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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 180
Mercredi 31 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CdP-7 DE LA CCCC
MARDI 30 OCTOBRE 2001
Les délégués près de la
Septième Conférence des Parties de la CCCC se sont réunis
dans des séances parallèles du SBI et du SBSTA. Le SBI a
procéder à l'examen des questions ayant trait aux
communications des pays visés à l'Annexe I, aux pays les
moins avancés (PMA), au rapport du FEM, au budget
programmatique des exercices 2002-2003, et aux points divers.
Pour sa part, le SBSTA a traité de diverses questions ayant
trait aux méthodologies, au transfert des technologies, aux
politiques et mesures (P&Ms) et à la coopération avec
les organisations internationales pertinentes. Les groupes de
négociation sur les mécanismes, le respect des obligations
et les Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des données) et 8 (évaluation des
informations) du Protocole, ont également entamé leurs
travaux respectifs.
LE SBSTA
LE TRANSFERT DES
TECHNOLOGIES: S'agissant de la mise
au point et du transfert des technologies, les délégués
considérèrent la mise en place d'un système d'information
consacré aux technologies, incluant un inventaire des
technologies écologiquement rationnelles et le prototype d'un
mécanisme d'échange d'information basé sur la toile. La
SUISSE et l'UE apportèrent leur appui à la tenue d'une
réunion d'experts. Le G-77/ CHINE encouragea la prévision
d'un financement continu. L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par la
CHINE, le PEROU et le PANAMA, souligna la nécessité d'un
transfert actuel des technologies, outre les données qui s'y
rapportent. Le Président Dovland indiqua que des
consultations informelles seront tenues pour l'élaboration
d'un projet de conclusions.
LES QUESTIONS
METHODOLOGIQUES: les inventaires
des gaz à effet de serre: Le Président Dovland rappela
l'invitation lancée par la SBSTA-12 appelant les pays visés
à l'Annexe I à soumettre des rapports sur les expériences
vécues dans l'élaboration des inventaires des gaz à effet
de serre, en utilisant les orientations fournies par le GIEC
en matière de bonnes pratiques. Notant que la réunion
d'experts consacrée à la revue des inventaires est prévue
en décembre 2001, l'orateur proposa de transmettre
l'évaluation des expériences à la SBSTA-16.
Les carburants:
Taka Hiraishi, du Bureau de la Cellule du GIEC chargée des
Inventaires, nota que les orientations du GIEC en matière de
bonnes pratiques visaient à compléter les directives du GIEC
de 1996 applicable à l'élaboration des rapports concernant
les gaz à effet de serre et qu'elles englobaient un chapitre
consacré aux carburants. L'UE réitéra ses réserves
concernant l'augmentation des gaz à effet de serre émis par
le secteur de l'aviation internationale et appela à des
directives compatibles avec le protocole quant aux
méthodologies d'affectation des émissions. Il encouragea
l'Organisation Maritime Internationale (OMI) à travailler sur
les activités de réduction des émissions. La SUISSE proposa
que le Conseil de l'Organisation Internationale de l'Aviation
Civile (ICAO) poursuive ses initiatives en matière de
directives visant la réduction des émissions. Le G-77/CHINE
proposa que ce travaille soit effectué dans le cadre de
l'Article 2.2 du Protocole, qui stipule que les Parties
visées à Annexe I doivent limiter les émissions provenant
des carburants utilisés dans le secteur de l'aviation et le
secteur maritime, en collaborant avec l'ICAO et l'OMI. Des
consultations informelles seront tenues sur ce sujet.
Les méthodes et les outils
de l'évaluation de l'impact et de l'adaptation:
faisant état du caractère complexe des méthodologies, le
CANADA proposa que les ateliers régionaux consacrés à
l'évaluation intégrée englobent l'examen des effets subis
et de l'adaptation. Appuyé par la MALAISIE, l'orateur
suggéra que le système d'information sur les technologies
englobe également un volet sur les effets subis et sur
l'adaptation. La MALAISIE et la THAILANDE proposèrent la mise
en place de projets de recherche conjoints entre les pays
industrialisés et les pays en développement. Le Président
Dovland informa que des consultations informelles seront
tenues sur ce sujet.
