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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 204
Samedi 26 Octobre 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-8 DE LA CCCC
VENDREDI 25 OCTOBRE 2002
La Huitième Conférence des Parties (CdP-8)
de la CCCC a poursuivi ses travaux aujourd'hui dans des
séances du SBSTA et du SBI, la plénière de la CdP et nombre de
groupes de contact officiels et officieux. Un échange de
points de vue officieux a également eu lieu..
Le SBSTA s'est penché sur: la coopération
avec les organisations internationales pertinentes; l'Article
6 de la CCCC (éducation, formation et conscientisation du
public); l'énergie propre ou moins émettrice de GES; et la
mise en œuvre de l'Article 2.3 du Protocole (effets adverses
des P&M). Le SBI a traité: des progrès réalisés dans la mise
en œuvre des activités relevant de la décision 5/CP.7 (effets
adverses); des questions ayant trait aux pays les moins
avancés (PMA); et des arrangements devant encadrer les
réunions intergouvernementales. La Plénière de la CdP a
débattu du suivi du SMDD et du rapport du Comité Exécutif du
MDP. Des groupes de contact officieux sur les questions du
Groupe Consultatif d'Experts (GCE) chargé de l'examen des
communications nationales des Parties non visées à l'Annexe I,
de l'Article 6, et de LULUCF dans le cadre du MDP, se sont
également réunis.
LE SBSTA
LA COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS
INTERNATIONALES: Le Secrétariat présenta un papier sur les
domaines thématiques transversaux de la CCCC, la Convention
sur la Lutte Contre la Désertification et la Convention sur la
Biodiversité (FCCC/SBSTA/2002/INF.16), ainsi que sur les
synergies entre ces conventions dégagées par le SMDD. Les
Parties débattirent des domaines thématiques, exprimant des
vues divergentes sur les termes de référence de l'atelier
prévu sur ce sujet. Le Président Thorgeirsson requit la tenue
d'un groupe de contact sous la coprésidence de Jimena Nieto (Colombie)
et d'Outi Berghäll (Finlande), pour la résolution des
questions en suspens et l'élaboration d'un projet de
conclusions.
L'ARTICLE 6: L'UICN et le PNUE
donnèrent un aperçu sur leurs activités ayant trait à la mise
en application de l'Article 6. La TUNISIE, avec le SENEGAL et
le CANADA, plaida pour la proclamation d'une journée mondiale
des changements climatiques. La BELGIQUE offrit d'accueillir
un atelier régional consacré à l'examen de l'Article 6, en
2003. Le délégué des ETATS-UNIS mit en garde contre le
rattachement de la débat autour de l'Article 6 à la question
d'établissement des rapports et celle du financement. Un
groupe de contact sera convoqué par Fatu Gaye (Gambie) et
Jean-Pascal van Ypersele (Belgique).
AUTRES QUESTIONS: L'énergie propre ou moins
émettrice de GES: Le CANADA introduisit un projet de
décision soutenu par la Nouvelle ZELANDE, la POLOGNE, la
FEDERATION DE RUSSIE et de SLOVENIE, et contré par l'ARABIE
SAOUDITE, au nom du G-77/CHINE, la SUISSE et les ETATS-UNIS.
Le texte requiert du Secrétariat de demander aux organisations
compétentes de procéder à l'analyse du rôle du commerce
international, en matière d'énergie propre, dans la
réalisation des objectifs de la Convention et du Protocole, et
de présenter un rapport à la SBSTA-21. Plusieurs Parties
réaffirmèrent leur objection à la proposition canadienne
concernant la comptabilisation dans le domaine des
exportations d'énergie propre. L'UE indiqua que seules, les
questions génériques ayant trait au commerce international en
matière d'énergie propre devaient être abordées. Le Président
Thorgeirsson entreprendra des consultations sur ce sujet.
Mise en application de l'Article 2.3 du
Protocole: Les Parties débattirent des questions ayant
trait aux ateliers devant être éventuellement tenus. L'ARABIE
SAOUDITE plaida pour un projet de décision demandant au
Secrétariat de procéder à l'analyse des effets adverses des
P&M sur les pays en développement. Le Président Thorgeirsson
indiqua qu'il mènera des consultations sur cette question.
