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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 203
Vendredi 25 Octobre 2002
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-8 DE LA CCCC
JEUDI 24 OCTOBRE 2001
Les délégués près de la Huitième Conférence
des Parties (CdP-8) de la CCCC se sont réunis dans trois
séances du SBI et dans deux séances du SBSTA. Le SBI s'est
penché sur: les communications nationales des Parties visées à
l'Annexe I; le mécanisme financier; le renforcement des
capacités; les effets adverses; la requête soumise par un
groupe de pays d'Asie Centrale et du Caucase, de l'Albanie et
de la République de Moldavie (CACAM) au regard de leur
situation dans le cadre de la CCCC; les questions
administratives et financières; la proposition de la Croatie
concernant la question de LULUCF. Pour sa part, le SBSTA a
planché sur: les thèmes méthodologiques; la question des HFC
et des PFC; la recherche et l'observation systématique (ROS);
le Troisième Rapport d'Evaluation du GIEC (TRE); et les "bonnes
pratiques" en matière de politiques et de mesures (P&M). Des
groupes de contact groups sur les P&M, la recherche et
l'observation systématique (ROS), le Groupe Consultatif
d'Experts (GCE) et des puits de fixation du carbone dans le
cadre du MDP, ont été également convoqués dans la soirée.
LE SBSTA
LES THEMES METHODOLOGIQUES: Les activités
de mise en œuvre conjointe: Le Secrétariat introduisit un
rapport de synthèse faisant état de la soumission de cinq
nouveaux projets AIJ et indiquant que le nombre total de ces
projets a atteint 157.
LULUCF dans le cadre du MDP: La FAO
présenta un rapport sur le récent atelier organisé sur le
thème des définitions ayant trait au secteur forestier et qui
visait à établir un cadre pour la nouvelle terminologie
carbonique plutôt qu'à formuler des définitions standards. La
MALAISIE souligna l'importance de s'assurer de l'intégrité
environnementale des projets MDP. Le BRESIL appuya l'idée
d'élaborer "une formulation commune." Les ETATS-UNIS et l'UE
apportèrent leur soutien à l'approche de comptabilisation
proposée par la Colombie, basée sur un calcul en tonne/année.
Se déclarant opposée à la proposition avancée par le Canada
durant la SBSTA-16 et appelant à modifier l'année de référence
de 1989, l'UE souligna son appui en faveur des définitions
établies dans les Accords de Marrakech. La COLOMBIE déclara
que l'année de référence 1989 risquait d'entraver les projets.
Le JAPON indiqua que les règles applicables aux puits de
fixation du carbone, mises en place dans le cadre du MDP, ne
devaient pas être restrictives plus que de raison, et proposa
que les définitions et les modalités soient approuvées dans un
même paquet, à la CdP-9. Le SENEGAL, au nom du Groupe Africain,
déclara que les définitions et les modalités doivent être
souples et applicables au contexte écologique local. La
représentante mit en relief les liens avec la lutte contre la
pauvreté et contre la désertification. TUVALU, au nom des PEID,
souligna la nécessité de mener une évaluation des effets
sociaux et environnementaux des projets. Le Président
Thorgeirsson indiqua qu'un groupe de contact sera convoqué
sous la coprésidence de Thelma Krug (Brésil) et Karsten Sach (Allemagne).
La proposition brésilienne sur les aspects
scientifiques et méthodologiques: Le Secrétariat parla de
la réunion d'experts, tenue récemment. Le BRESIL mit l'accent
sur l'attribution des causes et des conséquences dans la
détermination des contributions aux changements climatique.
Contré par l'ARABIE SAOUDITE mais appuyé par le MEXIQUE et
l'UE, le délégué recommanda le renouvellement du mandat du
SBSTA sur ce thème. Les ETATS-UNIS, le CANADA et l'AUSTRALIE
firent part de leurs réserves concernant le manque de rigueur
de la recherche effectué sur la question des attributions. Des
consultations seront conduites par Murray Ward (Nouvelle
Zélande) et Gylvan Meira Filho (Brésil) autour de ce sujet.
Les questions ayant trait aux HFC et PFC:
Au sujet du lien entre les efforts visant à protéger la couche
d'ozone et le système climatique de la planète, le GIEC et le
Groupe chargé de l'Evaluation Economique et Technologique (GEET)
du Traité de Montréal, présentèrent un papier sur
l'élaboration du Rapport Spécial sur les pratiques et les
technologies, aux fins d'aider les Parties dans le traitement
des questions ayant trait aux alternatives des substances
nocives à la couche d'ozone. Plusieurs Parties appuyèrent
l'idée d'avoir un rapport intégré unique, à parachever par la
CdP-11. L'AUSTRALIE souligna que le travail futur doit être
neutre du point de vue politique et non normatif. Richard
Bradley (Etats-Unis) conduira des consultations autour du
projet de conclusions du SBSTA et du projet de décision de la
CdP.
