.
Les Conclusions du SBSTA: Dans les
conclusions (FCCC/ SBSTA/ 2002/L.24), le SBSTA décide en
faveur de la continuation de l'appui apporté aux travaux selon
des normes compatibles avec une évaluation par les pairs;
invite la communauté scientifique, y compris le GIEC, à
participer et à partager l'information concernant le travail
futur sur la proposition; et, décide de procéder à
l'évaluation du travail, à la SBSTA-23.
Les Circonstances Particulières de la
Croatie, dans le contexte de l'Article 4.6 de la CCCC: Le
mercredi 23 octobre, la Croatie introduisit un nouveau papier
technique désignant, en vertu de l'Article 4.6 (circonstances
particulières des pays en transition économique), une nouvelle
année de référence pour l'estimation de ses émissions. La
Yougoslavie, contrée par l'UE, indiqua qu'elle ne pouvait
apporter son appui à la proposition croate. Le Président
Thorgeirsson demanda à Jim Penman (Royaume-Uni) de convoquer
un groupe de contact officieux. Au cours de la dernière
Plénière du SBSTA, mardi 29 octobre, le Président Penman
présenta les résultats.
Les Conclusions du SBSTA: Le SBSTA
adopta les conclusions (FCCC/SBSTA/2002/L.14) qui notent que
la procédure utilisée par la Croatie pour la désignation de
l'année de référence de l'estimation de ses émissions n'est
compatible ni avec les directives du GIEC sur les bonnes
pratiques, ni avec les lignes directrices de la CCCC
concernant l'établissement des rapports, et décide de renvoyer
ces conclusions au SBI.
MISE AU POINT ET TRANSFERT DES
TECHNOLOGIES: Ce sujet fut abordé au cours de la Plénière
inaugurale du SBSTA, le mercredi 23 octobre, et dans des
consultations officieuses menées tout au long de la semaine
sous la conduite de Terry Carrington (Royaume-Uni) et de
Philip Gwage (Ouganda). Le mercredi 23 octobre, le Président
du SBSTA, Thorgeirsson, mit en relief le rapport annuel sur
l'état d'avancement des travaux du Groupe d'Experts sur le
Transfert des Technologies (GETT) et le rapport concernant la
mise en application des activités inscrites dans le cadre de
la décision 4/CP.7 (transfert des technologies). Le SBSTA élit
William Bonsu (Ghana) et Richard Bradley (Etats-Unis)
respectivement, Président et Vice-président du GETT. Affirmant
que le transfert des technologies vers les pays en
développement a été peu efficace, le G-77/Chine encouragea la
fourniture d'une aide supplémentaire en faveur à la fois de
l'atténuation et de l'adaptation. L'Inde appuya l'idée de
procéder à la considération des questions de l'accès aux
ressources, du renforcement des capacités institutionnelles et
de la participation de la communauté des milieux d'affaire. Au
cours de la Plénière du SBSTA du mardi 29 octobre, les
délégués adoptèrent les conclusions et approuvèrent le projet
de décision de la CdP-8.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBSTA (FCCC/SBSTA/2002/L.29),
encouragent les pays industrialisés Parties à continuer de
fournir leur soutien aux pays en développement, fait état de
nombre d'initiatives dans le domaine du transfert des
technologies, et requiert du Secrétariat, l'élaboration de
papiers techniques et l'organisation d'un atelier sur le thème
de l'instauration d'environnements favorables au transfert des
technologies.
Le Projet de décision de la CdP (FCCC/SBSTA/2002/L.29/
Add.1) requiert du Président du SBSTA, la conduite de
consultations et la garantie d'une collaboration entre les
groupes d'experts sur les questions transversales figurant
dans leurs programmes de travail, y compris les questions
ayant trait aux domaines du transfert des technologies et du
renforcement des capacités; et appelle la SBSTA-19, à procéder
à la considération de voies innovantes pour le traitement des
résultats de l'évaluation des besoins technologiques dans le
contexte du programme de travail du GETT.
LIEN ENTRE LES EFFORTS VISANT A PROTEGER LA
COUCHE D'OZONE ET LES EFFORTS VISANT A SAUVEGARDER LE SYSTEME
CLIMATIQUE DE LA PLANETE – LES QUESTIONS AYANT TRAIT AUX HFC
ET AUX PFC: Les délégués abordèrent ce thème, à deux
reprises, dans le SBSTA. Le jeudi 24 octobre, le GIEC et le
Groupe sur l'Evaluation des Aspects Technologiques et
Economiques (GEATE) du Traité de Montréal, présentèrent un
procès verbal sur l'élaboration du Rapport Spécial concernant
les pratiques et les technologies visant à aider les Parties
dans le traitement des questions ayant trait aux alternatives
susceptibles de remplacer les substances nocives à l'ozone.
Plusieurs Parties apportèrent leur appui à l'idée d'avoir un
rapport intégré unique, à compléter d'ici la CdP-11.
L'Australie souligna que le travail futur doit être
politiquement neutre et à caractère non normatif. Richard
Bradley (Etats-Unis) conduisit des consultations sur le projet
de conclusions du SBSTA et le projet de décision de la CdP. Le
mardi 29 octobre, Bradley présenta un rapport au SBSTA. Le
SBSTA adopta les conclusions et décida de transmettre le
projet de décision à la CdP. La CdP adopta la décision le
vendredi 1er novembre.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBSTA (FCCC/SBSTA/2002/L.19)
note que les réponses du GIEC et du GEATE traitent pleinement
des modalités, de la faisabilité, des implications en matière
de ressources et du timing de la soumission de données
scientifiques et techniques équilibrées.
Le Projet de décision de la CdP (FCCC/SBSTA/2002/L.19/
Add.1) requiert du Secrétariat de porter la décision à
l'attention du GIEC et de la Réunion des Parties au Traité de
Montréal, et décide que les questions seront considérées dans
le cadre du point à l'ordre du jour consacré à la "Coopération
avec les organisations internationales pertinentes," dès
réception de l'acceptation du GIEC et du GEATE.
"LES BONNES PRATIQUES" EN MATIERE DE
POLITIQUES ET MESURES (P&M) MISES EN PLACE PAR LES PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I: Le jeudi 24 octobre, le Président
Thorgeirsson présenta un rapport sur les consultations
intersessions, notant la réalisation d'un accord sur le fait
que les étapes à venir doivent inclure le renforcement des
approches basées sur l'Internet, dans le domaine des échanges
d'information, et sur la poursuite du travail sur
l'élaboration de P&M et sur le partage des auto-évaluations
dans ce domaine. Un groupe de contact coprésidé par Peer
Stiansen (Norvège) et Suk-Hoon Woo (République de Corée) fut
convoqué dans le courant de l'après-midi. Plusieurs pays en
développement firent objection à l'idée d'avoir des échanges
d'information à caractère volontaire, sur les P&M des pays non
inclus dans l'Annexe I, et firent part de leurs réserves
concernant le manque de données disponibles au sujet des
effets adverses. Les Parties s'accordèrent sur la nécessité de
poursuivre le travail sur les méthodes d'évaluation.
Le samedi 26 octobre, le Coprésident
Stiansen introduisit un projet de décision. Plusieurs Parties
souhaitèrent l'utiliser comme plate-forme de discussion.
L'Arabie Saoudite signala que le G-77/ Chine n'a pas eu
suffisamment de temps pour examiner le texte dans son
intégralité, et qu'il ne pouvait l'accepter comme plate-forme
de discussion. Le Coprésident Stiansen indiqua qu'il mènera
des consultations officieuses.
Le lundi 28 octobre, le G-77/Chine déclara
qu'il ne pouvait y avoir de progression sur la question des
P&M avant qu'une avancée soit enregistrée sur d'autres sujets.
Le Coprésident Stiansen indiqua que le Président du SBSTA,
Thorgeirsson, entreprendra des consultations officieuses sur
tout une gamme de sujet, dont celui des P&M.
Le mardi 29 octobre, le Coprésident Woo
présenta à la Plénière du SBSTA un rapport notant que le
groupe n'a pas été en mesure de réaliser un consensus. Le
Président du SBSTA, Thorgeirsson, annonça que les
consultations officieuses menées autour de ce sujet n'ont pas
abouti non plus. Il introduisit un projet de conclusions
prenant note du rapport oral et d'autres documents en cours
d'examen. L'Arabie Saoudite proposa de remplacer l'ensemble
des paragraphes par un libellé stipulant uniquement que le
SBSTA a décidé de poursuivre l'examen de cette question à la
SBSTA-18. L'UE proposa de faire référence à la mise en
application de la décision 13/CP.7 (P&M). Les conclusions
furent adoptées telles qu'amendées.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.28) énoncent la décision des
Parties de poursuivre l'examen de la question à la SBSTA-18.
LA RECHERCHE ET L'OBSERVATION SYSTEMATIQUE:
Le jeudi 24 octobre, le SBSTA entendit les exposés et les
mises à jour, présentés par le Programme Mondial de la
Recherche Climatique, le Programme International
Géosphère-Biosphère, le Programme International consacré aux
Dimensions Humaines et le Système d'Observation Climatique
Mondial (GCOS). Les Parties procédèrent à un échange de vues
sur les thèmes prioritaires en matière de recherche et le
Président Thorgeirsson fit état d'une convergence d'opinions
sur: les effets, la vulnérabilité et l'adaptation; la capacité
adaptative et les options offertes en matière d'adaptation;
l'évaluation et la gestion des risques; la gestion des
ressources dans le contexte des changements climatiques; les
voies et moyens de traiter de la question de l'incertitude; et
des voies permettant de parvenir à la stabilisation. Au sujet
de l'observation systématique, l'orateur nota l'existence d'un
soutien en faveur de la création d'un fonds volontaire pour
les GCOS, proposée par l'Australie. Un groupe de contact fut
convoqué sous la conduite des Coprésidents Sue Barrell (Australie)
et S.K. Srivastav (Inde).
Dans la réunion du groupe de contact, jeudi
24 octobre, le débat se focalisa sur l'importance du
financement pour la réalisation des améliorations devant être
apportées aux dispositifs d'observation systématique.
Au sujet du projet de conclusions, la
Chine, appuyée par le Japon, l'Inde, la Malaisie et le
Botswana, souligna l'importance du renforcement des capacités
endogènes dans les pays en développement. Le Canada, avec l'UE
et les Etats-Unis, s'opposa au libellé invitant le SBI à
fournir des directives aux mécanisme de financement, par
rapport aux décision 5/CP.5 (R&OS) et 5/CP.7 (effets adverses).
L'UE, la Norvège, la Suisse, la Chine et l'AOSIS, contrés par
les Etats-Unis, le Japon et l'Inde, apportèrent leur appui au
sous-paragraphe proposé par la Fédération de Russie et faisant
référence aux priorités en matière de recherche, en soutien à
l'objectif ultime de la CCCC.
