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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 183
Samedi 3 Novembre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
VENDREDI 2 NOVEMBRE 2001
Les délégués près de la
CdP-7 se sont réunis en séance Plénière, le matin, pour
entendre les rapports sur l'état d'avancement des travaux
présentés par les Présidents des organes subsidiaires et
des groupes de négociation, et pour procéder à l'examen de
la contribution à apporter au Sommet Mondial du
Développement Durable (SMDD). Dans l'après-midi et dans la
soirée, le groupe de négociation sur les mécanismes reprit
ses travaux, et des comités de rédaction ont tenu des
séances de travail sur les thèmes des mécanismes, du
contrôle du respect des dispositions et des Articles 5
(questions méthodologiques), 7 (communication des données)
et 8 (évaluation des informations) du Protocole. Par
ailleurs, des groupes informels se sont réunis autour d'un
certain nombre de sujets, notamment celui du Groupe
Consultatif d'Experts (GCE).
LA PLENIERE
LES RAPPORTS DES PRESIDENTS
DES ORGANES SUBSIDIAIRES: Le
Président du SBI, Ashe, indiqua que le SBI a abordé
l'ensemble des points inscrits à son ordre du jour et a
complété l'examen d'un certain nombre d'entre eux. L'orateur
attira l'attention sur les aspects nécessitant davantage de
travail, notamment: les propositions d'amendement des listes
figurant dans les Annexes I et II de la CCCC; les arrangements
concernant les réunions intergouvernementales; les questions
ayant trait au PMA; le GCE; et les options éventuelles
concernant la réponse à apporter aux retards de paiement des
contributions. Il signala que des consultations étaient en
cours autour de ces questions.
Le Président du SBSTA,
Dovland, informa les délégués que le SBSTA était en train
de mener des consultations informelles pour l'élaboration des
conclusions concernant nombre de sujets. Il précisa qu'aucun
problème majeur n'avait été rencontré jusque là et qu'il
espérait voir les travaux autour des points en suspens, être
parachevés bientôt.
LES RAPPORTS DES PRESIDENTS
DES GROUPES DE NEGOCIATION: Les Mécanismes:
Le Coprésident Estrada rapporta que deux comités de
rédaction avaient été formés, l'un sur le thème du MDP,
l'autre sur les questions ayant trait à la mise en œuvre
concertée (JI) et à l'échange des droits d'émissions.
L'orateur nota la réalisation d'avancées satisfaisantes, en
particulier, lors de la réunion du jeudi autour de l'Article
6 (JI). Qualifiant l'Article 7.4 (quantités assignées)
d'article clés renfermant les définitions d'un certain
nombre d'aspects des mécanismes, il nota que le G-77/ Chine a
désormais déterminé sa position, et affirma qu'il
s'attendait maintenant à voir les choses avancer sur ce
sujet.
Le CANADA, au nom du GROUPE
UMBRELLA, fit part de ses réserves concernant la manière
dont la question des interconnexions entre la conformité aux
obligations et l'éligibilité à participer aux mécanismes
avait été traitée dans le groupe de contact sur le thème
des mécanismes, jeudi soir. Le représentant indiqua que de
nombreuses Parties n'avaient pas été d'accord avec la
formulation faite par les Coprésidents autour de ce sujet, et
exprima sa préoccupation de voir ces objections ainsi
outrepassées. Il requit que le libellé soit maintenu entre
crochets comme dans le rapport de la seconde partie de la
CdP-6 (FCCC/CP/2001/5/Add.2, page 24 paragraphe 18b). Le JAPON
appuya le point soulevé par le Canada et se déclara
"alarmé" par la manière dont la question avait
été traitée.
Le Coprésident Estrada
répondit que le libellé utilisé par les Coprésidents
était tiré directement du texte des Accords de Bonn
(FCCC/CP/2001/5, page 43, paragraphe 11), et déclara que la
décision des ministres devait être maintenue. Le CANADA mit
en relief un certain nombre d'inconsistances dans les Accords
de Bonn, qualifiées par le Président de la CdP-6, Pronk, de
"clash" entre la visée du libellé portant sur les
mécanismes et celle du libellé portant sur le contrôle du
respect des dispositions. Cette inconsistance avait amené le
Secrétariat à élaborer un projet de texte sur les
mécanismes, présentant trois options et, les Coprésidents
du groupe de négociation, à choisir l'une d'elles. Il
affirma que le Canada, le Japon et d'autres Etats s'étaient
opposée à l'option choisie et avaient demandé aux
Coprésidents d'envisager la considération de leur
préférence à la CdP-7.