La recherche et l'observation systematique:
Le Président Thorgeirsson déclara qu'un débat de fond avec le
GIEC et avec les représentants du corps de la recherche
internationale, autour des recommandations formulées par la
recherche et fournies dans le TRE, aura lieu durant la
rencontre prévue en marge de la conférence le lundi 28 octobre.
Le SBSTA a entendu un certain nombre d'exposés et de mises à
jour de recherche, présentés par les représentants du
Programme Mondiale de la Recherche Climatique, du Programme
International Géosphère-Biosphère, du Programme International
sur les Dimensions Humaines et du GCOS. Les Parties
procédèrent à un échange de points de vue sur les thèmes
prioritaires et le Président Thorgeirsson nota la convergence
des opinions sur: les effets, la vulnérabilité et l'adaptation;
les capacités adaptatives et les options offertes en matière
d'adaptation; l'évaluation et la gestion des risques; la
gestion des ressources dans le contexte des changements
climatiques; les voies et moyens de traiter la question des
incertitudes; et les voies menant à stabilisation. Au sujet de
l'observation systématique, Thorgeirsson nota l'existence d'un
soutien en faveur de la mise en place d'un fonds volontaire
pour les GCOS. Il indiqua qu'un groupe de contact sera
convoqué par Sue Barrell (Australie) et S.K. Srivastav (Inde).
LE TRE DU GIEC: Plusieurs Parties
plaidèrent pour l'exploration des voies et moyens d'utiliser
les données figurant dans le TRE. L'UE, contrée par les
ETATS-UNIS et la MALAISIE, intervenant au nom du G-77/CHINE,
proposa d'ajouter à l'ordre du jour, un point sur les thèmes
méthodologiques ayant trait à la stabilisation des émissions
de GES. Le Président Thorgeirsson indiqua qu'il élaborera les
conclusions.
LES P&M: Le Président Thorgeirsson
présenta un rapport sur les consultations menées au cours de
la période intersessions, faisant état de l'accord conclu
selon lequel les prochaines étapes doivent englober le
renforcement des approches basées sur la 'web' en matière
d'échange d'informations et dans les travaux futurs sur
l'élaboration et le partages des expériences d'auto-évaluation
dans le domaine des P&M. Un groupe de contact, coprésidé par
Peer Stiansen (Norvège) et Suk-Hoon Woo (République de Corée)
fut convoqué.
LE SBI
LES COMMUNICATIONS NATIONALES DES PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I: L'UE requit du SBSTA de considérer
l'intégration de la question de l'établissement des rapports
sur les P&M, et a proposé que les quatrièmes communications
nationales puissent être soumises le 4 janvier 2006, de
manière à coïncider avec le processus des rapports sur les
progrès palpables réalisés. Le CANADA, appuyé par les
ETATS-UNIS, affirma qu'il était prématuré d'opérer des
révisions majeures dans les directives. L'INDE mit en exergue
le renforcement du processus d'élaboration des rapports pour
les Parties visées à l'Annexe I. Le Président Estrada indiqua
qu'il produira des recommandations pour le SBI, sur la base
des consultations avec les délégués.
LE MECANISME FINANCIER: Le FEM
introduisit le rapport FEM portant sur l'accord concernant la
troisième reconstitution de fonds et l'approbation des
procédures administratives et opérationnelles devant régir le
nouveau fonds réservé aux changements climatiques. Le
Secrétariat introduisit le rapport concernant l'évaluation du
mécanisme de financement et portant sur: la transparence des
prises de décision; l'adéquation, la prévisibilité et le
déboursement des fonds; le montant des ressources réservées
aux pays en développement; et la viabilité des projets du FEM.
Plusieurs Parties soulignèrent le besoin d'intégrer le cycle
des projets du FEM et la mise en opération du Fonds Spécial
consacré aux Changements Climatiques et aux PMA.
