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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 184
Lundi, 5 Novembre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001
Les délégués près de la
CdP-7 se sont réunis dans les groupes de négociation sur les
mécanismes et sur les Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des données) et 8
(évaluation des informations) du Protocole. Par ailleurs, les
comités de rédaction ont poursuivi leurs travaux sur les
thèmes des mécanismes, du contrôle du respect des
dispositions, des Articles 5, 7 et 8, et du Groupe Consultatif
d'Experts (GCE), et des groupes informels ont été convoqués
sur un certain nombre de sujets, notamment celui des PMA et
celui du Troisième Rapport du GIEC. Samedi soir, le Bureau
élargi s'est réuni pour faire le point des progrès
réalisés et pour décider de la marche à suivre.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
LES MECANISMES:
Le groupe de négociation sur ce thème se réunit, le matin,
pour procéder à l'examen du projet de décision de la CdP
ainsi que le reste des questions ayant trait à l'Annexe sur
les modalités et les procédures devant régir le MDP. Le
CANADA, l'UE et la NORVEGE souhaitèrent avoir des
éclaircissements sur l'élection des membres remplaçants du
Comité Directeur. La NORVEGE, contrée par SAMOA, suggéra la
suppression de la référence à l'élection des membres
remplaçants. Le Coprésident Chow référa le sujet à des
consultations informelles entre les Parties concernées. Au
sujet des conditions exigées en matière d'enregistrement
quant à l'émission des REC dans les comptes en suspens, les
Parties adoptèrent un projet de texte stipulant qu'elles
pourraient revisiter la question après la considération des
projets de décisions et le texte de l'Article 7.4 (quantités
assignées).
Les délégués portèrent
ensuite leur attention sur le projet de décision de la CdP.
Au sujet du transfert des technologies dans le cadre du MDP,
la NORVEGE, appuyée par le JAPON, proposa l'introduction
d'amendements stipulant que les activités des projets
inscrits dans le cadre du MDP devaient, le cas échéant,
donner lieu à un transfert de technologies et de
connaissances écologiquement rationnelles, outre celles
requises en vertu de l'Article 4.7 de la CCCC (transfert des
technologies) et de l'Article 10 du Protocole (poursuite de la
mise en application des engagements en vigueur). Le
G-77/CHINE, le BRESIL, la CHINE, l'ARABIE SAOUDITE et la
THAILANDE firent objection à ces amendements. La question fut
référée à des consultations informelles.
Au sujet des tâches du
Comité Directeur, SAMOA, la SUISSE, la NOUVELLE ZELANDE et
l'UE soulignèrent la nécessité pour le Comité Directeur de
tenir compte de l'information fournie par les Parties et par
les observateurs et les groupes sociaux accrédités, au
moment de procéder à l'évaluation des projets MDP. Le
CANADA souhaita avoir un délai pour examiner la question. Au
sujet de l'élaboration des définitions et des modalités de
l'inclusion de la création de forêts et du reboisement dans
le cadre du MDP, le JAPON et la COLOMBIE notèrent la
focalisation insuffisante sur les termes de référence devant
encadrer cette élaboration. Les délégués approuvèrent une
proposition avancée par l'UE appelant à la tenue, avant la
SBSTA-16, d'un atelier consacré à l'élaboration des termes
de référence et du programme de travail, et appelant, par
ailleurs, les Parties à faire parvenir leurs soumissions au
Secrétariat d'ici le 1er février 2002. Au sujet
de l'insertion des définitions et des modalités dans
l'Annexe attachée au projet de décision relatif au thème de
LULUCF, le JAPON, avec le CANADA, la COLOMBIE, l'AUSTRALIE et
le CHILI, proposa un certain nombre de références à
l'amélioration au moyen des sources et à la suppression au
moyen des puits de fixation. L'UE, le BRESIL, l'INDE, la CHINE
et SAMOA notèrent que de telles modifications impliquaient un
travail important à ce stade tardif de la réunion et
affirmèrent que cela risquait de déstabiliser ou de
préjuger des résultats du SBSTA. Au terme d'un long débat,
le Coprésident Estrada adopta le texte sans les amendements
proposés par le Japon. L'AUSTRALIE et le JAPON soulignèrent
l'absence de consensus autour de ce sujet. Le Coprésident
Estrada indiqua que cela sera reflété de manière adéquate.
