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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 205
Mardi 29 Octobre 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP-8 DE LA CCCC
26–28 OCTOBRE 2002
Samedi 26 et lundi 28 octobre, les Parties prenant part à
la CdP-8 de la CCCC se sont réunies dans des groupes de
contact pour y poursuivre leur travail. Samedi, les Parties
ont procédé à l'examen: des Articles 5 (thèmes méthodologiques),
7 (communication des données) et 8 (évaluation des données) du
Protocole; des registres; de la recherche et de l'observation
systématique (R&OS); de l'utilisation des sols, des
changements intervenus dans l'utilisation des sols et de la
foresterie (LULUCF), dans le cadre du MDP; des politiques et
mesures (P&M); et des directives devant encadrer les
communications nationales des Parties non visées à l'Annexe I.
Lundi, les Parties se sont réunies pour débattre: des
Articles 5, 7 et 8; du thème de LULUCF dans le cadre du MDP;
des P&M; de l'Article 6 (éducation, formation et
conscientisation du public) de la CCCC; des communications
nationales des Parties non visées à l'Annexe I; du mécanisme
financier; et des R&OS. Nombre de groupes de contact officiels
se sont accordés sur des projets de conclusions du SBSTA, qui
seront adoptés aux cours des séances plénières de mardi. Un
certain nombre de groupes de contact officieux ont également
été convoqués tout au long de ces journées.
LES GROUPES DE CONTACT
LES REGISTRES: Le Groupe de contact chargé de ce thème
et présidé par Murray Ward (Nouvelle Zélande), se réunit
samedi pour examiner les questions en suspens relevant de
l'Article 7.4 (registres) du Protocole. Les délégués
discutèrent du libellé portant sur la responsabilité des
Parties terminant leurs transactions dans le cadre des
registres. Le groupe parvint à s'accorder, au cours de ses
consultations officieuses, sur les projets de libellés en
suspens, et les projets de conclusions furent renvoyés au
SBSTA.
LES ARTICLES 5, 7 ET 8: Présidé par Helen Plume
(Nouvelle Zélande) et Festus Luboyera (Afrique du Sud), le
groupe de contact chargé de ces points se réunit samedi matin
pour réaliser un accord sur les projets de conclusions du
SBSTA concernant les directives devant encadrer
l'établissement des rapports et l'évaluation des inventaires
élaborés par les Parties visées à l'Annexe I et concernant les
Articles 5, 7 et 8. Ils s'accordèrent également sur un projet
de décision de la CdP/MdP-1 concernant les termes de référence
des évaluateurs en chef, et traitèrent du chapitre consacré au
projet de texte des directives devant encadrer l'établissement
des rapports dans le cadre des Articles 7.1 et 7.2 (complément
d'informations) et à l'évaluation des données concernant les
quantités attribuées et les registres nationaux, en vertu de
l'Article 8. Les discussions officieuses devaient se
poursuivre tout au long de la journée.
Le groupe se réunit lundi matin pour procéder à l'examen et
à l'approbation d'un nouveau projet de texte portant sur les
parties en suspens des directives relevant de l'Article 7. Les
sections modifiées se référaient: aux données concernant les
unités de réduction des émissions (URE), aux réductions
d'émission certifiées (REC), aux unités utilisées en matière
de quantités attribuées (UQA) et aux unités utilisées en
matière de suppression (UR), et aux registres nationaux. Les
sections en suspens des directives relevant de l'Article 8
furent également examinées; ces dernières portaient notamment
sur: l'évaluation des données concernant les quantités
attribuées, au regard des Articles 7.3 (fréquence des
soumissions) et 7.4, (URE, REC, UQA et UR); l'évaluation des
registres nationaux; et la procédure expéditive devant régir
l'évaluation le rétablissement de l'éligibilité à
l'utilisation des mécanismes. L'UE, le G-77/ CHINE et la
NOUVELLE ZELANDE introduisirent quelques amendements mineurs.
Au terme des consultations officieuses, un groupe de contact
officieux fut convoqué et le texte fut approuvé en entier.
R&OS: Coprésidé par Sue Barrell (Australie) et S.K.