Développement des
directives en matière des bonnes pratiques et autres
informations pour le secteur de LULUCF:
Le Président du GIEC, Bob Watson, donna un aperçu sur
l'avenir du GIEC et mit en exergue le programme de travail
relatif au thème de LULUCF inscrit dans le cadre plus large
du programme du GIEC dans le domaine des Inventaires Nationaux
des Gaz à Effet de Serre, qui se focalise sur: les directives
en matière des bonnes pratique; les définitions de la
dégradation et du déboisement induits directement par
l'activité humaine, et les options offertes en matière
d'inventaire et d'élaboration des rapports; et les
méthodologies permettant la distinction entre les changements
induits directement par l'activité humaine, et ceux induits
de manière indirecte et les effets naturels.
L'UE, appuyé par
l'INDONESIE, proposa que le SBSTA élabore, au cours de sa
session actuelle, les termes de référence devant encadrer le
travail du GIEC sur les modalités MDP applicables au LULUCF.
Les ETATS-UNIS, la FEDERATION DE RUSSIE, le CANADA et
l'AUSTRALIE mirent en garde que le projet de décision
concernant le thème de LULUCF n'était pas encore finalisé.
L'AOSIS souligna que les questions ayant trait aux Articles 5,
7 et 8 devaient être résolues avant la fourniture d'autres
directives au GIEC, et apporta son soutien à l'idée de tenir
une consultation élargie. Le sujet sera examiné de manière
approfondie dans des consultations informelles.
Les émissions provenant des
récoltes forestières et des produits ligneux (RFPL):
L'UE nota la proposition appelant à la mise en place
d'approches et de méthodologies favorisant l'utilisation du
bois produit de manière viable en remplacement des matériaux
énergétiques à usage intensif et autres carburants
fossiles. L'UE, appuyée par l'AOSIS, la CHINE et L'ARABIE
SAOUDITE, s'opposa à l'insertion des RFPL dans la première
période d'engagement. La NOUVELLE ZELANDE nota la lente
progression marquant l'élaboration des méthodes techniques
et, appuyée par le JAPON, le CANADA et la MALAISIE, suggéra
la poursuite de l'évaluation technique. Des consultations
informelles seront tenue sur ce thème.
LES POLITIQUES ET MESURES:
Evoquant le récent atelier tenu sur le thème des P&M, le
Président Dovland suggéra que le débat soit renvoyé à la
SBSTA-16. Après les commentaires d'un certain nombre de
Parties, l'orateur informa qu'il produira un projet de
conclusions succinct.
LA COOPERATION AVEC LES
ORGANISATIONS INTERNATIONALES PERTINENTES:
Le SYSTEME D'OBSERVATION DU CLIMAT MONDIAL (GCOS) présenta un
rapport sur le programme de ses ateliers régionaux et sur la
proposition concernant la seconde évaluation de l'adéquation
des systèmes d'observation. Il nota ses préoccupations
concernant la détérioration des réseaux et des bases de
données disponibles et donna un aperçu sur le travail en
cours visant à inverser cette tendance, ainsi que sur les
efforts visant à exploiter de nouvelles méthodes
d'observation. Plusieurs Parties firent part de leurs
réserves quant à la détérioration des réseaux. L'UE
proposa d'inviter le Secrétariat du GCOS à présenter une
évaluation provisoire concernant l'adéquation des réseaux,
portant sur les activités nationales, pour considération à
la SBSTA-16. La MALAISIE suggéra l'ouverture d'un accès aux
financements du FEM dans ce domaine. Le Président Dovland
indiqua que des consultations informelles seront tenues pour
l'élaboration d'un projet de conclusions sur cette question.
Au sujet de la coopération
avec d'autres accords environnementaux multilatéraux (AEM),
le GIEC présenta un rapport sur son papier technique
concernant les interconnexions entre les changements
climatiques, la biodiversité et la désertification, et
concernant la pertinence de l'Evaluation du Millénaire au
processus des changements climatiques. Les représésentant de
la CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE, de la CONVENTION
SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION et de la CONVENTION DE
RAMSAR SUR LES ZONES HUMIDES parlèrent des liens, des
synergies et de la collaboration entre les AEM. Au sujet de la
coopération avec les différents organes des Nations Unies,
l'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE présenta un rapport sur
son travail dans le domaine de la santé humaine dans le
contexte des changements climatiques.
Dans le débat qui suivit,
les Parties soulignèrent l'impératif d'améliorer la
coopération entre les conventions, de renforcer cette
coopération au niveau national, et d'impulser le processus de
la gouvernance environnementale internationale. Le Président
Dovland indiqua qu'un groupe de contact informel sera
convoqué pour l'élaboration d'un projet de conclusions.