Le groupe se réunit le lundi 28 octobre,
dans la soirée, pour procéder à l'examen des principales
questions ayant émergé de l'événement spécial organisé en
marge de la conférence, sur thème de la recherche, dans lequel
avaient pris part des représentants du SBSTA, du GIEC et de
nombre de programmes internationaux de recherche. Au sujet du
nouveau paragraphe notant la nécessité d'une approche plus
coordonnée, dans le domaine de la recherche, pour le
traitement des questions transversales, l'Inde, la Malaisie et
la Chine, contrées par l'UE, la Fédération de Russie, la
Norvège et la Suisse, proposèrent de supprimer la référence à
la stabilisation des concentrations de GES. La Plénière du
SBSTA adopta les conclusions, le mardi 29 octobre.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.27) font état des déclarations
faites par les GCOS et les programmes internationaux de
recherche. En outre, les conclusions:
-
se félicitent de l'échange de vues qui
s'est déroulé durant l'événement spécial organisé en marge
de la conférence;
-
reconnaissent les principales questions
qui en ont émergé et notent le besoin d'adopter une approche
plus coordonnée par rapport aux thèmes transversaux;
-
décident de procéder à l'examen de la
question du besoin de soutenir la recherche et l'observation
systématique dans les pays en développement;
-
décident de procéder à un examen régulier
des questions ayant trait à la recherche;
-
requièrent du Secrétariat, l'organisation
de consultations autour du deuxième rapport sur l'adéquation
du système international d'observation climatique; et
-
notent la proposition appelant à la
création d'un fonds volontaire pour les GCOS.
LA COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS
INTERNATIONALES PERTINENTES: Vendredi 25 octobre, le
Secrétariat présenta un papier sur les domaines thématiques
transversaux de la CCCC, la Convention sur la Lutte Contre la
Désertification (CCD) et la Convention sur la Biodiversité (CDB).
Les Parties divergèrent sur les termes de référence devant
encadrer l'organisation de l'atelier consacré à ce thème. Un
groupe de contact sous la coprésidence de Jimena Nieto (Colombie)
et d'Outi Berghäll (Finlande) fut convoqué. Le mardi 29
octobre, le Coprésident Nieto présenta un rapport sur le
résultat des consultations et le SBSTA adopta le projet de
conclusions.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBSTA (FCCC/SBSTA2002/L.18)
notent les termes de référence devant encadrer l'atelier. Le
projet de décision (FCCC/SBSTA2002/L.18/Add.1) requiert du
SBSTA, l'impulsion de la coopération avec les organes
subsidiaires de la CCD et de la CDB, et encourage le Groupe de
Liaison Conjoint des secrétariats des conventions, à améliorer
la coordination entre la CCCC, la CCD et la CDB.
L'ARTICLE 6 DE LA CCCC: L'Article 6 (l'éducation,
la formation et la conscientisation du public) fut traité au
cours de la Plénière d'ouverture du SBSTA, le mercredi 23
octobre, et dans un groupe de contact, coprésidé par Fatu Gaye
(Gambie) et Jean-Pascal van Ypersele (Belgique). Le groupe de
contact se réunit officiellement, à deux reprises, et tint des
consultations officieuses.
Vendredi 25 octobre, le groupe de contact
débattit de l'idée de proclamer une journée mondiale pour la
lutte contre le défi des changements climatiques, et du rôle
des ONG dans l'élaboration des rapports sur la mise en œuvre
du programme de travail. Le lundi 28 octobre, le groupe de
contact plaça entre crochets, tous les libellés portant sur
les ressources financières et sur la fourniture de directives
additionnelles au mécanisme de financement. Compte tenu de
l'incapacité de parvenir à un accord, le Coprésident van
Ypersele requit des Parties de se réunir à titre officieux.
Au cours de la dernière Plénière de la CdP,
vendredi 1er novembre, la Namibie, appuyée par le
Sénégal, la Gambie et le Canada, proposa de rebaptiser le
programme de travail "Programme de Travail de New Delhi." Le
Président du SBSTA, Thorgeirsson, nota que dans les futures
sessions, ce point sera traité comme étant un point permanent
de l'ordre du jour du SBI.
Les Conclusions du SBSTA et le Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions (FCCC/CP/2002/L.23)
notent qu'au lieu de proclamer une journée mondiale pour la
lutte contre le défi des changements climatiques, les Parties
pourraient souhaiter organiser une journée de conscientisation
sur les effets des changements climatiques, au niveau
national, et requièrent du Secrétariat, la poursuite, avec
d'autres organes des Nations Unies, de l'exploration des
possibilités d'intégrer les changements climatiques, comme
domaine de focalisation, dans l'une des 41 journées
thématiques mondiales célébrées chaque année au sein du
système des Nations Unies. Les conclusions requièrent
également du Secrétariat, l'élaboration d'un rapport sur les
options éventuelles offertes pour l'accroissement de la
participation des jeunes et d'autres groupes dans les réunions
de la CdP.
La décision concernant le Programme de
Travail de New Delhi (FCCC/CP/2002/L.23/Add.1) recommande
l'adoption d'un programme de travail pour l'Article 6 et la
conduite d'une évaluation du programme de travail, en 2007,
assortie d'une évaluation intermédiaire des progrès réalisés,
en 2004. Elle requiert également du FEM, la fourniture de
ressources financières aux Parties non incluses dans l'Annexe
I, en particulier, les pays les moins avancés (PMA) et les
petits Etats insulaires en développement (PIED).
QUESTIONS DIVERSES – Les questions ayant
trait à l'énergie Propre ou moins émettrice de GES:
Vendredi 25 octobre, le Canada introduisit un projet de
décision, appuyé par la Nouvelle Zélande, la Pologne, la
Fédération de Russie et la Slovénie, et contré par le
G-77/Chine, la Suisse et les Etats-Unis. Le texte requiert du
Secrétariat de demander aux organisations compétentes de
procéder à l'analyse du rôle du commerce international en
matière d'énergie propre, dans la réalisation des objectifs de
la CCCC et du Protocole, et de présenter un rapport à la
SBSTA-21. L'UE et d'autres Parties réitérèrent leur objection
à la proposition canadienne d'origine concernant la
comptabilisation applicable aux exportations d'énergie. L'UE
indiqua que seules les questions génériques ayant trait au
commerce en matière d'énergie, devaient être abordées. Le
Président Thorgeirsson annonça qu'il entreprendra des
consultations autour de ce sujet.
Mardi 29 octobre, le Président Thorgeirsson
signala que les consultations n'ont pas abouti.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/SBSTA/ 2002/L.25) font état de l'accord des
Parties sur la poursuite de l'examen de cette question à la
SBSTA-18.
Les Questions ayant trait à la Mise en
Application de l'Article 2.3 du Protocole: Vendredi 25
octobre, les Parties débattirent des questions ayant trait à
la tenue d'éventuels ateliers. L'Arabie Saoudite plaida pour
un projet de décision demandant au Secrétariat de procéder à
l'analyse des effets adverses des P&M sur les pays en
développement. Le Président Thorgeirsson indiqua qu'il
entreprendra des consultations sur ce sujet.
Mardi 29 octobre, le Président Thorgeirsson
rapporta que les consultations n'ont pas abouti.
Les Conclusions du SBSTA: Les
conclusions (FCCC/ SBSTA/2002/L.26) font état de l'accord des
Parties, sur la poursuite de l'examen de cette question, à la
SBSTA-18.
LE RAPPORT DE LA SESSION: Le rapport de
la session (FCCC/SBSTA/2002/L.13) fut adopté le mardi 29
octobre. Le Président Thorgeirsson clôtura ensuite la
SBSTA-17.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE MISE EN ŒUVRE
Mercredi 23 octobre, le Président du SBI,
Raúl Estrada-Oyuela (Argentine), ouvrit la première réunion de
la SBI-17. Les Parties adoptèrent l'ordre du jour (FCCC/SBI/2002/7).
Le vendredi 1er novembre, le Président Estrada
annonça que Fadhel Lari (Koweït) a été désigné Vice-président
du SBI, et Emily Ojoo-Massawa (Kenya), Rapporteur. Les Parties
approuvèrent les élections par acclamation. L'ensemble des
conclusions et du projet de décisions du SBI fut renvoyé à la
CdP et adopté le vendredi 1er novembre.
LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I: Mercredi 23 octobre, le Secrétariat
introduisit le rapport concernant l'état d'avancement de
l'évaluation des troisièmes communications nationales. Le
Président Estrada indiqua que les Parties examineront, entre
autres questions, celle des dates éventuelles de la soumission
des quatrièmes communications nationales. Jeudi 24 octobre,
l'UE demanda au SBSTA de considérer la possibilité d'intégrer
les rapports sur les P&M et proposa que les quatrièmes
communications nationales soient soumises le 1er
janvier 2006, de manière à coïncider avec le processus des
rapports sur les progrès démontrables. Le Canada, appuyé par
les Etats-Unis, déclara qu'il était prématuré d'entreprendre
une révision majeure des lignes directrices. L'Inde mit en
exergue le renforcement du processus d'élaboration des
rapports pour les Parties visées à l'Annexe I. Le Président
Estrada indiqua qu'il produira, pour le SBI, des
recommandations sur la base des consultations menées avec les
délégués.
Le mardi 29 octobre, les Parties
s'accordèrent sur les conclusions et sur un projet de décision
concernant les communications nationales des Parties visées à
l'Annexe I.
Les Conclusions du SBI et le Projet de
Décision de la CdP: Les conclusions du SBI (FCCC/SBI/2002/L.9etCorr.1)
notent, entre autres, que 12 Parties ont été visitées par des
équipes d'évaluation internationales et que les données
figurant dans les communications nationales constituaient une
plate-forme pour l'examen des progrès réalisés dans la mise en
application de la CCCC.
Le Projet de Décision de la CdP: Le
projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.9/Add.1): encourage les
Parties visées à l'Annexe I qui n'ont pas encore soumis leurs
premières, deuxièmes ou troisièmes communications nationales
ou leurs inventaires annuelles de GES, de le faire dans les
meilleurs délais possibles; demande aux Parties de soumettre
leurs quatrièmes communications nationales, d'ici le 1er
janvier 2006; et conclut que l'évaluation des communications
nationales doit être poursuivie.
LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES NON VISEES A
L'ANNEXE I: Examen de la Quatrième Compilation-Synthèse des
Communications Nationales Initiales: Ce sujet fut débattu
à deux reprises, dans la Plénière du SBI. Mercredi 23 octobre,
le Président Estrada indiqua que le Secrétariat élaborera un
report qui sera adressé à la SBI-18. Jeudi 31 octobre, les
Parties s'accordèrent sur le projet de décision de la CdP.
Le Projet de Décision de la CdP: Le
projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.23) requiert: des Parties
non-visées à l'Annexe I qui n'ont pas encore soumis leurs
communications nationales initiales, de le faire aussitôt que
possible, les PMA, pouvant soumettre leurs communications
nationales initiales à leur discrétion; le Secrétariat,
d'élaborer la cinquième compilation-synthèse des
communications nationales initiales; et, un document
d'information décrivant les mesures prises par les Parties
non-visées à l'Annexe I, dans le cadre de la mise en
application de la CCCC.
L'Amélioration des Lignes Directrices
devant régir l'Elaboration des Communications Nationales des
Parties Non-Visées à l'Annexe I: Mercredi 23 octobre, le
Secrétariat introduisit les lignes directrices améliorées
proposées pour les communications nationales des Parties non
visées à l'Annexe I. Le FEM fit part de ses réserves
concernant les exigences posées au financement dans les lignes
directrices proposées pour l'élaboration des facteurs locaux
des émissions, et concernant l'évaluation de la vulnérabilité
et de l'adaptation, et fit remarquer que sans ces éléments,
les exigences en matière de financement ne peuvent être que
légèrement plus élevées qu'elles ne le sont actuellement.
Plusieurs PMA mirent en relief les difficultés rencontrées
dans l'élaboration de leurs communications nationales et
appelèrent le SBSTA à traiter de la question du soutien
financier. Tuvalu attira l'attention sur les implications
négatives éventuelles de la tentative de rattacher le
financement de l'adaptation à l'achèvement des communications
nationales.
