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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 186
Mercredi, 7 Novembre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
MARDI 6 NOVEMBRE 2001
Les délégués près de la
CdP-7 se sont réunis au sein du SBSTA et du SBI pour
l'adoption d'un certain nombre de projets de décisions et de
conclusions. Les négociations se sont également poursuivies
autour des thèmes des mécanismes, du contrôle du respect
des dispositions et des Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des données) et 8
(évaluation des informations) du Protocole. Une séance
plénière tenue tard dans la soirée a fait le point des
progrès réalisés.
LE SBSTA
La dernière réunion de la
SBSTA-15 se tint dans l'après-midi. Les délégués devaient
y adopter le procès-verbal de la session ainsi que les
conclusions touchant au sujets ci-après, sans outre
discussion: les activités en cours en matière d'élaboration
des rapports et des inventaires de GES émanant des Parties
visées à l'Annexe I; les émissions provenant des carburants
des véhicules; les orientations en matière de bonnes
pratiques devant encadrer les activités relevant du thème de
LULUCF; les émissions provenant des récoltes forestières et
des produits ligneux; le transfert des technologies; la
coopération avec les organisations internationales
pertinentes; l'éducation, la formation et la conscientisation
du public; les activités de mise en œuvre concertée (AIJ);
et les circonstances particulières de la Croatie.
S'agissant des questions
organisationnelles, les délégués procédèrent à
l'élection de Philip Weech (les Bahamas) en qualité de
Vice-président du SBSTA, et Tatyana Ososkova (Ouzbékistan)
en qualité de Rapporteur du SBSTA. Au sujet des méthodes
devant être utilisées dans l'évaluation des effets et de
l'adaptation, les conclusions furent amendées de manière à
intégrer une référence aux organisations internationale à
vocation "mondiale et régionale." Les conclusions
concernant les questions ayant trait aux HFC et aux PFC furent
amendées pour préciser, sur proposition de la Chine, que
seules les Parties "visées à l'Annexe I" sont
encouragées à procéder à la mise à jour des informations
concernant les moyens utilisés pour la limitation de telles
émissions. Les conclusions ayant trait à la proposition du
Canada appelant à un recours aux énergies plus propres ou
aux énergies émettant moins de gaz à effet de serre, furent
adoptées, avec l'UE soulignant la nécessité de bien
définir les termes de référence de l'atelier.
Au sujet des P&M, l'UE
proposa de faire référence plutôt au rapport de l'atelier
tenu en octobre 2001, qu'à ses termes de référence.
L'ARABIE SAOUDITE, contrée par la POLOGNE, la SUISSE, la
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE et le CANADA, plaida pour la
suppression du paragraphe invitant les Parties à considérer
et à soumettre leurs points de vue sur l'atelier et sur
l'action nécessaire à l'avancement du travail sur les
P&M. Après un certain débat, les conclusions d'origine
furent adoptées, avec l'UE exprimant sa réticence à ce
faire.
Au sujet des conclusions
ayant trait au Troisième Rapport d'Evaluation (TRE) du GIEC,
l'ARABIE SAOUDITE et le KOWEIT proposèrent de déférer la
question à la SBSTA-16. L'UE et d'autres Etats encouragèrent
l'adoption des conclusions. Après de nouvelles consultations
informelles, un texte de compromis fut approuvé. Les
références à la détermination des "implications"
du TRE furent supprimées, et la portée de l'atelier proposé
sur le TRE fut amendée de manière à intégrer des
références à "l'incertitude scientifique" et aux
"effets des mesures."
LE SBI
Le SBI se réunit dans
l'après-midi pour reprendre l'examen des points inscrits à
son ordre du jour. Dans le cadre des questions
organisationnelles, les délégués procédèrent à
l'élection de Daniela Stoytcheva (Bulgarie) en qualité de
Vice-présidente du SBI et Emily Ojoo-Massawa (Kenya) en
qualité de Rapporteur du SBI. Au sujet des questions
transmises aux SBI par la CdP, les délégués adoptèrent les
projets de conclusions concernant le rapport du FEM. Le SBI
décida ensuite de recommander à la CdP une décision
amendant la liste figurant dans l'Annexe II, par la
suppression de la Turquie, et invitant les Parties à
reconnaître ses circonstances particulières en tant que
Partie visée à l'Annexe I. Au sujet de la proposition du
Kazakhstan d'ajouter son nom dans la liste figurant dans
l'Annexe I, le SBI adopta des conclusions stipulant que la CdP
note que le Kazakhstan, entre autres, deviendra Partie
visée à l'Annexe I, pour les objectifs du Protocole, et ce,
dès sa ratification.
