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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 182
Vendredi 2 Novembre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
JEUDI 1er NOVEMBRE 2001
Les délégués près de la
CdP-7 se sont réunis dans des comités de rédaction sur les
mécanismes, sur le contrôle du respect des dispositions et
sur les Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des données) et 8 (évaluation des
informations) du Protocole. Des consultations informelles ont
été tenues sur nombre de thèmes, notamment ceux des PMA et
du Groupe Consultatif d'Experts (GCE) chargé de l'examen des
communications des pays non visés à l'Annexe I.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: Au cours de la réunion
du matin du groupe de négociation sur les Articles 5, 7 et 8,
Helen Plume (Nouvelle Zélande) présenta un rapport évoquant
une absence de progrès et un campement sur les positions
tranchées dans le comité de rédaction chargé du thème de
LULUCF, et exhorta les Parties à faire preuve davantage de
souplesse. Au sujet de Article 3.14 (effets adverses) du
Protocole, le Président Dovland nota qu'une référence,
crochetée, lui est faite dans le projet de texte des lignes
directrices et dans les projets de décisions correspondants,
et que les options impliquaient le point de savoir si, oui ou
non, des problèmes rencontrés dans l'élaboration des
rapports devaient donner lieu à un constat de non conformité
aux dispositions et à une perte de l'éligibilité aux
mécanismes. L'orateur suggéra, en guise de solution de
compromis, l'institution d'une évaluation additionnelle dans
le cadre de la revue annuelle de l'Article 3.14, mais pas la
perte de l'éligibilité. L'AOSIS, la NOUVELLE ZELANDE, le
GC-11, l'AUSTRALIE et l'UE plaidèrent pour la poursuite des
travaux sur la base de la proposition. Le G-77/CHINE plaida
pour une évaluation annuelle assortie d'une revue périodique
en conjonction avec les communications nationales. Le JAPON,
avec un certain nombre d'autres Parties visées à l'Annexe I,
indiqua qu'il ne considérait pas les rapports relevant de
l'Article 3.14, obligatoires, et qu'il ne pouvait accepter
l'établissement d'un lien quelconque avec l'éligibilité aux
mécanismes. Le Président Dovland renvoya la question à un
comité de rédaction présidé par Newton Paciornik
(Brésil).
Les délégués devaient
ensuite procéder à l'examen des questions ayant trait à
l'Article 4 (les organisations régionales d'intégration) du
Protocole. L'UE affirma que des lignes directrices précises,
pour les ORI n'étaient pas nécessaires. L'AOSIS, le JAPON,
l'AUSTRALIE et le CANADA soulignèrent le besoin de s'assurer
de la transparence et de l'harmonie entre les inventaires
nationaux et celui des ORI. La question fut laissée de côté
pour examen approfondi.
Au sujet du démarrage de
l'évaluation annuelle relevant de l'Article 8, l'UE souligna
que l'éligibilité aux mécanismes est déterminée au cours
de la revue de la période précédant l'engagement, et mit en
relief la nécessité de procéder aux évaluations suivantes
dans les mêmes conditions. L'oratrice appuya l'idée de
démarrer l'évaluation annuelle, dans le courant de l'année
suivant la revue précédant la période d'engagement de la
Partie. L'AUSTRALIE suggéra l'insertion d'un libellé pour un
nouveau paragraphe autorisant la conduite d'une évaluation
volontaire pour chacune des années qui suivent la période de
pré-engagement et avant le premier inventaire devant être
soumis dans le cadre du Protocole. Le Coprésident Dovland
invita les Parties intéressées à tenir des consultations
sur cette question.
Au sujet du chapitre
consacré à l'élaboration des compléments d'informations
concernant les mécanismes, dans le cadre de Article 7.2
(communications nationales), le G-77/CHINE suggéra
l'insertion d'un paragraphe alternatif précisant que les
Parties doivent présenter une liste assortie de descriptifs
succincts sur les projets relevant des Articles 6 et 12, pour
lesquels les crédits sont tenus dans des registres durant la
période d'élaboration des rapports. L'AUSTRALIE, avec le
JAPON, la FEDERATION DE RUSSIE et la POLOGNE, appuya l'idée
de ne pas avoir de clause sur les mécanismes dans ce
chapitre. L'orateur expliqua que l'information appelée à
être rapportée doit être examinée dans le cadre de
l'Article 7.4 (les modalités devant encadrer la comptabilité
des quantités assignées). Le Coprésident Dovland suggéra
de retenir la proposition du G-77/CHINE entre crochets et d'y
retourner lorsque le travail sur le chapitre consacré à
l'Article 7.4 aura été parachevé.