Srivastav (Inde), le groupe de contact chargé de ce thème tint
trois séances de travail, samedi, pour débattre des projets de
conclusions. La CHINE, appuyée par le JAPON, l'INDE, la
MALAISIE et le BOTSWANA, souligna l'importance du renforcement
des capacités endogènes dans les pays en développement. Le
CANADA, avec l'UE et les ETATS-UNIS, fit objection au libellé
invitant le SBI à fournir, au mécanisme de financement, des
directives ayant rapport avec les décisions 5/CP.5 (recherche
et observation systématique) et 5/CP.7 (effets adverses). Les
délégués s'accordèrent, au cours de la séance nocturne, sur la
plupart des autres conclusions du SBSTA. Ils ne parvinrent
pas, toutefois, à s'entendre sur un sous-paragraphe proposé
par la Fédération de Russie, qui se réfère aux priorités en
matière de recherche, en soutien à l'objectif ultime de la
CCCC. L'UE, la NORVEGE, la SUISSE, la CHINE et l'AOSIS,
contrées par les ETATS-UNIS, le JAPON et l'INDE, appuyèrent le
maintien du sous-paragraphe, amendé de manière à se référer à
l'exploration des aspects scientifiques, technologiques et
socioéconomiques nécessaires à la réalisation de l'objectif
ultime de la CCCC.
Le groupe se réunit lundi soir pour procéder à l'examen de
la révision de texte des projets de conclusions, et y compris
d'un certain nombre de nouveaux paragraphes. Ces derniers
mettaient en exergue les principaux thèmes qui ont émergé des
événements spéciaux organisés, plus tôt dans la journée, en
marge de la conférence et consacrés à la question de la
recherche, lesquelles avaient consisté en des échanges entre
le SBSTA, le GIEC et nombre de programmes de recherche
internationaux. Après quelques amendements mineurs, les
Parties s'accordèrent sur les principales questions posées
dans le dialogue autour du thème de la recherche. S'agissant
du nouveau paragraphe faisant état du besoin d'une approche
plus coordonnée en matière de recherche, pour le traitement
des thèmes transversaux, l'INDE, la MALAISIE et la CHINE,
contrées par l'UE, la FEDERATION DE RUSSIE, la NORVEGE et la
SUISSE, proposèrent la suppression de la référence à la
stabilisation des concentrations de GES. Les discussions
devaient se poursuivre jusque tard dans la nuit.
LULUCF ET LE MDP: La réunion tenue samedi par le groupe
de contact chargé de ce thème, sous la coprésidence de Thelma
Krug (Brésil), invita les Parties à procéder à l'examen de la
définition de la question de complémentarité telle qu'établie
dans les Accords de Marrakech. Le BRESIL, au nom du
G-77/CHINE, apporta son appui aux principes, proposés par l'UE,
devant régir la complémentarité, et indiqua que son
application doit être considérée au cas par cas. L'UE souligna
l'importance d'une "vrai" complémentarité. Le CANADA, avec la
NORVEGE, appuya le maintien de la définition disponible de la
notion de complémentarité. Au sujet des fuites, l'UE fit part
de ses réserves concernant la mesure des fuites découlant de
la délocalisation des activités. Le G-77/CHINE déclara que les
fuites avaient à la fois des effets positifs et des effets
négatifs. TUVALU et l'INDE soulignèrent l'importance des
évaluations d'impact.
Lundi, les Parties poursuivirent les discussions autour des
effets socioéconomiques et environnementaux. La SUISSE mit
l'accent sur les préoccupations ayant trait à la biodiversité
et plaida pour l'implication des parties prenantes locales
dans les prises de décisions. La NOUVELLE ZELANDE attira
l'attention sur les déplacements et sur les risques
écologiques qui leur sont associés, découlant d'autres types
d'activités inscrites dans le cadre du MDP. TUVALU proposa
l'élaboration de la liste des critères socioéconomiques et
environnementaux devant être vérifiés dans le cadre des
projets. Plusieurs Parties soulignèrent qu'il revenait aux
pays hôtes de déterminer ces critères. L'UE indiqua que les
évaluations d'impact devaient être considérées dans le cadre
des modalités. Le RESEAU 'CLIMATE ACTION' fit part de ses
réserves concernant les puits de fixation du carbone, dans le
cadre du MDP Au sujet des incertitudes, le CANADA, l'UE et
l'URUGUAY apportèrent leur soutien aux dispositions établies
dans les Accords de Marrakech. TUVALU mit en relief trois
domaines de l'incertitude: la mesure; la complémentarité; et
le risque. URUGUAY nota la nécessité d'établir une séparation
entre l'incertitude et le risque. L'INDE nota le besoin de
considérer les choses par delà les directives fournies par le
GIEC sur la question des bonnes pratiques dans le domaine de
LULUCF.