Au sujet des dates et lieu
de la CdP-8, Karsten Sach (Allemagne) rapporta que deux
Parties étaient encore en train de considérer les
possibilités d'accueillir l'événement. Les délégués
adoptèrent ensuite les projets de conclusions concernant le
calendrier des réunions des organes de la Convention au cours
de la période 2005-2007 et concernant la faisabilité de
l'élaboration des lignes directrices devant encadrer
l'évaluation des communications des pays visés à l'Annexe
I, et recommandèrent à la CdP, le projet de décision
concernant l'évaluation des troisièmes communications
nationales et le fichier d'experts. Le SBI transmit à la CdP
le projet de décision concernant la troisième compilation et
synthèse des premières communications nationales émanant
des Parties non visées à l'Annexe I. Au sujet du GCE, la
Présidente du Groupe de Contact Ojoo-Massawa souligna que les
paragraphes portant sur les PANA et sur le Groupe d'Experts
sur les PMA ont été laissés entre crochets en attendant le
résultat des discussions menées au sein du groupe chargé
des PMA. L'approbation des projets de décisions pertinents
fut déférée.
Les délégués adoptèrent
également: les projets de conclusions concernant la mise à
disposition d'un soutien financier et technique; le rapport du
GCE; le budget programmatique de la biennale 2002-2003; et les
recommandations concernant la performance financière
intérimaire de l'exercice 2000-2001. Au sujet des questions
administratives et financières, les délégués notèrent que
les éventuelles options de la réponse à apporter au retard
de paiement des contributions n'ont pas fait l'objet d'un
accord et qu'il a été décidé de renvoyer la question à la
SBI-16. Au sujet de l'application de l'Accord concernant le
Siège, aucune avancée ne fut enregistrée et la question fut
conclue à la SBI-15.
Le Président Ashe nota que
la considération du procès-verbal de la session et des
questions ayant trait aux PMA et au GCE serait déférée,
jeudi, à la prochaine réunion du SBI.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: Le groupe de négociation
sur les Articles 5, 7 et 8 se réunit, le matin, pour l'examen
des questions en suspens. Le JAPON mit en exergue sa
proposition concernant l'évaluation des possibilités de
rétablir l'éligibilité à l'utilisation des mécanismes.
Plusieurs Parties apportèrent leur appui à la proposition,
suggérant d'élaborer la question au cours d'une prochaine
session du SBSTA. Le JAPON accepta d'examiner la proposition
de manière bilatérale pour parvenir à quelques accords de
base, puis introduisit une autre proposition portant,
celle-ci, sur l'évaluation de la compilation et du rapport
d'évaluation de la conformité à l'Article 3.1 (quantité
assignée).
Au sujet du projet de
décision de la CdP concernant l'Article 8, les délégués
s'accordèrent sur l'insertion d'un libellé requérant de la
SBSTA-16, le démarrage de l'examen des lignes directrices
devant encadrer les thèmes nouveaux et supplémentaires, y
compris ceux non résolus transmis par la SBSTA-15. Au sujet
du projet de décision de la CdP/RdP-1 concernant l'Article 7,
les délégués s'accordèrent sur la suppression du
sous-alinéa appelant à faire de la non soumission des
données concernant les réserves de la période d'engagement,
un critère d'éligibilité à l'utilisation des mécanismes.
Les délégués passèrent
ensuite aux questions en suspens ayant trait au thème de
LULUCF figurant dans les lignes directrices relatives à
l'Article 7 et dans la décision de la CdP/RdP-1 qui s'y
rapporte. Au terme d'un long débat, ayant inclus des
propositions de compromis avancées par plusieurs Parties et
par le Président Dovland, le paquet LULUCF fut transmis aux
ministres avec, comme principal point de controverse, la
question de savoir si les principes encadrant le thème de
LULUCF, tels que stipulés dans les Accords de Bonn, devaient
donner lieu à des exigences obligatoires particulières en
matière d'élaboration des rapports, dans le cadre des lignes
directrices relevant de l'Article 7 ou devaient rester de
simples principes d'orientation.
Au sujet de la perte de
l'éligibilité à l'utilisation des mécanismes mentionnée
dans la décision de la CdP/RdP-1 concernant l' Article 7, les
Parties procédèrent à l'examen d'un paquet proposé par
l'UE concernant les seuils, lequel implique une perte
d'éligibilité en cas de non soumission de l'inventaire
annuel ou de non inclusion des estimations atteignant ou
dépassant sept pour cent, de quelque catégorie de source.