Au sujet des projets
entamés en 2000 et avant l'adoption de cette décision, le
CANADA, le JAPON et la NORVEGE souhaitèrent avoir des
éclaircissements autour de la date butoir du 31 décembre
2005 suggérée pour l'éligibilité de ces projets à la
validation et à l'enregistrement. Le BRESIL s'opposa au
libellé suggérant qu'une date de démarrage de la période
de crédit précédant celle de l'enregistrement pouvait être
choisie. L'orateur expliqua qu'un projet donné ne pouvait pas
acquérir de crédits au titre des réductions amassées avant
son enregistrement, étant donné que c'est seulement après
l'enregistrement que toutes les dispositions relatives aux
modalités et aux procédures pouvaient être effectuées. Ces
questions furent transmises à de nouvelles consultations.
Le samedi après-midi, le
groupe se réunit de nouveau pour procéder à l'examen du
papier officieux des Coprésidents sur les modalités devant
encadrer la comptabilité des quantités assignées dans le
cadre de l'Article 7.4 du Protocole, qui avait été élaboré
après la soumission des propositions des Parties. Le
Coprésident Estrada introduisit le papier officieux, notant
que certaines parties du texte étaient encore incomplètes,
notamment le chapitre consacré à la compilation et à la
comptabilité des inventaires d'émission et des quantités
assignées. L'orateur indiqua, toutefois, que les questions
les plus ardues se trouvaient dans les chapitres parachevés.
Il nota les préoccupations concernant le libellé des
intitulés, et indiqua que l'une des options offertes,
consistait à supprimer ces derniers. Soulignant que le papier
officieux cherchait à réaliser des compromis acceptables
autour des points de divergence, il demanda aux Parties de
présenter leurs commentaires d'ordre général. Le G-77/CHINE
fit part de sa volonté de travailler sur la base du papier
officieux, tout en notant le manque de temps pour son examen
détaillé. Le JAPON mit en exergue les divergences d'opinion
autour de l'idée de conférer à la quantité assignée un
chiffre fixe. Les délégués se réunirent ensuite dans un
comité de rédaction présidé par Murray Ward (Nouvelle
Zélande) et procédèrent à un examen plus détaillé du
texte, identifiant les points nécessitant davantage de
travail. Parmi les points de divergence, il y a lieu de citer:
le montant du report, les questions techniques relevant de
l'Article 4 (mise en œuvre conjointe), et le calendrier des
émissions et des annulations relatives aux puits de fixation
du carbone.
Après la réunion du Bureau
élargi, samedi soir, les délégués se réunirent de nouveau
dans le groupe de négociation pour poursuivre l'examen du MDP
et du thème de l'échange des droits d'émission, ainsi que
de l'Article 7.4.
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: Le groupe de négociation
se réunit le matin pour une lecture intégrale de tous les
libellés qui avaient été revisités pour l'insertion des
modifications approuvées dans les comités de rédaction. Un
papier portant sur les lignes directrices agréées auparavant
pour les systèmes nationaux dans le cadre de l'Article 5.1
(systèmes nationaux) fut distribué et un amendement textuel
fut approuvé. Les délégués s'accordèrent ensuite sur les
projets de décisions de la Cd7 et de la CdP/RdP-1 concernant
l'Article 5.1. Dans la décision de la CdP/RdP-1 concernant
l'Article 5.2 (ajustements), les délégués laissèrent
ouverte la question de savoir si les désaccords intervenant
entre une Partie donnée et l'équipe d'experts d'évaluation
(EEE) autour d'un quelconque ajustement devait être transmis
à la CdP/RdP ou seulement à la Commission chargée du
Contrôle du Respect des Dispositions.
Dans les projets de
décisions de la CdP-7 et de la CdP/RdP-1 concernant les
lignes directrices relevant de l'Article 7, les délégués
déférèrent l'examen des questions ayant trait à l'Article
7.4 (les modalités devant encadrer la comptabilité des
quantités assignées) et au thème de LULUCF, un certain
nombre d'éléments pertinents étant encore en cours d'examen
dans d'autres groupes.
