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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 176
Lundi 30 Juillet 2001
RESUME DE LA SIXIEME SESSION
DE REPRISE DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE
SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE:
16-27 JUILLET 2001
La sixième session de
reprise de la Conférence des Parties (Deuxième partie de la
CdP-6) de la Convention-Cadre sur le Changement Climatique
(CCCC) et les quatorzièmes sessions des organes subsidiaires
de la CCCC se sont tenues à Bonn, en Allemagne, du 16 au 27
juillet.
Plus de 4600 participants
issus de 81 gouvernements, 254 organisations
intergouvernementales, non gouvernementales et autres
observateurs, et 332 médias y étaient présents. La réunion
avait pour objectif de parachever avec succès les
négociations visant à établir les détails de la mise en
pratique des engagements concernant la réduction des
émissions de gaz à effet de serre, pris dans le cadre du
Protocole de Kyoto de 1997. Elle avait également pour
objectif de conclure un accord sur les actions susceptibles de
renforcer la mise en application de la CCCC elle-même. Dans
sa tentative de réaliser ces objectifs, qui avaient été
établis dans le Plan d'Action de Buenos Aires de 1998 (PABA),
la CdP-6 de reprise visait ainsi à clore plus de deux années
et demi de préparatifs et de négociations, en terminant les
tâches restées inachevées à la CdP-6, à La Haye, en
novembre 2000.
Du 16 au 18 juillet, les
délégués se sont réunis dans des groupes de négociation
à huis clos pour essayer de réduire, dans les textes
décisionnels, la divergence des points de vue sur toute une
gamme de questions ayant trait au Protocole et à la CCCC, y
compris: les questions financières; les mécanismes; le
respect des obligations; et le thème de l'utilisation des
sols, des modifications survenues dans l'utilisation des sols
et de la foresterie (LULUCF).
Le jeudi 19 juillet, le
segment de haut niveau de la CdP-6 de reprise a débuté, les
participants s'efforçant de réaliser une avancée décisive
en parvenant à un accord "politique" autour des
questions clés en suspens. Dans la nuit du samedi, au terme
de longues concertations, le Président Pronk a présenté sa
proposition concernant un projet de décision politique
délinéant les accords autour des éléments centraux du
PABA. Reste qu'en dépit de l'annonce faite, dimanche, par bon
nombre de Parties, affirmant qu'elles apportaient leur appui
à la décision politique, des désaccords ont fait surface
sur le chapitre consacré au thème du respect des
obligations.
Le Président Pronk a tenu
des consultations permanentes, qui ont duré jusqu'au lundi
matin, autour de ce chapitre, moment où les ministres se sont
accordés, enfin, sur l'adoption de la décision politique
d'origine datant du samedi, et comprenant une révision du
chapitre réservé au thème du respect des obligations. La
décision politique - ou "l'Accord de Bonn" –
devait être approuvé par les ministres, en Plénière,
lundi, en fin de matinée, et formellement adopté par la CdP
au cours de la soirée du mercredi 25 juillet. Les discussions
de haut niveau tenues durant le week-end, devaient également
aboutir à une Déclaration Politique entérinée par un
certain nombre de pays industrialisés, dans laquelle ils
promettent un financement additionnel pour les activités
touchant au changement climatique, en faveur des pays en
développement.
Le reste de la deuxième
semaine, les délégués ont tenté de supprimer les crochets
entourant les libellés restés en suspens depuis la première
partie de la CdP-6 et ce, sur la base des orientations
politiques tracées dans l'Accord de Bonn. Des décisions
concernant nombre de questions clés ont été adoptées mais
les délégués ne sont pas parvenus à terminer tous le
travail sur celles ayant trait aux mécanismes, au respect des
obligations et au thème de LULUCF. Les libellés du paquet
entier des décisions n'ayant pas été tous parachevés,
l'ensemble des décisions ont été transmises à la CdP-7,
où les délégués tenteront de clore leurs négociations.
Les quatorzièmes sessions
des organes subsidiaires de la CdP se sont réunies en même
temps que la CdP-6 de reprise. Après un certain nombre de
consultations informelles, les organes subsidiaires ont
adopté des projets de conclusions sur toute une gamme de
sujets, notamment ceux des rapports concernant les activités
inter-sessions, les politiques et mesures, la coopération
avec les organisations internationales pertinentes, et les
questions administratives et financières.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DU PROTOCOLE
DE KYOTO
L’Evolution Climatique est
tenue pour l’une des menaces les plus sérieuses pesant sur
la durabilité de l’environnement de la planète, sur la
santé et le bien-être humain et sur l’économie mondiale.
Les scientifiques s’accordent en général pour admettre que
le climat de la Terre se trouve affecté par l'accumulation
des gaz à effet de serre, tels que celui du dioxyde de
carbone, causée par les activités anthropiques. Nonobstant
des incertitudes qui perdurent, la majorité des scientifiques
estiment que des mesures de précaution sont à prendre et qu’une
action rapide est nécessaire.
La réponse internationale
à l’évolution climatique commença à prendre forme avec l’élaboration
de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques (CCCC).
Conclue en 1992, la CCCC établit un cadre pour l’action
visant à stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz
à effet de serre à un niveau permettant d’empêcher les
activités anthropiques (induites par l’Homme) de donner
lieu à des "interférences dangereuses" avec le
système climatique. La CCCC est entrée en vigueur le 21 mars
1994. Elle compte aujourd'hui 186 Parties. Six réunions de la
Conférence des Parties (CdP) ont eu lieu depuis, ainsi que de
nombreux ateliers et de réunions des organes subsidiaires de
la CdP.
LE PROTOCOLE DE KYOTO:
En 1995 le Groupe Spécial sur le Mandat de Berlin est établi
par la CdP-1 pour la réalisation d’un accord sur de
nouvelles mesures en faveur de la lutte contre les changements
climatiques. Au terme d’intenses négociations, les
délégués près de la CdP-3 qui se déroulait à Kyoto, au
Japon, en décembre 1997, devaient s’entendre sur un
Protocole, relevant de la CCCC, engageant les pays
industrialisés et les pays en transition vers une économie
de marché, à réaliser des objectifs quantifiés de
décroissement de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Ces pays, connus comme étant les Parties visées à l’Annexe
I de la CCCC, se sont ainsi engagés à réduire leurs
émissions globales dans six gaz à effet de serre, de
manière à en abaisser le niveau d’au moins 5% par rapport
à ceux de 1990 et ce, au cours de la période s’étalant
entre 2008 et 2012, et cet engagement était assorti d’objectifs
variant d'un pays à l'autre. Le Protocole établit par
ailleurs trois mécanismes destinés à aider les Parties
visées à l’Annexe I à réaliser leurs objectifs nationaux
de manière efficace du point de vue coût. Les mécanismes
incluaient un système d’échange des droits d’émission,
une mise en œuvre concertée (JI) des projets de réduction d’émissions,
entre Parties visées à l’Annexe I, et le Mécanisme pour
un Développement Propre (MDP) visant à encourager les
projets conjoints entre les Parties visées à l’Annexe I et
celles non visées à cette même annexe.
On laissa aux réunions qui
devaient suivre le soin de fixer la majeure partie des règles
et d’arrêter les détails opérationnels devant déterminer
la manière dont les coupes en matière d'émission seront
réalisées et la manière dont les efforts consentis par les
pays seront mesurés et évalués. De nombreux pays ont signé
le Protocole, mais une majorité attend l’issue des
négociations menées autour de ces détails opérationnels
pour décider de la ratification ou de la non-ratification.
Pour entrer en vigueur, le Protocole doit être ratifié par
55 Parties signataires de la CCCC, notamment des Parties
visées à l’Annexe I représentant au moins 55% du total
des émissions de dioxyde de carbone au titre de l’année
1990. A ce jour, 34 Parties seulement ont ratifié le
Protocole.
LE PLAN D’ACTION DE BUENOS
AIRES: La Quatrième Conférence des
Parties (CdP-4) se réunit à Buenos Aires, en Argentine, en
novembre 1998, pour établir un programme de travail visant à
parvenir à un accord sur les détails opérationnels du
Protocole et le renforcement de la mise en œuvre de la CCCC
elle-même. Ce programme de travail fut consigné dans un
document intitulé Plan d’Action de Buenos Aires. La date
limite fixée dans le cadre du Plan d’Action est la CdP-6qui
doit marquer le point culminant du processus, au cours de
laquelle les Parties doivent tenter de parvenir à un accord
sur un paquet d'ensemble. Parmi les sujets critiques
nécessitant une résolution, figurent celui des règles
devant encadrer les mécanismes, celui du régime de suivi
devant être appliqué dans le contrôle du respect des
obligations par les différents pays, et celui des méthodes
à suivre dans la comptabilité des émissions et des
réductions d’émissions aux niveaux nationaux. Les règles
devant régir le crédit dont doivent bénéficier les pays en
matière de suppression du gaz carbonique de l’atmosphère
par le biais des puits de fixation du carbone, seront
également traitées. Parmi les questions relevant de la CCCC
nécessitant une résolution, celles du renforcement des
capacités, de la mise au point et du transfert des
technologies, et de l’aide devant être apportée aux pays
en développement particulièrement sensibles aux effets
adverses des changements climatiques ou des actions
entreprises par les pays industrialisés dans le cadre de la
lutte contre l’évolution climatique.
LES PREPARATIFS DE LA CdP-6:
De nombreuses réunions et consultations formelles et
informelles furent tenues au cours des années 1999 et 2000
pour aider à jeter les fondations de l'accord qui devait
être conclu à la CdP-6. Au cours des treizièmes sessions
des organes subsidiaires – qui débutèrent en septembre
2000 à Lyon, en France, et qui furent les dernières sessions
formelles avant la CdP-6 - les positions politiques autour des
questions clés demeurèrent fermement ancrées, avec peu de
signes quant à la volonté de parvenir à un compromis et
d'aller de l'avant. Même si les réunions et les
consultations informelles tenues en octobre et début novembre
2000 ont abouti à quelques nouveaux progrès, beaucoup de
points de divergence restent à résoudre.
LA PREMIERE PARTIE DE LA
CdP-6: La CdP-6 et la session de
reprise des treizièmes réunions des organes subsidiaires de
la CCCC se déroulèrent à La Haye, aux Pays-Bas, du 13 au 25
novembre 2000. Au cours de la deuxième semaine des
négociations, le Président de la CdP-6, Jan Pronk (Pays-Bas)
tenta de faciliter la progression sur plusieurs questions
politiques et techniques sujettes à controverses, en
convoquant des séances Plénières officieuses de haut niveau
consacrées au traitement des questions politiques
importantes, qu'il avait pris soin de regrouper dans quatre
"ensembles" ou "boites," comme suit: (a)
le renforcement des capacités, le transfert des technologies,
les effets adverses et les directives devant être fournies au
mécanisme de financement; (b) les mécanismes; (c)
l'utilisation des sols, les modifications survenues dans
l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF); et (d) le
respect des obligations, des politiques et des mesures et, la
comptabilité, l'élaboration des rapports et l'évaluation
relevant des Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des informations) et 8 (évaluation des
informations) de la CCCC. Les ministres et autres
négociateurs de haut rang se sont répartis en quatre groupes
pour procéder à la négociation de ces ensembles, dans une
tentative de parvenir à un consensus.
Le jeudi 23 novembre, les
négociations s'étaient bloquées et le Président Pronk fit
circuler une Note contenant ses propositions concernant les
questions clés, dans une tentative d'encourager la survenue
d'une percée dans les négociations. Après presque 36 heures
d'intenses pourparlers autour des propositions du Président,
les négociateurs ne parvinrent à aucun accord, les questions
financières, la complémentarité dans l'utilisation des
mécanismes, la conformité aux obligations et la question de
LULUCF s'avérant particulièrement polémiques. L'après-midi
du samedi 25 novembre, le Président Pronk convoqua la
dernière Plénière informelle de haut niveau, au cours de
laquelle il devait annoncer que les délégués n'ont pas
réussi à réaliser un accord. Les délégués acceptèrent
de suspendre la CdP-6 et firent part de leur volonté de
reprendre les travaux en 2001.
LES PREPARATIONS DE LA
DEUXIEME PARTIE DE LA CdP-6: Un
certain nombre de réunions et de consultations ont eu lieu
depuis la première partie de la CdP-6, dans un effort de
remettre les négociations sur les rails. Peu avant la tenue
de la deuxième partie de la CdP-6, des consultations
informelles de haut niveau, conduites par le Président Pronk,
ont été tenues à Scheveningen, aux Pays-Bas, les 27 et 28
juin 2001. Plus de 350 délégués de 130 Parties y ont
participé, dont un certain nombre de ministres et de
ministres adjoints. Les consultations avaient pour objectif de
permettre aux Parties de présenter au Président Pronk leurs
vues concernant son texte de négociation consolidé, qu'il a
présenté comme un outil visant à aider les négociateurs à
parvenir à un compromis. Bien que quelques participants aient
exprimé l'opinion que les positions ne semblaient pas avoir
bougé depuis la première partie de la CdP-6, d'autres ont
souligné que les positions se sont probablement élargies.
Ils ont également noté des signes de radicalisation chez
certaines Parties, en particulier sur le sujet de LULUCF, de
la prise en considération des puits de fixation de carbone,
dans le MDP, et celui de l'utilisation de l'énergie
nucléaire, pour la réalisation de leurs engagements. La
question du financement se posa également comme une barrière
potentielle susceptible de créer des problèmes. De nouveaux
remous ont été causés par l'ambiguïté du Japon quant à
ses intentions de ratifier le Protocole.
Outre les préparatifs
officiels de la deuxième partie de la CdP-6, un certain
nombre de développements politiques ont été enregistrés
depuis la réunion de La Haye. En mars 2001, l'administration
américaine a fait part de son opposition au Protocole,
affirmant qu'elle estimait qu'il contenait des
"imperfections fatales", capables de porter
préjudice à son économie tout en exemptant les pays en
développement de leur pleine participation.
Depuis l'annonce
américaine, l'UE a envoyé des missions diplomatiques à
nombre de Parties, dont le Japon, l'Australie, le Canada, la
Fédération de Russie et l'Iran, dans un effort de maintenir
le soutien en faveur du Protocole et de son entrée en vigueur
en 2002. Les Etats-Unis ont affirmé qu'ils participeront, à
la deuxième partie de la CdP-6, dans les négociations autour
du Protocole, pour faire en sorte que les pourparlers
n'aboutissent pas à des conclusions susceptibles d'affecter
son commerce international et que les négociations
n'établissent pas un antécédent pour d'autres accords
internationaux. Les Etats-Unis seront pleinement impliqués
dans toutes les discussions ayant trait à leurs engagements
pris dans le cadre de la CCCC.
COMPTE RENDU DE LA DEUXIEME PARTIE DE LA
CdP-6
La session de reprise de la
Sixième Conférence des Parties (deuxième partie de la
CdP-6) de la CCCC commença lundi 16 juillet 2001. Le
Président de la CdP-6, Jan Pronk, Ministre Néerlandais de
l'Habitat, de l'Aménagement du Territoire et de
l'Environnement ouvrit ses travaux en notant étaient réunis
pour la résolution des questions restées en suspens depuis
la première partie de la CdP-6 qui s'était déroulée à La
Haye en novembre 2000. L'orateur indiqua que les négociations
seront axées sur les libellés crochetés ramenés de La
Haye. En outre, un texte de négociation consolidé et non
crocheté a été élaboré pour servir d'outil aux
négociateurs. L'Iran, au nom du G-77/Chine, attira
l'attention sur les développements intervenus depuis la 1ère
partie de la CdP-6, notamment l'annonce faite par la nouvelle
administration américaine. L'orateur souligna que les
délégués se trouvaient à Bonn pour achever le travail
qu'ils n'ont pas pu finir à La Haye, et mit en exergue la
nécessité d'établir une nette distinction entre la CCCC et
les questions ayant trait au Protocole qui sont soumis à la
négociation.
Des déclarations
d'ouverture furent également présentées lors de la
cérémonie inaugurale organisée en l'honneur des ministres
et autres officiels de haut rang, l'après-midi du jeudi 19
juillet, et qui marquait le démarrage du segment de haut
niveau des négociations qui s'étalera du 19 au 23 juillet.
Soulignant que le Protocole constituait une chance unique,
qu'il est à la fois juste et crédible, le Président Pronk
encouragea les Parties à ne pas retarder la ratification en
raison du fait qu'un pays ait fait savoir qu'il n'avait pas
l'intention de le faire.
Barbel Dieckmann, Maire de
Bonn, élabora sur la présence du Secrétariat de la CCCC et
d'autres organes et agences des Nations Unies, à Bonn. Elle
parla des efforts visant à accroître la présence onusienne,
notamment des plans de création d'un nouveau campus. Le
Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar,
rappela les objectifs du PABA et mit en exergue les défis
posés aux pays en développement dans le domaine de la
réponse au changement climatique ainsi que leurs besoins
particuliers en la matière.