Les délégués acceptèrent provisoirement la proposition de
l'UE en attendant le résultat des discussions pertinentes
menées dans le groupe sur le thème des mécanismes.
Au sujet de l'élaboration
des rapports relevant de l'Article 7.2 (communications
nationales) concernant les P&M, les délégués ne
parvinrent pas � s'accorder sur le point de savoir si
l'�laboration des rapports devait, oui ou non, prendre en
ligne de compte, les d�cisions pertinentes prises par la CdP
et par la CdP/ RdP.
Reprenant les travaux dans
une s�ance nocturne, le groupe proc�da � l'examen des
libell�s crochet�s portant sur l'�valuation des
informations relevant de l'Article 3.14 (effets adverses) du
Protocole, dans les lignes directrices pr�vues dans le cadre
de l'Article 8. Le Pr�sident Dovland mit en relief une
proposition de compromis appuyant l'�laboration de rapports
annuels ainsi que de rapports p�riodiques assortis d'une
�valuation des donn�es relevant de l'Article 3.14, et
indiqua que le principal point de d�part est celui de savoir
si la non soumission de ces rapports doit, oui ou non,
d�clencher une perte de l'�ligibilit� � l'utilisation des
m�canismes. Les Parties ne parvinrent pas � s'accorder sur
cette question. Au sujet de la nouvelle proposition avanc�e
par la Russie concernant la confidentialit�, les Parties
firent part de leurs r�serves, et la question ne fut pas
r�solue. Au sujet de la compl�mentarit� mentionn�e dans
les lignes directrices relevant de l'Article 7, le d�l�gu�
des ETATS-UNIS, appuy� par le CANADA, souligna l'absence de
cadre juridique dans la proposition chinoise sp�cifiant
l'objectif de la r�duction de d�calages constat�s dans les
�missions par habitant, entre les pays industrialis�s et les
pays en d�veloppement. Les travaux se poursuivront
probablement dans des consultations informelles.
LE RESPECT DES DISPOSITIONS:
Le groupe de n�gociation sur le contr�le du respect des
dispositions tint une s�ance nocturne consacr�e � l'examen
du nouveau papier officieux des Copr�sidents concernant ce
th�me, du "paquet propos� par l'UE/le groupe
Umbrella," ainsi que du nouveau texte du projet de
d�cision de la CdP. Le CANADA introduisit le paquet propos�,
soulignant qu'il �tait focalis� sur le d�clenchement, sur
le recours en appel, sur le plan d'action et sur la suspension
de l'�ligibilit� � proc�der des transferts dans le cadre
de l'Article 17. Le G-77/CHINE et le GROUPE POUR L'INTEGRITE
ENVIRONNEMENTALE apport�rent leur appui au paquet. Le
d�l�gu� des PAYS-BAS pr�senta ensuite un rapport sur le
r�sultat des consultations autour des questions en suspens
non refl�t�es dans le nouveau papier officieux des
Copr�sidents. Au sujet du mandat de la branche charg�e de la
facilitation, l'orateur rapporta la conclusion d'un accord sur
la suppression du libell� stipulant qu'elle �tait "la
seule branche" charg�e du traitement des questions de
mise en application. Au sujet des sanctions applicables par la
branche charg�e de la facilitation, il indiqua que les
d�l�gu�s ont d�cid� que ces derni�res s'appliqueront
plut�t "en tenant compte," que "sur la
base" du principe de responsabilit�s communes mais
diff�renci�es et des capacit�s respectives. Les d�l�gu�s
approuv�rent le nouveau papier officieux des Copr�sidents
concernant les proc�dures et m�canismes, tel qu'amend�.
Everton Vargas (Br�sil) pr�senta ensuite un rapport sur les
consultations qu'il a mod�r� et qui portait sur le projet de
d�cision de la CdP et recommanda que le groupe adopte le
projet de d�cision propos�, moyennant un amendement textuel
mineur. Les d�l�gu�s approuv�rent, parachevant ainsi les
travaux du groupe de n�gociation.
LES MECANISMES:
Les d�l�gu�s tinrent, le matin, une br�ve s�ance de
travail du groupe de n�gociation. Le Copr�sident Estrada
indiqua que les Copr�sidents m�neront des consultations
informelles bilat�rales en vue de produire un nouveau texte
sur les m�canismes, acceptable � toutes les Parties.