LE SBI
LES EFFETS ADVERSES: Les Progrès réalisés
dans la mise en œuvre des activités relevant de la décision
5/CP.7: Les Parties abordèrent des questions de mise en
application des mesures de réponses aux effets adverses, ainsi
que des conclusions de l'atelier consacré au thème de la
modélisation, qui s'est tenu à Bonn en mai 2002, et des
arrangements devant encadrer les ateliers consacrés aux
questions d'assurance et d'évaluation des risques.
Le G-77/CHINE fit part de ses réserves
concernant le manque de soutien financier pour la mise en
œuvre de la décision. Abordant la question de l'absence de
financement pour les ateliers prévus sur les thèmes de
l'assurance et de l'évaluation des risques, la porte-parole
appela à la mise en place d'un mécanisme pour le financement
des ateliers et proposa de créer un groupe d'experts sur la
question de l'adaptation. Le CANADA fit part de son intérêt
pour le soutien des ateliers. Plusieurs Parties soulignèrent
l'importance des questions ayant trait à l'assurance. SAMOA
mit l'accent sur deux rapports stipulant que toutes les pertes
subies par les pays en développement suite aux phénomènes
météorologiques extrêmes ne sont pratiquement jamais couvertes
par une assurance. Le JAPON et d'autres Etats mirent en garde
contre la tenue d'un trop grand nombre d'ateliers.
L'Default_XREF_styleREFIRAN souligna que les ateliers doivent
traiter à la fois de l'adaptation à l'impact des changements
climatiques et de l'adaptation à l'impact des mesures de
réponse. Le Président Estrada chargea Daniela Stoytcheva (Bulgarie)
et Enele Sopoaga (Tuvalu) de conduire des consultations
officieuses avec les Parties, sur les termes de référence de
ces ateliers.
Au sujet de la modélisation, les Parties
notèrent que des efforts supplémentaires étaient requis. SAMOA
affirma que les modèles actuels ne constituaient pas une
plate-forme solide pour les prises de décisions.
Les questions ayant trait aux PMA: Le
Président du Groupe d'Experts sur les PMA (GEPMA), Bubu Jallow
(Gambie), présenta un rapport sur la deuxième réunion du
Groupe et des progrès réalisés dans la mise en application du
programme de travail du GEPMA. Il mit en exergue l'atelier
tenu à Dhaka dans l'objectif de renforcer les capacités
nationales dans le domaine des programmes d'action nationaux
consacrés à l'adaptation (PANA). Il nota que le Groupe a pris
une décision contre la révision des lignes directrices
encadrant le PANA, à la CdP-8, préférant voir cela s'effectuer
à la CdP-9. L'UE se félicita du travail accompli par le GEPMA,
et souligna l'importance de l'adaptation pour le développement
durable et de l'éradication de la pauvreté.
Le CANADA nota que le soutien accordé par
son pays à l'adaptation, donnait priorité aux PMA. Le
G-77/CHINE affirma que nombre d'activités ayant trait aux PMA,
décrites dans la décision 2/ CP.7 (renforcement des capacités
des pays en développement), pouvaient être entreprises avant
l'achèvement les PANA. TUVALU fit état des difficultés
rencontrées dans l'obtention des financements du FEM pour les
PANA. Le Président Estrada élaborera un projet de conclusions.
LES ARRANGEMENTS DEVANT ENCADRER LES
REUNIONS INTERGOUVERNEMENTALES: La participation effective
dans le processus de la CCCC: Le Secrétariat présenta les
options et les propositions avancées sur le thème de la
participation effective des observateurs dans les ateliers et
les réunions intersessions de la CCCC et du Protocole et des
organes à adhésion limitée. Le CANADA, avec l'AUSTRALIE et
l'UE, plaida pour la transparence, reconnaissant par ailleurs
la réalité de la situation financière. Le délégué des
ETATS-UNIS appuya l'idée d'une participation basée sur de
nouvelles approches, notamment celle fondée sur un système de
représentativité.
Les Arrangements devant encadrer la CdP/MdP-1:
Le Secrétariat présenta un papier sur ces arrangements,
proposant l'adoption d'une approche intégrée. L'UE, le CANADA,
l'AUSTRALIE et le JAPON, contrés par la SLOVENIE, apportèrent
leur appui à l'idée d'avoir une session combinée, par souci
d'efficacité, indiquant que certains détails avaient besoin
d'être clarifiés. Le délégué des Etats-Unis souligna la
nécessité de travailler sur les questions budgétaires aux fins
de s'assurer que les contributions soient bien utilisées pour
le soutien du processus de la CCCC. Le Président Estrada
indiqua que le Secrétariat élaborera les conclusions
concernant ce sujet.