Les délégués se
penchèrent ensuite sur les lignes directrices relevant de
l'Article 7. Dans la première partie, Elaboration des
Compléments d'Information en vertu de l'Article 7.1
(inventaires), plusieurs chapitres furent approuvés, mais
celui consacré à l'information concernant l'inventaire des
gaz à effet de serre resta entre crochets en attendant les
conclusions sur le thème de LULUCF. Le chapitre consacré à
l'information concernant les ajouts et les soustractions
effectués dans les quantités assignées, resta entre
crochets en attendant les conclusions sur l'Article 7.4. Le
chapitre consacré à la minimisation des effets adverses
relevant de l'Article 3.14 (effets adverses) ne fut pas
approuvé, l'ARABIE SAOUDITE, contrée par le JAPON et
d'autres Etats, ayant suggéré que les Parties
"doivent" plutôt que "sont requis de"
fournir l'information.
Dans la deuxième partie,
Elaboration des Compléments d'Information en vertu de
l'Article 7.2 (communications nationales), le chapitre
consacré aux registres nationaux resta non résolu en
attendant les conclusions du groupe chargé de l'Article 7.4.
L'AUSTRALIE proposa la suppression du chapitre crocheté
consacré à l'élaboration des rapports concernant les
projets inscrits dans le cadre des mécanismes, notant que
cela était couvert par l'Article 7.4. Le libellé portant sur
la mise en œuvre conjointe fut laissé entre crochets.
L'ARABIE SAOUDITE plaida pour le maintien de libell�
crochet� portant sur l'�laboration des rapports concernant
l'Article 2.3 (effets adverses des P&Ms). SAMOA appuya le
maintien du libell� consacr� � l'�laboration des rapports
concernant les arrangements nationaux visant � s'assurer que
les activit�s entreprises dans le cadre du th�me de LULUCF
contribuent � la conservation de la biodiversit� et �
l'utilisation durable des ressources naturelles.
Les Parties pass�rent
ensuite aux lignes directrices r�gissant l'�valuation devant
�tre effectu�e dans le cadre de l'Article 8, en commen�ant
par l'examen des propositions textuelles avanc�es par l'UE,
le Japon et l'Australie, pour la d�cision de la CdP/RdP.
Elles d�cid�rent de d�marrer l'�valuation annuelle dans
l'ann�e qui suit la soumission du rapport. Au sujet du
calendrier et des proc�dures relevant de la premi�re partie,
L'Approche G�n�rale de l'Evaluation, le JAPON sugg�ra
l'insertion d'un libell� traitant du r�tablissement de
l'�ligibilit� � l'utilisation des m�canismes. Au sujet des
ERT et des arrangements institutionnels, le Pr�sident du
groupe informel, Festus Luboyera (Afrique du Sud) rapporta que
la plupart des paragraphes avaient �t� approuv�s, mais que
quelques libell�s additionnels �taient en cours
d'�laboration pour le traitement des questions en suspens,
telles que celle concernant les comp�tences des experts
participants. Les Parties laiss�rent entre crochets, la
troisi�me partie, Evaluation de l'Information concernant les
Quantit�s Assign�es, en attendant le r�sultat des
consultations. Au sujet de la quatri�me partie, Evaluation
des Communications Nationales et de l'Information concernant
d'Autres Engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto,
la CHINE requit que la port�e de l'�valuation soit �largie
� l'examen des ressources financi�res s�par�ment de celui
du transfert des technologies.
Les comit�s de r�daction
poursuivirent leurs travaux, toute la journ�e du samedi,
jusque tard dans la nuit, se focalisant sur les questions en
suspens qui leur avaient �t� transmises par les groupes de
n�gociation. Le groupe charg� du th�me de LULUCF proc�da
� un examen approfondi de la question de l'�laboration des
rapports, sans parvenir � une conclusion finale.
RESPECT DES DISPOSITIONS: Les
consultations informelles men�es samedi, en d�but de
matin�e, autour des questions relatives au chapitre consacr�
� la branche charg�e de la facilitation, donn�rent lieu �
un texte am�lior�, mais pas consensuel. L'apr�s-midi, le
comit� de r�daction se r�unit pour examiner ce texte ainsi
que d'autres points en suspens. Au moment de la tenue de la
r�union du Bureau �largi, samedi soir, on rapporta la
r�alisation de certains progr�s, entre autres, dans
la r�f�rence � l'Article 3.14 (effets adverses) du
Protocole, dans le cadre de la branche charg�e de
l'ex�cution et les dispositions ayant trait � l'acc�s du
public � l'information. Le projet de d�cision de la CdP, les
sanctions applicables par les branches et les mandats de ces
derni�res rest�rent non r�solues.