Faisant état des progrès
réalisés dans les pourparlers au cours des quelques derniers
jours, l'orateur déclara que ce serait du gaspillage que
"d'abandonner l'investissement" de tant d'années de
négociations. Robert Watson, Président du Groupe
Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique (GIEC), affirma
que tous les scénarios considérés pour le siècle à venir
prévoyaient un accroissement continu des niveaux de dioxyde
de carbone, davantage d'événements météorologiques
extrêmes, une augmentation des températures, des
bouleversements dans les précipitations, une élévation du
niveau des mers et des effets sur la productivité agricole.
Il nota que des technologies présentant de bons rapports
coût/ efficacité existaient désormais pour le ciblage des
émissions de gaz à effet de serre. Il indiqua que les coûts
du traitement des changements climatiques à l'échelle
domestique étaient estimés entre 0.2 et 2 % du PIB et qu'ils
pouvaient même être moins élevés, si une coopération
internationale efficace était mise en place.
Les représentants de la
récente Conférence des Jeunes sur le Changement Climatique
vinrent exprimer leurs points de vue. Un orateur exhorta les
délégués à ne pas augmenter le recours aux puits de
fixation du carbone dans le Protocole, et déclara que les
Parties visées à l'Annexe I se devaient de réaliser, au
moins, la moitié de leurs engagements, à l'échelle
intérieure du pays. Un autre intervenant signala aux
délégués que les jeunes étaient "extrêmement déçus
par la négligence dont vous avez fait montre à l'égard du
notre avenir" à La Haye, et les exhorta à ne pas
faillir à Bonn.
Un certain nombre de Parties
devaient ensuite présenter leurs déclarations d'ordre
général. Le G-77/Chine exprima sa préoccupation quant à
l'approche unilatérale adoptée par les Etats-Unis et mit en
relief: sa préférence pour trois décisions séparées
concernant les mécanismes; la nécessité de traiter les
effets adverses; son soutien à l'idée d'avoir des sanctions
juridiques contraignantes pour les cas de non respect des
obligations; et, le besoin de poursuivre les négociations
autour du thème de LULUCF. La Belgique, au nom de l'UE, se
déclara prête à faire des compromis avec toutes les Parties
pour la réalisation d'un accord autour d'un paquet
équilibré respectant: l'intégrité environnementale;
l'équité et la solidarité avec les pays en développement;
et, l'efficacité économique et la souplesse dans la
concrétisation des objectifs approuvés. Samoa, au nom de
l'Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS), souligna la
nécessité de mettre à disposition des fonds additionnels
pour couvrir l'entreprise des mesures d'adaptation. La
République tchèque, au nom du CG-11 (groupe de pays d'Europe
centrale et de l'Est), fit part de ses réserves concernant le
texte de Pronk sur les obligations financières devant
incomber aux Parties visées à l'Annexe I et non incluses
dans l'Annexe II, et assortis de propositions préconisant des
prélèvements sur la mise en œuvre conjointe et sur l'échange
des droits d'émission. Le Maroc fit part de son espoir de
voir la CdP-7 donner lieu à un nouvel élan avant le Sommet
Mondial de Johannesburg sur le Développement Durable, prévu
en 2002.
L'Australie déclara que
l'incertitude concernant l'implication de certains Etats dans
le futur ne devait empêcher en rien le traitement des
questions clés, et mit en exergue la nécessité: de règles
non discriminatoires dans le domaine des puits de fixation du
carbone; d'un système de mise en conformité conçu plutôt
pour aider les Parties que pour punir le non respect des
obligations; et d'ouvrir un dialogue sur l'action à
entreprendre, avec les pays en développement.
Le Canada souligna
l'importance de mécanismes de marché efficaces et
accessibles, du rôle des forêts et de l'agriculture en tant
que puits de fixation de carbone, et du besoin d'encourager
l'action des pays en développement.
Soulignant l'importance de
la participation des Etats-Unis, le Japon déclara être
activement engagé dans des concertations avec les Etats-Unis
mais que cela ne devait en rien retarder les progrès
souhaités au cours de cette session. La représentante
indiqua par ailleurs que le Japon n'économisera aucun effort
pour faire en sorte que de nombreux pays, y compris lui-même,
puisse parvenir à "conclure le Protocole," de
manière à ce que son entrée en vigueur puisse avoir lieu en
2002. Le délégué des Etats-Unis fit part de l'intention de
son pays de traiter du changement climatique de "manière
sérieuse, sensible et basée sur la science" affirmant
qu'il ne cherchera pas à empêcher les autres d'aller de
l'avant avec le Protocole, " tant qu'ils ne porteront pas
atteinte aux intérêts légitimes des Etats-Unis."
La Suisse, au nom du Groupe
pour l'Intégrité Environnementale (Mexique, République de
Corée et Suisse), déclara que les puits de fixation du
carbone devaient être d'échelle limitée, que les
mécanismes devaient venir en complément à l'action
domestique et qu'un régime fort de mise en conformité aux
obligations assorti de sanctions juridiquement contraignantes
devait être prévu. La Chine nota un document décrivant ses
accomplissements dans le traitement du changement climatique.
La Fédération de Russie mit en exergue la nécessité d'une
certaine simplicité dans les mécanismes, et le besoin d'y
inclure les puits de fixation du carbone et les stations
nucléaires, et fit part de ses réserves quant aux
propositions avancées pour les questions financières.
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES
SITUATION DE LA
RATIFICATION: Les délégués se
réunirent jeudi 19 juillet en séance plénière, pour
l'examen des questions organisationnelles. La CdP nota que 185
Etats et une organisation d'intégration économique
régionale sont Parties de la CCCC et que 35 Etats ont
déposé leurs instruments de ratification ou d'accession au
Protocole de Kyoto. Le Président Pronk ajouta que Vanuatu
avait récemment ratifié le Protocole et que l'Argentine, le
Sénégal, la Colombie, les Iles Cook et le Bangladesh ont
annoncé être en passe de s'engager dans des démarches
similaires.
ADMISSION DES ORGANISATIONS
A TITRE D'OBSERVATEURS: Au sujet de
l'admission des observateurs, la CdP approuva la liste des
organisations recommandées par le Bureau, le 19 juillet
(FCCC/CP/2001/L.1).
ELECTION DES MEMBRES DU
BUREAU AUTRES QUE LE PRESIDENT: La
CdP procéda à l'élection des membres de son Bureau, durant
la première partie de la CdP-6, à l'exception du second
Vice-Président qui doit être désigné par le Groupe
Asiatique. Au cours de la Plénière du 16 juillet, puis de
nouveau le 27 juillet, le Président Pronk nota que ce Groupe
était encore en train d'examiner le sujet. Notant que le
Bureau avait un travail important à faire avant qu'un nouveau
Bureau soit élu à la CdP-7, y compris la tenue, début
septembre, d'une réunion à Marrakech, il encouragea le
Groupe Asiatique à redoubler d'efforts pour parvenir à un
accord sur ce sujet.
ADOPTION DU RAPPORT
CONCERNANT LES ACCREDITATIONS: La
session de reprise de la CdP-6 adopta le rapport concernant
l'accréditation des représentants (FCCC/CP/ 2001/3), le
vendredi 27 juillet.
LES PREPARATIFS DE LA
CdP/RdP-1 ET LA REVUE DES ENGAGEMENTS ET AUTRES DISPOSITIONS
DE LA CCCC
Les questions importantes
traitées durant la session de reprise de la Sixième
Conférence des Parties étaient liées à deux points de
l'ordre du jour, à savoir: l'évaluation de la mise en
application des engagements et autres dispositions de la CCCC;
et les préparatifs de la première session de la Conférence
des Parties servant de réunion des Parties du Protocole de
Kyoto (CdP/RdP-1). Ces questions étaient mises en exergue
dans le PABA qui avait fixé la CdP-6 comme étant la date
butoir de la finalisation de l'accord.
Le chapitre ci-après de ce
rapport de synthèse fournit une synopsis du processus qui
s'est déroulé durant la réunion, suivi d'un aperçu
général sur les quatre questions clés négociées en cette
deuxième partie de la CdP-6, à savoir: les questions
financières; les mécanismes; le respect des obligations; et
le thème de LULUCF. Ce chapitre aborde également d'autres
sujets ayant rapport avec la mise en application de la CCCC et
les préparatifs de la CdP/RdP-1. Ces sujets englobaient: les
systèmes nationaux, les ajustements et les lignes directrices
relevant des Articles 5 (questions méthodologiques), 7
(communication des données) et 8 (revue de l'information) du
Protocole; les activités de mise en œuvre conjointes
relevant de la phase pilote; "les meilleures
pratiques" au niveau des P&M; et l'impact des projets
particuliers sur les émissions, durant la période
d'engagement.
APERÇU SUR LES NEGOCIATIONS
AUTOUR DES QUESTIONS CLES: Du 16 au
18 juillet, les délégués tinrent des réunions de groupes
de négociation à huis clos, consacrées à l'identification
des questions politiques clés devant être résolues par les
ministres et autres officiels de haut rang. Durant ces trois
journée de travail, les discussions furent menées sur la
base des textes de négociation hérités de la premières
partie de la CdP-6 (voir FCCC/CP/ 2000/5/Add.3, "
Troisième partie: Textes transmis à la sixième session de
reprise par la CdP à sa première partie de sa sixième
session," Volumes I - V). Ces textes couvraient
l'ensemble des questions en négociation. Plusieurs
paragraphes y étaient encore lourdement crochetés. Outre
cela, le texte de négociation consolidé et non crocheté,
proposé en juin par le Président Pronk devait servir
"d'outil" clé pour le soutien des négociations.
Cet outil couvrait des domaines cruciaux où nombre de
divergences restaient à résoudre, et tentait d'établir un
paquet équilibré de décisions portant sur toutes les
questions abordées par le PABA.
Le Segment de Haut Niveau
(19-23 juillet): Le jeudi 19
juillet, la réunion de haut niveau de la deuxième partie de
la CdP-6 entama ses travaux en présence des ministres et
autres officiels gouvernementaux de haut rang. Dans leurs
délibérations, les ministres et autres officiels
commencèrent par l'examen de la Note élaborée par les
Coprésidents des groupes de négociation (FCCC/
CP/2001/CRP.8), un "document dégraissé"
présentant des options claires sur toutes les questions
politiques clés encore non réglées. Ils se réunirent dans
un groupe de négociation principal, baptisé Comité du
Président, ainsi que dans quatre groupes chargés de la
considération des questions clés. Le travail de fond
commença le vendredi 20 juillet.
Les ministres et autres
officiels de haut rang se réunirent tout au long du week-end
et jusqu'au lundi matin. Dans la nuit du samedi 21 juillet, le
Président Pronk observa des signes d'un "consensus
grandissant" et présenta sa proposition appelant à un
projet de décision faisant état des accords politiques sur
"les éléments centraux" du PABA. Cette proposition
englobait entre autres: des activités relevant de l'Article
3.4 (activités additionnelles) du Protocole, durant la
première période d'engagement, avec, pour les Parties
individuelles, des plafonnements sur les crédits provenant de
la gestion forestière; des projets d'afforestation et de
reforestation inscrits dans le cadre du MDP, durant la
première période d'engagement; une déclaration politique
"invitant" à des financements de la part des
Parties visées à l'Annexe II; des sanctions visant au
redressement des situations de non respect des obligations et
à la réparation des préjudices causés à l'environnement
dans les cas de non respect des obligations; l'abstention des
Parties visées à l'Annexe I de recourir au nucléaire dans
le MDP et les JI; le fait que l'action domestique doive
constituer un "élément important" des efforts
fournis par les Parties visées à l'Annexe I pour la
réalisation de leurs engagements; et la mise en place d'un
fonds pour la couvertures des activités incombant aux pays en
développement.
Cependant, en dépit du fait
que de nombreuses Parties eussent annoncé, dimanche, qu'elles
pouvaient apporter leur soutien à la décision politique, des
divergences ont fait surface autour du chapitre consacré au
thème du respect des obligations. Le Président Pronk mena de
nouvelles consultations intensives autour de ce chapitre,
toute la nuit du dimanche et jusqu'au lundi matin, aboutissant
à un accord sur l'adoption de la décision politique
d'origine, datant du samedi, avec une formulation révisée su
chapitre réservé au thème du respect des obligations.
L'Accord de Bonn:
La décision politique fut approuvée par les ministres au
cours d'une séance plénière tenue lundi, puis formellement
adoptée par la CdP, dans la nuit du mercredi 25 juillet
(FCCC/ CP/2001/L.7), après la résolution de disputes d'ordre
"technique" et "rédactionnel," et des
modifications apportées au texte, au cours de la soirée du
lundi.
La Déclaration Politique:
Les débats du week-end aboutirent également à une
Déclaration Politique élaborée par l'UE, le Canada,
l'Islande, la Norvège, la Nouvelle Zélande et la Suisse, sur
le thème du financement en faveur des pays en développement.
Cette Déclaration englobe un engagement à mettre à
disposition une contribution annuelle de US$410 millions,
d'ici 2005.
Les Négociations Post
Accord de Bonn: Au cours du reste de
la deuxième semaine, les délégués décidèrent de
reprendre leurs travaux au sein des groupes de négociation
pour essayer d'enlever le reste des crochets qui, depuis La
Haye, entourent bon nombre de libellés laissés en suspens.
Le consensus fut réalisé autour de nombreux points
importants mais les délégués ne parvinrent pas à
parachever leur travail, en raison des divergences qui ont
continué à les diviser sur la formulation des projets de
décisions concernant les mécanismes, le respect des
obligations et le thème de LULUCF. Les délégués tenteront
de clore leurs travaux sur les questions encore en suspens, à
la CdP-7.
LES QUESTIONS FINANCIERES:
Les négociations autour des questions financières
abordèrent les thèmes du renforcement des capacités, du
transfert des technologies, de l'adaptation, de l'Article 4.8
et 4.9 de la CCCC et des Articles 2.3 et 3.14 (effets
adverses) du Protocole, et du financement. Ces sujets furent
traités dans un groupe de négociation coprésidé par John
Ashe (Antigua et Barbuda) et Andrej Kranjc (Slovénie), ainsi
que dans nombre de sous-commissions et de comités de
rédaction. Un certain nombre de questions financières, en
particulier celles ayant trait au financement, furent
traitées à titre de thèmes transversaux.
Les délégués devaient
tenir des réunions à huis clos du 16 au 18 juillet, pour des
discussions portant sur toute une variété de sujets, dont:
les préoccupations concernant le risque de surcharger le
Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM); les implications
découlant du fait de s'adosser sur des sources d'information
autres que les communications nationales, pour la
détermination de l'action ayant trait à l'adaptation; les
préoccupations particulières des pays les moins avancés
(PMA); les arrangements institutionnels relatifs au transfert
des technologies; le rôle et la composition de l'organe des
experts, chargé du thème du transfert des technologies; et
les propositions concernant le financement, y compris le point
de savoir si les contributions devait y avoir un caractère
volontaire ou obligatoire. Les discussions du groupe
aboutirent à un accord sur deux projets de décisions sur le
thème du renforcement des capacités. Les Coprésidents Ashe
et Kranjc préparèrent avec les Coprésidents du quatrième
groupe de négociation, une Note (FCCC/CP/20001/CRP.8)
présentant des options claires concernant les principales
questions politiques en suspens.
Les ministres et autres
officiels de haut niveau entamèrent, le 19 juillet, et sur la
base de cette Note, leurs débats de fond, assortis de
consultations informelles de haut niveau sur le thème des
finances, modérées par le Secrétaire d'Etat Philippe Roch
(Suisse). L'une des questions polémiques posées durant ce
segment fut celle de savoir si le financement devait être
"obligatoire" ou "volontaire." Les pays en
développement acceptèrent, en guise de compromis, de ne pas
insister sur le caractère obligatoire.
L'Accord de Bonn:
La décision politique prise lundi 23 juillet, et adoptée
formellement par la CdP, le mercredi 25 juillet, comprend cinq
chapitres consacrés aux questions financières.
Le Financement dans le Cadre
de la CCCC: La CdP décida que les
Parties visées à l'Annexe II, et celles visées à l'Annexe
I en mesure de le faire, doivent fournir le financement
nécessaire à la réalisation des engagements relevant de
l'Article 4.1 (engagements), 4.3 (financement), 4.4
(adaptation), 4.5 (transfert des technologies), 4.8 et 4.9
(effets adverses), à travers la reconstitution de fonds du
FEM, le fonds spécial proposé pour le contrôle du
changement climatique, et les canaux bilatéraux et
multilatéraux. Le libellé de la décision stipule également
que des modalités appropriées pour le partage du fardeau
entre les Parties visées à l'Annexe II doivent être
élaborées. Il y est précisé qu'un fonds spécial pour le
contrôle du changement climatique doit être établi pour
financer les activités ayant rapport avec le changement
climatique qui sont complémentaires à celles financées par
les ressources allouées au FEM et les fonds bilatéraux et
multilatéraux. Ces activités englobent les domaines de
l'adaptation, du transfert des technologies, de l'énergie,
des transports, de l'industrie, de l'agriculture, de la
foresterie et de la gestion des déchets, ainsi que les
actions visant à aider les pays en développement à
diversifier leur économie. Le libellé propose aussi qu'un
fonds soit établi en faveur des pays les moins avancés,
notamment pour le financement de leurs PAN.
