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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 181
Jeudi 1er Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
MERCREDI 31 OCTOBRE 2001
Les délégués près de la
Septième Conférence des Parties de la CCCC se sont réunis
au sein du SBSTA pour procéder à l'examen de l'Article 6 de
la CCCC (éducation, formation et conscientisation du public),
des activités de mise en œuvre concertée (AIJ) et de points
divers. Les groupes de négociation sur le thème de la
conformité aux obligations et sur les Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des données) et 8
(évaluation des informations) du Protocole ont poursuivi
leurs travaux. Par ailleurs, des consultations informelles
étaient tenues sur les thèmes des pays les moins avancés
(PMA), du MDP, de la mise en œuvre conjointe (JI), du Groupe
d'Experts Consultatif (GEC) sur les communications des pays
non visés à l'Annexe I, des retards de paiement des
contributions à la CCCC, et de la lettre émanant du Groupe
Asie Centrale, Caucase et Moldavie concernant leur statut dans
le cadre de la CCCC.
LE SBSTA
L'ARTICLE 6 DE LA CCCC:
Au sujet de l'Article 6, la MALAISIE et la CHINE soulignèrent
l'importance d'un programme de travail apte à être appliqué
de manière concrète. Le délégué des Etats-Unis suggéra
la tenue d'un atelier consacré au classement prioritaire des
activités et à l'établissement du programme de travail. Le
SENEGAL et la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE appelèrent à la
proclamation d'une Journée Internationale des Changements
Climatiques. La CHINE suggéra que chaque Partie doive se
focaliser sur la promotion de la sensibilisation du public sur
le TRE du GIEC, et l'ILE MAURICE déclara que la mise en
œuvre de l'Article 6 doit s'effectuer au niveau communautaire
de base, à la fois dans les pays industrialisés et les pays
en développement. L'UICN offrit de contribuer à la conduite
des travaux nécessaires, à travers la Commission sur
l'Education et la Communication. Le Président Dovland
déclara que les Parties appelaient clairement à davantage
d'action et nota que des consultations informelles seront
tenues sur l'élaboration d'un projet de conclusions.
LES ACTIVITES DE MISE EN
APPLICATION CONCERTEE: Au sujet du
cinquième rapport de synthèse concernant la phase pilote des
AIJ, le délégué des ETATS-UNIS avança des propositions
appelant à rendre compte de l'évaluation de la phase pilote
à travers les rapports annuels, à revisiter les éléments
pour y apporter des améliorations et à examiner les
expériences vécues par la Partie hôte par rapport à la
phase pilote. L'orateur suggéra la prise d'une décision en
faveur d'une évaluation à long terme, au cours de la
présente CdP, et recommanda que les Parties soumettent leurs
commentaires d'ici mars 2002. Le Président Dovland indiqua
que des consultations informelles seront tenues autour de ce
sujet.
POINTS DIVERS: Le
CANADA présenta un rapport autour de la récente réunion
tenue à Calgary sur le thème du "Commerce en matière
d'énergie propre ou émettrice de moins de gaz à effet de
serre," mettant l'accent, entre autres, sur les
conclusions suivantes: l'optimisation du recours à l'énergie
propre ou émettrice de moins de gaz à effet de serre dépend
non seulement des stratégies nationales de réduction
d'émissions, mais également du commerce international; et,
le commerce, pris dans le cadre du Protocole, risque de
rencontrer des barrières importantes limitant les
opportunités de réduction d'émissions et risque même de
mener à une augmentation des émissions. Appuyé par
plusieurs autres Parties, l'orateur proposa la tenue d'un
atelier sur les questions méthodologiques. Le Président
Dovland renvoya la question à des consultations informelles.
Au sujet de l'Article 4.6 de
la CCCC, la CROATIE souligna l'importance de cet Article. Le
Président Dovland suggéra que la SBSTA-16 examine ce sujet,
que les points de vue des Parties soient transmis au
Secrétariat d'ici le 1er février 2002, et que le
Secrétariat entreprenne une évaluation de la communication
nationale de la Croatie.