LES PMA:
Le groupe de contact se r�unit, l'apr�s-midi, pour la
pr�sentation d'un rapport sur l'�tat d'avancement des
travaux autour des lignes directrices r�gissant
l'�laboration des PANA et l'�tablissement du groupe
d'experts sur les PMA. Des libell�s r�vis�s portant sur les
deux sujets furent �labor�s. Le Pr�sident Gamede identifia
les deux questions en suspens concernant les PMA, notamment:
les directives devant �tre fournies au Fonds pour les PMA;
et, l'�tat d'avancement de l'Article 4.9 de la CCCC (PMA).
Les Parties pass�rent ensuite les directives devant �tre
fournies � l'entit� op�rant le m�canisme financier de la
CCCC concernant le Fonds pour les PMA. Le MALI, au nom des
PMA, souligna l'importance d'avoir une proc�dure simplifi�e
pour l'op�ration du Fonds, permettant l'approbation des
projets dans un d�lai de quatre mois, et l'importance de
l'emploi de l'expertise locale et r�gionale. L'UE sugg�ra
que l'�valuation juridique et technique n'avait pas pris en
ligne de compte le document des directives et, avec les
ETATS-UNIS, le JAPON et la NORVEGE, indiqua que l'�laboration
des directives n�cessaires aux Fonds, devait �tre envisag�e
� la CdP-8. L'OUGANDA souligna le caract�re urgent que
rev�tent les pr�occupations des PMA. Le Pr�sident Gamede
requit des Parties, la consid�ration de ce point de mani�re
informelle, et de pr�senter un rapport, lundi matin. Si aucun
accord n'�tait atteint, pr�cisa-t-il, le sujet sera
r�f�r� aux ministres.
LE GCE:
Un comit� de r�daction se r�unit autour du th�me du GCE,
mais les discussions n'aboutirent pas � un accord sur les
points controvers�s, lesquels rest�rent entre crochets. Une
r�vision de texte sera pr�sent�e au groupe de contact,
lundi.
LE TRE DU GIEC:
Les consultations se poursuivirent autour des implications du
Troisi�me Rapport d'Evaluation du GIEC sur les travaux de la
CCCC. Des progr�s furent r�alis�s sur les termes de
r�f�rence devant encadrer l'atelier propos� et de nouvelles
consultations seront men�es pour la finalisation.
L'ARTICLE 6 DE LA CCCC: Dans
la rubrique points divers, les Parties parachev�rent les
consultations autour de l'Article 6 de la CCCC (�ducation,
formation et conscientisation du public), s'accordant, entre
autres, sur la n�cessit� d'organiser un atelier autour
de la mise en place d'un centre d'�change d'informations. Les
conclusions pertinentes seront transmises au SBSTA.
DANS LES COULOIRS
Les d�l�gu�s ont termin�
la premi�re semaine de la CdP-7 par une vague intense
d'activit�s et de n�gociations. La r�union du Bureau
�largi tenue samedi soir pour l'�valuation des progr�s
r�alis�s et la prise d'une d�cision sur la suite des
�v�nements, a �t� apparemment optimiste et en g�n�ral,
positive. On croit savoir cependant qu'au moins un orateur a
souhait� voir la bonne volont� manifest�e au sein du
Bureau, �tre davantage pr�sente lorsque les groupes de
n�gociation et les comit�s de r�daction reprendront leurs
travaux, lundi.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
LES GROUPES DE NEGOCIATION:
Les groupes de n�gociation et les comit�s de r�daction sur
les th�mes des m�canismes, du contr�le du respect des
dispositions et des Articles 5, 7 et 8 reprendront leurs
travaux respectifs pour se focaliser probablement sur le reste
des questions non r�solues, jusqu'� 18h.
LA PLENIERE:
Les d�l�gu�s se r�uniront en Pl�ni�re � 18h pour
recevoir les rapports sur l'�tat d'avancement des travaux des
groupes de n�gociation et pour d�cider des �tapes �
suivre. |