Le Financement dans le Cadre
du Protocole de Kyoto: La CdP
s'accorde pour stipuler que des modalités appropriées pour
encadrer le partage du fardeau doivent être élaborées. Elle
confirme l'établissement du fonds pour l'adaptation destiné
à financer les projets concrets dans les pays Parties du
Protocole. L'approvisionnement du fonds pour l'adaptation
proviendra des parts de profits tirés des projets inscrits
dans le cadre du MDP et d'autres sources de financement. Les
Parties visées à l'Annexe I sont invitées à mettre à
disposition ce financement additionnel. Le fonds doit être
opéré par l'entité chargée du mécanisme de financement de
la CCCC.
La Mise au Point et le
Transfert des Technologies: La CdP
s'accorde sur l'établissement d'un Groupe d'Experts sur le
Transfert des Technologies, composé de 20 experts: trois,
représentant chacune des régions auxquelles appartiennent
les Parties non visées à l'Annexe I; un, représentant les
Petits Etats Insulaires en Développement (PEID); sept,
représentant les Parties visées à l'Annexe I; et trois,
issus des organisations internationales pertinentes.
La Mise en Application de
l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et des Articles 2.3 et 3.14 du
Protocole: La CdP s'accorde pour
stipuler que la mise en application des activités
identifiées pour la réponse aux effets adverses du
changement climatique doivent être soutenues à travers le
FEM, le fonds spécial proposé pour le contrôle du
changement climatique et autres sources bilatérales et
multilatérales. La CdP s'accorde également sur la
nécessité de procéder, à sa huitième session, à l'examen
de la mise en œuvre de mesures ayant trait au domaine de
l'assurance et destinées à répondre aux préoccupations et
aux besoins particuliers des pays en développement,
découlant des effets adverses du changement climatique, sur
la base des conclusions des ateliers organisés sur le thème
de l'assurance. S'agissant de l'impact des mesures de
réponse, la CdP décide de soutenir la mise en œuvre des
activités identifiées à travers le FEM, le fonds spécial
pour le contrôle du changement climatique et autres sources
bilatérales et multilatérales.
Les Questions ayant Trait à
l'Article 3.14 du Protocole: La CdP
reconnaît que la minimisation de l'impact de la mise en
œuvre de l'Article 3.1 (engagements quantitatifs sur les
émissions) du Protocole est une préoccupation de
développement affectant à la fois les pays industrialisés
et les pays en développement. Elle recommande à la CdP/RdP
de requérir des Parties visées à l'Annexe I, la fourniture,
comme faisant partie intégrante du complément d'information
nécessaire à leurs rapports d'inventaire, les données
concernant la manière dont elles s'y prennent dans la
concrétisation de leurs engagements relevant de l'Article 3.1
pour la minimisation des effets sociaux, économiques et
environnementaux adverses sur les Parties pays en
développement. Une priorité doit être accordée à la mise
en œuvre des actions suivantes:
-
réduction ou
suppression progressive des imperfections du marché, des
incitations fiscales, des exemptions de taxes et de droits
et des subventions dans tous les secteurs émettant des
gaz à effet de serre, en tenant compte de la nécessité
d'introduire des reformes sur les prix de l'énergie de
manière à refléter les prix du marché et
l'intégration des coûts externes;
-
coopération dans le
domaine de la mise au point des technologies qui
n'utilisent pas l'énergie basée sur les combustibles
fossiles, et soutien des Parties pays en développement,
à cette fin; et,
-
assistance aux pays en
développement Parties, hautement dépendants de l'export
et de la consommation des combustibles fossiles, dans la
diversification de leur économie.
Les Négociations Post
Accord de Bonn: Sur la base des
orientations politiques tracées par l'Accord de Bonn, le
groupe de négociation sur les finances reprit ses travaux
autour des projets de décisions transmis par La Haye, pour y
traiter des libellés laissés en suspens dans ceux consacrés
aux thèmes des effets adverses, du transfert des technologies
et du financement. Le groupe procéda à l'approbation des
projets de décisions concernant: l'Article 4.8 et 4.9 de la
CCCC; l'Article 3.14 du Protocole; le financement de la CCCC;
le financement du Protocole; le transfert des technologies; et
les directives devant être fournies au FEM.
Le vendredi 27 juillet, les
délégués se réunirent en Plénière et approuvèrent
l'ensemble des huit projets de décisions retenus par le
groupe de négociation et les sous-commissions qui en
émanèrent. Les Coprésidents Ashe et Kranjc présentèrent
un rapport sur la conclusion probante du groupe et requirent
la considération des projets de décisions par la CdP.
Les Projets de Décisions
Transmis à la CdP-7: Les huit
projets de décisions parachevés concernant les questions
financières étaient, de tous ceux soumis aux quatre
principaux groupes de négociation, les seuls autour desquels
le consensus à été réalisé. Les projets de décisions
basés sur l'Accord de Bonn et la synthèse de ces décisions
se focalisent sur les éléments ayant rapport avec cet
accord:
Le Renforcement des
Capacités: Le projet de décision
concernant le thème du renforcement des capacités dans les
pays en développement (FCCC/CP/2001/L.2) requiert du FEM la
soumission de rapports sur l'état d'avancement de son
programme de soutien à la mise en place du cadre nécessaire
au renforcement des capacités et encourage l'entité chargée
de l'opération du mécanisme de financement à y adopter une
approche caractérisée par la rationalité et la rapidité
d'exécution. Il requiert également de la CdP de se baser sur
l'information fournie dans les communications nationales et
dans les rapports émanant du FEM et d'autres agences, pour
l'évaluation des progrès réalisés dans la mise en place du
cadre. Le second projet de décision, consacré au thème du
renforcement des capacités dans les pays en transition
économique (PTE) (FCCC/ CP/2001/L.3), établit, dans une
annexe, le cadre nécessaire au renforcement des capacités,
propre à ces pays. Il recommande à la CdP/RdP-1, d'adopter
une décision entérinant le cadre nécessaire au renforcement
des capacités relevant de la CCCC, parallèle à celui
figurant dans l'annexe. Les deux projets de décisions
confèrent un effet immédiat aux cadres préconisés.
L'Orientation à Fournir au
FEM: Le projet de décision
concernant ce thème (FCCC/CP/2001/L.4/Rev.1) stipule que le
FEM doit fournir des ressources financières aux pays en
développement Parties, en particulier, aux PMA et aux PEID, y
compris pour la mise en œuvre des activités de la deuxième
phase de l'adaptation et pour la mise en place de projets
pilotes ou de démonstration destinés à montrer la manière
de traduire en projets, les activités de planification et de
détermination des mesures d'adaptation. Le projet de
décision encourage, en outre, le FEM à adopter une approche
rationalisée dans le financement des activités inscrites
dans le cadre du renforcement des capacités nécessaires aux
pays en développement.
La Mise au Point et le
Transfert des Technologies: Le
projet de décision concernant ce thème (FCCC/CP/2001/L.10),
établit un groupe d'experts sur le transfert des technologies
et requiert du FEM, la mise à disposition, à travers le
fonds spécial pour le contrôle du changement climatique,
d'un soutien financier pour la couverture de la mise en place
du cadre décrit dans l'annexe attachée au projet de
décision.
Les Effets Adverses:
Les Parties décidèrent de séparer les décisions concernant
l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et l'Article 3.14 (effets
adverses) du Protocole.
Le projet de décision
concernant la mise en œuvre de l'Article 4.8 et 4.9 de la
CCCC (FCCC/CP/2001/L.12) énonce que le FEM doit soutenir les
activités relatives aux domaines de l'information et des
méthodologies, ainsi qu'à ceux ayant trait à la
vulnérabilité et à l'adaptation. Il stipule également que
le fonds spécial pour le contrôle du changement climatique
et/ou le fonds de l'adaptation et autres sources bilatérales
et multilatérales doivent financer les activités ayant trait
à l'adaptation, à l'amélioration et au suivi des fléaux et
de leurs vecteurs, et celles ayant trait au renforcement des
capacités. Le libellé décide par ailleurs d'établir un
programme de travail en faveur des PMA, destiné: à renforcer
les secrétariats nationaux chargés du changement climatique
existants et à en mettre en place là où ils n'existent pas
encore; à assurer une formation en matière de d'aptitude et
de langage de négociation; et à soutenir les préparatifs
des PAN. Le projet de décision prévoit, en outre,
l'établissement d'un fonds spécial pour les pays les moins
avancés. Il y est également stipulé que le FEM, le fonds
spécial pour le contrôle du changement climatique et autres
fonds bilatéraux et multilatéraux doivent financer les
activités visant à aider les PMA.
Le projet de décision
concernant l'Article 3.14 du Protocole (FCCC/CP/2001/L.13)
décide d'élaborer des lignes directrices pour aider à
déterminer si les Parties visées à l'Annexe I sont oui ou
non en train d'œuvrer pour la minimisation des effets
adverses, et stipule que les Parties visées à l'Annexe II
doivent accorder une priorité à l'aide en faveur des pays en
développement hautement dépendant de l'export et de la
consommation des combustibles fossiles, dans la
diversification de leur économie.
Le Financement:
Le projet de décision concernant le financement dans le cadre
de la CCCC (FCCC/CP/2001/L.14) stipule: qu'un financement
nouveau et complémentaire à ceux provenant du FEM et des
sources multilatérales et bilatérales est indispensable;
qu'un financement prévisible doit être mis à disposition
des Parties non visées à l'Annexe I; et qu'un fonds spécial
pour le contrôle du changement climatique doit être établi.
Le projet de décision
concernant le financement dans le cadre du Protocole
(FCCC/CP/2001/L.15) établit un fonds pour l'adaptation.
LES MECANISMES:
Les délégués tinrent du 16 au 18 juillet, des réunions à
huis-clos, présidées par Raúl Estrada-Oyuela (Argentine) et
Kok Kee Chow (Malaisie). Le groupe procéda à l'examen du
texte ramené de La Haye et de celui proposé par le
Président Pronk, et y identifia les questions politiques et
techniques clés devant être résolues.
Les six "thèmes
techniques" étaient: les évaluations de l'impact
environnemental; la participation du public; les années de
référence; les projets de petite échelle inscrits dans le
cadre du MDP; la transaction des réductions d'émission
certifiées (REC); et, l'éligibilité aux mécanismes et les
procédures de vérification susceptibles d'être utilisées
dans le second volet des projets de mise en œuvre conjointe.
Les thèmes politiques clés
englobaient: l'équité; la complémentarité; le nucléaire
dans le cadre du MDP et de la mise en œuvre conjointe; l'établissement
et la composition du comité de supervision chargé de la
vérification des REC; la composition du Comité Exécutif du
MDP; le niveau de la réserve à prévoir pour la période
d'engagement; l'application des parts de profits à l'ensemble
des trois mécanismes; l'exigence selon laquelle l'utilisation
des REC par les Parties visées à l'Annexe I soit assujettie
au fait d'être également Partie de l'Accord sur le Respect
des Obligations; le recours unilatéral au MDP; et l'inclusion
des puits de fixation du gaz carbonique dans le MDP.
S'agissant de ce dernier thème, le Coprésident décida de ne
pas retenir une requête avancée par un certain nombre de
pays membres du Groupe "Umbrella" et appelant à
l'insertion d'une option prévoyant l'inclusion de tous les
types de projets de puits de fixation de gaz carbonique dans
le MDP. Les délégués devaient se pencher également sur les
questions politiques suivantes, identifiées par le
G-77/Chine: l'absence de parité entre les Parties visées à
l'Annexe I et les autres Parties dans le cadre de l'Article 4
(mise en œuvre conjointe) du Protocole; la nécessité d'une
considération particulière des besoins des pays les moins
avancées; la complémentarité financière; et une
répartition géographique équitable des projets inscrits
dans le cadre du MDP.
Diverses options furent
présentées pour chacun des thèmes politiques retenus dans
la Note des Coprésidents (FCCC/CP/ 20001/CRP.8), pour
considération durant le segment de haut niveau. Le vendredi,
ces discussions eurent lieu au sein du Comité du Président,
sous la conduite du Président Pronk, et le samedi, les
discussions autour du thème des mécanismes se déroulèrent
dans une sous-commission modérée par le Ministre Peter
Hodgson (Nouvelle Zélande). Sur la base des négociations de
haut niveau, le Président Pronk produisit, tard dans la nuit
du samedi, une proposition "des Eléments Centraux."
Le libellé consacré au thème des mécanismes dans cette
proposition fut accepté, le lundi 23 juillet, et intégré
comme partie intégrante de l'Accord de Bonn.
L'Accord de Bonn:
L'accord politique sur les mécanismes traite: des principes,
caractère et champ d'action; de la mise en œuvre conjointe;
du MDP; et de l'échange des droits d'émission.
Principes, Caractère et
Champ d'Action: Le libellé
consacré aux principes, caractère et champ d'action prévoit
entre autres des dispositions pour les considérations
d'équité, de complémentarité, des parts de profit et
d'éligibilité. Au sujet de l'équité, la CdP s'accorde pour
stipuler que les Parties visées à l'Annexe I mèneront, en
harmonie avec les circonstances nationales qui leur sont
propres, une action domestique visant à abaisser leurs
émissions de manière permettant de réduire les décalages
des taux d'émission par habitant, entre les pays
industrialisés et les pays en développement Parties. La CdP
décide que la part des profits devant être réservée à
l'assistance aux pays en développement particulièrement
vulnérable, dans leur efforts visant à faire face aux coûts
de l'adaptation, sera équivalente à 2% du montant des REC
réalisées dans activités des projets inscrits dans le cadre
du MDP.
Au sujet de la
complémentarité, la CdP décide:
-
que l'utilisation des
mécanismes doit venir en complément à l'action
domestique et que cette dernière doit constituer une
"partie importante" des efforts fournis par
chacune des Parties visées à l'Annexe I, pour la mise en
application de l'Article 3.1 du Protocole (engagements
quantitatifs en matière d'émission);
-
que les Parties visées
à l'Annexe I seront requises de fournir les données
pertinentes relatives à leurs activités
complémentaires, conformément à l'Article 7 du
Protocole (communication des données), pour permettre
l'évaluation prévue dans le cadre de l'Article 8 du
même Protocole (évaluation des données);
-
que la fourniture de ces
données doit tenir compte des rapports concernant
"les progrès démontrables"; et
-
que c'est la branche
chargée de la facilitation, issue de la Commission sur le
Respect des Obligations, qui doit traiter des questions
touchant à la mise en application.
Au sujet de l'éligibilité,
la CdP décide qu'une recommandation soit faite à la CdP/RdP,
précisant que pour les Parties visées à l'Annexe I,
l'éligibilité à la participation dans les mécanismes doit
être assujettie à leur conformité aux exigences en matière
de méthodologies et d'élaboration des rapports relevant des
Articles 5 et 7 du Protocole, sous la supervision de chargée
de la mise en application, issue de la Commission sur le
Respect des Obligations. En outre, "seules les Parties
ayant accepté l'accord sur le respect des obligations venu
compléter le Protocole de Kyoto seront habilitées à
transférer ou à acquérir des crédits engendrés par
l'utilisation des mécanismes."
La Mise en Œuvre Conjointe
et le MDP: La CdP décide qu'il
reviendra à la Partie hôte de confirmer si oui ou non les
activités des projets inscrits dans le cadre des JI/MDP
aident à la réalisation du développement durable, et aux
Parties visées à l'Annexe I, de "s'abstenir"
d'utiliser les Unités de Réduction d'Emission (URE)/ REC
engendrées par les stations nucléaires pour la réalisation
des engagements pris dans le cadre de l'Article 3.1.
Au sujet de la mise en
œuvre conjointe, la CdP décide de recommander à la CdP/RdP,
l'établissement d'un comité de supervision chargé, entre
autres, de la vérification des URE.
Au sujet du MDP, la CdP
décide de souligner que le financement public réservé aux
projets inscrits dans le cadre du MDP, provenant des Parties
visées à l'Annexe I, ne doit pas donner lieu à une
diversion de l'APD et qu'il doit être séparé et non
comptabilisé dans les obligations financières incombant aux
Parties visées à l'Annexe I. Elle décide également de
faciliter un prompt démarrage du MDP et d'inviter les Parties
à désigner les candidats devant les représenter au sein du
comité exécutif, avant la CdP-7, de manière à permettre
l'élection des membres au cours de cette session-là.
Au sujet du comité
exécutif du MDP, le texte stipule qu'il comprendra dix
membres, dont un représentant pour chacun des groupes
régionaux des nationaux, deux représentants issus des
Parties visées à l'Annexe I, deux représentants issus des
Parties non visées à l'Annexe I et un représentant des
PEID. Le comité élaborera et recommandera à la CdP-8 des
modalités et des procédures simplifiées pour les activités
menées dans le cadre des projets de petite échelle inscrits
dans le MDP, et ayant trait: aux projets d'énergie
renouvelable de capacité maximum équivalente à 15
mégawatts; aux projets d'amélioration de l'efficacité
énergétique qui réduisent la consommation d'énergie au
plan de l'offre et/ou de la demande de l'équivalent de 18
gigawatt/heure par an; ou autres projets qui, à la fois,
réduisent les émissions anthropiques par source, et
émettent directement moins de 15 kilotonnes d'équivalent
CO2.