Jeudi 24 octobre, les Parties décidèrent
d'utiliser le texte élaboré par le G-77/Chine comme plate-forme
de discussion. Vendredi 25, samedi 26 et lundi 28 octobre, les
Parties poursuivirent leurs délibérations autour de la
question dans des groupes officiels et des groupes officieux.
Mardi 29 octobre, le Président Romero rappela aux délégués
qu'à moins de parvenir à un accord sur des lignes directrices
améliorées, les deuxièmes communications nationales seront
élaborées suivant les lignes directrices disponibles.
Mercredi 30 octobre, les Parties reprirent
le texte du début, dans un effort de le débarrasser des
crochets restants, sans enregistrer de grand progrès. Jeudi 31
octobre, dans l'après-midi, le Président du SBI, Estrada,
convoqua un groupe de contact de haut niveau et introduisit un
nouveau projet de texte des lignes directrices. Le G-77/Chine
accepta le texte comme plate-forme de discussion, et plusieurs
autres Parties firent part de réserves, à propos desquelles le
Président Estrada déclara qu'elles ne pouvaient être intégrées
dans le texte même des lignes directrices, mais qu'elles
pouvaient être mentionnées dans le rapport oral qu'il
adressera à la CdP.
Jeudi soir, Le Président Estrada précisa
que le projet de décision n'était pas encore prêt. Notant que
les délégations avaient nombre de suggestions, d'ajouts et de
propositions pour le document, il signala que les Parties
s'étaient accordées sur l'adoption des lignes directrices "dans
un esprit de compromis." L'UE demanda à voir la décision. Le
CANADA souligna l'importance de respecter les procédures "normales"
utilisées au sein des Nations Unies, suivant lesquelles les
documents doivent être examinés avant d'être adoptés. Le
Président Estrada ajourna la réunion, indiquant que le texte
sera prêt vendredi 1er novembre.
Au cours de la dernière réunion du SBI, le
1er novembre, le Président Estrada introduisit le
projet de décision, assorti d'un additif incluant, en annexe,
les lignes directrices, et nota l'adjonction d'un document
décrivant les amendements proposés par le Président. Après les
amendements introduit par l'Australie et le Japon, les Parties
adoptèrent le projet de décision.
Le Projet de Décision de la CdP: Dans
le projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.26 et
Add.1), les Parties décident que:
-
les Parties non-visées à l'Annexe I
doivent utiliser les lignes directrices figurant dans
l'annexe, pour l'élaboration des deuxièmes et, le cas
échéant, des troisièmes communications nationales, à
l'exception des cas où les Parties ont déjà entamé le
processus de préparation des deuxièmes communications
nationales;
-
les lignes directrices doivent être
utilisées pour servir d'orientation à l'entité devant opérer
le mécanisme financier pour la couverture de l'élaboration
des communications nationales; et,
-
la CdP-9 déterminera la fréquence des
soumissions.
La décision invite également les Parties
non-visées à l'Annexe I souhaitant utiliser des éléments des
lignes directrices régissant l'élaboration des communications
nationales visées à l'Annexe I, à le faire.
Travail du Groupe Consultatif d'Experts sur
les Communications Nationales des Parties Non-Visées à
l'Annexe I: La question du nouveau mandat et des termes de
référence révisés du Groupe Consultatif d'Experts sur les
Communications Nationales des Parties Non-Visées à l'Annexe I
(CGE) fut examinée à deux reprises dans le SBI et plusieurs
fois dans le groupe de contact sur les questions ayant trait
aux pays non-visés à l'Annexe I, présidé par José Romero
(Suisse).
Mercredi 23 octobre, le Président du GCE,
Mahendra Kumar (Fidji) présenta le rapport final du GCE,
soulignant que le processus jouait un rôle important en
matière de renforcement des capacités, à travers l'échange
d'expériences et l'étude des problèmes techniques et autres
contraintes. Le GCE proposa nombre de recommandations appelant
notamment à la mobilisation de ressources financières et
techniques additionnelles et à l'élaboration, par le GIEC, de
méthodes et d'outils permettant la conduite d'évaluations
d'impacts à des échelles temporelles pertinentes pour les
décideurs.
Dans le groupe de contact sur les questions
ayant trait aux pays non-visés à l'Annexe, jeudi 31 octobre,
les Parties procédèrent à l'examen du libellé du projet de
décision. L'UE appela à l'initiation d'un processus
d'évaluation volontaire des communications nationales. Le
Président du SBI, Estrada, nota que l'évaluation constituait
un trait différentiel important entre les processus de
communications nationales visées et celles non-visées à
l'Annexe I. Suite à une demande d'éclaircissement par le Japon
au sujet du financement des réunions du GCE, la représentante
des Etats-Unis déclara être surprise d'entendre que le
financement provenait du budget central, et indiqua qu'elle ne
pouvait approuver le texte avant de nouvelles consultations.
Le Président Estrada déclara qu'il entendait transmettre le
texte, tel quel, à la Plénière, et qu'il appartiendra aux
Parties de l'accepter ou de le rejeter.
Au cours de la Plénière du SBI, vendredi 1er
novembre, les Parties approuvèrent le projet de décision
concernant le travail du GCE et les termes de référence du GCE,
incluses dans l'annexe attachée au document de la décision.
Le Projet de Décision de la CdP: Dans
le projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.25), les Parties
décident de poursuivre leur soutien au mandat du GCE, qui sera
revu à la CdP-13. Les termes de référence du GCE comprennent,
entre autres, des détails concernant les 24 experts, et la
période de nomination des experts. Ils donnent un descriptif
du mandat du GCE, lequel mandat consiste notamment en:
-
l'identification et la détermination des
problèmes techniques et autres contraintes rencontrées dans
l'élaboration des communications nationales initiales;
-
l'évaluation des activités et des
programmes existants, y compris ceux couverts par des
sources de financement multilatérales et bilatérales;
-
la fourniture au SBI, de conseils
techniques sur les questions ayant trait à la mise en
application de la CCCC par les Parties non-visées à l'Annexe
I; et
-
l'élaboration de l'ordre du jour des
ateliers et des réunions.
La Fourniture du Soutien Financier et
Technique: Ce sujet fut abordé dans le SBI; le mercredi 23
octobre. Les Parties acceptèrent que le Président Estrada
élabore le projet de conclusions. Vendredi 1er
novembre, les Parties approuvèrent les conclusions.
Les Conclusions du SBI: Dans ses
conclusions (FCCC/SBI/ 2002/L.24), le SBI prend note: des
progrès réalisés par les Parties non-visées à l'Annexe I dans
l'élaboration de leurs communications nationales; des données
fournies par le FEM au sujet de ses activités en matière de
soutien aux communications nationales initiales; et de la
liste des projets candidats au financement. Il demande, aussi,
au Secrétariat d'entamer l'évaluation des activités visant à
la réduction des émissions de GES et à l'amélioration des
dispositifs de leur suppression, rapportées dans les
communications nationales.
LE MECANISME DE FINANCEMENT: Au cours
de la Plénière du SBI, jeudi 24 octobre, le G-77/Chine fit
part de ses réserves concernant les conditions exigées pour
l'obtention d'un financement du FEM. Le Président Estrada mit
en garde contre les éventuelles contradictions entre les
orientations fournies au FEM par la CdP et les décisions de ce
dernier au sujet des modalités régissant le financement.
S'agissant des financements sollicités dans le cadre de la
CCCC, le FEM nota que ses procédures opérationnelles en
vigueur seraient appliquées au Fonds Spécial pour la lutte
contre les Changements Climatiques, en attendant les nouvelles
directives de la CdP.
Dans une réunion de groupe de contact,
lundi 28 octobre, les Parties ne parvinrent pas à s'accorder
sur le processus devant fournir des directives complémentaires
concernant l'opération du Fonds Spécial pour la lutte contre
les Changements Climatiques. La Norvège, la Suisse, le Canada,
le Japon et l'UE, contrés par l'Inde, le Brésil, la Barbade et
la Chine, requirent l'option consistant à présenter à la
SBI-18, de nouvelles soumissions sur la question des priorités
opérationnelles du Fonds. Les délégués entendirent, ensuite,
les points de vue sur le Fonds consacré au PMA et décidèrent
de poursuivre les négociations à travers des consultations
officieuses. Au sujet de l'évaluation du mécanisme financier,
les Parties ne parvinrent pas à s'accorder sur un texte
entamant un processus d'agrégation des exigences du FEM, pour
la CCCC.
Mardi 29 octobre, le groupe de contact
poursuivit ses discussions sur le rapport du FEM, les Parties
ne parvenant pas, toutefois, à s'accorder sur le texte de
négociation avancé pas l'UE et le Canada. Au sujet des
orientations devant être fournies au Fonds Spécial pour la
lutte contre les Changements Climatiques, les Parties
s'accordèrent sur une proposition introduite par l'UE et
appelant au parachèvement de la décision, à la CdP-9. A
l'issue des consultations officieuses sur la question du Fonds
consacré au PMA, les délégués approuvèrent un projet de
décision sur les directives additionnelles. Au sujet de la
fourniture de directives additionnelles au FEM, plusieurs
Parties requirent le report de ce débat, en attendant de
recevoir les libellés retenus par les groupes de contact
pertinents. Au sujet de l'évaluation du mécanisme de
financement, l'UE fit part de ses réserves concernant la
poursuite des travaux sur la base du projet de décision du
Président et fit circuler une nouvelle proposition. Au cours
d'une séance nocturne tardive, le groupe de contact parvint à
un consensus sur les éléments en suspens et décida de renvoyer
ses conclusions et projet de décisions à la Plénière du SBI.
Au cours de la Plénière finale du SBI,
vendredi 1er novembre, le G-77/Chine, contré par
l'UE, la Norvège, le Japon et le Canada, tenta de rouvrir la
question de l'échéance de la fourniture de directives
concernant le Fonds Spécial pour la lutte contre les
Changements Climatiques, et souhaita la suppression du libellé
élogieux à l'égard de la troisième reconstitution de fonds du
FEM, et du libellé appelant à la création d'un groupe
d'experts. Le Président Estrada demanda aux Parties de tenir
des consultations officieuses et de retourner avec un texte
consensuel. Le texte fut adopté.
Vendredi 1er novembre, le SBI
adopta les décisions concernant le Fonds pour les PMA, le
rapport du FEM, l'évaluation du mécanisme de financement et
des directives additionnelles devant être fournies à l'entité
opérant le mécanisme de financement, moyennant quelques
amendements mineurs. La CdP adopta les décisions le jour même.
Les Conclusions du SBI et le Projet de
Décisions de la CdP: Les conclusions du SBI concernant le
rapport du FEM (FCCC/SBI/ 2002/L.19) requièrent du FEM,
l'amélioration de son plan stratégique en matière
d'affectation des rares ressources du FEM, et l'inclusion,
dans le rapport qui sera adressé à la CdP-9, des
renseignements détaillés sur la manière dont il aura appliqué
les directives concernant le financement des activités ayant
trait aux décisions de la CdP.
Le projet de décision de la CdP concernant
les directives adressées à l'entité chargée de l'opération du
mécanisme financier de la CCCC, relatives au Fonds pour les
PMA (FCCC/SBI/2002/ L.21), requiert du mécanisme financier de
s'assurer de la rapidité des procédures de déboursement des
fonds et de la fourniture en temps opportun de l'aide
nécessaire à l'élaboration des PANA et à l'organisation des
quatre ateliers régionaux prévus sur l'avancement de
l'élaboration des PANA.