LE SBI
LES PAYS LES MOINS AVANCES: Les
délégués débattirent de la manière d'avancer dans le
traitement: de la mise en place du groupe d'experts sur les
PMA; du soutien devant être apporté à l'élaboration des
Programmes of Action Nationaux en matière d'Adaptation
(PANA); et des directives devant être fournies au Fonds
réservé aux PMA. Le MALI, au nom des PMA, souligna la
nécessité d'élaborer les termes de référence devant
encadrer le groupe d'experts, indiquant que son groupe
étaient en train de formuler des propositions pour le projet
de décision concernant ce sujet. Le PNUE plaida pour une
approche basée sur un ensemble d'accords impliquant les PANA,
les groupe d'experts sur les PMA et le Fonds réservé aux
PMA. Le Président Ashe indiqua qu'un groupe de contact sera
établi sur ce thème.
LES COMMUNICATIONS DES
PARTIES VISEES A L'ANNEXE I: Au
sujet de la faisabilité de l'élaboration des directives
devant encadrer l'évaluation des communications nationales,
les délégués s'accordèrent sur une proposition du
Président Ashe stipulant que cette question sera considérée
après l'évaluation des troisièmes communications
nationales. Au sujet de l'évaluation et du fichier d'experts,
par rapport aux troisièmes communications nationales, le
Président Ashe nota que ces communications devaient être
rendues d'ici le 30 novembre 2001, et indiqua qu'il élaborera
un projet de décisions sur ces questions.
LES QUESTIONS TRANSMISES AU
SBI PAR LA CdP: Le Rapport du FEM:
Le SBI procéda à l'examen du rapport du FEM. Le G-77/CHINE
fit part de ses réserves concernant l'intervalle de temps
entre l'approbation des projets et la mise à disposition des
fonds, l'impact des fluctuations monétaires et la nécessité
d'un financement adéquat pour les programmes de soutien. Le
Président Ashe indiqua qu'il produira un projet de
conclusions.
Le budget programmatique de
la biennale 2002-2003: Le
Secrétaire Exécutif de la CCCC, Cutajar, introduisit le
budget programmatique révisé de la CCCC, produit suivant la
recommandation faite par le SBI à sa quatorzième session,
portant le budget des exercices 2002-2003 à US$32.8 millions.
Le délégué des ETATS-UNIS nota sa position vis-à-vis du
Protocole et signala son intention de réduire sa part de
financement dans le budget central qui fera que son pays ne
contribuera pas aux US$535,000 fixés à titre de dépenses
imprévues, en cas de "prompt démarrage" du MDP. Le
Président Ashe évoqua un certain nombre d'exemples où les
pays stipulent des activités spécifiques dont le financement
ne sera pas utilisé. L'orateur indiqua que des consultations
seront tenue pour l'élaboration d'un projet de décision.
Abordant la rubrique points
divers, le Président Ashe nota qu'un projet de décision
autour des paiements tardifs des contributions sera élaboré
après des consultations informelles.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
LES MECANISMES: Le
Coprésident Raúl Estrada (Argentine) indiqua que le groupe,
aidé par ses deux comités de rédaction, devrait pouvoir
terminer son travail le jeudi 1er novembre.
L'orateur précisa que les questions relatives au MDP
nécessitant une résolution pour permettre "un prompt
démarrage" englobaient l'élection des membres du
Comité Directeur et les questions budgétaires. Le NIGERIA
fit part de ses réserves concernant les thèmes transversaux
qui restent à résoudre, notamment celle des conditions
d'éligibilité, par rapport au système de mise en
conformité.
L'UE, intervenant également
au nom du GC-11 et de la SUISSE, introduisit la proposition
concernant l'Article 6 (JI) contenant des appendices portant
sur les normes devant régir l'accréditation des entités
indépendantes et sur les critères devant encadrer
l'établissement des points de référence et le suivi, ainsi
les nombreux amendements introduits dans le projet de
décisions (FCCC/CP/2001/MISC.5).
Les délégués devaient
entendre, ensuite, la présentation du Secrétariat sur les
modalités relevant de l'Article 7.4 (quantités assignées)
focalisée sur l'élaboration des quantités assignées, les
exigences en matière d'enregistrement et, la compilation et
les inventaires d'émissions et des quantités assignées.