Au sujet de l'inclusion des
puits de fixation du gaz carbonique dans le MDP, la CdP
décide que l'afforestation et la reforestation seront les
seuls projets relevant de LULUCF qui puissent être éligibles
pour le MDP durant la première période d'engagement, la mise
en œuvre de ces projets étant guidée par les principes qui
régissent LULUCF définis ailleurs dans l'annexe et par les
définitions et les modalités élaborées par le SBSTA, pour
décision à la CdP-8, et portant notamment sur les notions de
non-permanence, de complémentarité, de brèches,
d'incertitudes d'échelle, et d'effets socio-économiques et
environnementaux. Les activités relevant de LULUCF
susceptibles d'être incluses dans le MDP, au cours des
futures périodes d'engagement, seront déterminées dans les
négociations sur la seconde période d'engagement.
L'Echange des Droits
d'Emission: Au sujet de l'échange
des droits d'émission, la CdP décide de recommander à la
CdP/RdP que chacune des Parties visées à l'Annexe I soit
appelée à maintenir dans son registre national une réserve,
pour la période d'engagement, qui ne doit pas descendre en
deçà de 90% de la quantité qui lui est assignée, calculée
selon les termes de de l'Article 3.7 (quantités individuelles
assignées) et 3.8 (l'année de référence) du Protocole ou
à 100% du chiffre de son dernier inventaire, multiplié par
cinq, en retenant le chiffre le moins élevé.
Les Négociations Post
Accord de Bonn: Suite à
l'approbation de l'accord politique sur les mécanismes, le
groupe de négociation sur ce thème se réunit de nouveau le
mercredi 25 et le jeudi 26 juillet, pour traiter les questions
techniques restantes. Le mercredi soir, le groupe reçut le
feedback des ses deux sous-commissions techniques et entreprit
une brève évaluation du papier officieux proposé par les
Coprésidents – un texte consolidée intégrant l'accord
politique, le texte de La Haye, le texte proposé par le
Président Pronk et les libellés approuvés dans les groupes
de travail technique. Le jeudi, le groupe sur les mécanismes
poursuivit l'examen de la considération du papier officieux
des Coprésidents. Le Coprésident Estrada nota que les
projets de décisions concernant les mécanismes avaient été
reformulés de manière à refléter la décision politique.
L'UE signala qu'une erreur avait été commise dans la
décision concernant l'éligibilité, qui incluait maintenant
une référence à l'accord "juridique" sur le
respect des obligations. L'Australie, le Canada et le Japon
encouragèrent l'harmonisation des libellés de manière à y
refléter le chapitre portant, dans la décision politique,
sur le respect des obligations.
Au cours de la Plénière de
clôture, vendredi 27 juillet, le Coprésident Estrada
présenta les projets de décisions des Coprésidents sur le
thème des mécanismes (FCCC/CP/2001/CRP.11). Ce texte
représente un travail en progression. Aux fins de faciliter
le travail futur des Parties, une clé a été utilisée pour
établir une distinction entre: les libellés agréés dans le
segment de haut niveau; les libellés approuvés dans les
groupes techniques; les libellés partiellement acceptés dans
les groupes techniques; et les libellés qui n'ont pas été
approuvés ou pas encore examinés. La Plénière prit note
des projets de décisions et des appendices, qui seront
examinés de manière approfondie, élaborés davantage et
adoptés à la CdP-7.
Les Projets de décision
transmis à la CdP-7: Les projets de
décisions devant faire l'objet d'un examen approfondi à la
CdP-7 sont:
-
le projet de décision
concernant les principes, caractère et champ d'action des
mécanismes conformément aux Articles 6, 12 et 17;
-
le projet de décision
concernant les lignes directrices devant encadrer la mise
en application de l'Article 6, y compris une annexe
renfermant ces lignes directrices;
-
le projet de décision
concernant les modalités et les procédures devant régir
le mécanisme pour un développement propre, telles que
définies dans l'Article 12, y compris une annexe
renfermant ces modalités et procédures, et plusieurs
appendices; et,
-
le projet de décision
concernant les modalités, les règles et les lignes
directrices devant régir l'échange des droits
d'émission, y compris une annexe.
UTILISATION DES SOLS,
MODIFICATIONS SURVENUES DANS L'UTILISATION DES SOLS ET
FORESTERIE (LULUCF): Le thème de
LULUCF fut examiné dans un groupe de négociation à huis
clos, coprésidé par Harald Dovland (Norvège) et Philip
Gwage (Ouganda), du 16 au 18 juillet. Le groupe chercha à
réduire les divergences autour des questions clés en
suspens, y compris celle de savoir si les activités
additionnelles objet de l'Article 3.4 devaient être
autorisées durant la première période d'engagement, et les
options offertes pour la limitation de ces activités; les
principes devant régir les activités relevant du thème de
LULUCF; et l'Article 3.3 (afforestation, reforestation et
déforestation) et 3.4 (les définitions et les règles devant
régir la comptabilité). Au sujet des activités inscrites
dans le cadre de l'Article 3.4, quelques pays s'opposèrent à
leur inclusion, soulignant que cela représenterait une
renégociation des objectifs de Kyoto et qu'il viendrait saper
l'intégrité du Protocole. D'autres Parties soulignèrent que
l'élément LULUCF est fondamental pour la ratification. Le
Canada, l'Australie et le Japon, rejoints par la Fédération
de Russie, présentèrent une proposition concernant l'Article
3.4 (gestion forestière), basée sur les niveaux maximum
négociés des crédits réservés à la gestion forestière
accordés aux pays individuels. Cette proposition – ainsi
que les propositions avancées par la Nouvelle Zélande et par
l'UE – prépara le terrain pour les négociations de haut
niveau. Les discussions eurent pour plate-forme le texte de
Pronk ainsi que sur le texte ramené de La Haye. Sur la base
de ces documents et des discussions précédentes, une Note
fut élaborée par les Coprésidents des quatre groupes de
négociation (FCCC/CP/20001/CRP.8), présentant des options
claires.
Au cours du segment de haut
niveau de la deuxième partie de la CdP-6, le groupe de
négociation sur le thème de LULUCF était modéré par Raúl
Estrada (Argentine).
L'Accord de Bonn:
Ce chapitre consacré au thème de LULUCF comprend un
paragraphe affirmant les huit principes directeurs devant
régir le traitement des activités inscrites dans le cadre de
LULUCF:
-
un traitement basé sur
la connaissance scientifique fiable;
-
le recours à des
méthodologies cohérentes dans les activités
d'estimation et d'élaboration des rapport;
-
l'observation d'une
certaine cohérence avec l'objectif de l'Article 3.1 du
Protocole (engagements pour des émissions quantifiées);
-
la non-inclusion, dans
la comptabilité, de la "simple présence" de
stocks de carbone;
-
l'apport d'une
contribution dans la conservation de la biodiversité et
dans l'utilisation durable des ressources naturelles;
-
l'adoption d'un système
de comptabilité qui n'implique aucun transfert des
engagements vers des périodes d'engagements futures;
-
la prise en compte, en
temps opportun, de l'inversion des prélèvements de gaz
carbonique de l'atmosphère; et
-
l'exclusion des effets
inattendus de la comptabilité.
La décision concernant le
thème de LULUCF propose que dans l'Article 3.3 du Protocole,
la définition des termes "forêt,"
"afforestation," "reforestation" et
"déforestation" soient basées sur les
modifications survenues dans l'utilisation des sols. Durant la
première période d'engagements, les débits découlant des
récoltes qui ont suivi les activités d'afforestation et de
reforestation menées depuis 1990, ne doivent pas être plus
importants que les crédits relevant des mêmes parcelles. Il
revient à chacune des Parties de choisir d'appliquer tout où
une sélection des activités additionnelles – gestion
forestière, gestion des terres de grandes cultures, gestion
des terres de pâturage et de régénération végétale –
relevant de l'Article 3.4 du Protocole, durant la première
période d'engagement. Il doit être démontré que ces
activités sont induites par l'homme et qu'elles ne sont pas
antérieures à 1990.
La décision établit, pour
la première période d'engagements, les règles comptables
suivantes: application d'une comptabilité basée sur les
chiffres nets pour les activités agricoles; application d'une
comptabilité allant jusqu'au niveau du débit éventuel
autorisé dans le cadre de l'Article 3.3, pour la gestion
forestière; et la prise en considération des plafonnements
négociés, au cas par cas, inclus dans l'Appendice Z, pour
les activités inscrites dans le cadre de l'Article 3.4 et de
LULUCF, découlant de la mise en œuvre conjointe. La décision
autorise par ailleurs la conduite d'activités relevant du
thème de LULUCF, dans le cadre du MDP, uniquement sous forme
de projets d'afforestation et de reforestation et établit,
pour ces crédits, les limites à observer durant la première
période d'engagement.
Les Négociations Post
Accord de Bonn: Le groupe de
négociation se réunit pour élaborer, pour le thème de
LULUCF, des projets de décisions reflétant la décision
politique ainsi que le paquet des documents précédemment
discutés dans le groupe. Un comité de rédaction restreint,
modéré conjointement par Andreas Fischlin (Suisse) et
Halldor Thorgeirsson (Islande) fut convoqué. Les débats y
furent axés sur les chapitres au sujet desquels la décision
politique était considérée ambigus et qui nécessitaient de
nouvelles consultations, dont ceux portant sur la question de
savoir si l'éligibilité des activités relevant du thème de
LULUCF inscrites dans le cadre de l'Article 12 (MDP) était
décidée uniquement pour la première période d'engagement
ou si la décision actuelle s'appliquait également pour les
futures périodes d'engagement. Parmi d'autres questions
controversées, une proposition avancée par la Fédération
de Russie appelant à un amendement du plafonnement assigné
à ses crédits alloués au titre de la gestion forestière,
figurant dans l'Appendice Z; et un certain nombre de réserves
exprimées concernant les plafonnements assignés à diverses
Parties. Le comité de rédaction devait approuver, le jeudi
26 juillet, l'ensemble des projets de décisions des
coprésidents, à l'exception de ces questions. Elles furent
examinées de nouveau, le vendredi 27 juillet. Un accord
émergea autour d'un paragraphe stipulant que, dans les
futures périodes d'engagements, les activités relevant du
thème de LULUCF inscrites dans le cadre du MDP seront
déterminées comme faisant partie intégrante des
négociations autour de la seconde période d'engagements. Un
nouveau paragraphe fut élaboré, autorisant les Parties à
requérir de la CdP, la reconsidération des valeurs
numériques retenues dans l'Appendice Z, au plus tard, deux
ans avant le démarrage de la première période d'engagement.
Le vendredi 27 juillet, les
délégués se réunirent en Plénière et décidèrent que
les projets de décisions ayant trait au thème de LULUCF
soient transmis, pour examen approfondi et adoption, à la
CdP-7.
Les Projets de Décisions
Transmis à la CdP-7: Les projets de
décisions concernant le thème de LULUCF (FCCC/CP/2001/L.11/
Rev.1) intègrent l'Accord de Bonn et englobent une décision
qui, entre autres:
-
requiert du SBSTA, de
mener des investigations sur les définitions possibles
spécifiques au biome forestier et d'élaborer les
définitions et les modalités susceptibles d'encadrer
l'insertion des activités relevant de LULUCF dans le
cadre du MDP; et,
-
invite le GIEC à
élaborer des méthodes d'estimation, de mesure, de suivi
et d'établissement des rapports sur les modifications
enregistrées dans les stocks de carbone, conformément
aux Articles 3.3 et 3.4 et sur les activités ayant trait
au thème de LULUCF inscrites dans le cadre des Articles 6
et 12, et à élaborer un rapport sur les orientations
concernant les bonnes pratiques et la gestion des
incertitudes.
Les projets de décisions
concernant le thème de LULUCF englobent également une
décision relative à la CdP/RdP-1. Cette dernière renferme,
dans le préambule, les principes devant régir le thème de
LULUCF, et adopte les définitions, les modalités, les
règles et les lignes directrices devant encadrer ce thème
dans le cadre du Protocole et qui figurent dans l'annexe,
assortie d'un appendice précisant les crédits maximums
autorisés aux Parties visées à l'Annexe I découlant de
l'Article 3.4 (gestion forestière) et des activités relevant
de LULUCF inscrites dans le cadre des projets de mise en
œuvre conjointe, durant la première période d'engagement.
LE RESPECT DES OBLIGATIONS:
Les délégués se réunirent mardi 17 et mercredi 18 juillet,
dans un groupe de négociation à huis clos coprésidé par
Harald Dovland (Norvège) et Tuiloma Neroni Slade (Samoa). Le
groupe se focalisa sur cinq thèmes: le caractère juridique
contraignant des sanctions applicables par la chargée de la
mise en application; le point de savoir si la composition du
Comité chargé du Respect des Obligations doit être
effectuée selon une répartition géographique équitable
basée sur les cinq groupements régionaux des Nations Unies
ou taillée en fonction du mandat assigné à la branche et du
type d'engagements en cours d'examen; le point de savoir si le
cours en appel doit, oui ou non, être prévu; le point de
savoir si une réunion de la CdP/RdP doit considérer les
rapports d'évaluation établis par les équipes d'experts; et
la manière dont le principe de responsabilités communes mais
différentiées et les capacités respectives viendront
affecter la conception et le fonctionnement du Comité chargé
du Respect des Obligations.
Le jeudi 19 juillet, le
coprésident Slade signala à la Plénière qu'une liste de
thèmes assortie d'options claires devant être soumises à la
considération des ministres a été élaborée (FCCC/CP/
20001/CRP.8). Il expliqua que le groupe a identifié six
questions en suspens et proposa qu'une priorité soit
accordée à la résolution des questions politiques clés, à
savoir, celle ayant trait aux sanctions applicables par les
deux branches issues du Comité chargé du Respect des
Obligations et celle concernant la composition de ces
branches.
Des discussions de haut
niveau, modérées par le ministre Valli Moosa (Afrique du
Sud) eurent lieu le samedi 21 juillet. On présenta, plus
tard, au Comité du Président, un rapport sur les progrès
enregistrés, entre autres, dans la question du caractère
juridique contraignant du régime de mise en conformité aux
obligations et sur l'accent placé sur l'aspect facilitation.
Samedi, en fin de soirée, le Président Pronk présenta une
proposition pour un projet de décision retraçant les accords
politiques conclus autour des "éléments centraux"
du PABA.
La proposition couvrait huit
aspects du système de mise en conformité aux obligations.
Quatre éléments de la proposition ont donné lieu à une
controverse, à savoir:
-
l'objectif des sanctions
prévues pour les cas de non respect des obligations,
applicables par la branche chargée de la mise en
application, consiste à redresser la situation et à
réparer le préjudice causé à l'environnement.
-
les sanctions
applicables par la branche chargée de la mise en
application, englobent le fait que des paiements seront
effectués pour la réparation des préjudices causés à
l'environnement.
-
la composition des
branches chargées de la facilitation et de la mise en
application sera comme suit: un membre issu de chacune des
cinq groupes régionaux des Nations Unies et un membre
issu des PEID, en tenant compte de la pratique en vigueur
au sein du Bureau de la CCCC; deux membres issus des
Parties visées à l'Annexe I; et deux membres issus des
Parties non visées à l'Annexe I.
-
la CdP, à sa sixième
session, doit procéder à l'adoption de l'instrument
juridique devant encadrer les procédures et les
mécanismes ayant trait à la mise en conformité aux
obligations, en tant qu'élément faisant partie
intégrante du Protocole.
Suite aux consultations
informelles de haut niveau menées du samedi 21 au lundi 23
juillet et au cours desquelles la question du respect des
obligations devait s'avérer particulièrement contentieuse et
difficile à résoudre, les ministres et autres officiels de
haut rang finirent par s'accorder sur un texte, le 23 juillet.
Le texte prévoit, entre autres que les sanctions applicables
par la branche chargée de la mise en application viseront à
s'assurer plutôt de "l'intégrité
environnementale," que de la réparation du préjudice
causé à l'environnement, et reporte à une date ultérieure,
l'examen de la question du mode d'adoption du régime de mise
en conformité aux obligations, par conséquent celle du
caractère juridique contraignant des sanctions qui en
relèvent.
L'Accord de Bonn:
L'Accord de Bonn couvre huit aspects du système de mise en
conformité aux obligations. S'agissant du mandat de la
branche chargée de la facilitation, la CdP s'accorde pour
stipuler que des conseils et des facilitations seront fournis
dans l'objectif de promouvoir le respect des obligations et
prévenir le non respect. La facilitation couvrira: des
engagements pour des émissions quantifiées avant et durant
la période d'engagement; et les exigences en matière de
méthodologie et d'élaboration des rapports, avant le
démarrage de la première période d'engagement.