Le projet de décision concernant les
premières directives adressées à l'entité chargée du mécanisme
financier de la CCCC, pour l'opération du Fonds Spécial pour
la lutte contre les Changements Climatiques (FCCC/SBI/2002/L.22),
entame de suite le processus visant à fournir des directives
complémentaires au FEM. La décision qui sera prise à la CdP-9,
fournira au FEM, des orientations pour une mise en opération
du Fonds, sans délais. La décision promeut, entre autres, la
complémentarité entre le Fonds et d'autres fonds confiés à
l'entité opérationnelle. Elle recommande une simplification
des procédures tout en s'assurant de la bonne gestion
financière.
Le projet de décision concernant
l'évaluation du mécanisme de financement (FCCC/SBI/2002/L.18)
requiert du Secrétariat, l'élaboration, pour la SBI-20, d'un
rapport sur la mise en application des décisions 12/CP.2 (Mémorandum
d'Entente entre la CdP et le Conseil du FEM) et 12/CP.3 (annexe
du ME, consacré à la détermination des fonds nécessaires et
disponibles pour la mise en œuvre de la CCCC). Il requiert
également du FEM, la revue de son cycle d'approbation des
projets, en vue de le rendre plus simple et plus efficace, et
décide le démarrage de la troisième évaluation du mécanisme de
financement, à la SBI-21.
Le projet de décision concernant les
directives additionnelles devant être fournies à l'entité
opérant le mécanisme de financement (FCCC/SBI/2002/L.20)
contient des orientations adressées au FEM l'appelant à
fournir un soutien financier et des ressources additionnelles
pour la mise en œuvre des décisions de la CdP concernant les
communications nationales, le renforcement des capacités, le
transfert des technologies, l'Article 6 et les questions ayant
trait au rapport présenté par le FEM à la CdP.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Ce thème
fut examiné au cours de la Plénière d'ouverture et dans des
consultations officieuses modérées par Dechen Tsering
(Bhutan). Dans la Plénière d'ouverture, jeudi 24 octobre, le
Groupe Central des Onze (GC-11) appela à la poursuite des
consultations en vue d'élaborer le cadre futur devant être
appliqué aux pays en transition économique. Le G-77/Chine fit
part des ses réserves au sujet du fait que la décision de la
CdP-7 concernant le renforcement des capacités n'ait pas été
mise en application par le FEM.
Vendredi 1er novembre, le SBI
adopta les conclusions du Président.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2002/ L.15) notent la nécessité de poursuivre la
mise en application des décisions 2/CP.7 (renforcement des
capacités dans les pays en développement) et 3/CP.7 (renforcement
des capacités dans les pays en transition économique) et
invite les Parties à soumettre leurs points de vue concernant
les éléments détaillés, les méthodologies et les lignes
directrices devant encadrer l'évaluation générale de la mise
en application du cadre du renforcement des capacités des pays
en développement.
MISE EN APPLICATION DES ARTICLES 4.8 ET 4.9
DE LA CCCC – les Progrès Réalisés dans l'Exécution des
Activités relevant de la Décision 5/CP.7: Ce sujet fut
traité dans le SBI et dans des consultations officieuses
modérées par Daniela Stoytcheva (Bulgarie) et Enele Sopoaga
(Tuvalu). Le vendredi 25 octobre, les Parties se penchèrent
sur les questions de mise en application relevant des Articles
4.8 et 4.9 (effets adverses), ainsi que sur les résultats de
l'atelier consacré à la modélisation, tenu à Bonn en mai 2002,
et les termes de référence des ateliers prévus sur le thème de
l'assurance et de la gestion des risques. Le G-77/Chine fit
part de ses réserves concernant l'absence de soutien financier
pour la mise en application de la décision. La porte-parole
appela à la mise en place d'un mécanisme pour le financement
des ateliers et proposa la création d'un groupe d'experts sur
la question de l'adaptation. Le Canada exprima son intérêt
pour le soutien des ateliers et l'Iran offrit de les
accueillir.
Mardi 29 octobre, le SBI adopta les
conclusions concernant la question des progrès réalisés dans
la mise en œuvre des activités relevant de la décision 5/CP.7.
Il fut décidé que les Présidents des organes subsidiaires et
le Secrétariat prendront les dispositions nécessaires à
l'organisation d'une réunion consacrée à la mise en
application de la décision 5/CP.7, à la suite de l'atelier
consacré au thème de la coopération avec les organisations
internationales, proposé par le SBSTA.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2002/ L.17) notent les progrès réalisés dans la mise
en application de la décision 5/CP.7; requiert du Secrétariat,
l'organisation d'ateliers sur le thème de l'assurance; décide
d'examiner les rapports de ces ateliers, à la CdP-9; et invite
les Parties à soumettre leurs points de vue concernant les
progrès réalisés dans la mise en application de la décision
5/CP.7, d'ici le 15 avril 2003.
Les questions ayant trait aux PMA:
vendredi 25 octobre, le Président du Groupe d'Experts sur les
PMA (GEPMA), Bubu Jallow (Gambie) présenta un rapport sur la
deuxième réunion du GEPMA et sur les avancées accomplies dans
l'exécution de son programme de travail. Il parla de l'atelier
tenu à Dhaka consacré à l'élaboration des PANA. Il nota que le
Groupe a pris une décision contre la révision des lignes
directrices régissant l'élaboration des PANA, à la CdP-8,
préférant voir cela s'effectuer à la CdP-9.
Mardi 29 octobre, le SBI approuva le projet
de décision concernant les questions ayant trait aux PMA.
Le Projet de Décision de la CdP: Dans
le projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.8), la CdP: décide de
reporter la révision des lignes directrices régissant
l'élaboration des PANA; invite les PMA à utiliser les
annotations élaborées par le GEPAM concernant les lignes
directrices régissant les PANA; et décide de revoir les lignes
directrices régissant l'élaboration des PANA à la CdP-9.
REQUETE INTRODUITE PAR UN GROUPE DE PAYS
D'ASIE CENTRALE ET DU CAUCASE, L'ALBANIE ET LA REPUBLIQUE DE
MOLDAVIE, CONCERNANT LEUR STATUT DANS LE CADRE DE LA CCCC:
Ce sujet fut abordé dans le SBI, le jeudi 24 octobre. Le
Président Estrada nota l'absence de consensus autour de la
proposition introduite par un groupe de pays d'Asie Centrale
et du Caucase, l'Albanie et la République de Moldavie (ACCAM),
concernant la définition du terme "pays en développement" et
leur statut de groupe dans le contexte des décisions de la CdP,
y compris celles élaborées au cours de la deuxième partie de
la CdP-6. Il indiqua que les Parties s'accordaient pour dire
que les pays doivent être en mesure d'accéder aux ressources
financières prévues dans les décisions de la CCCC. Le groupe
ACCAM proposa la définition "pays en développement et autres
pays non inclus dans l'Annexe I."
Mardi 29 octobre, notant que le groupe
ACCAM pouvait accéder aux financements du FEM, le SBI adopta
les conclusions.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
(FCCC/SBI/2002/ L.14) recommandent qu'à l'avenir, toutes les
références aux Parties, dans les décisions de la CdP, doivent
être en conformité avec les libellés retenus par la CCCC,
comme par exemple: "les Parties incluses dans l'Annexe I,"
"les Parties incluses dans l'Annexe II" et "les Parties non
incluses dans l'Annexe I."
LES ARRANGEMENTS DEVANT ENCADRER LES
REUNIONS INTERGOUVERNEMENTALES: Cet article de l'ordre du
jour, avec ses sous-articles, fut examiné au cours de la
Plénière du SBI, vendredi 25 octobre, et les conclusions
furent adoptées le mardi 29 octobre.
Dates et Lieu de la CdP-9: L'Italie
offrit d'accueillir la CdP-9, dans l'absence d'une offre de la
part du groupe régional de l'Europe de l'Est. Les délégués
décidèrent d'autoriser le Bureau à décider du lieu. Le SBI
adopta les conclusions (FCCC/SBI/2002/L.10).
Les Arrangements devant encadrer la CdP/RdP-1:
Le Secrétariat présenta un papier proposant l'adoption d'une
approche intégrée pour les sessions de la CdP et de la RdP.
L'EU, le Canada, l'Australie et le Japon, contrés par la
Slovénie, plaidèrent pour la tenue d'une session unique
combinée, par souci d'efficacité, notant que certains détails
avaient besoin d'éclaircissement. La représentante des
Etats-Unis souligna le besoin de s'assurer que les
contributions de son pays sont bien utilisées pour le soutien
du processus de la CCCC. Le SBI adopta les conclusions (FCCC/SBI/2002/L.16
et Add.1).
La Participation Effective dans le
Processus de la CCCC: Le Secrétariat donna un aperçu sur
les options et les propositions avancées pour la question de
la participation des observateurs dans les ateliers et les
réunions intersessions des organes à composition limitée. Le
Canada, avec l'Australie et l'UE, plaidèrent pour la
transparence, tout en reconnaissant les réalités financières.
La représentante des Etats-Unis plaida pour une participation
à travers de nouvelles approches, y compris celle basée sur un
système de représentation. Le SBI adopta les conclusions (FCCC/SBI/2002/
L.13), en enregistrant que l'UE n'est pas d'accord avec les
conclusions, le texte ayant été introduit seulement au cours
de cette session du SBI, sans avoir été mis à disposition
auparavant.
Les Questions Administratives et
Financières: Ce thème fut transmis par la CdP au SBI qui
l'examina le jeudi 24 octobre, au moment où le Secrétaire
Exécutif présentait les rapports concernant les questions
administratives et financières. La Suisse et la Bulgarie
apportèrent leur appui au texte proposé par le Canada et
encourageant les Parties à s'assurer du paiement des
contributions dans les délais voulus. Le Canada requit du
Secrétariat, la présentation de ses besoins budgétaires pour
la couverture des activités ayant trait à la mise en
application des Accords de Marrakech. La CdP adopta la
décision, vendredi 1er novembre.
Le Projet de Décision de la CdP: Le
projet de décision (FCCC/SBI/2002/L.7) note, avec
préoccupation, le nombre élevé de Parties n'ayant pas encore
effectué leurs contributions au titre de l'exercice 2002, et
encourage ces Parties à le faire sans outres délais.
QUESTIONS DIVERSES – La Proposition avancée
par la Croatie sous le thème de LULUCF: Au cours de la
session du SBI du vendredi 25 octobre, les délégués requirent
du groupe officieux du SBSTA présidé par Jim Penman (Royaume-Uni),
de procéder également à l'examen de la proposition croate
concernant l'allocation des crédits destinés à la gestion
forestière. Au cours de sa session du mardi 29 octobre, le SBI
décida de poursuivre l'examen de la proposition croate et
adopta les conclusions élaborées par le groupe officieux. Le
SBI décida, également, de poursuivre l'examen de la requête
croate concernant l'année de référence devant être utilisée
dans le calcul de ses émissions de GES, faisant état de la
décision transmise au SBI par le SBSTA, sur ce sujet.
Les Conclusions du SBI: Les conclusions
du SBI (FCCC/SBI/ 2002/L.11) décident que le SBI poursuivra la
considération de la proposition croate sur le thème de LULUCF,
à la SBI-18, et invita la Croatie à fournir les données
particulières au pays et autres renseignements utiles. Les
conclusions concernant les émissions de l'année de référence
retenue par la Croatie (FCCC/SBI/2002/L.12) notent que le SBI
poursuivra l'examen de ce sujet à la SBI-18.
RAPPORT DE LA SESSION: Vendredi 1er
novembre, le Président Estrada présenta le rapport de la
session (FCCC/SBI/ 2002/L.6). Les Parties adoptèrent le
rapport et le Président Estrada clôtura les travaux de la
SBI-17.