Le G-77/CHINE déclara que
les comités de rédaction devaient se focaliser plutôt sur
les questions techniques que sur les questions politiques de
haut niveau. Le Coprésident Kok Kee Chow (Malaisie) suggéra
de se focaliser sur l'établissement des registres, en
commençant par le MDP, mais de laisser les détails hautement
techniques aux experts. Après la réunion du groupe de
négociation, les deux comités de rédaction tinrent une
réunion nocturne pour entamer leurs travaux.
LA CONFORMITE AUX
OBLIGATIONS: Le Coprésident Tuiloma
Neroni Slade (Samoa) proposa de travailler sur la base du
papier officieux des Coprésidents sur l'état d'avancement
des négociations, mettant en relief les modifications
textuelles introduites ainsi que l'accord initial réalisé
autour du libellé consacré aux procédures et mécanismes
ayant trait à la mise en conformité aux obligations. Le
JAPON, parlant également au nom du CANADA, de la FEDERATION
DE RUSSIE et de l'AUSTRALIE, avança une proposition appelant
à un projet de décision de la CdP renvoyant expressément la
question du caractère que doivent revêtir les sanctions, à
la CdP/RdP-1. Le G-77/CHINE et l'UE déclarèrent que les
ministres s'étaient mis d'accord, lors de la seconde partie
de la CdP-6, que les sanctions seront contraignantes et que
seul le mode d'adoption avait été renvoyé CdP/RdP-1. Le
groupe entama ensuite l'examen du papier officieux des
Coprésidents, parcourant les chapitres consacrés au
préambule, aux objectifs, à la Commission sur le respect des
obligations, à la plénière de la Commission et à la
branche chargée de la facilitation. Les Coprésidents
mèneront des consultations autour des paragraphes
controversés.
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: La première réunion du
groupe de négociation sur les Articles 5, 7 et 8 commença
tard dans la soirée. Les délégués débattirent de nombre
de questions soulevées par le Président Dovland, touchant
notamment aux équipes d'évaluation et au comité
d'organisation des experts chargés de l'évaluation, et au
caractère complémentaire.
LES CONSULTATIONS
INFORMELLES
Outre les discussions
menées dans les groupes de négociation, nombre de groupes de
contact informels devaient également tenir leurs premières
réunions en vue d'élaborer, pour le SBI et le SBSTA, des
projets de conclusions ou de décisions concernant la revue
des décisions conclues au cours de la seconde partie de la
CdP-6, le Groupe d'Experts Consultatif, et le budget.
DANS LES COULOIRS
Les délégués ont
retroussé leurs manches, mardi, au moment où les groupes de
négociation ont abordé le travail en suspens sur les
question de la conformité aux obligations, les mécanismes et
les Articles 5, 7 et 8. Les participants ont semblé
satisfaits de constater que quelques groupes étaient déjà
arrivés à des questions de fond, abordées de manière
productive, m^me si certains ont noté qu'il était trop tôt
pour espérer voir surgir une avancée significative ou pour
jauger la progression générale, dans la mesure où un
travail technique détaillé doit d'abord s'effectuer dans des
consultations informelles.
Par ailleurs, quelques
délégués près des comités de rédaction informels sur les
JI et le MDP ont fait part de leurs réserves concernant ce
qu'il estiment être "double poids, double mesure"
appliqués aux JI et au MDP qui risquent de rouvrir de
"vielles divergences" autour des processus
d'évaluation des projets et des études environnementales.
D'autres ont repoussé ces suggestions, notant qu'il était
approprié que quelques divergences existent.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SBSTA: Le
SBSTA se réunira à 10h dans la Salle Plénière II, pour
débattre de l'Article 6 (éducation, formation et
conscientisation du public) de la CCCC, de l'AIJ et d'autres
points encore.
GROUPES DE NEGOCIATION:
Les Articles 5, 7 et 8: Ce groupe se réunira à 15h
dans une salle qui sera désignée dans le courant de la
journée.
La Conformité aux
Obligations: Ce groupe se réunira
à 17h pour reprendre l'examen du papier officieux des
Coprésidents.
GROUPES INFORMELS: Les
groupes informels se réuniront à 11h dans la Salle Fez I,
pour débattre du GCE, et à 20h dans la Salle Plénière II,
pour se pencher sur la question des PMA. Consulter les
monitors pour la mise à jour de ces informations. |