Au sujet des crédits et de la durée de vie des projets,
l'UE, appuyée par un certain nombre d'autres Parties,
encouragea la mise à disposition de crédits à long-terme. La
COLOMBIE, le PARAGUAY et le CHILI déclarèrent que les projets
devaient être considérés au cas par cas. TUVALU évoqua le
problème des crédits nécessaires aux projets, après la
première période d'engagement. Le BRESIL encouragea la
limitation des crédits à une période de vingt ans. La CHINE
signala le croisement avec le thème de non-permanence. La
COLOMBIE, avec l'URUGUAY, la BOLIVIE et le CHILI, appela à des
projets de petite échelle dans le domaine de la mise en place
de puits de fixation du carbone. L'UE indiqua qu'il était
prématuré d'envisager des procédures simplifiées pour ces
projets. Le BRESIL, la CHINE, la MALAISIE, et TUVALU
soulignèrent que les Accords de Marrakech faisaient référence
à des projets de petite échelle dans le domaine de l'énergie.
Le groupe renvoya les projets de conclusions au SBSTA.
LES P&M: Le Coprésident Peer Stiansen (Norvège)
introduisit, samedi, le projet de décision concernant ce thème.
De nombreuses Parties plaidèrent pour son utilisation comme
plate-forme de discussion. L'ARABIE SAOUDITE signala que le
G-77/ Chine n'avait pas eu assez de temps pour examiner le
texte en entier. Le délégué précisa que le G-77/Chine ne
pouvait pas l'accepter comme plate-forme de discussion, en
raison du fait qu'il ne traitait pas suffisamment des
questions ayant trait � l'Article 2.3 (effets adverses des
P&M) du Protocole et qu'il ouvrait la porte � de nouveaux
engagements pour les pays non vis�s � l'Annexe I. Le
Copr�sident Stiansen indiqua qu'il m�nera des consultations
officieuses.
Lundi matin, l'ARABIE SAOUDITE, au nom du G-77/CHINE,
d�clara qu'il ne pouvait y avoir de progr�s sur les P&M que
lorsque des avanc�es seront r�alis�es sur diff�rents autres
sujets. Le Copr�sident Stiansen indiqua que le Pr�sident du
SBSTA, Thorgeirsson, m�nera des consultations officieuses sur
toute une gamme de sujets, y compris sur les P&M.
L'ARTICLE 6: Les Copr�sidents Fatu Gaye (Gambie) et
Jean-Pascal van Ypersele (Belgique) convoqu�rent le groupe de
contact sur ce th�me, lundi apr�s-midi, pour l'examen des
conclusions des Copr�sidents et du projet de d�cision
concernant le programme de travail. Le groupe pla�a entre
crochets le libell� consacr� aux ressources financi�res et
requit du SBI, la fourniture de directives additionnelles aux
m�canismes de financement. Les d�l�gu�s ne parvinrent pas �
s'accorder sur une formulation faisant r�f�rence aux "pays en
d�veloppement" ou aux "Parties non vis�es � l'Annexe I." Le
Copr�sident van Ypersele demanda aux Parties de poursuivre la
r�union de mani�re officieuse, sur le reste des �l�ments du
programme de travail.
LES DIRECTIVES DEVANT ENCADRER LES COMMUNICATIONS
NATIONALES DES PARTIES NON VISEES A L'ANNEXE I: Jos�
Romero (Suisse) pr�sida le groupe de contact sur ce th�me.
Apr�s les consultations officieuses, les Parties examin�rent,
samedi soir, un texte de travail sur les directives am�lior�es
devant encadrer l'�laboration des communications nationales
des Parties non vis�es � l'Annexe I. Les d�l�gu�s proc�d�rent
� la suppression d'un certain nombre de crochets, mais leur
d�saccord demeura autour d'un certain nombre de libell�s dans
le chapitre introductif.
Lundi, les d�l�gu�s se r�unirent � titre officieux tout au
long de la journ�e, pour poursuivre leurs d�lib�rations autour
de la r�vision
de texte des directives am�lior�es. Au cours de la s�ance
nocturne, les Parties proc�d�rent � la suppression d'un
certain nombre de crochets. Le groupe d�cida de poursuivre,
mardi, ses travaux dans des consultations officieuses.
LE MECANISME FINANCIER: Le Pr�sident du SBI, Estrada,
convoqua lundi soir, le groupe de contact sur ce th�me. Au
sujet du rapport du FEM, l'UE, appuy�e par la NORVEGE, la
SUISSE et les ETATS-UNIS, requit un libell� souligna
l'importance de la troisi�me reconstitution de fonds du FEM.