L'orateur pr�cisa aussi que le comit� de r�daction sur
l'Article 7.4 pr�sid� par Murray Ward poursuivra ses
travaux, en commen�ant par la troisi�me partie du papier
officieux consacr� aux modalit�s devant encadrer la
comptabilit� des quantit�s assign�es, qui traite de la
question de compilation et de comptabilit� des inventaires
d'�mission et des quantit�s assign�es.
Le d�l�gu�s se r�unirent
de nouveau dans la soir�e pour entendre le feedback des
Copr�sidents sur le nouveau texte concernant les questions
non r�solues ayant trait aux m�canismes et � l'Article 7.4.
Le Copr�sident Estrada rapporta que des progr�s ont �t�
accomplis autour de questions cl�s touchant aux r�serves de
la p�riode d'engagement, aux registres des transactions, aux
crit�res d'�ligibilit�, et � la d�finition des unit�s, y
compris celle des unit�s de suppression. Des divergences
demeurent, toutefois, sur nombre de points. Au sujet des
n�gociations autour de l'Article 7.4, le Pr�sident Ward
rapporta que des divergences non r�solues demeuraient encore
autour de la troisi�me partie du papier officieux. La
r�union se termina avec les Parties d�cidant de transmettre
le nouveau texte des Copr�sidents concernant les m�canismes,
� la Pl�ni�re, entendu que plusieurs pays n'approuvaient
pas le projet de texte.
LA PLENIERE
Au cours d'une s�ance
pl�ni�re tenue tard dans la soir�e, le Pr�sident de la
CdP-7, Elyazghi, invita les Pr�sidents du groupe de
n�gociation � pr�senter un rapport sur l'�tat d'avancement
de leurs travaux. Le Copr�sident du groupe sur le contr�le
du respect des dispositions, Slade, rapporta que le texte a
�t� pleinement approuv� et, avec le Copr�sident Dovland,
remercia l'ensemble des d�l�gations. Les Copr�sidents du
groupe sur les M�canismes, Estrada et Chow, rapport�rent
qu'un certain progr�s a �t� enregistr�, m�me si quelques
questions "controvers�es" transmises par les trois
comit�s de r�daction sont rest�es dans le texte qui sera
soumis aux ministres. Au sujet des Articles 5, 7 et 8, le
Pr�sident Dovland mit en exergue deux questions non r�solues
par les d�l�gu�s, notamment, celle de l'�laboration des
rapports sur les activit�s relevant du th�me de LULUCF et
celle de l'�valuation et des sanctions devant �tre pr�vues
pour les cas de non soumission de rapports concernant
l'Article 3.14. L'orateur sugg�ra qu'avec l'ach�vement des
travaux sur le contr�le du respect des dispositions, cette
question sera sans doute plus facile � r�soudre, et nota que
le travail du groupe autour de l'Article 7.4 ne pouvait �tre
finalis� que lorsque celui du groupe sur les m�canismes aura
�t� parachev�.
DANS LES COULOIRS
La CdP-7 a suscit�, � la
fois, des expressions de satisfaction et de d�ception, jeudi
soir, au moment o� les n�gociateurs sont parvenus � un
accord autour du th�me du contr�le du respect des
dispositions en ratant de peu ceux autour des m�canismes et
des Articles 5, 7 et 8. Les poign�es de mains et les
embrassades qui ont marqu� la fin des travaux du groupe sur
le respect des dispositions, n'ont pas emp�ch� quelques
observateurs de se perdre en conjectures quant aux concessions
qui ont permis la r�alisation de cet accord. L'humeur
g�n�rale dans le groupe sur les m�canismes �tait moins
excit�e. Bien que le nouveau texte des Copr�sidents soit
d�pourvu de crochets, il �tait �vident que nombre de
questions cl�s y restaient encore � r�soudre. Sur une note
optimiste, cependant, certains ont affirm� que nonobstant le
fait que le papier ne soit pas un document approuv�, il
�tait quand m�me plus avantageux d'avoir un texte propre
qu'un texte plein de crochets.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SEGMENT DE HAUT NIVEAU:
La r�union de haut niveau de la CdP-7 commencera par une
c�r�monie de bienvenue � 10h dans la Salle des Ministres. A
15h, dans la Salle Pl�ni�re I, les ministres et autres chefs
de d�l�gation commenceront � pr�senter leurs d�clarations
officielles, qui se poursuivront tout au long des deux
prochaines journ�es. |