Au sujet du chapitre
consacré à la présentation des compléments d'informations
relatifs à l'Article 2.3 (effets adverses des P&Ms) du
Protocole, en vertu de l'Article 7.2, le JAPON, l'AUSTRALIE et
l'UE, contrés par l'ARABIE SAOUDITE, la CHINE et le NIGERIA,
déclarèrent l'information pertinente doit être fournie de
manière conforme aux lignes directrices qui se rapportent à
l'Article 3.14, et que les paragraphes portant sur l'Article
2.3 doivent être enlevés de ce chapitre. La question ne fut
pas résolue.
Au sujet du démarrage de la
compilation annuelle et de la comptabilité des inventaires
d'émissions et des quantités assignées figurant dans le
projet de décision de la CdP/RdP-1, les délégués
préférèrent l'option qui requiert du Secrétariat le
démarrage de cette compilation et de cette comptabilité dans
le courant de l'année où la Partie commence l'élaboration
des rapports relevant de l'Article 7.1 (inventaires);
Toutefois, les inventaires d'émissions effectuées dans
l'objectif d'être en conformité avec les dispositions de
l'Article 3 (les objectifs en matière d'émission) du
Protocole, ne doivent être compilés qu'après la mise à
disposition de l'inventaire de la première année de la
période d'engagement. Ce point reste sans décision en
attendant les conclusions du comité de rédaction chargé de
l'Article 7.4. Les aspects obligatoires de la mise en
application qui se rapportent à l'évaluation devant être
effectuée en vertu de l'Article 8 et à la revue des
systèmes nationaux, furent déférés à un comité de
rédaction.
Les comités de rédaction
se sont réunis dans l'après-midi puis, de nouveau dans la
soirée, pour procéder à l'examen des diverses questions qui
leur ont été transmises par les groupes de négociation. On
croit savoir que peu de progrès y ont été enregistrés.
LES MECANISMES: Les
Parties se sont réunis dans le groupe de négociation sur les
mécanismes, dans l'après-midi et dans la soirée, pour
procéder à l'examen des projets de textes émanant des
groupes informels sur les Articles 6 (JI) et 7.4 (quantités
assignées) du Protocole. Les participants devaient également
entendre lecture des rapports émanant des consultations
informelles tenues autour des questions ayant trait aux
mécanismes. Murray Ward (Nouvelle Zélande) présenta le
rapport du groupe chargé de l'Article 6. L'orateur annonça
qu'un accord a été réalisé sur les normes et les
procédures devant encadrer l'accréditation des entités
indépendantes du MDP. Il nota que nonobstant le fait que les
critères concernant les lignes de référence, le suivi,
l'accréditation et les procédures de vérification aient
été discutés, des divergences demeurent. Parmi les points
en suspens, celui du rôle du comité de supervision.
Présentant un rapport sur
les consultations informelles tenues sur le MDP, le Président
Miguez indiqua qu'un accord a été réalisé sur les normes
devant régir l'accréditation des entités opérationnelles,
avec une avancée enregistrée également sur la validation et
sur l'inscription et le suivi. L'orateur nota que les
questions restées en suspens incluaient les dispositions
concernant les prérogatives du Comité Directeur, et indiqua
que les discussions informelles se poursuivront vendredi.
Le groupe de négociation
devait ensuite poursuivre les discussions autour de l'Article
6. Au sujet des responsabilités du comité de supervision,
les Parties exprimèrent des positions divergentes sur
l'élaboration des lignes directrices devant régir
l'établissement des rapports, la détermination des critères
devant encadrer le choix des points de départ, et le suivi.
L'UE, appuyée par le JAPON, suggéra que ce rôle devait
être celui du SBSTA. SAMOA et le G-77/CHINE déclarèrent que
cela devait faire partie des fonctions du comité de
supervision. Cette question fut référée aux ministres pour
la prise d'une décision politique.
Les délégués
déférèrent également aux ministres, la question de la
composition du comité de supervision ainsi que les points qui
s'y rapportent ayant trait à l'élection de son Président et
de son vice Président, et la couverture des coûts de
participation des membres issus des pays en développement
Parties.