L'IRAN, au nom du G-77/CHINE, fit part de
ses réserves concernant les conditions requises pour le
financement accordé par le FEM. TUVALU et l'ERYTHREE notèrent
les problèmes rencontrés dans le processus de communication
entre mécanisme de financement et les agences d'exécution. Le
KENYA appela à des améliorations dans la fourniture de l'aide
en faveur des projets d'adaptation et d'élaboration de
politiques et de stratégies climatiques. Le CANADA félicita le
FEM pour sa stratégie d'adaptation. Le BANGLADESH fit part de
ses réserves concernant la répartition inégale des fonds sur
les régions. Le Président Estrada mit en garde contre les
éventuelles contradictions entre les directives de la CdP à
l'intention du FEM, et les décisions du FEM sur la question
des modalités.
Le FEM signala que le travail sur la mise
en opération du fonds consacré au PMA était en cours. Le
représentant nota par ailleurs que le FEM se tenait prêt à
adopter des directives plus détaillées sur les activités
devant être menées dans les domaines de l'atténuation des
effets et de l'adaptation, au cas où il serait instruit d'agir
ainsi, par la CdP. Il ajouta que les contraintes pos�es en
mati�res de ressources pouvaient �tre aplanies si les projets
int�graient plusieurs conventions � la fois. La BANQUE
MONDIALE, en tant que l'une des trois agences d'ex�cution du
FEM, informa les d�l�gu�s de l'accroissement de l'efficacit�
de son travail, mettant en relief quelques sources possibles
d'inefficacit�, et pr�cisa que ses co�ts administratifs
�taient relativement peu �lev�s. Le Pr�sident Estrada indiqua
qu'il �laborera un texte sur l'�valuation du m�canisme de
financement.
S'agissant du financement accord� dans le
cadre de la CCCC, le FEM nota que ses proc�dures
op�rationnelles actuelles s'appliqueraient au Fonds Sp�cial
consacr� aux Changements Climatiques, en attendant que la CdP
fournisse des directives suppl�mentaires. Le repr�sentant
souligna l'importance de la d�termination des sources de
financement de ce Fonds. Le Pr�sident Estrada requit du
Secr�tariat, l'�laboration de ces directives pour
consid�ration par le SBI. Au sujet des directives
suppl�mentaires devant �tre fournies � l'entit� charg�e du
m�canisme de financement, l'OUGANDA, appuy� par le GHANA,
l'INDE, l'ARABIE SAOUDITE et le BANGLADESH, appel�rent au
renforcement des capacit�s des correspondants nationaux, et au
transfert des technologies. Le Pr�sident Estrada requit du
Secr�tariat, l'�laboration d'un projet de d�cision pour examen
par le SBI.
CACAM: Le Pr�sident Estrada fit �tat de
l'absence de consensus autour de la proposition �manant du
groupe de pays CACAM, indiquant toutefois que les Parties se
sont accord�es pour dire que les pays doivent �tre en mesure
d'acc�der aux ressources financi�res mise � disposition dans
les d�cisions de la CCCC. L'OUZBEKISTAN, au nom du groupe
CACAM, proposa la d�finition "pays en d�veloppement et autres
pays non inclus dans l'Annexe I." Le CANADA, avec l'UE, mais
contr� par l'INDE, d�clara que l'ajustement propos� dans la
d�finition �tait requit pour permettre au groupe CACAM
d'obtenir une repr�sentation au sein du Groupe d'Experts sur
le Transfert des Technologies.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET
FINANCIERES: Le Secr�tariat pr�senta ses rapports
concernant les questions administratives et financi�res. Le
CANADA, appuy� par la SUISSE et la BULGARIE, encouragea les
Parties � s'assurer du paiement des contributions en temps
opportun. Le d�l�gu� requit du Secr�tariat, la fourniture de
ses besoins budg�taires pour la couverture des activit�s ayant
trait � la mise en application des Accords de Marrakech. Le
Pr�sident Estrada �laborera les conclusions concernant ce
sujet.
AUTRES QUESTIONS: La CROATIE nota la
proposition concernant son couvert forestier et sugg�ra que le
sujet soit d�f�r� en attendant le r�sultat des n�gociations
men�es au sein du SBSTA. Le CANADA, contr� par l'UE, apporta
son appui � la proposition croate et requit davantage
d'informations sur la question de l'�valuation du couvert
forestier.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: La
BULGARIE, au nom du Groupe Central des Onze (GC-11), appela �
la poursuite des consultations en vue d'�laborer le cadre
futur n�cessaire aux pays en transition �conomique. La
TANZANIE, au nom du G-77/CHINE, fit part de ses r�serves
concernant le fait que la d�cision de la CdP-7 n'ait pas �t�
mise en application par le FEM et ses partenaires, les pays
industrialis�s. Les discussions se poursuivirent tard dans la
nuit.