Le Président Elyazghi
déclara qu'il se réunira avec les Présidents des groupes de
négociation, et indiqua que la question du traitement des
registres et celle des quantités assignées nécessitaient un
examen plus approfondi.
Les Articles 5, 7 et 8 du
Protocole: Le Président Dovland
rapporta que ce groupe a engagé un premier débat sur
pratiquement l'ensemble des points en suspens, réalisant
quelques progrès sur un nombre limité d'entre eux. L'orateur
indiqua que deux comités de rédaction avaient été formés
pour le traitement des questions les plus ardues. L'un des
comités de rédaction a pris en charge la question des
exigences en matière d'élaboration des rapports sur le
thème de LULUCF, beaucoup restant à faire, notamment le
point de savoir comment les principes retenus dans le projet
de décision de la CdP sur le thème de LULUCF sont traités
dans les lignes directrices régissant l'élaboration des
rapports. L'autre comité de rédaction a pris en charge les
questions en suspens ayant trait aux équipes d'experts
d'évaluation, à l'Article 3.14 (effets adverses) du
Protocole, et à la manière dont l'Article 4 (les
organisations d'intégration régionales) du Protocole devait
être inclus. Le Président Dovland indiqua qu'une certaine
flexibilité sera nécessaire pour s'assurer que le texte
envoyé aux ministres ne contienne trop de questions non
résolues.
L'UE nota la nécessité de
traiter les négociations avec une certaine urgence, tout en
appelant à rester attentif à l'harmonie dans le traitement
des questions techniques. Le GC-11 exhorta les Parties à ne
pas tenter de rouvrir ou de réinterpréter les Accords de
Bonn.
Le Contrôle du Respect des
Dispositions: Le Coprésident Slade
présenta un rapport sur les consultations menées autour du
projet de texte sur le contrôle du respect des dispositions,
au sein du comité de rédaction et dans des groupes plus
restreints, notant que les accords ont été confirmés ou
re-confirmés sur nombre de sujets, mais que tout un ensemble
de points clés restaient non résolus, certains attendant les
résultats des travaux menés dans d'autres groupes.
LE SOMMET MONDIAL SUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE: Dans l'examen
de la contribution devant être apportée au SMDD, les Parties
mirent l'accent sur le principe des responsabilités communes
mais différenciées, l'importance des trois
"piliers" du développement durable, les
interconnexions entre la CCCC, la CCD et la CDB, et,
l'occasion offerte par le SMDD pour l'examen des progrès
réalisés depuis la CNUED en 1992. Un papier contenant les
éléments de la discussion sur la contribution de la CdP au
SMDD fut distribué tard vendredi.
POINTS DIVERS:
Dans l'examen de la rubrique points divers, les Parties
adoptèrent le projet de décision concernant la lettre
émanant des pays d'Asie Centrale, du Caucase, d'Albanie et de
Moldavie concernant leur statut dans le cadre de la CCCC. La
décision invite le SBSTA à examiner cette requête à sa
seizième session.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
LES MECANISMES: Le
groupe de négociation se réunit dans l'après-midi et dans
la soirée pour procéder à l'examen de l'Annexe consacrée
aux modalités et aux procédures devant encadrer le MDP,
contenue dans le papier officieux des Coprésidents sur le
travail en cours dans le groupe de négociation chargé des
mécanismes, distribué jeudi. Un accord fut réalisé sur
nombre de paragraphes, mais plusieurs questions durent être
référées à la réunion des ministres.
Au sujet du rôle du Comité
Exécutif dans l'approbation des nouvelles méthodologies et
des nouvelles lignes directrices relatives aux points de
référence, aux plans en matière de suivi et à la
délimitation des projets, la CHINE, appuyée par le BRESIL et
l'ARABIE SAOUDITE, proposa l'insertion d'un libellé
additionnel suggérant que le Comité Directeur doit plutôt
procéder à l'évaluation qu'à l'approbation des nouvelles
méthodologies et lignes directrices, et doit recommander ces
dernières à l'approbation de la CdP/ RdP. La NORVEGE, L'UE
et le JAPON déclarèrent qu'ils n'étaient pas de cet avis.
L'AUSTRALIE, appuyée par SAMOA, proposa un texte de compromis
en vertu duquel le Comité Directeur procéderait à
l'évaluation et présenterait des recommandations à la
CdP/RdP, s'il le juge nécessaire. En outre, l'UE, contrée
par le CANADA et SAMOA, proposa la prise en considération de
l'insertion du caractère additionnel dans les méthodologies
et les lignes directrices. Ces questions furent référées
aux ministres.