Au sujet du processus
décisionnel, la FEDERATION DE RUSSIE suggéra l'adoption du
système de majorité simple. Le JAPON, le CANADA, la POLOGNE
et la HONGRIE déclarèrent que la question était liée au
résultat des discussions concernant la composition du
comité, et que le sujet était référé aux ministres. Les
délégués s'accordèrent ensuite sur une proposition
avancée par la CHINE reproduisant des clauses tirées du
texte du MDP au sujet de la langue de travail du comité, de
la dissémination de ses décisions, ainsi que des langues
dans lesquelles les décisions doivent être mises à
disposition. Le groupe s'accorda également sur une
proposition émanant de SAMOA reproduisant un paragraphe tiré
du texte du MDP concernant le caractère ouvert que doivent
revêtir les réunions du comité, en y précisant que ces
réunions devaient être également ouvertes aux "acteurs
sociaux accrédités."
Au sujet des conditions
posées à la participation, par rapport aux proc�dures et
aux m�canismes de contr�le du respect des dispositions du
Protocole, les copr�sidents propos�rent un compromis
reproduisant un libell� tir� des Accords de Bonn, en vertu
duquel les Parties ayant accept� l'accord sur le respect des
dispositions compl�mentaires au Protocole, seront habilit�s
� transf�rer ou � acqu�rir les cr�dits engendr�s par
l'utilisation des m�canismes. Le JAPON, le CANADA et la
FEDERATION DE RUSSIE s'oppos�rent � cette proposition, mais
les copr�sidents indiqu�rent qu'elle allait �tre transmise
� la CdP telle quelle. Le CANADA et la FEDERATION DE RUSSIE
requirent l'insertion d'une note de bas de page pr�cisant
leur position.
Au sujet de l'Article 7.4,
le G-77/CHINE d�clara qu'il �tait en train d'�laborer son
papier de position.
LES GROUPES ET LES
CONSULTATIONS INFORMELLES
LE COMITE DIRECTEUR DU MDP: Un
groupe informel pr�sid� par Mohammed Chraibi (Maroc) se
r�unit pour proc�der � l'examen de l'�ligibilit� et de
l'�lection du Comit� Directeur du MDP. Un accord fut atteint
sur une p�riode transitoire pr�c�dant la ratification du
Protocole pendant laquelle le Comit� sera ouvert � toutes
les Parties de la CCCC, � condition, qu'une fois que le
Protocole entre en vigueur, de nouveaux membres seront �lus.
La taille du Comit� fut �galement d�battue, et une
proposition fut avanc�e par le G-77/CHINE, envisageant des
membres additionnels issus des pays vis�s et des pays non
vis�s � l'Annexe I, au sein du Comit�. Les discussions se
poursuivront vendredi apr�s-midi.
LE RESPECT DES DISPOSITIONS:
Le comit� de r�daction charg� de
ce th�me se r�unit dans l'apr�s-midi pour proc�der �
l'examen des questions en suspens n�cessitant une
r��criture, telles qu'identifi�es dans le groupe de
n�gociation, � l'exception de celle ayant trait aux
sanctions. Les d�l�gu�s ont, semble-t-il, r�alis� peu de
progr�s, quelques points seulement ayant �t� �claircis. Le
comit� de r�daction se r�unit de nouveau en fin
d'apr�s-midi pour examiner une proposition alternative
avanc�e par l'UE pour le projet de d�cision de la CdP-7.
GCE:
le groupe de contact sur le GCE a tenu des s�ances le matin
et l'apr�s-midi. Le matin, les Parties d�battirent du point
de savoir si fallait consid�rer, en premier lieu, la
r�vision des termes de r�f�rence du GCE ou les lignes
directrices devant encadrer l'�laboration des communications
nationales des Parties non vis�es � l'Annexe I. A la fin de
la premi�re r�union, on d�cida de commencer par les termes
de r�f�rence. Les Parties discut�rent du libell� qui se
r�f�re au PMA, dans ce document. Plusieurs PMA not�rent que
le GCE n'avait pas mandat de traiter le processus des PANA des
PMA. L'UE mit en exergue les liens entre les processus
d'�laboration des communications nationales et des PANA. Le
libell� faisant r�f�rence aux PMA fut plac� entre
crochets. Au sujet de la composition du GCE, le G-77/CHINE
requit la suppression de l'expert issu des Parties non vis�es
� l'Annexe I en Europe, propos� dans les nouveaux termes de
r�f�rence. L'UE, la SUISSE et l'AUSTRALIE plaid�rent pour
le maintien de la composition actuelle, et la SUISSE et
l'AUSTRALIE sugg�r�rent que la consid�ration des termes de
r�f�rence n'�taient donc pas n�cessaires et qu'ils
pouvaient �tre retir�s. Les Parties d�cid�rent d'attendre
les r�sultats des discussions men�es dans le groupe informel
sur les PMA, avant d'aller de l'avant.