Les Parties ne parvinrent pas � s'accorder sur le processus de
la fourniture d'orientations additionnelles au m�canisme de
financement concernant l'op�ration du Fonds Sp�cial pour les
Changements Climatiques. Au lieu d'entrer dans des
n�gociations sur un projet de d�cision, la NORVEGE, la SUISSE,
le CANADA, le JAPON et l'UE, contr�s par l'INDE, le BRESIL, la
BARBADE et la CHINE, requirent l'option de fournir de
nouvelles soumissions sur la question des priorit�s
op�rationnelles du Fonds. La CHINE, appuy�e par l'INDE,
souligna le caract�re urgent rev�tu par la fourniture
d'orientations additionnelles, pour la mise en op�ration du
Fonds.
Les d�l�gu�s d�battirent de la question du Fonds r�serv�
aux Pays les Moins Avanc�s (PMA) sans toutefois parvenir � un
accord. Le CANADA nota que les Pr�sidents des PMA et le Groupe
d'Experts sur les PMA (GEPMA) n'�taient pas pr�sents. Le
d�l�gu� pr�senta au FEM, un certain nombre de vues sur le
projet de d�cision concernant l'op�ration du Fonds r�serv� aux
PMA. Appuy� par la NORVEGE, l'UE et la SUISSE, l'orateur
souligna l'importance d'avoir une focalisation claire plut�t
sur les PANA et sur le niveau politique que sur le niveau
op�rationnel et sur les orientations � fournir au FEM.
Au sujet de l'�valuation du m�canisme financier, la SUISSE
souhaita voir cette �valuation aborder la fonction et le r�le
du FEM, l'imputabilit� et le contr�le de qualit� des
ressources du FEM et une �valuation des activit�s
d'habilitation. La NORVEGE, soutenue par les ETATS-UNIS, la
SUISSE, le JAPON, le CANADA, l'AUSTRALIE et l'UE, et contr�e
par l'INDE, la MALAISIE et la CHINE, appela � la suppression
du libell� appelant au d�marrage d'un processus d'agr�gation
des conditions de financement du FEM pour la CCCC, ainsi qu'�
une requ�te au Secr�tariat, de produire, pour la SBI-18, un
papier d�crivant les proc�dures devant encadrer la
d�termination conjointe du financement n�cessaire et
disponible pour la mise en �uvre de la CCCC.
Le groupe de contact se r�unira mardi pour la poursuite des
d�lib�rations.
DANS LES COULOIRS
L'�mission d'un premier projet de texte, bien anticip�, de
la D�claration de Delhi n'a pas manqu� de provoquer un certain
remous. Plusieurs d�l�gations se sont d�clar�es d��ues par le
fait que le projet de texte n'appelle � aucune action de suivi,
et ont laiss� entendre qu'en raison de cela, le point focal
des n�gociations ne prendra pas longtemps � se d�tourner de la
D�claration. Cette pr�diction s'est v�rifi�e en d�but d'apr�s-midi,
lorsque le Pr�sident de la CdP, Baalu, a somm� les chefs de
d�l�gation de se r�unir � titre officieux pour r�soudre les
points d'achoppement entravant nombre de sujets, englobant,
croit-on savoir, l'Article 2.3, l'�nergie propre et le
m�canisme de financement. Compte tenu de l'atmosph�re de
m�fiance apparente qui r�gne � l'int�rieur de Vigyan Bhawan,
quelques d�l�gu�s en sont � s'interroger sur le point de
savoir s'il y a lieu d'esp�rer un r�sultat fructueux de la
CdP-8.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SBSTA: Le SBSTA se r�unira � 15h dans la Salle des
Pl�ni�res, pour se pencher sur un certain nombre de sujets,
notamment: l'�lection des membres du bureau, autres que le
Pr�sident; le TRE du GIEC; les th�mes m�thodologiques; les
questions ayant trait aux HFC et aux PFC; la coop�ration avec
les organisations internationales pertinentes; et l'Article 6.
Le SBSTA se r�unira de nouveau � 20h en Salle 5, pour examiner
les th�mes du transfert des technologies, des P&M, des R&OS,
de l'�nergie propre ou moins �mettrice de GES; et l'Article
2.3.
SBI: Le SBI se r�unira � 15h en Salle 5 pour consid�rer:
les communications nationales des Parties vis�es et des
Parties non vis�es � l'Annexe I; le m�canisme financier; le
renforcement des capacit�s; les effets adverses; la requ�te
CACAM; les arrangements devant r�gir les r�unions
intergouvernementales; les questions administratives et
financi�res; et la proposition avanc�e par la Croatie sur le
th�me de LULUCF.
QUESTIONS RELATIVES AUX PARTIES NON VISEES A L'ANNEX I:
La r�union de ce groupe de contact est pr�v � 10h, puis de
nouveau, � 18h, en Salle 2.
MECANISME FINANCIER: Ce groupe de contact se r�unira �
10h en Salle 5. |