Au sujet de la décision de
la CdP concernant le lien entre les efforts visant à
protéger la couche d'ozone et ceux visant à sauvegarder le
système climatique mondial, l'UE proposa d'en faire un point
de l'ordre du jour de la SBSTA-16. Le Président Dovland
indiqua qu'il élaborera un projet de conclusions.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: Ce groupe se pencha sur
le projet des lignes directrices devant encadrer
l'élaboration des informations requises dans le cadre de
l'Article 7. Au sujet de l'élaboration des rapports
concernant les compléments d'informations en vertu de
l'Article 7.2 (insertion des compléments d'informations dans
les communications nationales), les délégués exprimèrent
des vues divergentes sur le point de savoir si les Parties
devaient être "sollicitées" ou
"requises" de fournir des informations sur
l'utilisation des mécanismes, en complément à l'action
intérieure. La question sera transmise à la CdP.
Au sujet du paragraphe
consacré à l'information générale devant être rapportée
concernant les activités relevant des Articles 3.3
(afforestation, déforestation, reforestation) et 3.4
(activités additionnelles) du Protocole, l'AUSTRALIE,
appuyée par le GROUPE POUR L'INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE, la
FEDERATION DE RUSSIE et l'UE, mit en garde que dans bien des
cas, le texte des lignes directrices est plus détaillé que
celui du projet de décision concernant le thème de LULUCF
transmis par la deuxième partie de la CdP-6. Le représentant
souligna que les détails doivent être déterminés dans le
cadre des directives du GIEC en matière de bonnes pratiques.
L'ARABIE SAOUDITE proposa l'introduction de sous-paragraphes
additionnels requérant des Parties de soumettre des
informations concernant, entre autres, la manière dont
les activités rapportées excluent les suppressions de
dioxyde de carbone provenant des effets induits indirectement
par l'activité humaine. TUVALU souligna la nécessité de
refléter les Accords de Bonn, et de ne pas procéder à une
sélection de ce qu'on voudrait retenir des directives. Un
comité de rédaction chargé d'élaborer les clauses des
lignes directrices traitant du thème de LULUCF sera
convoqué.
Les délégués passèrent
ensuite à la question des seuils applicable à la
non-conformité/éligibilité aux mécanismes. Le Secrétariat
présenta une analyse concernant ce sujet basée sur les
communications nationales soumises par les Parties en 2000 et
2001. L'orateur nota que les seuils proposés dans le projet
permettaient de s'assurer de la non omission des catégories
des sources majeures et de la somme des petits ajustements
apportés. Les délégués réagirent de manière positive et
firent part de leur espoir de voir le texte être débarrassé
de ses crochets, jeudi.
Au sujet du projet de
décision de la CdP/RdP-1 concernant les lignes directrices
relevant de l'Article 7, le Président Dovland proposa que le
chapeau relatif aux sous-alinéas consacrés à la
non-conformité/l'éligibilité aux mécanismes, soit
considéré par le comité de rédaction. Les délégués
approuvèrent ensuite une proposition avancée par l'UE
concernant le calendrier des systèmes d'évaluation nationaux
et s'accordèrent sur les paragraphes portant sur les
ressources financières, dans le chapitre consacré aux
rapports concernant les compléments d'informations relevant
de l'Article 7.2.
LA CONFORMITE AUX
OBLIGATIONS: Les délégués
reprirent l'examen du papier officieux des Coprésidents
concernant l'état d'avancement des négociations, référant
la majeure partie des questions non résolues, au comité de
rédaction. Au sujet de la branche chargée de la
facilitation, le JAPON avança une proposition visant à
refléter le libellé retenu dans les Accords de Bonn
concernant le type de questions devant être abordées par
rapport à la mise en application. Le G-77/CHINE déclara que
la proposition nécessitait davantage d'éclaircissements. Au
sujet de la branche chargé de la mise en application, les
délégués débattirent du besoin de préciser l'engagement
relevant de l'Article 7.4 du Protocole (établissement des
lignes directrices et des modalités devant encadrer la
comptabilité des quantités assignées) correspondant à son
mandat.
Au sujet des soumissions,
l'AUSTRALIE, appuyée par la FEDERATION DE RUSSIE et contrée
par un certain nombre de Parties, suggéra la suppression de
la possibilité offerte à une Partie donnée de soumettre une
question en rapport avec la mise en application, à une autre
Partie, expliquant qu'elle risquait de créer des scissions
entre les Parties ou pouvait être utilisée éventuellement
pour "d'autres raisons," et que les rapports
émanant des équipes d'experts d'évaluation (EEE)
représentait un processus catalyseur. L'UE souligna que
l'option d'enclenchement d'une Partie vis-à-vis d'une autre
était utile pour l'efficacité et l'équilibre des
procédures régissant la mise en conformité aux obligations.