LA PLENIERE
LE SUIVI DU SOMMET MONDIAL POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE: Au cours de la Plénière d'ouverture,
mercredi 23 octobre, le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Joke
Waller-Hunter, présenta un rapport sur les résultats du Sommet
Mondial pour le Développement Durable (SMDD). L'oratrice nota
que le Sommet a réaffirmé la place centrale qu'occupe le
développement durable dans l'ordre du jour international, et
rappela que le Plan de Mise en Application de Johannesburg
appelle: à des réductions de GES; à la ratification du Traité
de Kyoto; à la fourniture d'un soutien financier et technique
et au renforcement des capacités; à s'assurer de l'accès à
l'énergie et à l'accroissement de la part des ressources
énergétiques renouvelables; et à l'amélioration des synergies
entre la CDB, la CCD et la CCCC. La CdP prit note du rapport.
LE RAPPORT DU COMITE EXECUTIF DU MECANISME
POUR UN DEVELOPPEMENT PROPRE: Le Rapport concernant les
Directives Adressées au Comité Exécutif du MDP et son annexe
renfermant le règlement intérieur, furent présentés à la
Plénière de la CdP, vendredi 25 octobre. La décision
concernant ce sujet fut adoptée par la CdP, le vendredi 1er
novembre.
La Décision de la CdP: La décision (FCCC/2002/L.5
et Add.1) adopte, entre autres: la mise en application des
tâches prévues dans le plan de travail; les procédures
financières et opérationnelles; et le projet de règlement
intérieur. Le projet de texte du règlement établit la
nomination, l'élection et la réélection des membres du bureau
et de leurs suppléants, les réunions, et le rôle du
Secrétariat de la CCCC.
QUESTIONS DIVERSES – Les Effets des Projets
Particuliers: Le Secrétariat de la CdP précisa que ce
thème avait été introduit suite à une proposition avancée par
l'Islande. L'orateur nota que la décision 14/CP.7 (effets des
projets particuliers) stipule que les processus industriels
relatifs à des émissions de CO2 découlant de projets
particuliers, s'élevant à plus de 5% du taux d'émission de
l'année de référence 1990, pouvaient faire l'objet de rapports
séparés. Il rappela que la décision de la CdP-7 demandait aux
Parties souhaitant établir des rapports séparés, de présenter
une notification dans ce sens, avant la CdP-8. Il indiqua que
deux notifications, de la part de l'Islande et de Monaco, ont
été reçues et qu'elles se trouvent incluses dans le document
consacré aux points divers. La CdP prit note de cette
information.
LE DEBAT DE HAUT NIVEAU
INAUGURATION DU DEBAT DE HAUT NIVEAU:
Le Premier Ministre indien, Atal Bihari Vajpayee, inaugura le
segment de haut niveau, mercredi 30 octobre, par une cérémonie
dite "d'allumage de la lampe". Le Président de la CdP-8, Baalu,
exprima son espoir de voir la Déclaration de Delhi constituer
un jalon historique dans le processus de la CCCC.
Le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Joke
Waller-Hunter, nota les accomplissements réalisés depuis la
CdP-7, y compris les résultats du SMDD. Soulignant
l'importance de la mise en application, l'oratrice plaida pour
l'adoption d'approches pratiques, notamment: dans les actions
entreprises dans les domaines de l'adaptation et de la
vulnérabilité; dans l'élaboration des communications
nationales; et dans l'utilisation du MDP.
Le Sous-secrétaire Général de l'ONU, chargé
des Affaires Economiques et Sociales, Nitin Desai, présenta le
message adressé à la réunion par le Secrétaire Général, Kofi
Annan. Il déclara que l'un des défis à relever par la CdP,
consistait à considérer dans quelle mesure, les approches, les
objectifs et les méthodes approuvés au SMDD pouvaient servir
de plate-forme à la coopération au sein de ce forum.
Le Premier Ministre indien, Atal Bihari
Vajpayee, décrivit l'engagement de l'Inde en faveur de la
lutte contre les changements climatiques, évoquant à titre
d'exemple, le développement de son secteur d'énergie
renouvelable et sa ratification du Protocole de Kyoto. Il
souligna l'importance des considérations d'adaptation, de
vulnérabilité et de renforcement des capacités pour les pays
en développement, et affirma que la considération des
engagements des pays en développement est prématurée en
raison, entre autres, de l'inégalité des droits d'émissions
par habitant et des décalages du revenu par habitant, entre
les pays industrialisés et les pays en développement.
LES DECLARATIONS DES CHEFS DES AGENCES DES
NATIONS UNIES: Le Secrétaire Général de l'Organisation
Météorologique Mondiale, G. O. P. Obasi, appela les Parties à
poursuivre leur soutien en faveur de l'observation
systématique de l'atmosphère et des différentes activités
visant à réduire les incertitudes scientifiques. Le Directeur
Exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, nota que ceux qui vivaient
dans la pauvreté étaient ceux qui allaient souffrir le plus,
des effets adverses des changements climatiques. Il appela à
une action concrète en matière d'adaptation et d'atténuation.
LES DECLARATIONS DES ORGANISATIONS
INTERGOUVERNEMENTALES: Le Président du GIEK, Rajendra
Pachauri, encouragea les Parties à faire un usage optimal du
Troisième Rapport d'Evaluation du GIEK (TRE) dans leurs
délibérations, et nota que le Quatrième Rapport d'Evaluation
allait se focaliser davantage sur les coûts et les avantages
des options offertes en matière d'atténuation et inclure des
analyses de dimension régionales. L'orateur indiqua aussi que
le GIEC se préparait à intensifier son programme de
communication. Le Directeur Général Adjoint du FEM, Kenneth
King, parla de la troisième reconstitution de fonds, qui
permettra au FEM d'accroître le financement des activités
ayant trait aux domaine des changements climatiques, et nota
que le FEM allait procéder aux premiers déboursements destinés
au Fonds de la CCCC pour les PMA, dans les semaines à venir.
La Directrice du Département Environnement de la Banque
Mondiale, Kristalina Georgieva, déclara que la Banque était
engagée au soutien du financement des projets de captation du
carbone. Elle nota la croissance enregistrée dans les
investissements consacrés aux ressources énergétiques
renouvelables, qui représentent actuellement 64% du
portefeuille des prêts de la Banque réservés au secteur de
l'énergie.
Le Secrétaire Général de l'OPEP, Alvaro
Calderón, fit remarquer que les technologies d'énergie
renouvelables en étaient à leurs premiers pas et que les
avancées technologiques étaient en train de faire du gaz et du
pétrole, "des combustibles propres." Il rappela également aux
délégués, la nécessité de réduire au minimum, les effets
adverses des politiques et mesures visant à faire face au défi
des changements climatiques et indiqua que des dispositions
adéquates devaient être prises pour le transfert des
technologies vers les pays en développement. Le Secrétaire
Général de l'Organisation Juridique Consultative Afro-Asiatique,
Wafik Kamil, souligna que le principe des responsabilités
communes mais différenciées devait rester la base du processus
de la CCCC. Mettant en exergue divers projets, le Directeur
Général Adjoint de la Banque de Asiatique Développement, Rolf
Zelius, indiqua que la Banque fournissait aux pays en
développement, une aide consacrée à l'adaptation à coup modéré
et au renforcement des capacités.
LES DECLARATIONS DES ORGANISATIONS NON
GOUVERNEMENTALES: Le Réseau 'Climate Action', appela à des
transferts financiers substantiels des pays industrialisés
vers les pays en développement, pour le soutien de
l'adaptation et à des mesures visant à maintenir l'évolution
de la température de la surface de la planète, au-dessous de 2
degrés Celsius, tout en s'assurant de la poursuite du
développement. Les porte-parole des ONG de l'Industrie et des
Milieux d'Affaires, parla du rôle que l'industrie et les
milieux d'affaires devaient jouer dans l'allégement de la
pauvreté, au moyen du développement durable. Il appela à des
règles et des procédures claires, en particulier, pour ce qui
est du MDP.
La Fédération indienne des Chambres du
Commerce et de l'Industrie appela à la mise en place d'un
cadre politique efficace et transparent.
Le Conseil International des Initiatives
Environnementales Locales (ICLEI) mit en exergue les
initiatives lancées dans le domaine de la lutte contre les
changements climatiques et souligna le besoin de ressources
financières.
Le porte-parole des Organisations des
Peuples Indigènes parla de la vulnérabilité des peuples
indigènes et de leur et de leur rôle important dans la
protection des ressources naturelles, et appela au soutien de
leur participation dans processus de la CCCC.
Evoquant le rôle vulnérable des
travailleurs, la Confédération Internationale de l'Union des
Syndicats Libres parla des opportunités d'emploi inhérentes au
travail d'atténuation des émissions.
L'Institut Tata pour la Recherche en
matière d'Energie annonça que les ONG menant un travail
indépendant de recherche et d'analyse sur les changements
climatiques ont formé un nouveau groupe, celui des ONG de
recherches indépendantes ou ONGRI.
PRESENTATION DE LA CHARTE DES ENFANTS AU
PRESIDENT: Deux représentants des jeunes présentèrent au
Président de la CdP-8, Baalu, la Charte des Enfants. La Charte
fait état de nombre de préoccupations des jeunes de l'Inde, y
compris celles concernant l'augmentation des concentrations de
GES, l'élévation du niveau des mers et la menace que posent
les changements climatiques à la flore et à la faune.
TABLE RONDE I – "Mise au Point":
Le Président de la CdP, Baalu, présenta aux délégués ses vœux
de bienvenue à la première Table Ronde Ministérielle sur le
thème de "la mise au point," coprésidée par la Ministre
Margaret Beckett (Royaume-Uni). La Coprésidente Beckett
indiqua que la session était destinée à préparer le terrain
aux tables rondes qui allaient suivre. Evoquant le cadre
général mis en place pour l'atténuation des changements
climatiques, l'oratrice expliqua qu'il n'y avait pas de place
pour la complaisance.
Plusieurs délégués mirent l'accent sur
leurs circonstances nationales et sur les actions et les
expériences menées dans leurs pays respectifs. L'AOSIS, nota
que les petits Etats insulaires en développement comptaient
parmi les pays les plus touchés par le problème des
changements climatiques. La Finlande souligna les efforts
fournis par l'UE pour la réalisation de résultats tangibles et
de progrès vérifiables, d'ici 2005.
Au sujet de la concrétisation de l'objectif
ultime de la CCCC, la Nouvelle Zélande affirma que les progrès
réalisés dans ce sens n'étaient pas suffisants. L'UE appela à
l'ouverture d'un dialogue, y compris sur la détermination du
niveau des concentrations d'émission non dangereuses. L'AOSIS
plaida pour une réduction immédiate des émissions, de l'ordre
de 50 à 80%. Le Réseau 'Climate Action' encouragea la CdP à
entamer des discussions sur l'établissement des limites
permettant la prévention d'une évolution climatique dangereuse.
L'Irlande proposa l'ouverture d'un débat sur la répartition
juste et équitable des objectifs en matière d'émission.
Au sujet de l'action future, l'AOSIS et le
Japon indiquèrent que tous les pays devaient être impliqués
dans l'atténuation. Reconnaissant que les pays devaient avoir
des fardeaux différents en matière d'atténuation, la Suisse
souligna l'importance de la coopération et des partenariats.
La Pologne déclara que l'adaptation et le financement doivent
aller ensemble avec l'atténuation et les stratégies à long
terme.