LES PMA: Lors
de la r�union du groupe informel sur les PMA, tenue en fin
d'apr�s-midi, le Pr�sident Sibusiso Gamede (Afrique du Sud)
pr�senta un rapport sur les consultations qui avaient �t�
men�es le matin autour des lignes directrices devant encadrer
l'�laboration des PANA. Faisant �tat de certains progr�s,
l'orateur indiqua que quelques Parties avaient propos� de
mettre � contribution davantage d'assistance d'experts autour
des lignes directrices, et indiqua que les discussions
reprendront vendredi.
Les d�l�gu�s examin�rent
ensuite le projet de proposition avanc�e par le Groupe
charg� des questions ayant trait aux PMA, appelant � une
d�cision de la CdP sur l'�tablissement d'un groupe d'experts
sur les PMA, y compris une annexe renfermant les termes de
r�f�rence du groupe. Un certain nombre de Parties vis�es �
l'Annexe I �mirent des r�serves concernant la proposition,
les ETATS-UNIS et la SUISSE notant que des discussions
similaires avaient lieu dans le groupe charg� de l'examen des
questions ayant trait au GCE, et l'UE sugg�rant que les
groupes pouvaient �tre fusionn�s � un moment ou � un
autre. Plusieurs PMA mirent en exergue l'efficacit� et la
valeur que pouvait rev�tir l'intervention d'un groupe
d'experts dans l'�laboration et dans la mise en �uvre des
PANA. Les d�l�gu�s planch�rent ensuite, dans le texte des
termes de r�f�rence propos�s, sur le libell� consacr� au
mandat de ce groupe d'experts. L'UE, appuy�e par d'autres
Parties vis�es � Annexe I, pla�a entre crochets le libell�
portant sur la mise en application des PANA.
METHODES ET OUTILS DE
L'EVALUATION DES EFFETS ET DE L'ADAPTATION: Les
consultations informelles autour des m�thodes d'�valuation
des effets et de l'adaptation poursuivirent leurs travaux en
vue d'�laborer un projet de d�cision. Un projet de texte
r�vis� est en cours d'�laboration suite aux r�serves
exprim�es par le G-77/CHINE selon lesquelles le premier
document ne refl�tait pas les conclusions de l'atelier tenu
sur ce th�me, juin dernier, � Montr�al.
DANS LES COULOIRS
Selon un d�l�gu�, ce
jeudi, les n�gociations "ont d�marr� en trombe, puis
ont cal�." Alors que de nombreuses consultations et
n�gociations �taient programm�es tout au long de la
journ�e et jusque tard dans la soir�e, certains participants
se sont interrog�s ouvertement sur le point de savoir dans
quelle mesure de vrais progr�s �taient r�alis�s sur les
questions cl�s, compte tenu du fait que selon les rapports,
rien n'est en train de vraiment bouger. La d�cision de
r�f�rer un certain nombre de points ayant trait au th�me de
la mise en �uvre concert�e (JI), aux ministres et autres
officiels de haut rang, lors du segment de haut niveau de la
semaine prochaine, a �t� �galement per�ue comme une
reconnaissance claire du fait que les questions en suspens ne
pouvaient, toutes, �tre trait�es dans un cadre
"technique", suscitant des craintes de voir certains
aspects des Accords de Bonn �tre re-contest�s.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPES DE NEGOCIATION: Le
groupe charg� des Articles 5, 7 et 8 se r�unira � 15 h dans
la Salle Fez 1 pour proc�der l'examen des nouveaux libell�s
�manant des comit�s de r�daction. Le groupe sur le th�me
des m�canismes se focalisera sur le MDP et son Comit�
Directeur.
Les horaires et les Salles
des groupes de n�gociation et des consultations informelles
sont susceptibles d'�tre modifi�s. Pour plus de d�tails,
consulter le tableau d'affichage en circuit ferm�. |