Au sujet des questions ayant
trait aux coûts de la participation des membres au sein du
Comité Directeur, la SLOVENIE proposa l'insertion d'une
référence aux pays en transition économiques dans le projet
de texte. Le groupe s'accorda sur un texte de compromis
avancé par les Coprésidents et faisant référence aux
"autres Parties éligibles en vertu des pratiques en
vigueur dans le cadre de la CCCC." Au sujet de la
composition du Comit� Directeur, les d�l�gu�s
approuv�rent l'insertion d'un libell� additionnel propos�
par SAMOA et qui stipule que la CdP/RdP proc�dera �
l'�lection d'un suppl�ant pour chacun des membres du Comit�
Directeur. Au sujet de la proc�dure de la d�signation du
membre devant remplacer celui qui pourrait d�missionner ou ne
pas �tre en mesure d'assister, le texte fut amend� pour
pr�ciser que le membre d�sign� doit �tre issu de la m�me
circonscription �lectorale. Suspendant la r�union, le
Copr�sident Chow informa les d�l�gu�s que le Pr�sident
Elyazghi a fix� samedi 19h comme limite pour l'ach�vement
des travaux du groupe de n�gociation.
Au cours de la s�ance
nocturne, les d�l�gu�s poursuivirent la consid�ration de
la question du Comit� Directeur. Les paragraphes consacr�s
au quorum requis et au processus d�cisionnel furent
r�f�r�s aux ministres. Au sujet de la participation aux
r�unions, les d�l�gu�s approuv�rent une proposition
avanc�e par SAMOA ouvrant la participation aux acteurs
sociaux. Tous les paragraphes du chapitre consacr� �
l'accr�ditation et � la d�signation des entit�s
op�rationnelles furent approuv�s, moyennant quelques
amendements mineurs.
Dans le chapitre consacr�
aux entit�s op�rationnelles d�sign�es, le JAPON, appuy�
par plusieurs Parties, proposa l'insertion de r�f�rences aux
"am�liorations � travers les puits de fixation de
carbone" en vue de refl�ter l'acceptation de la
cr�ation de for�ts et du reboisement dans le cadre du MDP,
qui figure dans les Accords de Bonn. L'UE , la NOUVELLE
ZELANDE, le BRESIL, l'INDE et la CHINE s'y oppos�rent. Ils
plaid�rent pour la tenue d'un d�bat autour de ce sujet dans
le cadre du projet de d�cision de la CdP, tel que propos�
par le Copr�sident Estrada, pour �laborer sur
l'�ligibilit� des activit�s relevant du th�me de LULUCF au
cours de la premi�re p�riode d'engagement et de celles �
venir, ainsi qu'autour du travail devant �tre entrepris par
le SBSTA. Les d�l�gu�s d�cid�rent d'adopter le chapitre
tel quel, �tant entendu qu'on pouvait avoir besoin
d'introduire des ajustements, en fonction du r�sultat de la
discussion autour du projet de d�cision.
Les d�l�gu�s
proc�d�rent ensuite � l'examen de l'Article 7.4 (quantit�s
assign�es). Des papiers de position autour de ce sujet furent
introduits par le Groupe Umbrella, l'UE et le G-77/Chine, et
les Parties d�cid�rent que les Copr�sidents �laboreront un
texte consolid� int�grant ces papiers pour consid�ration
samedi matin. Les Parties se r�unirent de nouveau � 22h pour
poursuivre l'examen du reste des questions touchant au th�me
des m�canismes.
LES GROUPES ET LES
CONSULTATIONS INFORMELLES
LE COMITE DIRECTEUR DU MDP: Le
groupe informel sur la question du Comit� Directeur du MDP
tint une s�ance de travail nocturne consacr�e � l'examen
des points en suspens ayant trait aux nominations au sein du
Comit�.
LE CONTROLE DU RESPECT DES
DISPOSITIONS: Le comit� de
r�daction sur ce th�me se r�unit dans l'apr�s-midi pour
proc�der � l'examen du chapitre portant sur les
cons�quences du papier des Copr�sidents sur les questions en
suspens et pour d�battre d'une nouvelle proposition avanc�e
par le CANADA, le JAPON, la FEDERATION DE RUSSIE et
l'AUSTRALIE pour le projet de d�cision de la CdP. Des
progr�s limit�s furent rapport�s autour de ses sujets. Le
JAPON soumit �galement une proposition pr�sentant les
options offertes quant aux limit�s devant �tre impos�es aux
possibilit�s du m�canisme de d�clenchement de Partie �
Partie. Le comit� de r�daction se r�unit �galement dans la
soir�e pour tenter de r�soudre toutes les questions en
suspens, et poursuivit ses travaux jusqu'� une heure tardive
de la nuit.