L'AOSIS, le Mexique et l'Ouganda notèrent
que les pays visés à l'Annexe I n'étaient pas en train
d'honorer leurs engagements et que leurs émissions allaient en
augmentant. Compte tenu de cette réalité, la Malaisie se
demanda comment certains pays visés à l'Annexe I, pouvaient
proposer aux pays en développement de s'engager pour des
réductions d'émission. La Thaïlande, le Venezuela, la Tanzanie
et l'Arabie Saoudite s'opposèrent à l'ouverture d'une
discussion sur des engagements de réduction pour les pays en
développement. L'UE souligna la nécessité de l'ouverture d'un
dialogue sur ce sujet.
L'Ouganda, l'Iran et la Malaisie
encouragèrent la fourniture davantage d'efforts dans les
domaines du transfert des technologies, de la mise à
disposition de ressources financières et du renforcement des
capacités. Le Népal souligna l'importance du renforcement des
capacités et de la poursuite de la recherche en matière
d'atténuation des effets des changements climatiques.
L'Ethiopie déclara que le développement
économique était crucial pour l'adaptation à l'évolution
climatique, et encouragea le renforcement du soutien
financier. L'Iran souligna la nécessité de réduire au minimum
les pertes découlant des effets adverses et de l'impact des
mesures de réponse sur les pays en développement dont
l'économie repose sur les combustibles fossiles.
La Finlande et le Danemark s'engagèrent
pour le soutien du Fonds consacré aux PMA. Le Kenya et
l'Ouganda appelèrent à la création d'un fonds spécial pour les
pays en développement autres que les PMA.
Au sujet du MDP, la Colombie apporta son
appui à la promotion des projets de captation du carbone. Le
Mexique déclara que des règles complexes étaient difficiles à
appliquer. ICLEI plaida pour des procédures simplifiées.
L'Uruguay indiqua que le manque de capacités institutionnelles
et juridiques constituait une barrière pour la mise en
application du MDP.
Au sujet de la ratification du Traité de
Kyoto, la Nouvelle Zélande déclara qu'il est "quasiment
certain" que son pays ratifiera le Protocole, le mois prochain.
Le Japon, la Bulgarie, l'Ethiopie, le Kenya, l'UE et le Brésil
encouragèrent les pays à ratifier le Protocole.
Au sujet de la Déclaration de Delhi, le
Japon plaida pour l'inclusion de la nécessité de traiter des
réductions au delà de la première période d'engagement.
L'Ouganda indiqua que la Déclaration devait appeler à la
ratification du Protocole. La Suisse apporta son appui à
l'insertion d'une référence à une approche ouverte sur le
futur et adaptée à l'objectif ultime de la CCCC. L'Australie
souhaita la voir appeler à la mise en place d'un processus
pour les arrangements devant encadrer les futures réductions
d'émission mondiales. La République de Corée apporta son
soutien à une Déclaration prenant en considération la
dimension humaine de la question des changements climatiques.
La Coprésidente Beckett présenta une
synthèse des principaux thèmes développés au cours de la
séance de travail et clôtura la session.
TABLE RONDE II - "Changements Climatiques
et Développement Durable": Le Président de la CdP-8, Baalu,
ouvrit la session et le Coprésident Valli Moosa (Afrique du
Sud) mit en relief la question de consommation et celles de
l'approvisionnement et de l'accès à l'énergie comme autant de
domaines où se rejoignent les considérations liées aux
changements climatiques et au développement durable.
L'Ouganda rappela les Objectifs de
Développement du Millénaire et affirma que le changement
climatique "estropiait" l'économie des pays en développement
et y entravait le développement durable. La Slovaquie souligna
la nécessité de passer du stade des négociations politiques à
celui de l'action palpable.
La Grèce, la Belgique, l'Espagne et la
Slovénie apportèrent leur soutien à l'énergie renouvelable et
à l'efficience énergétique. L'Allemagne indiqua que l'UE
entendait former une coalition de pays de même esprit,
souhaitant s'engager pour des objectifs assortis de
calendriers dans l'accroissement de l'utilisation des sources
d'énergie renouvelables. Le Koweït déclara que les questions
ayant trait à l'énergie renouvelable, ne devaient pas être
introduites à ce stade.
L'Ile Maurice appela les Parties à conférer
une sens pratique à la question du transfert des technologies.
Kiribati souligna le besoin, pour les projets de développement,
d'intégrer les considérations de changements climatiques.
Israël parla de la mise en place de sa politique de réduction
de GES.
S'agissant du MDP, l'Ouganda affirma que
les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, dont
plusieurs se trouvent en Afrique, risquaient de ne pas
susciter l'intérêt des projets MDP guidés par le profit. La
Chambre Internationale du Commerce mit en garde contre le
risque de voir les modalités encadrant le MDP, devenir trop
complexes, et souligna la nécessité de certitude en matière de
régulation, pour l'investissement. Le Bangladesh souhaita la
mise en place d'un programme MDP, à caractère multilatéral,
pour les PMA.
La représentante des Etats-Unis indiqua que
l'approche de son pays dans le domaine des changements
climatiques, reposait sur une politique économique rationnelle
et nota son engagement en faveur de la réduction des GES de
18%, sur dix ans. L'oratrice affirma par ailleurs que la
croissance économique est cruciale pour les progrès
environnementaux. L'Allemagne répondit en appelant à des
réductions d'émissions "absolues", notant qu'un échec de la
lutte contre les changements climatiques serait préjudiciable
à l'économique mondiale. Au sujet des actions futures, le
délégué déclara qu'elle était prête à s'engager à réaliser une
réduction de ses émissions de GES, à hauteur de 40% par
rapport aux niveaux de 1990, d'ici 2020, si tous les pays
industrialisés s'engageaient à de nouvelles réductions. L'UE
s'engagea à des réductions d'émission de l'ordre de 30%. La
Suède, appuyée par la Fédération de Russie et la Belgique,
mais contrée par Oman et le Nigeria, appela à l'ouverture d'un
dialogue sur la question des engagements des pays en
développement. Le Coprésident Moosa fit la synthèse des
discussions et clôtura la session.
TABLE RONDE III - "Conclusions:" Jeudi
31 octobre, dans l'après-midi, le Président de la CdP, Baalu,
ouvrit la troisième et dernière Table Ronde. Au sujet de la
Déclaration de Delhi, l'Italie déclara qu'elle devrait
considérer l'action à entreprendre au delà de 2012.. Le Canada
souhaita la voir prendre en considération, entre autres:
la ratification du Protocole; les recommandations du TRE du
GIEC; les efforts visant la réduction des émissions de GES; et
les objectifs ultimes de la CCCC. Le délégué des Iles Cook
appela à la proclamation d'une Journée Internationale de la
Lutte contre les Changements Climatiques. Soulignant que la
CCCC n'est pas une convention sur l'énergie, l'Arabie Saoudite
souhaita que la Déclaration soit un document consensuel
donnant priorité à l'adaptation aux effets climatiques et à
l'impact des mesures de réponses des Parties visées à l'Annexe
I.
Au sujet des engagements des pays non
inclus dans l'Annexe I, le G-77/Chine s'opposa à tout texte
qui appellerait à de nouveaux engagements. Le Venezuela appela
la CdP à traiter de la question du respect des obligations
relevant de la CCCC et des Accords de Marrakech. Plaidant en
faveur du droit au développement, Cuba s'opposa à l'idée
d'avoir de nouveaux engagements pour les pays en développement.
L'UE souligna que l'atténuation s'est avéré une force
importante pour l'évolution technologique et pour le
développement économique. L'Islande parla de l'intensité des
émissions de carbone et du besoin de stimuler la mise au point
de technologies permettant l'évitement des émissions inutiles.
L'Inde appela à la prévision d'un "espace" environnemental
suffisant pour l'essor des pays en développement. La Thaïlande
demanda aux Parties d'établir une différence entre les
émissions de luxe et celles de survie.
Notant que la biodiversité, les récifs
coralliens et l'existence de certaines cultures sont menacés
par le réchauffement de la planète, Palau appela à des
réductions de GES immédiates par l'ensemble des Parties.
Le Qatar, l'Egypte et l'Algérie
s'opposèrent à l'idée d'avoir de nouveaux engagements et
encouragèrent les Parties à mettre en opération les Articles
4.8 et 4.9 de la CCCC.
Au sujet du besoin de relever le défi du
développement durable, Le Brésil déclara que les politiques et
mesures devaient être reliées aux actions visant la promotion
de l'énergie renouvelable, le transfert des technologies et le
renforcement des capacités. L'UE souligna que l'énergie
renouvelable illustrait les synergies entre le développement
durable et la lutte contre les changements climatiques.
Le Chili souligna que les stratégies
nationales de développement durable devaient traiter des
politiques d'adaptation et d'atténuation.
Au sujet du MDP, la Papouasie Nouvelle
Guinée appela à des mesures d'encouragements plus importantes
en faveur des forêts et de la biodiversité. Le Brésil apporta
son appui au lancement de projets dans les grandes villes. La
Tanzanie mit l'accent sur l'équité dans la répartition des
projets.
Au sujet du renforcement des capacités, le
Népal, au nom des PMA, souligna que le renforcement des
capacités institutionnelles constituait un besoin prioritaire
et appela à une mise en application immédiate du programme de
travail relevant de l'Article 6 (éducation, formation et
conscientisation du public) de la CCCC.
Le Président de la CdP, Baalu, clôtura
ensuite le segment de haut niveau.
LA DECLARATION DE DELHI
La Déclaration de Delhi fut traitée, à
titre officieux, au cours de la Plénière du vendredi 25
octobre et fit l'objet de discussions officieuses tout au long
de la semaine. Le vendredi 1er novembre, la
Plénière de la CdP adopta la Déclaration.
Au cours des discussions officieuses tenues
en conjonction avec la Plénière de la CdP, le vendredi 25
octobre, de nombreux intervenants plaidèrent pour une
déclaration axée sur l'exécution, focalisée sur le thème des
changements climatiques et du développement durable, et basée
sur les résultats du MSDD. Plusieurs Parties proposèrent
d'encourager la ratification du Protocole et soulignèrent
l'importance d'une focalisation sur l'adaptation et
l'éradication de la pauvreté. Nombre d'entre eux plaidèrent en
faveur d'une approche à deux volets, mettant l'accent sur
l'atténuation et sur l'adaptation. Plusieurs pays visés à
l'Annexe I, plaidèrent pour une déclaration ouverte sur
l'avenir et soulignant la nécessité d'élargir et d'approfondir
les engagements à l'échelle globale, en préparation de la
deuxième période d'engagement et des périodes au-delà.
Soulignant le principe des responsabilités
communes mais différenciées, nombre de représentants de pays
en développement déclarèrent que les Parties visées à l'Annexe
I se devaient de montrer l'exemple et s'opposèrent à tout
processus risquant d'aboutir à de nouveaux engagements pour
les pays en développement. Le délégué des Etats-Unis mit en
exergue la croissance économique comme étant un élément clé
pour le progrès environnemental, mettant en garde contre
l'adoption d'objectifs trop lourds pour les pays en
développement. Plusieurs pays appuyèrent l'idée de placer un
accent plus prononcé sur l'énergie renouvelable.
Au cours de la Plénière de la CdP tenue la
soirée du vendredi 1er novembre, le Président Baalu
Signala que de longues consultations officieuses avaient été
menées et proposa l'adoption de la Déclaration.
Le GC-11 nota que le groupe ne pouvait
apporter son appui à la Déclaration, mais qu'il ne cherchera
pas à bloquer son adoption. La CdP adopta la Déclaration de
Delhi.