Au sujet des sanctions
prévues pour le non respect des obligations applicables par
la branche chargée de la mise en application, la CdP
s'accorde pour dire que ces dernières visent au redressement
de la situation aux fins de s'assurer de l'intégrité
environnementale, et prévoit des encouragements visant à
favoriser la conformité aux obligations. Les sanctions
applicables par la branche chargée de la mise en application,
englobent: une déduction de 1,3 fois la quantité d'émission
en excès, de la quantité assignée à la Partie au titre de
la première période d'engagement, à appliquer à la
quantité assignée au titre de la deuxième période
d'engagement; l'élaboration d'un plan d'action de mise en
conformité aux obligations; et, la suspension de
l'éligibilité à opérer des transferts dans le cadre de
l'Article 17 (échange des droits d'émission).
Au sujet du mandat de la
branche chargée de la mise en application, la CdP décide que
cette branche procédera à l'évaluation de la conformité
aux obligations des Parties visées à l'Annexe I, à travers:
les engagements pour des émissions quantifiées; les
exigences en matière de méthodologie et d'élaboration des
rapports relevant des Articles 5.1 (systèmes nationaux), 5.2
(ajustements), 7.1 (inventaires) et 7.2 (lignes directrices
devant encadrer la communication des données); et les
exigences en matière d'éligibilité relevant des Articles 6
(mise en œuvre conjointe), 12 (MDP) et 17 (échange des
droits d'émission).
Au sujet du recours en
appel, la CdP décide qu'il y aura une possibilité de recours
en appel auprès de la CdP/RdP en cas de déni de procédure
normale. Dans de tels cas, la décision de la branche chargée
de la mise en application ne peut être annulée que par une
décision de la CdP/RdP prise à une majorité aux
trois-quarts.
Au sujet des principes, la
CdP décide que le principe de responsabilités communes mais
différenciées et des capacités respectives sera reflété
dans la conception du système de mise en conformité aux
obligations ainsi que dans le mandat de la branche chargée de
la facilitation. Au sujet de la composition des branches
chargées de la facilitation et de la mise en application, la
CdP décide que les deux organes seront composés: d'un membre
issu de chacun des cinq groupes régionaux des Nations Unies
et d'un membre issu des PEID, en tenant compte de la pratique
en vigueur au sein du Bureau de la CCCC; de deux membres issus
des Parties visées à l'Annexe I; et de deux membres issus
des Parties non visées à l'Annexe I.
Au sujet des prises de
décision, la CdP décide qu'à défaut de consensus, les
décisions seront prises par une majorité aux trois-quarts,
excepté les cas où une double majorité des Parties visées
et de celles non visées à l'Annexe I est également requise.
Enfin, au sujet de l'adoption du système de mise en
conformité aux obligations, la CdP décide d'adopter, à sa
sixième session, les procédures et mécanismes qui s'y
rapportent "tels que spécifiés ci-dessus" et de
recommander à la CdP/RdP l'adoption de ces procédures et
mécanismes "selon les termes de l'Article 18 du
Protocole de Kyoto."
Les Négociations Post
Accord de Bonn: le mercredi 25 juillet, le Coprésident Slade
déclara que les Coprésidents ont élaboré un papier
officieux comprenant un projet de décision de la CdP
accompagné d'une annexe, qu'ils espèrent voir aider les
délégués dans leur travail futur. Les pays en
développement et plusieurs pays industrialisés
l'accueillirent favorablement comme pouvant servir de
plate-forme pour les futurs travaux du groupe. Le jeudi, les
délégués poursuivirent l'examen du papier officieux des
Coprésidents sur les procédures et mécanismes de mise en
conformité aux obligations relevant du Protocole. Les
délégués exprimèrent des points de vue divergeant quant à
l'interprétation juridique et politique de l'Accord de Bonn
pour ce qui est du travail qui reste à faire, durant la
deuxième partie de la CdP-6, sur le thème du respect des
obligations et celui du caractère juridique contraignant du
régime de mise en conformité. Les pays en développement et
nombre de Parties visées à l'Annexe I apportèrent leur
appui à l'intervention du Président Pronk sur la voie à
suivre.
Le vendredi 27 juillet, le
Coprésident Slade rapporta que les discussions ont mis en
évidence des divergences sur un certain nombre de points
clés de l'Accord de Bonn. La CdP prit note du projet de
décision concernant le thème du respect des obligations, sur
la base du papier officieux des Coprésidents (FCCC/CP/2001/
CRP12/Rev.1) et décidèrent de le transmettre à la CdP-7,
pour finition et adoption.
Le Projet de Décision
Transmis à la CdP-7: Le projet de
décision contient la décision préliminaire de la CdP,
incluant un projet de décision de la CdP/RdP-1 et une annexe.
La décision préliminaire
de la CdP:
-
décide d'adopter les
procédures et les mécanismes relatifs à la mise en
conformité aux obligations relevant du Protocole,
figurant en annexe;
-
recommande que la
CdP/RdP-1 adopte ces procédures et mécanismes selon les
termes de l'Article 18 du Protocole; et,
-
recommande que la
CdP/RdP-1 adopte le projet de décision ci-après: la
CdP/RdP-1 confirme la décision de la CdP et met en
opération les procédures et mécanismes relatifs à la
mise en conformité aux obligations relevant du Protocole.
L'annexe renferme les
procédures et mécanismes relatifs à la mise en conformité
aux obligations relevant du Protocole et englobe les
éléments ayant trait, dans l'Accord de Bonn, à la mise en
conformité mentionnée ci-dessus. Parmi d'autres éléments
clés du texte:
-
Le Comité chargé du
Respect des Obligations prendra en ligne de compte le
degré de souplesse accordé, par la CdP/RdP, aux Parties
visées à l'Annexe I entreprenant une transition vers
l'économie de marché;
-
Les membres du Comité
agiront en leur nom propre;
-
Le Comité chargé de la
Mise en Conformité aux Obligations appliquera les
directives reçues de la part de la CdP/RdP et la CdP/RdP
procédera à l'examen du rapport du Comité;
-
La branche chargée de
la facilitation travaillera à la promotion du respect des
obligations et des engagements, par les Parties, en tenant
compte des responsabilités communes mais différenciées
et des capacités respectives;
-
Les soumissions aux deux
branches peuvent être effectuées par une Partie donnée,
pour un sujet qui la concerne ou pour un sujet qui
concerne une Partie tierce;
-
La facilitation de
l'aide financière et technique par la branche chargée de
la facilitation tiendra compte de l'Article 4.3 de la CCCC
(ressources financières), 4.4 (coûts de l'adaptation) et
4.5 (transfert des technologies); et
-
En cas de non
conformité aux Articles 5.1, 5.2, 7.1 ou 7.4, les
sanctions pouvant être exigées par la branche chargée
de la mise en application sont: une déclaration de non
conformité aux obligations; et l'élaboration d'un plan
analysant les causes du non respect des obligations, les
mesures susceptibles de remédier à cette situation et le
calendrier de la mise en œuvre de ces mesures.
LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU
PROTOCOLE: En raison des contraintes
de temps, les questions ayant trait aux systèmes nationaux,
aux ajustements et aux directives relevant des Articles 5
(questions méthodologiques), 7 (communication des données)
et 8 (évaluation de l'information) du Protocole, furent
abordées, uniquement de manière formelle, dans le cadre des
questions organisationnelles de la CdP. Au cours de la
Plénière du lundi 16 juillet, le Président Pronk indiqua
qu'un groupe de négociation sur ces articles était
susceptible d'être établi plus tard au cours de la session.
Durant la Plénière du vendredi 20 juillet, un groupe de
négociation présidé par Harald Dovland, fut établi. Au
cours de la Plénière du mardi 24 juillet, le G-77/Chine
déclara que le travail sur les Articles 5, 7 et 8 ne doit
commencer qu'après l'adoption des décisions concernant la
mise en application du PABA. L'Australie et le Canada
encouragèrent le démarrage immédiat des travaux sur ces
articles. Le mercredi 25 juillet, le Président Pronk proposa
que les délégués se focalisent sur le travail qui leur
restait à terminer dans les groupes de négociation établis
auparavant sur les thèmes des finances, de LULUCF, des
mécanismes et du respect des obligations. L'Australie, le
Canada et la Nouvelle Zélande mirent en relief l'importance
des Articles 5, 7 et 8, et encouragèrent les délégués à
les traiter dans les meilleurs délais possibles.
Les Projets de Décisions
Transmis à la CdP-7: Au cours de la
Plénière finale, la CdP prit note des projets de décisions
concernant les systèmes nationaux, les ajustements et les
directives relevant des Articles 5, 7 et 8 (CP/2000/5/Add.3
(Vol. III)) et les transmit à la CdP-7 pour finition et
adoption.
LES ACTIVITES DE MISE EN
ŒUVRE CONJOINTE (AIJ): Ce thème
supposé être pris en charge par le SBSTA et la CdP.
Toutefois, en raison des contraintes de temps, il ne put
bénéficier d'un examen approfondi de la part du SBSTA. Les
Parties décidèrent, lors de la plénière finale de la CdP,
de référer la décision, telle qu'élaborée durant la
première partie de la CdP-6 (FCCC/ CP/2001/2/Add.5), à la
CdP-7, pour adoption sous sa forme actuelle.
Le Projet de Décision
Transmis à la CdP-7: Le projet de
décision prend note du quatrième rapport de synthèse
concernant les AIJ et du format uniforme révisé établi pour
l'élaboration des rapports. En vertu de cette décision, les
Parties décident de poursuivre la phase pilote des AIJ et
requiert du Secrétariat, l'organisation d'un atelier
consacré au thème du format uniforme révisé établi pour
l'élaboration des rapports, avant la SBSTA-15.
LES POLITIQUES ET MESURES:
Ce sujet fut abordé par le SBSTA le mardi 24 juillet. Le
Président du SBSTA, Dovland, nota les points de vue soumis
par les Parties sur les Termes de Référence (TdR) de
l'atelier proposé autour du thème des "meilleures
pratiques" en matière de politiques et mesures
(P&M), en vigueur chez les Parties visées à l'Annexe I,
qui doivent être conclus au cours de la présente session du
SBSTA. L'Arabie Saoudite, contrée par le G-77/Chine, le
CG-11, l'UE, l'AOSIS et d'autres Etats, requit que la question
soit déférée, compte tenu du fait qu'aucune décision
concernant la tenue de l'atelier, n'a été prise à la
première partie de la CdP-6. Le Président Dovland indiqua
qu'il mènera des consultations avec le Président Pronk et
précisa que les consultations informelles autour des TdR
seront modérées par José Romero (Suisse) et Richard Muyungi
(Tanzanie).
Au cours de la plénière
finale du SBSTA, vendredi 27 juillet, les Parties
s'accordèrent sur le projet de décision (FCCC/SBSTA/2001/
L.4), moyennant quelques amendements mineurs. José Romero
présenta un rapport sur la réunion informelle autour des
P&M, dans laquelle on s'accorda sur les TdR devant
encadrer l'atelier dont la tenue est fixée pour octobre 2001,
sous le parrainage du Danemark et de la Norvège. Faisant part
de son soutien en faveur des conclusions préliminaires,
l'Uruguay requit l'insertion d'une référence à des accords
volontaires "domestiques." L'Arabie Saoudite, le
Qatar, le Koweït et la Jordanie – contrés par de
nombreuses Parties non visées à l'Annexe I, ainsi que par la
Pologne, l'UE et le Japon – firent objection à l'adoption
des conclusions, arguant qu'elles ne pouvaient pas être
adoptées avant l'adoption formelle de la décision concernant
les politiques et mesures. L'Arabie Saoudite suggéra que
cette décision soit déférée. Le Danemark et la Norvège
notèrent que le financement de l'atelier était tributaire de
sa tenue avant la CdP-7. Outrepassant les objections
exprimées par l'Arabie Saoudite, le Président Dovland
décréta que le SBSTA était habilité à décider la tenue
de cet atelier. A la demande de l'Arabie Saoudite, un comité
restreint fut convoqué pour traiter des réserves exprimées
au sujet du libellé. Le comité restreint parvint à un
accord sur la décision (FCCC/SBSTA/2001/L.4). Conformément
à la décision, le SBSTA, entre autres: prend note des
soumissions faites par les Parties au sujet des TdR de
l'atelier proposé; accepte l'offre du Danemark et de la
Norvège d'accueillir l'atelier en octobre 2001; et décide de
procéder à l'examen du rapport de l'atelier, à sa
cinquième session.
Le Projet de Décision
Transmis à la CdP-7: Au cours de sa
plénière finale, la CdP s'accorda sur le projet de décision
(FCCC/ CP/2001/2/Add.5) devant être transmis à la CdP-7 pour
adoption sous sa forme actuelle. Le projet de décision que
les travaux futurs autour des P&M doivent contribuer à
l'amélioration de la transparence, de l'efficacité et de la
comparabilité des P&M: en améliorant la transparence
dans l'élaboration des rapports concernant les P&M dans
les communications nationales des Parties visées à l'Annexe
I à travers l'application de critères ou de paramètres
quantitatifs; en facilitant les échanges d'information quant
aux voies et moyens de minimiser les effets adverses des
P&M; et en aidant les Parties à identifier de nouvelles
options en faveur de la coopération entre les Parties visées
à l'Annexe I pour l'amélioration de l'efficacité
individuelle et combinée de leurs P&M. La CdP décide
également que les travaux futurs doivent contribuer à
l'élaboration des éléments devant encadrer la collecte des
informations nécessaires à l'établissement des rapports
concernant les progrès démontrables.
L'IMPACT DES PROJETS
PARTICULIERS SUR LES EMISSIONS DURANT LA PERIODE D'ENGAGEMENT:
En raison des contraintes de temps, ce thème ne fut pas
examiné de manière approfondie durant le SBSTA. Au cours de
la plénière finale de la CdP, les Parties décidèrent de
référer à la CdP-7, la décision (FCCC/CP/2001/2/Add.5),
telle qu'élaborée à la première partie de la CdP-6, pour
adoption sous sa forme actuelle.
Le Projet de Décision
Transmis à la CdP-7: Le projet de
décision présente une définition du projet particulier et
établit les lignes directrices devant encadrer l'élaboration
des rapports concernant les émissions de CO2 dues aux projets
particuliers en opération depuis 1990.
LES QUESTIONS
ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES
Les délégués abordèrent
la question du lien institutionnel entre le Secrétariat de la
CCCC et les Nations Unies lors des réunions du SBI du 24 et
du 27 juillet, et décidèrent de recommander à la CdP, un
projet de décision concernant cette question, sur la base de
la Note élaborée par le Secrétaire Exécutif.
La Décision Finale: La
décision (FCCC/CP/2001/L.8) fut adoptée par la CdP, le
vendredi 27 juillet. La décision note que le lien continue à
servir de base pour le fonctionnement du Secrétariat, et que
la couverture des services conférenciers de la CCCC est
actuellement imputée au budget régulier des Nations Unies.
Elle approuve la continuation du lien institutionnel en
vigueur, pour une période additionnelle de cinq ans, à
revoir par l'Assemblée Générale et par la CdP avant le
31décembre 2006, invite le Secrétaire Général à obtenir
le même endossement de la part de l'Assemblée Générale à
sa prochaine 56ème session, et l'invite également
à décider de la question du budget des services
conférenciers.
LES QUESTIONS DIVERSES
Au cours de la plénière de
la CdP du vendredi 27 juillet, les délégués procédèrent
à l'examen des conclusions préliminaires proposées par le
Canada (FCCC/CP/2001/CRP.13) concernant son offre d'organiser
une réunion informelle sur l'optimisation du recours à
l'énergie propre ou qui émet une moindre proportion de gaz
à effet de serre, et invitèrent le Secrétariat à convoquer
un atelier sur ce thème avant la CdP-8, et la SBSTA-16, à
élaborer des recommandations pour considération à la CdP-8.
Plusieurs pays, dont
l'Arabie Saoudite, le Qatar et l'Algérie, firent part de
leurs réserves concernant le temps insuffisant imparti à
l'examen de la proposition, et suggérèrent la considération
de la proposition canadienne à la CdP-7. Plusieurs autres
Parties, dont le Japon, l'Argentine, le Sénégal, Palau et la
Malaisie, apportèrent leur soutien au texte. Les délégués
s'accordèrent sur un texte de compromis dans lequel la
référence à l'atelier devant être organisé par le
Secrétariat et les recommandations devant être élaborées
par la SBSTA-16 pour la CdP-8, ne sont pas mentionnées.
La Conclusion Finale:
Le texte, tel qu'adopté, reconnaît que l'énergie propre ou
émettant une moindre proportion de gaz à effet de serre, et
en particulier celle provenant des sources renouvelables,
hydro, géothermales et de gaz naturel, peuvent promouvoir des
avantages environnementaux permettant la concrétisation des
objectifs de la CCCC et du Protocole de Kyoto, et optimiser
l'utilisation de ce type d'énergie. Il prend également note
de l'offre du Canada d'organiser un atelier informel sur ce
thème et d'en présenter les conclusions à la SBSTA-15.