Avec l'IRAN, l'orateur déclara que si des questions peuvent
figurer dans les rapports des EEE, les Etats souverains
doivent avoir également la possibilité de faire des
soumissions à l'encontre d'une Partie donnée. SAMOA souligna
que les procédures avaient un caractère amiable et
multilatéral et qu'elles englobaient des dispositions
d'anticipation. Le JAPON, contré par la CHINE, suggéra que
l'enclenchement d'une procédure à l'encontre d'une Partie
tierce puisse être limité par la branche chargée de la
facilitation. Le Copr�sident Dovland d�clara que ce point ne
rev�tait pas un caract�re r�dactionnel et qu'il pouvait par
cons�quent �tre envoy� � la Pl�ni�re.
Au sujet des proc�dures
g�n�rales, le G-77/CHINE sugg�ra de ne pas rendre public
les rapports des EEE avant que la Partie concern�e n'ait eu
l'occasion de r�pondre par �crit � la branche pertinente.
La FEDERATION DE RUSSIE sugg�ra que l'information examin�e
par la branche soit rendu public d�s la fin du processus. La
SUISSE et la NORVEGE mirent en relief l'existence des
dispositions pr�vues par anticipation et la n�cessit�
d'�tre en harmonie avec les libell�s des Articles 5, 7 et 8
du Protocole.
Au sujet des proc�dures
n�cessaires � la branche charg�e de la mise en application,
la FEDERATION DE RUSSIE, contr�e par l'EU, sugg�ra
l'insertion d'un libell� refl�tant le droit de la Partie
concern�e de b�n�ficier d'une audience � huis clos. SAMOA
fit part de ses r�serves concernant le chamboulement de
l'�quilibre entre l'acc�s � l'information, la transparence
et la participation du public d'une part, et la sauvegarde des
droits souverains des Parties.
Au sujet des proc�dures
acc�l�r�es, le JAPON annon�a qu'il soumettra une
proposition concernant une proc�dure de r�tablissement de
l'�ligibilit� aux m�canismes. Au sujet des sanctions
applicables par la branche charg�e de la facilitation, la
FEDERATION DE RUSSIE, contr�e par le G-77/CHINE, appela � la
suppression du libell� exigeant la prise en consid�ration
des Articles 4.3 (ressources financi�res), 4.4 (co�ts
d'adaptation), 4.5 (transfert des technologies) et 4.7 (les
conditions applicables � l'accomplissement des obligations)
de la CCCC.
Au sujet des sanctions
applicables par la branche charg�e de la mise en application,
le JAPON, contr� par l'UE, proposa la suppression des
paragraphes pr�voyant des sanctions en cas de non-conformit�
aux Articles 5.1 (syst�mes nationaux), 5.2 (ajustements), 7.1
(inventaires annuels) et 7.4 (�tablissement des lignes
directrices et des modalit�s devant encadrer la comptabilit�
des quantit�s assign�es) du Protocole.
LES GROUPES INFORMELS
LE GEC:
Le groupe de contact informel sur le Groupe d'Experts
Consultatif (GEC) charg� des communications nationales des
Parties non vis�es � l'Annexe I, pr�sid� par Emily
Ojoo-Massawa (Kenya), proc�da � l'examen de la r�vision des
lignes directrices devant r�gir l'�laboration des
communications nation ales et les termes de r�f�rence du GEC, et des PANA soumis
par les PMA. Les points de vue divergents exprim�s par les
Parties amen�rent la Pr�sidente Ojoo-Massawa � proposer
l'�laboration d'un projet de texte et la re-convocation du
groupe, jeudi.
LE MDP: Des
consultations informelles autour du MDP furent tenues
l'apr�s-midi, sous la pr�sidence de Jos� Miguez (Br�sil).
Les d�l�gu�s proc�d�rent � l'examen du projet du MDP, se
focalisant sur les questions de validation, de suivi et
d'accr�ditation, avec quelques progr�s enregistr�s au
niveau des projets de texte correspondants. Les r�unions
informelles reprirent tard dans la soir�e du mercredi, autour
de divers points techniques.
LA MISE EN APPLICATION
CONCERTEE: Le groupe informel sur ce
th�me r�alisa, croit-on savoir, quelques avanc�es sur les
d�tails techniques du projet de texte qui s'y rapporte, lors
de la r�union tenue en fin d'apr�s-midi.