L'UE soumit ses réserves concernant la
Déclaration, appelant l'ensemble des pays à engager un
dialogue en vue d'une action compatible avec l'objectif ultime
de la CCCC et basée sur le TRE. Faisant état de vues de tous
bords en faveur de nouveaux engagements pour les pays en
développement, le porte-parole souligna que le monde n'était
pas "divisé en deux."
Le G-77/Chine, avec les Etats-Unis et la
Chine, fit part de son plein appui à la Déclaration de Delhi.
Le Canada, avec Tuvalu et le Japon, indiqua que la Déclaration
était décevante, dans la mesure où elle ne répond pas aux
besoins du TRE et ne prévoit pas un plan d'action collectif à
long terme. Le délégué souligna que sans un accroissement
substantiel des mesures d'atténuation à l'échelle du globe, la
course contre la montre engagée pour l'adaptation sera perdue.
Le Japon nota que la CdP-8 a réussi à ouvrir une petite
fenêtre pour la poursuite du dialogue sur l'action futur
nécessaire en matière d'atténuation.
L'Arabie Saoudite affirma que la
Déclaration de Delhi était bien équilibrée. Le Nigeria nota
que la Déclaration reconnaissait les besoins du monde en
développement et qu'elle montrait la voie susceptible
d'améliorer la coopération entre le Nord et le Sud. Le délégué
fit l'éloge des Etats-Unis pour son leadership en la matière
et parla de l'existence "de bonnes perspectives pour une
évolution dans la dynamique de la CdP."
Le Texte de la Déclaration: La
Déclaration de Delhi sur les Changements Climatiques et le
Développement Durable (FCCC/ CP/2002/L.6 Rev.1): rappelle
l'objectif ultime de la CCCC; réaffirme le développement et
l'éradication de la pauvreté comme étant les grandes priorités
des pays en développement; reconnaît, avec préoccupation, les
conclusions du TRE et sa considération continue dans le SBSTA;
note la nécessité à la fois de mesures d'atténuation et de
mesures d'adaptation; exprime des préoccupations concernant la
vulnérabilité des pays en développement, en particulier, les
PMA et les PEID; et reconnaît l'Afrique comme étant la région
qui souffre le plus des effets combinés des changements
climatiques et de la pauvreté.
La Déclaration appelle, par ailleurs, les
Parties qui n'ont pas encore ratifié le Traité de Kyoto de le
faire pour encourager d'autres à agir de même. Elle appelle à
des politiques et mesures adaptées aux conditions
particulières des pays, à l'intégration des objectifs de la
CCCC dans les stratégies de développement durable, et à la
mise en application des engagements de la CCCC, en harmonie
avec les responsabilités commune mais différenciées des
Parties, leurs priorités de développement et leurs
circonstances particulières. Elle met en exergue l'adaptation,
l'échange d'information et la prise en considération des
préoccupations des pays en développement liées aux effets
adverses des changements climatiques et de la mise en œuvre
des mesures de réponse.
La Déclaration appelle en outre à la mise
au point, à la dissémination des technologies innovantes et à
l'investissement dans ce domaine, au renforcement du transfert
des technologies, ainsi qu'à l'amélioration de l'accès à
l'énergie, à la diversification de l'approvisionnement
énergétique et à un accroissement de l'utilisation des sources
d'énergie renouvelables. Elle souligne aussi le besoin pour
les Parties visées à l'Annexe I de prendre les devants et
d'honorer les engagements pris dans le cadre de la CCCC, y
compris la fourniture de ressources financières, le transfert
des technologies et le renforcement des capacités.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Au cours des dernières séances de la
Plénière de la CdP, vendredi 1er novembre, la CdP
adopta les projets de décisions et de conclusions transmis par
le SBSTA, et le rapport du SBSTA (FCCC/SBSTA/2002/L.13). La
CdP adopta également les projets de décisions et de
conclusions transmis par le SBI et le rapport du SBI (FCCC/SBI/2002/L.6).
Le Rapporteur de la CdP-8, Menéndez,
introduisit le rapport de la CdP-8 (FCCC/CP/2002/L.1 et Add.1)
et les Parties l'adoptèrent. Le Ministre du Royaume-Uni,
Beckett, introduisit et la CdP adopta, une résolution
exprimant la gratitude à l'endroit du Gouvernement de l'Inde (FCCC/CP/2002/L.7).
Exprimant ses remerciements aux Parties, au Bureau, au
Secrétaire Exécutif et à la délégation indienne, le Président
de la CdP-8, Baalu, déclara que les efforts précieux fournis
par tout le monde ont permis de parvenir à la conclusion de la
Déclaration de Delhi, qui fait de cette réunion un jalon
important sur le chemin de la lutte contre les changements
climatiques. Il clôtura la réunion 20h54.
BREVE ANALYSE DE LA CdP-8
LES DICHOTOMIES DE LA NEGOTIATION
Les visiteurs, débarquant pour la première
fois à Delhi, sont souvent fascinés par le caractère incongru
de cette ville divisée en deux. Le labyrinthe des ruelles
étroites de la Vieille Delhi offre un contraste frappant avec
les grandes avenues de la monumentale Nouvelle Delhi.
N'empêche, la Vieille et Nouvelle Delhi offrent beaucoup de
traits communs: des rues foisonnantes, des marchés bondés et
un brouillard épais. Un train de mesures visant à réduire la
pollution atmosphérique a beau avoir été mis en place et
malgré quelques résultats probants relatifs, le problème reste
entier.
Il se trouve que dans leur tentative de
traiter les préoccupations qu'ils partagent face au problème
de la pollution atmosphérique mondiale, les négociateurs de la
COP-8 ont rapidement découvert que les questions sur
lesquelles ils sont penchés, ont leurs propres incongruités.
Des dichotomies, réelles ou imaginées, vraies ou fausses, ont
ainsi émergé à propos de chaque sujet abordé et dans chaque
contexte examiné. Les négociateurs ont eu notamment du fil à
retordre avec la démarcation qui a marqué les positions des
pays industrialisés et les pays en développement et avec la
divergence des points de vues sur l'adaptation et
l'atténuation, sur la CCCC et le Traité, et sur les
considérations d'environnement et de développement.
PAYS INDUSTRIALISES/PAYS EN DEVELOPPEMENT'
La démarcation habituelle entre les
positions des pays industrialisés et les pays en développement,
sur nombre de questions, n'a pas manqué de faire surface à la
CdP-8. Plusieurs pays avaient souhaité voir la dichotomie
'pays industrialisés/pays en développement' laisser la place à
l'exposition de la diversité des intérêts dans les rangs des
pays non-inclus dans l'Annexe I. Cela aurait facilité
l'adoption d'une Déclaration de Delhi, axée sur l'ouverture
d'un dialogue sur l'élargissement des engagements,
conformément aux positions déclarées des pays visés à l'Annexe
I. Au lieu de cela, on a vu les voix des pays non-inclus dans
l'Annexe I, en faveur d'une telle déclaration, être submergées
par les appels lancés par des pays en développement plus
puissants, en faveur d'une déclaration focalisée sur
l'adaptation.
Le projet de texte initial de la
Déclaration de Delhi mettait l'accent sur l'adaptation et ne
comportait aucune référence au Protocole de Kyoto, donnant
ainsi pleine satisfaction aux Etats membres de l'OPEP,
présidant actuellement le G-77/Chine. Certains négociateurs
ont affirmé qu'il s'agissait là d'une simple compilation de
libellés tirés de divers documents et déclarations. Et c'est à
partir de l'émission de ce projet de texte que les délégués
ont commencé à se poser des questions sur le leadership du
Président de la CdP-8, Baalu.
Les échanges officieux entre les ministres
et autres chefs de délégations, autour de la Déclaration de
Delhi, ont été diversement décrits comme ayant été "impossibles"
et "intenses." D'une manière générale, les discussions se sont
déroulées suivant la ligne de démarcation habituelle qui
séparent les positions des pays industrialisés et les pays en
développement, mais cette fois, il a eu une exception de
taille. On croit savoir que les Etats-Unis ont apporté leur
appui à la position du G-77/Chine, et qu'au cours de la
dernière séance Plénière, ils étaient le seul pays visé à
l'Annexe I à exprimer sa pleine satisfaction à l'égard de la
Déclaration, qui n'appelle à aucune action de suivi, sans
parler de l'absence de toute mention de l'ouverture d'un
dialogue. Les Etats-Unis ont même eu droit, au cours de la
Plénière de clôture, à des marques de gratitude de la part du
Nigeria. La rumeur veut qu'en dépit de leur position
historique en faveur d'un élargissement des engagements, les
Etats-Unis ont décidé qu'une déclaration faible conviendrait
mieux à leurs intérêts qu'une déclaration forte, compte tenu,
à la fois, de leur répudiation du Protocole et du besoin de
compter des pays en développement parmi ses alliés, dans la
guerre contre le terrorisme.
Dans l'intervalle, les négociations autour
du projet de décision concernant la question des politiques et
mesures, ont été complètement polarisés, les pays
industrialisés essayant d'insérer une clause prévoyant des
échanges d'information volontaires sur les P&M des pays en
développement et les pays en développement, insistant sur la
mise en exergue de la nécessité de réduire au minimum les
effets adverses des P&M. A un certain moment, le G-77/Chine a
refusé de poursuivre la négociation autour de ce point,
mentionnant l'absence de progrès dans les négociations autour
de l'Article 2.3 du Protocole.
Ne souhaitant pas faire des concessions sur
la question des effets adverses, les pays industrialisés ont
accepté le report de l'examen de la question des P&M à la
CdP-9.
ADAPTATION/ATTENUATION
La CdP-8 a été également marquée par des
revendications et des contre-revendications quant au caractère
que doivent revêtir les mesures d'adaptation et les mesures
d'atténuation. Certaines Parties ont déclaré les tenir pour
les "deux faces d'une même pièce," d'autres ont affirmé qu'il
s'agissait là de deux choses séparées, l'atténuation
s'appliquant aux pays industrialisés et l'adaptation, aux pays
en développement. Les tentatives visant à établir un équilibre
entre les notions d'adaptation et d'atténuation dans la
Déclaration de Delhi ont, à l'évidence, échoué, et les
difficultés posées par cette dichotomie n'ont pas manqué
d'affecter les négociations menées sur d'autres sujets.
Les discussions autour de la question des
directives améliorées concernant les communications non-incluses
à l'Annexe I, ont commencé par le souhait exprimé par une
Partie visée à l'Annexe I, de voir le texte du Président,
refléter le besoin d'exigences équilibrées, en matière
d'établissement des rapports, dans les domaines de
l'adaptation et de l'atténuation. Les Parties ont eu du mal à
s'entendre sur ce qui doit être rapporté, sans parler de leurs
difficultés à s'accorder sur le point de savoir s'il faut, ici
ou là dans le texte, utiliser le terme "doit" ou le terme "devrait."
L'intérêt des pays en développement est, bien entendu,
d'établir leurs rapports en fonction de leurs besoins en
matière d'adaptation, mais les améliorations décidées quant au
contenu et à la comparabilité des communications nationales,
risque désormais de rendre plus difficile, pour les pays en
développement, de s'assurer des financements, s'ils venaient à
manquer de soumettre l'information requise. Mais, des données
de bonne qualité concernant les émissions et les capacités des
pays en développement risque d'ouvrir la porte à un
élargissement des engagements. A ce propos, le G-77/Chine a
réussi à faire obstruction à une proposition avancée par l'UE
et appelant à la conduite d'évaluations volontaires des
communications nationales. Les Parties ont finalement adopté
un texte de compromis proposé par le Président, pas loin des
positions des pays non-inclus dans l'Annexe I.