Les dates et lieu de la CdP-9: Dans
l'absence d'une offre de la part du Groupe Régional de
l'Europe de l'Est, l'ITALIE offrit d'accueillir la CdP-9. Le
Président de la CdP serait issu de la région de l'Europe de
l'Est. Les délégués décidèrent d'autoriser le Bureau à
désigner le lieu.
AUTRES QUESTIONS: La proposition croate:
Les délégués requirent du groupe officieux issu du SBSTA et
présidé par Jim Penman (Royaume-Uni), de procéder également à
l'examen de la proposition croate concernant la gestion de son
couvert forestier. Le groupe élaborera un projet de
conclusions.
LA PLENIERE DE LA CdP
LE SUIVI DU SMDD: La Secrétaire
Exécutive, Joke Waller-Hunter, présenta un rapport sur les
résultats du SMDD. Elle nota que le Sommet a réaffirmé
l'importance du développement durable en tant qu'élément
central de l'ordre du jour international et y a reconnu les
changements climatiques et leurs effets en tant que sujet
important touchant au développement. Elle précisa que le Plan
de Mise en Application de Johannesburg appelait: à une
r�duction des �missions de GES; � la ratification du Trait� de
Kyoto; � la fourniture d'un soutien financier et technique et
au renforcement des capacit�s; � l'accroissement de l'acc�s �
l'�nergie et de la part des sources d'�nergie renouvelables;
et � l'am�lioration des synergies entre la CDB, la CCD et la
CCCC. La CdP prit note du rapport de la Secr�taire Ex�cutive.
LE RAPPORT DU COMITE EXECUTIF DU MDP:
Le Pr�sident du Comit� Ex�cutif du MDP, John Ashe (Antigua et
Barbuda) introduisit le premier rapport du Comit�. Il nota que
le rapport que le rapport traitait, entre autres: de
l'ex�cution des t�ches inscrites dans le plan de travail, des
proc�dures financi�res et op�rationnelles, de la communication
entre le Comit� et les parties prenantes et du projet de
r�glement int�rieur. Il identifia, par ailleurs, un certain
nombre de sujets n�cessitant une d�cision de la CdP, notamment,
ceux des r�gles et des modalit�s devant encadrer les projets
MDP de petite �chelle et du projet de texte du r�glement
int�rieur. Il annon�a la d�mission du membre du Comit�
repr�sentant de la r�gion asiatique. L'UE signala que
davantage d'orientations sur les normes et les proc�dures
�taient n�cessaires. La FEDERATION DE RUSSIE apporta son appui
� l'id�e d'avoir des projets de petite �chelle. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS, avec les repr�sentants de l'ARGENTINE, du CHILI,
de la COLOMBIE et du VENEZUELA, plaida pour les r�gles de
proc�dure transparentes. L'ARGENTINE nota que certaines
Parties avaient des attentes peu r�alistes de la part du MDP.
L'AUSTRALIE et le CANADA encourag�rent les Parties � r�aliser
un accord sur les r�gles. L'INDE, avec le SRI LANKA, proposa
l'�laboration de concessions pour l'accr�ditation des entit�s
op�rationnelles.
LA DECLARATION DE DELHI: Le Pr�sident
de la CdP-8, Baalu, invita les Parties � tenir une discussion
officieuse sur la D�claration de Delhi. De nombreux orateurs
apport�rent leur appui � la proposition du Pr�sident appelant
� une d�claration orient�e vers la mise en application, ax�e
sur le th�me des changements climatiques et du d�veloppement
durable, et bas�e sur les conclusions du SMDD. Nombre de
Parties propos�rent d'encourager la ratification du Trait� de
Kyoto et mirent l'accent sur le besoin de se focaliser sur
l'adaptation et sur l'�radication de la pauvret�. Plusieurs
intervenant plaid�rent pour une approche � deux volets ax�e
sur l'att�nuation des effets et sur les mesures d'adaptation.
De nombreux pays vis�s � l'Annexe I appuy�rent l'id�e d'avoir
une d�claration ouverte sur l'avenir et soulignant le besoin
d'�largir et d'approfondir globalement les engagements lors de
l'�laboration de la deuxi�me p�riode d'engagement et des
p�riodes ult�rieures.