LES RETARDS DE PAIEMENT: Philip
Weech (les Bahamas) pr�sida les consultations informelles
tenues autour des options possibles de la r�ponse aux retards
de paiement des contributions. Le groupe proc�da � l'examen
des libell�s rest�s en suspens depuis les SB-12, notamment
ceux portant sur les probl�mes et les inconv�nients auxquels
la CCCC risque d'�tre confront�e en r�sultat des retards de
paiement des contributions au budget central, et des options
additionnelles que le SBI pourrait souhaiter consid�rer comme
plate-forme pour les recommandations � faire � la CdP. Le
texte fut d�f�r� pour une nouvelle discussion informelle,
jeudi apr�s-midi.
STATUT DES PARTIES PAR
RAPPORT A LA CONVENTION: Les
consultations informelles autour de ce sujet, men�es sous la
conduite de John Ashe, proc�d�rent � l'examen de la lettre
�manant des Parties du Groupe Asie Centrale, Caucase et
Moldavie concernant leur statut dans le cadre de la CCCC. Les
participants consid�r�rent �galement une proposition
avanc�e par les Parties pertinentes appelant � une
d�finition claire du terme "pays en d�veloppement"
tel qu'il est utilis� par la CCCC. Comme suite aux r�serves
exprim�es par le G-77/CHINE, le Pr�sident Ashe sugg�ra de
reporter l'examen de cette question aux SB-16 et � la CdP-8.
De nouvelles consultations informelles pourraient avoir lieu
jeudi.
LES PMA: Le
groupe informel charg� des questions ayant trait aux PMA se
r�unit dans la soir�e pour entamer ses discussions autour
des lignes directrices devant encadrer les PANA, le Groupe
d'Experts sur les PMA, et les directives concernant le Fonds
r�serv� aux PMA. Le MALAWI introduisit une nouvelle
proposition contenant les lignes directrices susceptibles
d'encadrer l'�laboration des PANA, laquelle fut examin�e
plus tard par les d�l�gu�s.
DANS LES COULOIRS
Un certain nombre de
participants ont pr�sent� des commentaires sur l'importance
du panier de travail transmis � la CdP-7, pointant du doigt
les nombreuses questions prises en charge par les organes
subsidiaires et les diff�rents groupes informels form�s pour
leur traitement, et qui viennent toutes s'ajouter au travail
qui reste � accomplir par les groupes de n�gociation sur les
divers projets de d�cisions relevant des Accords de Bonn.
Alors que certains ont sembl� pr�occup�s par l'occasion
rat�e de r�aliser une avanc�e significative sur les
questions confi�es aux organes subsidiaires, d'autres ont
affirm� que le travail � accomplir dans le cadre des Accords
de Bonn doit �tre prioritaire, compte tenu en particulier de
l'absence de progr�s enregistr�e jusque l� dans les groupes
de n�gociation.
Des rumeurs ont, par
ailleurs, circul�s en fin d'apr�s-midi, mercredi, selon
lesquelles, un travail �tait entrepris pour l'�laboration
d'une D�claration de Marrakech, pour consid�ration lors du
Sommet Mondial sur le D�veloppement Durable, pr�vu l'ann�e
prochaine � Johannesburg. En attendant, quelques d�l�gu�s
se sont d�clar�s confus et pr�occup�s au sujet du
processus d�cisionnel appliqu� � la d�termination de la
composition du Comit� Directeur du MDP.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPES DE NEGOCIATION:
Les Articles 5, 7 et 8: Ce groupe se r�unit � 10h
dans la Salle Fez I, pour y poursuivre ses travaux.
M�canismes: Ce
groupe reprendra � 10h et se poursuivra toute la journ�e en
vue de r�aliser de nouveaux progr�s dans ses travaux.
Conformit� aux Obligations:
Ce groupe se r�unit � 17h dans la
Salle Pl�ni�re II.
GROUPES INFORMELS:
Des groupes informels sont susceptibles de se r�unir sur les
th�mes du GEC (12h-13h et 16h-17h dans la Salle Fez 1) et des
PMA (17h dans la Salle Pl�ni�re II). Des comit�s de
r�daction seront �galement convoqu�s pour traiter des
questions non r�solues par les groupes de n�gociation.
Consulter les moniteurs pour de plus amples renseignements. |