La question des effets adverses des
politiques et mesures sur les pays en développement, a été
utilisée par le G-77/Chine, à la CdP-8, aux fins de s'assurer
que les délégués se focalisent plutôt sur la question des
mesures d'adaptation dans les pays en développement, que sur
la question des mesures d'atténuation. Le G-77/Chine présente
l'atténuation, uniquement en termes de mise en application des
engagements existants, réitérant à plus d'une reprise, dans
les discussions autour des P&M, que les émissions des Parties
visées à l'Annexe I continuaient d'accroître et que leurs
politiques et mesures ne sont pas conçues de manière à réduire
au minimum les effets adverses sur les pays en développement.
En tout état de cause, l'argument avancé par la plupart des
Parties visées à l'Annexe I et par quelques pays en
développement particulièrement menacés par le problème des
changements climatiques, selon lequel les mesures d'adaptation
ne peuvent être utiles que si les changements climatiques sont
allégés par des efforts d'atténuation fournis à l'échelle
mondiale, n'a pas semblé avoir un effet sur les dirigeants du
G-77/Chine.
CCCC/PROTOCOLE
L'Australie et les Etats-Unis ont introduit,
depuis l'an dernier, une nouvelle dichotomie dans les
négociations autour des changements climatiques, en faisant
comme si le Protocole de Kyoto était antithétique, pour ainsi
dire, aux objectifs de la CCCC. La répudiation du Protocole
par les Etats-Unis a été particulièrement préjudiciable et, à
la CdP-8, plusieurs observateurs ont noté que leur délégation
a interféré dans la progression de nombre de questions ayant
trait au Protocole en marge de la Déclaration de Delhi.
A titre d'exemple, la délégation des
Etats-Unis a beaucoup influé sur les discussions autour de la
question du commerce international en matière d'énergie propre.
La proposition d'origine avancée par le Canada aurait accordé
des unités à la quantité qui lui est attribuée, eu égard aux
avantages environnementaux auxquels ses exportations d'énergie
propre vers les Etats-Unis auraient donné lieu. La plupart des
Parties ont fait objection à cette proposition, aux SB-16, à
Bonn, à l'exception notoire des Etats-Unis. Lorsque, à la
CdP-8, les Etats-Unis ont fait objection à la nouvelle
proposition canadienne, qui demande simplement, une analyse du
rôle du commerce international dans le domaine de l'énergie
propre, certains n'ont pas pu s'empêcher de penser que les
Etats-Unis sont ici en train d'essayer de décourager la
ratification du Protocole par le Canada. D'autres observateurs,
mieux disposés, ont estimé que les Etats-Unis y ont fait
objection pour provoquer un débat sur la question des effets
adverses, que le G-77/Chine avait rattaché à la proposition
canadienne, durant les discussions autour de l'ordre du jour
des SB-16 agenda. Dans tous les cas de figure, bien que les
discussions sur la question de l'énergie propre n'aient pas
abouti, le Canada n'a donné aucun signe laissant entendre que
cela pouvait entamer la volonté du Premier Ministre de
ratifier le Protocole.
ENVIRONNEMENT/DEVELOPPEMENT
Une autre dichotomie ayant marqué la CdP-8,
celle du rapport entre les considérations d'environnement et
les considérations de développement. Au SMDD, les Etats
s'étaient accordés, en embrassant le concept de développement
durable, sur le caractère factice de cette dichotomie.
Au cours des tables rondes du débat de haut
niveau de la CdP-8, cependant, on s'est aperçu que les Parties
étaient loin de partager la même vision de la notion de
développement durable. Plusieurs pays africains établissaient
un lien entre pauvreté et vulnérabilité aux changements
climatiques et affirmaient que le développement est tributaire
d'une bonne gestion de l'environnement. Toutefois, d'autres
pays en développement, appuyés par les Etats-Unis, ont utilisé
l'éradication de la pauvreté en guise d'argument contre l'idée
d'avoir de nouveaux engagements, affirmant que le
développement est indispensable à la bonne gestion de
l'environnement, du fait que c'est la croissance économique
qui fournit les ressources financières et technologiques.
La dichotomie environnement/d�veloppement
�tait �galement pr�sente dans les discussions autour du th�me
de LULUCF dans le contexte du MDP. Un pays latino-am�ricain,
au moins, a dit clairement, au cours du d�bat de haut niveau,
qu'il consid�rait l'afforestation et la reforestation comme
parties int�grantes de son plan national de d�veloppement.
Unifier de cette mani�re l'environnement et le d�veloppement,
n'a pas �t�, toutefois, accept� par tous les pays. Certains
d'entre eux ont d�clar� que les projets de fixation de carbone
ne sont du vrai d�veloppement et qu'ils risquent m�me de miner
l'int�grit� environnementale du Protocole. R�sultat, � la
CdP-8, les Parties sont rest�es en d�saccord sur les
d�finitions et les modalit�s d'application des projets de
fixation du carbone inscrits dans le cadre du MDP.
CONCLUSION
Bien qu'elle ne saurait �tre consid�r�e
comme une r�ussite totale, la CdP-8 est loin d'�tre un �chec
complet. Le fait que les d�l�gu�s y soient parvenus � un
accord sur la D�claration de Delhi, ne dissipe en rien la
r�alit� de s�rieuses dichotomies et d'aucuns sont certains que
ces derni�res �mergeront sans cesse dans les n�gociations �
venir. A noter aussi que les n�gociateurs n'ont pas r�ussi �
fournir les directives additionnelles souhait�es au Fonds
Sp�cial pour la Lutte contre les Changements Climatiques, et
ne sont pas parvenus, sur des questions comme celles des
politiques et mesures, Du commerce en mati�re d'�nergie propre
et des effets adverses, � des conclusions substantielles. Tous
ces sujets sont d�sormais port�s � l'ordre du jour des SB-18.
S'agissant du c�t� positif, on mentionnera
l'issue probante de nombre de d�bats men�s autour de la
question de la mise en application des engagements existants.
On citera, en particulier, le fait que les Parties soient
parvenues � s'accorder sur les r�gles et proc�dures devant
r�gir le recours au MDP, qu'ils aient parachev� les lignes
directrices devant encadrer l'�tablissement des rapports et la
conduite des travaux d'�valuation (Articles 5, 7 et 8), et
qu'ils aient r�ussi � fournir les orientations compl�mentaires
souhait�es au Fonds consacr� aux PMA. Ces mesures importantes
ne manqueront pas d'impulser la mise en �uvre � la fois de la
CCCC et du Protocole. Enfin, s'il est vrai que la D�claration
de Delhi n'appelle pas � l'ouverture d'un dialogue officiel
sur la question de l'�largissement des futurs engagements, il
n'est pas moins vrai que des discussions officieuses autour de
ce sujet, ont bel et bien commenc�.
A SUIVRE AVANT LA CdP-9
POLITIQUES CLIMATIQUES POUR LE LONG TERME:
OU ALLONS-NOUS A PARTIR D'ICI? Cette conf�rence se tiendra
� Chatham House, � Londres, au Royaume-Uni, les 21 et 22
novembre 2002. L'�v�nement est organis� par le Royal Institute
for International Affairs (RIIA) en association avec 'Climate
Strategies'. Pour de plus amples renseignements contactez:
Georgina Wright; tel: +44-0-207-957-5754; fax:
+44-0-207-322-2045; e-mail:
conferences@riia.org;
Internet: http://www.riia.org
SIXIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA
CONVENTION DE VIENNE ET 14EME REUNION DES PARTIES DU TRAITE DE
MONTREAL: Les CdP-6 et RdP-14 se tiendront � Rome, en
Italie, du 25 au 29 novembre 2002. Pour plus d'informations,
contactez: Ozone Secretariat; tel: +514-954-8219; fax:
+514-954-6077; e-mail:
michael.graber@unep.org; Internet:
http://www.unep.org/ozone/mop/14mop/14mop.shtml
TROISIEME REUNION DU FORUM MONDIAL SUR
L'ENERGIE DURABLE (GFED-3): Cette r�union aura lieu �
Graz, en Autriche, du 27 au 29 novembre 2002. Le GFED-3 se
focalisera sur les partenariats publics-priv�s pour le
d�veloppement rural. Pour d'autres d�tails, contactez: Irene
Freudenschuss-Reichl, UNIDO; tel: +1-212-963-6890; fax:
+1-212-963-7904; e-mail:
freudenschuss-reichl@un.org; Internet:
http://www.gfse.at/news.htm
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L'ENERGIE ET
L'ENVIRONNEMENT (CIEE): Cette conf�rence, organis�e par
l'Universit� des Sciences et Technologies de Shanghai et
l'Universit� George Washington, se d�roulera � Shanghai, en
Chine, du 22 au 24 mai 2003. Pour plus de renseignements,
contactez: Daoping Liu; tel: +86-21-6568-9564; fax:
+86-21-6568-0843; e-mail:
dpliu@online.sh.cn; Internet:
http://www.gwu.edu/%7Eeem/ICEE/firstpagenew.htm
HUITIEMES SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES
DE LA CCCC: Les huiti�mes sessions des Organes
Subsidiaires de la CCCC sont pr�vues � Bonn, en Allemagne, du
2 au 13 juin 2003. Pour plus d'informations, contactez: UNFCCC
Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999;
e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://www.unfccc.int/
EDITION 2003 DU CONGRES MONDIAL DES
SOCIETES INTERNATIONALES POUR L'ENERGIE SOLAIRE (SIES): Ce
congr�s se tiendra � G�teborg, en Su�de, du 14 au 19 juin
2003. Pour de plus amples informations, contactez: tel:
+46-243-19070; fax: +46-23-778701; e-mail:
SEAS@du.se; Internet:
www.hvac.chalmers.se/seas/
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA
MODELISATION DU SYSTEME TERRESTRE: Cette conf�rence se
d�roulera � Hambourg, en Allemagne, du 15 au 19 septembre
2003. Pour d'autres renseignements, contactez: Max Planck
Institute for Meteorology; tel: +49-40-41173-311; fax:
+49-40-41173-366; e-mail:
mpi-conference2003@dkrz.de; Internet:
http://www.mpimet.mpg.de
CONFERENCE MONDIALE SUR LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES: Cette conf�rence se tiendra � Moscou, en
Russie, du 29 septembre au 3 octobre 2003. Pour plus de
d�tails, contactez: Conference Secretariat; tel/fax: +95
252-0708; e-mail:
wccc2003@mecom.ru; Internet:
http://www.meteo.ru/wccc2003/econc.htm
POLLUTION ATMOSPHERIQUE 2003 � 11EME
CONFERENCE INTERNATIONALES SUR LA MODELISATION, LE SUIVI ET LA
GESTION DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE: Cette conf�rence
aura lieu � Catane, en Italie, du 17 au 19 septembre 2003.
Pour plus d'informations, contactez: Conference Secretariat;
tel: +44-0-238-029-3223; fax: +44-0-238-029-2853; e-mail:
shobbs@wessex.ac.uk; Internet:
http://www.wessex.ac.uk/conferences/2003/air03/index.html
NEUVIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA CCCC
(CdP-9 de la CCCC): La neuvi�me Conf�rence des Parties de
la CCCC se tiendra � Milan, en Italie, du 1er au 12
d�cembre 2003. Pour plus de d�tails, contactez: the UNFCCC
Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999;
e-mail:
secretariat@unfccc.int; Internet:
http://www.unfccc.int/ |