LES RAPPORTS DES ORGANES
SUBSIDIAIRES
Les organes subsidiaires de
la CCCC tinrent leurs quatorzièmes sessions, du 24 au 27
juillet. Le mardi 24 juillet, l'Organe Subsidiaire de Mise en
Application (SBI) et l'Organe Subsidiaire de Conseil
Scientifique et Technologique (SBSTA) se réunirent
séparément pour entamer le traitement d'une bonne partie des
points inscrits à leurs ordres du jour. Ces réunions furent
suivies par un certain nombre de séances de consultation
informelle tenues du 24 au 26 juillet et aboutirent aux
projets de conclusions qui devaient être adoptés par les
deux organes subsidiaires, au cours de leurs réunions du
vendredi 27 juillet. Parmi les points traités par le SBI, les
questions administratives et financières, et par le SBSTA,
celles portant sur les aspects scientifiques et
méthodologiques de la proposition soumise par le Brésil, sur
les politiques et mesures adoptées par les Parties visées à
l'Annexe I, et sur la coopération avec les organisations
pertinentes. Les deux organes subsidiaires adoptèrent le 27
juillet, leurs rapports respectifs concernant la session
(FCCC/SBI/2001/L.1 et FCCC/SBSTA/2001/L.1). Le chapitre
ci-après retrace les sujets traités par les deux organes que
la CdP n'a pas spécifiquement abordés ou pris quelque
décision séparée à leur propos.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE MISE
EN APPLICATION: Le mardi 24 juillet,
le SBI, présidé par John Ashe (Antigua et Barbuda), adopta
son ordre du jour.
Les Rapports concernant les
Activités Intersessions: Les
délégués procédèrent, les 24 et 27 juillet, à l'examen
des rapports concernant les activités intersessions
(FCCC/SBI/2001/L.1). Ils planchèrent, en particulier, sur la
suite des travaux concernant les PMA, sur le travail
intéressant le Groupe d'Experts Consultatif (GEC) sur les
Communications des Parties Non Visées à l'Annexe I, et sur
les activités en cours ayant trait à l'élaboration des
rapports et à l'évaluation des inventaires des gaz à effet
de serre, dans les pays visés à l'Annexe I.
Au sujet de la suite des
travaux touchant au PMA, le SBI devait entendre un rapport
présenté par l'Ouganda, intervenant au nom du coordinateur
chargé des PMA, sur la contribution technique apportée à la
Troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA, tenue à
Bruxelles en mai 2001. L'orateur indiqua que le Programme
d'Action adopté à cette conférence incluait une mention
spécifique du besoin urgent de traiter les préoccupations
environnementales mondiales sur la base du principe des
responsabilités communes mais différenciées. Il souligna
également la faiblesse de la capacité d'adaptation des PMA
aux effets adverses du changement climatique. Les délégués
planchèrent également sur l'élaboration des lignes
directrices devant encadrer la préparation des programmes
d'action nationaux en matière d'adaptation (PANA). Tuvalu, au
nom des PMA, présenta un rapport concernant l'atelier
organisé sur ce thème, soulignant les progrès réalisés
dans l'élaboration de ces lignes directrices. Le
représentant déclara que beaucoup restait à faire et
proposa la tenue d'un atelier, aux Maldives, avant la CdP-7,
pour y parachever l'élaboration des lignes directrices devant
encadrer les PANA. Le SBI prit note de ces rapports. Il
remercia également les Maldives pour son offre d'accueillir
l'atelier autour des PANA.
Au sujet du travail de
Groupe d'Experts Consultatif (GEC) sur les Communications
Nationales des Parties Non Visées dans l'Annexe I, le SBI
entendit, le 24 juillet, le rapport préliminaire du
Président du Groupe, Vute Wangwacharakul (Thaïlande).
L'orateur y notait qu'après l'examen d'une cinquantaine de
communications nationales, le Groupe a identifié un certain
nombre de problèmes pouvant être résolus, entre autres, à
travers la mise à disposition d'une aide financière et
technique adéquate. Le G-77/Chine déclara que les
recommandations du GEC étaient basées sur un nombre limité
de communications nationales et qu'une analyse plus exhaustive
était nécessaire. Le délégué des Etats-Unis déclara que
ces recommandations devaient servir de plate-forme pour
l'élaboration de nouvelles lignes directrices pour
l'encadrement des communications nationales, à adopter à la
CdP-7.
Suite à ces déclarations,
un Comité des Amis du Président, modéré par Philip Weech
(Bahamas), fut convoqué pour l'examen du rapport
préliminaire du GEC. Le SBI devait adopter par la suite le
projet de conclusions concernant ce thème (FCCC/SBI/2001/
CRP.2), lequel projet invite les Parties à soumettre leurs
points de vue sur le rapport préliminaire du GEC et sur les
progrès enregistrés dans le processus d'amélioration des
lignes directrices devant encadrer les communications
nationales à venir des Parties non visées à l'Annexe I. La
date fixée pour la réception de ces points de vue est le 15
septembre 2001. Les conclusions requièrent du Secrétariat de
procéder à la compilation de ces soumissions et d'élaborer
un rapport consolidé sur le sujet, pour la SBI-15.
Concernant les activités
ayant trait à l'élaboration des rapports et à l'évaluation
des inventaires de gaz à effet de serre dans les pays visés
à l'Annexe I, le délégué des Etats-Unis suggéra, au cours
de la réunion du SBI du 24 juillet, une mise à l'épreuve
plus complète des lignes directrices par toutes les Parties,
durant la période d'essai et que des lignes directrices
révisées soient adoptées à la CdP-8. Le Président du SBI,
John Ashe, annonça que la SBSTA-15 se chargera de l'examen de
fond de ce point de l'ordre du jour. Le SBI prit note du
rapport oral concernant les activités en cours et celles
planifiées ayant trait à ce thème.
Les Questions
Administratives et Financières: Le
SBI procéda à l'examen de la performance financière des
exercices 2000-2001, les 24 et 27 juillet. Le Secrétariat
souligna qu'une liste indicative révisée des contributions
était présentée au titre de l'exercice 2001
(FCCC/SBI/2001/INF.2), comme suite à l'adoption par
l'Assemblée Générale, en 2000, du barème révisé. Le
G-77/ Chine déclara que la résolution de l'Assemblée
Générale ne s'appliquait pas automatiquement pour la CCCC.
Le Secrétariat présenta le dernier état des contributions
(FCCC/SBI/2001/INF.3/Rev.1) et nota une contribution annuelle
spéciale de DM3,5 millions apportée par le gouvernement
hôte, l'Allemagne. Plusieurs Parties firent part de leurs
réserves concernant le fait que leurs contributions
n'étaient pas reflétées dans la liste présentée. Le 27
juillet, le SBI prit note du barème révisé et du dernier
état des contributions et exprima son appréciation aux
Parties dont les contributions sont apportées dans les
délais fixés et à celles qui apportent des contributions
volontaires.
Le SBI se pencha sur la
question du budget programmatique de la biennale 2002-2003, le
24 juillet. Le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Cutajar,
présenta les détails du budget proposé. Il nota que son
adoption formelle était programmée pour la CdP-7. Il indiqua
que les revenus incluront des contributions à hauteur
indicative de US$27,5 millions, outre la contribution
apportée par le gouvernement hôte et les reports des
périodes antérieures. Les délégués devaient, ensuite, se
réunir dans un comité restreint à huis-clos, présidé par
John Ashe, pour y poursuivre les discussions de manière plus
détaillée. Lors de la réunion du SBI du 27 juillet, le
G-77/Chine mit l'accent sur le principe d'une représentation
géographique équitable au niveau du personnel. Le Japon nota
que la discussion concernant le budget programmatique n'est
pas clôturée et qu'elle se poursuivra à la SBI-15. Le SBI
prit note du rapport concernant le budget.
Au sujet de l'application de
l'Accord concernant le Siège, le Sécrétaire Exécutif de la
CCCC, Cutajar, informa le SBI, le 24 juillet, de la
nécessité d'aménager un nombre de plus en plus important de
membres du personnel dans des logements temporaires, le
Secrétariat continuant à grandir. L'offre avancée par le
Gouvernement Allemand proposant une partie du complexe de
l'ex-Bundeshaus fut jugée insuffisante pour la satisfaction
des besoins actuels. L'orateur souhaita voir la situation
être résolue sous peu. Les quelques progrès enregistrés
sur la question des visas et d'autres questions encore furent
également notés. L'Allemagne mit en exergue son engagement
à assurer des logements adéquats et les meilleures
conditions de travail possibles, au personnel des Nations
Unies. Le représentant indiqua que des pourparlers sont en
cours pour l'accommodation de toutes les organisations de
l'ONU résidant à Bonn, dans un même site.
L'Argentine exprima ses
réserves concernant les difficultés rencontrées au niveau
des visas et du logement. Le délégué suggéra la
constitution d'un comité restreint pour l'examen de ces
sujets, sans être impliqué dans la micro-gestion.
L'Allemagne affirma que la plupart des difficultés ont été
traitées au cours des dix-huit mois écoulés, et que son
gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour
régler les problèmes au moment où ils surviennent. Le
Canada nota la proposition "intéressante" de
l'Argentine, faisant part, toutefois, de certaines réserves.
Au cours de la réunion du SBI du 27 juillet, les délégués
remercièrent le gouvernement hôte pour ses efforts
concernant la mise à disposition de bureaux acceptables, et
l'invitèrent à poursuivre avec le Secrétariat, les
négociations visant à résoudre ce problème dans les
meilleurs délais possibles. Le SBI requit également un
rapport sur l'état d'avancement de cette question et d'autres
questions pertinentes, à la SBI-15.
Au sujet de la personnalité
juridique du Secrétariat au plan international, le
Secrétariat nota que c'est son lien institutionnel avec les
Nations Unies qui lui a permis de fonctionner sans
personnalité juridique internationale et qu'il disposait
d'une telle personnalité en Allemagne. Le SBI décide qu'il
reprendra l'examen de la question à une date ultérieure s'il
est jugé nécessaire que le Secrétariat doit être investi
d'une personnalité juridique au plan international.
Questions Diverses:
Le SBI prit note de l'atelier proposé sur le thème de
l'adaptation et planifié pour le dernier trimestre 2001, qui
doit être organisé par l'AOSIS.
Adoption du Rapport:
Le SBI adopta le rapport de sa quatorzième session
(FCCC/SBI/2001/L.1), au cours de la matinée du vendredi 27
juillet. Le Président Ashe remercia les participants pour
leur soutien et clôtura la réunion peu avant midi.
L'ORGANE SUBSIDIAIRE DE
CONSEIL SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE:
La quatorzième session du SBSTA entama ses travaux le mardi
24 juillet sous la Présidence de Harald Dovland (Norvège).
Au cours de sa première séance de travail, le SBSTA adopta
son ordre du jour.
Les Rapports des Activités
Intersessions: Les délégués
procédèrent à l'examen de ce sujet les 24 et 27 juillet et
prirent note ou adoptèrent des conclusions concernant: les
émissions provenant de l'utilisation des combustibles dans
les transports internationaux; les méthodes et les outils
d'évaluation d'impact et l'adaptation; les questions ayant
trait aux émissions provenant de la récolte forestière et
des produits ligneux; les progrès liés au système
d'information technologique; et l'Article 6 de la CCCC
(éducation, formation et conscientisation du public)
(FCCC/SBSTA/2001/L.1).
Au sujet des émissions
provenant des combustibles utilisés dans les transports
internationaux, le Secrétariat mit en exergue l'importance
des travaux intersessions, tels que contenus dans le rapport
établi conjointement avec l'Organisation Internationale de
l'Aviation Civile (ICAO) et l'Organisation Maritime
Internationale. L'UE fit part de ses préoccupations
concernant les émissions provenant du transport aérien et
nota qu'une réunion de l'ICAO est prévue au mois de
septembre prochain, pour la prise de décisions sur cette
question.
Le 24 juillet, le
Secrétariat présenta un rapport sur l'atelier consacré à
l'examen des méthodes et des outils d'évaluation des effets
du changement climatique et de l'adaptation, tenu récemment
au Canada. Le 27 juillet, le SBSTA prit note de l'atelier et
invita les Parties à considérer la question de manière
approfondie et à soumettre leurs points de vue sur les
thèmes identifiés dans le procès-verbal de l'atelier
(FCCC/SBSTA/2001/INF.4), d'ici le 1er octobre 2001,
pour compilation par le Secrétariat.
Au sujet des questions ayant
trait aux émissions provenant des récoltes forestières et
des produits ligneux, la Nouvelle Zélande présenta, le 24
juillet, un rapport sur l'atelier consacré à l'estimation et
à la comptabilité des émissions de dioxyde de carbone,
provenant des récoltes forestières et des produits ligneux,
et annonça la conduite d'une nouvelle étude dans ce domaine.
Le SBSTA décida d'examiner cette question, de manière
approfondie, à sa quinzième session.
Au sujet des progrès liés
au système d'information technologique, le Président Dovland
informa le SBSTA, le 24 juillet, que le système était
régulièrement mis à jour et que les Parties intéressées
par la mise à l'épreuve du système, devaient contacter le
Secrétariat. Le 27 juillet, les délégués décidèrent de
procéder à un examen approfondi de cette question, à la
SBSTA-15.
Au sujet de l'Article 6 de
la CCCC, L'UE, appuyée par plusieurs autres Parties, avança
au SBSTA, le 24 juillet, une proposition appelant à la
considération de la suite des travaux. L'Australie plaida
pour la diffusion des résultats du TRE du GIEC d'une manière
accessible au grand public. Le 27 juillet, les délégués
procédèrent à l'adoption des conclusions concernant cette
question (FCCC/SBSTA/2001/L.5), dans lesquelles le SBSTA:
remercie le Secrétariat pour son rapport sur ce thème et
accueille favorablement l'élaboration d'un nouveau document
pour la SBSTA-15; note que l'Article 6 doit figurer parmi les
points de l'ordre du jour futur du SBSTA et que la tenue d'un
atelier pouvait être considérée après la SBSTA-15; et note
l'importance de la dissémination des données contenues dans
les rapports du GIEC dans d'autres langues que les six langues
utilisées aux Nations Unies, demandant au Secrétariat de
prendre contact avec le GIEC sur cette question.
Les Aspects Scientifiques et
Méthodologiques de la Proposition du Brésil:
Le SBSTA se pencha sur ce sujet le 24 juillet. La proposition
du Brésil appelle à un plafonnement des émissions globales
des Parties visées à l'Annexe I, fixé sur la base de la
part relative des responsabilités incombant à chacune de ces
Parties en matière de changement climatique. Le Président
Dovland indiqua q'un atelier à été consacré à
l'identification des aspects scientifiques et méthodologiques
de la proposition. L'UE nota les progrès réalisés dans le
traitement de la plate-forme technique de la proposition, et
identifia un certain nombre de questions en suspens.
Plusieurs pays en
développement mirent en garde contre le risque de voir ce
travail mener à un dépassement du mandat de la CdP. Le
délégué des Etats-Unis nota l'étroite focalisation de
l'atelier, appela à la considération d'autres modèles et
indicateurs, et appuya la poursuite des recherches. Le
Président Dovland déclara que des consultations informelles
autour des conclusions préliminaires seront menées par David
Warrilow (Royaume-Unis) et Luis Gylvan Meira Filho (Brésil).
Le 27 juillet, Warrilow
présenta au SBSTA un rapport sur les consultations
informelles, notant que le groupe n'est pas parvenu à
réaliser le consensus autour du calendrier des travaux
futurs. Le Brésil proposa qu'une manifestation en marge de la
conférence soit consacrée à ce sujet, à la CdP-7. Le
délégué nota qu'un certain nombre de Parties non visées à
l'Annexe I jugeaient utile la tenue, avant la SBSTA-16, d'un
atelier axé spécifiquement sur les aspects scientifiques et
méthodologiques. Les délégués devaient ensuite procéder
à l'examen du projet de conclusions élaboré sur ce thème
(FCCC/SBSTA/2001/L.2). L'Arabie Saoudite, appuyée par le
Venezuela et la Chine, suggéra que seul ce thème puisse
être traité avant la SBSTA-18. L'UE et l'Argentine
encouragèrent la tenue de la réunion plus tôt. Après un
débat mené au sein d'un comité informel restreint, le SBSTA
décida que le sujet sera traité à la SBSTA-16. La
Référence appelant le SBSTA à décider de l'action future,
à sa seizième session, fut supprimée. Un autre amendement
fut accepté, selon les termes duquel le SBSTA requiert du
Secrétariat la revue de cette proposition et la facilitation
de la dissémination des données scientifiques et
méthodologiques qui s'y rapportent.
Les conclusions furent
acceptées, telles qu'amendées. Dans les conclusions, le
SBSTA: rappelle que la CdP-3 décide que la proposition du
Brésil doit être référée au SBSTA; prend note du rapport
des progrès réalisés sur cette question; et encourage les
Parties à soutenir les efforts de recherche sur les aspects
scientifiques et méthodologiques de la proposition.