LES GROUPES DE CONTACT
LES P&M: Le Copr�sident Stiansen
demanda aux participants de pr�senter leurs points de vue sur
les �ventuelles actions futures. Plusieurs Parties pays en
d�veloppement firent objection � un �change d'information �
caract�re volontaire sur les P&M des pays en d�veloppement, et
fit part de ses r�serves concernant le manque de donn�es
actuellement disponibles sur les effets adverses. Les Parties
s'accord�rent sur le besoin de poursuivre le travail sur les
m�thodes d'�valuation.
LE GCE: Pr�sid� par Jos� Romero, ce
groupe discuta des am�liorations � apporter aux directives
devant encadrer l'�laboration des communications nationales
des Parties non vis�es � l'Annexe I. Les Parties s'accord�rent
sur l'utilisation du texte �labor� par le G-77/Chine, comme
plate-forme de discussion. Le Pr�sident du SBI, Estrada,
souligna la n�cessit� d'avoir des indications claires, dans
les directives, quant aux intentions de la CdP pour ce qui est
des contributions financi�res additionnelles devant �tre
apport�es par le FEM. Les Parties d�battirent du point de
savoir quels articles doivent �tre pris en compte dans les
objectifs des directives.
ROS: Les Copr�sidents Barrell et
Srivastav conduisirent les discussions qui se focalis�rent sur
l'importance du financement pour la r�alisation des
am�liorations devant �tre apport�es aux syst�mes d'observation
syst�matique. Plusieurs Parties apport�rent leur appui � la
proposition australienne appelant � la mise en place d'un
fonds administr� par le GCOS et orient� vers les besoins de
grande prioritaire, laquelle proposition n�cessite d'�tre
examiner de mani�re plus approfondie en conjonction avec le
rapport attendu sur la question de l'ad�quation des syst�mes
d'observation. Les copr�sidents fourniront un projet de
conclusions pour discussion, vendredi.
LULUCF DANS LE CADRE DU MDP: Les
Copr�sidents Krug et Sach conduisirent les discussions
proc�durales autour de la question des d�finitions et des
modalit�s devant encadre les activit�s d'afforestation et de
reforestation men�es dans le cadre du MDP. Les d�l�gu�s
d�cid�rent de se focaliser sur les questions techniques.
Quelques Parties firent part de leurs r�serves concernant
l'absence de consensus autour des d�finitions.
EVALUATION DU TRAVAIL METHODOLOGIQUE
RELEVANT DES DIRECTIVES CONCERNANT LES INVENTAIRES:
Pr�sid� par Harald Dovland (Norv�ge), le groupe de contact
officieux sur l'�valuation m�thodologique, parvint � un accord
sur les questions en suspens et sur le projet de conclusions.
DANS LES COULOIRS
Jeudi, les d�l�gu�s ont donn� leurs points
de vue, dans nombre de s�ances pl�ni�res et de groupes de
contact. Plusieurs observateurs ont n�anmoins fait part de
leurs r�serves concernant le fait que le contenu potentiel de
la D�claration de Delhi soit encore envelopp� de secret.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SBSTA: Le SBSTA se r�unira � 10h en
Salle 5, pour proc�der � l'examen: de la coop�ration avec les
organisations internationales pertinentes; de l'Article 6 (�ducation,
formation et conscientisation du public); des questions ayant
trait � l'�nergie propre ou moins �mettrice de GES; et des
questions ayant trait � l'ex�cution de l'Article 2.3 (effets
adverses des P&M) du Protocole.
SBI: Le SBI se r�unira � 10h dans la
Salle des R�unions Pl�ni�res pour traiter les questions: des
effets adverses; des PMA; et des arrangements � retenir pour
les r�unions intergouvernementales.
PLENIERE DE LA CdP: La CdP se r�unira �
15 dans la Salle des R�unions Pl�ni�res pour consid�rer la
question du suivi du SMDD et le rapport du Comit� Ex�cutif du
MDP. La pl�ni�re proc�dera ensuite � un �change de vue et � la
fourniture de contributions textuelles pour la D�claration de
Delhi, dans un cadre officieux.
GCE: Ce groupe de contact se r�unira �
17h dans la Salle B, pour poursuivre les discussions autour de
l'am�lioration des directives concernant les communications
nationales des Parties vis�es � l'Annexe I.
ARTICLE 6: Le groupe de contact charg�
de ce sujet se r�unira dans la Salle 2, � 18h.
LULUCF DANS LE CADRE DU MDP: Le groupe
de contact charg� de ce sujet se r�unira dans la Salle 4 �
20h. |