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: Le comit� de r�daction
sur les �l�ments relatifs au th�me de LULUCF, inscrits dans
le cadre des lignes directrices relevant des Articles 5, 7 et
8, se r�unit dans l'apr�s-midi et quelques progr�s y furent
rapport�s. La r�union fut suspendu dans la soir�e pour
permettre aux groupes r�gionaux de mener leurs consultations
apr�s des d�saccords autour du point de savoir si l'absence
de rapports sur le th�me de LULUCF devait, oui ou non,
d�clencher les proc�dures utilis�es dans les cas de
non-respect des dispositions.
LE GCE: Le
groupe informel sur le GCE se r�unit dans l'apr�s-midi pour
poursuivre la discussion autour des termes de r�f�rence et
entamer celui du projet de d�cision concernant la r�vision
des lignes directrices devant encadrer l'�laboration des
communications des pays non vis�s � l'Annexe I. Bien que de
nombreuses Parties aient apport� leur appui � l'extension
des termes de r�f�rence actuels, il n'y eut pas d'accord sur
cette question. Le libell� qui se r�f�re aux PMA fut
�galement laiss� entre crochets, aucune conclusion n'ayant
pu �tre atteinte durant les consultations tenues jeudi autour
du th�me des PMA. Au sujet des termes de r�f�rence
proprement dit, les participants d�battirent: du d�lai
imparti � l'�valuation des communications nationales et �
son int�gration dans la compilation et le rapport de
synth�se du Secr�tariat; du nombre d'ateliers � tenir
durant la prochaine p�riode; et du nombre d'experts �
inviter � ces ateliers. Au sujet de la r�vision des lignes
directrices, les d�l�gu�s des ETATS-UNIS s'opposa �
l'id�e de prendre � la CdP-7, la d�cision concernant la
fr�quence des soumissions des communications nationales par
les pays en d�veloppement Parties qui ne comptent pas parmi
les PMA. Les d�l�gu�s d�cid�rent de poursuivre les
travaux dans un comit� de r�daction.
DANS LES COULOIRS
"Fatigue" et
"date limite" sont les deux mots qu'on a le plus
entendus, ce vendredi, dans la bouche des d�l�gu�s. Les
observateurs ont not� que l'allure de bon nombre de
n�gociateurs est moins fra�che et moins �nergique apr�s
plusieurs longues journ�es de pourparlers et de course d'une
r�union � l'autre, et que certains participants souhaitent
ouvertement que dimanche sera un jour de repos avant d'entamer
la deuxi�me semaine et le segment de haut niveau de la CdP-7.
La date butoir du samedi soir annonc�e, vendredi, par le
Pr�sident de la CdP-7, Elyazghi, fut d'une mani�re
g�n�rale bien re�ue, avec nombre de d�l�gu�s apparemment
satisfaits qu'un d�lai ait �t� pr�vu pour le
parach�vement des travaux, m�me si certains estiment que
cela risquait d'�tre un peu trop optimiste.
Par ailleurs, la r�union
attendue depuis longtemps, autour de la question de la
comptabilit� des quantit�s assign�es relevant de l'Article
7.4 a enfin eu lieu vendredi soir. Alors que certains ont
exprim� leur frustration que la r�union ait �t� suspendue
suite � la soumission de nouvelles propositions par des
Parties, d'autres ont estim� que la consolidation de ces
propositions, par les Copr�sidents, aiderait beaucoup la
suite des pourparlers pr�vus samedi.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
LES GROUPES DE NEGOCIATION:
Les Articles 5, 7 et 8: Ce groupe se
r�unira � 10h, dans la Salle Fez 1, pour entendre les
rapports sur l'�tat d'avancement des travaux des comit�s de
r�daction.
Les M�canismes:
Ce groupe se r�unira � 10h dans la Salle Pl�ni�re II pour
finaliser ses travaux.
LE GROUPES INFORMEL SUR LES
PMA: Ce groupe se r�unira � 15h
dans la Salle Pl�ni�re II.
Les horaires et lieux des
r�unions sont sujets � des modifications, et des r�unions
additionnelles sont probables. Consulter les monitors pour
votre mise � jour. |