La Coopération avec les
Organisations Internationales Pertinentes:
Au cours de la réunion du SBSTA du 24 juillet, le Président
Dovland nota les initiatives en cours entre la CCCC et la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB), dont: la note
de discussion de la CDB et les réponses fournies par les
Parties de la CCCC; le Groupe d'Experts Techniques Spécial de
la CDB chargé de conduire une étude pilote sur le
l'intégration de la biodiversité dans la mise en application
de la CCCC; et le groupe de liaison conjoint proposé entre
les deux Secrétariats. Jan Plesnik, Président de l'Organe
Subsidiaire de Conseil Scientifique, Technique et
Technologique de la CDB présenta un rapport sur les
initiatives entreprises dans le cadre de la CDB pour le
traitement des interconnections entre la biodiversité et le
changement climatique. Bob Watson, Président du GIEC,
présenta un rapport sur l'élaboration du Papier Technique du
GIEC sur les interconnections entre le climat et la
biodiversité.
Le SBSTA devait ensuite
inviter Ian Carruthers (Australie) et Jimena Nieto Carrasco
(Colombie) à entreprendre des consultations informelles
autour de ce sujet en vue d'aider à la formulation du projet
de conclusions. Le 27 juillet, le SBSTA adopta les conclusions
concernant ce thème (FCCC/SBSTA/2001/L.3).
Au sujet de la coopération
avec d'autres conventions, les conclusions soulignent la
nécessité d'établir une coopération avec les différentes
conventions pertinentes, notamment avec la CDB, et endossa la
proposition appelant à la constitution d'un groupe de liaison
conjoint entre les Secrétariats de la CCCC et de la CDB.
Elles invitent le Secrétariat de la Convention sur la Lutte
contre la Désertification à participer dans ce groupe, en
vue d'explorer les options offertes pour l'amélioration de la
coopération, y compris la possibilité d'un plan de travail
et/ou d'un atelier conjoint(s). Les Parties sont invitées à
soumettre leurs points de vue sur la coopération entre les
trois conventions, d'ici le 15 octobre 2001. Une requête
présentée par la CDB et appelant le GIEC à élaborer un
papier portant sur les interconnexions pertinentes, fut
endossée.
Au sujet de la coopération
avec les organisations scientifiques, le SBSTA félicita le
GIEC pour la haute qualité du Troisième Rapport
d'Evaluation. Il nota également qu'un soutien est nécessaire
pour l'atelier planifié, par le Système Mondial
d'Observation Climatique, pour la région d'Amérique Centrale
et des Caraïbes et celle d'Asie, en 2002.
Adoption du Rapport:
Le SBSTA adopta le rapport de sa quatorzième session,
l'après midi du vendredi 27 juillet (FCCC/ SBSTA/2001/L.1).
LA PLENIERE DE CLOTURE
La Plénière de clôture
eut lieu le soir du vendredi 27 juillet 2001. Le Président de
la CdP-6, Pronk, s'y adressa aux délégués affirmant que
cette réunion a permis l'avancement de la mise en œuvre de
la CCCC et le rapprochement du Protocole de la réalité,
comme souhaité dans le PABA. La CdP devait adopter ensuite un
certain nombre de décisions ayant trait aux points inscrits
à l'ordre du jour portant sur les questions
organisationnelles, administratives et financières et autres,
ainsi que sur la mise en application du PABA.
Après lecture des rapports
des Coprésidents des groupes de négociation sur les progrès
enregistrés ces derniers jours, le Président Pronk nota que
les délégués se sont désormais rapprochés plus que jamais
de l'adoption d'un "paquet équilibré" de
décisions concernant l'ensemble des thèmes inscrits dans le
cadre du PABA. Toutefois, compte tenu du fait que quelques
questions en suspens sont restées inachevés, les projets de
décisions seront tous transmis à la CdP-7 pour adoption
finale. L'orateur indiqua qu'un accord a été conclu sur dix
décisions, dont celles concernant les questions financières,
signalant que leur adoption à la CdP-7 sera une simple
formalité. Les questions en suspens comprennent les libellés
portant sur les lignes directrices devant encadrer les
Articles 5, 7 et 8 du Protocole, le respect des obligations,
les mécanismes et le thème de LULUCF. La CdP prit note des
progrès réalisés et s'accorda sur la transmission des
libellés à la CdP-7 pour élaboration et adoption finale.
Le Président Pronk souligna
son intention d'encourager un travail intensif sur ces textes,
sauvegardant l'intégrité de la décision politique - ou de
"l'Accord de Bonn" sur la mise en application du
PABA – et s'assurant de l'équité du processus. Il remercia
les délégués pour leur dur labeur et annonça avoir reçu
confirmation de l'ensemble des groupes que les travaux seront
parachevés à la CdP-7, de manière fidèle à l'Accord de
Bonn. Il ajouta que l'Accord de Bonn rendait au Protocole ses
chances de ratification.
Le Président Pronk fit
l'éloge de l'Accord de Bonn et des autres réalisations
accomplies au cours de la présente session, comme autant de
résultats du dialogue, de la compréhension mutuelle et du
sens du compromis, et comme autant de preuves témoignant de
la valeur des négociations multilatérales. Il rappela aux
délégués les promesses qu'ils ont faites à la fin de la
session de La Haye de ne pas attendre un an encore pour
réussi leurs négociations, et affirma être fier des
résultats obtenus à Bonn. Il se déclara confiant que le
travail qui reste à faire, qui n'est pas d'ordre politique,
sera parachevé à la CdP-7.
La CdP procéda ensuite à
l'adoption du rapport de la session (FCCC/CP/2001/L.1 et
Add.1). A la suite de quoi, les Parties présentèrent leurs
déclarations de clôture. Plusieurs d'entre elles devaient
remercier le Président Pronk pour son importante contribution
au résultat de la CdP-6 de reprise, et exprimer leur
gratitude au Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael Zammit
Cutajar, et à son personnel.
L'Iran, au nom du
G-77/Chine, déclara que le Groupe était venu à Bonn pour
finir le travail non achevé, et remercia tous les
participants pour l'atmosphère positive de coopération et de
compréhension. Au sujet des questions ayant trait au thème
du respect des obligations, l'orateur indiqua que le
G-77/Chine accueillait favorablement le papier officieux des
Coprésidents (FCCC/CP/2001/ CRP12/Rev.1), en tant que
plate-forme pour les discussions, et signala que l'adoption de
sanctions juridiquement contraignantes restait un objectif
majeur pour le Groupe.
La Bulgarie, au nom du
CG-11, exhorta les Parties à continuer, à la CdP-7, de faire
montre de la souplesse et de la bonne volonté qui ont
présidé à la réunion de Bonn. Samoa, au nom de l'AOSIS,
déclara que les résultats de la CdP-6 de reprise ont
insufflé une nouvelle vie au Protocole, ajoutant que les
délégués ont franchi une étape historique vers la
création d'un monde écologiquement responsable et contenant
des quantités modérées de gaz carbonique. Le délégué fit
part de son appréciation à l'endroit des pays visés à
l'Annexe I impliqués dans la Déclaration Politique appelant
à une aide financière nouvelle et supplémentaire. Notant
que le Protocole n'était "qu'un premier pas
modeste," il mit en exergue son rôle clé à travers son
offre de "l'unique voie viable."
La Belgique, au nom de l'UE,
déclara que l'Accord de Bonn jetait les fondations d'une
conclusion probante des négociations en cours. Le délégué
fit part de son espoir de voir les Parties parvenir à un
paquet de décisions équilibré et exhaustif, à la CdP-7.
L'Australie se félicita des
progrès accomplis depuis la conclusion de l'Accord
"historique" de Bonn, lundi 23 juillet. Il nota avec
satisfaction l'accord réalisé sur des questions telles que
celles concernant les finances et le transfert des
technologies, et déclara attendre avec impatience la finition
des travaux autour de tous les libellés en suspens, à la
CdP-7.
Vanuatu, au nom des PMA,
accueillit d'une manière particulièrement favorable, la
décision concernant l'Article 4.8 and 4.9 de la CCCC. Le
représentant mit en relief la nécessité d'impliquer les
jeunes et leurs porte-parole dans le processus. Le Japon mit
en exergue les progrès enregistrés dans les pourparlers
menés ces derniers jours, notant toutefois que beaucoup
restait à faire pour aplanir les divergences autour des
questions ayant trait au respect des obligations, aux
mécanismes et au thème de LULUCF. Il souhaita voir les
Parties s'efforcer de finir le travail sur toutes les
questions en suspens, à la CdP-7. Le délégué de la
Nouvelle Zélande déclara être venu à Bonn pour dire
"oui" à un accord. Il ajouta que l'Accord de Bonn a
ouvert une véritable voie à la ratification du Protocole. Le
Maroc souhaita par avance la bienvenue à l'ensemble des
Parties qui se rendront bientôt à Marrakech pour parachever
les réalisations commencées à Bonn.
Le Président Pronk clôtura
les travaux de la CdP-6 de reprise à 22h30 pm.
BREVE ANALYSE DE LA DEUXIEME PARTIE DE LA
CdP-6
Démentant les prédictions
de beaucoup, le marteau a été actionné, lundi en fin de
matinée – pratiquement à mi-parcours de cette réunion de
deux semaines – et les délégués se sont levés pour un
standing ovation marquant la fin des négociations marathon
qui ont duré tout le week-end et pour sceller un accord
politique qualifié "d'historique" qui, en tout cas,
pour bon nombre d'observateurs, aura sauvé le Protocole de
Kyoto. Si l'effusion des éloges exprimées après la
conclusion de l'accord politique n'a surpris personne, c'est
que peu de spécialistes de la question climatique
s'attendaient à une conclusion positive à Bonn. Michael
Meacher, ministre britannique de l'environnement devait
qualifier l'événement de "jour lumineux pour
l'environnement"; Peter Hodgson, ministre néo-zélandais
de l'énergie a déclaré "nous venons probablement de
conclure l'accord le plus exhaustif et le plus difficile de
l'histoire"; et un militant d'ONG a indiqué que "ce
premier petit pas est un saut de géant pour l'humanité et
pour l'avenir de notre planète."
Quatre jours plus tard, au
moment où le Président Pronk clôturait formellement la
deuxième partie de la CdP-6, ce vendredi soir, l'euphorie
était de loin plus silencieuse. Les observateurs avaient,
dans l'intervalle, pris la mesure des sacrifices consentis
pour la réalisation de cet accord et des divergences sont
apparues dans l'interprétation des termes de la percée du
lundi. A un moment donné, peu après que la plupart des
correspondants de la presse mondiale soient rentrés dans
leurs quartiers tout à fait rassurés quant à la solidité
de l'accord réalisé, le paquet entier a semblé en danger de
désagrégation, la Fédération de Russie et d'autres membres
du Groupe 'Umbrella' montrant leurs muscles et contestant les
termes de l'accord. Ce développement, couplé avec le fait
qu'on ne soit pas parvenu à conclure sur un certain nombre de
sujets importants – notamment celui du respect des
obligations – est venu rappeler de manière dégrisante, que
la ratification du Protocole n'était pas chose faite et que
son intégrité environnementale était loin encore d'être
garantie.
"L'UNIQUE ALTERNATIVE
VALABLE"
Nonobstant ces faiblesses,
les réalisations des deux dernières semaines ne doivent pas
être sous estimées. Les attentes de voir les choses aboutir
à Bonn, n'étaient pas très grandes, et comme l'a fait
remarquer l'un des observateur, "seuls, les
professionnels optimistes" pouvaient prédire une
conclusion probante, la plupart des commentateurs étant
persuadés que c'était là la fin du Protocole et le début
"d'une descente dans l'anarchie environnementale."
Le Président Pronk s'était fixé un agenda ambitieux et les
premiers pronostics n'étaient pas bons. Depuis l'échec des
pourparlers à La Haye, les Etats-Unis se sont prononcés pour
l'abandon du Protocole et se sont retirés du processus,
laissant Pronk sans autres possibilités que celle de
négocier un accord suffisamment attractif pour le Japon et
pour la Fédération de Russie, tout en maintenant
l'engagement de l'UE et des pays en développement. En dépit
d'un round actif de va et vient diplomatique et de bon nombre
de réunions préliminaires de haut niveau, personne ne
pouvait dire, avant Bonn, comment le fossé des divergences
pouvait être comblé. Au milieu de la première semaine des
pourparlers de Bonn et peu avant l'arrivée des ministres, le
fossé était encore là, béant.
C'est par rapport à cet
arrière-plan de divisions politiques importantes et de
faibles espoirs que l'euphorie suscitée par l'accord du
lundi, doit être jugée. En dépit de l'importance des
compromis consentis, cet accord reste immensément
significatif dans la mesure où il est venu confirmer
l'affirmation prônée depuis longtemps par le Président
Pronk que le Protocole constituait l'unique alternative
valable.
"KYOTO ALLEGE" –
UN PREMIER PAS DE FRANCHI
La deuxième partie de la
CdP-6 restera dans les mémoires principalement comme la
réunion qui à produit "l'Accord de Bonn," un
engagement politique portant sur un ensemble indivisible de
questions qui aura facilité la ratification du Protocole de
Kyoto. Bien que pour quelques observateurs, l'Accord de Bonn
"est loin de correspondre aux objectifs élevés contenus
dans la proposition originale de Kyoto," et qu'un
représentant d'ONG l'ait qualifié de "Kyoto
Allégé," un soutien général a été exprimé, y
compris dans les rangs des ONG les plus sceptiques, en faveur
de l'idée qu'il valait mieux avoir un accord faible que pas
d'accord du tout.
Ci-après, une brève
analyse de quelques-uns des éléments clés négociés dans
le cadre de l'Accord de Bonn et dans les pourparlers autour
des textes transmis par La Haye.
Les Finances:
Bien que le groupe chargé des questions financières ait
été le seul à approuver tous les projets de décisions, des
points de vue divergents y ont été exprimés sur le
résultat final. L'accord reconnaît la nécessité d'un
"financement nouveau et supplémentaire" et établit
trois nouveaux fonds, mais aucun niveau de financement précis
n'a été déterminé et aucune nouvelle obligation juridique
n'est venue garantir que les pays mettront à disposition les
financements escomptés. Le US$1 milliard suggéré par Pronk
est devenu une option peu réaliste avec le retrait américain
du Protocole.
Le fonds pour l'adaptation
du Protocole de Kyoto est financé par les taxes collectées
dans le cadre du MDP et par des contributions volontaires. Du
point de vue des pays en développement, les libellés
reflètent les compromis qu'ils ont consentis dans l'Accord de
Bonn, dans lesquels ils ont perdu beaucoup par rapport à leur
insistance sur des niveaux de financement obligatoire et sur
la détermination des niveaux de financement. Le représentant
de l'un des pays en développement a déclaré "Ils nous
ont montré des chèques en blanc, la question maintenant est
de savoir s'ils vont y mettre un chiffre quelconque."
LULUCF:
L'échec des négociations de La Haye avait été attribuée,
par nombre d'observateurs, aux divergences autour des
questions ayant trait au thème de LULUCF. L'un d'eux a
affirmé que "Ce sont dans les puits (de fixation du
carbone) que La Haye a coulé," Par contre, les
négociations menées à Bonn autour du thème de LULUCF se
sont avérées relativement simples. Plusieurs raisons sont
avancées en guise d'explication. Certains ont suggéré que
les négociateurs sont arrivés à Bonn, conscients du fait
que c'est la question des puits de fixation du carbone qui a
été fatale à tout espoir d'entente à La Haye et avec, sur
le dos, davantage de pression pour la conclusion d'un marché.
Ils étaient, dès le départ, plus ouverts aux compromis.
L'ironie est que, selon certains esprits avertis, le compromis
réalisé aurait bien satisfait les Etats-Unis à La Haye.
Les américains étant
désormais hors coup, l'UE et le G-77/ Chine se devaient,
chacun, de faire des sacrifices importants pour maintenir à
bord, le reste des membres du Groupe 'Umbrella', compte tenu,
en particulier, des déclarations présentées par le Canada,
l'Australie et le Japon où ils ont affirmé que la prévision
des crédits dans le cadre de l'Article 3.4 était un
élément clé pour la ratification. La contre-partie de la
plus grande souplesse adoptée par l'UE sur la question des
puits semble avoir été l'insistance sur l'exclusion de
l'énergie nucléaire du MDP. L'évolution de la position de
l'UE sur la question des puits constituait une concession
majeure, qui n'a pas manqué de raviver certaines
préoccupations concernant les brèches et la re-négociation
des objectifs du Protocole qu'elle comporte, mais la plupart
des observateurs l'ont jugée nécessaire et bénéfique pour
la survie du Protocole.
Les commentateurs ont
également fait observer que c'est l'Ambassadeur Estrada –
connu pour ses capacités de forger des accords et produire
des résultats – qui avait été choisi pour présider les
débats durant la session ministérielle et ont suggéré que
cette touche était, sans doute, pour quelque chose dans les
résultats. Cependant, l'accord conclu n'est pas sans
controverse. Peu après l'approbation de la décision des
ministres et avant son adoption formelle, la Fédération de
Russie a cherché à relever le niveau des crédits qu'elle
pouvait réclamer au titre de la gestion forestière. Trouver
une solution à cette impasse, perçue par certains comme une
menace pour tout le processus, a nécessité des efforts
effrénés pour parvenir à l'adoption formelle de l'Accord de
Bonn.