Mettant en exergue le principe des
responsabilit�s communes mais diff�renci�es, un certain nombre
de repr�sentants de pays en d�veloppement d�clar�rent que les
Parties vis�es � l'Annexe I doivent montrer l'exemple, et
s'oppos�rent � tous processus susceptible de mener � de
nouveaux engagements pour les pays en d�veloppement. Une
Partie vis�e � l'Annexe I mit en relief la croissance
�conomique en tant que cl� du progr�s dans le domaine
environnemental, et le droit de tous � la prosp�rit�, mettant
en garde contre l'adoption d'objectifs trop lourds � supporter
pour les pays en d�veloppement. Plusieurs pays appuy�rent
l'id�e de placer un accent sur l'�nergie renouvelable.
D'autres soulign�rent l'importance de l'efficience �nerg�tique
et des technologies avanc�es en mati�re de combustibles
fossiles. Quelques d�l�gations appel�rent � l'instauration
d'un esprit de coop�ration dans le processus de r�daction de
la D�claration. Les consultations se poursuivront de mani�re
officieuse.
LES GROUPES DE CONTACT
LE GCE: Le Pr�sident Jos� Romero
indiqua que de nouveaux libell�s portant sur l'am�lioration
des lignes directrices ont �t� re�us de la part de l'UE et de
l'AUSTRALIE, du CANADA, du JAPON et des ETATS-UNIS. Les
Parties s'accord�rent sur la suppression d'un certain nombre
de dispositions figurant dans le texte du Pr�sident,
conform�ment � la proposition avanc�e par le G-77/Chine.
L'ARTICLE 6: Les Copr�sidents Gaye et
van Ypersele convoqu�rent ce groupe dans la soir�e. La CHINE,
appuy�e par le BOTSWANA et le SENEGAL, mais contr�e par l'UE
et le SRI LANKA, propos�rent que seules les ONG soient
autoris�es � pr�senter des soumissions sur le programme de
travail si leurs correspondants nationaux leur demandaient de
le faire. La NAMIBIE souligna l'importance d'une formation de
niveau tertiaire pour les scientifiques et des chercheurs et
propos�rent que le Secr�tariat �tablisse un registre des
ressources disponibles pour la formation. Le Groupe entendit
des points de vue divergents sur la question de la
proclamation d'une journ�e internationale consacr�e au th�me
des changements climatiques.
LULUCF DANS LE CADRE DU MDP: Les
Parties abord�rent la question de la non-permanence. Le
G-77/CHINE avan�a une proposition ax�e sur: les principes; les
�l�ments; et les th�mes transversaux ayant trait � la
non-permanence. L'UE proposa l'adoption d'un syst�me de
comptabilisation ax� sur les Unit�s Certifi�es Temporaires de
R�duction des Emissions (UCTRE). Les Parties d�battirent
�galement des questions ayant trait aux risques, � l'assurance,
� l'imputabilit� et aux droits en mati�re de carbone. Elles
s'accord�rent sur le besoin d'une analyse �conomique
officielle des syst�mes de comptabilisation potentiels. Le
Copr�sident Sach introduisit la question des m�thodologies �
retenir pour la d�termination des ann�es de r�f�rence. Les
discussions se poursuivirent jusque tard dans la nuit.
DANS LES COULOIRS
Les d�l�gu�s ont abord�, vendredi soir, la
question de l'avenir du r�gime. L'�change officieux des points
de vue sur la D�claration de Delhi qui s'est d�roul� plus t�t
dans la journ�e avait �t� marqu� par des prises de position,
teint�es d'�motion, sur la question des engagements des pays
en d�veloppement. Les derni�res du genre avaient �t� exprim�es
� Buenos Aires. Des rumeurs ont circul�s sur la possibilit� de
voir certains pays chercher � emp�cher la mention des
engagements des Parties non vis�es � l'Annexe I, dans la
D�claration, en demandant un nouvel instrument consacr� �
l'adaptation.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU PROTOCOLE: Le
groupe de contact charg� de ce th�me se r�unira � 10h en Salle
4.
LES REGISTRES: Le groupe de contact charg�
de ce th�me se r�unira � midi en Salle 2
R&OS: Le groupe de contact charg� de ce
th�me se r�unira � midi en Salle 3, puis de nouveau � 17h en
Salle 4.
LE GCE: Le groupe de contact charg� de ce
th�me se r�unira � 15h puis de nouveau � 20h en Salle 5.
LULUCF DANS LE CADRE DU MDP: Le groupe de
contact charg� de ce th�me se r�unira � 15h en Salle 4.
P&M: Le groupe de contact charg� de ce
th�me se r�unira � 15h en Salle 2. |