Les Mécanismes:
Clarifier le caractère et le champ d'action des mécanismes
de Kyoto a été, depuis le départ, l'un des éléments
déterminants de la ratification du Protocole par les Parties
visées à l'Annexe I. Les délégués n'ont pas été en
mesure de résoudre toutes les questions techniques et de
produire un texte propre, néanmoins, ils ont jeté de solides
fondations pour une conclusion positive à la CdP-7. La clé
en est l'accord politique réalisé sur nombre "de
thèmes centraux" identifiés, tels que ceux ayant trait
à la complémentarité, à l'éligibilité, au partage des
profits, à la composition du comité exécutif et à la
question de l'inclusion de l'énergie nucléaire et des puits
de fixation du gaz carbonique dans le MDP. Un accord a été
également conclu sur des questions techniques telles que les
années de référence à retenir et le caractère
additionnel, les activités des petits projets inscrits dans
le cadre du MDP, les évaluations de l'impact environnemental,
la participation du public et la revue par le comité
exécutif. Comme pour un certain nombre d'autres thèmes
clés, l'UE a fait plusieurs compromis importants par rapport
à sa position déclarée, notamment sur la question des
puits. Elle a sans doute cherché à trouver consolation plus
tard dans sa fermeté autour du texte consacré à l'énergie
nucléaire et dans quelques clauses de celui portant sur
l'éligibilité, mais il est clair que la volonté de
s'assurer de la participation de membres clés du Groupe
Umbrella l'a de loin emporté sur ses aspirations à un
Protocole fort.
Le Respect des Obligations:
Même pour les observateurs chevronnés, les développements
survenus dans les négociations autour du thème du respect
des obligations étaient des plus inattendus. Après les
solides progrès réalisés à La Haye, beaucoup s'attendaient
à ce que les négociations autour de ce sujet, à Bonn,
allaient être relativement simples. Les premières journées
sont venues démentir les prévisions optimistes et servir de
dur rappel que "rien n'est réglé tant que tout n'est
pas réglé." La plupart des délégués avaient quitté
La Haye croyant que le régime du respect des obligations sera
juridiquement contraignant et que des sanctions dissuasives
claires y seront prévues le long des lignes proposées par
l'UE et par les pays en développement, mais ils réalisèrent
bien vite, à Bonn, que même des éléments centraux étaient
âprement contestés. L'une des raisons derrière ce
changement, est le retrait des Etats-Unis des négociations.
Cela a chamboulé l'ordre établi dans le passé, où les
Etats-Unis étaient rangés, sur ce point précis, plutôt du
côté de l'UE et du G-77/Chine, qu'avec les autres membres du
Groupe Umbrella. L'absence de la participation américaine
dans ces sujets important, couplé avec la nécessité de
s'assurer de la ratification, en particulier, par la
Fédération de Russie et le Japon, ont ainsi donné lieu à
une modification des rapports de force en faveur des positions
favorisées par les autres membres du Groupe Umbrella. Cela
fut particulièrement évident dans les discussions autour du
caractère juridique contraignant devant être conféré aux
sanctions, position que les Etats-Unis, l'UE, le Canada et le
G-77/Chine avaient tous soutenu à La Haye, alors que la
préférence exprimée par l'Australie, le Japon et la
Fédération de Russie pour un régime "politiquement
contraignant" constituait un point de vue minoritaire
ayant peu de chance de l'emporter. Le retrait américain et la
nécessité de s'assurer de la ratification en réussissant à
combiner convenablement les intérêts de ces trois pays ont
grandement influencé le cours des négociations
diplomatiques.
L'impact de ces évolutions
s'est manifesté de manière particulièrement évidente
durant les dernières étapes du segment de haut niveau, au
moment où la question du respect des obligations est venue
constituer une véritable pierre d'achoppement entravant la
réalisation de l'accord politique et nécessitant des appels
téléphoniques aux capitales, à une heure tardive de la
nuit, et qui a donné lieu à de nombreux amendements dans la
proposition d'origine de Pronk. Malheureusement, l'amendement
de compromis portant sur le mode d'adoption du régime du
respect des obligations et sur son lien avec le caractère
juridiquement contraignant de ce dernier, s'est avéré, plus
tard, ambigus, donnant lieu à des divergences majeures au
niveau de son interprétation. Tout au long des dernières
réunions du groupe de négociation sur le thème du respect
des obligations, de nombreux amendements devaient ainsi être
proposés dans les libellés techniques par l'Australie, le
Japon, le Canada et la Fédération de Russie, qui ont, à en
croire certains, "efficacement effiloché les quelques
progrès" réalisés sur ce thème, ces dernières
années. Le résultat de la réunion a même amené un certain
nombre de délégués à faire part de leur "profonde
déception et frustration."
En dépit du fait que le
travail sur le thème du respect des obligations n'ait pas
été achevé, la deuxième partie de la CdP-6 a réalisé des
avancées significatives. Parmi ces dernières, l'élaboration
par les Coprésidents d'un papier officieux non crocheté qui
servira de plate-forme à la reprise des négociations à la
CdP-7, ainsi que la réalisation d'un consensus politique
autour de nombreux points clés ayant trait au système de
mise en conformité aux obligations, notamment la percée
enregistrée au sujet de la composition du Comité chargé du
thème du Respect des Obligations.
"JOUE LE JEU, (ONCLE)
SAM."
A l'heure où nombre
d'observateurs commencent à lorgner du côté de la CdP-7,
prévue au Maroc – pays qui évoque, pour beaucoup, Bogart,
Bergman et le film Casablanca – la question qui vient
s'imposer à l'esprit est celle de savoir dans quelle mesure
les Etats-Unis pourraient être persuadés de la nécessité
de se joindre à la caravane climatique. Les Américains
finiront-ils par accepter de jouer le jeu, le temps
aidant?"
Les Américains étaient
notablement moins intrusifs à Bonn – comme pour tenir leur
parole de ne pas empêcher les autres d'aller de l'avant –
mais leur présence n'en était pas moins perceptible.
Certains observateurs clament avoir vu la main des Etats-Unis
derrière diverses soumissions avancées pars d'autres Parties
(en particulier, à les croire, celle faite par le Nigeria
concernant le thème de l'éligibilité, au cours de la
première semaine des négociations), leur influence sur les
négociations dépassant de loin le simple lobbying en
coulisses.
Pour beaucoup
d'observateurs, l'un des principaux objectifs de la réunion
de Bonn était celui de défier les Etats-Unis, en démontrant
que le Protocole est capable de survivre sans sa
participation. Ce sentiment s'est surtout manifesté durant la
plénière de haut niveau du lundi 23 juillet, lorsque
l'actuel porte-parole du G-77/ Chine a déclaré que l'accord
politique conclu constituait une "victoire du
multilatéralisme sur l'unilatéralisme."
Cette attaque à peine
voilée sur la position Américaine et qui a été
chaleureusement acclamée par la salle bondée, a été
rééditée dans l'intervention du Président Pronk. Notant le
sentiment grandissant contre la mondialisation, symbolisé par
les manifestations contre le G-8 à Gênes, Pronk devait
souligner que l'Accord de Bonn venait témoigner "de la
centralité du concept de coopération internationale au
profit de l'intérêt élevé commun de la communauté
mondiale."
La chef de la délégation
Américaine, Paula Dobriansky, est restée de marbre et - en
dépit du fait qu'elle ait été interpellée – n'a pas eu
d'état d'âme à réitérer la position de Etats-Unis contre
la ratification. Un détail à méditer, le fait qu'elle ait
qualifié le Protocole de "politique peu
raisonnable," une évolution nuancée par rapport au
terme "fatalement défectueux" employé auparavant
(et subtile par rapport au terme original qui figurait dans sa
déclaration écrite, "profondément défectueux"
effacé depuis).
Il est peu probable que la
position Américaine sur la ratification connaisse un
changement significatif dans un proche avenir, Mais il n'y
aucun doute que l'Accord de Bonn a affecté l'économie
politique internationale du changement climatique. Comme l'a
résumé la Commissaire Européenne chargée de
l'Environnement, Margot Wallstrom, après la conclusion de
l'accord: "Quelque chose vient de changer aujourd'hui
dans l'équilibre des forces entre les Etats-Unis et
l'UE." Ou, pour reprendre les termes d'un observateur
Américain: "Ceci est une défaite majeure pour la
politique étrangère du Président Bush."
Le caractère évolutif des
liens a été souligné par le Président Pronk, dans la
conférence de presse finale qu'il a donnée vendredi soir et
dans laquelle il a souligné que les Etats-Unis ne parlaient
plus du Protocole comme d'un cadavre. Il a également noté
que la communauté des industriels américains et divers
Sénateurs commençaient à comprendre que l'isolement sur ce
sujet, risquait d'avoir un impact négatif sur les intérêts
économiques des Etats-Unis. La ratification du Protocole de
Kyoto étant désormais plus probable, il a suggéré qu'il y
a des chances maintenant de plus en plus grandes que
"dans moins de temps qu'on ne pense, il y aura au moins
une approche 'conjointe' avec les Etats-Unis pour le contrôle
du changement climatique."
L'ACCORD DE BONN: "LE
DEBUT D'UNE BELLE AMITIE?"
En dépit de
l'accomplissement de l'important consensus politique, il
devint évident à la fin de la réunion de Bonn que les
Parties n'étaient pas toutes en train d'œuvrer pour le
"maintien de l'esprit de l'accord historique du
lundi." Cela s'est manifesté surtout dans les
interprétations diverses avancées au sujet du caractère
juridiquement contraignant que doit revêtir le régime de la
mise en conformité aux obligations. Certains observateurs se
sont interrogés sur les motifs de la collaboration de plus en
plus évidente entre le Canada, la Fédération de Russie,
l'Australie et le Japon, même sur les questions dans
lesquelles leurs intérêts individuels ne sont pas en jeu.
Même s'il est peu probable
– pour paraphraser Humphrey Bogart – que l'Accord de Bonn
puisse s'avérer le début d'une belle amitié, il est clair
qu'il a jeté les fondations d'une éventuelle ratification du
Protocole de Kyoto. Dans sa déclaration de clôture, Raúl
Estrada, l'un des principaux architectes du Protocole de
Kyoto, a souligné que la deuxième partie de la CdP-6 a
insufflé un "nouveau dynamisme dans le processus du
Protocole et a servi à donner un nouveau poids à nos efforts
en faveur d'une prompte ratification." Reste que comme
l'ont montré les divergences apparues dans les derniers jours
de la réunion de Bonn, il n'y a encore aucune garantie que le
Protocole sera ratifié à coup sûr. Reste aussi à savoir,
que s'il devait l'être un jour, quel en serait le prix pour
son intégrité environnementale.
A SUIVRE EN ATTENDANT LA
CdP-7
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR L'EVALUATION DU PROGRAMME ENERGETIQUE:
Cette conférence se tiendra du 21 au 24 août 2001, à Salt
Lake City, dans l'Utah, aux Etats-Unis. Les discussions
concerneront l'examen des services et des technologies
énergétiques, et mettront en évidence l'impact des
programmes énergétiques privés et publics ainsi que les
produits et services destinés aux marchés industriel,
commercial, résidentiel et ceux à faibles rendements. Pour
plus d'informations, contactez: Mary McCarthy Hall, Conference
Coordinator; tel: +1-608-835-6880; fax: +1-608-835-6881;
e-mail: marymcc@tdsnet.com;
Internet: http://www.iepec.org
CINQUIEME FORUM POLITIQUE DE
LA CNUCED/ EARTH COUNCIL DANS LES DOMAINES DU COMMERCE ET DU
CHANGEMENT CLIMATIQUE – SITUATION DU MARCHE DES GAZ A EFFET
DE SERRE: Cet atelier aura lieu de
concert avec l'Association Internationale pour l'Echange des
Droits d'Emission, du 29 au 31 août 2001, à Rio de Janeiro,
au Brésil. Le forum réunira les représentants des secteurs
privés et publics issus des pays du Sud et du Nord afin
qu'ils discutent des questions relatives aux changements
climatiques. Seules les personnes invitées pourront y
participer. Pour de plus amples renseignements, contacter:
Lucas Assunção ou Gao Pronove, tel: +41-22-917-5853/5831;
fax: +41-22-907-0247; e-mail: lucas_assuncao@hotmail.com
ou gao@govida.net;
Internet: http://www.unctad.org/ghg
REUNION INTERNATIONALE DES
PERSONNALITES EMINENTES SUR LES INTERCONNEXIONS:
Cette réunion, qui apportera une contribution au Sommet
Mondial sur le Développement Durable de 2002, se déroulera
les 3 et 4 septembre 2001, à Tokyo, au Japon. Le thème de la
réunion, qui est organisée conjointement par l'Université
des Nations Unies, les Ministres des Affaires Etrangères,
Environnement Japon et l'Organisation Mondiale des Juristes
pour l'Equilibre Environnemental (GLOBE), sera "Les
Stratégies permettant la mise en phase des problèmes et des
solutions ouvrant la voie à la réalisation du développement
durable." Pour plus de détails, contacter, : Jerry
Velasquez, United Nations University; tel: +81-3-5467-1301;
fax: +81-3-3407-8164; e-mail: jerry@geic.or.jp;
Internet: http://www.unu.edu
ou http://www.geic.or.jp/
CINQUIEME REUNION AUTOMNALE
ET CONFERENCE INTERNATIONALE DE L'ASSOCIATION DU MARKETING EN
MATIERE D'EMISSION: Cette
conférence se tiendra du 30 septembre au 2 octobre, en
Caroline du Sud, aux Etats-Unis. Les thèmes de cette réunion
comprendront: les engagements volontaires sur la réduction
des émissions de dioxyde de carbone/ projets pilotes
d'échanges de droits d'émission des GES; les perspectives
internationales concernant la CdP-7; les mesures nationales et
départementales de contrôle du changement climatique
(focalisation sur les registres); la législation nationale
relative aux multi-polluants; la gestion des risques du
portefeuille des émissions, dans le cadre d'un marché
dynamique; la tendance du marché des échanges de droits
d'émission de dioxyde de sulfate et des oxydes d'azote; la
conceptualisation des systèmes; et les questions juridiques.
Pour plus de renseignements, contacter: David Feldner,
Emissions Marketing Association Executive Director; tel:
+1-414-276-3819; e-mail: dfeldner@emissions.org;
Internet: http://www.emissions.org/conferences/default.html
18EME SESSION DE LA PLENIERE
DU GIEC: Cette réunion se tiendra
du 24 au 29 septembre 2001, à Londres, en Grande-Bretagne.
Cette réunion a pour objectif l'adoption/l'approbation du
Rapport de Synthèse. Pour de plus amples informations,
contacter: Renate Christ, IPCC Secretariat, tel:
+41-22-730-8574; fax: +41-22-730-8025; e-mail: christ_r@gateway.wmo.ch;
Internet: http://www.ipcc.ch/
13EME REUNION DES PARTIES DU
TRAITE DE MONTREAL: La RdP-13 se
déroulera du 15 au 19 octobre 2001 à Colombo, au Sri Lanka.
Pour d'autres détails, contactez: Ozone Secretariat; tel:
+254-2-62-1234; fax: +254-2-62-3601; Internet: http://www.unep.org/ozone/
17EME CONFERENCE ET
EXPOSITION EUROPEENNE SUR L'ENERGIE SOLAIRE PHOTO-VOLTAÏQUE:
Cette réunion se tiendra du 22 au 26 octobre à Munich, en
Allemagne. Les thèmes qui y seront abordés englobent: les
éléments fondamentaux, les nouveaux dispositifs et les
nouveaux matériaux; les cellules solaires en Silicone
cristallin; les technologies des systèmes photo-voltaïques;
et l'utilisation de la technologie photo-voltaïque par les
pays en développement. Pour d'autres renseignements,
contacter: WIP; tel: +49-89-720-1235; fax: +49-89-720-1291;
e-mail: wip@wip-munich.de;
Internet: http://www.wip-munich.de/conferences/pv/munich_2001/munich.html
SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR
LES REACTIONS DE L'ARCTIC AUX CHANGEMENTS DE LA PLANETE:
Ce symposium se tiendra du 25 au 27 octobre 2001 à Rovaniemi,
en Finlande. Il est sponsorisé par le Programme de Recherches
Nordique Arctique et par l'Académie Finlandaise. On y
dégagera une synthèse des résultats de la Modélisation
Climatique Mondiale relative à l'Arctique, notamment dans ses
rapports avec le milieu marin, les écosystèmes terrestres,
les écosystèmes d'eau douce et les calottes/banquises
glaciaires. Pour de plus amples informations, contacter: Peter
Kuhry; tel: +358-16-341-2758; e-mail: peter.kuhry@urova.fi
SEPTIEME CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES: La CdP-7 se déroulera
du 29 octobre au 9 novembre 2001, à Marrakech, au Maroc. Pour
d'autres détails, contacter: the UNFCCC Secretariat; tel:
+49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999; e-mail: secretariat@unfccc.int;
Internet: http://www.unfccc.int/ |